Chapitre 34 : Vif-argent
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Balzac venait de se lever, quand on lui annonça que six gentilshommes à l'air plutôt empressés, voire en colère, attendaient à la porte rue Berton.
- Des huissiers ?
- Non, des Anglais… à l'air pas net-net… le genre de bandits qui ne surgissent qu'entre les pages des romans gothiques ou picaresques…
Honoré écarta très légèrement le rideau du salon. En effet, il y avait bien dehors trois hommes de grande taille, vêtus de noir, et qu'il ne connaissait pas. Puis, chose très étrange, il vit l'un d'eux sortir un bâton de sa manche, le pointer sur la porte, et il entendit au loin le bruit familier du verrou de l'entrée. De quelque manière qu'ait pu se produire ce prodige, Honoré comprit qu'il avait affaire à des gens on ne peut plus douteux. Il se précipita vers la porte arrière, rue Raynouard. Exactement là où Lord Voldemort l'attendait.
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- Une peau de chagrin…
- Qu'est-ce que c'est exactement ?
- La peau d'une créature magique, encore non-identifiée (sans doute un hybride obtenu par la magie noire), qui exauce les souhaits de qui en est le maître. Chiara pense que ça peut être un animal qu'on a nourri exclusivement de Felix Felicis – et qui a survécu à ce régime… peut-être une chèvre du coup, la pierre qu'elles ont dans l'estomac aurait pu les empêcher d'être intoxiqué…
Lily cilla et se sortit de sa songerie.
- C'est une peau donc, seulement, dès qu'un sujet la touche et la fait sienne, sa force vitale et la force d'action de la peau ne font plus qu'un. Plus on fait des souhaits, plus la peau diminue de taille, et plus la peau a de l'emprise sur son « maître » et l'incite à faire des souhaits de plus en plus risqués pour lui. C'est un artefact qui pousse à la mégalomanie et l'autodestruction, comme la plupart des objets de magie noire - mais celui-là ne s'en cache pas : dans l'histoire de Balzac, le protagoniste le sait, mais il utilise quand même la Peau. D'après Dumbledore, c'est ce mauvais choix – fait librement - qui rend l'objet aussi puissant.
- Comment se fait-il qu'un Moldu comme Balzac ait été mis au courant d'une histoire de ce genre ?
- Dumbledore le soupçonne d'être le protégé d'un sorcier de son temps, parce qu'il a été prouvé qu'il n'était pas un sorcier lui-même…
- Alors Voldemort veut la peau de chagrin de Balzac ? Mais en toute logique, si elle rétrécit au fur et à mesure, celle que l'homme de l'histoire a utilisée ne sert plus à rien. Ou à un mini-mini-souhait, et ce n'est pas vraiment le genre de Voldemort, si ?
- En toute logique, si le propriétaire de la Peau est mort, la Peau a retrouvé toute sa puissance. Elle se lie à un maître, tu te rappelles ? Je pense qu'il y a des chances pour qu'elle se régénère jusqu'à son état initial quand son maître meurt… de façon à être assez visible pour en attirer un nouveau.
James poussa un long soupir et feuilleta l'exemplaire corné du roman de Balzac que Lily lui avait prêté. Il avait pris le tour de ronde de sa petite amie, la veille, pour qu'elle expose leur découverte au Directeur, et leurs journées étaient à présent si chargées (de nouveaux ASPICS blancs approchaient) qu'ils n'avaient pas pu se voir avant le déjeuner.
- Détraquer un Retourneur de Temps pour utiliser une saleté pareille… Ce mec est un grand malade…
- C'est la chose la plus spirituelle que tu aies dit depuis hier, se moqua Lily.
- Non, la chose la plus spirituelle que je vais dire, c'est « tes yeux ont la couleur des feux de Cheminette ».
- C'est nul.
- Hé ! Ne critique pas ma fibre poétique ! Au moins, j'avais pensé au vert des feux de signalisation mais je me suis abstenu, parce que j'ai pensé que la métaphore routière serait mal appréciée.
Elle leva les yeux au ciel, mais sourit doucement.
Les pattes d'oie autour des yeux de James se creusèrent, mais il n'ajouta rien. Ils s'étaient installés dans la Salle de Métamorphose, que McGonagall leur laissait pendant la pause déjeuner. Dehors, le vent battait les fenêtres et le ciel d'un gris métallique était trop hostile pour attirer quelqu'un d'autre qu'Hagrid dehors.
- Bon… mais je ne pige toujours pas pourquoi quelqu'un qui est obsédé par la puissance – par une puissance exponentielle - (et le fait de vivre le plus longtemps possible pour l'exercer) voudrait utiliser un objet qui va l'affaiblir, et à terme, le tuer… fit Lily.
- Oh, je pense que Voldemort compte bien aussi « détraquer » cette peau de chagrin avec de la magie noire…
Ils grimacèrent. O joooie.
- Tu ferais quoi comme vœu, si tu en avais la possibilité?
Elle réfléchit. Elle avait déjà ce que beaucoup de gens désiraient. James. Un toit. Une famille. Une école. L'argent viendrait avec son travail. La célébrité avec ses travaux ou ses actes. Elle ne voulait rien devoir à une entité magique extérieure à elle-même. Les choses données avaient moins de valeur que celles acquises au prix de travail et d'investissement, à son sens.
- Je crois que je n'en ferai pas. Surtout si les termes du contrat m'étaient exposés dès le début…
Lily ne vit pas que James souriait un peu tristement.
Il était arrivé à la même conclusion. Puis il avait pensé à sa mère. S'il avait le moyen de lui acheter des années en plus… Non, bien sûr. Il était assez lucide pour savoir que c'était ce genre de bonnes excuses qui devenaient prétextes à faire de très mauvais choix…
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- Les Weird Sisters ont révélé que leur nom venait de Dracula… marrant, non, qu'ils aient choisi un roman moldu ? C'était le nom donné aux sœurs du Comte, dans le texte…
- Quand je parlais de revue de presse, je pensais plutôt aux nouvelles politiques, économiques et sociales qu'aux people… mais je suis ravie de l'apprendre tout de même…
- Donner à un des seuls groupes de musique du monde magique un nom tiré d'un roman moldu, c'est presque un acte politique !
Alice savait pertinemment que Lily attendait un compte-rendu de la dernière lettre de Frank, mais elle aimait la taquiner.
Elles venaient de quitter Xenophilius, qui tentait de convaincre Chiara de s'inscrire au même séminaire de zoologie magique que lui, pendant les vacances. La seule raison pour laquelle Lily avait parlé de Peau de Chagrin à Chiara était que Chiara ne posait jamais de question. Et qu'elle était toujours ravie d'élaborer des théories ou de trouver des informations farfelues sur les créatures disparues ou à l'identité incertaine.
On était samedi, jour de footing pour les deux amies. Elles firent un crochet par le terrain de Quidditch. Poufsouffle était pour l'instant en tête pour la Coupe, mais James ne désespérait pas d'avoir la deuxième place ou de les détrôner. « Deux cents points d'écart ! » disait-il à qui voulait l'entendre. « Deux cents points d'écart, c'est tout à fait rattrapable en un match, il faut juste que… » Lily agita le bras vers Jessica Abercrombie et attendit quelques minutes qu'un point de côté (le prix pour avoir discuté avec Alice alors qu'elles couraient) se calme. Elle allait rejoindre Alice, qui était quelques centaines de mètres devant, quand elle remarqua un étrange spectacle, au niveau du Saule dit « des Maraudeurs » (vu leur propension à l'occuper, depuis leur première année).
Remus tenait en joue, l'air concentré, un Sirius… qui semblait se prendre pour une chèvre.
Elle rejoignit James, qui observait la scène, debout et l'air tout aussi concentré.
- Je peux savoir pourquoi Sirius broute de l'herbe ? demanda-t-elle joyeusement.
- Il s'entraîne à résister au sortilège de l'Imperium.
Son sourire s'effaça immédiatement de son visage.
- Pardon ? Remus !
Le loup-garou ne cilla pas, baguette toujours pointée sur Sirius. James n'eut pas la présence d'esprit de la rattraper avant qu'elle ne la lui arrache des mains.
- Qu'est-ce qui ne va pas bien dans votre tête ! Un sortilège impardonnable !
- Moins fort, Lily !
Le vent mugissait, mais il était vrai que l'écho de leurs voix pouvait porter loin sur les eaux du lac.
- Pour pouvoir éprouver ce sortilège et apprendre à y résister avant qu'un ennemi nous y soumette, répondit sérieusement James, sans baisser les yeux.
Elle fixa chacun d'entre eux, droit dans les yeux, Remus et son air sérieux, James et son regard de défi, Sirius qui semblait se demander ce qu'il faisait à quatre pattes.
Elle inspira profondément.
- D'accord, souffla-t-elle finalement. D'ac-cord.
James l'embrassa sur le front.
- Merci.
- Mais je déteste que vous fassiez ça. Et où est Peter ?
- Parti faire du sport, sur tes bons conseils.
Sirius lui montra un point, visiblement haletant et mal en point, quelques mètres devant la tache violette qu'était Alice.
- Le pauvre.
- Ta technique, dit Sirius en le pointant du doigt et la nôtre, ajouta-t-il montrant la baguette de Remus.
Lily la lui rendit de mauvaise grâce.
- Je peux essayer ? dit-elle d'un air déterminé.
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- Préfets en vadrouiiiiille ! cria Peeves.
- Silencio, murmura Amélia d'un ton agacé.
Comment pister Rita Skeeter avec ce bon à rien d'esprit frappeur pour lui mettre des bâtons dans les roues ? Elle savait que sa camarade de Poufsouffle sortait pour espionner les élèves et dévoiler leurs secrets dans les Poudlarticles. Restait à le prouver. Elle allait renoncer, quand elle remarqua de la lumière du côté de la Volière. Lily lui avait dit qu'elle y avait surpris Rita récemment.
L'herbe humide lui mouilla les pieds, mais elle s'enfonça avec détermination dans la nuit. Le sort de Désillusion qu'elle avait lancé pour échapper à Peeves la rendait aussi invisible qu'un lapin blanc sur une plaine enneigée. Elle ne s'était pas tout à fait trompée. Rita était bien là, cachée derrière un muret, mais Lily aussi. Avec un énorme chien noir, elle surveillait l'escalier de la volière. Amélia savait que malgré les sorts répulsifs mis en place et les différents contrôles de la nourriture des hiboux, la jeune fille rousse craignait de nouveaux empoisonnements. Elle avait raison de ne pas baisser sa garde, certes, mais Amélia sentait que Lily Evans ne pourrait pas toujours être partout à la fois… même si elle l'espérait. Lily prenait très à cœur ce que d'autres laissaient passer. Cela s'accordait parfaitement avec le sens de la justice d'Amélia. Elle réclamait justice pour ses parents. Pour ceux d'Alice Eyre et les autres. Pour tous les innocents assassinés par Voldemort. Et comme Lily, elle commencerait par réclamer justice pour tous ces petits actes de malveillances, sur lesquels certains fermaient les yeux. Ce n'était pas remuer ciel et terre pour rien. C'était justement l'intransigeance sur ces petits riens qui donnait l'exemple.
Il y eut un éclair rouge – indéniablement un Stupéfix – et Rita tomba par terre. Lily lui délia uniquement la bouche.
- Je savais que tu reviendrais. Ose me dire, cette fois, que tu postais une lettre.
- Je postais une lettre.
- Je peux la voir ?
- Ce serait une violation de ma vie privée.
- Comme tu es en train de violer le couvre-feu. On peut aller voir un professeur et tu l'ouvriras devant lui.
Rita lança un regard d'appréhension à l'énorme molosse qui la fixait.
- Ce n'est pas le chien d'Hagrid. Sans-peur a des taches blanches.
- Vraiment ? fit Lily, glaciale. C'est ça, ta technique pour changer de sujet ? Pardon de te dire qu'elle est assez minable.
Amélia ne dit rien, mais elle vit bien que Rita avait raison. Sans-Peur était jeune, plutôt agile et, en tous les cas, bicolores. A quoi jouait Lily ? Elle avait littéralement un chien de garde pour ses rondes de nuit ? Habituellement, ses amis se relayait (oui, elle n'était pas dupe)…
Et puis, le chien en question aboya d'un air inquiet. Lily leva les yeux vers le ciel et regarda la pleine lune. La lumière argentée éclaira ses traits réguliers et la ride soucieuse qui plissait son nez droit.
- On rentre, tout de suite.
Rita protesta, visiblement persuadée qu'elle voulait l'emmener chez le Directeur. C'était peut-être vrai, mais Amélia voyait que c'était la peur pure qui poussait Lily vers l'enceinte du château. Que savait-elle qui puisse l'effrayer à ce point? Tout ce qui n'était pas bon pour Lily Evans n'était pas bon pour elle… Puis, elle vit l'énorme chien noir bondir sur elle et l'abattre sur le sol, puis lui barbouiller le nez de bave.
- Lily ! Lily, c'est moi, Amélia ! Rappelle ce chien !
Elle brisa le sort de Désillusion et tenta de se relever. Mais le cabot avait une autre idée la pousser avec sa grosse tête soyeuse jusqu'à la porte du château.
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La réaction de Rita ne se fit pas attendre.
« Certains pourraient se demander si le choix de petit ami de miss Evans, une boursière émérite, s'est fait avant ou après que James Potter lui a parlé du montant exact de la fortune que contient son coffre de Gingotts. Plus d'un élève s'est effet demandé ce qui avait pu provoquer un changement si radical dans l'attitude de la Préfète-en-chef, qui, je cite, aurait préféré, à la fin de sa cinquième année « embrasser le calmar géant plutôt que lui. » »
Alice éclata de rire en lisant l'article. Ca n'eut pas le mérite de faire dés-enrager Lily. Elle touilla ses céréales avec un peu trop de force et arrosa Liv de lait.
- Hé !
- Désolée…
- Oh, allez, Lily, tout le monde a remarqué que vous êtes passé du stade « tu bouges, je te lance un sort » à « je te regarde dans le blanc des yeux et je ne m'en lasse pas »… La perte irrémédiable de l'équilibre dans les repères des élèves de cette école…
- Je hais cette fille.
- Et elle te le rend bien. Moi, je t'aime bien, dit James en s'asseyant.
Liv leva les yeux au ciel devant ce dialogue qui aurait pu s'annoncer sirupeux (si on avait parlé d'autres personnes que Lily et James) et se leva de table.
- Ouch…
Chiara et Xenophilius venait d'entrer dans la Grande Salle. Liv leur lança un regard de profond mépris et partit à grandes enjambées. Les deux regards rêveurs la suivirent un moment, puis continuèrent leur route.
Lily voulut suivre Liv, mais Hildegarde fit signe qu'elle s'en chargeait. Elle se retourna vers Sirius, qui venait de faire éclater de rire Peter, au grand damn de Remus, qui tentait tant bien que mal d'apprendre quelques mots de français, pour impressionner Margot quand elle viendrait visiter Poudlard (l'arrivée des élèves de Beauxbâtons était prévue pour la semaine suivant leurs examens blancs. Une manière de les laisser souffler. Enfin, de laisser les non-Préfets souffler.).
Peter riait si fort qu'il en pleurait. Avec son nez pointu, ses incisives proéminentes et ses yeux humides, la ressemblance avec un rongeur était flagrante. Lily s'était souvent demandé pourquoi Peter se transformait en rat. Elle se souvenait d'une amie de primaire qui avait un rat de compagnie, et elle le disait extrêmement intelligent. Peter n'était pas idiot, mais c'était un « gentil garçon » typique. C'était triste à dire, mais les Maraudeurs l'avaient sans doute intégré à la bande parce qu'il faisait un parfait faire-valoir, et qu'il était bon public… Ça n'empêchait pas Lily et tous les autres de l'apprécier. Il était honnête et il inspirait confiance. En réalité, s'il n'avait pas été si réservé, Lily était presque sûre qu'il aurait trouvé une petite amie en la personne de Leonor Salman, au moins quand ils étaient en quatrième année. Elle savait qu'il écrivait des lettres quand Sirius et James n'étaient pas dans les parages. Et il ne pouvait pas y avoir des milliers de raisons pour lesquelles il se cachait…
Cette Meliflua, peut-être. Elle avait tenté d'arracher son prénom à Remus, mais il était resté muet comme une carpe. Bel exemple de loyauté. Elle tenterait avec James. Elle doutait qu'il soit plus au courant, mais il était au moins plus facilement soudoyable.
Elle alla dire quelques mots aux Préfets de Serpentard, pour que la répartition des horaires sur le terrain de Quidditch soit plus équitable (tout le monde voulait mettre les chances de son côté, mais au point que les trop gentils Poufsouffle laissaient leur place, jusqu'à n'avoir le stade qu'un soir par semaine…), et se heurta aux regards durs comme l'acier des étudiants vert et argent. Une fois le problème réglé, elle repartit vers la Salle Commune, où tous étaient remontés.
Elle croisa le concierge, furieux, dans les escaliers, et continua son chemin. Quand elle arriva, la radio de Rusard trônait au milieu de la Salle Commune.
- Sirius, va lui rendre… tout de suite !
- C'est comme ça que tu parles à ton fidèle garde du corps ? dit-il d'un air peiné. Alors qu'il vient d'accomplir l'exploit de capter des ondes radio malgré les protections du château ?
- Des ondes de la radio moldue ? dit-elle, toute animosité oubliée. Vraiment ?
- Yeeeeesseuh, mamzelle.
- Qu'est-ce qu'ils disent ?
- Rien de suspects… juste quelques explosions de gaz en série, qu'ils pensent dû à une génération d'immeubles qui arrivent en bout de vie…
Lily perçut et comprit le regard en coin de Sirius.
- Je ne sais pas ce qui est le pire… savoir à quel point les Moldus sont doués pour trouver des explications aux choses qu'ils ne comprennent pas, ou savoir que ce n'était que le début ? Qu'un tout petit vœu?
Sirius lui lança un regard sombre.
Au moins, ils avaient un moyen de se tenir informé de ce qui se passait à l'extérieur. Dumbledore n'était pas très loquace à ce sujet. Et ils avaient la certitude que Voldemort et/ou ses hommes de main étaient de retour.
De mieux en mieux…
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Pour ne pas arranger son humeur, elle reçut le soir même une lettre de ses parents. C'eut au moins l'intérêt d'apaiser son inquiétude. Ses parents lui souhaitaient bon courage pour les ASPICS blancs de la semaine suivante, et ils avaient ajouté dans l'enveloppe une coupure de journal sur lequel un jeune homme corpulent levait un verre de champagne. « Vernon Dursley passe premier de l'entreprise Grunnings » titrait le journaliste. Dans un coin de la photo (à la rassurante immobilité), Pétunia souriant dans sa robe de cocktail bleu. Lily l'avait toujours trouvé très belle, avec ses cheveux blonds et sa mine élancée, mais ce jour-là, elle repéra surtout l'air de dévotion qu'elle lançait vers l'homme de la photo.
Elle griffonna rapidement un mot. Elle n'avait vraiment pas envie de penser à sa sœur et sa famille, sans protection contre le monde invisible et létal qui les entourait.
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Mouaais, je m'excuse encore de trouver si peu de temps pour écrire (les chapitres raccourcissent, comme les nuits d'été, non ? ^^) Bonne lecture et à bientôt !
