Salut bande de gens ! Bonne année et bonne santé à tous !
Voili-voilou la suite du chapitre !
Du drame, de la vengeance et des combats, tout le sel d'une bonne bataille épique X-D
En espérant que ça vous plaira !
"A... Al ? dit-elle en reprenant corps avec la réalité.
-Ne t'en fais pas; murmura-t-il contre son oreille... Salem et moi allons nous occuper de lui.
Nous le tuerons en ton nom."
Chapitre 6 (2)
Sans laisser le temps à Amy d'en dire davantage, Al quitta la chambre et ferma la porte, espérant qu'elle ne ferait plus rien de stupide. Malgré tout, il paratgeait son avis quant à Moran : ce monstre ne méritait que la mort. Pas uniquement pour les parents de sa bien-aimée, mais pour tous ceux dont il a détruit la vie au cours de la sienne.
Pendant ce temps, Greg s'était précipité à l'intérieur du navire direction l'Infirmerie. Molly avait levé sa fidèle poêle à frire en entendant des pas se rapprocher de son sanctuaire, mais avait été soulagée de voir apparaître Greg sur le pas de la porte. Hélas le soulagement fut de courte durée lorsqu'elle vit l'état de John sur ses épaules.
"Que s'est-il passé ?! demanda-t-elle.
-John s'est fait tiré dessus; résuma le Renard Argenté en allongeant son ami sur le lit médical. Je crois que la balle a traversé son épaule.
-Laisse-moi regarder."
Greg retira le par-dessus à rayures pour permettre à leur Médecin d'examiner l'étendue des dégâts. La plaie était encore rouge et fûmante, la peau autour du liquide sanguinolent était noirâtre, presque pourrie. La balle n'était pas réellement sortie de l'autre côté, car on arrivait à en apercevoir un éclat métallique à travers les chairs.
Molly était terrorisée par l'état de son patient, n'ayant pas souvent l'habitude de traiter les blessures par balle, mais surtout ce qui allait arriver après.
"Molly ? appela Greg, ramenant son amie sur Terre.
-Ça-Ça va; se reprit l'interpellée. Va me chercher des bandages.
-D'accord. Mrs Hudson, venez m'aider.
-Pas de problème, mon petit;" dit leur cher Maître-Coq.
Molly fut alors seule à veiller sur un John inconscient. Contrairement au reste de l'équipage, elle avait conscience de ce qui allait se produire pour le Merlien. Mais liée par sa promesse, elle n'avait rien dit à personne.
Molly, je vous demanderais de ne jamais répéter tout ça à qui que ce soit. Le Capitaine compris... S'il-vous-plaît Molly ! Promettez-moi que vous ne direz rien...
Sauf qu'en ce moment, John était d'une pâleur maladive et semblait respirer avec difficulté. Pour le sauver, Molly savait très bien qu'elle allait devoir exploité cette particularité des Merliens, malgré sa promesse.
Sur le pont, le combat faisait encore rage. Moran était légèrement handicapé par sa blessure à l'épaule mais il avait conservé ses capacités exceptionnelles. En revanche, Salem avait une incroyable facilité à esquiver toutes les attaques de son ennemi, même les balles de mousquet, grâce à sa Magie du Vent. Dès que le jeune avait l'occasion, il envoyait de petites tornades sur le tueur blond. Malgré tout son talent, ce dernier avait du mal à esquiver ces sortilèges. Il se fatiguait rapidement et savait qu'il ne tiendrait plus très longtemps.
"Vous abandonnez ? ria le jeune homme.
-Rêve pas trop !" répliqua l'assassin.
Moran cherchait la moindre petite faille qu'il pourrait exploiter, quand une petite boule remonta sur le torse du jeune.
Mor'dy avait sortit sa tête du vêtement de son ami pour voir ce qu'il se passait.
"Salem, tout va bien ? demanda l'oiseau.
-Ça peut être pire;" fit son ami.
Un sourire diabolique sur les lèvres, Moran se lança sur son adversaire et asséna un coup d'épée sur la joue de l'oiseau.
"SQWACK ! fit l'animal sous la douleur.
-MOR'DY ! cria Salem en sautant pour se reculer le plus possible de Sebastian.
Les deux amis furent suffisamment à distance pour examiner la plaie. Le perroquet avait mit son aile contre sa blessure par réflexe.
-Mor'dy, laisse-moi regarder ! dit Salem en caressant doucement les plumes.
-Aïe... ça... ça fait mal..." se plaignit l'oiseau.
Il retira son aile pour faire voir une belle coupure qui, sans être très profonde, était très sanguinolente.
Salem passa du choc de voir son ami blessé à la rage pure et simple. Comme le jour où ils ont affronté les Soldats des Glaces, des marques noires apparurent sur le visage de Salem, tandis que ses yeux brûlaient d'une colère verdâtre.
"Espèce... dit-il d'une voix démoniaque. De fils de pute !
-Salem ! appela Mor'dy en entourant son coup de ses ailes. Calme-toi ! Je vais bien, c'est juste une coupure !
-Tu viens de blesser le mauvais oiseau... fit le possédé sans rien entendre de ce que lui disait son ami. Tu vas me le payer !
-Salem ! Si tu t'énerves... tu vas refaire ça !
Ce fut la phrase qui tira Salem de son tourbillon de rage. Non, il ne voulait plus revivre... ça.
-Je t'en prie Salem... continua l'oiseau. Calme-toi... Je t'en prie..."
Les yeux fermés, le jeune homme prit une profonde inspiration pour faire le point. Les marques sur son visage disparurent et ses yeux reprirent leur douceur habituelle.
Le vrai Salem était de retour, ils avaient évité la catastrophe de peu.
Mais la réalité se rappela à eux de la manière la plus brutale qui soit : avec Moran qui frappa si fort qu'il les envoya tous les deux se fracasser contre la rambarde. Désormais désarmé et blessé, Salem était devenu le dominé de leur combat. Assis sur le sol pour vérifié que son ami allait bien, il vit Moran pointer son épée vers lui. Le plus étonnant était le visage de l'assassin, qui était plus curieux qu'autre chose désormais.
"Je comprends un peu mieux maintenant... fit-il de sa voix enrouée par des années de cigares. Mes soupçons étaient donc vérifiés, ce qui rend le tout beaucoup plus logique maintenant.
-Pardon ? fit Salem sans comprendre là où son adversaire voulait en venir.
-Je dois cependant reconnaître que je suis surpris de ne pas y avoir pensé plus tôt."
Mais de quoi il parle ? se demanda Salem, tandis que Mor'dy semblait avoir comprit de quoi il retournait.
Il n'eut pas le temps de se poser davantage la question, car quelque chose dans le dos de Moran attira son attention. Quelque chose de suffisamment terrifiant pour pousser les deux clowns à fuir jusqu'au Nicaragua sous le regard étonné du blond.
Et ils eurent raison car tout de suite après un immense éclair bleu et or s'abattit là où se tenait Moran. La foudre perça presque un énorme trou dans la coque, quand elle ne brûlait pas tout simplement le bois. Si Moran n'avait pas été touché (ne me demandez pas comment il a fait son compte), il savait maintenant sur qui retourner son agacement.
Al, des éclairs sortant de son cher Urumi, venait de monter sur le pont, le visage ferme et froid.
Salem se rapprocha de son ami, rassuré par sa présence.
"Merci du coup de main Al; dit-il le sourire aux lèvres; mais préviens la prochaine fois !"
Mais Al n'avait pas le coeur à rire ou à sourire, et ses camarades le comprirent. L'aura dangereuse qui émanait de l'Hispanique leur faisait froid dans le dos...
"Al ? demanda Salem. Tu... Tu vas bien ?
-Ça ira mieux quand je me serais débarrassé de lui; fit Al d'une voix caverneuse.
Moran voyait très clairement la haine dans les yeux du jeune homme. Il se dit que les choses n'allaient pas en s'arrangeant sur ce bateau. Mais il décida de ne pas montrer son désarroi et ricana :
-Ravi de te revoir. Tu as fini de réconforter ta petite-amie ?
-Vous ne lui ferez plus jamais de mal; dit Al en pointant son épée sur le blond. Ni à elle, ni à quiconque. Car c'est sur ce navire que vous allez mourir.
-Ha ha ha ha ! ria Moran. Vous pensez vraiment que vous pouvez me vaincre ?! Vous êtes donc encore plus stupides que je ne l'imaginais. Surtout que vous êtes en sous-nombre.
-Désolé de vous contredire; fit la voix de Sherlock dans le dos de Moran; mais je me suis occupé de vos hommes pendant que vous étiez distrait."
Et en effet, le pont était parsemé des corps des compagnons de Moran. Inutile de chercher de potentiels survivants, le Capitaine Holmes n'était pas d'humeur à faire de prisonniers aujourd'hui.
Moran était horriblement choqué.
"Quoi !? fit-il en voyant l'étendue des dégâts.
-Maintenant; fit Sherlock; il ne reste plus que vous, Moran. Et n'imaginez pas que vous pourrez vous rendre, désormais. C'est maintenant un combat à mort.
-Hé hé hé... ricana Moran, qui ne voyait pas les choses autrement. Très bien... Si c'est là mon dernier combat... j'ai bien l'intention de tous vous avoir en une seule fois !"
Mor'dy s'envola loin de l'arène tandis que l'air ambiant se remplit d'électricité, pas seulement à cause de l'Urumi. Sherlock, Al et Salem se tenaient prêts à l'assaut d'un côté; Moran se tenait de l'autre.
Quelques instants plus tard, la danse macabre commença avec Sherlock, qui sauta sur l'épée de Sebastian. Le fer résonna contre le fer, aucun des deux combattants ne voulant laisser la moindre ouverture à l'autre. Quand Sherlock préféra reculer pour reprendre des forces, Al prit la relève et se lança sur le monstre. Bien qu'il avait réussit à prendre ce dernier par surprise grâce à la fonction fouet de son arme, il n'avait pas encore réussit à l'immobiliser. Moran utilisa sa grande vitesse pour frapper Al, l'envoyant contre le mât.
"C'est tout ce que tu as ?" se moqua le blond en voyant son adversaire à terre.
Al se mit à rire doucement, sans que Moran ne comprenne pourquoi.
"Qu'est-ce qui est si drôle ? demanda-t-il.
-T'as pas compris ? répliqua Al en se redressant. Je suis une diversion."
Et avant même que Moran n'ait pu comprendre quoi que ce soit, Salem et Sherlock avaient combiné leurs Magies de Feu et de Vent pour créer une tornade de feu qu'ils dirigèrent vers Moran. Ce dernier s'élança sur le côté pour éviter l'attaque, mais ce fut pour se retrouver ligoté par l'Urumi d'Al.
Et avant que Sebastian n'ait eu le temps de se libérer, Sherlock lui transperça le poitrail de son épée.
Moran avait perdu, et le choc visible sur son visage prouvait qu'il ne s'y attendait pas du tout.
"C'est terminé Moran... dit Sherlock d'une voix caverneuse. Une dernière volonté ?
Moran passa outre son choc pour esquisser un sourire moqueur rempli de sang.
-Hé hé hé... Vous m'avez peut-être tué Capitaine Holmes, mais je n'ai aucun regret pour mes actes jusqu'ici. Vous, en revanche, allez regretter ce que vous venez de faire... Croyez-moi.
-C'est tout ?
-A moins que vous n'ayez quelque chose à ajouter...
-Non... rien. Adieu Moran..."
Sherlock retira son épée du torse et la leva au-dessus de sa tête. Moran, toujours le sourire aux lèvres, ferma les yeux et pensa une dernière fois à son amant.
Jim... se dit-il. Au final, je ne pourrais pas te revenir... Je te souhaite d'atteindre ton objectif... Au revoir, mon Capitaine bien-aimé...
Sherlock trancha net la gorge de l'assassin et le laissa tomber sur le pont, mort avec la conviction qu'il retrouverait son amant en Enfer.
A l'autre bout du monde, Jim Moriarty sentit un étrange pincement au coeur le frapper. Déjà qu'il n'était pas très optimiste pour cette mission, il avait maintenant la certitude que son cher Second n'avait rien pu faire contre leurs ennemis. Heureusement seul dans ses quartiers, le regard tourné vers la mer, il serra le poing et murmura :
"Je savais que ce jour viendrait, Seb... mais pas aussi tôt..."
Sans qu'il ne s'en rendre compte ni qu'il puisse le contrôler, des larmes se mirent à couler sur ses joues. Quand il le comprit, il passa une main sur son visage, se demandant :
"Ahh... C'était quand la dernière fois que je me suis mis à pleurer ?"
Une fois le chagrin un peu apaisé, la rage prit sa place dans le coeur du Pirate Démon. Il ne pardonnerait jamais un tel affront, même venant de son jouet préféré.
"Sherlock Holmes; grogna-t-il... Tu as gagné cette fois... mais souviens-toi de mes mots : tu me le paieras...
Et ainsi les graines de la rage et de la haine furent plantées, que le chaos résonne enfin...
Faudrait que j'arrête de me prendre pour une poète, des fois ^^"
Je rappelle que rien de tout cela ne m'appartient, à part la traduction. Les personnages appartiennent à Conan Doyle, Moffat et Gatiss (alias le Diable et son bras-droit X-D). Quant à l'histoire, l'univers et les OC, ils sont la propriété de Atsyrc.
A la prochaine et merci encore pour votre providentielle patience ! *se consterne à vos pieds*
