Disclaimer: Tous les persos sont la propriété de Stephenie Meyer.

A/N: Allez, je suis motivée, je poste un petit OS en JPOV. J'espère que vous aimerez, et dîtes moi si vous pensez que je devrais ou non y écrire une suite, ou en rester sur cette fin... J'avoue ne pas être certaine de quoi faire... Bonne lecture et à très bientôt!


JPOV

Alice était contrariée. Il faut dire que j'étais responsable, j'avais malencontreusement oublié notre anniversaire de mariage malgré les innombrables rappels subtils qu'elle avait formulé ces derniers jours. J'avais bien acheté son cadeau à la bijouterie de New York lors de ma dernière visite, mais tellement obnubilé par l'idée de la surprendre pour cet anniversaire, j'avais complètement relégué l'évènement au fond de mon esprit.

Tant et si bien que la journée était passée, et que j'avais oublié de lui souhaiter. Je m'en étais rendu compte à la nuit tombée, quand nous étions allés nous coucher et qu'elle ne cachait pas sa déception et avait repoussé ma main de sa taille. Surpris, je lui avais demandé pourquoi elle était fâchée, et elle avait fini par m'expliquer la raison de son courroux. Mortifié, je m'étais excusé mille fois, lui avait offert son cadeau, mais l'effet n'était plus le même, l'ambiance non plus. Depuis elle était toujours un peu en colère, même si elle m'assurait que non lorsque je l'interrogeais sur ses sentiments confus. Elle n'était pas venue chasser avec moi depuis des jours, et je ne parle pas de la dernière fois où j'avais essayé de réchauffer l'atmosphère…

J'avais gaffé, et je devais donc me faire pardonner. Je savais qu'aucun cadeau ne pourrait racheter mon oubli, alors je décidai d'aller demander conseil à sa meilleure amie Bella. Elle était occupée à lire une histoire à Nessie pour l'aider à s'endormir pour sa sieste de l'après-midi. C'était le seul moyen que nous avions trouvé pour réussir à la faire dormir, du moins quand je n'étais pas là pour user de mon pouvoir sur elle. J'attendis donc un moment qu'elle eût fini, m'attendrissant devant cette scène familiale. Alice aurait été une mère fantastique me pris-je alors à penser... Si seulement j'avais pu trouver un moyen pour lui faire un enfant, alors là elle m'aurait pardonné sans attendre… Mais bon, je devais être réaliste, il me fallait une idée rapidement, et Bella serait la meilleure aide que je pourrais espérer.

Lorsqu'elle sortit de la chambre, je demandai à lui parler, et nous nous retirâmes dans mon bureau où j'étais sûr que personne ne viendrait nous déranger. Je lui exposai alors mon problème, et fut soulagé qu'elle ne se moquât pas de moi. Au contraire, elle fit de son mieux pour me remonter le moral, ses sentiments confortant ses paroles bienveillantes.

« Jasper, je suis sure qu'Alice ne pense déjà plus à ce petit incident de parcours. Tu ne devrais pas t'en faire autant. »

« Elle est toujours fâchée contre moi Bella, et je ne sais pas comment faire pour me faire pardonner. Si tant est que ce que j'ai fait soit pardonnable… »

« Evidemment ! As-tu pensé à lui faire un cadeau ? Tu sais combien Alice est touchée par ce genre d'attentions! »

« Ca ne marchera pas. Je dois trouver autre chose… J'ai peur de l'avoir blessée. Bien que raffolant des fêtes et anniversaires en tout genre, quand il s'agit de nous deux c'est différent. Alice tient particulièrement à ce que nous célébrions deux évènements ensemble. Notre anniversaire de rencontre, et celui de notre mariage. En oubliant ce dernier, c'est comme si j'avais renié les souvenirs qui entourent ce moment de bonheur que nous avons partagé. »

« Pourquoi ne lui écrirais-tu pas une lettre où tu retranscrirais tout ça ? C'est magnifique Jasper, et je suis certaine qu'elle y serait sensible. Toutes les femmes aiment recevoir des lettres d'amour de leur aimé, je ne vois pas en quoi Alice serait différente ! »

Je songeai un instant à la suggestion de Bella. C'était en effet une idée intéressante. La remerciant chaleureusement, elle quitta alors la pièce et je me mis en tâche de mettre sur papier mes sentiments pour ma dulcinée.

« Ma très chère Alice,

Je ne sais par où commencer. Peut-être devrais-je simplement te dire combien je t'aime. Plus que tout, plus que ma vie, aujourd'hui et pour l'éternité. Mais ce serait inutile, car tout cela tu le sais déjà… Je me fais un devoir te le rappeler chaque jour que le destin me permet de rester à tes côtés. J'ai été béni des cieux en recevant ton amour, et par un geste maladroit de ma part, le voici bafoué, et tu dois surement te retrouver confuse vis-à-vis de mon geste.

Je sais que cette lettre n'effacera en rien mon erreur, ni ta colère, par ailleurs justifiée, à mon égard. Mais le fou que je suis persiste à s'accrocher à l'espoir que tu me pardonneras pour avoir oublié l'une des choses les plus importantes à notre couple. Te rencontrer reste surement le plus beau cadeau qu'il m'ait été donné de recevoir... Gagner ton amour fut le miracle de ma longue, très longue existence. Alors que je ruine tout ce bonheur en « oubliant » notre anniversaire de mariage, qui fut le sacre de notre amour, je peux comprendre que tu m'en veuilles, et que tu me croies indigne de ton amour… Vivre sans me nourrir de sang humain me paraît difficile, parfois même insurmontable, mais vivre sans ton amour est pire encore, il n'existe pas de mots pour décrire cet enfer permanent.

Alors je t'en prie, je t'en conjure, n'y renonce pas, et donne moi une chance de te rendre heureuse une nouvelle fois. Quoi qu'il m'en coûte, quoi que tu me demandes, considère-le comme acquis, car je donnerais ou renoncerais à tout pour de nouveau pouvoir te tenir entre mes bras, pouvoir encore sentir tes lèvres contre les miennes, pouvoir caresser ta peau de mes mains pourtant si impures.

Je ne suis pas très doué quand il s'agit d'exprimer ce que je ressens par écrit Alice, mais sois sure d'une chose, car moi je le suis plus que jamais, je t'aime, et veux passer le reste de l'éternité avec toi.

Jasper »

Satisfait après avoir rédigé une bonne dizaine de versions, je m'attelai à la recopier sur un beau papier à lettres que je gardais dans mon tiroir de bureau. Refermant l'enveloppe, je profitai de l'absence d'Alice pour la déposer sur son oreiller, accompagnée d'une rose blanche cueillie dans le jardin d'Esmée. Impatient et nerveux, je retournai à la bibliothèque où j'essayai de m'intéresser à la lecture d'un roman appartenant à Edward en attendant qu'elle trouve la lettre…


Voilà voilà! N'oubliez pas de laisser vos reviews après avoir lu, j'essaie de répondre aussi souvent que possible! :)