Salut les gens ! Comment ça va ? è.é Moi pas mal, mieux que Queen en tous cas ! Je voudrais remercier pour tous les gentils commentaires que je reçois et tous les mises en follow/favorites, ils me vont droit au boum boum.

-Répond au review maintenant.

-Oui m'dame. yukata, Mimi Zozo, voici la suite ! x) Jafaden... gomen, pas frappé, c'est une faute que je fais tous le temps, puisque abrutit est aussi un verbe ! Pas frapper é.è ! Chinyachi, contente que la nouvelle Queen te plaise un peu, elle va continuer à évoluer, promis ! Kalincka *tend un mouchoir avec un grand sourire* ça va aller mon petit, ça va aller. Promis !

Je prévois pleins de trucs, uh uh.

-Tu fais peur !

-I'm a scary women.

-So... we don't own One Piece, all is Oda. Bonne lectuuuure ! A écouter avec Florence + the Machine, Never Let Me Go puis Awake and Alive de...


Combien de fois me ferais-je des ennemis ?

Je me pose la question,

Moi qui n'ai jamais trouvé un ami.

Quand tout est combat et baston.

Cela fait une semaine que le bateau a quitté l'île où il m'a lâché. Le Concordia a mit près de dix jours à accueillir assez de passagers pour que le capitaine accepte de partir. La population de ce navire est essentiellement composée de gourmet venus manger au Baratie ainsi que de riches hommes d'affaires. Ils ne font pas attention à moi, et moi pas à eux.

Je reste dans ma cabine là plupart du temps. Je ne me joins pas au repas, ni ne croise les autres passagers. L'équipage a tenté d'être sympa avec moi en me proposant des cigarettes, j'ai pris les cigarettes sans un mot. Ils sont mielleux désormais avec moi, car je peux faire leur richesse, et uniquement pour cette raison. Ils se méfient de moi, sans doute avec raison, et c'est pareil pour moi.

Il faut encore un arrêt au célèbre restaurant flottant sur sambas avant qu'on aborde une île. J'ignore ce que je vais faire. Le Baratie attire pas mal de pirate, si certains viennent je serai là pour les cueillir. Si aucun ne vient pendant l'arrêt du plaisancier, devrais-je rester là-bas ou continuer sur le Concordia ? J'aviserai. C'est normalement aujourd'hui que le plaisancier doit arriver au bateau restaurant. Il ne se trouve pas très loin de Grand Line, et il m'a lâché au beau milieu de cette mer.

J'éteins ma cigarette sur le hublot de ma petite cabine en provocant le panneau signalant qu'il est interdit de fumer à l'intérieur des chambres, puis m'apprête à sortir. Le bateau ralentit, nous ne devons plus être très loin du Baratie. Mon ventre gargouille, je n'ai pratiquement rien mangé ces derniers jours, mais je m'en fiche, me dis-je en enlevant le double verrou de ma porte. A l'air libre je respire à grand poumon l'air marin. La plupart des passagers ont fait comme moi, pour voir apparaitre un grand bateau à l'étrange forme de poisson carpe. Le Baratie.

C'est là que Zoro l'a combattu, lui pour la première fois. Le navire sur lequel je navigue depuis une semaine accoste. Les marins sautent sur le ponton pour faire coulisser la passerelle. Du pont principal, je saute directement sur le bateau restaurant. Peu de navires sont amarrés, parmi eux, aucun ne porte un joly roger. Je suis déçue. Tant pis, je n'ai plus qu'à devoir attendre pour partir sur East Blue. Mes jambes m'emmènent bien malgré moi à l'intérieur du restaurant mues par mon odorat. C'est vrai que ça sent bon à l'intérieur ! J'ai un soupir. Pas un sous en poche et pas envie de manger, en dépit de ce qu'en pense mon estomac. Le bâtiment flottant à une forme étrange, ovale, en plus de sa proue en tête de poisson. L'intérieur est empli d'effluves fortes de nourritures qui font gronder mon ventre. Dire que je vais devoir regarder les gens manger pendant plusieurs heures avant de pouvoir m'en aller d'ici !

Je ferais mieux de rentrer dans ma cabine, je n'ai pas envie qu'on me voit, ni qu'on me reconnaisse. Du moins pas parce qu'un crétin de supernova m'a embrassé sans même savoir pourquoi. Oui, il vaudrait mieux rentrer. Des clients entrent, je me décale sur le côté pour leur laisser la place.

-*Ronfle* rrrrhrrrr

Un ronflement attire mon attention. Dans le fond de la salle à demi caché par un présentoir, un homme portant une cape est endormi la tête dans son assiette pleine. Une bonne dizaine d'autres assiettes sont vides à ses côtés. Les clients se moquent de cet individu. Normal quand on a le visage écrasé dans une assiette de spaghettis à la sauce tomate. J'ignore vraiment pourquoi, mais je m'approche de ce type intéressée et peut être un peu inquiète :

-Euh… monsieur ? Vous… allez bien ?

Il ne réagit pas.

Je lui tapote l'épaule, il n'as pas la moindre réaction. J'ai même l'impression qu'il a cessé de respirer.

-Monsieur ? Ça va ? dis-je finalement en lui secouant le bras.

Brusquement le type m'attrape la main, la balance sur la table dans un fracas de couvert et me pointe discrètement dans le pli de sa cape un canon de revolver de l'autre main. Je déglutis. Merde. Dans quoi je me suis encore fourrée ? Dans le restaurant, il y a un grand silence, sans doute personne ne s'attendait à une telle réaction de la part de l'endormi. Tous le monde est figé, je sens de la sueur couler le long de mon cou pour disparaître dans le col de mon manteau de cuir. Le type encapuchonné se tend et ma main qu'il tient se met étrangement à me brûler. Je ne comprends pas pourquoi. Aussi soudainement qu'il m'a maîtrisé, il me relâche :

-Excusez-moi, murmure l'homme.

-Euh… vous allez bien ? Vous étiez endormi dans votre assiette…

Je ne peux voir le visage de cet homme, mais je devine que je l'amuse, car ses épaules sont soulevées par un discret rire. Les convives se désintéressent du mystérieux bonhomme et de moi-même, voyant la situation changée. Seuls quelques serveurs semblent encore soucieux, mais cela n'a pas d'importance.

-J'ai du vous faire peur, chuchote l'encapuchonné coupant le sifflet au silence.

-Pas vraiment. Vous êtes brutal comme ça avec tout le monde au réveil ?

-Juste avec les jolies femmes, rétorque l'autre en me proposant une chaise.

Oh… et puis, pourquoi pas. Je ne pense pas que ce type soit réellement dangereux. Je prends la chaise en face de lui et m'assois.

-Et comment savez-vous que je suis jolie, s'il vous plait monsieur ? Vous ne me voyez pas sous votre cape.

-En effet, mais vous avez de belles mains et une jolie voix, j'en déduis le reste.

-Sérieusement, seriez-vous en train de me draguer monsieur ? demande-je tant amusée que joueuse de sa répartie.

-Je n'en ai hélas pas la possibilité très chère demoiselle, vous m'en voyez navré.

Je ne comprends pas très bien sa remarque sibylline. L'encapuchonné recommence à manger, en sentant les effluves de nourritures, mon ventre gargouille. L'autre l'entend, je tente de ne pas piquer un fard, en vain. Mes joues se marbrent d'un rouge aussi foncé que mes cheveux et un bref instant l'autre relève le visage. Si bref que je n'ai pas le temps de discerner quoi que ce soit avant qu'il ne replonge dans son assiette pour manger. Finalement… qu'est-ce que je crève la dalle.

Il ne me propose pas de me restaurer ? Quel mufle !

-C'est le moment en général où l'on invite la fille à déjeuner espèce de macho.

-Ah ah. C'était votre estomac ? J'ai cru qu'une tempête se préparait.

Je gonfle les joues, vexée. Pour qui se prend ce mystérieux personnage ? Un prince ou quoi ? La galanterie veut qu'on ne fasse pas étalage devant tous le monde de ce genre de détail gênant.

-Bref. Garçon, donnez lui une carte qu'elle choisisse, appelle-t-il au serveur qui me tend le menu.

Je commande rapidement un dessert puis me reporte vers l'inconnu qui s'intéresse uniquement à son plat de pâtes.

- Merci ! Voilà une règle d'art de la galanterie, monsieur. On offre la fille qu'on a rudoyé de quoi se restaurer.

-On peut voir ça autrement, mademoiselle. Je paye de quoi s'empiffrer de gâteaux et de sucre à une fille qui m'a dérangé dans mon sommeil et qui fait des vocalismes du bide, dans ce cas-là.

-Mufle.

-Réaliste, répond l'homme en finissant son assiette en deux cuillères.

-Je ne m'empiffre pas contrairement à vous.

La tête encapuchonnée regarde la dizaine d'assiettes vides avant de soupirer :

-Je ne suis pas au meilleur de ma forme, d'habitude, je mange le double.

Je manque de tomber de mon siège.

Il. Va. Me. Tuer.

-Et comment vous faite pour payer, m'exclame-je, sans doute -un peu- trop fort puisque le regard suspicieux des serveurs se tourne vers notre tablée.

-Je peux vous dire un secret ?

-Allez-y.

L'homme se penche vers moi et chuchote :

-Je ne paye pas.

Je vois un fin sourire carnassier étirer les lèvres fines et rosées de mon vis-à-vis. Je me contracte légèrement en bandant mes muscles gonflés par l'excitation et l'adrénaline. Ce type en plus d'être louche est un voleur, donc pirate. Peut-être qu'il pourrait me rapporter gros si je le livrais à la marine, qui sait ? J'ai vraiment envie de savoir qui est ce type sous sa cape…

-Pirate ? demande-je finalement séductrice prête à l'attaquer.

L'autre soupire un bref instant puis hausse les épaules :

-Je l'ai été autrefois.

-Est-ce que quelqu'un a dit pirate ?

Je lève les yeux brusquement, de mon potentiel opposant pour les porter vers la porte d'entrée du restaurant. Il y a une grande forme massive obstruant l'entrée. La peau noire, cheveux noirs aussi, un collier de perles autour du cou, et un sourire édenté. Le Baratie semble s'être figé, et les clients sont paralysés de peur. Le meurtrier de Barbe Blanche. Marshall D Teach, ou Barbe Noire !

*£$QUEEN$£*

L'ancien Corsaire est sur le seuil, il a un sourire gigantesque en voyant les clients terrifiés. Je vois moi, les membres d'équipages du plaisancier d'où je viens me jeter de coup d'œil comme pour me demander d'intervenir. Maintenant, je leur suis utile ? Quelle ironie ! Parce que là… je suis infoutue de faire quoi que ce soit !

-Zeff aux pieds rouges, hurle Teach. J'veux le voir immédiatement ! Allez me le chercher.

L'homme encapuchonné face à moi qui était tendu à l'arrivé de Barbe Noire, manque de se lever. Il crispe le poing pour se retenir. Un bref instant j'ai l'impression de sentir de la chaleur émaner de ses mains. Un commis cours dans l'escalier en direction de la cuisine. Personne dans le restaurant n'ose bouger, il n'y a pas un bruit, on entend battre le battant de la porte en plastique de la cuisine. Qu'est-ce que ce type vient faire ici, dans East Blue ? Alors qu'aux dernières nouvelles il devrait se diriger vers le nouveau monde pour prendre le titre de Barbe Blanche, non ? Que veut-il à ce Zeff aux pieds rouges ?

Et dire que je n'ai pas la moindre arme sur moi. Je n'ai vraiment pas envie qu'on me remarque sur le coup. Teach s'avance entre les tables et s'assit nonchalamment sur l'une d'elle, ses nakamas font pareil se dispersant autour de la salle pour tenir en otage le restaurant au complet. Une vieille femme se positionne près de ma table. Je baisse la tête. Faite qu'il ne me remarque pas, il aurait toutes les raisons du monde pour tuer une corsaire. Mon vis-vis fais lui aussi profil bas, cela me fait encore plus douter à son égard.

Au premier étage, le battant menant aux cuisines s'ouvre soudainement, laissant apparaître un homme blond à la jambe de bois, dont la toque monte presque jusqu'au plafond.

-Zeff ! s'exclame Barbe Noire. Cela va faire plus de huit ans qu'on ne s'est pas revu mon vieux.

-Il y a huit ans tu étais encore, dans l'équipage de Barbe Blanche, à cette époque j'avais encore quelque chose à dire, plus maintenant.

Le visage tanné par le soleil de Teach se fend en un grand sourire malgré le ton froid du vieil homme blond.

-Il y a huit tu tirais moins la gueule aussi. Pas content de me voir mon bon vieux Zeff ? Tu aimes mon nouvel équipage ?

-Pas vraiment, répond l'autre.

-Dommage… tu n'aimerais pas en faire partie ?

Le cuisinier fronce les sourcils un bref instant, cherchant chez le nouveau –mal-venu la moindre plaisanterie.

-Pas du tout Teach, finit-il par lâcher.

-Allons bon… vois-tu Zeff, mon équipage est presque complet, il ne manquerait plus qu'un chef. Chef qui peut se battre bien entendu, ricane Barbe Noire. Tu as été pirate Zeff, reprendre la mer ne te tente pas ?

-Je ne me bats plus depuis longtemps, et tu le sais. Je ne peux en rien t'être utile. Si tes nakamas et toi-même avez faim, je veux bien vous donner de quoi vous nourrir, à l'unique condition que vous partirez sans causer de dommage.

Les membres du Kurohige Kaidan ricanent tous. La situation se tend perceptiblement. Les pirates se rapprochent du vétéran pirate, pas pour lui faire du bien. Un colosse du Baratie s'interpose entre eux et son chef.

-Ne touchez pas à Zeff !

-Barre-toi Patty, grogne le vieux blond.

Trop tard l'un d'entre eux, au monocle tire son canon et le vise dans le genou. Il a un cri et s'effondre avant d'être soutenu par un commis. Tous les civils présents se mettent à paniquer et certains crient de peur. Une panique est la dernière chose qui doit arriver, Teach n'aura aucune hésitation à les tuer. Je crispe les poings. Face à moi, l'encapuchonné n'a pas bronché, il toise toujours son assiette vide.

-Insecte, soupire l'homme au monocle en rangeant son arme fumante dans sa poche. Maintenant, écoutez-nous bien les autres, pas d'émeute, pas de panique ou autrement vous vous retrouverez avec un troisième œil planté à balle dans le front. Compris ?

La plupart des gens acquiescent en tremblant. Je croise les doigts sous mon menton sans savoir quoi faire maintenant. Je ne peux pas intervenir contre autant de membre d'équipage et certainement pas contre Barbe noire qui a le fruit de l'ombre et désormais celui du tremblement, maintenant qu'il l'a volé de ce que j'en sais au feu Barbe Blanche.

Kurohige attrape le vieil homme blond par le col et le soulève.

-Je veux. Je veux. Je veux. C'est pas comme ça que ça marche Zeff. Rejoins-nous et donne nous ton carnet de bord, sinon, tu peux dire adieu à ton cher restaurant et à tes chers cuistots. Si tu refuses aucun d'entre vous ne s'en sortira vivant.

Le dénommé Zeff crispe les poings et montre les dents malgré la précarité de sa situation actuelle :

-Pourquoi veux-tu mon journal de bord ? Tu as navigué pendant des années avec Barbe Blanche, tu es allé plus loin que moi, tu n'en as pas besoin.

-Hélas, toi, tu connais mieux ce que je veux connaître. Souviens-toi, il y a des années tu m'as parlé de tes voyages et des détenteurs des fruits du démon que tu as rencontré. Je les veux tous. Je veux savoir qui ils sont et quels fruits ils possèdent.

-C'était il y a plus de vingt ans. La plupart d'entre eux sont morts, Teach.

-Mon père a vécu pendant des années, eux le peuvent aussi.

-Barbe Blanche n'est pas ton père. Cesse de l'appeler ainsi tu n'en es pas digne, tu n'en as jamais été, rétorque l'homme à la toque durement.

Le blond se prend un coup de poing dans le ventre, puis sur le visage. Il est propulsé contre le mur où il s'écrase durement. Le jeune commis désemparé lâche le dénommé Patty pour se rendre auprès de son chef inconscient. L'inconnu en face de moi, fait mine de se lever. Je le retiens en tenant sa main. Il n'est pas question qu'il se batte ça attirerait l'attention… sur moi entre parenthèse. Sous ma main, le bras de l'homme tremble et est si brûlant que j'ai l'impression qu'il a de la fièvre. Je retire vivement mes doigts de son membre, des cloques apparaissent !

-A l'avenir Zeff, il faudra que tu te souviennes qu'aucun de mes membres d'équipage ne me manque de respect !

Grrmbl

Oh oh…

OH OH…

-GRRRMBL !

Tous les regards se tournent vers moi. Je hais mon corps. Je hais mon estomac. Pourquoi gargouille-t-il dans les moments les plus inopportuns ? Et dire que j'allais manger avant qu'ils n'arrivent.

J'écrase ma tête contre la table, lasse. Je sens une ombre menaçante au dessus de moi. La vieille femme me regarde en souriant de toutes ses dents, un canon braqué sur moi.

-Alors mon petit, on a faim ? T'attendras pour que toi et ton ami puissiez manger, et encore c'est pas sûr, ah ah ah.

Je regarde la vieille en levant un sourcil, m'appuyant sur mon dossier. Si elle, elle ne reconnait pas mon visage, j'ai peut être une chance.

-Catarina, espèce de crétine. Cette gamine… c'est le chaton d'Œil de Faucon, Koneko no Taka. La septième corsaire royale Queen Akira, dit un homme pâle au haut de forme.

Eh merde… J'ai une petite moue je hais ce surnom. Est-ce qu'il est possible qu'une personne ici n'ait pas entendu ce que ce type a dit ? Hautement improbable. Un joli sourire et puis voilà… Non ? Non.

-Fais chiez, je voulais juste manger un peu, dis-je en me relevant. Et dire que j'attends toujours mon dessert.

Je fais craquer mes articulations profitant de mon petit effet pour fuir à l'anglaise. Eh eh, pas folle la guêpe, je vais pas me battre contre eux. J'ai plus qu'à me tailler et en vitesse ! La petite assemblée est stupéfaite, mais c'est la tête de Barbe Noire qui est la plus épique. Sa mâchoire vient faire coucou au sol et ses yeux sont exorbités.

-Bon… ben… je pense que je vais y aller, hein.

Je pique un sprint vers la porte en sciant tous le monde sur mon passage. Je suis arrêté par un type effrayant, bien plus grand que moi un cigare dans la bouche.

-Où comptes-tu aller Shichibukai ?

-En fait… je comptais piquer un bateau et m'en aller sur d'autres mers… mais je pense que vous ne me laisserez pas passer, hein ?

-En effet, t'as tout pigé, gamine.

Le type au cigare sort une épée de sa ceinture et la pointe vers moi. Je soupire. Bon… comment je vais encore me dépatouiller pour éviter si possible de me faire ravaler plus qu'il n'en faut la face ? Je me retourne et lève les mains au dessus de ma tête signifiant que je n'ai pas d'arme.

-Queen Akira… Queen Akira… ça m'dit quelque chose. Ah oui, la gamine qui suit toujours Œil de Faucon, s'exclame Barbe Noire. Il est là ?

Lui et ses potes n'ont pas l'air emballés à cette idée. Pas étonnant si on imagine que le meilleur escrimeur du monde contre lequel vos pouvoirs sont vains est dans les parages. Je ne peux pas bluffer sur le coup mes yeux parlent pour moi puisque je les détourne et fusille furieuse le sol. Finalement, le plus grand mal qu'il m'ait fait ce n'est pas d'avoir tiré ma serviette, mais bien de m'avoir jeté sur une île sans un regard. Ça, ça fait mal.

-Oh oh ! Le petit chaton s'est fait abandonner, ricane la vieille femme –Catarina-. Comme quoi, les hommes finissent tous par se lasser des belles femmes ma jolie.

-Parce que vous êtes une femme ? Je pensais que vous étiez un mec, rétorque-je acide.

Il y a un blanc pendant lequel on tente d'analyser ce que je viens de dire, puis finalement la vieille explose :

-Je vais lui faire sauter le crâne à cette conne !

Quelque part, si elle me faisait sauter le crâne, ce ne serait pas manqué, mais venant d'une daube de pirate pareille, ça me ferait mal.

-Laisse, intervient Barbe Noire. Je l'aime bien cette gamine. Elle a du cran, ce dont certain d'entre vous manquent cruellement. Viens par là petite Shichibukai.

-La flemme.

-Hein ? s'exclame tous l'équipage ainsi que tous les clients, serveurs et commit.

-J'ai la dalle, donc j'ai pas assez de neurones correctement connectées pour être sympa, tu vois.

-Zehahahahaha ! Je l'aime décidément bien. Serveur allez lui chercher ce qu'elle avait commandé, et plus vite que ça, dit Kurohige en sortant son gun.

C'est vrai que sous la menace ça va nettement plus vite. L'assiette est déposée par un serveur sur le point de se faire dessus sur la table contre laquelle est assis l'ancien corsaire. Une part de forêt noire… aaaarg, j'ai faim. Depuis combien de temps, j'ai pas avalé un repas exclusivement constitué de sucre rapide, mes préférés ? Trop longtemps. Je traverse la salle, calmement oubliant le grognement impatient de mon petit ventre. Barbe Noire me tend une chaise contre laquelle je m'assois. J'oublie presque qu'il y a une trentaine de personnes tenues en otages –dont moi-, ici. J'attaque à la cuiller le gâteau noir de chocolat avec délice. Accepter un gâteau de ses ennemis doit être aussi sain d'esprit que d'accepter les bonbons d'un gentil monsieur en pardessus, mais mon cerveau est temporairement en stand by. Il faut que je trouve un moyen de me sauver la peau.

-Vous allez me regarder manger encore longtemps ? demande-je au bout du moment.

-On attend le réveil de Zeff, ma pitchounette *hips*, dit un homme au nez bizarre puant l'alcool en buvant une flasque. Et vu la branlée qu'il s'est prit ça devrait prendre un peu de temps.

-Et vous comptez garder tous ces gens encore longtemps ?

-Autant de temps qu'ils seront utiles. Après…

Il y a un ricanement dans l'équipage de taré et un frisson général chez les innocents très significatif.

-Je vois… c'est à ce moment que je suis sensée intervenir pour les aider, non ?

-Peut-être, gamine. Quand j'étais corsaire je n'ai jamais fait ça, à toi de voir, répond Barbe Noire.

-La flemme… dis-je finalement. Je ne suis pas une héroïne, rien à battre.

Les pirates du Kurohige éclatent tous d'un rire gras, apparemment ravis de la tournure que prennent les évènements, j'hausse un sourcil désespérée. Pour l'instant, je me débrouille plutôt bien, ils sont peut être assez débile pour me laisser partir et tous les clients du restaurant avec.

-Je commence vraiment à bien t'aimer petit chaton. Œil de Faucon ne sait pas ce qu'il perd à perdre une perle comme toi.

J'ai un frisson quand il prononce le mot perle. L'équipage, sur un claquement de doigt de leur capitaine se rapproche de moi. L'un d'entre eux vient saisir mon poignet. Eh merde… finalement je m'en sortirais vraiment pas par un beau sourire. Barbe Noire pose une main sur l'une de mes jambes et la fait courir sur leur longueur, l'œil torve. Putain.

-Qu'il se soit lassé de la douceur de tes cuisses est incompréhensible petite corsaire à perle. Mais moi, je vais bien m'occuper de toi, tu vas voir.

-Je suis pas intéressée… dis-je dégoûtée en voulant me soustraire à sa main un peu trop baladeuse qui se dirige vers mon entre-cuisse.

-Pourquoi se refusent-elles toutes à moi ? se plaint le capitaine. Jewerly Bonney et maintenant elle. Qu'est-ce que j'ai qui ne leur plait pas ?

Bonney ?

-Peut-être que vous ne savez pas vous y prendre cap'tain, ricane gros pif. C'est pas en disant à la femme qu'on veut dans son lit que si elle n'accepte pas on la livre à la marine que ça marche.

-Vous avez fait… quoi ? demande-je en articulant soigneusement chaque mot.

-Tais-toi catin, rétorque la femme –Catarina quelque chose-. Nous avons livré la supernova Jewerly Bonney à la marine, elle doit être à Impel Down maint'nant. T'inquiète pas, elle doit si plaire, les gardiens vont l'adorer.

Je crispe les poings et baisse la tête. J'ai de nouveau la furieuse envie de tuer. De frapper. De détruire. Ils ont livré Bonney. Ils ont osé… ma Bonney…Barbe Noire lève mon menton et me regarde.

-En plus de Zeff nous te prenons. Le Faucon n'aurait pas dû t'abandonner. Que dirais-tu de faire ma richesse et ma jouissance ? Bientôt tu pourras dire que tu es la femme du quatrième Grand Empereur du Shin Sekai.

-Tout à l'heure… murmure-je à mi-voix.

-Eh ?

-… tu as demandé pourquoi les femmes ne voulaient pas de toi… Parce que la piraterie est plus légale que ta gueule, sale porc !

Je me saisis de mon assiette à moitié pleine et l'écrase contre le visage de l'homme. Sous l'impact la céramique se fracasse et laisse apparaître à mesure que les morceaux tombent au sol son visage défait par la surprise et la crème chocolatée. Je lèche une cerise mise de côté et la pose sur le bout de son nez.

-Pour arroser le fait que tu es pathétique. Vraiment, tu me dégoûtes. As-tu pensé à un moment que je voudrais grimper au rideau avec un type comme toi ? Ne te fous pas de moi.

L'assistance est ébahie, moi-même je suis surprise de ma réaction. D'ordinaire je n'aurais jamais gaspillé du sucre ! Plus inquiétant encore, je sens en moi, la rage battre à nouveau mes tempes et mes ongles enfoncés dans ma peau à cause mes poings crispés ne font rien pour arranger mon état.

Une seule personne n'est pas figée de surprise et n'as pas la bouche qui va faire coucou au sol. C'est l'encapuchonné, il ricane discrètement.

-Si je puis… me… permettre, respire difficilement un Zeff à moitié assommé mais qui à dû assister à la scène. Je… pense que ce n'est pas la chose la plus intelligente que vous ayez fait dans votre vie, mademoiselle.

-BUTTEZ LA MOI ! Hurle Barbe Noire. NON… laissez la moi, vivante. Je vais la faire souffrir mille fois. Elle servira d'exemple… si tu ne me rejoins pas Zeff, mes hommes feront la même chose à tes clients.

Aussitôt l'équipage fonce vers moi. J'ai pas d'arme à part mon fruit du démon. Je ne comptais à l'origine pas causer de vagues, mais trop tard. Je me décale sur le côté, saute sur le mur pour prendre de l'élan. La plupart des civils crient de terreur. L'encapuchonné reste calme, lui. Il siffle pour attirer mon attention et me jette son arme que j'attrape au vol :

-T'en auras besoin ! rigole-t-il en passant au tutoiement. Les autres venez avec moi ! Il faut fuir !

-Ils restent ici , s'écrie Barbe Noire, il nous fait des otages !

-Nous restons ! grogne difficilement Zeff en se levant avec le Colosse –Patty.

-Ta gueule Papy ! répond le mystérieux dissimulé en prenant les deux hommes sur chaque épaule pour fuir.

Je hoche la tête tous le monde quitte le navire, au sens propre. Maintenant, s'occuper des membres d'équipages pour sauver les civils. Parmi eux, il y a des enfants, ils ne les toucheront pas. Certains sont en train de courir paniqués vers la sortie craignant une balle perdue.

-Je vais devoir vous en empêcher, c'est moi que vous voulez non ? crie-je. Perlu Perlu Pearl Slash Bowl !

Je lâche une rafale de perles coupante sur la femme qui recule les bras en croix pour les amortir. Elle prend une lance dans son dos et aurait manqué de m'empaler si je n'avais pas évité le coup de poing au même moment de gros pif alcoolique. L'homme au monocle sort son pistolet et me vise. Ce doit être un snipper, assurément. Et bon sang ce qu'il vise bien. Raison pour laquelle il faut que je reste constamment en mouvement contre lui en sun'ô. Je bondis sur le côté enlevant la sécurité de mon arme pour viser l'homme au gros pif d'une main, de l'autre je prépare une autre rafale. J'évite une balle de peu sur ma gauche et bondis avec le sun'ô juste derrière Barbe Noire. Je lâche la perle dans son dos. Elle le traverse ! Son fruit des ténèbres est logia ? Je n'ai pas le temps de me remettre de cette découverte, que Barbe Noire m'assène un coup de poing dans le visage. Je vais m'écraser dans un mur dans un fracas retentissent et douloureux.

Arg.

Mes muscles craquent quand je me relève rapidement et Gros Pif m'attaque sur le côté. J'esquive son coup, puis la lance de la vieille femme en m'en servant comme tremplin pour atterrir sur une table. Je tire à nouveau en sautant en arrière pour contrer la lame de l'homme au cigare. Mon corps commence à fatiguer, c'est vraiment pas la meilleure idée que j'ai eu, mais en entendant parler de Bonney, je n'ai pas pu m'en empêcher. Mes jambes fléchies me permettent ensuite rapidement de sauter sur l'escalier du baratie pour prendre de la hauteur.

-Tout fait partit d'un grand rouage, celui de la vie. La tienne n'est plus utile. C'est pourquoi je vais utiliser Senriku, dit l'homme au monocle en surgissant dans mon dos.

Il a un énorme fusil en or braqué sur moi, je m'appuis sur la rambarde de l'escalier pour sauter, j'évite de justesse une balle, et une autre de la femme qui manie de l'autre main sa lance.

-Perlu Perlu Blaze Nacre ! m'écrie-je en étendant mon bouclier de nacre pour arrêter les balles sans fin sur moi.

La lance de Catarina vient se prendre dans la nacre, à un instant je fais couler cette dernière pour coincer l'arme pointue à l'intérieur. La femme ne peut plus récupérer sa lance, elle tire à nouveau sur moi furieuse. Une balle siffle dans mon dos, je me courbe et maintiens mon bouclier pour me protéger.

-Inutile. Je suis Van Augur le Supersonique, un tireur d'élite, tu ne peux pas m'échapper. Si tu sembles maîtriser le pas rapide, moi aussi.

D'un geste, il se retrouve derrière moi, j'étends mon bouclier derrière.

-Couvre tes avants.

Mon cœur manque un battement un bref instant. Une fulgurante douleur vient éclater dans ma hanche. Van Augur est réapparu devant moi et m'a tiré dessus. Sur le coup de la surprise j'écarquille les yeux. J'ai du mal à bouger.

L'homme au cigare fonce vers moi et dégaine son épée, il tranche mes cheveux au passage quand je me décale. Son nodachi brille quand il le pointe vers moi alors que ma hanche saigne et que je tente de me redresser. Ils sont trop contre moi, je ne ferais pas le poids. Kurohige s'avance conquérant le gun au point. Le restaurant est désormais totalement vide…S'il est logia alors il n'y a qu'une seule façon de me permettre de survivre à un affrontement aussi inégal. Je ravale ma bile. Je peux le faire. Je peux le faire. Non je peux pas… Si je le peux… Non je peux pas… Si je le peux. Oui je peux le faire. Je dois être capable de le faire, sinon je meurs c'est sûr.

-Toputoputoputopu, ricane Gros Pif. On vous la *hips* laisse capitaine.

"Tu peux le faire"

Cette voix... Mihawk.

Je crispe les poings, mon visage fermé et concentré. Je relâche mon haki des rois.

-Ne me fais pas rire espèce de dégueulasse !

Mes cheveux fouettent mon visage quand mon haki particulièrement destructeur explose autour de moi, envoyant voler le toit du restaurant. Je sens le fluide parcourir chacune de mes veines, tous ce que j'espère, c'est que je ne vais pas m'évanouir après l'avoir utilisé. Je suis épuisée et perd mes forces à vue d'œil. Je n'ai jamais réussis à maîtriser le fluide des D, si la plupart peuvent utiliser les trois, je ne connais que celui de l'armement et le royal, l'autre je n'ai jamais eu la concentration nécessaire pour le posséder. Mais là, c'est différent, comme je ne maîtrise pas ce fluide, il est destructeur pour tous le monde, et pour moi…. Surtout pour moi en fait.

Barbe Noire met un genou à terre devant la pression exercée sur lui il tente de me viser avec on arme, en vain, il tombe. La plupart des Kurohige Kaiden font de même, sauf Van Augur et Catarina qui semblent bien tenir ma puissance. Je fronce les sourcils avant de relâcher à nouveau mon fluide pour les mettre à terre eux aussi. Ils ne tardent pas à rejoindre les autres. Rapidement je vois un éclat malveillant et cruel dans les yeux de la sorcière avant qu'elle ne les ferme. Ça ne restera pas impuni. Oh putain faut que je fuie.

-Peste… Sanjuan Wolf, détruis les bateaux sauf le notre ! hurle le capitaine à bout de souffle à son subordonné.

Ce dernier est véritablement gigantesque barbotant dans l'eau profonde de la mer comme un bébé dans le petit bain. Bon sang.

Mes genoux flageolent, je ne me sens pas bien. Pourtant, je trouve encore le courage de traverser le ponton du Baratie, malgré le sang qui coule de ma plaie et mon envie de vomir croissante. Le géant va exploser tous les bateaux, il faut qu'ils partent maintenant. Le vieux capitaine de la Concordia semble être le seul à refuser de mouiller. Il reste amarré sans se rendre compte du danger ?

-Fuyez maintenant ! hurle-je à son intention.

Les passagers lui crient la même chose depuis tout à l'heure, mais il refuse tout net.

-Pas sans vous. Vous êtes passagère de mon bateau mam'zelle s'il vous arrive quoi ce soit mon honneur de capitaine serait déshonoré.

-Vous êtes crétin, vieux sénile, ma vie elle ne vaut que dalle ! Partez maintenant où ce monstre va écraser votre rafiot comme une noix !

Le monstre gigantesque patauge gaiement dans l'eau, sur son passage de monstrueuses vagues se créent faisant osciller le Baratie. Le vieillard nie encore. Les autres bateaux sont déjà loin, en fuite, mais lui refuse de m'abandonner. Quel idiot ! Je n'ai que faire de sa pitié ou de miséricorde ! Je le prends par l'épaule brusquement et le jette en dépit de ses protestations sur le pont du plaisancier. Merde, ça tire sur ma blessure.

-Le premier qui quitte ce navire, je lui colle une balle dans la tête ! Maintenant partez ! Vos vies ne sont rien pour moi, mais elles ont de l'importance pour ces types. C'est uniquement pour vous tuer qu'ils vous gardent ! Restez et mourrez !

Les gens du Baratie l'ont bien comprit. Leur chef étant incapable de marcher, ils l'ont forcé à monter dans le Concordia. Le vieux refuse d'abandonner son rafiot ? Grand bien lui fasse. D'ailleurs… l'inconnu encapuchonné où est-il passé ? Il est monté dans un de ces bateaux ? Tant pis, plus important maintenant :

-Foutez le camp, maintenant ! Ou je vous tue ! hurle-je en relâchant mon haki.

-Tu m'ôtes les mots de la bouche, salope !

Un canon est posé contre ma tempe, la vieille femme le tient. Elle tient encore au haki. Je sens la sueur couler dans mon dos. Eh merde… encore.

-Petite peste, je suis Catarina Devon la femme la plus dangereuse de l'âge d'or de la piraterie, tu crois que même si ton haki est puissant je tomberais devant une morveuse comme toi ? J'en ai du haki, Barbe Noire aussi, tu nous as surpris, c'est tout. Tu étais encore dans le caleçon de ton père que je surpassais les plus grands.

-Justement… l'âge d'or est passé, donc va creuser ta tombe mamie, dis-je le plus calmement possible le regard fixé sur le Concordia en train de partir échappant au géant. De plus, tu ne connais pas mon père. Il était certainement plus fort que toi. Beaucoup plus fort.

Vas-y, tue moi, je t'attend. Il y a aussi des gens qui m'attendent derrière le rideau de la mort.

-Ah oui ? Voyez-vous ça ? Son nom ! quémande la seule femme valide dans l'équipage en tendant son oreille.

Soit. Je lui murmure. Son visage grotesque de Joker se fige, ses yeux s'écarquillent. Elle ouvre la bouche de surprise et écarte l'embout métallique de son arme de ma tempe :

-Imp…impossible ! Il n'a pas eu d'enfant ! s'écrie-t-elle. Il n'a pas eu de fille. Je le sais. Je l'ai connu ! J'ai été sous ses ordres.

-Alors tu le connaissais mal, dis-je en pointant ma propre arme sur son ventre.

Catarina Devon écarquille des yeux, un bref instant, elle semble me supplier de ne pas tirer. Je n'ai pas de pitié pour des gens comme elle. J'ai de toute façon, une telle colère, une telle haine, une telle envie de tuer en moi que c'est irrépressible. La détonation semble se passer au ralenti. J'ai l'impression d'être un spectateur regardant un film, totalement détaché de l'événement qui vient de se produire. Cependant, je ne suis pas spectateur, mais bien acteur. L'actrice principale d'un film macabre qui me macule de sang désormais. Quand la femme la plus dangereuse de l'âge d'or de la piraterie s'écrase à mes pieds, je ne réagis même pas. Dans son ultime effort, elle se retourne pour me regarder. J'ai le visage fermé, mais le sien s'éclaire :

-Tu lui… ressembles pas physiquement… mais tu es bien sa fille. Ravie de l'avoir vu… en toi avant de mourir.

Je crispe mes poings devant la mourante gisant à terre, par ma faute.

-Je ne lui ressemble pas. Ne dis pas ce que tu ne sais pas, femme ! Maintenant, meurs.

Les yeux de la vieille femme se ferment lentement sa respiration erratique s'attenue. J'arrache son collier de perle pour signifier que je l'ai vaincu. Je m'écarte ensuite de son corps me rendant compte de l'horreur de la situation. J'ai recommencé. J'ai de nouveau tué. Sans le moindre état d'âme. La moindre pitié. Je suis seule sur un bateau entourée par l'équipage de la femme que j'ai tué. Je vais mourir après avoir tué. Ils ne me laisseront probablement pas en vie.

-T'as tué Cati ! T'as tué Cati ! Tu l'as tuée ! Tu es méchante ! s'exclame le géant en me regardant.

Sajuan Wolf, l'homme le plus grand et le plus large du monde… bon sang. Il semble effrayé. Une bête sauvage frappant à tout rompre dans l'eau pour se protéger et qui maintenant va frapper le Baratie. Je vais mourir écrasée. Je ne peux pas reculer, pas fuir avec ma blessure, mais accepter la mort.

Je ferme les yeux.

Je me sens tirée sur le côté. La mort ne semble pas venir ? Pourquoi ? J'ouvre un œil. Quelqu'un me porte sur son épaule comme un sac à patate et saute pour éviter le coup de poing du géant. Une seconde j'ai envie que l'épaule de cette personne soit celle de celle que je veux tuer. Mais non… ce n'est pas le corsaire, mais l'encapuchonné ! Nous atterrissons sur une barque propulsée par les vagues quand le Baratie se fracasse en deux. Bon sang. Et dire que c'est moi qui ai provoqué tout ça ! L'inconnu me dépose sur le plancher d'un radeau, c'est celui de Barbe Noire. Ce dernier avance à grande vitesse propulsé… par des flammes ? Des flammes ? Oh bon sang…

Un homme qui ne montre pas son visage, qui semble haïr Barbe Noire, qui a les mains brûlantes, et qui produit des flammes…

-Portgas D Ace ?


Remarques pas drôles de l'auteur :

Mouhahaha, voilà un vrai Cliffhanger. L'autre fois c'en était pas un, non mais ! J'vous permets pas bande de voyous ! Allez, on essaye d'arriver au trois cents reviews *yeux de Chat Potté* si on y arrive, je promets de dédicacer mon prochain projet One Piece en cours d'écriture au trois centième ! Méga cadeau !?

-No.

Bref...

LES MINIS HISTOIRES A CÔTÉ DE THE DOLL :

Shinjetsu l'arme légendaire, faisant partit des 21 grandes lames, avait choisit Hatchin. Choisit, oui. Tout grand pouvoir impliquait grande responsabilité, et seule une lame de grand pouvoir pouvait ainsi désigner son possesseur. Vérité. Elle était la mort et la vérité en lame. La lame effilée blanche comme la neige coulissa entre les mains du garçon. Il venait de recevoir d'un de ses camarades sa lame, sa propre lame. Un si belle épée pour l'épéiste médiocre qu'il était et ce fut ce qu'Elastique Ardent tenta de lui faire comprendre :

"Cette lame, on te l'as fais essayé, comme à tous les novices... Elle n'a choisit que toi entre tous, et ce, alors que tu avais quinze ans. Cependant, Dragon pense que tu es apte à supporter son pouvoir et agir en notre cause.

-Je le jure, fit fidèlement le brun.

-Parfait. Utilise son pouvoir, utilise-le pour voir les véritables intentions de la petite Jewelry Bonney et voir si tu ne pourrais pas la gagner à nos idées. Elle est pirate et nièce de l'amiral en Chef. Deux raisons pour elles d'être chassée dans le monde entier pour l'une ou l'autre de ces caractéristiques. Nous sommes prêts à lui offrir de l'aide, vu qu'elle n'a plus d'équipage.

-En échange d'information, bougonna Hatchin.

-Oui.

S'il n'aimait pas cette idée, il n'avait pas envie de discuter avec son ami. Il choisit de se taire et d'essayer. En fait, il n'aurait pas été contre le fait que la rose restât plus longtemps près de lui en fait. Elle était très jolie... et il allait devoir tenter de lire dans ses pensées avec son arme.

...

Uh ? Il allait faire quoi ?

Mouhahahah, j'arrête là ! Minis pousses ? Remarques constructives ? Pas du tout ? Que j'aille me pendre ? Linda est allée acheter la corde chez Mr Bricolage, elle revient !

La chauve souris/requin transgénique des mers des caraïbes (et sa corde)