Nouveau chapitre ! Désolée du retard, ça a été la folie ces derniers jours avec le code, la conduite, une fête galère.. enfin bref, il est là !

Merci beaucoup à ShaunyBlackSheep, AliceLaw, La rêveuse, Monkey. D Sheila, ZebreRose, Kyona-sama, Mzell.m, Mufy, Tsukiba, La vague folle et Wirya pour vos reviews ! Vous me remontez le morale à un point ! Vous pouvez pas savoir !

( On vous AIME !)

Vraiment désolée pour le retard!

Foutue Bestiole !

( Ou comme quoi, les méchants sont pas toujours ceux qu'on croit...)

- Capitaine ! Navire de la marine à tribord arrière !

Law fronça les sourcils, mais resta de marbre alors que Bepo frôlait l'hystérie totale, et se mettait à savonner ses oreilles en courant en cercles dans le couloir et en gémissant qu'on allait tous mourir.

Pas net l'ours.

- Un seul ? Questionna Law, d'une voix où la tension perçait.

- Oui ! Et un gros !

- Quelle distance, et quelle vitesse ?

- Environ trente nœuds, et encore, ils ont le vent de face ! Ils doivent se trouver à environ un mil d'ici, pas plus !

- Jean Bart, tu me reçois ? Lança le capitaine, changeant d'interlocuteur.

- Affirmatif capitaine !

- Reste en contact avec Sachi pour la brèche, mets toute la puissance qui nous est permis dans ces conditions. Et garde un œil sur le robot, il pourrait revenir voir de plus près la couleur de la coque ! Compris ?

- Oui capitaine. Mais le Roi des Mers est pour l'instant hors de vue !

- Bien.

Law raccrocha et rangea le Dendenmushi dans la poche de son jean, puis se tourna vers nous.

- Bepo, arrête de tourner en rond, tu me fatigues, vas plutôt aider Sachi dans les réparations. Aylan, tu viens avec moi, si on doit se battre, il vaut mieux que tu puisses bouger mieux que ça.

- Désolé. Murmura le second avant de partir en courant vers la salle des soupapes arrière.

Mon alpha entoura ma taille de son bras et j'agrippais sa nuque de ma main. Il me soutint jusqu'à l'infirmerie principale où je m'assis sur une table le temps qu'il rapporte son matériel.

S'agenouillant devant moi, il banda rapidement mon mollet avec une étrange matière blanche et souple, mais qui maintint ma jambe efficacement, sans m'empêcher de bouger, mais limitant tout de même mes mouvements.

Je l'observais dans ses mouvements précis et rapides, admirant l'efficacité de chacun de ses gestes, et eus un petit sourire intéressé.

La douleur restait présente, mais était supportable. Law se redressa et posa ses affaires à côté de moi. Je lui lançais un regard appréciateur en détaillant ses pectoraux mis en valeur par son tee-shirt moulant, et il me lança un drôle de sourire.

Son odeur changea brutalement de saveur, emplissant d'une vague de désir l'air autour de nous.

J'entrouvris la bouche, goûtant ce parfum que je commençais à affectionner tout particulièrement. Law en profita immédiatement.

Il attrapa ma mâchoire d'une main ferme, plaquant ses lèvres sur les miennes tout en enlaçant ma taille, glissant sa langue dans ma bouche en grognant légèrement.

Je passais mes mains dans ses cheveux et l'attirais à moi, approfondissant le baisé alors qu'il collait son bassin au mien. Trop tôt, il brisa le baisé et embrassa mon cou, avant de reculer.

- Patiente un peu. Me murmura-t-il à l'oreille.

Je grondais de mécontentement, et il rit.

- Chaque chose en son temps. Là, on a probablement un amiral sur les bras miss. Continua-t-il avec plus de sérieux.

- Ils sont si fort que ça ? Questionnais-je, boudeuse.

- Plus que tu ne peux le penser. Ne te frottes pas à eux, c'est bien compris ?

Son regard se fit plus dur, et son ton autoritaire.

- Je...

- C'est un ordre.

Je bougonnais dans mon coin, râlant et pestant contre lui, cet imbécile de poiscaille, et l'autre emmerdeur d'amiral à la con.

Le Dendenmushi sonna alors, et la vigie rapporta les dernières informations.

- Capitaine ! La voie d'eau est trop importante, impossible de distancer le navire de la marine ! Il est déjà à moins de trois quart de mile !

- Compris, continue de le surveiller. Répliqua Law.

Il bascula la fréquence sur Jean Bart et lui donna les ordres pour une manœuvre de rapprochement.

- On va aller se farcir un amiral ? Lançais-je, ravie.

Law me sourit, un sourire à faire froid dans le dos.

- Oui, et on va lui faire regretter de nous avoir collé au cul !

- AYLAN !

Je clignais des yeux. Wow, j'étais ou là ?

- Qu'est ce que tu fiches ! Dégage de là ! Hurla une voie que je connaissais bien.

Ma vision revint peu à peu et je regardais autour de moi, complètement paumée. Le combat faisait rage sur le pont du vaisseau de la marine, et le sang volait dans toutes les directions. Dans un parfait silence.

J'écarquillais les yeux. Comment on en était arrivé là, au juste ?! Et pourquoi je n'entends quasiment rien ? Assise en plein milieu du pont, je portais ma main à mon oreille, la retirais ensanglantée. Merde ! Merde merde et re-merde !

Il s'était passé quoi là ?! Cherchant dans ma mémoire, je ne découvrais qu'un gros vide blanc dans mon esprit. Je secouais la tête, tentant de me reprendre et de me lever, mais mes jambes ne m'obéissaient pas.

Le silence autour de moi malgré les hurlements que je devinais sur les lèvres des combattants m'empêchait de me concentrer. La voie reprit, seul son pouvant percer le manteau épais qui m'entourait.

- Couches-toi !

Une masse s'écrasa sur moi, me plaquant au sol alors qu'une jet de lumière rouge brûlante agressait mes yeux, passant juste au-dessus de nous, nous manquant de peu, et allant s'écraser dans la mer.

Hébétée, je tentais de me dégager de la prise de l'homme au-dessus de moi, avant de reconnaître Sachi.

- S-Sachi ? Émis-je.

Enfin, je suppose que je le dis, je ne m'entendais même pas. Je posais à nouveau ma main sur mon oreille en fronçant les sourcils, incapable d'entendre la panique régnant autour de moi.

Sachi n'était pas très frais non plus, sa combinaison était déchirée et couverte de sang, une entaille sur la cuisse gauche le faisait boiter, et il semblait avoir du mal à respirer.

Me voyant faire, mon mécanicien préféré fronça les sourcils et agrippa mon bras, me remettant debout et me soutenant alors que mes jambes se dérobaient sous moi.

J'étais incapable de me réveiller, incapable de paniquer, comme si tout était dans un rêve.

- Remues-toi ! Je ... pouvoir te por-temps !

Quoi ? Je secouais la tête, montrant que je ne comprenais pas.

Il répéta, mais aucun son ne me parvint plus. Étrange comme sensation, voir des humains hurler de douleur, mourir et se battre sans jamais rien entendre ni percevoir du dehors.

Cela me fit sourire, et Sachi me lança un regard inquiet alors qu'il me traînait plus loin. Quelque chose attira alors son attention et il se retourna brutalement. Je vis Akar un peu plus loin en train de nous hurler quelque chose, en sang et un bras pendant, inutilisable, désignant un point derrière nous.

Sachi se jeta au sol avec moi et nous roulâmes sur le planché de bois clair, alors qu'une nouvelle salve de l'étrange matière rouge et lumineuse passait au-dessus de nous. Sa chaleur me chauffa la peau.

Je m'écroulais sans réagir sur le dos, contemplant le ciel bleu loin devant moi. Je sentis alors Sachi agripper mes épaules et me redresser, avant de tendre la main en arrière, les yeux luisants de panique.

Il me flanqua une baffe magistrale qui m'envoya bouler une nouvelle fois sur le pont. Je me redressais d'un bond :

- Non mais t'es malade ! Hurlais-je en me retournant vers lui, furieuse et la joue douloureuse.

Il soupira de soulagement.

- Tu es revenue... lâcha-t-il.

Je clignais les yeux, surprise. Puis mon ouïe retrouva enfin ses capacités et le vacarme ambiant envahit brutalement ma tête alors que l'odeur métallique et puissante du sang mélangée au fer, la peur et l'adrénaline s'imposait à moi, me faisant chanceler.

J'agrippais ma tête à deux mains. Qu'est ce qui m'arrivait là ?!

- Qu'est ce qui s'est passé Sachi ? Questionnais-je en sentant mes jambes faiblir de nouveau.

- Pas le temps ! Tu... planques toi ! S'exclama-t-il en se plaquant au sol.

Je l'imitais et de nouveau, une salve passa au-dessus de nous, me brûlant l'épaule, et je lâchais un glapissement de douleur. Je tapais sur mon tee-shirt pour éteindre le feu qui s'y était allumé. C'est quoi ce délire ? De la lumière qui flambe! Yatch ça fait mal !

La mer engloutit la salve avec un bruit bizarre.

Me retournant, j'aperçus un homme, ou plutôt un géant, habillé en rouge avec une cape, campé bien droit sur le pont supérieur en nous contemplant avec satisfaction, un bras étrangement bosselé, rougeoyant.

Je calculais rapidement et sommairement la situation : L'homme en rouge avait dût nous acculer près d'une rambarde pour pouvoir tirer sans faire courir de risque au bateau, et Sachi m'avait sauvé la vie deux fois, si ce n'est plus.

- C'est qui cet enfoiré ? Rageais-je, en grondant sous la douleur de mon épaule droite.

Sachi se releva difficilement, le dos roussi par l'attaque.

- Akainu ! Cracha-t-il. L'un des pires amirales de la marine qui pouvait nous tomber dessus. Il a mangé le Magu Magu no Mi, il peut se transformer en lave et la contrôle comme il le veut !

De la lave ! Ça sentait pas bon cette affaire. Regardant autour de moi, je vis que l'équipage s'était débarrassé des soldats et combattait avec acharnement les capitaines, plus forts que la plupart des hommes de la marine.

Cherchant mon alpha, j'aperçus vers la proue une de ses sphères bleutées juste avant qu'elle ne se désagrège alors qu'il bondissait hors d'atteinte des tirs après avoir éliminé plusieurs mâles.

Il ne semblait pas spécialement blessé, et je m'autorisais une seconde pour souffler avec Sachi.

Je portais ma main à ma ceinture, avant de me rendre compte que trois de mes six couteaux avaient disparu. Jurant, je m'armais de deux courtes lames dans un main et attrapais mon fouet.

Je jetais un œil vers l'amiral, qui avait suivis mon regard. Il eut un sourire mauvais et leva son bras de magma boursouflé, et le tourna vers la proue, visant soigneusement. J'écarquillais les yeux.

Je bondis vers Akainu alors que Sachi fonçait vers Law, ayant compris le ménage du Marine en même temps que moi.

Faisant claquer la lanière de cuir, je l'enroulais autour d'une poutre maintenant une voile et me balançais avant d'atterrir non loin du mâle imposant, sur le pont supérieur. Akainu sembla hésiter et j'en profitais pour lui lancer un de mes couteaux au visage. Il leva son bras de feu pour l'intercepter, nous faisant gagner un peu de temps.

Moins de dix secondes s'étaient écoulées, et je vis avec soulagement Law apercevoir Akainu sans que Sachi n'ait à arriver jusqu'à lui.

Il reprit sa création de sphères et fit le vide autour de lui avant de sauter pour se placer en plein milieu du pont.

« Essaie un peu de tirer maintenant, et fous le feu à ton navire ! » Sembla-t-il lui lancer avec un regard de mépris avant de reprendre le combat, résistant sans difficultés aux assauts des capitaines et des lieutenants.

Dégageant mon fouet, je l'enroulais d'un mouvement autour de mon bras et fonçais avec un grognement sur Akainu.

Il ne bougea pas d'un pouce , mais je ne ralentis pas pour autant, et accélérais même un peu, mais au dernier moment, je lançais mon poignard et sautais de côté, m'attendant à voir son poing s'abattre à l'endroit où je me trouvais un instant avant.

Il n'en fit rien, ne contra même pas le poignard qui s'enfonça dans sa chair avant de ressortir de l'autre côté de son corps, la lame complètement fondue. Stupéfaite, je regardais le manche tomber et rebondir dans un cling ! sur le sol.

Je relevais les yeux trop tard et me pris un coup de poing surpuissant en plein estomac, m'envoyant heurter la cabine principale dans mon dos, sentant mes côtes céder sous l'impact.

Je gémis et m'écroulais au sol, dépassée par la puissance de l'attaque, le souffle coupé et les poumons en feu.

Un coup de pied me démit l'épaule droite et Akainu enchaîna en me tordant brutalement le bras droit alors que je tentais de reculer en rampant, me clouant au sol sous la douleur.

Je hurlais, me tordant sur le bois pour échapper à sa prise. La douleur de mes côtes ajoutée à celle de mon bras droit irradiait dans tout mon torse.

- Tu ne t'échapperas pas, pauvre fille ! Ricana le marine avec mépris.

- Connard ! Rugis-je en me redressant et lui crachant au visage.

Il resserra sa prise sur mon bras et frappa mes côtes de son genou en fusion. Un nouveau cri s'échappa de ma bouche, et je crachais du sang, le corps transpercé de milliers de piques de souffrance.

Du sang coula devant mes yeux. J'avais dû m'entailler la tête en heurtant le mur.

Haletante, je regardais désespérément autour de moi, cherchant un moyen de me dégager de ce piège. Mais le marine me saisit par la gorge et me souleva comme si je ne pesais pas plus lourd qu'une plume, avant de me suspendre au-dessus du pont supérieur en hurlant :

- ARRETEZ LES COMBATS !

Sa voix puissante fit son effet et ses marines reculèrent immédiatement, cessant l'affrontement. Les pirates se reculèrent, méfiants, armes en avant. Ce fut tout ce que je pus voir du coin de l'œil alors qu'Akainu resserrait sa prise sur mon cou, m'empêchant de respirer correctement.

Je saisis son bras de ma main gauche, le bras droit ballant le long de mon corps, et tentait de lui envoyer un coup de pied dans le torse, mais ma blessure au genoux choisit ce moment pour se réveiller et stoppa net mon mouvement de défense.

L'amiral me tendit plus haut, me présentant à la vue de tous, et la honte m'envahit, mais au moindre mouvement de ma part, sa main menaçait de briser ma nuque, envoyant des ondes de douleurs supplémentaires embrouiller mes pensées.

Je m'appliquais à respirer du mieux que je pouvais, alors que des points noirs apparaissaient devant mes yeux.

POV Akainu :

Les pirates avaient abordé le navire avant qu'eux-même n'aient le temps de manœuvrer pour l'attaquer, mais, même s'ils se donnaient l'avantage de la rapidité, ils venaient de leur offrir celui du lieu de combat : leur propre bateau, ce qui était un atout non négligeable.

Se tenant en arrière, laissant ses hommes s'en charger, il avait observé, étant investi d'une mission... spéciale, et dont seul Sangoku et les autres amirales étaient au courant.

Il avait ainsi pu repérer sa proie. Il avait remarquer les coups d'œil fréquent qu'envoyait Trafalgar Law vers une de ses nakamas, une jeune femme aux longs cheveux blancs entrecoupés de mèches noires.

La voyant, il avait hésité. La photo qu'on lui avait donné la présentait comme étant brune, pas neige. Mais il s'était finalement décidé à l'attaquer, voulant vérifier la réaction du chirurgien de la mort, alors que ses hommes se faisaient tailler en pièce par les pirates.

Akainu avait envoyé un boulet de lave en direction de la jeune femme qui se battait avec violence non loin. La réaction ne s'était pas fais attendre. Une sphère bleutée s'était matérialisée, créant une sorte de champ de force qui avait enroulé le magma avant de le faire exploser avant la percussion.

L'impact avait assommé la fille, mais elle était saine et sauve. Tant mieux. Il s'était alors débrouillé pour l'attirer à lui avant de l'écraser comme l'insecte qu'elle était. On verrait bien si elle était vraiment celle que les murmures colportaient.

Sinon, elle n'était d'aucune utilité.

POV Aylan :

- Un mouvement et je lui brise la nuque... commença Akainu. Vous allez m'écouter, sinon...

Sa prise se resserra si brutalement que je lâchais un léger cri de protestation étranglé. Les injures et les jurons s'élevèrent des rangs des pirates, et le marine eut un rire méprisant.

Je ne parvenais presque plus à respirer, et les points noirs dansaient devant mes yeux. Un bourdonnement envahit mes oreilles aux tympans ensanglantés, tandis qu'une vague de chaleur remontait dans ma tête et semblait me brûler de l'intérieur. Mes muscles ne répondirent plus et mon bras gauche retomba le long de mon corps.

Je hoquetais, tentant de rester éveillée alors que du sang coulait de ma bouche et gouttait sur le pont inférieur, loin sous moi.

La tête penchée en arrière vers le ciel, yeux et bouche ouverts, le corps se balançant au rythme du navire, mon environnement se dissipa peu à peu, virant au blanc alors que les nuages semblaient m'aspirer vers le haut dans un tourbillon...

Non ! Pas... question !

...

- Mmm...

- Te voilà en bien mauvaise posture, faible créature...

- Qu-... qu'est ce que... Où... Émis-je faiblement, la bouche pâteuse.

- Où veux-tu que tu sois ? Dans toi bien sûr ! Ricana la voix suave.

- Qu'est ce que tu rac-... Hey ! Il s'est passé quoi là ! M'écriais-je, réalisant enfin qui me parlait.

- Tu es vraiment pitoyable... soupira la bête, furetant autour de moi sans que je la vois, dans mon environnement entièrement blanc.

Ça me changeait agréablement du noir, mais qu'est ce que ça voulait dire, ce blanc crème ? Restant sur mes gardes, je me redressais en position assise et regardais tout autour.

- Regardes un peu plus haut... Me conseilla la bête.

Relevant les yeux avec réticence, j'aperçus la scène, floue, qui se déroulait autour de mon « moi extérieur ». Ça ne sentait pas bon du tout du tout : je me balançais toujours dans les airs, et les pirates avaient une tête abasourdie.

Qu'est ce qu'Akainu avait pu leur dire pour qu'ils tirent une tête comme ça ? Je ne voyais pas Law, mais je ne m'occupais pas de lui. Il devait être plus loin.

Je fronçais les sourcils et me concentrais sur le moment présent.

- Qu'est ce que tu me veux ? Grognais-je en rabaissant les yeux vers la bête, dont je sentais la présence autour de moi.

- Ce serait plutôt moi qui devrait te poser cette question ! Rit-elle, et je crus déceler une pointe d'amertume.

Si la bête fait une dépression, je me pends.

- Comment ça ? Relevais-je, surprise.

- C'est toi qui m'as appelé ! Je n'ai strictement rien fais, petite proie !

- Hein ? Non mais t'es malade ! Pourquoi j'aurais envie de revoir ta sale gueule alors que tu me pourris la vie depuis ma naissance ! Hurlais-je d'un coup, piquant une crise et santant sur mes pieds.

- Comme si ce n'était pas mon cas aussi, pauvre femelle ! Soupira-t-elle, et je la sentie tourner en rond autour de moi, sur ses pattes griffues.

Je suis sérieuse. Elle me fait une crise dépressive.

- Ouais, et bein, moi au moins j'ai pas tué ta famille, pas menacé tes potes, ni manqué de tuer ton mâle, alors hein, merde ! Répliquais-je avec hargne, secouant la tête d'agacement et de fureur.

Non mais c'est qu'elle ose se plaindre en plus ! Je rêve !

Un frémissement m'apprit qu'elle secouait sa tête massive.

- Quoiqu'il en soit, tu es dans une mauvaise posture.

- Sans blague ! Grinçais-je. C'est marrant, je me demandais ce que je fichais suspendue comme ça et les membres complètement massacrés ! C'est fou comme ton sens de l'observation est développé.

La terreur que m'inspirait ma passagère indésirable n'était plus qu'un vague souvenir datant de l'époque où seule la solitude résolvait mes problèmes. Mais mon caractère s'était d'avantage affirmé, et vivre avec des humains m'avait donné de l'assurance. Que je mettais à profit.

La bête sembla déstabilisée par ma réplique, car elle s'arrêta un instant, et je n'entendis plus le doux impact des coussinets sur... heu... le plancher de mon esprit ?

- … Tu verses dans le sarcasme maintenant... et bien, comme quoi, on n'arrête pas le progrès. Bon, ton corps est en train de mourir là.

- Qu'est ce qui me le prouve ? Rétorquais-je avec mièvre.

- Je maîtrise tes nerfs pur mettre de côté la douleur zfin que tu puisses me parler tranquillement. Tu veux un avant-goût ?

A peine avait-elle finis de me parler qu'une vague en feu embrasa mes membres et je dus serrer les dents pour ne pas gémir.

- Convaincue ?

La vague de flamme recula. Je desserrais les mâchoires avec soulagement.

- Bon, je ne peux pas savoir avec certitude si tu mens.

- En effet.

- Mais si c'est vrai et que je ne t'écoutes pas, je clamse.

- En effet.

- Mais si je t'écoutes, je pourrais faire quelque chose.

- En eff-...

- Ta gueule une seconde ! ( froncement de babines agacé ) Mais si je t'écoutes, que vas-tu faire ?

- Te sauver la vie.

- Et ?

Silence.

- Oï !

- Te sauver la vie.

D'a-ccord.

Bon, j'ai pas très envie de casser ma pipe maintenant moi. Et je ne savais pas ce qu'avait bien pu dire Akainu, mais si je voulais éviter qu'il se serve de moi comme otage, il fallait que je fasse quelque chose. N'importe quoi.

Pas question de les laisser se faire manipuler parce que j'étais trop faible !

Je fermais les yeux. Les rouvris.

- Très bien. Sauve-moi.

Un rugissement de joie retentit violemment et je perdis connaissance.

A suivre...

Hin hin ! Oui, je suis cruelle ! Qui sait, s'il y a un max de reviews, je pourrais accélérer pour la suite..

( Hé, on a dit pas de chantage !)

J'ai dis ça moi ?! Pis, c'est pas du chantage, c'est un échange en bonne et dûe forme !

( c'est ça...- -' )

Merci d'avoir lu ! Et d'avoir patienté ! A plus !

(Une review siouplaiiit ! Dites moi votre avis !)