Hey hey !

Vous l'attendiez, le voici, tout chaud !

Merci pour toutes vos gentilles reviews, c'est un vrai plaisir pour nous aussi de vous retrouver toutes les semaines !

En vous souhaitant une excellente lecture !


Chapitre 35 : Le grand jour

Hermione et Minerva étaient accroupies à la lisière du bois qui bordait la propriété.

- On récapitule, murmura la préfète. Grindelwald est dans le salon, Pansy et Ginny dans la cave. Je rentre par la grande porte et je fais diversion pendant que tu te faufiles.

- Hermione... Si tu l'as repéré, il nous a senties aussi. Pas besoin de se cacher, fit remarquer le professeur.

- Pas faux, répondit l'enchanteresse en se redressant. Bref, tu récupères les deux et tu les mets à l'abri à Poudlard.

- Et ensuite, je reviens… insista la Guide.

- Avec un peu de chance, il sera déjà mort.

La Sage fit craquer ses doigts et bougea rapidement ses épaules.

- Laisse-moi cinq minutes avant d'y aller, fit-elle.

- Bien. Hermione ?

- Promis, j'essaierai de ne pas trop endommager le manoir.

- Je voulais te dire de faire attention à toi, dit doucement Minerva en posant un court baiser sur les lèvres de son amante. Mais effectivement, si tu pouvais éviter de faire s'écrouler ma demeure, je t'en serais reconnaissante.

La Serpentard eut un mince sourire et se dirigea vers le manoir. Elle agita la main et la porte d'entrée sortie de ses gonds pour se trouver projeter à l'intérieure. Minerva grimaça en entendant le bruit du bois qui éclate.

- Et ça ne fait que commencer… marmonna-t-elle en regardant sa montre.


Hermione enjamba les débris de la porte et croisa le regard amusé de Gellert.

- Miss Granger, un vrai plaisir de vous revoir… commença le vieux sorcier avec un léger sourire flottant sur les lèvres.

- Je ne peux pas en dire autant, Herr Grindelwald, répondit froidement la Sage.

- Vous connaissez quelques mots de ma langue natale ?

- Ein bisschen. Aber ich spreche französisch zehr gut. Bon, les civilités sont faites. Si nous faisions ce pour quoi je suis venue ?

- Cette jeunesse, toujours aussi impétueuse, inconsciente, impatiente… fit remarquer doucement Gellert.

- Jeune ? Ca fait longtemps que je ne le suis plus, se moqua Hermione. Enfin, je suppose que tout est une question d'état d'esprit.

L'enchanteresse se mit en position d'attaque, reculant légèrement son pied droit pour avoir un appui stable. Grindelwald leva sa baguette, la dirigeant sur la Serpentard tandis que son regard pétillait de malice et d'excitation.

- Nous aurions pu accomplir de grandes choses ensemble. Dommage que je doive vous tuer. Ensuite, je mettrai la main sur Miss McGonagall qui vous attend dans le parc, histoire de finir ce que j'ai commencé il y a cinquante ans. Et ce sera autour de vos amies dans la cave. Mais dites-moi, vous avez pour but de courtiser toutes les demoiselles de Poudlard ?

Hermione ne répondit pas. Elle se contenta de lever sa main qui fut parcourue d'électricité avant que cette dernière ne gagne son corps pour l'entourer complètement.

- Fabuleux… dit doucement Gellert, admiratif. J'en déduis ne pas être le seul mage dans les environs.

- Effectivement, répliqua posément la préfète. A la seule différence que ça fait maintenant pas mal de temps que j'ai dépassé le stade de simple mage…

Gellert lança un stupefix qui fut absorbé par l'électricité qui protégeait la neuvième sage qui eut un reniflement dédaigneux.

- Albus a une enchanteresse dans son école, et il ne me l'a pas dit ? Le petit cachotier… gloussa Grindelwald avant de reprendre un air sérieux.

- Il n'est pas au courant, et c'est mieux ainsi.

- Parfait, ce sera notre petit secret, répliqua avec humour Grindelwald. Une enchanteresse… Je suis impressionné. Mais j'ai sûrement deux trois tours à vous apprendre…

Il agita promptement sa baguette et une vague d'eau surgit de nulle part s'abattit sur la préfète. Sa protection électrique grésilla comme une vieille ampoule avant de disparaître. Hermione haussa un sourcil, se préparant à parer la prochaine attaque.

- L'antagonisme des éléments. Une chose facile à apprendre, expliqua le vieux sorcier. Passons aux choses sérieuses, voulez-vous ? Et épargnez-moi vos tours pour enfants.

Sur ces mots, il disparut. Hermione le chercha des yeux et sentit un mouvement derrière elle. Elle se retourna, dévia la baguette pointée sur son visage d'un geste sec de la paume. Un trait de couleur noire la frôla, lui ouvrant l'arcade sourcilière. Elle attrapa le bras gauche de Gellert et, poursuivant son mouvement, l'envoya violemment contre le mur. Une boule de feu apparut dans sa main et elle l'expédia dans le dos du mage temps. Le sortilège atteignit Gellert de plein fouet et les vêtements du vieux sorcier se noircirent.

Grindelwald se retourna, un rictus étirant ses lèvres.

- Je sens que nous allons bien nous amuser…


Minerva courait sous sa forme animagus en direction de sa demeure. Elle reprit forme humaine, brisa une vitre d'un claquement de doigt et escalada le rebord de la fenêtre. Elle sauta souplement pour se retrouver dans la bibliothèque. Tirant sa baguette de sa manche, elle se glissa dans le couloir et se faufila sans bruit jusqu'au cellier. Elle s'approchait de la porte de la cave quand cette dernière s'ouvrit. Elle leva sa baguette instinctivement pour croiser le regard farouche de Ginny Weasley qui en faisait autant, Pansy derrière elle.

- Minerva ? fit la rousse, surprise.

- Pas de temps à perdre, je vous emmène à Poudlard, murmura l'animagus en tournant les talons. Suivez-moi.

- Où est Hermione ? demanda Pansy.

- Elle détourne l'attention de Grindelwald. Dépêchons-nous, répondit la Guide, aux aguets.

Les deux élèves acquiescèrent et suivirent leur ancien professeur jusqu'à la bibliothèque pour ensuite gagner le parc. Elles étaient presque arrivées à l'aire de transplanage quand un bruit assourdissant retentit. Les trois sorcières se retournèrent en sursautant, pour voir le manoir s'effondrer sur lui-même. Ginny blêmit, la respiration coupée.

- Non… Pas encore… Pas ça… gémit-elle alors qu'elle se rappelait des longues heures de recherches dans les ruines de Buckingham Palace.

- Retournez à Poudlard, je m'occupe d'Hermione, lança Minerva.

- Je vous aide ! répliqua la rousse.

McGonagall attrapa le bras de la Gryffondor pour le serrer fortement.

- Allez-vous mettre à l'abri à Poudlard. Maintenant.

Le ton de la Guide n'acceptait aucune protestation. La rousse jeta un dernier regard furieux à l'animagus et saisit Parkinson par l'épaule.

- Si dans cinq minutes, vous n'êtes pas de retour, je viendrai vous chercher… prévint-elle avant de transplaner avec la Serpentard.

La Directrice s'élança en direction des ruines de son manoir mais elle s'arrêta à mi-chemin. Une main sortait du haut de l'amoncellement de pierres pour en pousser une sans ménagement qui roula jusqu'au contrebas. Une deuxième main se fit voir, puis une tête brune couverte de poussière.

- J'aurais besoin d'aide ! s'exclama Hermione, contrariée. J'suis coincée !

Minerva se dépêcha d'escalader ce qui restait de sa demeure et, après avoir trouvé un appui stable, attrapa les poignets de son amante pour l'extraire des gravats.

- Où est Grindelwald ? demanda la Guide alors que la Sage se massait le bas du dos en grimaçant.

- On était dans la cuisine quand il a disparu. Deux secondes après, j'ai entendu une explosion et ta baraque m'est tombée dessus. Tu as eu le temps de mettre Ginny et Pansy à l'abri ? demanda-t-elle, inquiète.

- Elles sont à Poudlard, répondit l'animagus en serrant contre elle l'enchanteresse. Comment as-tu fait pour…

- Pour quoi ? interrogea Hermione. Pour me tirer de l'éboulement ? Ce n'est pas sorcier.

Elle s'interrompit en comprenant à quoi faisait allusion sa future femme.

- Ah ! Par rapport à la bataille de Londres ! Grindelwald n'est pas Yuki Yamashi… J'étais en pleine forme…

Minerva passa son pouce sur l'arcade sourcilière de la préfète qui saignait toujours.

- Tu es blessée…

- Rien que Pomfresh ne puisse guérir. Ca t'ennuie si on y va ? Je m'occuperai de retaper ton manoir demain. Là, j'ai un peu mal au dos.


Pansy jeta un regard condescendant à Hermione qui affichait un rictus amusé.

- Vas-y, lâche ton sarcasme. Je sais ce que tu vas dire, plaisanta l'enchanteresse.

- Et c'est nous l'équipe de bras-cassés ? C'est l'hôpital qui se fout de la charité ? demanda la médicomage, narquoise.

Minerva sortit son portefeuille et donna cinq noises à Hermione.

- Je n'aurais jamais dû parier, soupira l'animagus.

- Mais… quand… commença Ginny.

- Pendant le souvenir, par télépathie, répondit la Sage.

- N'empêche, te retrouver deux fois ensevelie sous des décombres, c'est vraiment pas de chance… fit remarquer Pansy.

- Que veux-tu, c'est le drame de ma vie ! plaisanta Hermione.

- A avoir fréquenté ces deux-là, c'est clair que je voudrais pas de ton karma ! conclut Parkinson.


Pomfresh eut un soupir agacé en rangeant sa baguette magique dans la poche de sa blouse.

- Félicitations, tu as gagné une belle cicatrice pour ton mariage, fit la médicomage en touchant l'arcade sourcilière d'Hermione.

- Vous ne pouvez pas l'effacer ? supplia l'enchanteresse.

- Magie noire. Je ne peux rien faire. Mais ça t'apprendra à jouer les gros bras. On demande à TOUS les élèves de rentrer au château et toi, tu cours après Grindelwald ?

- Il paraît que les filles adorent les cicatrices… répliqua Hermione en renouant sa cravate.

- Très fin, très intelligent, j'ai l'impression d'entendre Henry. Voici un pot d'onguent à mettre sur ton dos tous les soirs pendant quatre jours. Tu y penseras ou je t'en fais une cicatrice sur la main ?

- J'arriverai bien à trouver une volontaire pour me masser… ironisa l'enchanteresse.

- Je ne veux pas en entendre plus ! Dehors !

- J'vous adore… répliqua Hermione en claquant une bise sonore sur la joue de la médicomage.

Cette dernière ne put retenir un sourire et la Serpentard quitta l'infirmerie. En se retournant après avoir fermé la porte derrière elle, Hermione tomba nez à nez avec Minerva.

- Je venais voir comment allait Pomfresh, commença la Directrice.

- Pomfresh ? Aucune considération pour ta fiancée ? répliqua Hermione avec un sourire en coin.

- C'est surtout que je m'inquiète pour le surcroît de travail que tu fournis à mes employés.

Elle sourit et l'enchanteresse roula des yeux.

- Promis, la prochaine fois je resterai ensevelie sous les décombres. Tu n'auras qu'à passer un coup de fil aux pompes funèbres…

- Franchement, je préférerais que tu ne prennes pas de telles habitudes. Surtout que maintenant, il va falloir que tu retournes faire le ménage ! Mais bon, ça pourra bien attendre la semaine prochaine.

- D'autant que notre infirmière t'a donné du travail à faire. Voici un pot de crème et un dos douloureux. Tu vas devoir me masser pendant 4 soirs. J'ai hâte…

- Ca tombe bien, comme ça on aura le temps de discuter des préparatifs du mariage, fit Minerva en montrant la direction de ses appartements à l'enchanteresse.

- Et merde… Finalement, je vais peut-être demander à Pansy de s'occuper de mes bleus… soupira la préfète.


Ginny et Pansy avaient trouvé le calme dans la salle sur demande. Elles étaient restées ensemble, attendant de savoir si Hermione et Minerva avaient réussi à se débarrasser de Grindelwald. Voir revenir la Sage vivante mais en piteux état leur avait donné la réponse. Tout restait à faire.

- Weasley, maintenant que la tension est retombée, j'aimerais savoir pourquoi tu as envahi mon espace personnel ? demanda Parkinson en dégageant une mèche de cheveux de son visage.

- Question de promiscuité... et d'urgence. Mais ne t'en fais pas, ce n'est pas prêt de se reproduire.

- J'espère bien. Car je ne donne pas dans l'assistance aux démunis.

Ginny haussa les épaules.

- Je ne me sens pas plus démunie que toi, et franchement, si c'était le cas, j'aurais encore suffisamment de choix pour éviter de refaire ...

Pansy eut un léger rire méprisant.

- Et quel choix ! Ton dernier rendez-vous était avec Orion Black. Ca, c'est de l'étalon de compétition. Non, je comprends que tu te sois jetée sur moi… J'ai conscience qu'on ne peut me résister.

Ginny laissa se dessiner lentement un rictus sur ses lèvres.

- Dis plutôt merci à Grindelwald. Après tout, il me semble que tu as apprécié.

- Disons que tu as un certain potentiel. J'ai comme l'impression que Granger t'a appris deux trois trucs. Mais bon, ce n'était pas extraordinaire non plus. J'ai connu des Serdaigle qui se débrouillaient bien mieux.

- Tu ne tiens pas vraiment la route après Hermione, laisse-moi te le dire.

- C'est que tu n'as eu qu'un… vague aperçu de mes talents, Weasley.

- Madame se vante, mais l'échantillon ne m'a pas semblé à la hauteur des prétentions.

- Tu quémandes ? Cela m'étonne de ta part. Je croyais que tu avais du… choix.

- Quémander ? Je ne tomberais jamais aussi bas. Je te faisais juste remarquer que tes allégations sont loin d'être confirmables.

- Si, par la majorité des filles du collège qui ont 16 ans minimum !

- Mais pas par celles qui ont de l'expérience ! En fait, tu préfères les prendre vierges de toutes connaissances pour qu'elles ne puissent pas comparer.

- Hermione ? Vierge ? C'est la meilleure de l'année… pouffa Pansy. Mais si tu insistes…

La Serpentard se leva gracieusement, fit les quelques pas qui la séparaient de Weasley et la saisit délicatement par le menton.

- Admire l'artiste… murmura-t-elle avant de se pencher pour capturer les lèvres de la Gryffondor.

Ginny eut un léger mouvement de recul mais ne chercha pas à se soustraire au baiser. Au contraire, elle passa sa main dans les cheveux de la Serpentard pour l'approfondir. Pansy fit glisser ses doigts le long de la joue de la rousse pour ensuite effleurer sensuellement la nuque, tout en mordillant très légèrement la lèvre inférieure.

- Ce n'est qu'un échantillon de ce que je sais faire… murmura-t-elle en plongeant son regard dans les yeux noisette de la rousse.

Cette dernière sentait une vague de chaleur l'envahir sans qu'aucune barrière ne vienne l'endiguer. Elle se leva à son tour et attrapa la Serpentard par sa cravate.

- Il est temps que tu saches ce qu'est une femme de tempérament, lâcha-t-elle avant de capturer à son tour les lèvres légèrement rosies qui lui souriaient.

- Et tu comptes m'en faire la démonstration juste avec tes lèvres sur les miennes ? Un peu d'ambition Weasley ! se moqua Parkinson alors qu'elles se séparèrent pour reprendre leur souffle. Où est passé ton sens de l'aventure ?

- Il faut toujours commencer quelque part, et l'itinéraire est aussi imprévu que surprenant, murmura la rouquine dans le creux de l'oreille de la vert et argent, avant d'en mordiller le lobe, tandis que ses mains s'aventuraient ailleurs, au gré des mouvements qu'elle déclenchait chez sa partenaire.

- Et bien, surprends-moi, Weasley. Pour une seule et unique fois… chuchota la Serpentard en faisant glisser ses mains le long des reins de la Gryffondor pour la saisir par les hanches.

Ginny afficha un air prédateur et sourit, avant d'allonger la vert et argent sur le sol.


Ginny jeta un regard furieux à Pansy qui levait les yeux au ciel en sifflotant.

- Je peux savoir comment tu as récupéré ce souvenir ? demanda froidement la rousse à Hermione.

- Demande à ta femme, se dédouana l'enchanteresse en levant les mains.

- Alors ? siffla l'ancienne Gryffondor.

- Crois-moi, tu veux ne pas savoir, et je veux pas mettre nos deux hôtesses dans l'embarras. Après tout, c'est dommage d'avoir des problèmes pour se mettre dans l'ambiance avant de…

- PANSY ! coupa Hermione.


Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis l'enlèvement de Pansy et Ginny. Les deux sorcières avaient tenu leur promesse, à savoir que l'écart de conduite qu'elles avaient eu ne serait jamais suivi par d'autres.

Le mois d'avril arriva et Hermione sentait la tension qui habitait Minerva grandir au fur et à mesure que la date du mariage se rapprochait. Il était à noter tout de même plusieurs bonnes nouvelles : Grindelwald n'avait pas donné signe de vie et l'enchanteresse avait réussi à rendre au manoir McGonagall son éclat d'autrefois.

Trois semaines avant la date fatidique, la préfète attrapa Merlin à la fin d'un cours.

- Que puis-je faire pour toi ma toute grosse ? demanda le professeur de DCFM.

- J'ai besoin de toi pour… enfin… comment dire… marmonna la Sage.

- Je te sens tendue en ce moment, fit remarquer Merlin.

- Quatre semaines que je n'ai pas touché à une cigarette pour faire plaisir à Minerva.

- Ah ! C'est pour ça que des élèves arrivent toutes les heures en pleurs chez Pomfresh ! se moqua le premier sage.

- Très drôle Merlin. Ils n'ont pas à emprunter le même couloir que moi. Bref, j'aimerais faire une surprise à Minerva. Peux-tu m'emmener choisir une robe ?

- Une robe ? Une robe de chambre ?

- Non, triple buse. Une robe de mariée !

Le visage de Merlin s'éclaira et il se leva brusquement.

- On est parti ! Papa va emmener sa fifille à Paris !

La préfète posa sa main sur l'épaule de son ami et les fit disparaître tous deux dans un craquement sonore. Quelques instants plus tard, ils se trouvaient dans l'Allée Magique. Merlin insista pour passer faire un retrait à Gringotts avec conversation en francs, voulant absolument offrir sa tenue à son amie. Après moult négociations, l'enchanteur remporta la partie et les deux Sages commencèrent le tour des boutiques de la capitale française. Hermione refusa de rentrer dans la plupart d'entre elles, grimaçant de dégoût à la vue des modèles exposés en vitrine.

- On va pas y passer la nuit ! soupira le professeur, qui commençait à regretter d'avoir accepté l'après-midi shopping. T'en prends une au hasard et basta !

- Non mais regarde-moi ces choses avec tous ces froufrous et cette dentelle, rétorqua Hermione. J'suis pas une meringue !

- Tu serais mignonne là-dedans… se moqua le premier sage.

- Je ne veux pas être mignonne, je veux être renversante !

- Mais c'est que tu te transformes en fille ! Et bien soit, usons nos guêtres sur les rues pavées de la plus belle ville du monde jusqu'à ce que mort s'en suive !

Une heure plus tard, Hermione s'était figée devant la devanture d'une petite boutique, ne pouvant détourner son regard d'une robe. Elle était simple, sans chichi, mais superbe. Merlin eut un regard approbateur et ouvrit la porte pour laisser passer la préfète.

- Vas essayer cette merveille. Et pour une fois, et c'est pas ta femme qui te dira ça, ne regarde pas le prix ! lança-t-il joyeusement.

Ils furent accueillis chaleureusement par une femme moldue assez âgée et Hermione engagea la conversation en français. Ravie de constater que son usage de cette langue était encore bon, elle ne prit pas la peine de lancer le sort de traduction. Une dizaine de minutes après, elle sortie de la cabine d'essayage et Merlin eut un sourire attendri.

- Tu es renversante, fit l'enchanteur en levant le pouce.

- Il faudra faire quelques légères retouches au niveau des bretelles et raccourcir d'un centimètre le bas de la robe… Pour vos cheveux, pensez à les relever. Vous avez une jolie nuque, ce serait dommage de la cacher, fit la femme en tournant autour de l'enchanteresse.

- On la prend ? demanda le premier sage.

- On la prend, répondit Hermione, sûre d'elle.

- Parfait ! Laissez-moi marquer les mesures…

La vendeuse sortit un mètre de couturière et des aiguilles, procéda à quelques ajustements et la Serpentard put ôter la robe.

- Quand pouvons-nous la récupérer ? demanda la préfète alors que Merlin procédait au paiement.

- Le temps de vous trouver les chaussures assorties, plaisanta la moldue. Elle sera prête d'ici une petite heure.

Les deux enchanteurs sortirent de la boutique, satisfaits.

- Pour les pompes, prends des talons histoire de ne pas être obligée de monter sur un tabouret pour embrasser la mariée ! se moqua Merlin en tapant dans le dos de la Serpentard.

- Très drôle…


Hermione avait décidé d'aller à Avalon pour mettre ses achats hors de portée d'un certain nombre de personnes trop bien intentionnées. Même rétrécies les deux cartons auraient attirées l'attention de Pansy si elle les avait ramenées dans son dortoir. Tout aussi impossible de les cacher dans le fonds d'un placard chez Minerva, elle aurait mis la main dessus le temps de le dire.

L'enchanteresse sortit la robe de sa boite et l'admira à la lumière de la lune. Elle se surprit à sourire en se revoyant dans la boutique lors du dernier essayage et en repensant à l'air béat de Merlin derrière elle.

- Vous devez être fier de votre fille, avait aimablement dit la vendeuse en ajustant un pli.

- C'est une jeune Sage accomplie que je conduirais à l'autel pour prendre femme.

La vendeuse souleva un sourcil mais ne fit pas de commentaires.

Elle se dépêcha de trouver une cachette pour sa tenue et, une fois cela fait, transplana pour Poudlard avec un sourire aux lèvres.


Hermione tenta de cacher les cernes de sa soirée bière avec Culann avec un sort de maquillage, sans résultat. Elle avait passé la nuit à Avalon en compagnie du forgeron tandis que Minerva était restée au manoir McGonagall, avec Merlin pour compagnie au cas où Gellert déciderait de présenter ses vœux à la future mariée. L'animagus, très à cheval sur les traditions, avait insisté pour que les futures épouses ne se voient pas avant la cérémonie.

L'enchanteresse était à présent dans une des salles de l'Abbaye d'Arbroath, haut lieu du nationalisme écossais. Vêtue de sa robe de mariée, élégamment coiffée par Ginny, elle contemplait son reflet dans la glace sans se reconnaître. Elle soupira alors que ses doigts touchaient la cicatrice qui semblait séparer en deux son sourcil droit.

- Comment vais-je faire pour masquer cette horreur ? marmonna-t-elle, une boule dans l'estomac.

- Ne t'en préoccupe pas. Minerva aura le nez dans ton décolleté, elle ne regardera pas plus haut… plaisanta une voix grave derrière elle.

Hermione eut un pâle sourire en voyant l'image de Merlin dans le miroir. Elle se retourna et soupira en passant ses chaussures.

- Des jours que je m'entraîne pour marcher avec en cachette… dit-elle en se levant. J'espère que je ne vais pas me rétamer dans l'allée.

- Impossible, tu seras à mon bras, répliqua l'enchanteur dans un costume gris clair sur mesure.

- Qu'est-ce que tu en penses ? demanda l'enchanteresse en désignant sa tenue.

- J'en pense que la nuit de noce commencera dans le confessionnal deux minutes après l'échange d'alliances, rétorqua le premier sage avec bonne humeur.

- Merlin ! s'offusqua la Sage.

- C'est l'heure ma belle. Papa va te conduire à l'autel !

- Je dois vraiment être magnifique pour que tu dises ma belle et non ma grosse, plaisanta Hermione en prenant le bras que lui offrait l'enchanteur.

- La culotte amincissante que Pansy t'a offerte fait des miracles. Tu devrais en acheter plus…

- Merlin… gronda la préfète.

- Allez, c'est l'heure de te passer la corde au cou !

Il ouvrit la porte et la conduisit dans l'église. Des cornemuses retentirent quand ils firent leur entrée et l'enchanteresse sentit les poils de ses bras se hérisser.

« Demi-tour ! Je préfère encore me marier à Las Vegas pendant un concert de Hard Rock Metal Punk allemand ou je ne sais quoi… » dit-elle en freinant des escarpins.

« Je t'avais dit de t'occuper du groupe de musique, mais tu n'as pas voulu m'écouter… » rétorqua Merlin en la tirant en direction de l'autel.

« J'ai déjà dû batailler pour le menu. Faut bien qu'on mange, non ? »

« Pas faux… Mais lève les yeux et arrête de paniquer, ta future femme te regarde et sourit niaisement. Je n'aurais jamais pensé voir Minerva sourire niaisement d'ailleurs… J'espère que quelqu'un prend des photos. »

Hermione leva le menton, fièrement. Depuis le narthex, elle voyait l'ensemble de la nef, pleine à craquer de kilts et de tartans. Le ban et l'arrière ban de l'Écosse avait décidé de rendre hommage au clan McGonagall. L'enchanteresse perdit le reste des couleurs qu'elle avait encore aux joues.

- Regarde juste ta future femme, lui glissa Merlin qui avait senti son trouble.

Hermione acquiesça d'une pression de la main sur le bras de l'enchanteur. Elle se concentra sur l'avant du cœur où se trouvaient les témoins et la future mariée.

Severus était droit comme un I, sanglé dans un costume noir, chemise noire col mao, à la mode moldue pour faire plaisir à Hermione. A ses côtés, Pansy était éblouissante de simplicité dans son tailleur pantalon trois pièces Chanel gris perle qu'elle portait sans chemisier, mais avec un magnifique tour de cou de chez Van Cleef.

Minerva avait quant à elle choisi de se faire accompagner de sa sœur et de son neveu. William était aussi séduisant habillé dans son kilt vert et argent que sa mère semblait rébarbative, imbue de son personnage et de l'importance de l'événement pour le clan.

Dans le cœur, Dolores Ombrage bombait le torse pour en imposer, invariablement vêtue d'un tailleur en laine bouilli rose fuchsia.

Mais au milieu de tout cet aréopage, Hermione n'avait d'yeux que pour une seule personne, Minerva. L'animagus était vêtue d'une longue jupe au couleur du clan, et d'une écharpe de cérémonie qui barrait son chemisier blanc, maintenu par l'écusson aux armes des McGonagall. Cependant, ce qui accrochait le regard de la Sage, c'était la lumière qui irradiait du sourire de sa future femme. Il illuminait tout autour d'elle, et c'est en suivant ce lien qui se tissait entre elles qu'Hermione put enfin remonter l'allée vers le cœur.

Une fois arrivé devant l'autel, Merlin donna la main droite d'Hermione à Minerva et alla s'asseoir au premier rang. Minerva plongea son regard vert dans les yeux noisette de l'enchanteresse qui sentit toute l'appréhension s'envoler. C'était ce qu'elle voulait. Ce qu'elle avait toujours voulu, se rendait-elle compte. Elle sentait entre elle et sa Guide un lien qu'elle n'avait jamais eu avec personne.

- Nous sommes ici tous rassemblés en ce jour pour célébrer l'union de deux sorcières, commença Ombrage de sa voix enfantine. Dans cette abbaye chargée d'histoire, une nouvelle page va s'inscrire pour notre communauté.

Des pleurs retentirent dans la vaste salle et Ginny donna un léger coup de coude à sa mère qui se tamponnait les yeux avec un mouchoir.

- Maman… Ca n'a pas encore commencé… murmura la Gryffondor, gênée.

Ombrage fit un cours sermon sur les liens du mariage, sur l'aide réciproque que se devaient les futures mariées et Severus leva les yeux au ciel.

« Mais elle ne peut pas se dépêcher, j'ai faim ! » grogna Merlin dans l'esprit du directeur de Serpentard.

« J'ai surtout hâte de signer ce maudit registre et d'aller m'en jeter un au bar… » maugréa le maître des potions.

- Minerva Fearghas McGonagall, voulez-vous prendre pour épouse Hermione Jean Granger ?

- Pósfaidh, go héag. Je le veux.

Minerva se saisit de l'alliance que lui tendait William et la passa à la main gauche d'Hermione.

- Hermione Jean Granger, voulez vous prendre pour épouse Minerva Fearghas McGonagall ?

- Je le veux, répliqua avec assurance l'enchanteresse.

Pansy, émue, donna l'anneau offert par Culann et la neuvième sage la passa au doigt de sa Guide.

- Je vous déclare unies par les liens magiques du mariage. Vous pouvez vous embrasser ! s'exclama Ombrage en levant sa baguette pour en faire jaillir des étincelles vertes et argentées, couleur du clan McGonagall et de la maison Serpentard.

Hermione sourit amoureusement à sa femme qui se penchait pour l'embrasser avec toute la retenue qu'imposait le lieu. Tandis que leurs lèvres s'effleuraient chastement, une petite voix se fit entendre.

« Devant moi et devant vos pairs, vous voici engagées ensemble pour l'éternité, c'est juste que c'est pas la même, la mienne sera plus longue. Félicitations et bon courage ! »

- C'est quoi ce baiser de vierges effarouchées, ironisa Pansy. Bon sang, c'est le moment de choquer la populace !

- Allez ma tante, montre ce que le clan McGonagall sait faire ! encouragea William.

Minerva sourit mais n'en fit rien. Elle prit la main d'Hermione et remonta l'allée sous les applaudissements des invités. Arrivées sous le porche, les cornemuses entamèrent l'hymne du clan pour saluer la sorties des mariées. L'enchanteresse esquissa une grimace que l'animagus tua dans l'œuf en capturant les lèvres de sa femme pour un baiser nettement plus fougueux que le précédent. Des vivas s'élevèrent, déclenchés par Pansy et William, tandis que Cybèla fronçait les sourcils dans un vieil air de famille. Merlin s'approcha d'elle, Pomfresh à son bras et lui glissa à l'oreille « Ah, ces Françaises, quel tempérament ! »


Le restaurant était bondé, et les invités discutaient, un verre d'apéritif à la main, en attendant que l'entrée soit servie. Minerva et Hermione allaient de groupe en groupe, recevant les félicitations d'usage. Rogue était adossé contre un mur, observant l'agitation de son regard noir habituel.

- Je ne comprends pas la moitié de ce que ces gens racontent… marmonna Pansy en sirotant le contenu d'un verre. Mais le whisky est excellent.

- La seule raison valable de fréquenter cette population de sous-développés, acquiesça le maître des potions avant de tremper ses lèvres dans l'alcool. Encore heureux que les couleurs du clan soit en accord avec mon humeur. Rouge et or, j'aurais fait un massacre…

- Vivement le dessert, soupira la Serpentard. J'ai appris trois phrases en gaélique, et je compte bien m'en servir.

Severus haussa un sourcil perplexe et le rictus de Pansy s'élargit.

- Les phrases sont : « Voulez-vous coucher avec moi ? », « Les toilettes sont un peu plus loin. », et la dernière : « Passez devant, je vous suis sans en perdre une miette… ».

- Vous me… tiendrez au courant de votre réussite.

- Rassurez-vous, les témoins arrivent toujours à se taper les filles célibataires lors des mariages. Et il y en a de pas mal, j'avoue, ajouta la Serpentard avant de s'éloigner pour faire un repérage.

Severus but une nouvelle gorgée en parcourant la salle du regard. Il se redressa en apercevant une chevelure rousse qui n'appartenait pas, pour une fois, à un des nombreux membres de la famille Weasley. Il s'approcha d'un pas vif et la sorcière lui sourit.

- C'était une cérémonie magnifique. Et tu es très élégant dans ton costume, dit Lily Potter avec un mince sourire.

- Vous êtes… égale à vous-même, Mrs Potter. Toujours aussi radieuse… répondit Rogue avec un geste sec de la tête.

« Posez votre main sur son bras et complimentez-la. Dites-lui que les mariées sont éclipsées par sa beauté. » conseilla une voix grave dans sa tête.

« Merlin ? Vous ai-je… » commença le directeur de Serpentard.

« Faites-le ! » ordonna l'enchanteur qui se trouvait à quelques mètres de là.

- Mrs Potter… reprit Severus.

- Lilly, s'il te plaît, corrigea la sorcière avec un sourire.

- Je dois dire que votre beauté éclipse celles des mariées.

La rousse eut un léger rire de gorge et posa sa main sur celle de son ancien camarade d'école.

- Merci Severus. Très aimable de ta part.

« Maintenant, proposez-lui de lui apporter un rafraîchissement. Son verre est vide, rustre ! » ajouta Merlin.

- Voulez-vous que je vous apporte quelque chose à boire ?

- Emmène-moi au bar plutôt. Cela fait tellement longtemps que nous ne nous sommes vus. Profitons de cette occasion pour discuter. Rattraper le temps passé…

Merlin les regarda s'éloigner avec un sourire aux lèvres.

- Que mijotes-tu encore, Henry ? demanda Poppy.

- Rien, ma douce, répondit l'enchanteur.

- A d'autres ! se mit à rire la médicomage avant d'embrasser délicatement le premier sage.


Hermione jeta un regard passablement dégoûté au contenu de l'assiette de sa femme avant de reporter son attention sur sa propre entrée.

- Tu es sûre que tu ne veux pas goûter ? C'est délicieux, proposa Minerva avec un sourire radieux.

- Je ne tiens pas à être malade pour notre nuit de noce, chérie, rétorqua la Serpentard avec une grimace.

- Je me demande comment vous allez survivre à nos réunions de famille, fit froidement Cybéla, de son air revêche.

- C'est pour ce type de plat immangeable pour les gens normalement constitués qu'existe l'excuse des régimes dissociés sans lipides, se moqua Pansy en levant son verre en direction de la Sage qui eut un sourire reconnaissant.

- McGonagall ! Cette Anglaise fait preuve d'une impudence qui ne sied guère à son peuple, siffla la sœur de Minerva.

- Juste pour information… Quel est le nom de la Reine de votre pays ? Ne serait-ce pas Elizabeth II, par le plus grand des hasards ? demanda innocemment Pansy alors que Ginny se mordait l'intérieur de la joue pour ne pas rire.

Deux tables plus loin, Molly soupirait.

- Et dire que ça aurait pu être notre fille… lâcha-t-elle avant de boire une longue gorgée de vin comme pour oublier que c'était Minerva qui avait passé la bague au doigt de la Serpentard.

- Ginny ne le voulait pas, répondit doucement Arthur.

- Elle n'a jamais su ce qui était bon pour elle !

Elle jeta un regard navré à sa fille qui plaisantait avec Severus et Lilly Potter. Le maître des potions bénissait Minerva et son plan de table. Il se promit de lui offrir, dès le lendemain, une caisse d'un scotch haut de gamme.

Ginny, qui se disait que Rogue ne sortirait pas vivant de la salle si James Potter ou Harry étaient présents, sentit une main se poser sur son épaule. En tournant légèrement la tête, elle croisa le regard de Pansy.

- Je reviens d'ici 20 minutes. Empêche ces barbares de mettre un truc douteux dans mon assiette, dit la Serpentard.

Elle s'éloigna de sa démarche chaloupée et alla rejoindre une ravissante brune qui arborait les couleurs du clan McGonagall. Les deux jeunes femmes s'éclipsèrent dans une salle adjacente et la rousse roula des yeux en soupirant.

- Ca va ? demanda Hermione avec un sourire.

- Juste Pansy qui fait des siennes…. Tu es ravissante aujourd'hui.

L'enchanteresse sentit la main de Minerva se poser sur sa hanche en un geste possessif.

- C'est ce que je me tue à lui dire depuis une heure, mais elle argumente pour se remettre en jean et chemise.

- J'avoue que la veste en cuir associé à ta nouvelle cicatrice te donne un air d'aventurier. Manque juste le chapeau et le fouet, fit remarquer la Gryffondor avec humour.

- C'est un style, j'y penserai, plaisanta la Sage.

- Ne t'avise surtout pas de le faire. D'ailleurs, je songeais à te demander de te mettre plus souvent en robe… commença la Guide.

- Et c'est non, rétorqua la préfète. Je t'ai fait la surprise pour aujourd'hui et je ne compte pas retenter l'expérience avant longtemps.

- Pourtant, tu étais sublime en robe noire le soir… des fiançailles de Rose et Scorpius… murmura la rousse.

Hermione pâlit brusquement et sentit la main de McGonagall raffermir son étreinte en un geste réconfortant. L'enchanteresse allait rétorquer quand Merlin se leva pour taper sur son verre, histoire d'interrompre la conversation.

- C'est l'heure du discours du témoin. Miss Parkinson ?

- J'passe mon tour ! répliqua une voix étouffée venue d'une autre pièce.

William se leva et commença une diatribe amusante qui fit s'étouffer Minerva et qui lui attira un regard noir et courroucé de sa mère.

Pansy finit par réapparaître alors que le plat de résistance était servi. Elle réajusta sa veste, dégagea une mèche de cheveux de son visage et s'assit gracieusement à côté d'Hermione.

- Je bois un verre le temps de reprendre mon souffle et je pourrai faire mon discours. Bon sang Hermione, je te comprends enfin. Rien ne vaut la fougue des Ecossaises !

Les deux mariées recrachèrent à l'unisson leur gorgée de vin et Merlin claqua des doigts pour ôter les taches de son costume.

- Qui de notre clan avez-vous déshonoré ? demanda froidement Cybèla.

- Minerva, comment dit-on : « comment t'appelles-tu ? » en gaélique.

La Directrice lui répondit et Pansy se retourna, souriante, vers la sœur de la mariée.

- Promis, la suivante, je lui demande et je vous dirai !

Cybèla la foudroya du regard et Parkinson eut un rictus ingénu.

- Pas trop dur de voir sa grande sœur paraître 20 ans de moins que vous ? ajouta la vert et argent en sirotant son verre.

Elle eut un glapissement et se pencha pour frotter son pied qu'Hermione avait écrasé sans ménagement.

- Bordel, ça fait mal les talons… maugréa-t-elle.

L'enchanteresse la fusilla du regard et retourna à son repas. Cependant, en voyant la chose qui gisait dans l'assiette de Minerva, elle fronça les sourcils.

« Source, tu penses que je peux manger une bouchée de ce truc pour faire plaisir à ma femme sans mourir empoisonnée ? » demanda-t-elle.

« Hmm, ne prends pas de tels risques. Après tout, tu n'es pas encore moi. Et même si c'était le cas, je pense que les humains ont finalement trouvé le moyen de tuer la Source : Le Haggis. »


Le gâteau avait été coupé par les mariées, le champagne avait coulé à flot et Hermione contemplait à présent le regard bleu ému de Merlin.

- On va les faire rêver un peu… murmura l'enchanteur en prenant doucement la main de la préfète.

- Tu sais danser au moins ? demanda la Serpentard alors qu'elle sentait que des centaines paires d'yeux l'observaient.

- J'espère juste que tu ne me feras pas honte, se moqua gentiment le premier sage alors que les premières notes d'une valse retentissait dans la salle.

Le professeur de DCFM emmena Hermione dans une suite de mouvements fluides et gracieux. Les invités applaudissaient et l'enchanteresse souriait.

- Effectivement, tu te débrouilles… murmura-t-elle alors que son ami la faisait tournoyer.

La danse se poursuivit et Minerva vint finir la valse avec Hermione. Les deux mariées virevoltaient sur la piste, sans se quitter des yeux.

- Heureuse ? murmura Hermione à l'oreille de sa femme.

- C'est le plus beau jour de toutes mes vies, répliqua McGonagall, amusée. Et elles sont nombreuses.

- On s'éclipse dès que possible. Des heures que je me retiens de me jeter sur toi.

D'autres couples vinrent les rejoindre sur la piste. Merlin s'inclina devant Poppy avant de la guider, Severus avait proposé à Lilly qui avait accepté avec un plaisir évident, et William s'était dévoué pour faire danser sa mère. Pansy, quant à elle, avait embarqué Ginny dans une valse plutôt sensuelle sous les regards interloqués de Molly et furieux de Ron.

La Serpentard finit par trouver une nouvelle victime et demanda à la rousse d'être son copilote.

- On va jouer à « Je te présente Pansy… », expliqua la Serpentard. Ensuite, si tu trouves quelqu'un à ton goût, on fera la variante qui est : je te présente Ginny.

La plus jeune des Weasley acquiesça et les deux élèves s'approchèrent d'une belle blonde qui observait les couples avec envie. La Gryffondor tapa doucement sur son épaule et la sorcière se retourna.

- Salut ! Je te présente Pansy ! lâcha la rousse, amusée, avant de s'éloigner pendant que Parkinson tentait de découvrir si sa proie parlait anglais.

Ginny se dirigea vers le bar et commanda, après avoir vérifié que sa mère n'était pas dans les parages, un verre de whisky.

- Mais cette ravissante personne ne serait-elle pas la jeune sœur de Bill Weasley ? demanda une voix grave.

La rousse se retourna et croisa des yeux verts familiers.

- Vous devez être William McGonagall, répliqua la Gryffondor.

- Qu'est-ce qui m'a trahi ? Les yeux, le kilt, ou le fait que j'étais le témoin de ma tante ? plaisanta le jeune homme.

- Nous étions à la même table, mais nous n'avons pas eu l'occasion de discuter.

- Oui, cette chère Miss Parkinson, quand elle n'était pas en charmante compagnie, s'est évertuée à mettre une bonne ambiance… Ma mère ne s'en est toujours pas remise.

La rousse but une gorgée de whisky et William lui prit délicatement le verre des mains pour le reposer.

- Venez donc danser avec moi, Miss. Une jeune femme aussi charmante ne doit pas rester seule au bar…

Ginny hésita mais finit par accepter l'invitation. Elle prit la main de William qui la conduisit sur la piste de danse.

- Au fait, une question que je me pose depuis tout à l'heure… Les hommes portent-ils des sous-vêtements sous leur kilt ? demanda la rousse.

- C'est laissé au choix du porteur, répliqua l'écossais, amusé de la question. Mais la tradition veut qu'il n'y ait rien.

- Et vous ? Qu'avez-vous sous votre kilt ? lâcha Ginny avec un sourire espiègle.

William eut un rictus et se pencha sur sa cavalière.

- L'avenir de l'Ecosse… murmura-t-il à l'oreille de la Gryffondor qui devint aussi rouge que ses cheveux.


A l'extérieur du restaurant, à une dizaine de mètres de là, Gellert Grindelwald contemplait l'agitation d'un œil critique.

- A peu près 150 sorciers, dont une centaine d'Ecossais… marmonna-t-il. Ce ne serait pas très prudent d'aller présenter mes vœux aux mariées.

Il observa une dernière fois Minerva et Hermione qui dansaient ensemble et finit par transplaner.

« Ce n'est pas grave. Ce n'est que partie remise… »


Hermione et Minerva apparurent devant leur maison d'Avalon. A peine la porte fut-elle ouverte que la Directrice de Poudlard emmenait l'enchanteresse dans leur chambre.

- Tu as trente secondes pour me débarrasser de cette robe, murmura la Sage.

- Ne t'inquiète pas, ça ne m'en prendra pas plus de dix…

Mais le temps de le dire, les lèvres des deux amantes se rejoignaient passionnément tandis que leurs mains entamaient un ballet qui ne finirait qu'au petit matin.


Alors que Minerva et Hermione échangeaient un regard ému avant de s'embrasser tendrement, Ginny avait le visage aussi rouge que ses cheveux et tançait Pansy.

- Mais tu t'es tapée toutes les filles présentes au mariage ou quoi ?

- Toute sauf cinq! répliqua la médicomage.

- Qui ?

- Herm, Minerva, sa soeur, ta mère et toi !

Un chauve-furie fusa et Pansy rentra la tête dans les épaules pour l'éviter.


Le mois de juin arriva et le beau temps gagna enfin l'Ecosse. En ce dimanche après-midi, Hermione était allongée dans l'herbe, la tête sur les cuisses de sa femme. Les yeux fermés, un sourire ornant ses lèvres, elle profitait de la chaleur estivale. Des rires joyeux se faisaient entendre dans le parc du manoir McGonagall.

- Sympa comme pique-nique, mais ça manque de filles… marmonna Pansy en se resservant un verre de thé glacé.

- Il reste toujours Ginny… répliqua d'une voix endormie la préfète alors que les doigts de la Directrice de Poudlard se perdaient dans ses cheveux.

- Plus pour longtemps. Je trouve qu'elle passe beaucoup de temps avec William… Je crois que tu as fini par la dégoûter de la gente féminine, répliqua la Serpentard, acerbe.

- Cette accusation est plutôt valable pour la dernière fille avec qui elle a joué au docteur, répondit Hermione avec un sourire narquois.

- Il faut dire qu'il n'y avait plus rien à faire oui, c'était déjà désespéré ! soupira Pansy en reprenant une gorgée.

- Vous n'avez pas vu Merlin et Poppy ? fit Minerva pour changer de conversation.

Parkinson réfléchit quelques instants et son regard s'éclaira.

- Si ! Je les ai vus partir en direction de la chambre qu'il occupait pendant les vacances. A mon avis, c'est pour ça que le mur de l'aile ouest tremble depuis tout à l'heure…

Minerva grogna.

- Pas encore des travaux dans le manoir ! Je sens que je vais louer la prochaine fois, l'un dans l'autre ça coûtera moins cher !

- Ca ne te coûte pas un rond avec une enchanteresse sous le coude, chérie… répliqua Hermione, nonchalante.

Quelqu'un se mit entre le soleil et la préfète et cette dernière fronça les sourcils.

- Est-ce que la personne qui m'empêche de bronzer pourrait légèrement mouvoir son arrière-train ? grommela-t-elle avant d'ouvrir un œil.

A la vue de Cybèla, elle pâlit légèrement.

- Oh, bonjour, vous allez bien ? marmonna-t-elle en se redressant.

La sorcière l'ignora et dévisagea longuement sa sœur.

- Est-ce une tenue pour un chef de clan ? demanda-t-elle sèchement en jetant un regard dégoûté au jean et au haut blanc qu'arborait la Directrice de Poudlard.

- C'est le week-end, répliqua l'animagus, affable.

- Il n'y a pas de week-end pour les chefs de clan, répliqua d'une voix forte Cybèla.

- Gnagnagna… se moqua Pansy avec une grimace, dans le dos de l'Ecossaise.

- Que me vaut le plaisir de ta visite ? demanda Minerva alors qu'Hermione reposait sa tête sur ses jambes.

- Je viens te faire part d'un problème dans le clan. William, le futur chef…

- Si je n'ai pas d'enfant, coupa Minerva. Mais c'est dans nos projets…

- Depuis quand ? demanda la Sage avec un sourire amusé.

- Les enfants ont besoin d'un père et d'une mère, McGonagall. Je ne tolérerai pas que… commença Cybèla.

- Je me fiche de ce que tu permets ou pas. Donc, William ?

- Et bien, le futur chef de clan entretient une relation épistolaire avec une jeune anglaise aux cheveux roux. Celle-là même avec qui il discute présentement. Tu dois mettre un terme à tout ceci, McGonagall !

- Cybèla, il me semble plutôt que mon neveu travaille pour la cause.

- En fréquentant l'ennemi ? s'étouffa la cadette.

- En convertissant l'ennemi ! Imagine, une famille dont le patriarche siège au Ministère ! En faire des soutiens de notre cause, quoi de mieux, marmonna Minerva en s'étirant au soleil. Et puis, vu la couleur des cheveux de toute la maisonnée, il y a fort à parier qu'ils sont plus Irlandais qu'Anglais. C'est donc un demi mal, non ?

- Je ne comprendrais jamais comment tu réfléchis. D'abord une..., ensuite des anglais dans la famille et en plus des renégats, c'est ça que tu souhaites pour la grandeur du clan ? Décidément, Père doit se retourner dans sa tombe !

- Et si tu continues, tu vas pouvoir retourner dans ton propre manoir ! Alors, desserre ton tartan, prends un whisky avec nous et profite du soleil !

La cadette McGonagall jeta un regard glacial à sa sœur et tourna les talons pour gagner l'aire de transplanage. Elle disparut dans un craquement sonore qui fut accompagné par un soupir de soulagement d'Hermione.

- C'est quand la prochaine réunion de famille ? demanda l'enchanteresse.

- Début août, pour son anniversaire, répondit Minerva.

- Je ne pense pas être disponible, tu iras sans moi, répliqua la préfète.

- Quelle excuse trouveras-tu ?

- J'arriverai bien à déclencher une apocalypse d'ici là…


Et voilà le travail ! Le chapitre vous a plus ? Vous voulez réagir ? L'espace review est fait pour vous ! ^^

A deux on vous souhaite un excellent week-end ! A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !

Bises et à dans 7 jours !