Bonjour à tous et bienvenue sur un nouveau chapitre de Pérégrinations! Celui-là, je m'en souviens, il était 4h du mat, et je me suis éclatée à l'écrire, j'espère que vous vous amuserez en le lisant et en imaginant les situations!

De plus, quelques questions vont trouver réponses...

Je dis ça juste comme ça, mais un nouveau chapitre a été posté il y a deux semaines sur Il ne faut pas chatouiller le Dragon qui dort... ma fic avec en OS les jumeaux Dragonneau au temps des Maraudeurs! Alors pourquoi ne pas faire un détour?

Je remercie une fois de plus mes fidèles lecteurs fantômes, ceux qui me suivent, me commentent, vous restez une réelle source de motivation

PS : n'oubliez pas d'aller faire un tour sur ma fic avec les jumeaux dragonneau durant le marauders' era, 'il ne faut pas chatouiller le dragon qui dort', et n'hésitez pas à me faire part de votre avis

Chapitre 35- la forêt interdite

-J'ai la dalle, râle Potter.

-Boucle là et concentre toi, s'énerve sèchement Remus.

On peut se demander pourquoi est si désagréable. Mais ça fait des heures que les garçons se plaignent. M'apprendra à leur demander quoique ce soit, tiens !

-Pourquoi on fait ça ? demande Peter.

-Vérifier une théorie, réplique Sirius.

-Ali, tu penses vraiment que c'est une bonne idée ? demande Peter.

-Taisez-vous et avancez ! je murmure avec un profond agacement.

-Quoi, ici ? s'étonne Potter.

-On va aller dans le forêt sous forme humaine ? panique Peter.

-Remus pourrait prendre la cape de James ! s'offusque Sirius.

-On pourra jamais se défendre face à des loups garous sous forme humaine ! insiste Peter.

-Les gars, ce sont des loups de souche, rappelle Remus d'un air fatigué en se pinçant l'arrête du nez, elles ne nous feront pas de mal.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé quand tu les as suivies ? je demande tout en continuant d'avancer dans les bois.

-Je ne me souviens pas vraiment. Je me souviens de m'être soumis et de les avoir suivies. C'était l'instinct de la bête… Je ne saurai l'expliquer… Et heu... Ben … On a juste couru dans la forêt. C'était grisant.

-Mieux qu'avec nous ? se vexe Potter.

-C'était différent ! s'excuse Remus. C'était…

-Tes semblables, je chuchote, enfin, pas tout à fait, tu es un mordu, mais vous êtes des loups. C'était comme…

-Une meute, une harmonie. C'est pas pareil avec d'autres animaux, on gambade, on est moins monstrueux, là j'étais … libre, moi-même, entier…

Les garçons se regardent avec un air interdit.

Que je vous explique, une fois Lily sortie de l'infirmerie la semaine d'avant, j'ai parlé de mes doutes aux garçons. Je leur ai tout dévoilé de ce que Dumbledore m'avait raconté au sujet de ma mère, ses frères, sa sœur, ma cousine, mes sœurs et mon frère, l'attaque de Jedusor, les souvenirs de Jedusor, les connaissances de mon père en Grande Bretagne, le vol de mes souvenirs, mes pouvoirs de magie Fondamentale, ma grand mère chef des velanes, mon grand père premier des vampires, la mère de ma cousine grande alpha de toutes les meutes de loup d'Europe Occidentale, des lignées dirigeantes ancestrales, présentes depuis le début de ces espèces…

Mes doutes suite à la rencontre avec Bjornson, le fait qu'elle n'avait pas de baguette, chose qu' Emmeline a remarqué immédiatement. Même pendant le cours des patronus, elle ne nous a pas montré les gestes, seulement expliqué. La couleur des yeux des loups qui m'observent depuis la rentrée, qui sont de la même couleur que cette femme, qui porte le même nom que ma cousine, son air pimpant malgré l'heure matinale de pleine lune, le fait qu'elle ai trouvé Remus qui était dans la forêt interdite accompagné de deux louves, son mystère quant à la possibilité de maîtriser ses mutations à volonté avec les statuts d'hybride et de trybride… Le fait qu'elle n'ai pas répondu à mes questions concernant ces dits statuts, comme si ça ne pouvait pas exister, alors que ma mère et sa fratrie sont des hybrides, cas classique Velane/Vampire, mais surtout, son ignorance quant au statut de trybride, même feinte, alors que ma cousine et moi-même existons…

Bien sûr, eux aussi aimeraient en savoir plus, surtout si mon statut de trybride va déclencher mon gène ou non, quand vais-je récupérer la mémoire, que se passera-t-il une fois que je renouerai avec ma famille, quel rôle vais-je jouer, qu'est-il advenu de mon père…

Mais un mystère à la fois.

Ce soir, on résous l'énigme des loups.

Nous nous sommes donc retrouvés dans la Salle Commune et à l'aide de la carte sommes sortis grâce à un 'invisique'. Une fois sortis, un petit 'ostendit', et nous avons traversé le parc dans le froid mordant et les derniers flocons du mois de février. En silence, nous avons pénétré la forêt interdite, malgré ce que son nom implique. La forêt est sombre, les arbres inquiétants, comme ce conte moldu que m'a lu Lily en 2ème année, Blanche Neige. Ils en ont fait un dessin animé, et ces descriptions la terrifiaient alors que moi je trouvais ça drôle. Enfin, on n'a pas tous le même humour. Il fait noir, et seules nos 5 baguettes nous permettent de voir à 100m à peine. Les bruits de la forêt sont apaisants selon moi, même si les genoux de Peter s'entrechoquent et que Potter et Sirius n'arrêtent pas de trébucher en proférant des jurons. Seul Remus a l'air aussi calme et impassible que moi.

Nous continuons de nous avancer lorsque…

« Hé ! Encore des vêtements ! »

Je me retourne imitée de Remus, Peter se cognant brutalement au dos de Potter qui était devant lui avec Sirius. Au pied d'un arbre, il y a deux tas de vêtements. Des vêtements moldus. Une simple robe d'hiver bleu d'un côté avec des bottes en cuir et un blouson du même tissu, à ses côtés, un jean taillé et un pull en laine noir avec des baskettes bleus.

Nous nous approchons des vêtements.

-La dernière fois qu'on s'en est approchés, on a été agressés, rappelle Peter.

-ON, a été agressés, rappelle James en tournant autour de l'arbre tout en indiquant Sirius et sa petite personne. Il n'y a rien d'autre, soupire-t-il.

-Il n'y a personne, confirme Remus après avoir tendu l'oreille alentours.

-Qu'est-ce qu'on fait ? s'enquit Peter.

-Moi j'ai toujours la dalle, soupire Potter, pourquoi on n'est pas passés par la cuisine déjà ?

-C'est pas les vêtements de Bjornson, ça ? s'enquit Sirius en pointant le tas de pantalon et de pull.

-T'es pro de la mode féminine moldue maintenant ? je le raille.

-Ben, ça serait bien sa taille, elle est aussi petite qu'Hestia avec son mètre cinquante huit, et aussi fine que toi, comme un Velane. Et son pull est large.

-En plus, je me demande si elle portait pas ces baskettes au dernier cours, confirme l'observateur qu'est Peter.

-Vous savez que les fabricants font plusieurs fois le même modèle ? je les taquine.

-Oui mais …

-Attendez, s'agace Remus en sentant le tissu avant de le reposer, non je ne reconnais pas son odeur. Je ne reconnais pas l'odeur ! Je reconnais toujours les odeurs, ajoute-t-il dépité en secouant la tête

-File moi ça, j'ordonne. Mouais, je ne sens rien.

-En même temps, si elle est Velane… Ca sent quoi, une Velane ? demande Potter en me fixant.

-Je suis en partie humaine Potter, alors je ne sais pas si une Velane a une odeur particulière, ou même si elles ont une odeur ! je réplique agacée. En plus, je n'ai pas reniflé la prof !

Il a de ces idées ce garçon.

-Et toi Remus ? s'enquit Peter.

-Pas particulièrement, concède Remus, mais ça aurait pu me dire quelque chose.

-Ca sent quoi un loup de meutes ? s'emporte Potter. Et puis elle est vampire, si ça se trouve…

-Moi aussi.

-T'as le gène mais t'en es pas encore une, rappelle Sirius.

-Soit, mais un loup ça sent forcément quelque chose, regardez Remus ! dit Peter affolé par le tournant énergique de la conversation, en regardant vivement autour de nous.

-Remus a été mordu ! claque Potter. Ce n'est pas pareil.

-On ne peut pas se fier aux odeurs. On ne sait rien des Velanes, ni des loups des meutes à ce propos, ou même si le gène Vampire, si tant est qu'elle soit vampire et que son gène se soit activé, puisqu'elle serait trybride si elle est la cousine d'Alisa, annule les odeurs humaines, décide Remus.

-Qu'est-ce qu'on fait alors ? demande piteusement Peter en fixant ses doigts qui se tortille devant son petit ventre.

-On continue de chercher ! décide Potter en nous devançant, le poing en l'air

-Et on leur pique leurs vêtements ! ça leur apprendra à nous attaquer !

-Sirius, soupire Remus.

-Quoi ?

-Mais bien sûr ! je m'exclame. Vous ne comprenez pas, j'ajoute devant leur air surpris. Elles retirent leurs vêtements ! Elles les retirent ! Elles savent qu'elles vont se transformer ! Et surtout on n'est pas la pleine lune ! Donc elles mutent à volonté ! je conclue l'air triomphant.

-Bien vu, concède Potter. Mais si Bjornson est ta cousine, et que l'autre louve est ta tante… Ta cousine est au moins hybride, voir trybride si elle a activé son gène vampire. Par contre, sa mère, c'est sensé être une simple louve ? Comment elle fait pour maîtriser sa mutation ?

-C'est la Grande Alpha, alors le sang royal qui coule dans ses veines doit être différent des autres, suppose Sirius en reprenant la marche. Ça va ? me demande-t-il en me prenant la main.

-Pourquoi ça n'irait pas ? je m'étonne.

-Ben, ça fait beaucoup d'informations en quelques mois… Et puis cette histoire de gène vampire… Il se déclenche chez les vampires de souche, ok, peut-être même chez les hybrides, même si on n'en est pas sûrs mais… Imagine que malgré ton statut de trybride il se déclenche ?

-Et ben, il va se déclencher, je soupire, qu'est-ce que je peux faire pour arrêter une malédiction génétique et héréditaire qui coure depuis plus de 1000 ans ?

-Mais tu te souviens de la souffrance décrite par Bjornson ? Je veux dire, ça a l'air pire que tous les Feudeymon et les Doloris de l'histoire des sorts de magie noire !

-Peut-être, je concède, écoute, pas besoin, de s'inquiéter tant qu'on n'a pas de réponse, d'accord ?

-Je ne supporterai pas de te voir mourir, m'avoue-t-il précipitamment à voix basse, le regard fuyant

-Je reviendrai à moi !

-Oui mais tu seras morte pendant 24h !

-Et alors ? Tant que je reviens à moi, ce n'est pas un drame. Il suffira juste de m'achever pour que je ne souffre pas plus que nécessaire.

-Tu trouves ça drôle ? s'agace-t-il.

-C'est toi qui te demande tout le temps ce que serait la vie sans un peu de risque pour la pimenter ! Ben voilà, ça c'est un risque, je m'amuse doucement.

-Tu n'es pas drôle ! m'accuse-t-il

-Toi t'es vachement mature tout à coup, je l'accable.

-Vous avez entendu ? demande Remus

On s'arrête tous subitement, nos sens, vampire/velane, lycan, animagi, en alerte. En effet, il y a un bruit de coussinet qui tape doucement la neige à quelques centaines de mètres.

« Des centaures ? hasarde Peter.

-C'est des coussinets, j'affirme.

-Je pense aussi, susurre Remus.

-J'aime pas ça, geint Peter, je veux mon lit !

-Et moi j'ai toujours la dalle, chacun ses problèmes !

-Et moi je veux que vous vous taisiez !

-Mumus !

-toi qui est si doux d'habitude ! se moque Sirius.

-Chut !

On observe autour de nous en silence. Plus rien.

-C'est malin, on a perdu sa trace, râle Potter en levant les yeux au ciel et l'air vaincu

-Je pourrai me transformer et la pister ? propose Sirius.

-Pour encore te faire attaquer ? je grogne. Ca ne t'a pas suffis la dernière fois ?

-Ca serait plus rapide, confirme Potter.

-Non ! couine Peter. C'est du suicide !

-Je pourrai le faire moi, je propose.

-T'es devenue suicidaire ? s'écrie Black.

-Moins fort ! suffoque Peter.

-Mais si c'est ma cousine et ma tante, elles ne m'attaqueront pas, je leur rappelle doctement.

-Elles ne connaissent pas ta forme Animagus, déclare Potter.

-En plus, on ne les connaît pas, peut-être qu'elles te veulent morte !

-Pourquoi ne m'ont elles pas déjà tuée alors ? Elles ont eu maintes occasions de le faire ! Et puis vu la manière dont Dumbledore la dit, on aurait dit que se couper de moi était un sacrifice horrible, même si c'était pour ma sureté.

-Peut-être, mais elles ne connaissent pas ta forme animagus ! insiste Potter.

-Elles ont du flair ! rappelle Remus.

-On a la même odeur sous forme humaine et animale ? s'étonne Peter. Parce que quand Patmol est sous forme de chien, il pue le chien mouillé quand il pleut.

-Hé !

-Et Cornedrue sent le cheval mouillé ! enchaîne Peter un sourire narquois aux lèvres.

-Hééééé !

-Taisez-vous les gars, soupire Remus.

-Fais nous taire alors ! le défi Potter d'un air goguenard.

-Ne me tente pas Cornedrue !

-La pleine lune est passée, pourquoi t'es aussi désagréable ? s'étonne Peter.

-je ne suis pas…

-Mauvaise période du mois, le nargue Sirius

-CHUT !

Devant nous, deux paires d'yeux bleu nuit apparaissent à travers les buissons.

-C'est elles ? hasarde Peter

-C'est elles, confirme Remus.

-Montrez-vous ! beugle Potter en agitant le doigt devant lui. On a des choses à régler !

-Tais toi Potter, je siffle entre mes dents.

-T'es con ou quoi, tu veux qu'elles nous attaquent ? s'agace Sirius en donnant une claque à l'arrière du crâne du bigleux.

-Hé, ça fait mal !

-C'est ton cerveau qui essaye de comprendre ta propre stupidité, révèle Remus.

-C'est au bras que tu as mal, pas au crâne, je remarque acerbement.

-Avait, rappelle Remus, il fait du cinéma.

-Elles ont disparu ! constate Peter.

-On les … Ali !

Pendant que les Maraudeurs tergiversaient, je me suis élancée à leur poursuite.

Je ne peux pas les perdre.

Je ne dois pas les perdre.

J'entends derrière moi les pas précipités des garçons.

Au bout de quelques minutes je m'arrête. La clairière. Par où sont elles passées ?

-Parfait, râle Potter, c'est parfait, maintenant, j'ai encore plus faim.

-Et moi j'ai encore plus envie de mon lit, geint Peter.

Que quelqu'un les tue. Vite.

-Mais taisez vous, soupire Remus en reprenant difficilement son souffle.

-On devrait lâcher l'affaire et…

-Laisse tomber Peter, tu n'as qu'à rentrer, je m'agace.

-Non ! Un maraudeur n'abandonne personne ! s'offusque-t-il.

-Alors cessez de vous plaindre ! j'ordonne agacée.

-Quelqu'un a une idée d'où elles sont allées ? demande Sirius.

-Peut-être par là ? Ou là ? Je ne sais pas…

-Les traces de pas dans la neige ! je m'écrie. On est vraiment idiots ou pas réveillés, regardez ! j'ajoute en pointant des traces de loups dans la fine pellicule de neige.

-Si j'avais moins faim, j'y aurai pensé avant, concède Potter.

-Mauvais fois, remarque Peter.

-Ali, tu vas où ? s'inquiète Remus en m'emboitant le pas.

-Je suis les pas, on va bien finir par les trouver.

-Qui va là ?

Des bruits de sabots se font entendre et laissent place, traversant les arbres noirs…

Des centaures. 4 pour être exacte.

Génial !

Saviez-vous que les centaures adorent les humains ?

-Que faites-vous ici, humains ? demande le chef des centaures.

-Heu… commence Peter.

-On recherche des louves, je réponds.

-Vous n'êtes pas des loups. Et toi, tu es le loup solitaire, tu n'as donc rien à voir avec eux…

-Comment vous… commence Remus.

-Ils voient des choses dans les étoiles, se souvient Potter.

-Des choses… répète Sirius songeur.

-Que faites-vous là ? répète le Centaure en tapant des sabots avant, grattant le sol des sabots arrières. Vous n'avez pas le droit d'être ici.

-Je cherche ma cousine et ma tante, je tente désespérément. Les louves en questions, j'ajoute face à sa question muette.

-Vous n'êtes pas une louve.

-Je suis… On a une famille compliquée, je soupire. Ecoutez, on n'est pas là pour vous embêter, vous attaquer, vous déranger, ou envahir votre territoire, on aimerait juste avoir un droit de passage unique pour rechercher les deux louves auxquelles je suis liée par le sang, vous comprenez ?

Le centaure nous jauge du regard avec mépris. Je ne me suis jamais demandé ce que les centaures pensaient des loups, encore moins des loups de meute, ou des vampires, ou des velanes… Je sais juste qu'ils ont profond dédain pour les humains. Des histoires de terre ancestrale et tout le blabla… Bref, la connerie humaine à son paroxysme dès qu'ils sont face à des êtres, esprits, créatures, animaux ou autres. Toujours à croire que tout leur est dû, à se croire supérieurs parce qu'ils maîtrisent un bout de bois. Alors que les autres aussi ont de la magie en eux… Les moldus c'est autre chose, et pourtant, ils se croient supérieurs parce que eux, n'ont vraiment aucune magie. Et les moldus de leur côté méprisent tout, et ça, sans avoir conscience de tout ce qui existe autour d'eux, cachés d'eux, à cause d'eux… Ce monde part vraiment en vrille.

-Nous ne faisons pas confiance aux humains, rappelle un autre Centaure derrière le chef. Vous allez venir avec nous.

-Non ! s'écrie un troisième. Tuons les.

-Pas sûre que Dumbledore apprécie, je tente.

-Ali, qu'est-ce que tu fiches ? murmure Peter affolé en tirant sur ma manche

-Je tente un truc, je chuchote à mon tour.

-Vous êtes des élèves d'Albus ? s'étonne le chef Centaure. Ne vous a-t-il pas appris la signification du terme interdit ?

-Tous les ans, soupirent en cœur Sirius et Potter.

-Vous enfreignez les lois ! s'offusque le deuxième centaure.

-S'il vous plaît ! je supplie. Il faut que je trouve ces louves.

-Si elles veulent vous parler, elles viendront vous trouver d'elles-mêmes, assure le 3ème centaure.

-C'est une question de vie ou de mort ! s'exclame Sirius en désespoir de cause.

-Il n'y aura pas de mort ce soir, annonce le chef Centaure après avoir levé les yeux vers les étoiles.

-C'est rassurant, grommelle Peter.

-J'ai la dalle! se plain Potter.

-Vous ne passerez pas, décide le Centaure.

-Ecoutez, laissez-nous passer, vous n'avez qu'à nous surveiller ? je propose.

-Ou nous vous gardons prisonnier, réplique le 4ème centaure qui était silencieux jusque là

-C'est Dumbledore qui … répète Sirius.

-Il n'a aucun droit ici, assure la 3ème centaure.

-Mais vous n'avez pas le droit de vie ou de mort sur les élèves de Poudlard, assure Remus.

-En êtes vous sûr ? demande le chef centaure.

-Vous ne nous avez jamais embêté, et pourtant ça fait 2 ans qu'on traîne ici à chaque pleine lune, lâche Sirius.

Il va nous foutre dans la merde ce con !

-Vous êtes les animaux qui accompagnent le loup ? s'étonne le chef centaure.

-Oups … fait Peter.

-Qu'est-ce que ça peut faire ? s'agace Potter.

-Tu nepeux pas les respecter ? Ils sont chez eux ici ! je m'agace.

-Pardon, s'excuse Potter, mais j'ai vraiment faim.

-Je vais t'en mettre une, je le menace.

-Excusez-les, commence Remus, mes amis sont … Ils ne sont pas au fait des coutumes de centaures… Ils ne se rendent pas compte que vous prenez tout ceci pour un manque de respect et à quel point les accords vous sont chers. Nous ne voulions pas empiéter sur votre territoire, quelque soit notre apparence. Ils me soutiennent en tant que reclus de la société, pour faciliter mes nuits de pleine lune, et en tant qu'animaux, on ne vous a fait aucun mal jusque là ? Nous ne vous avons pas attaqués, nous ne vous avons pas volé vos terres. Et c'est la première fois que nous venons sous forme humaine. C'est exceptionnel ce soir. Nous avons vraiment besoin de réponses, et seules ces louves les ont.

Les centaures plissent les yeux mais ont cessé de gratter et de taper de manière menaçante le sol. Ils se jettent des regards entre eux et nous sondent du regard. Peter a le regard rivé au sol, tremblant comme une feuille, Potter et Sirius les regardent d'un air sûr d'eux, comme à leur habitude, Remus a l'air contrit et désolé, et moi… Moi je regarde partout, à la recherche de ces yeux bleu nuit…

-Pourquoi avez-vous besoin de réponses ?

-Pour savoir ce que je suis et qui je suis.

On se croirait dans un mauvais roman de gare.

-Tout être se pose cette question.

-Ca devient trop philosophique, braille silencieusement Sirius.

-On pourra passer aux cuisines en rentrant ? hasarde Potter.

-Si on rentre, soupire Peter.

-Ils ont dit qu'il n'y aurait pas de mort ce soir ! triomphe Potter.

-Bouclez-la ! je grince entre mes dents serrées, en un sourire vers les centaures.

-Soit. Seulement ce soir. A votre prochaine violation de notre territoire… Vous serez emprisonnés et soumis à la loi des Centaures, décide le chef Centaure avant de s'enfoncer en marche arrière dans la nuit noire de la forêt.

Nous continuons notre marche, l'oreille aux aguets après un soupire de soulagement. Cette forêt est sans fin, et la lune est quasiment inexistante !

-Ahhhh ! couine Peter.

-C'est quoi ce truc ?

Je me tourne vers ce que montre Potter.. Des … Merlin…

- Des araignées géantes ! couine Peter en faisant un bond en arrière

-Des acromentules, fait Remus en nous faisant reculer. Une colonie !

-Elles nous on vu ? hasarde Potter.

-Reculez, ordonne Sirius en nous tirant par la cape.

-Le repas est arrivé à l'heure, constate la plus grosse et hideuse des araignées velues, entourées de ce qui semble être ses enfants.

-Le centaure a dit qu'il n'y aurait pas de morts ce soir ! réplique Potter fièrement en bombant le torse.

-Ces stupides créatures ! gronde l'acromentule géante.

-Personne ne s'aime sur cette terre ? s'offusque Potter.

-Demi tour ! ordonne Sirius.

Et nous nous mettons à détaler en lançant des stupefix et incendio derrière nous.

-Prenez tous vos mains ! j'ordonne. Invisique !

Main dans la main, et devenus invisibles, nous détalons comme des beaux diables. Un gros détour après, nous reprenons enfin nos esprits près d'une petite rivière. Je lance un ostendit, et constate que Peter est allongé en étoile de mer sur l'herbe gelée, Potter agrippé à ses genoux reprend sa respiration,, Sirius à genoux la main au cœur et cambré vers le ciel, Remus assis adossé contre l'arbre près de Peter.

A la source de la rivière, des licornes boivent dans la rivière sans nous prêter attention, bien que la plus grande semble prête à détaler avec ses congénères. J'imagine que les petits ont soif.

Elles sont vraiment belles.

-Super pratique ton sort, constate Potter.

-J'ai jamais autant couru, même sous ma forme Animagus ! avoue Sirius.

-Je vais mourir, pleurniche Peter.

-Les centaures ont dit…

-On a compris Cornedrue, s'agace Remus, le regard dans le vide. C'était une mauvaise idée.

-Je n'aurai pas dû vous en parler, je déclare

-On ne t'aurait jamais abandonnée ! s'offusque Potter. Et puis c'est marrant !

-Marrant ? répète Peter outré. Je sens plus mes jambes. On va finir par crever, oui !

-Oh ça va, on commençait à se faire chier ces derniers temps, rappelle Sirius.

-Cornedrue, t'es préfet en chef, tu ne devrais pas… commence Remus.

-On dirait Lily, je râle en traversant la petite rivière sans vergogne.

-Tu vas où encore ? s'étonne Sirius.

-Je continue ma traque, ça ne se voit pas ?

-Si ça se trouve, tes louves se foutent bien de nous ! râle Potter.

-Peut-être ! je ne me souviens plus de leur caractère. On m'a volé mes souvenirs je te rappelle !

-Désolé, grommelle Potter. N'empêche, les loups, c'est vraiment mesquin.

-Hé ! s'offusque Remus.

-Pas toi Lunard, le rassure Sirius en se redressant. Ma biche, attends nous enfin !

-Ben magnez vous, je n'ai pas toute la nuit ! je dis en tournant la tête

-Et moi je veux mon lit ! pleure Peter en me suivant

-Merlin, j'ai failli oublier, mais j'ai la dalle !

-Nous, on l'a pas oublié, note Remus en fermant la marche des maraudeurs derrière moi.

De l'autre côté, j'aperçois un élevage de sombrals. Si les garçons n'ont pas remarqué les licornes, trop occupés à reprendre leurs esprits, je doute qu'ils aient affronté la mort pour pouvoir voir les Sombrals.

En continuant plus loin, nous tombons sur des gobelins.

-Merlin, Morgane et cette putain de Viviane doivent nous haïr, déclare Potter avec fatalisme

-Des gobelins buveurs de sang, nous présente Remus.

-Je croyais qu'on utilisait cette invention pour faire peur aux enfants pour les forcer à se mettre au lit ? s'étonne Sirius.

-Qui voudrait… commence Potter.

-Tu n'as jamais rencontré sa mère, je constate tandis que Sirius secoue la tête face à un vieux souvenir d'enfance.

-Et ils sont bien réels, affirme Remus en un geste de main, la preuve.

-Ils vont boire notre sang ? s'inquiète Peter. On va mourir !

-Putain, Graves va mourir vierge, et Sirius et moi on s'est pas envoyé en l'air depuis des mois c'est vraiment… Aïe ! Pourquoi t'as fait ça ? s'écrie-t-il en caressant sa joue rougie.

-Pour que tu la fermes Potter !

-Il nous a vu ? s'alarme Peter terrorisé.

-Protego maxima ! s'exclame Potter en décrivant un arc de cercle autour de nous.

-Avancez, j'ordonne, ils ne nous ont pas…

-Des humains !

-Merlin pitié, je veux mon lit ! couine Peter. Je sais ! C'est qu'un cauchemar, c'est tout… je vais me réveiller, je vais…

Le gobelin s'avance vers nous mais un troll à lunettes s'approche alors de nous.

On va tous se les payer, ce n'est pas possible !

Le gobelin hausse des épaules, furieux, et s'en va, alors que le troll nous observe de ses petits yeux vitreux et éclate de rire en faisant tournoyer sa massue.

-Qui humain troll être fort ? demande le troll.

-Quoi ?

-Troll, déclare Remus, impassible.

-Toi honnête, moi aime toi ! Toi passer ! déclare le Troll en faisant demi tour

-Non mais ils sont sérieux ? s'agace Sirius.

-On va rencontrer toute la populace, soupire Potter.

-Une énigme ? s'étonne Peter.

-Valait mieux pas l'agacer, déclare Remus alors que nous reprenons notre route.

Nous continuons notre route, croisant quelques Scroutt à Pétard dont nous nous écartons vivement avant de tomber sur un renard blessé. Il était sous un buisson et saignait de la patte, il semblait paniqué.

-Ali, tu fais quoi ? s'agace Peter.

-Je vais soigner ce renard avant de continuer. On n'est plus à un obstacle près.

Je déchire un pan de ma cape et bande la patte blessée après avoir lancé un sort contre la douleur. Puis il s'en va joyeusement mais en claudiquant. On aurait presque dit Rusard, tiens !

Nous reprenons notre chemin, lorsque Peter marche dans une flaque visqueuse verdâtre. Il commence à étouffer, et sous un éclair de géni, Potter nettoie le dit liquide d'un coup de cape. Sauf que ça ne fonctionne pas.

-La coriante retire n'importe quel liquide, rappelle Peter qui continue d'étouffer.

J'arrache vivement une feuille de la dite plante que nous avons étudiée en botanique et la tend à Potter qui nettoie la jambe de Peter. Le liquide retourne à sa flaque, et Peter reprend enfin sa respiration.

-On va tous se les faire, soupire Sirius.

-je vais vraiment mourir, râle Peter, pourquoi ça tombe toujours sur moi ?

-tu n'as qu'à faire attention ! grogne Sirius.

-Le centaure a dit…

-LA FERME !

-Chut !

-Cachez-vous !

On se précipite derrière des arbres et…

-Qu'est-ce que ces connards foutent là ? demande Sirius.

-C'est le moment de venger Mary ! déclare Potter.

-Boucle la Potter.

-On n'entend rien, râle Peter.

-On attend qu'ils passent leur chemin et on continue, décide Remus.

Nous attendons un peu que Mulciber et Avery passent leur chemin. Un nuage de lucioles sorti dont ne sait où les entoure et ils détalent en hurlant. Après avoir éclaté de rire, nous reprenons notre route, déambulant sur un sentier rocheux, mettant une grande distance entre nous et les deux serpentards.

-Qu'est-ce que ces deux faces de troll foutaient la en pleine nuit ? demande Potter agacé.

-J'espère qu'ils vont en croiser un de troll, puisqu'on en parle. Jamais ils ne diront que les trolls sont plus intelligents que les humains, assure Sirius.

-C'est quoi ce cri ? demande Remus en s'arrêtant.

-Quand est-ce que ça va s'arrêter ? geint Peter.

-qu'est-ce que c'était drôle avec les lucioles ! vous avez vu ça ? s'exclame Potter.

-Encore un cri ! l'interromps Remus.

-Un farfadet ! s'exclame Peter.

-Mais on va vraiment tous se les coltiner ! grogne Sirius

Je m'approche du farfadet… Prit dans un piège. D'un coup de baguette, je le libère. Sans nous regarder, il prend la fuite, et nous continuons notre périple. On dépasse un arbre abattu au sol, pour nous enfoncer toujours plus dans la sombre forêt. Un mouvement se fait voir.

-Des serpents ! crie Peter.

-Stupefix !

-Bien joué James, approuve Sirius en s'emparant des épaules de Potter.

-Ils n'étaient pas nombreux en même temps, fait le faux modeste.

-On continue, annonce précipitamment Peter.

Nous passons devant des botruc, puis devant des hippogriffes.

-On aura tout vu sauf ces foutues louves ! grogne Potter.

-Et ça c'est quoi ? demande Sirius.

-Un cynospectre.

Un esprit semblable à un chien poursuit les hippogriffes qui s'envolent brusquement dans les airs. D'un pas précipité, nous dépassons l'être et nous retrouvons face à un rideau de feuilles que nous écartons pour nous retrouver dans une grotte.

Une grotte ? Dans une forêt ? c'est quoi ce délire.

-Merlin, quoi encore ?

Je me retourne brusquement. Au fond de la grotte se trouvent les deux louves. Deux magnifiques louves, l'une couleur or blanc, l'autre couleur noir d'ébène, qui se sont tournées vers nous, oreilles dressées, babines retroussées, poils hérissés, grognant et bavant, prêtes à bondir sur nous.

Instinctivement, Remus s'est interposé, Sirius et Potter de chaque côté de moi, Peter tremblant à l'arrière, chacun la baguette levée.

La lueur dans les quatre yeux bleu nuit est à faire froid dans le dos.

Alors qu'elles s'approchent l'air menaçant je m'interpose, furieuse.

- ça suffit les conneries maintenant. 6 mois que vous m'épiez, vous avez attaqué mon copain et mon ami…

-On est amis ? s'extasie Potter.

-Cornedrue… commence Peter affolé.

-Mais pourquoi tu utilises toujours mon patronyme ?

-James, pitié ! soupire Remus

-Vous avez kidnappé un autre ami, et je ne sais toujours pas qui vous êtes et ce que vous voulez ! Alors montrez-vous ou cassez-vous ! j'ordonne avec hargne, le visage impassible, mais le regard meurtrier.

-Ali, c'est peut-être pas…

-Remus, je t'adore, mais pitié, boucle la, j'ordonne.

Contre toute attente, les louves se regardent d'un air entendu et se retournent vers nous.

Par tous les suppôts de Morgane, Elles se transforme en souplesse et en fluidité, sans souffrance et problème, instinctivement, facilement, et rapidement, en humaines.

En humaines nues, pour être précise. L'une n'est autre que Hope Bjornson, l'autre est une femme aux cheveux couleur d'ébène, à la peau couleur olive, aux yeux bleu topaze, comme Hope, d'une incroyable beauté bien qu'elle ne soit pas velane, svelte et élancée d'un mètre 78, qui semble avoir 27 ans (ce qui n'est pas possible puisque s'il s'agit bien de ma tante, sa fille en a genre 25 !).

Les deux ont des corps toniques sans défauts, à l'image de leur visage, bien que la blonde a une aura et un magnétisme différent. Même si la brune a également un magnétisme… Mais pas l'aura particulière d'attraction et de mystère des Velanes.

Potter siffle d'admiration tandis que Sirius acquiesce d'un air d'approbation, tandis que les deux autres fuient les apparitions du regard.

Instinctivement et en parfaite synchronisation, Sirius et Potter se prennent une claque chacun sur le sommet du crâne.

- Hé !

-Ca fait mal !

-A force de tendre le balais, on se fait taper dessus, soupire Remus

-Filez moi vos capes, j'ordonne avant de les envoyer sur les deux femmes, lesquelles s'enroulent dedans, un sourire narquois aux lèvres.

-Toujours ton sale caractère, tu n'as pas changé en 10 ans, remarque la brune avec un sourire en coin.

-J'adorerais vous retourner le compliment, mais je ne me souviens pas de vous, je raille sur un ton désagréable.
-Tes petits copains peuvent nous regarder maintenant, déclare la blonde d'un signe de tête.

-Les loups ne sont pas pudiques, explique la brune en haussant les épaules.

-Ca dépens lesquels, marmonne Remus qui regardait ailleurs alors que Peter est devenu couleur tomate.

-Ceux des meutes sont à l'aise avec leur corps. Comment faire autrement alors qu'on se transforme tous ensemble ? explique la brune.

-Vous êtes la …

-Andréa Labonair, la Grande Alpha, acquiesce brune, et voici ma fille, Hope Bjornson.

-Je ne le crois pas, Dumbledore a engagé une louve ? T'es même pas sorcière ! je m'exclame avec un doigt accusateur.

-La plupart d'entre vous réussis ses sorts dans mon cours, nul besoin de baguette pour pratiquer la magie, et je connais tout de la vôtre, répond la blonde. Je suis sûre que je suis votre meilleur prof depuis longtemps !

-Elle n'a pas tort, remarque Potter.

-Et pourquoi il vous laisse traîner ici ? je demande de manière inquisitrice.

-Pour veiller sur toi, déclare la blonde.

-Je me débrouille très bien toute seule.

-Se balader dans une forêt interdite est tout sauf sain, surtout quand un mage débile te poursuit, remarque la blonde.

-C'était quoi ce mot ? demande Remus en fronçant les sourcils.

-Du scandinave, je soupire, la langue de mère, je précise devant son regard interrogateur. Et de son père du coup, j'ajoute en me retournant vers elle. Tu es la fille de Nikklas, n'est-ce pas ?

-En effet ! s'exclame Andrea.

-Pourquoi êtes-vous là ? Dumbledore m'a dit que je devais retrouver ma mémoire à la fin de mes études pour ma propre sécurité, même si je ne vois pas ce que ça change, et que ce n'est qu'à ce moment là que je pourrai vous retrouver !

-Ton père a disparu entre temps, et pourtant, j'avais flanqué des loups chez vous, et un autre en filature. J'ai perdu un de mes loups, et Alexeï a disparu depuis le mois de mai. Vu l'historique de ce Jedusor, c'est mauvais signe, déclare Andrea.

-Poudlard est l'endroit le plus sécurisé ! assure Sirius.

-Voldemort n'osera pas s'attaquer à Dumbledore de toutes façons ! Quand on voit ce qui est arrivé à…

Il s'arrête spontanément et me regarde l'air gêné.

-Tu peux le dire Potter, quand on voit ce qui est arrivé à mon grand père, je lâche avec flegme.

-Désolé, c'est sorti tout seul.

-C'est la vérité.

-On t'a retiré tes souvenirs pour te protéger de toi même, déclare Hope.

-Oh ça va, je maîtrise l'occlumancie, et les Velane résistent à l'imperium et au veritaserum ! je lui rappelle.

-Non, elle parle de ton tempérament de feu, précise Andrea. Tu es trop impulsive ! Quand on est poursuivi … Freya ne s'est pas sacrifiée pour que tu te jettes dans la gueule du loup !

-Et d'abord, je commence en me retenant avec peine d'exploser à la mention de ma mère, comment elle a pu se sacrifier si elle avait un gène vampire ? Il ne s'est pas activé parce qu'elle était hybride, c'est ça ?

-Le gène s'active qu'on soit vampire pure souche, hybride comme mon père, ta mère, et leurs frères et sœur, ou trybride comme toi, ta fratrie et moi, répond Hope.

-Ils auraient dû se transformer alors ! j'objecte.

-Il ne se déclenche qu'à la majorité magique, c'est pourquoi ceux qui portent le gène sont surprotégés jusqu'à leur 17ans, explique Andrea, cachés du reste du monde.

-Je suis déjà sortie sans protection ! rien que cet été !

-On te surveillait, nie Andrea.

-Et noël dernier, et celui d'avant ! je continue

-Tu avais ton collier, et puis deux de mes sergents étaient là.

-Ils ont été vachement utiles, j'ironise, à ce moment là et pour mon père !

-Ils sont morts pour permettre à Alexeï de fuir, respecte les et sois heureuse qu'ils se soient sacrifiés pour notre famille, me menace sombrement Andrea.

-Sinon quoi ? Tu vas me tuer ? je me moque.

-Ali, s'il te plaît, demande Remus en tirant sur ma manche.

-Non ! j'explose en me défaisant de son étreinte. Et puis quoi encore ? Après tout ce qu'on a subis pour les retrouver, je ne vais pas me taire maintenant.

-Comme si tu savais te taire, observe Hope.

-Oh ça va toi la prof de magie sans baguette ! Il est où mon père ?

-On ne le trouve pas, avoue Hope.

-Vu que ça fait des années que vous ne trouvez pas un loup solitaire récalcitrant, on se demande comment vous allez le retrouver !

-Ma biche…

-Quoi encore ? je m'agace en me tournant vers Sirius.

-Elle a dit que ton gène allait se déclencher même si tu es un trybride…

-Et alors, je vais mourir et revenir à moi, ce n'est pas un drame !

-Désolée pour l'autre soir, lâche finalement Hope, on n'a pas l'habitude de ne pas être obéies par des animaux, et on avait des choses à lui enseigner, ajoute-t-elle en désignant Remus du menton.

-Ma fille a également sale caractère, ce doit être un truc de Velane.

-Oui, parce que toi tu es le calme incarné avec ton sang chaud de louve et tes instincts meurtriers de vampire, raille la blonde.

-Arrête ça, siffle la mère.

-Bref, coupe Hope d'un revers de main, on voulait juste se débarrasser de vous, vous êtes assez têtus. On ne voulait pas vous faire aussi mal, je me suis un peu enflammée.

-Pas grave, grommelle Potter.

-Lui enseigner quoi ? demande Sirius.

-A maîtriser la bête en lui, fait Andrea comme si c'était une évidence.

-Mais comment…

-Attends, je coupe Potter, Remus, tu t'en souviens ?

-Non, c'est flou…

-Alors vous ne lui avez rien appris !

-La bête s'en souviendra, assure Andrea.

-Et comment tu fais toi déjà, pour maîtriser ta mutation ? N'est-ce pas un truc d'hybride ou de trybride ? j'argumente

-Je suis morte en mettant Hope au monde… Avec son sang encore en moi et donc son gène. Je suis revenue à moi et suis devenue la première hybride de l'histoire en finalisant ma mutation. Puis les premiers trybrides sont nées avec Hope, suivie de ta fratrie… Même s'il ne reste que toi.

-Et on apprécierait beaucoup que tous ces efforts, sacrifices et autres compris n'aient pas servi à rien, alors si tu pouvais réfléchir avant d'agir et de te mettre en danger, ça serait chouette, précise Hope avec ironie

-Je suis encore libre ! je m'offusque. Et puis c'est votre boulot de garder un œil sur moi, donc chacun sa bouse de dragon. Ou alors… Oh mais bien sûr suis-je idiote ! En fait ce qui vous inquiète c'est le trône vaquant !

-Tante Rekkah s'en sort très bien et au pire je prendrai le relais, même si ça ne s'est jamais fait jusque là : c'est toujours un descendant direct, dit Hope à bout de patience. Ne soit pas comme ça. On est inquiets pour toi, c'est ce qu'une famille fait.

-Merci, je crache avec dédain.

-Vous devriez rentrer, déclare Andrea.

-Je n'ai pas fini ! j'objecte d'un ton courroucé

Mais les deux louves ont repris forme animale et nous dépassent sans un regard.

- On peut rentrer maintenant ? demande Peter, avec la tête du type soulagé

-Oui, je réponds avec agacement, et je n'ai même pas la réponse à toutes mes questions !

-On sait que tu vas mourir d'ici deux mois, remarque Sirius le regard sombre.

-Ca va, elle t'a déjà dit qu'elle va revenir à elle, râle Potter en entamant la marche.

-Mais elle va souffrir !

-Elle est toujours là, je remarque, et puis Remus n'aura plus le monopole de la monstruosité.

-Tu n'est pas un… commence Remus.

-Monstre ? je le coupe. C'est une question de point de vue.

Nous retraversons la forêt sans entrave. Il est 3h du matin lorsque nous passons à travers le parc. Potter sort la carte du Maraudeur, Sirius, à côté de lui a passé son bras autour de mes épaules, Peter et Remus ferment la marche.

-Merlin, ils se sont tous donnés le mot ? grogne Potter.

-Quoi donc ? s'étonne Remus.

-On ne peut plus être attaqué, objecte Peter. Le centaure a dit….

-Qu'est-ce que vous fichez là vous ?

Nos regards se tournent vers le détenteur de la voix.

Whaaat ?

Voilà ! J'espère que vous prendre quelques secondes pour me donner votre avis, ça ne mange pas de pain, c'est gratuit, et ça fait plaisir !