Bonjour à toutes.
Un gros merci à toutes vos reviews. J'espère que je n'ai oublié de répondre à personne.
Alors finalement ce chapitre est posté à la date prévue ^^
J'espère que ce chapitre sera plus à la hauteur que le précédent. On va enfin savoir pour Blaise ^
Bonne lecture
Chapitre 36
Blaise montait dans l'avion. Il était parti précipitamment. Il avait besoin de mettre de la distance entre lui et Londres. Entre lui et son amour impossible. Un amour à sens unique est tellement difficile à vivre.
Il ne voulait pas rester dans cette ville qui déjà ne l'acceptait pas de par sa naissance. Mais il ne voulait surtout pas risquer de rencontrer par mégarde Ron et Rose. Il ne voulait pas voir la pitié de Ginny. Il préférait la fuite comme tout bon serpentard.
Blaise s'assit près d'un hublot. Il avait passé les formalités d'embarquement dans un état second. Il avait fait mécaniquement ce qu'on lui avait demandé.
Il regardait le tarmac d'un œil morne. Il entendait des personnes rire. C'était leur premier voyage. D'autres s'énervaient. Leur valise ne rentrait pas dans le compartiment à bagage. Un bébé pleurait.
Il les entendait mais ne les voyait pas.
La seule chose qu'il voyait était une tignasse de feu, un regard bleu ciel, un nez légèrement en trompette, une bouche rosée.
Il ne se rendait même pas compte qu'il pleurait.
Il aurait tellement aimé que Ron le voit comme lui le voyait. Il aurait aimé continuer à partager des moments ensemble, comme les quelques un qu'ils avaient partagé. Il aurait même apprécié les partager à trois ces moments là. Il acceptait Rose. C'était une gamine gentille et intelligente.
Il se trouvait con. Il avait toujours pensé que les gens amoureux étaient débiles d'afficher autant leur mièvrerie. Maintenant, il comprenait. Il les comprenait. Il était comme eux.
La seule chose qu'il voyait avant dans une relation de couple, c'était le côté physique.
Il voyait, prenait, testait, s'il était satisfait, il consommait puis jetait, sinon, il jetait et ça n'allait pas plus loin.
C'était ça sa vision du couple, une denrée périssable.
Jamais il ne s'affichait vraiment avec son partenaire. S'ils sortaient, ça ressemblait plus à une sortie entre pote qu'à une sortie de couple.
Pas de démonstration publique. Pas de geste tendre ni de regard amoureux et encore moins de bisous.
Ainsi, Blaise qui était dans ses tristes constatations ne remarqua même pas que l'avion avait décollé.
C'est une petite voix qui le sortit de ses pensées.
- Bonjour monsieur. Pourquoi tu pleures ? T'es triste ?
- Non, non, j'ai une poussière dans l'œil. Répondit il en séchant rapidement ses larmes du revers de la manche.
Ce n'est qu'alors qu'il remarqua les deux têtes blondes à côté de lui. Un garçon et une fille.
- Elle te fait mal la poussière ? T'as les yeux tout rouges. T'es sûr que tu ne pleurais pas ?
- Non, je ne pleurais pas. Un garçon ça ne pleure pas.
- Mon frère, il pleure tout le temps.
- Il est encore petit c'est pour ça. Et commet vous appelez vous ? Moi, c'est Blaise.
- Julie.
- Gabriel.
- Où allez vous…
S'en suivit une discussion sur tout et rien.
Blaise aida les hôtesses de l'air. Il s'occupa des enfants.
Il restait environ une heure et demi de vol. Julie et Gabriel dormaient. Un film était diffusé.
Tout à coup, une secousse ébranla l'appareil. Le signal du port de la ceinture de sécurité s'alluma. Doucement, il réveilla les enfants et leur attacha leur ceinture. C'était plus sécuritaire.
Quelques minutes plus tard, une nouvelle secousse.
Puis un bruit sourd.
Un craquement.
L'air s'engouffre.
La porte s'arrache.
La carlingue suit.
Des sièges disparaissent.
Les passager non attaché avec.
Dépressurisation.
Tombée des masques à oxygène.
Objet volant non identifiable.
Crie.
Pleure.
Panique.
L'oiseau de fer pique du nez.
Tentative de maintient.
Déséquilibre.
Chute libre.
Blaise tenta de garer son sang froid. Il regarda par le hublot et aperçu un rocher émergé.
- Julie ! Attrape la main de ton frère et donne moi ta main.
La gamine s'exécuta.
Blaise regarda autour de lui. Au moment où il transplana il remarqua le rouquin.
- Nooooon ! Ronnnn !
Blaise se réveilla en sursaut. C'était un cauchemar, Ron était toujours vivant.
Péniblement, il se redressa sur le sofa.
Ca faisait un moment maintenant qu'il se trouvait dans son salon. Il s'était avachit sur le divan de cuire blanc dès son arrivé.
Il était plutôt amoché. Un débris avait éraflé sa joue lors de la décomposition de l'appareil. Un autre avait tapé son poignet lorsqu'il avait attrapé les masques à oxygène. L'articulation était enflée et il avait du mal à la bouger. Sa cheville était dans le même état. Lors de l'atterrissage après le transplanage d'urgence, son pied avait glissé sur la vase présente sur leur ilot de fortune.
Il avait manqué finir à l'eau avec les deux enfants. Par chance, son pied avait été pris dans une crevasse. C'est ainsi qu'il s'était tordu la cheville, à moins qu'elle ne soit cassée.
Il ne s'était pas encore soigné. La fatigue et la lassitude avaient eu raison de lui. Il avait allumé la télé pour éviter de trop penser. Penser au crash, mais surtout penser à lui.
Il s'était rapidement endormi.
Maintenant, il était plus ou moins réveillé, il regarda autour de lui. Rien n'avait changé. Le salon était toujours aussi bien rangé et Draco…
- Draco ?!
C'était étrange que son ami ne l'ait pas entendu rentrer. Il avait pourtant dû faire du bruit.
- Harry ?!
Pas de Harry non plus.
A moins, se dit Blaise, qu'ils aient fait du sport en chambre et que la fatigue ait eu raison de leur vigilance. Cette idée le fit sourire. Il était heureux pour Draco. Ses conseils avaient porté ses fruits. Potter n'était pas ici que par pitié. Si tel avait été le cas, Draco ne lui aurait pas accordé sa confiance.
Evidemment, le mulâtre était loin de se douter qu'en son absence, c'était tout un miracle qui avait eu lieu. Il ne se doutait pas que le blond était en fait à Québec au milieu d'une foule en délire. Il ne se doutait pas qu'il s'était transformé en preux chevalier.
Blaise allait se lever pour aller surprendre le couple au saut du lit, quand un reportage télévisé attira son attention.
« C'est un véritable miracle qui se passe ici. Après avoir retrouvé deux enfants saint et sauf sur un rocher, une troisième personne est sortie indemne de cette catastrophe aérienne qui a frappé la Gaspésie hier.
Nous ne connaissons pas encore l'identité de cet homme. Au premier abord, il semblait un peu perdu. Il a été rapidement conduit à l'hôpital de Gaspé où en ce moment il doit subir des examens. »
Blaise sentit son cœur s'arrêter. Il retomba dans le canapé.
- C'n'est pas possible ! Ron ne peut pas être en Gaspésie. Qu'est ce qu'il fait là ? Il n'était quand même pas dans l'avion si ?
De nombreuses questions tournaient dans sa tête. Une chance que le reportage était diffusé sur la chaine info. Dans dix minutes, il devrait repasser.
Il se disait que si Ron était ici, c'était surement pour vérifier qu'il était bien mort, qu'il ne pourrait plus mentir à personne. Il trouvait cela cruel mais après tout, c'était de sa faute. Il aurait dû lui avouer plus tôt qui il était.
Il repensait à son départ. La façon dont le rouquin l'avait rejeté. C'était ça de se faire plaquer alors qu'on aimait l'autre comme un fou. Il comprenait mieux ses aventures. Eux s'attachaient, Blaise les brisait. Il se rendait compte de ce que ça faisait maintenant que lui aussi aimait.
Il se trouvait minable. Il avait vraiment fait du mal à ces conquêtes. Finalement Ron avait surement dû faire le bon choix.
« C'est un véritable miracle qui se passe ici… »
Blaise revint sur terre en entendant la journaliste. Il scrutait les images qui défilaient attendant de voir le rouquin.
Et il le vit. Il vit Ron, le regard complètement hagard, regardant les journalistes sans savoir vers qui arrêter ses yeux. C'était bien lui. Blaise n'avait aucun doute. Malgré la saleté qui lui couvrait le visage et l'état pitoyable qu'il montrait, il l'avait reconnu.
Un ambulancier qu'il n'avait pas vu auparavant vint au secours de l'ex Griffondor.
« Messieurs Dames, nous allons l'amener à l'hôpital afin de faire des examens. Il répondra sûrement à toutes vos questions dès qu'il ira mieux. Merci. »
Blaise eut un nouveau choc. Ce n'était quand même pas son ex qui emmenait le blessé vers la camionnette jaune ? Si ?
Blaise partit à rire. C'était un rire de dément.
Il n'entendit pas la porte d'entrée s'ouvrir, ni des pas s'approcher.
- Blaise ?
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- Deux fois ! Comment ça ?
- Je devrais même dire trois fois.
- Hein ?
- Et bien, le premier reportage te concernant, c'est lors de l'interview lorsqu'on a retrouvé tout à l'heure.
- …
- Ensuite, une personne a disparut à l'aéroport de Londres. Un certain Ron Weasbini. La description te correspond pas mal je trouve. Grand roux aux yeux bleus, anglais, et en plus, tu t'appel Ron.
- Mais je ne suis pas le seul Ron aux yeux bleus de l'Angleterre. C'est ridicule.
- C'est pas faut. Mais, cette personne a prit l'avion qui partait pour Montréal.
- Mais non voyons…
- Laisse moi finir veux tu. S'échauffa un peu Samuel. Tu t'es fait passer pour un Stewart.
Ron pâlit. Comment pouvait t'il savoir ça ?
- C'est n'importe quoi. Répliqua t'il d'une voix mal assurée.
- Non, ce n'est pas n'importe quoi. Le portrait robot qui a été fait t'ai plutôt ressemblant. Tu as assommé un agent de bord. Tu as pris sa place. Tout le monde est sur le qui-vive. Ils pensent que tu es un terroriste. Un terroriste qui a manqué son coup certes. Mais un terroriste quand même.
- Ca s'est passé quand ça ?
- Il y a deux ou trois heures je crois.
- Et on est à combien d'heure de Montréal ?
- Presque onze heures.
- Ok, et comment j'ai fait pour être à Percé et à Montréal en même temps ?
Ron était fier de son calcul, même s'il n'en menait pas large. En théorie moldu, il ne pouvait pas être à Montréal puis à Percé quasi en même temps.
- Ben, tu as transplané.
Le rouquin ouvrit de grands yeux. Sa bouche lui tomba.
- Ferme la bouche, tu vas avaler un maringouin. C'est la seule façon que tu as eut d'être ici et là bas en même temps.
La voiture, c'est trop long. L'avion également et il n'y en a pas à cet heure là. Il ne reste donc plus que le transplanage.
- Que… Comment…
Ron était en pleine panique. Il n'avait pourtant pas fait de magie, sauf pour la carte d'inspecteur. Oh Boy !
- Attends, attends. Tu dis que la personne qui a disparut à l'aéroport de Londres s'appelait comment ?
- Ron Weasbini.
- Merde ! Il faut que je parte d'ici. C'est le nom que j'ai donné à la psy.
- Mais il faut te soigner. Dit Samuel, un ton de reproche dans la voix.
- Non, tant pis. Ce n'est que superficiel de toute façon.
- Bon d'accord. Attends moi, de toute façon, j'ai fini mon quart de travail et je suis en congé. Prends mes clés et va dans mon char. C'est un char vert pomme.
- Tu viens avec moi ? Mais je vais t'attirer des ennuis.
- Pantoute. Tu l'as dit toi même. Comment prouver que tu étais à deux endroits en même temps.
Ron rejoignit le parking. Il n'eut en effet aucun problème pour trouver la bonne voiture. De nombreuses questions passaient dans sa tête.
- Comment allait Blaise ?
- Comment allait il se sortir de ce guêpier ?
- Comment Samuel avait-il deviné qu'il était un sorcier ?
C'est en pleine réflexion que le trouva Sam. Ce dernier s'était changé. Il portait un T-shirt noir près du corps. Des jeans et des baskets noires.
Cette apparition fit se poser encore plus de question à Ron.
- Pourquoi Blaise avait il plaqué un gars aussi beau et aussi gentil ?
- Tu es certain que tu n'auras pas de problème. Demanda t'il ?
- Mais non, ne t'en fait pas. Allez, direction Québec.
Sur la route, ils croisèrent des chars de police qui allaient en direction de l'hôpital. La psy avait dû voir les infos.
Au bout d'un long moment de silence, Ron se décida enfin à poser une question qui lui brulait la langue.
- Sam ?
- Mhhh ?
- Comment sais tu…
- Que tu es un sorcier ?
- Oui.
- C'est la seule façon que tu avais d'être à deux endroits en même temps.
- Mais comment connais tu l'existence de mon monde ?
- Mon frère est un sorcier. Il étudie à Salem.
- Je comprends. Tes parents sont des moldus ?
- Exact. Mais dit moi, Blaise est aussi un sorcier ?
- Oui. Tu ne le savais pas ?
- Non. Je crois qu'il utilise rarement la magie. C'est la même chose pour son colocataire, Draco. Je suppose qu'il en est un aussi.
- Draco ? Draco Malfoy ?
- Non. Draco Black.
- Black ! B.L.A.C.K ? C'est quoi cette embrouille ? Pourquoi la fouine a changé de nom ?
- C'est quelqu'un de gentil. Un peu froid et renfermé sur lui même mais agréable.
- La fouine ! Agréable ! C'est plutôt un aristo hautain oui !
- Oh non. Il n'est pas comme ça. Mais si tu veux mon avis, si tu veux reconquérir Blaise, il va falloir faire avec Draco dans l'arène. Vu comme ils sont proches, tu risques de passer en seconde position si tu ne fais pas d'effort.
- Pouah ! Faire des efforts avec la fouine !
- Laisse moi te dire que Blaise a plaqué beaucoup de ces conquêtes à cause de la jalousie qu'ils avaient envers Draco, ainsi que pour l'avoir critiqué.
- Oh misère.
Cette nouvelle ne fit pas du tout plaisir au rouquin. La guerre entre les Weasley et les Malfoy remontait à la nuit des temps. Comment pourrait elle prendre fin avec eux, alors que le blond n'avait de cesse de le critiquer depuis Poudlard. Comment pourrait elle prendre fin, alors que le rouquin montait baïonnette au fusil pour faire face à ces insultes. Il n'était pas né celui qui ferrait taire un Griffondor roux.
Ron finit par s'endormir. La fatigue de toutes ses aventures lui était finalement tombée dessus.
Samuel mit un cd dans l'autoradio.
De nombreuses heures plus tard.
- Ron ! Réveil toi. On y est.
- On est où ? Demanda l'endormi.
- Chez Blaise.
Cette nouvelle réveilla complètement le rouquin.
Il regarda la petite maison blanche au toit rouge qu'il avait devant lui. Il se retourna ver Samuel.
- T'es certain que c'est ici ? Parce que je doute que Malfoy habite ici. Il est plutôt genre Manoir victorien en pierre.
- La pierre coute très chère ici. Mais je t'assure que c'est bien chez eux.
- Tu m'accompagnes ? Demanda Ron.
- Euh… D'accord.
- Merci.
Ensemble, ils sortirent de l'auto. Ils gravirent les petites marches blanches.
Ron souffla un bon coup avant de sonner.
Quelques secondes plus tard.
- Ron ?
A suivre.
Voilà, Blaise est toujours vivant. Youpi !!!
Bon, il est un peu à côté de la plaque par rapport aux raisons pour lesquelles Ron est au Québec non ?
Pour ce qui est du crash d'avion, je me suis inspiré rapidement d'un documentaire que j'avais vu à Canal découverte (enfin un post de télé pas trop niaiseux ^^)
Sam n'est pas tellement en colère et il n'en veut pas à Ron. Est ce que c'est plausible ?
Enfin voilà j'espère avoir été à la hauteur. Par contre, cette fois je vais sûrement avoir du retard de postage pour le prochain chapitre (sauf si la journée passe à 48h). Je ne vais pas pouvoir faire ma fonctionnaire, une semaine avant les vacances, mais je vais faire au mieux.
Bisouxxx
Bonne semaine.
A+
