Auteur : kitsu34
Origine : Yuyu Hakusho
Couple : Ben… Plus aucun malheureusement… (je sens qu'on en veut à ma vie, là…)
Disclaimers : rien à moi… QUI a dit « tant mieux » ! QUI !
Réponses aux rewiews :
DESOLE ! J'avais oublié de remercier de fidèles lecteurs dans le chapitre précédent ! Encore désolé ! Alors, Merci à Yatsumi Kumokami, Gally51 et Loupiote pour le chapitre 33 !
Merci à xmanasamax : en effet, c'est triste et ça ne s'arrange pas dans ce micro chapitre ! ;-) mais promis, ça vient !
Merci à Tiloup67 ! ton soutien me flatte et m'honore et je te promets de faire ce que je peux pour le mériter… Le prochain chapitre de Après mille ans de séparation arrive sous une dizaine de jours normalement…
Merci à Yatsumi Kumokami : merci de ton indéfectible soutien pour cette fic. Désolé d'avoir été en retard pour poster, malheureusement j'avais (et j'ai encore, hélas !) beaucoup de travail et aussi quelques ennuis à régler. Ca risque d'ailleurs d'arriver encore ! (gros gros soupir)
Merci à Otite la frite : j'adore toujours autant tes rewiews : si cette fic est ta cure de bonne humeur, tes rewiews sont ma cure de rire XD ! Le kitsu va essayer de se faire pardonner, mais…
Bon, pour me faire pardonner de mon retard voilà un nouveau chapitre, le 35, des Scènes ! Eh oui, déjà ! Voilà ce que c'est de traîner et d'être en retard ! Après le planning est tout bouleversé ! Bien fait pour moi ! Ca m'apprendra à me terrer sous ma couette XD !
C'est parti !
Scènes de la vie quotidienne
Rupture
Voilà.
Il était devant la porte.
Il n'avait qu'à la pousser, pénétrer dans le hall et demander à voir Hiei.
Il l'avait fait un million de fois. Alors pourquoi avait-il aussi peur ? Pourquoi hésitait-il autant ?
Parce que son destin, son avenir et son bonheur dépendaient d'un fragile instant et de quelques mots justes et appropriés…
Mais voilà, s'il ne les trouvait pas, ces mots… S'il gâchait tout, encore…
Le pouvoir des mots était parfois si terrifiant et démesuré. Et si absolu, irréversible, comme le temps qui s'enfuit…
Oui, il connaissait, pour l'avoir si souvent plié à ses besoins et sa volonté, ce pouvoir menteur et destructeur des mots. Il savait les blessures mortelles, profondes qu'un seul d'entre eux causait.
Et pour la première fois, il se sentait petit et misérable devant ce pouvoir…
Et il en avait peur.
Mais il n'allait quand même pas rester dix siècles planté devant cette porte fermée ! Lui ! Le redoutable et fier yohko, craint de tous !
Qu'est-ce qu'ils riraient, ses ennemis, s'il le voyaient ainsi, amoureux transi, impressionné par une porte…
Il était ridicule. Et pathétique. Et stupide, tellement stupide ! Lui qui était si fier de son intelligence ! C'était à en pleurer.
Il avança une main tremblante et poussa la lourde porte.
Elle grinça sinistrement sur ses gonds en ouvrant sa gueule béante sur un hall gigantesque et sombre.
Il frissonna. Il ne se rappelait pas qu'elle avait un son si lugubre, ni que le hall était si noir…
Il expira profondément pour se calmer et avança, à la recherche de quelqu'un qui lui indiquerait où trouver Hiei.
Une voix claqua, hostile et sèche.
« -Que fais-tu ici, Kurama ? »
Il se retourna, sur la défensive, prêt à l'affrontement.
« -Je suis venu voir Hiei. Où est-il ?
-Il ne veut pas te voir. Va-t-en, tu n'es pas le bienvenu ici.
-Pas question. S'il refuse de me voir, qu'il vienne me le dire lui-même. Je ne partirai pas avant de l'avoir vu, tu entends, Mukuro ?
-Je suppose qu'en effet, tu ne partiras pas avant de lui parler… Très bien, je n'ai pas envie de me battre. Et je ne pense pas que Hiei le souhaite. Je vais le faire venir. »
La yohkai se détourna avec dédain et condescendance et appela l'un de ses innombrables serviteurs. Elle lui ordonna d'aller chercher Hiei et de le lui ramener.
Ils attendirent en silence, se dévisageant de regard froids et hostiles.
Elle le détestait. Et il le lui rendait bien.
Il savait qu'elle le jalousait. Elle aimait Hiei et elle avait essayé de se l'attacher durant l'année qu'il avait passé à ses côtés.
Mais elle avait échoué et Hiei lui était revenu, amoureux au point d'abandonner le Makai et le service de Mukuro.
Pour ça, elle ne lui pardonnerait jamais. Il sentait sa haine et sa joie de la situation existante entre Hiei et lui.
Que savait-elle au juste ? Que lui avait-il dit ?
Il savait qu'ils étaient restés des amis proches et que Hiei lui confiait beaucoup de choses…
Qu'il la haïssait ! Du plus profond de son être ! Il avait rarement désiré déchirer quelqu'un aussi ardemment !
Le serviteur revint et rompit le silence étouffant de son pas zélé.
Il était seul.
Mukuro fit semblant de se souvenir de quelque chose et regarda Kurama d'un air triomphant et cruel.
« -Ah oui, j'avais oublié de te dire… Tu ne risquais pas de le trouver dans sa chambre. C'est normal que tu ne l'aies pas trouvé. Il est dans la mienne. S'il dort encore, réveille-le. Quelqu'un désire le voir. S'il demande de qui il s'agit, dis-lui que c'est Kurama. Et s'il refuse, dis-lui que je le lui demande comme une faveur. Qu'il le voit et que les choses soient enfin claires et nettes. »
Le sourire se fit plus acéré, comme une lame consciente de fouiller et d'approfondir une blessure douloureuse.
Il devint pâle, si pâle, que sa peau déjà très blanche sembla devenir transparente. Ses oreilles teintèrent tandis que des images atroces dansaient devant ses yeux fixes d'horreur.
Cela ne se pouvait pas ! Elle essayait de le faire partir sans qu'il ne voit Hiei, de le faire fuir ! Elle prenait ses rêves pour des réalités ! Ca ne pouvait pas être autrement… Ils s'aimaient tant, Hiei et lui… Si fort…
Alors, ça ne pouvait pas se finir aussi stupidement, à cause de mots prononcés sans réflexion…
N'est-ce pas… ?
Il prit sur lui pour ne rien laisser paraître de ses craintes et de sa détresse devant elle. Surtout pas devant elle !
Des pas retentirent dans le couloirs. Ses pas ! Il connaissait tout de lui, le moindre de ses bruits ! Il l'aurait reconnu entre un million ! Il l'aimait tant.
Puis son cœur se mit à battre follement et ses mains devinrent moites. Son estomac sembla se contracter en lui puis se dilater à nouveau, et il eut chaud et froid alternativement.
Hiei apparut, le visage sombre, le sourire sarcastique et méchant, le regard hostile.
Et il sut que Mukuro ne l'avait pas trompé, qu'elle n'avait pas menti.
Sans aucun mot, il sut qu'il l'avait perdu.
Hiei se tourna vers lui.
« -Bien. Je me doutais que tu serais chiant jusqu'au bout. Que tu refuserais l'évidence. C'est vrai qu'il te faut tellement les mots, tu les aimes tellement ! Eh bien, c'est pas un problème ! Tu vas les avoir ! Je ne veux plus te voir. Tu m'as entendu ? Tu as compris ? Tu veux que je continue ? C'est fini ! Entre toi et moi, il n'y a plus rien. J'aurai même voulu qu'il n'y ait jamais rien eu. J'ai tout accepté pour toi, mais c'est jamais assez, hein ? Remarque, je suis un peu injuste, là. C'est vrai que je savais que tu n'étais qu'un enfoiré de yohko égoïste. J'aurai dû savoir que tu n'avais qu'un cœur de glace et que de la fierté… Que tu m'utilisais. Après tout, tu as toujours été très clair là-dessus. Alors maintenant que tout est dit, tu vas peut-être condescendre à me foutre la paix ? Dégage ! J'ai vraiment plus envie de te voir ! »
Et sans lui jeter un regard, Hiei se détourna et s'éloigna. Au passage, il attrapa sans ménagement le bras de Mukuro et l'entraîna à sa suite.
Malgré tout, elle trouva le moyen de lui lancer un dernier regard écrasant de joie cruelle et de haine.
Puis ils disparurent.
Machinalement, sans savoir au juste comment il avançait encore, comme dans les limbes d'un affreux cauchemar, Kurama repassa la porte d'entrée et se figea dans l'air lourd et orageux du Makai.
Il se retourna et contempla d'un œil vide, mais sec, les lourdes portes menaçantes qui venaient de se refermer sur son cœur.
Il ne parvenait pas à reprendre pied dans la réalité.
La scène horrible n'avait pas eu lieu, n'est-ce pas ?
Il n'était pas encore entré, il n'avait pas encore vu Hiei, ne lui avait pas encore parlé, n'est-ce pas ?
Ce n'était qu'un atroce cauchemar, l'expression de ses pires craintes, n'est-ce pas ?
Rien n'était fini, tout était encore possible, n'est-ce pas ?
Hiei l'aimait encore. Hiei l'aimait toujours. Hiei l'aimait…
N'est-ce pas ?
Parce que sinon, il n'avait plus d'avenir…
N'est-ce pas…
- - - - -
Bouhouhou ! Que c'est triste ! Oui, je sais, rien ne s'arrange ! Mais c'est que la crise est grave et que Hiei est blessé à la mesure de son amour pour Kurama, alors… C'est profond, hein…
Allez, allez, calmez-vous…
Enfin, ce n'est pas bon pour la santé de se mettre dans des états pareils…
Que… Posez cela, vous allez vous faire mal…
Pourquoi vous vous approchez avec cet air menaçant ? Hein ?…
Aaaaargh ! Non, si vous me tuez, y aura pas de réconciliation ! Hein ? Ce serait bête, hein ?
Oui, oui, calmez-vous, je me remets au travail ! Tout de suite ! Tout de suite !
C'est chouette, dans trois jours, c'est la Saint Valentin ! Ils vont se réconcilier ! Bien sûr, enfin !
Calmez-vous… Chut, tout va bien…
