L'auteur se joue de vous,
On consacre les héros.
OxOxAxOxO
Il fallut plusieurs semaines pour que le Seireitei reprenne un rythme normal. Outre les dégâts matériels qu'avaient engendré cette nouvelle bataille, il avait fallut soigner tout les blessés, célébrer les morts et rassurer les survivants. Il régnait dans la Soul Society une bien étrange atmosphère. Ce n'était ni vraiment du soulagement ni vraiment de l'angoisse, juste un climat de peur et d'attente. C'était comme si chaque individu s'attendait à voir débarquer à tout moment un nouveau monstre capable conquérir leur monde.
Il n'en fut rien et rapidement les esprits s'apaisèrent et se mirent à profiter pleinement de ce climat de paix.
En apparence, tout allait bien, pourtant de nombreux débats agitaient encore les plus hautes sphères du Seireitei, le plus important étant celui-ci : quand et comment organiser les célébrations de ces nouveaux « Héros de la Soul Society », même post mortem. A vrai dire, ce n'était pas vraiment l'organisation de l'événement qui posait problème, mais plutôt sa légitimité. Deux grands groupes se trouvaient en désaccord : il y avait ceux qui estimaient que les derniers actes accomplis pardonnaient toute trahison -ou soupçons de trahison- et ceux qui affirmaient qu'une trahison, même minime, ne pouvait être pardonné. Fort heureusement, les défenseurs de cette dernière opinion étaient nettement moins nombreux et il suffit de leur faire remarquer que Gin Ishimaru avait été réintégré à son poste malgré des preuves flagrantes de trahison pour clore les débats.
Ce fut donc tout naturellement que l'on confia l'organisation des célébrations aux deux capitaines des divisions concernées. Comme on aurait pu s'y attendre, Kenpachi fit savoir assez vite qu'il n'avait pas à s'occuper de cela et laissa donc tout le travail à Unohana avant d'aller s'enfermer dans une salle d'entraînement pour laisser éclater sa frustration.
- Tout de même, le capitaine Zaraki n'aurait pas dû vous laisser tout ce travail... soupira Isane en contemplant sa supérieur au milieux de liasses de papier. D'autant plus que nous avons encore un certain nombre de blessés qui méritent votre attention.
- Autant que je puisse en juger, leur vie ne sont plus en danger et je fais entièrement confiance à nos officiers pour s'occuper d'eux au mieux, répondit calmement la capitaine. Par ailleurs, je ne pense pas que le capitaine Kenpachi puisse nous être d'une très grande d'aide. La partie du problème touchant à sa division n'est pas d'actualité et ne présente pas de difficulté particulière... mais nous ne pouvons pas en dire autant dans le cas notre cher Kengo !
- Pourtant ce type de célébration est plutôt courante, remarqua la vice-capitaine. Même si l'on a rarement l'occasion de sacrer des « Héros de la Soul Society » de cette manière il y a sûrement des antécédents !
- En effet, mais je ne pensais pas à l'organisation des célébrations.
Unohana se leva et s'approcha de la fenêtre de son bureau avant de continuer, la voix toujours aussi calme et neutre qu'à son habitude :
- Même si seuls les plus gradés d'entre nous savent exactement ce qu'il s'est passé, de nombreuses rumeurs se sont rependues dans le Seireitei, si bien qu'aujourd'hui seuls ceux qui connaissaient Kengo -ou qui en tout cas pensaient le connaître- sont convaincus de son innocence. Cette situation est embarrassante et complique sérieusement notre tâche, d'autant plus que je ne peux pas demander au général Yamamoto de faire une proclamation contredisant ces rumeurs.
- Et pourquoi pas ? Après tout, nous savons aujourd'hui que l'intention de Kengo a toujours été de détruire le Hôgyoku et donc d'agir pour le bien de la Soul Society !
- Peut-être, mais dans le fond ses intentions étaient égoïstes et ont mit en danger l'ensemble des mondes. Même si ses résultats sont louables, je ne pense pas que l'ensemble des shinigamis puissent comprendre le cheminement de sa pensé et donc approuver le titre que nous nous préparons à lui céder. Bien sûr, le général pourrait mentir... mais il m'a déjà accordé une immense faveur en acceptant de ne pas révéler toute l'étendue des projets de l'un de mes subordonné. D'autre part, il semblerait suspect qu'il accorde autant de crédit à une simple rumeur.
- Oui... je comprends...
Unohana soupira presque imperceptiblement avant de retourner à son bureau et de se replonger dans la lecture ennuyeuse des documents expliquant les différents rites coutumiers à ce genre d'événements. Isane resta debout dans un coin de la pièce, clairement mal à l'aise, jusqu'à ce qu'elle parvienne enfin à trouver le courage de vaincre sa timidité pour demander :
- Dans le fond, ce qui vous dérange le plus, c'est de ne pas avoir su prévoir ses intentions, n'est-ce pas ?
La capitaine de la quatrième division croisa lentement ses doigts sous son menton avant de lever les yeux vers sa subordonnée pour soupirer :
- Tu fais preuve là d'une rare clairvoyance, Isane.
Cette dernière rougit vivement alors que sa supérieur poursuivait :
- Bien entendu, il m'est particulièrement désagréable de constater que l'un de mes soldats ai pu concocter ce genre de plans sans que je m'en aperçoive, mais n'est-ce pas ce qui nous est arrivé à tous lorsqu'Aizen a dévoilé sa véritable nature ? Sans que je sache pourquoi, cette nouvelle affaire me touche plus personnellement. Il y a la partie qui concerne Kengo, bien sûr, mais il y a aussi celle nettement plus intéressante et troublante qui concerne la jeune Aisuko... ou plutôt devrais-je dire Shiragiku Fubuki ! Il y a quelque chose d'étrange dans cette affaire et je n'arrive pas à mettre le doigt dessus... J'ai eu l'occasion de l'examiner à de nombreuses reprise lors de son séjour dans nos locaux, et même si j'ai très vite remarqué les ressemblances frappantes qu'il existent entre elle et le capitaine Fubuki, je n'ai pas imaginé une seule seconde qu'elle puisse être une...
Elle s'interrompit brusquement, le regard dans le vague, avant d'abattre brusquement son poing sur son bureau. Alors qu'Isane écarquillait les yeux, déstabilisée par ce soudain accès de violence, le capitaine de la quatrième division se leva rapidement avant de quitter la pièce. Intriguée, sa seconde la suivit tout naturellement avant de demander :
- Où allez vous, capitaine ?
- Je dois parler à Kisuke Urahara, répondit-elle. Si quelqu'un est capable d'expliquer cela, c'est sûrement lui !
...
Même si les blessures d'Urahara n'étaient à présent plus qu'un souvenir, il avait été contraint, tout comme Ishin, Ichigo et Yoruichi, de ne pas quitter la Soul Society jusqu'à nouvel ordre. Loin de se plaindre de la situation, il s'était tout naturellement installé dans ses quartiers de la quatorzième division et profitait du calme apparent pour méditer sur toute les questions auxquelles il ne parvenait pas à trouver de réponses.
Ce jour là, Kurosaki père et fils ainsi que Shinji s'étaient joins à lui pour une séance de réflexion silencieuse. Habituellement, partager leurs idées, même farfelues, avec les autres les dérangeait pas, mais la présence d'un Ichigo particulièrement taciturne leur interdisait tout bavardage inutile. Assit raidement dans un fauteuil dont il agrippait fermement les accoudoirs, le jeune homme fixait un point droit devant lui. La fatigue avait formé des cavités autour de ses yeux et il était pour ainsi dire muet depuis la bataille.
Finalement, après avoir passé un long moment à observer son fils, Ishin finit par prendre la parole :
- Je devrais peut-être venir avec toi, Ichigo. Après tout, ça me concerne aussi.
L'intéressé sembla sursauter légèrement, comme sortit d'un cauchemars. Il déglutit lentement avant de se tourner presque mécaniquement vers son père pour lui répondre d'une voix cassé :
- Je dois parler à Grimmjow.
Sur ce, il se leva et sortit du petit pavillon, faisant seulement un pas de côté pour laisser passer les capitaine et vice-capitaine de la quatrième division avant de disparaître silencieusement. Le médecin le regarda passer à côté d'elle en fronçant légèrement les sourcils. Il avait l'air d'aller de plus en plus mal, il serait peut-être bon qu'elle l'examine à l'occasion.
- Capitaine Unohana ! s'exclama l'homme au bob en se levant prestement. Que nous vaut le plaisir de votre visite ?!
- J'aimerais vous parler, Kisuke Urahara.
Puis, remarquant qu'Ishin et Shinji faisaient mine de se lever, elle ajouta :
- Rien de confidentiel, il s'agit seulement d'une théorie que j'aimerais vous soumettre.
- Nous vous écoutons, déclara le blondinet en s'installant de nouveau à la place qu'il venait de quitter.
Unohana prit le temps de s'asseoir à son tour et fit un signe à sa subordonnée pour qu'elle en fasse autant avant de prendre la parole. Elle parla longuement, expliquant avec précision ce qui l'avait amené à faire une telle conclusion, déroulant minutieusement le fil de ses hypothèses. Lorsqu'elle se tue enfin, chacun pu remarquer que Kisuke semblait particulièrement mal à l'aise : il faisait machinalement tourner son célèbre éventail entre ses doigts et évitait le regard de tout le monde.
- Oui, finit-il par dire, j'en suis arrivé à la même conclusion...
- QUOI ?!
- Mais c'est complètement impossible !
- Alors pourquoi ne pas nous en avoir fait part ? questionna Unohana en faisant signe aux trois autres de se taire.
- Même s'il est vrai que je n'avais pas pensé au son pour endommager le Hôgyoku, il me semble toujours aussi impossible de le détruire durablement... avoua t-il. Seulement voilà : la paix qui règne actuellement sur la Soul Society repose sur le fait que tout le monde pense que cette arme a été détruite et je n'ai pas envie de bouleverser qui que ce soit en faisant une telle annonce, d'autant plus qu'elle aura des répercutions violentes sur la vie de certaines personnes qui n'ont absolument pas besoin de ça pour le moment.
- Qu'est-ce que tu veux dire, exactement ? interrogea Ishin en fronçant les sourcils.
- Je ne fais que confirmer la théorie du capitaine Unohana : le Hôgyoku n'a pas été détruit, il s'est seulement divisé en plusieurs parties et greffé aux âmes les plus proches pour survivre. Ainsi, nous pouvons en déduire qu'Ichigo, Kengo et Aisuko ont reçut un fragment du Hôgyoku -hypothèse que j'ai d'ailleurs déjà vérifié- et que si l'un de ces fragment a disparut en même temps que son hôte, deux autres existent encore.
- Quelles pourraient en être les conséquences pour les hôtes ? demanda la capitaine de la quatrième division.
- Hum... difficile à dire... marmonna Urahara en dépliant son éventail. Ces fragments de Hôgyoku ne doivent même pas représenter le tiers de sa puissance totale... Cela reste bien évidemment dangereux, mais heureusement pour nous, ils ont choisit des hôtes puissants en lesquels nous pouvons avoir confiance... Concrètement, je pense juste que ces jeunes gens devront prêter un peu plus attention à leurs désirs que le commun des mortels... si je peux m'exprimer ainsi.
Le scientifique soupira lourdement avant de lever les yeux vers Unohana et d'enchaîner :
- Malheureusement, le général Yamamoto ne peut pas se permettre d'être aussi optimiste, vous le savez aussi bien que moi. En apprenant cette nouvelle, il n'aurait d'autre choix que de les faire minutieusement examiner avant, au mieux, de sceller leur âme, de les faire enfermer ou, au pire, de les faire exécuter.
- Exécuter ?! s'enflamma Ishin. Mais se sont des Héros de la Soul Society !
- Si Kisuke dit vrai et qu'un fragment du Hôgyoku a effectivement disparut en même temps que son hôte, ça reste une solution envisageable pour détruire définitivement cette arme, commenta Shinji, pensif. Le fait qu'ils soient ou non des Héros de la Soul Society ne rentre malheureusement pas en ligne de compte.
- Tu ne le penses pas ! s'exclama l'ancien capitaine de la dixième division.
- J'essaye juste d'être pragmatique, se défendit le vizard. Bien évidemment, je ne souhaite pas qu'on en arrive là, mais je comprend qu'on puisse y penser !
Un lourd silence s'abatis sur la petite assemblé avant que le capitaine Unohana ne reprenne la parole, aussi calme et imperturbable qu'à son habitude :
- Si vous pouvez me certifier que ces fragments de Hôgyoku ne présentent pas plus de danger que ceux que vous m'avez mentionné, je peux me permettre de garder ce que nous venons d'apprendre sous silence.
...
Ichigo, comme souvent très loin d'imaginer tout ce qui se tramait autour de lui, fini par arriver à l'hôpital général de la quatrième division, lieux où il était certain de retrouver Grimmjow. Même s'il vivait dans une clinique depuis sa naissance, il ne pouvait s'empêcher de se sentir incroyablement mal à l'aise en entrant ici. Plus que l'ambiance habituelle des hôpitaux qui crispait la majorité des gens, c'était ce qu'il était venu voir qui l'inquiétait.
Serrant les dents, il parcourut le chemin qui lui était à présent familier et fini par s'arrêter devant une simple porte en bois. Au détour d'un couloir, il avait croisé Yoruichi, visiblement d'assez mauvaise humeur, qui lui avait juste dit en le voyant :
- Grimmjow est déjà là !
Ichigo pouvait parfaitement comprendre qu'elle n'ai pas envie de rester plus longtemps que nécessaire en présence de l'arrancars. Ce dernier était parfaitement invivable depuis la bataille. Il passait son temps à marmonner des paroles incompréhensibles mêlées de jurons et de menaces de mort quant il n'assassinait pas simplement du regard tout ceux susceptible de l'approcher d'un peu trop près. Oui, on aurait pu penser que ça ne changeait pas tellement de ses habitudes, mais le bleuté dégageait une telle aura meurtrière qu'il était difficile de ne pas y succomber.
Le rouquin soupira avant de prendre son courage à deux mains et d'ouvrir la fameuse porte.
La petite chambre était semblable à n'importe qu'elle autre chambre de cet l'hôpital. Si l'on mettait de côté l'impressionnante quantité de matériel médical qu'on avait réussit à entasser dans la pièce, l'ameublement se résumait à une petite table et une paire de chaises. L'une d'entre elle avait été déposée à côté du cadre de la porte sous lequel se tenait encore Ichigo et l'autre servait d'assise à Grimmjow. Les mâchoires serrées, ce dernier contemplait le corps inerte étalé sur le lit devant lui, ce corps relié à une infinité de machine qui pensaient, respiraient et mangeaient pour lui.
- Qu'est-ce qu'tu fous là, Kurosaki ? interrogea durement l'arrancars sans prendre cependant la peine de tourner la tête.
Allongée là, Aisuko restait parfaitement immobile.
Ichigo ne prit pas la peine de répondre, se contentant de prendre la chaise à côté de lui et de fermer silencieusement la porte avant d'aller s'installer lui aussi au chevet de la rouquine sous le regard assassins d'un certain bleuté. Il n'avait pas spécialement envie de lui parler, mais il sentait que c'était nécessaire, pour eux deux.
- Écoutes, Grimmjow, j'ai vraiment pas envie de t'annoncer ce genre de truc, mais...
- J'suis déjà au courant, l'interrompit-il. L'aut' sorcière m'l'a dit d'puis un moment et s'tu veux tout savoir, j'ai vraiment pas envie d'parler d'ça avec toi.
Depuis le temps, le rouquin avait prit l'habitude de se faire rembarrer par Grimmjow, ça ne l'énervait même plus.
- Ça veu'dire qu'elle était d'ja au courant... continua le bleuté en fronçant les sourcils. J'pense qu'vos âmes sont encore connectées, sinon j'vois pas comment tu pourrais savoir c'genre d'truc.
- J'arrive à capter quelques bricoles de temps en temps, avoua l'autre, mais je comprend rarement ce que ça veut dire. En fait, je pense que c'est la seule chose qu'elle a à l'esprit, elle s'efforce de ne pas penser au reste.
- Parce qu'tu crois qu'elle pense ? Dans c't état ?! s'énerva t-il.
- Pas vraiment, non, mais je ne vois pas comment appeler ce que je ressens venant d'elle.
L'ancien espada émit un petit ricanement amer avant de demander :
- D'puis combient d'temps elle le savait ?
- Elle n'était sûre de rien, assura le jeune homme. Ça faisait juste quelques jours qu'elle avait des doutes au moment où elle s'est faite enlever.
- J'me disais bien qu'elle était pas comme d'hab... Mais bordel ! Pourquoi elle m'a rien dit ?!
- Je crois qu'elle ne voulais pas t'inquiéter avec ça avant d'être sûre de quoique ce soit...
- Humpf...
- … Et puis honnêtement, Grimmjow, comment tu aurais réagit en apprenant qu'elle était enceinte ?
Pour la première fois depuis que le rouquin était entré dans la chambre, l'arrancars détourna les yeux du corps immobile de la jeune femme.
- J'en ai aucune putain d'idée ! s'exclama t-il. Avant qu'l'autre sorcière m'en parle j'savais même qu'c'était possible ! C'est pour ça qu'on... bref... Si elle m'l'avait dit, j'aurais été sur cul, mais dans l'fond... j'sais pas... j'pense pas qu'ce soit une mauvais chose... Franchement, tu nous vois avec un bébé, toi ?! Non, c'est juste débile comme idée !... Mais j'sais pas... p't'être... ouais...
- Difficile d'être moins clair, commenta l'autre.
- Bordel ! Si ta nana t'disait qu'elle est enceinte, toi tu saurais au moins qu'c'était possible ! Tu t'retrouverais pas comme un con à pas savoir quoi faire face à c'te sorcière !
Pendant un instant, Ichigo songea que la conversation entre Unohana et Grimmjow avait dû être particulièrement amusante -d'un point de vue extérieur en tout cas-. Cette idée le fit sourire et bien évidemment l'arrancars le prit pour lui :
- Pas b'soin te foutre d'ma gueule ! J'sais très bien qu'j'suis ridicule !
- Je ne pense pas que tu sois ridicule, assura le rouquin d'une voix ferme. Je crois juste que tu devrais arrêter de te prendre la tête et être un peu plus honnête avec toi même. Concrètement : ça te ferais plaisir d'avoir un enfant avec Aisuko ou pas ?
L'intéressé reposa les yeux sur notre héroïne avant de répondre :
- … Ouais... j'crois qu'ouais...
Le jeune homme ne put s'empêcher de soupirer de soulagement -cette conversation plus que gênante durait depuis trop longtemps- avant qu'un OVNI ne débarque brusquement dans la chambre. Les deux guerriers s'étaient tout naturellement levés, prêts à dégainer leur arme -oubliant au passage que Unohana avait fait interdire le port de Zanpakuto aux visiteurs-, lorsqu'ils reconnurent la petite silhouette avachit sur le sol, empêtré dans une telle quantité de tuyaux qu'elle en avait perdu toute humanité.
- Qu'est-ce que tu fais là, Hanatarô ? demanda Ichigo en aidant le jeune homme à se relever.
- Le capitaine m'a demandé de venir vérifier les perfusions d'Aisuko !... mais comme il y en a beaucoup et que nous avons encore pas mal de patients à soigner, je me suis un peu...
- Emmêlé les pinceaux, oui, je vois ça... termina le rouquin en passant une main dans ses cheveux.
Le petit brun s'inclina maladroitement avant de se mettre au travail sous le regard incandescent d'un certain arrancars. Si son intervention impromptu avait au moins permit de mettre un point final à cette discutions franchement gênante, elle semblait aussi avoir replongé Grimmjow dans sa folie meurtrière et ne facilita donc vraiment pas le travail du timide Hanatarô.
Ils restèrent tout trois silencieux pendant de longues minutes avant que le nouveau venu n'eut le courage de prendre la parole :
- Le capitaine Fubuki a demandé à venir rendre visite à Aisuko.
- D'puis quand un cap'taine à b'soin d'ce genre d'autorisation ? grommela le bleuté, les poings serrés et le regard dur.
- Il n'en a pas besoin, répondit Hanatarô, ne saisissant pas l'ironie de la question, mais il voulait aussi vous voir, tout les deux.
Les regards des deux anciens ennemis se posèrent sur la jeune femme qui leur avait permit d'échanger autre chose que des coups. Dans l'état actuel des choses, il n'était pas surprenant qu'il demande à venir la voir, mais qu'il demande à les rencontrer, tout les deux... Ouais, c'était quand même pas net.
- Étant donné la haine qu'elle éprouve pour son clan, sa présence sera peut-être susceptible de la faire réagir, remarqua le rouquin avec une légère grimace.
Grimmjow approuva d'un bref signe de tête. Soulagé, le petit brun prit tout de même le temps de vérifier le réglage de certaines machines avant de prendre la direction de la sortie pour aller avertir le capitaine Fubuki. Alors qu'il allait poser la main sur la poignée de porte, Ichigo le retint d'une question :
- En tant que médecin, qu'est-ce que tu penses de son état, Hanatarô ?
Ce dernier s'accorda quelques instant de réflexion avant de répondre, soudainement beaucoup plus sûr de lui :
- En ne prenant en compte que son état physique, on ne peut pas expliquer qu'elle ne reprenne toujours pas conscience.
Il se tourna vers les visiteurs avant de continuer avec la même assurance :
- Elle était littéralement à bout de force après la bataille et sans ton intervention puis celle d'Orihime, elle serait morte à l'heure qu'il est.
Les deux hommes ne purent s'empêcher de frémir en entendant cette affirmation.
- Survivre à une perte totale d'énergie spirituelle est théoriquement impossible, poursuivit le jeune homme, mais elle s'en ai quand même sorti... Honnêtement, je ne pense pas que l'explication soit corporelle, si il y a un problème, c'est dans sa tête.
En dehors de leurs brefs entretiens lorsqu'il avait été son garde malade attitré, Hanatarô n'avait jamais vraiment eu l'occasion de discuter avec Aisuko. Même constat pour Kengo : en dehors de leur relation professionnel, ils ne s'étaient jamais adressé la parole. Pourtant... le jeune officier de la quatrième division sentait quand même qu'un lien très fort unissait les deux amis, et si elle avait prit conscience d'une manière ou d'une autre de la mort du jeune homme, il avait fort à parier qu'elle n'est tout simplement pas envie d'en avoir la confirmation.
- D'après moi, elle ne souhaite tout simplement pas se réveiller pour affronter la réalité, termina t-il avant de sortir pour éviter tout autre question.
- … Comment elle pourrait l'savoir ? demanda Grimmjow après plusieurs minutes de silence.
- Parce que je le savais, réalisa soudain Ichigo avec un soupir contrarié.
- … Et comment on peut faire pour l'aider à sortir d'là ?
- Je ne sais pas... peut-être juste lui donner autre chose à penser.
C'est sur ces paroles dignes d'entrer dans l'histoire du Seireitei que le capitaine Fubuki décida de faire son entrée. Toujours aussi froid et imperturbable d'apparence, il n'accorda qu'un bref coup d'œil à sa fille immobile avant de se tourner vers Ichigo et de prendre la parole :
- Je ne peux que remercier un Héros de la Soul Society d'avoir été jusqu'à mettre sa propre vie en danger pour permettre à ma progéniture de survivre.
Le rouquin ne répondit pas. Une fureur glacée se rependait dans ses veines comme un poison depuis l'apparition de cet homme dans la chambre, lui faisait serrer les poings. Il n'avait absolument pas l'intention de lui adresser le moindre mot.
Pour lui, « mettre sa propre vie en danger » pour permettre à Aisuko de survivre avait été parfaitement naturel. Lorsqu'il avait entraperçu tout ce qu'elle avait vécu pour en arriver là, il s'était tout simplement dit que mourir à cet instant précis n'était pas une fin approprié pour notre héroïne... Alors... il s'était contenté d'écouter son instinct et de laisser couler sa pression spirituelle dans le Zanpakuto de la jeune femme, profitant du lien qui existait encore entre eux, ne s'arrêtant que lorsqu'il s'était sentit à l'article de la mort lui aussi. Il n'avait jamais rien espéré en retour, et encore moins les remerciements de cet homme méprisable à plus d'un titre.
- Bien évidemment, je suis dorénavant votre obligé, poursuivit-il pompeusement. Le fait qu'un être d'exception comme vous ait fait un tel sacrifice pour mon clan sera inscrit dans les registres familiaux et mes descendants ne pourront être que les humbles serfs des vôtres jusqu'à ce que l'une de nos honorables lignés disparaisse.
Ichigo jeta un coup d'œil vers Grimmjow, il semblait au moins aussi furieux que lui.
- En ce qui concerne Shiragiku, elle trouvera bien évidemment une place d'honneur dans notre clan dès que son état le permettra, continua t-il, contrarié par le mutisme de ses interlocuteurs. Je consentirais même à ce qu'elle poursuive sa carrière de shinigami et ne m'opposerait pas à ce que son affection se tourne vers des êtres ne faisant pas partie de notre milieux.
Fubuki jeta un regard dégoutté en direction de l'arrancars avant de reporter toute son attention vers notre ami roux. Ce dernier pouvait sentir les frémissements de rage du bleuté, mais manifestement le capitaine de la cinquième division n'était pas aussi sensible que lui :
- J'apprendrais à vivre en sachant que le sang de mes descendants sera souillé par un être de son espèce et même si cela ne me sied gère, je saurais juger cette progéniture à sa juste valeur. Après tout, la puissance d'une telle engeance ne fait aucun doute et je ferais en sorte qu'elle couronne de gloire notre clan !
A présent, l'arrancars grinçait très nettement des dents. Pendant une seconde, Ichigo se demanda s'il ne devrait pas pas intervenir pour éviter une mort violente et douloureuse au capitaine Fubuki avant d'écouter la rage sourde qui lui parcourrait les veines et de se contenter d'écouter cette homme continuer de s'enfoncer :
- Pour moi, il ne fait aucun doute que cette créature fera un très bon géniteur. Après tout, sa nature profonde est animal et son instinct le poussera à protéger sa progéniture...
- Il fera toujours un meilleur père que vous...
Grimmjow s'était levé d'un seul coup, mais contrairement à ce qu'on aurait pu croire, se n'était pas vers le nouveau venu qu'il s'était tourné mais plutôt vers le lit de notre héroïne. Les yeux entrouverts et la voix plutôt ferme compte tenu de son état, elle poursuivit :
- Je ne veux plus avoir aucun lien avec vous, jamais. Et si vous vous avisez ne serait-ce que d'approcher ma « progéniture », comme vous dites, je vous tuerais de mes propres mains.
Elle ferma les yeux et inspira profondément avant d'ajouter :
- Maintenant, disparaissez de ma vie... pour toujours...
...
Aisuko prit tout de même plusieurs semaine pour reprendre complètement pied dans la réalité.
On a tout dit des joies de la convalescence.
Le corps qui se réveille dans les draps frais de la vie, les yeux qui redécouvrent la lumière, les premières bouchés de nourriture dont on avait oublié le goût, le plaisir insupportable de se voir traiter comme un enfant, le sourire omniprésent des visiteurs qui se fondent les uns dans les autres... Naviguant souvent entre la conscience et l'inconscience, elle n'avait pas vraiment remarqué que sa chambre se transformait en hall de gare, le sourire plein de dents de Shinji faisant place au crâne chauve d'Ikkaku, la douceur de Yoruichi remplaçant la vitalité de Yachiru, la présence silencieuse de Byakuya expulsé par l'intérêt tout à fait malsain de Mayuri, l'agressivité de Kenpachi oublié face aux papotages incessants de Yumichika, le duo comique que formait Kensei et Mashiro, la nostalgie émouvante d'Ishin, Kûkaku et Ganju...
Oui, on a tout dit des joies de la convalescence, mais on parle beaucoup moins de tout ses désagréments...
L'obligation de rester allongée, les remerciements formels adressé au bras secourable qui aide à faire quelques pas ou à avaler quelque chose, les palpations désagréables, les nausées, les vertiges, la solitudes tant souhaité qu'on nous refuse, la présence pénible de tout ces visiteurs qui nous parle d'avenir alors que notre seule pensé est tourné vers le passé... Quand Ichigo était là, ce qui arrivait plus souvent qu'on aurait pu s'y attendre, il ne tardait généralement pas à mettre tout ce beau monde dehors, y comprit les plus hauts dirigeant du Seireitei. Une fois la porte fermée sur un dernier adieu, il venait s'asseoir auprès d'Aisuko et lui prenait la main alors seulement, elle arrivait à pleurer.
Parfaitement silencieuse, elle regardait par la fenêtre de sa chambre encombrée de cadeaux et laissait les larmes couler sur ses joues, serrant de toute ses forces les doigts du rouquin entre les siens. Elle ne cherchait même pas à contenir ses émotions, laissant le jeune homme apercevoir le moindre souvenir qu'elle avait de Kengo. Son sourire tendre, son rire contagieux, la chaleur de sa voix et de ses geste, la souplesse de sa démarche... mais aussi la colère qui gelait ses traits, l'hystérie qui perçait ses mots, ses mouvements malhabiles et chaotiques, son mauvais jeu d'acteur... Aisuko essayait de se souvenir de tout, de ne surtout rien oublier, quitte à en souffrir.
Le plus souvent, c'était Grimmjow qui mettait fin à ces séances en entrant brusquement dans la chambre. A chaque fois, son regard se posait sur la main qu'avait précipitamment lâchée Ichigo. Ça ne lui plaisait pas, mais il était bien obligé d'admettre que le rouquin était beaucoup mieux placé que lui pour l'aider à faire le deuil d'un type qu'il n'avait jamais apprécié. Haussant rapidement les épaules, il venait s'asseoir au chevet de la future maman alors que le rouquin quittait la pièce aussi discrètement que possible.
…
Un matin de printemps comme tout les autres, Aisuko se promenait tranquillement dans les quartiers de la quatorzième division qu'elle avait rejoint depuis qu'elle avait quitté l'hôpital. S'appuyant largement sur le bras de Grimmjow pour arriver à mettre un pied devant l'autre, elle suivait scrupuleusement les conseils de la terrible Unohana en s'efforçant de faire un peu d'exercice chaque jour mais ça devenait de plus en plus difficile. Elle arrivait à son terme et la fatigue ainsi que le poids de son corps lui rendaient chaque sortie particulièrement pénible.
La rouquine songeait déjà à retrouver son précieux fauteuil alors qu'une certaine limace blonde papillonnait autour du couple pour obtenir ce qu'il demandait depuis plusieurs mois :
- Puisque que je vous dis que je ferais un excellent parrain ! Vous me connaissez tout les deux, vous avez confiance en moi et je suis votre supérieur ! Vous ne pouvez pas me le refuser ! Ce serait indécent !
- N'insiste pas, Shinji, la réponse est non, marmonna la jeune femme avec un léger sourire.
- Mais pourquoi ?!
- Parce qu'on t'fais pas confiance, grogna le bleuté.
- Mais pourquoi ?!
- Parce que t'es cinglé !
- Même pas vrai !
- Et un putain d'emmerdeur !
- Même pas vrai !
L'ancien espada eu la sagesse de ne pas répliquer.
- Je sais que vous avez décidé que ce serait Yoruichi la marraine -et ce même si c'est déjà ta marraine, ma petite Aisu-, enchaîna Hirako, refusant de lâcher l'affaire.
- Officiellement, ce n'est pas ma marraine, précisa la rouquine.
- Si tu veux... Mais pour le parrain, vous avez choisit qui ?
- On a pensé Urahara, Stark ou Ichigo, déclara tranquillement l'intéressée, jetant un coup d'œil amusé à son compagnon. Ou alors Renji... ?
- C'est une plaisanterie ?!
- Qui s'rait assez con pour confier son gamin à Renji ? intervint Grimmjow.
- Quelqu'un d'assez con pour ne pas me choisir comme parrain ! répliqua le vizard.
Notre héroïne posa soudainement ses mains sur son ventre, grimaçant légèrement.
- Ça va ?! s'inquiétèrent bruyamment les deux autres.
- Juste un coup de pied, je crois, répondit-elle simplement. Il s'agite pas mal ces derniers temps, je crois qu'il commence à se sentir à l'étroit.
Le bleuté s'était déjà accroupit pour poser la joue contre la demi-sphère pleine de promesse, espérant manifestement avoir la joie de se prendre un coup de latte.
- Vous savez toujours pas si c'est un garçon ou une fille ? demanda Shinji, changeant momentanément de sujet.
- On peut pas le deviner en analysant sa pression spirituelle, répondit la jeune femme en caressant machinalement les cheveux de son arrancars. Kurotsuchi à bien essayé de me mettre une de ses inventions sur le bide pour avoir la réponse, mais j'ai préféré décliner son offre.
- Ouais, c'est probablement plus sage... commenta le blondinet. Il s'intéresse beaucoup à ce bébé, non ?
- T'imagines même pas... Il y a deux jours, on a retrouvé des caméras dans notre salon.
- Quoi ?! Mais quand est-ce qu'il est venu les poser ?!
- Aucune idée... Ça va pas, Grimm ?
Aisuko venait de baisser les yeux sur le bleuté qui avait émit un drôle de grognement de surprise en s'écartant brusquement d'elle. Il resta silencieux quelques instants, fixant quelque chose à ses pieds, avant de lever la tête vers sa compagne et de déclarer, aussi calmement que possible :
- J'voudrais pas t'inquiéter, mais j'crois qu'tu viens d'perdre les eaux.
- Quoi ? Juste comme ça ?
- Ben...
- Vous devriez peut-être aller à l'hôpital, non ? intervint Hirako.
- J'penses aussi, grommela l'arrancars en soulevant la rouquine.
Ils disparurent tout les deux, rapidement suivit par le blondinet qui devait user de tout les pouvoirs de son shunpô pour ne pas se faire distancer. En arrivant dans l'hôpital principal de la quatrième division, l'ancien espada déposa la jeune femme légèrement hébétée sur un brancard avant d'ordonner à Shinji d'aller chercher Unohana et ce malgré les faibles protestations de la principale intéressée -« Non... pas la sorcière... »-. Quand cette dernière arriva, ils furent rapidement conduit à une salle d'accouchement dans laquelle le blondinet n'eut pas le droit de pénétrer -question d'intimité, parait-il-, mais il profita de sa solitude pour tenir à peu près toute la Soul Society -et même plus encore- au courant de l'événement.
Une heure plus tard, la salle d'attente de l'hôpital ressemblait à un mélange entre un hall de gare et un conseil de guerre. Toutes les personnes s'intéressant de près ou de loin au futur enfant s'étaient rassemblé. On pouvait voir se mélanger les figures dignes de Yamamoto et de son vice-capitaine -présents pour des raisons purement logistiques-, les sourires tranquilles de Yoruichi, Urahara et Ishimaru -toujours là où il y avait de l'action-, l'exaspérant faciès de Kurotsuchi et de Kenpachi -même s'ils n'avaient pas été invités-, les vas et viens incessants de Yumichika, Shinji, Ganju, Ichigo, Nell et ses fraccions -peut-être un peu trop nerveux- et le calme époustouflant de la grande majorité de la quatorzième division -ils avaient presque tous fait le déplacement-, de Yachiru -elle dormait-, de Kûkaku -qui fumait innocemment sa pipe- et Ukitake -il avait toujours adoré les enfants-. Quelques mots avaient été échangés, mais rien de suffisamment extraordinaire pour être retranscrit.
Soudain, un vagissement de nourrisson se fit entendre et tous se précipitèrent vers la porte qui céda immédiatement sous cet assaut. Tous plus ou moins emmêlés les uns avec les autres, ils ne purent que lever les yeux vers le sourire polaire de Unohana, le visage furieux de Aisuko et le rictus démoniaque de Grimmjow avant de faire lentement machine arrière, trop conscients du danger immédiat pour tenter quoique ce soit. Ils rejoignirent donc la salle d'attente, attendant piteusement que la jeune maman et son enfant soient transférés dans une chambre pour avoir de plus amples informations.
Yamamoto, son vice-capitaine et Ukitake furent les premiers à être autorisés à pénétrer dans la chambre -question de hiérarchie-, ils n'abusèrent pas de ce privilège et se contentèrent d'un rapide état des lieux -particulièrement chaleureux pour le capitaine de la treizième division- avant de quitter l'hôpital. Ensuite, ce fut compliqué d'empêcher tout le monde de rejoindre la toute nouvelle petite famille et même le visage inquiétant de Unohana ne pu tarir le déluge de visiteurs. Elle fini par décider de laisser faire, leur accordant une dizaine de minutes avant de tous les mettre dehors pour que ses patients puissent se reposer.
- C'est un garçon, annonça Grimmjow qui portait fièrement son fils dans ses bras.
D'une manière général, il ressemblait à tout les autres nouveaux né : il était minuscule, à peine plus gros qu'une miche de pain, maigrelet et avait l'air légèrement froissé. Les yeux gris, quelques fins cheveux bleus égaillant la surface de son crâne, la peau claire... mais ce ne fut pas ça qui retint l'attention. Ses oreilles étaient asymétriques, celle de droite était on ne peut plus normale, mais celle de gauche n'était pas faite de cartilages et de peau : elle était en os et légèrement pointue. Plus tard, ils auraient l'occasion de remarquer qu'un trou de hollow à peine plus gros qu'une tête d'épingle s'était formé sur sa poitrine, juste au dessus de ce qui deviendrait des abdos.
- Mais c'est un arrancars ! s'exclama quelqu'un.
- Comment il s'appelle ? demanda quelqu'un d'autre.
- Alphonso Kengo Jaggerjack, déclara le fier papa.
OxOxAxOxO
Anecdote d'écriture n°71 :
A la base, j'avais l'intention de dévoiler toute cette histoire de fragment de Hôgyoku dans l'épilogue (et même à la toute fin de celui-ci pour vous laisser entrevoir la possibilité d'une suite), mais finalement, j'ai pensé que c'était une information trop importante pour ne faire que la mentionner au passage. D'autre part, elle explique certains éléments de ce chapitre et ne pouvait donc pas être passé sous silence.
Anecdote d'écriture n°72 :
Si vous saviez comme je me suis amusée à faire passer Aisuko pour morte pendant tout ce temps ! Mais bordel ! Qu'est-ce que c'était plaisant de vous laisser dans le flou ! Et puis franchement, qu'est-ce que je me suis marrée en imaginant vos réactions : « Ah ! Mais en fait elle est vivante ! Bon, je vois pas trop comment c'est possible mais... Putain, attends une seconde ! Ça veut dire que c'est Kengo qui est mort ?! » (oui, à ce niveau là de sadisme ça devient dangereux)
Anecdote d'écriture n°73 :
Tiens, d'ailleurs, pendant que j'y pense... je n'avais pas non plus l'intention de vous dire qu'Aisuko était enceinte avant l'épilogue ! Bon, à la base c'était surtout parce que je ne voyait pas trop comment faire pour l'intégrer dans ce chapitre... mais finalement, ma merveilleuse inspiration ayant fait un retour fracassant, j'ai trouvé que se serait une formidable raison d'expliquer son réveil soudain ! (applaudissez mon inspiration, franchement, elle le mérite ! Je l'aime, elle m'aime et c'est l'amour fusionnel depuis son retour... TU M'AS TELLEMENT MANQUE PUTAIN !)
OxOxAxOxO
Bon,
Je me doute bien que ce coup de poker n'a pas fonctionné sur tout le monde,
Mais j'aime bien pousser les limites de mon médiat dans ce genre de retranchement !
Juste histoire de vous faire ressentir quelque chose d'aussi puissant avec de simples mots.
…
(notez le ton sérieux de l'ambiance alors que juste au dessus je me vante de mon sadisme)
…
BREF !
Comme vous pouvez vous en douter,
Cette fanfiction arrive à sa fin.
(et ce coup-ci, c'est pour de vrai)
Nous garderons les adieux larmoyant pour l'épilogue,
Mais j'espère sincèrement que vous avez passé un bon moment en ma compagnie.
Sur ce...
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Signé : Lulu Murdoc, auteur euphorique.
