Notes : Waouh ! Votre fidélité me touche et nourrit ma muse, merci !
Vous êtes de merveilleux lecteurs :) Un chapitre un peu plus long surtout que je l'ai supprimé
pour le reposter avec un lemon ^^
C'est la rentrée à Poudlard, et c'est la première année sans Harry et Ron pour Hermione. L'ambiance est loin d'être aussi sereine que les années précédentes avec la présence des Mangemorts et des mesures instaurées par le Ministère. Excellente lecture à tous ! Enjoy :)
Avertissement : lemon
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Chapitre XXXVII - Des Mangemorts à Poudlard
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"La stupidité et la déraison de ceux qui s'écartent du rang qui est le leur et essayent de paraître plus qu'ils ne sont, me fait penser qu'il est juste de vous prévenir, Fanny [...]; et je vous implore et vous supplie de ne pas vous mettre en avant, de ne pas parler et donner votre avis comme si vous étiez l'une de vos cousines", Mansfield Park, Jane Austen
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Le Terrier, 1er septembre 1804
Remus pénètre dans la cuisine du Terrier, un exemplaire de la Gazette du Sorcier à la main, qu'il jette dans un mouvement brusque sur la table en proférant un juron. Son visage affiche une colère mêlée d'incrédulité.
"Je ne puis y croire, laisse-t-il échapper en passant ses doigts dans ses cheveux en bataille. C'est impossible...
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- Que se passe-t-il Remus ? s'enquiert Molly Weasley en déposant la cafetière en étain sur la solide table. Vous semblez être avoir croisé un Troll.
Sans répondre, le sorcier désigne le journal qu'il vient d'abandonner sur la table. Madame Weasley s'en saisit et lit à haute voix :
SEVERUS SNAPE CONFIRME COMME
DIRECTEUR DE POUDLARD
"Je me réjouis que l'occasion me soit donné de maintenir et de perpétuer les plus hautes valeurs et traditions de la sorcellerie.* Exceptionnellement, la rentrée des élèves aura lieu demain, le 2 septembre."
- Snape est pressenti pour être le nouveau Directeur de Poudlard Harry est considéré comme un menteur par le Ministère... C'est le monde à l'envers ! tempête le sorcier en jetant un œil haineux sur la photo du Serpentard au visage austère.
Molly tourne le journal. Une photo de Harry figure en dernière page, avec la promesse de mille Gallions de récompense pour quiconque apportera des informations sur sa localisation. Le jeune sorcier doit être entendu dans le cadre de l'enquête menée sur la disparition d'Albus Dumbledore, étant le seul témoin. Sa parole est fortement mise en doute. Corban Yaxley, responsable de la défense contre l'infiltration moldue, et Gawain Robards, chef des Aurors, ont tous deux été cités, affirmant que le jeune sorcier, lâche et criminel, finirait par être pris, grâce à la création de groupes de Rafleurs qui le recherchent activement.
- Je ne comprends pas, avoue Madame Weasley. Monsieur Snape semblait posséder un lien particulier avec Dumbledore, et ce dernier prenait constamment sa défense quand Sirius ou Alastor le dénigrait. Il disait toujours avoir une confiance absolue en lui... Et à présent Harry qui est suspecté du meurtre du Directeur et s'est enfui avec Ron. Un voile de tristesse et de peur obscurcit les yeux marron. Comment tout cela va-t-il finir ? se désole-t-elle en jetant le journal dans les flammes qui le dévorent en quelques secondes.
Les deux sorciers regardent La Gazette du Sorcier se consumer, avec le visage de Severus qui disparaît en dernier, comme pour se moquer d'eux.
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Au même moment à Poudlard
Snape s'arrête à l'entrée du Bureau du Directeur, son épouse à ses côtés. "Felix Felicis," murmure-t-il et tous deux remontent l'escalier en spirale dès que la gargouille de pierre s'est déplacée.
Ils pénètrent dans la pièce. Elle est telle qu'Hermione s'en souvient, une belle et grande pièce circulaire, comportant plusieurs fenêtres, d'où émane normalement de l'une d'elles, au coucher du soleil, une lumière rouge étincelante qui éclaire le bureau. La seule différence notable est le grand portrait de Dumbledore - qui somnole paisiblement - installé sur le mur au-dessus de l'énorme bureau aux pieds en forme de serres, parmi les tableaux des anciens directeurs et directrices qui couvrent les murs. Eux aussi semblent se reposer dans leur cadre. Phineas Nigellus Black, Dexter Fortescue, Dilys Derwent, et Everard. Un grand corbeau noir occupe le perchoir en or que Fumseck utilisait. Corvus, reconnaît Hermione en souriant au volatile qui la regarde, la tête penchée. la Pensine est également présente, posée sur un bahut ainsi que le Choixpeau magique, placé quant à lui sur une étagère. L'épée de Gryffondor est conservée dans une vitrine et la pièce dispose d'une vaste cheminée pouvant être reliée au Réseau de la poudre de Cheminette.
Une étrange émotion s'empare de son être à la vue de cette pièce qui semble si vide sans la présence de l'ancien Directeur.
L'apparence du bureau varie en fonction du directeur présent, devine la jeune fille en notant les couleurs plus sombres des tapisseries, aux couleurs de Serpentard.
"Vous pourrez discuter plus tard avec Monsieur Dumbledore," lui dit Severus en la guidant dans les escaliers au fond du bureau, traversant un salon cossu, pour arriver dans une chambre spacieuse.
Un grand lit à baldaquin avec des draps en satin bleu nuit, deux fauteuils bien rembourrée et une grande armoire double. Sa malle est posée à côté du lit, et Winky range déjà ses affaires. Le sorcier se tourne vers elle et croise les bras.
"Nous allons dîner dans quinze minutes. Je serai dans le bureau à côté. Descendez me rejoindre quand vous serez prête. Exceptionnellement vous mangerez avec le personnel, mais à partir de demain, vous rejoindrez la table de Gryffondor.
- Oui, Severus, répond-elle en effaçant un pli imaginaire de sa robe.
Il reste un instant à la contempler, assez perplexe. Que réserve cette année à sa jeune épouse. Parviendra-t-elle à supporter l'opprobre et la haine qui ne manqueront pas de l'entourer ?
- Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à me le demander, ajoute-t-il sur un ton radouci.
- Je n'y manquerai, acquiesce-t-elle. Est-ce que je pourrai poursuivre mes amitiés avec mes camarades ?
- Je ne vous interdis nullement de les côtoyer, finit-il par déclarer. Mais si l'année dernière a pu vous sembler pénible, sachez que cette année le sera plus encore. Potter et Weasley ne reviendront pas, mais il y aura des élèves que vous connaissez. Et pour des raisons évidentes, certains de vos contacts devront être limités et surveillés afin de ne pas éveiller l'intérêt des Carrow. Certains élèves vous respecteront en tant qu'épouse du Directeur, d'autres vous jalouseront pour la même raison. Enfin, d'aucuns vous haïront à cause de votre statut, surtout les élèves de Serpentard, élevés dans le culte de la suprématie des Sangs-Purs sur les Sangs-Mêlés et en particulier sur les Nés-Moldus considérés par eux comme la lie de la Communauté Magique. Quand nous nous présenterons au déjeuner, ne vous affichez pas comme une victime. Vous êtes mon épouse, et en tant que telle les autres professeurs vous doivent le respect."
Elle comprend qu'il fait allusion aux Carrow. Il lui a longuement parlé des jumeaux. Elle acquiesce de la tête.
"Maintenant, rangez vos affaires et rejoignez-moi ensuite dans... mon bureau. Sa voix se casse. Je vous donnerai votre emploi du temps."
Il éprouve des difficultés à reconnaître le bureau de Dumbledore comme le sien, songe Hermione.
Elle soupire alors qu'il se retourne et quitte la pièce. Elle appréhende de plus en plus cette année.
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La Grande Salle est la même que d'habitude, si ce n'est la décoration qui n'incite guère aux réjouissances. Contrairement aux années précédentes, le décor de la Grande Salle est austère, voire lugubre. Les tentures, les nappes, les voilages, tout n'est composé que de coloris tournant autour du vert, du noir et du bleu, seulement des teintes foncées, n'ayant apparemment pour fonction que de réprimer la gaieté. Même les chandelles en suspension contribuent à renforcer ce sentiment de sobriété sinistre. Les tables de la maison occupent leur place habituelle, absolument vides en attendant le retour des élèves, donnant une impression de gigantisme à la salle. Une seule table est occupée, celle du personnel de l'Ecole. Les professeurs sont déjà installés à l'autre bout, et chacun lève les yeux quand Severus et Hermione entrent. Cette dernière est vêtue d'une robe au coloris abricot, simple mais élégante, avec un corsage carré qui dissimule presque entièrement sa poitrine. Des bottines en cuir complètent sa tenue. Quant au sorcier, il porte une redingote noire à col montant entièrement boutonnée jusqu'au cou. Son visage est absolument impassible.
Le couple avance vers la table, la tête haute. Deux des personnes assises, trapues aux cheveux noirs et au visage ingrat, qu'Hermione n'a jamais vues mais qu'elle devine être les fameux Carrow, la regardent d'un air renfrogné. Snape guide habilement son épouse au menton redressé, afin qu'elle soit assise à côté de lui et de Madame Pomfresh. Hagrid, McGonagall ainsi que les professeurs Flitwick et Slughorn sont en face d'elle et lui adressent un sourire amical. Elle sent une bouffée de soulagement en voyant les visages bienveillants de ses professeurs.
Il n'y a guère de bavardage pendant le dîner. La plupart des discussions portent sur les listes d'écoles, les fournitures, les préoccupations budgétaires ou sur les articles qui ne sont pas encore arrivés. Hermione se retrouve à manger rapidement en écoutant d'une oreille distraite, ne se sentant guère encline à engager la conversation. Elle évite soigneusement de regarder en direction des deux Mangemorts dont les regards cruels lui font froid dans le dos.
Après le dîner, elle rejoint les quartiers du Directeur afin de déballer ses affaires et les ranger. La jeune fille sent son cœur se serrer alors qu'elle sort tous les paquets de son coffre pendant que Winky range adroitement ses robes et ses vêtements dans l'armoire. Elle jette un œil sur les fournitures scolaires que Severus a achetées pour elle et les tend à l'elfe, qui ajoute ses livres sur les étagères de la bibliothèque. Quand Hermione en a terminé, elle ferme le couvercle et ouvre une autre serrure. Un autre compartiment de taille importante apparaît.
Merci la magie, s'extasie-t-elle. Le compartiment comporte des fournitures de potions et des ustensiles à l'intérieur, tous en excellent état car neufs. Hermione est touchée par le geste de Severus. Elle prend un ensemble de nouvelles cuillères en laiton et un jeu de balances avec des indicateurs d'étalonnage et d'équilibre, les appréciant à leur juste valeur. Ils sont relativement simples, particulièrement adaptés pour une utilisation en cours de Potions.
De retour, Severus s'assied au bureau du salon et commence à écrire.
"J'ai des choses à aborder avant que les étudiants arrivent demain, dit-il, en trempant sa plume dans l'encre et continuant sa lettre. Il faut que je vous mette en garde. Le Seigneur des Ténèbres a le contrôle de l'Ecole. Il recevra des rapports sur votre comportement. S'il vous plaît Hermione, ne faites rien qui puisse poser des problèmes avec le personnel, notamment avec les Carrow qui chercheront par tous les moyens à vous rabaisser et à vous déstabiliser. Je ne veux point être obligé de vous punir."
- Je ferai de mon mieux pour ne point attirer l'attention des Mangemorts sur moi, promet-elle avec un soupir.
- Ah, j'allais oublier : ne déambulez pas dans les couloirs seule. Faites en sorte d'être accompagnée par un ou plusieurs camarades, surtout en semaine. Les week-end les Carrow seront certainement absents, vous serez plus alors tranquille, recommande-t-il.
- Bien. Je dois vous abandonner, déclare-t-il en se levant. J'ai une réunion importante avec le personnel avant la rentrée.
Hermione sent qu'il appréhende cette première réunion. Il est parvenu à convaincre le Seigneur des Ténèbres sur l'utilité de conserver les professeurs à leur poste ainsi que McGonagall comme Directrice adjointe, afin de tranquilliser les parents d'élèves et que Poudlard conserve son prestige international.
- Tout ira bien Severus, lui dit-elle en le rejoignant dans le salon. J'ai confiance en vous. Vous saurez vous imposer."
Il caresse tendrement son visage, une lueur douce au fond des obsidiennes et sort de la pièce.
Restée seule, elle en profite pour lire la liste de ses cours : Histoire de la Magie, Potions, Etude des Moldus, les Forces du Mal, Métamorphose, Astronomie, Botanique, Sortilège, Arithmancie, Soins aux Créatures Magiques et Runes Anciennes. Elle pousse un petit bâillement et tend la main vers l'un des nombreux ouvrages à lire. Elle s'installe sur un fauteuil et presque aussitôt Pattenrond saute sur ses genoux lourdement et se roule en boule avant de sombrer dans un sommeil tranquille. Hermione utilise un Sortilège afin que le livre reste en lévitation et que les pages tournent dans un mouvement régulier, ce qui lui permet de caresser le chat qui la récompense par un ronronnement discret.
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Severus se retourne vers le personnel et informe les chefs de Maison de la nécessité d'une attention particulière pour les élèves dont les parents sont portés disparus ou arrêtés.
"J'ai reçu un nombre important de lettres de parents qui ne cachent point leur inquiétude - le regard de Minerva est éloquent -, aussi je souhaite que les Directeurs de Maison les rassurent et leur affirment que l'école est toujours en sécurité, déclare-t-il en regardant spécifiquement Slughorn, McGonagall, Chourave et Flitwick. En ce qui concerne les punitions, elles devront rentrer dans les lignes directrices établies par le Conseil d'Administration de l'Ecole."
Alecto et Amycus grimacent.
Severus poursuit, ignorant délibérément leur réticence :
"Tous les professeurs continueront à maintenir la discipline dans leurs salles de classe et à infliger leurs propres sanctions. Toutes les violations des règles à l'extérieur de la salle de classe me reviendront. Est-ce clair ?"
Les Carrow affichent un air meurtrier. Cela ne s'annonce guère facile avec les Mangemorts qui rêvent de tortures et de brimades moyenâgeuses à appliquer aux élèves récalcitrants. Snape sait qu'il lui faudra surveiller de près les jumeaux afin qu'ils ne commettent point d'exactions. Ce qui ne sera point aisé car ils lui vouent une vive antipathie, et qu'ils font partie du Premier Cercle du Seigneur des Ténèbres.
"C'est tout, déclare-t-il, en coupant toute autre discussion ou conversation. Minerva, je vous prie de m'accompagner dans mon bureau, dit-il sur un ton doux mais ferme, alors qu'elle commence à ranger ses affaires. Il veut lui demander en privé si les adresses des étudiants ont été mises à jour dans le registre de l'école et lui rappeler de garder le livre fermé, protégés par des Sorts puissants. Il ne veut point que les Carrow s'en empare et utilisent les adresses des élèves. Il sait qu'elle posera des questions sur les lignes directrices disciplinaires, ainsi que les cages à gibet et le pilori de Rusard installés dans l'un des cachots. Il n'existe aucun sujet sur lequel il pourra la rassurer.
- Certainement, Directeur, répond-elle, un peu sèchement, sans dissimuler la répulsion que lui inspire le sorcier.
Sa réponse brève le blesse. Il fait de son mieux pour afficher une certaine désinvolture malgré les pressions de tous les côtés. Par Salazar, il souhaiterait pouvoir se confier à elle sans divulguer sa véritable loyauté ou sa promesse envers Dumbledore sur sa mort, mais il ne peut compromettre sa position auprès du Seigneur des Ténèbres. Si ce dernier venait à l'école, et qu'il essayait de lire dans les pensées de Minerva, sa position serait dangereusement compromise. Il aurait aimé avoir quelqu'un parmi ses collègues qui connaisse la vérité sur ses véritables intentions, Mais cela s'avère impossible : trop dangereux. Heureusement qu'il a Hermione. A cette pensée, une douce chaleur se propage dans ses veines. Il attrape ses parchemins et marche avec Minerva jusqu'à la porte. Apercevant le demi-géant qui s'avance vers eux il enjoint à l'Ecossaise :
- Veuillez vous avancer et m'attendre devant mon bureau. J'ai deux mots à dire à Hagrid.
- Bien, répond-elle sur un ton pincé en poursuivant son chemin vers le couloir.
- Hagrid, commence-t-il, j'ai passé en revue votre programme de cours de vos années précédentes et j'ai dû y apporter quelques modifications, en tenant compte des directives du Ministère. J'ai noté les nouvelles créatures et les bêtes qui se trouvent déjà dans vos enclos. Voici la liste des animaux magiques autorisés, poursuit-il en lui tendant un parchemin. Vous ne devez pas dévier de votre programme d'une manière ou d'une autre à partir de maintenant. Vous me comprenez ? insiste-t-il.
- Oui Monsieur," répond le demi-géant, soulagé de ne pas être séparé de ses créatures.
Bon, et maintenant l'entrevue avec la vieille lionne de Gryffondor...
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DL DL DL
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2 septembre 1804
Depuis le moment où elle s'est présentée aux portes de l'école, Hermione a ressenti un poids angoissant, écrasant s'abattre sur elle, tellement opposé aux sentiments jubilatoires qu'elle a connus les années précédentes, et cette sensation pénible augmente à chaque pas qu'elle fait malgré la présence de Severus auprès d'elle. Une tristesse mêlée d'inquiétude semblent se dégager des vieilles pierres du Château. Cela en est quasiment palpable. Elle se souvient avoir lu dans L'Histoire de Poudlard que l'édifice est tellement imprégné de magie qu'il est comme une entité vivante et qu'il ressent les émotions de ses occupants.
L'air hostile du nouveau Directeur dissuade quiconque de lui adresser la parole. Il serre discrètement la main de son épouse pour lui donner le courage qui lui fait cruellement défaut. Elle déglutit avec difficulté mais elle ne peut fuir. Elle doit assumer sa position.
Quand elle pénètre dans la Grande Salle pour dîner, une atmosphère sombre et pesante semble l'envelopper. Le dégoût et la haine prédominent dans les regards. Des quatre tablées, des visages la regardent avec un mépris et une hostilité non dissimulés. Seuls quelques professeurs lui adressent un sourire et des hochements de tête encourageants. Elle porte la tenue vestimentaire de sa Maison. Une robe sévère, agrémentée de la cravate aux couleurs de Gryffondor.
Hermione se sent désemparée : elle voudrait s'asseoir à la table des Gryffondor, mais dès qu'elle aperçoit une place libre, les élèves se déplacent sur le banc afin de l'empêcher de s'installer. Elle sent les larmes qui montent au coin de ses yeux et songe à nouveau à faire demi-tour pour remonter dans les quartiers du Directeur lorsque Ginevra, Luna et Neville, installés en bout de table, lui adressent un signe de la main pour l'appeler. Soulagée, elle se dirige vers eux et parvient à s'asseoir à leurs côtés.
"Vous avez remarqué, commence Ginevra, tous les élèves absents cette année...
- Oui, ce sont tous des Nés-Moldus. Ils n'ont plus le droit de poursuivre leur scolarité, explique Neville en jetant un regard hostile en direction de la table du personnel, et Hermione devine que c'est Severus qui est dans sa ligne de mire.
- Et d'autres sont plus chanceux, siffle Seamus Finnigan en jetant un regard venimeux sur elle. Certains Sang-de-Bourbe sont autorisés à s'instruire malgré les nouvelles lois du Ministère qui les considèrent comme des parias...
Dean était son meilleur ami. Il ne supporte pas cette injustice flagrante. Je ne devrais pas me trouver ici, constate-t-elle tristement. J'aurais dû me présenter devant Ombrage qui préside la Commission des Nés-Moldus mais Severus est intervenu afin de m'en dispenser.
- Vous ne pouvez en vouloir à Hermione, conteste Ginevra d'une voix posée. Ce n'est point elle qui est à l'origine de ces lois. Nous sommes tous des victimes, elle y compris...
- Hormis les Mangemorts ! casse le sorcier. Je ne puis m'empêcher de trouver anormal que Dean Thomas et d'autres élèves soient obligés de se cacher à cause de leur statut de sang.
- Mais, réplique Luna de sa voix mélodieuse, je croyais que Dean Thomas était un Sang-Mêlé ?
- Dean est né d'un père sorcier et d'une mère Moldue, il est donc un Sang-Mêlé, comme moi, intervient Seamus Finnigan. Il m'a raconté que on père est parti pour protéger sa famille qui ignorait qu'il était sorcier. L'homme est mort car il refusait de se joindre aux Mangemorts. Dean ne peut retourner à Poudlard car il ne peut prouver qu'il est un Sang-Mêlé. Il est en fuite depuis qu'il a été convoqué devant la Commission d'Enregistrement des Nés-Moldus qui n'hésite pas à casser leur baguette après une audience où ils sont déclarés coupables de voler la magie.
- Mais c'est une aberration ! s'exclame un peu trop vivement Ginevra, s'attirant les regards curieux de leurs voisins et de certains membres du personnel dont Severus qui regarde son épouse d'une manière étrange.
- Soyons discrets, murmure Neville en posant une main amicale sur celle d'Hermione. Ce n'est guère le moment de nous faire remarquer. Nous discuterons plus tard, quand la Cérémonie de Répartition sera terminée et que nous serons dans la Salle Commune.
- Oui, vous avez raison", approuve Luna en lançant un regard rêveur sur le jeune sorcier.
Severus ne peut détourner ses yeux de la table des Gryffondor, de sa jeune épouse et des sorciers qui monopolisent la conversation. L'on pourrait croire qu'il regarde fixement devant lui avec une froide détermination. Chaque fois que ses onyx se posent sur Neville posant sa main sur le bras d'Hermione ou elle qui sourit à l'une des réparties de ses camarades, une lueur fugitive de jalousie passe dans ses yeux avant qu'il ne recompose son sempiternel masque d'indifférence. Mais l'œil vigilant de Minerva n'a rien perdu des regards possessifs de Snape sur son épouse.
La Cérémonie de Répartition commence. Le Choixpeau ne chante pas. Il se contente d'envoyer les nouveaux venus dans leur Maison respective, sans la verve qui l'animait les années précédentes. Les anciens élèves se regardent, affichant un air perplexe comme la plupart des professeurs. Hermione a l'impression qu'une brise glacée l'enveloppe. Elle frissonne.
Rien n'est comme avant...
Le tintement familier d'un objet métallique qui heurte un gobelet en étain, fait aussitôt cesser les bavardages. Le même signal que celui employé par Dumbledore pour retenir l'attention. Snape se lève. Il est d'une pâleur mortelle, son air renfrogné habituel, et son regard ennuyé se promène sur l'assistance. Son visage est une façade imperturbable. Tous les regards convergent vers lui.
"Suite à la disparition prématurée d'Albus Dumbledore, le Ministère m'a nommé comme nouveau Directeur de Poudlard," commence-t-il sur un ton à peine plus élevé qu'un murmure, mais tout le monde l'entend.
"Le règlement intérieur devra être observé à la lettre sous peine de sévères sanctions, poursuit-il sur le même ton monocorde. Il est interdit de former un groupe quel qu'il soit ou de se réunir à plus de cinq personnes sans mon autorisation expresse. Madame Carrow et Monsieur Carrow ici présents sont respectivement les nouveaux professeurs d'Etudes Moldues et des Forces du Mal, déclare-t-il encore en présentant le couple au visage rébarbatif.
- Ce sont des Mangemorts ! peut-on entendre chuchoter entre les travées.
- Vos Directeurs de Maison sont pour cette année : Madame Minerva Mc Gonagall pour Gryffondor, Madame Pomona Chourave pour Poufsouffle, Monsieur Filius Flitwick pour Serdaigle et Horace Slughorn pour Serpentard."
Quand il se tait, un long silence perplexe et désapprobateur s'installe, suivi ensuite par quelques applaudissements provenant de la table de Serpentard, relayés par quelques élèves des autres Maisons. Hermione se sent mal, un poids écrasant l'oppresse. Elle sait ce qu'il en coûte à l'homme qu'elle aime de jouer ce rôle de sorcier haï, et secrètement elle l'admire plus encore pour afficher un visage totalement neutre. Discrètement, Ginevra lui serre la main sous la table pour lui montrer son soutien.
Tout le monde comprend que l'année scolaire sera différente... mais pas dans le bon sens.
"Il est temps de se restaurer," achève-t-il en frappant dans ses mains, entrainant le ballet des elfes qui apportent la nourriture aux élèves et professeurs. Mais la magie des années précédentes n'existe plus.
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Severus l'entraîne en la tenant fermement par son poignet, et elle a du mal à le suivre, ses pieds glacés s'enfonçant dans la terre noire et boueuse. Il n'en a cure et poursuit son avancée, l'obligeant à marcher malgré ses trébuchements. Quand enfin ils s'arrêtent, c'est quasiment la tombée de la nuit. Au début, elle ne peut rien voir. Un vent glacial fouette sa cape autour d'elle, et une épaisse brume plane autour de ses pieds. Severus est près d'elle, la baguette à la main. Le vent s'apaise, et le brouillard se sépare pour révéler qu'ils se tiennent au bord d'une falaise. Au-dessous, une forêt sombre s'étend à perte de vue. Elle ondule et se balance, et un bruit étrange comme des gémissements remplit ses oreilles. Le brouillard continue de battre en retraite, et Hermione réalise avec horreur qu'elle ne regarde pas des arbres, mais des gens - des centaines, peut-être des milliers de personnes - avec leurs robes en lambeaux qui pendent comme des feuilles de membres émaciés, leurs corps diaphanes se balançant violemment dans un effort futile pour se déraciner du sol qui les retient captifs. Elle se sent glacée jusqu'aux os. Les Ténèbres ont vaincu. L'espoir n'est plus.
Des voix sépulcrales l'appellent : "Hermione ! Hermione ! Hermione !"
Elle tremble et essaie de crier, de leur dire qu'elle est désolée, qu'elle n'y est pour rien, mais les âmes tourmentées ignorent ses suppliques.
"Je suis là. Réveillez-vous. Je vous en prie."
Des bras la secouent et l'enveloppent. Au début elle suffoque, essayant de leur échapper, puis peu à peu elle ressent une douce chaleur qui l'enveloppe et se diffuse autour d'elle, chassant les ombres qui l'oppressaient.
"Severus ?
- Oui mon amour. Tout va bien. Ce n'était qu'un mauvais rêve, chuchote-t-il dans ses cheveux.
- S'il vous plaît, ne me laissez pas seule. Restez auprès de moi, l'implore-t-elle en se serrant contre lui. Cela semblait si réel !
Tous les sens du sorcier sont assaillis. Son doux parfum qui se mélange à celle plus douceâtre de sa sueur, la texture de sa peau souple sous ses doigts, et ses formes voluptueuses. Merlin ! Elle l'a envoûté.
- Oui, accepte-t-il d'une voix enrouée. Il la couche et la tient contre lui, attendant qu'elle se rendorme.
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Le lendemain, le jour se lève gris et froid. La place à côté d'Hermione est vide, mais Severus a laissé son empreinte dans le lit. Elle pose sa main dans les plis encore chauds.
Plus tard elle révise et effectue les travaux demandés par les professeurs. Elle déjeune seule. Depuis la reprise de l'école, elle voit peu son époux. Il est tellement occupé par des soucis administratifs. Vers le milieu de l'après-midi, une bruine légère émet doucement les vitres des fenêtres du salon. Hermione ferme son livre et contemple le parc à travers la buée. En dépit de tous ses efforts, elle éprouve du mal à se concentrer, ses pensées sont incapables de s'éloigner de Severus, de leur situation particulière, et de ces rêves récurrents qui la laissent au réveil avec une boule d'angoisse au creux de son ventre.
Elle reçoit un billet de Dobby. Il est signé de la main de McGonagall. Elle l'invite à prendre le thé dans ses appartements. Son premier mouvement est de refuser, puis après mûre réflexion elle change d'avis. Cela lui permettra peut-être d'évacuer les sombres pensées qui l'accaparent. Elle retourne le message en demandant une demi-heure afin qu'elle puisse revêtir une tenue adéquate.
Dès qu'elle se présente chez McGonagall, cette dernière l'enserre tendrement entre ses bras, dans une attitude chaleureuse, bien différente de celle affichée lors de son arrivée à Poudlard. Hermione est profondément émue par le spectacle affectueux de sa Directrice de Maison. Dobby se présente peu après et l'Ecossaise lui commande du thé au jasmin, du lait et des scones. Quelques minutes plus tard elles sont servies. Hermione enveloppe ses mains glacées autour de la délicate tasse en porcelaine de Limoges, observant de ses yeux mi-clos les volutes opaques qui s'élèvent au-dessus du breuvage. Il y a quelques coups frappés à la porte et le professeur Vector fait son apparition. Minerva l'invite et Septima prend place sur une chaise.
"Vous n'avez pas bonne mine ma chère enfant, commence d'une voix douce Mc Gonagall en servant le thé à sa collègue. Si vous êtes... malmenée, n'hésitez pas à vous confier à nous, nous vous apporterons notre aide
Hermione est dépassée. Son front se plisse.
- Qu'entendez-vous par là, Madame ? s'enquiert-elle d'une voix onctueuse en reposant dans un geste élégant sa tasse.
- Si votre époux se comporte de manière inappropriée envers vous, nous voulons vous assurer de notre soutien, déclare Minerva sur le même ton.
- Il se montre très possessif envers vous, renchérit Vector avec une inquiétude évidente dans sa voix.
- Ne vous inquiétez pas pour moi Mesdames, répond la jeune femme en tentant de conserver son calme. Elle tamponne ses lèvres avec la serviette brodée. Je vous remercie de votre sollicitude, mais je suis en parfaite sécurité avec mon mari. Je sais que vous vous méfiez de lui et je comprends parfaitement vos raisons, mais dans notre intimité il se conduit en parfait gentleman, affirme-t-elle d'une voix légèrement tremblotante. Ses yeux picotent mais elle ne se montrera pas faible. Si j'ai mauvaise mine, c'est que j'ai passé une nuit épouvantable à cause d'un cauchemar. Je vous remercie pour votre charmante invitation mais je dois retourner à mes révisions. Je ne voudrais point être accusée de favoritisme."
Elle se lève et se retient de ne pas courir pour sortir des appartements, mais elle ne veut pas que son départ s'apparente à une fuite. Aussi salue-t-elle ses aînées avec un calme apparent et sort de la pièce telle une reine. Dès qu'elle est dans le couloir, elle court vers les quartiers du Directeur. Elle ressent une envie inexplicable de le voir. Là, maintenant.
Essoufflée, elle donne le mot de passe et s'engouffre dans les escaliers. Elle découvre l'objet de ses pensées en train de rédiger un parchemin, des dizaines de lettres empilées sur le bureau. Une vague de mélancolie et d'amour la balaie.
"Eh bien Madame, que vous arrive-t-il ? s'exclame-t-il sur un ton surpris en voyant son visage perdu.
- Oh Severus, je si contente que vous soyez là !
Un sourire éclaire le visage du sorcier. Il admire son visage rougi par la course, sa bouche entrouverte qui laisse passer son souffle saccadé, le balancement naturel de ses hanches et les boucles indomptables qui retombent en cascade sur son dos jusqu'à ses hanches voluptueuses. Ses yeux se réchauffent en un regard brûlant qui électrise aussitôt la jeune fille. Il laisse ses yeux voyager sur son corps. Il la détaille avec lenteur, des pieds jusqu'au visage, lui laissant entrevoir le désir qui commence à le consumer. Il n'a pas besoin de lui ouvrir les bras pour qu'elle comprenne l'invitation.
Elle se jette sur lui et se retrouve sur ses genoux, encerclant sa nuque de ses bras graciles. Ils se regardent quelques secondes avant que ses lèvres ne fondent sur celles de son épouse. Par Salazar ! Comme ses étreintes m'ont manqué ! Leur baiser est long, sensuel, délicieux. Il en profite pour caresser avec une lenteur exaspérante la poitrine ferme à travers le tissu épais, et la sent grandir sous ses doigts attentionnés. Une douleur familière croît dans l'entrejambe de la jeune femme qui remue inconsciemment son postérieur et ressent la dureté du sorcier pousser contre elle. Cette réaction enflamme ses sens. Elle gémit dans sa bouche. Il est perdu.
Une main traîtresse descend tranquillement jusqu'aux chevilles et remonte sous le jupon et la robe jusqu'au centre de sa féminité. Sa main trouve ses plis, les écarte et il commence à caresser son clitoris de son pouce tandis que son autre main abaisse son corsage pour découvrir les seins parfaits. Ce qui permet à sa bouche avide d'allaiter et d'aspirer les tétons, envoyant des ondes de choc dans tout son corps. Elle se tortille, cherchant à accentuer cette friction qui est un prémisse à quelque chose de beaucoup plus intense. Le sorcier prend une main de son épouse et la pose sans brusquerie sur sa virilité, appréhendant un mouvement de refus. Il n'a jamais attendu de sa jeune épouse qu'elle le touchât aussi intimement. Ce sont des gestes réservés aux courtisanes ou aux femme délurées. Elle est encore novice dans les choses de l'amour. C'est toujours lui qui explore son corps avec passion, mais il aimerait tant qu'elle se laissât aller...
D'abord hésitante, Hermione est stimulée par la lueur démente qui s'allume dans les yeux de jais alors qu'elle caresse le membre palpitant sous le velours. le sentir durcir sous ses attentions l'excite à un tel point qu'elle sent une ruée humide entre ses jambes et qui mouillent les doigts de son amant. Il laisse échapper un gémissement.
"Hermione, souffle Severus, j'ai envie de vous, avoue-t-il en glissant un doigt dans sa moiteur brûlante.
Sans attendre de réponse, il ouvre sa braguette pour en extirper son membre turgescent. il soulève la jeune femme et la laisse glisser sur le phallus triomphant jusqu'à ce qu'elle soit remplie de lui.
"Oui... comme cela... l'encourage-t-il en se saisissant de ses hanches pour leur imposer un rythme lascif. C'est si bon... Aaaahhhh... oui... oui... Oh, Hermione... Oui... OUI... Plus vite...
- Sev... Sev... implore-t-elle en le sentant s'enfoncer de plus en plus vite et de plus en plus profondément, en frottant son petit bouton d'amour. Elle sent la montée de son plaisir et ses muscles vaginaux se contractent autour de la hampe engorgée.
- Venez... pour moi... l'exhorte-t-il d'un ton lourd de désir, en taquinant ses bourgeons aguicheurs. Je ne vais... pas durer... longtemps...
- Ooooh... Ooooohhhh... Hermione sent qu'elle se tient au bord de la libération tandis que son anticipation la rapproche de plus en plus de la falaise de la libération explosive. Ses hanches roulent autour de la verge dans un mouvement frénétique, l'enrobant de ses jus. Leurs regards sont vitreux, hagards.
Son dos s'arque, faisant saillir ses seins qui rebondissent en avant.
Severus embouche un mamelon provoquant, le suce, lèche et le mordille, et c'est le raz-de-marée orgasmique qui submerge la sorcière et entraîne dans la foulée celui de son partenaire. Les spasmes les engloutissent dans une jouissance intense qui les laissent peu après, complètement vidés, leurs corps en sueur alanguis.
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Les nuits suivantes, les rêves d'Hermione tournent encore autour des images terrifiantes de ses amis maudits, de leurs bouches ouvertes dans des cris silencieux, leurs mains griffant désespérément l'air pendant que leurs corps sont engloutis par la terre marécageuse, et elle parmi eux... les Sang-de-Bourbe.
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Le 9 septembre 1804
Chère Liz,
Grâce aux Gallions enchantés, Harry a réussi à me donner de ses nouvelles. Il a utilisé la connexion mentale qu'il partage avec Voldemort et est parvenu à s'immiscer dans ses pensées. Il a ainsi pu apprendre que ce dernier est à la recherche d'un fabriquant de baguettes, un certain Gregorovitch.
Harry et Ron se sont s'infiltrés au Ministère de la magie sous de fausses identités. Ron, déguisé en une employée, a été réquisitionné pour assister Ombrage dans les auditions de sorciers nés de parents moldus.
Harry a fouillé le bureau d'Ombrage. Il y a récupéré l'œil magique d'Alastor Maugrey. Il a retrouvé Ron dans la Commission d'enregistrement des Nés-Moldus et ils ont réussi à reprendre le médaillon à Ombrage, mais l'alerte a été donnée. Ils ont transplané in-extremis, mais un Mangemort s'est accroché à eux et a découvert la maison du square Grimmaurd. Ils ont dû à nouveau transplaner, et ne pourront plus retourner chez Harry.
Ils se sont réfugiés dans une forêt, et sont obligés de se déplacer souvent d'un lieu à un autre, afin de ne point être pris par les Rafleurs. Heureusement qu'ils ont suivi mes recommandations et ont emporté avec eux un havresac comportant un matériel élémentaire de survie. Ils ne sont malheureusement pas parvenus à détruire le médaillon. Je m'en suis enquise auprès de Severus qui m'a expliqué qu'il fallait un objet magique extrêmement puissant pour y arriver.
Lors de l'un de leurs déplacements, ils sont tombés sur Dean Thomas, en fuite comme eux et ont décidé de l'inclure dans leur groupe, en l'informant du but de leur périple : chercher et détruire les Horcruxes de Voldemort. Malgré le danger encouru, il a accepté de les accompagner et de les aider dans leur quête.
Harry s'est aperçu que celui qui porte le médaillon est toujours de mauvaise humeur, voire agressif envers ses compagnons. Je lui ai conseillé de ne pas le conserver plus d'une journée sur soi afin d'éviter ses effets maléfiques et de le porter à tour de rôle. J'ai si peur pour eux !
En ce qui concerne les cours dispensés, ils sont assez conformes à ceux des années précédentes, hormis ceux dirigés par les Carrow. L'Etude des Moldus devient un moyen de plus d'inculquer la haine des Moldus aux sorciers. expliquant aux élèves à quel point les personnes non magiques sont des monstres, qui sont considérés comme pire que des animaux, qu'ils leur sont même inférieurs, et que les sorciers ne doivent pas se lier avec eux. Pour appuyer ses dires, elle a fait circuler des gravures représentant les tortures subies par les sorciers aux mains du Clergé moldu, ainsi que des reproductions détaillant les horreurs commises lors de la Révolution française, avec les têtes sanguinolentes des aristocrates au bout des piques du peuple, ou les exécutions avec la guillotine. Evidemment, cela n'a pas manqué d'effrayer et de marquer les esprits des élèves. La professeur insistait longuement sur ces points sans cesser de me regarder, espérant que je réagirais, mais je suis parvenue à me contenir. Lorsque Neville a tenté de s'opposer à elle, elle l'a frappé en pleine tête avec une telle cruauté que je n'ai pu m'empêcher de pousser un cri. Heureusement que la cloche a sonné pour annoncer la fin du cours, car j'ignore ce qui s'en serait ensuivi...
Son frère n'est guère mieux. C'est un personnage grossier et impatient. Il fait preuve de sadisme, se délectant de torturer les élèves en retenue (comme sa sœur). Il est haï par la majorité des élèves. Il enseigne les Forces du Mal et nous oblige à nous battre en duel en nous envoyant des Sorts Cuisants, absolument indifférent aux accidents qui se produisent et obligent nombre d'élèves à recourir aux soins de Madame Pomfresh.
Je dois supporter les regards, les chuchotements, les menaces à peine voilées qui m'accompagnent à chacun de mes déplacements. Je ne compte plus le nombre de Sang-de-Bourbe qui me sont jetés sur mon passage. Heureusement que Neville est pour moi un soutien indéfectible, ainsi que Ginevra et Luna. Je prie pour que Ron et Harry accomplissent leur mission et que nous puissions anéantir Voldemort sinon... je n'ose imaginer dans quel chaos le monde se retrouvera.
Dumbledore semble m'éviter : chaque fois que je cherche à lui parler, il dort ou est absent de son portrait. J'ai pourtant tellement de questions à lui poser ! J'espère y parvenir bientôt. Il le faut.
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* Passage en gras extrait du Tome 7 "Harry Potter et les Reliques de la Mort" chapitre 12
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Ferons-nous tinter le Bianzhong ?
