Disclaimer : Les personnages et l'univers de l'œuvre "Harry Potter" ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de la talentueuse J. K. Rowling. Je me contente de les lui emprunter un court instant et de les faire évoluer dans une fanfiction qui est le fruit de mon imagination et qui elle seule m'appartient. Je n'en tire aucun revenus ni avantages quelconques, autres que le plaisir de vous divertir et de recevoir vos précieux retours. Merci d'avoir la correction de solliciter mon autorisation et d'attendre une réponse de ma part avant de la publier sur une plateforme autre que Wattpad ou FFNET.

Note de l'auteur : Bonsoir à toutes et à tous ! Je suis heureuse de vous poster ce soir un nouveau chapitre. J'espère de tout coeur qu'il vous plaira. Je tiens également à vous avertir qu'il contient un lemon pour ceux qui n'aimeraient pas ce genre de passages. C'est le premier que j'ose publier sur ce site. J'espère qu'il ne sera ni trop vulgaire, ni trop gentillet à votre goût. J'attends vos conclusions ! Je tiens enfin à remercier Fantomette34, Mrs Elizabeth Darcy31, MG123, beatrice et allersia pour leurs reviews. Je vous souhaite une bonne lecture !


Une douleur lancinante la traversa de part en part tandis qu'elle essayait en vain de se redresser dans son lit d'hôpital. Les yeux fermés et les sourcils froncés par l'effort fournit tant la souffrance diffuse dans chacun de ses muscles l'accablait, Hermione suspendit soudain sa nouvelle tentative quand la porte de sa chambre s'ouvrit. Le cœur battant soudain à un rythme effréné dans sa poitrine, animé par le secret espoir que ce soit enfin lui, l'homme qu'elle aimait, elle avait les yeux rivés sur l'entrée. Mais quand son ami Ronald Weasley apparut dans l'encadrement de la porte, le regard d'Hermione se voila de déception et de tristesse mêlées. Elle détourna la tête se demandant où était passé son Professeur de Potions, pour ne pas se trouver à son chevet ou lui avoir même rendu visite une seule fois depuis son réveil alors qu'elle était misérablement étendue sur un lit d'hôpital, convalescente.

Elle avait vu Harry, qui l'avait veillée jour et nuit dans son inconscience. Ginny, blessée, lui avait aussi rendu visite à plusieurs reprises peu après son rétablissement. Ronald également, s'était présenté chaque jour avec une grande assiduité après qu'elle soit sortie d'un long comas thérapeutique, de même que plus épisodiquement Molly ou encore Minerva McGonagall. Mais Severus Rogue n'était pas venu une seule fois. Et personne n'avait su ou voulu répondre aux questions qu'elle se posait au sujet de l'absence de l'homme.

Si Hermione se rétablissait physiquement chaque jour un peu plus, en revanche, elle souffrait atrocement de la disparition brutale de son austère enseignant de sa vie. Elle ne comprenait pas ce que son silence pouvait bien signifier... Était-ce volontaire de sa part ? Ou était-il repartit en mission pour Dumbledore ? Ou pire, avait-il décidé de faire sortir son élève de sa vie maintenant que plus rien ne menaçait sa sécurité et que par conséquent, plus rien ne l'obligeait à assurer sa sécurité ? Tout ce qu'ils avaient vécu ensemble ne c'était donc révélé n'être qu'une illusion que le retour à la vie normale avait durement balayé ?

À cette simple idée, le cœur d'Hermione vacilla. Il ne lui restait plus que Rogue... Si ce dernier l'avait réellement abandonnée, alors elle était définitivement seule et tous les rêves d'un avenir paisible qu'elle avait nourri auprès de lui s'étaient envolés comme un voile de fumée.

Laissant Hermione toute à ses pensées, Ronald était venu s'asseoir sur un fauteuil disposé près de la tête de lit de son amie. Silencieux, il se contentait de l'observer, soucieux. Elle allait mal et il le sentait, même si son amie tentait de donner le change. Et il ne savait que trop ce qui faisait souffrir la jeune femme. Les mâchoires crispées, il s'attachait, au prix de coûteux efforts, à ne pas laisser exploser la colère qui grondait au fond de lui qui lui dictait de bondir de sa chaise et de secouer son amie en lui hurlant de sortir de sa torpeur.

La voir chaque jour dans un tel état lui retournait littéralement l'estomac. Le seul responsable était Severus Rogue qui avait lâchement abandonnée sa meilleure amie, après la bataille finale, lui avait raconté Harry. Après l'avoir gravement blessée, il s'était contenté de lui apporter les premiers secours avant de la transplanner à Sainte-Mangouste avec les autres victimes. Puis, il s'était envolé. Et depuis, il n'était plus réapparu.

Il avait profité de sa fonction de Professeur émérite et Membre de l'Ordre du Phénix chargé de la sécurité de la jeune sorcière pour la séduire, abusant de sa vulnérabilité avant de la rejeter comme un vulgaire déchet, après usage.

Le rouquin lui en voulait furieusement. Il avait compris depuis le bal de Noël qu'il se passait quelque chose entre son Professeur et sa meilleure amie. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas s'en apercevoir. Depuis lors, il s'était fait une raison et avait mis de côté ses sentiments pour la jeune femme. Mais depuis que Rogue avait disparu et qu'il était le témoin quotidien de la détresse de la Gryffondore, ceux-ci avaient ressurgi avec force et lui dictaient la volonté ferme de veiller sur elle. Le temps achèverait de faire son œuvre et lui ferait immanquablement oublier le bâtard graisseux. Il ne lui restait plus qu'à être patient. Elle finirait par se retourner naturellement vers lui, son meilleur ami depuis des années, s'il restait continuellement présent auprès d'elle, fantasmait-il. Il ne pouvait en être autrement.

Et si Rogue avait le culot de réapparaître après cela, Ron lui ferait bien comprendre qui était le mieux à même de faire le bonheur d'Hermione. Nul autre que lui-même ! Effectivement, il en était intimement convaincu et n'imaginait construire sa vie et fonder une famille avec aucune autre jeune femme que la Gryffondore qui l'obsédait, peuplant le moindre de ses songes, bien que son attirance ne paraisse pas partagée. Patience était mère de toute les vertus. Il sentait sa chance arriver et avait bien l'intention de la saisie à bras le corps.

HP-HP-HP

Il avait failli la tuer alors qu'il était chargé d'assurer sa sécurité et ne se le pardonnait pas. Non. Il n'y parvenait pas. La vision du corps frêle de son élève barré de profondes entailles, l'image de ses vêtements imbibés de sang le hantaient continuellement. Jour et nuit. Il n'en dormait plus. Il mangeait peu, s'alimentant uniquement pour ne pas dépérir. Et depuis des jours, il buvait beaucoup. Plus que de raison. Les vapeurs d'alcool seules parvenaient à chasser de ses pensées les souvenirs horribles de son Hermione flirtant avec la mort par sa faute, de son Hermione inconsciente, étendue sur son lit d'hôpital à Sainte-Mangouste, à cause de lui.

Mais elle lui manquait aussi beaucoup. Constamment. Atrocement. Même s'il s'était promis de ne plus jamais la revoir, de ne plus jamais prendre le risque de la mettre en danger d'une quelconque façon. Maintenant que la guerre était terminée, elle ne craignait plus rien. Et ses amis veillaient sur elle. Avant de partir et de donner sa démission au vieux Directeur de Poudlard et à l'Ordre du Phénix, il avait pu observer Harry, Ginny et Ron se relayer à son chevet. Lui seul demeurait un danger pour elle. Preuve en était qu'il avait failli la tuer quelques jours auparavant, alors qu'il était censé la protéger, en se laissant berner par la jeune femme et des sentiments qui l'aveuglaient et l'affaiblissaient...

Il allait dorénavant devoir apprendre à vivre avec son absence quotidienne. Cela constituait pour lui une souffrance permanente que même l'alcool ne parvenait pas à anesthésier... Alors à la tombée de la nuit, quand c'était le plus insupportable, il sortait déambuler dans les rues. Il se faisait régulièrement accoster par des filles de joie, mais les repoussaient systématiquement. Il était décidément promis à une vie de douleur... Et il arrivait souvent qu'il échoue hasardeusement non loin de Sainte-Mangouste. Il allait alors se tapir dans un coin sombre, bien à l'abri des regards, où il s'effondrait parfois et levait les yeux en direction de la fenêtre de la chambre de son ancienne protégée dans l'espoir de l'apercevoir de loin, à défaut de ne pouvoir jamais plus la toucher.

HP-HP-HP

Sa convalescence dura de longues semaines qui se transformèrent bientôt en mois avant que les médicomages ne l'autorisent enfin à sortir, pour rentrer chez elle, avaient-ils cru bon d'ajouter. Mais elle n'avait plus de chez elle avait songé sombrement Hermione, dépitée... Ne se sentant pas la force de retourner le soir même dans la demeure familiale de la banlieue londonienne où elle n'avait plus mis les pieds depuis que ses parents y avaient perdu la vie, elle avait demandé à Ronald de venir la chercher, en début de soirée, pour la conduire à Poudlard, où elle souhaitait récupérer quelques affaires, puis au Terrier, pour passer la nuit auprès de visages familiers. Dans les jours suivants devait avoir lieu un banquet organisé par Molly pour fêter la victoire de l'Ordre et la fin d'une guerre qui n'avait que trop duré. Elle pourrait en plus y retrouver Harry, Ginny, les jumeaux, Arthur et peut-être même Bill et Fleur, tentait-elle de se consoler, triste de ne pouvoir retrouver la chaleur des bras de Severus qui étaient son seul refuge.

Le rouquin avait retrouvé la jeune sorcière dans sa chambre, assise sur le rebord de son lit. Il l'avait patiemment aidé à enfiler ses chaussures, avant de la soutenir pour qu'elle se redresse. Puis, la sentant chancelante, il avait passé un bras solide autour de sa taille fine après quoi ils s'étaient dirigés prudemment vers la sortie. Ils avaient descendus les marches qui menaient vers la sortie sans se presser, avant de se retrouver sur le pas de la porte de l'hôpital sorcier.

À ce moment là, Ron laissa à Hermione le temps de reprendre son souffle et de réhabituer ses jambes flageolantes à porter son poids. Celle-ci en profita pour balader son regard le long la rue environnante que la nuit commençait à envelopper de son épais manteau noir. Si elle avait été au meilleur de sa forme, elle aurait pris le temps de noter que le soleil couchant qui achevait de s'évanouir à l'horizon, allait bientôt céder sa place à une lune pleine. Alors, elle se serait vivement inquiétée de savoir si son ami rouquin, qui s'était fait mordre par un loup garou quelques temps plus tôt, avait pris ses dispositions pour avorter sa mutation... Mais son esprit était trop accaparé par de nombreuses autres pensées qui tournaient pour la plupart autour d'un certain Maître en Potions.

Le dit sorcier était justement adossé, quelques mètres plus loin, à l'ombre d'un porche, et observait de loin sa protégée sortir de Sainte-Mangouste au bras de Ronald Weasley. Elle avait l'air faible, mais parvenait néanmoins à tenir debout avec le soutien du rouquin. C'était déjà ça. Avec beaucoup de repos et un peu d'exercice elle retrouverait certainement très rapidement une mobilité pleine et entière, se réjouit-il intérieurement. Au moins avait-il eu la présence d'esprit de réagir à temps pour inverser les effets du sectumsempra. Quelques secondes de plus et elle en aurait gardé des séquelles irréversibles, par sa faute, les entailles risquant de sectionner profondément muscles et nerfs.

Tandis que les deux jeunes gens avançaient doucement sur le trottoir opposé, Hermione étant trop faible pour transplaner et un autre moyen de transport les attendant plus loin, Rogue décida de les suivre quelques minutes. Il voulait imprimer encore une fois l'image de son élève dans son esprit. Il ne savait pas quand il pourrait de nouveau la revoir de loin. Il ne savait pas où elle se rendait et c'était probablement mieux ainsi, pour leur bien à tous les deux. Et il fallait avouer également qu'il ne pouvait tout simplement détacher son regard d'elle. Elle le captivait. S'il avait laissé tomber toutes ses barrières, il se serait précipité immédiatement auprès de la jeune femme pour la serrer de toutes ses forces contre lui et remplacer Ron pour la soutenir. Mais il ne pouvait décemment pas.

Il s'immobilisa soudain quand le jeune couple par devant lui stoppa net sa progression, sans raison apparente, au premier abord. Tous les muscles de Severus se tendirent imperceptiblement tandis qu'une sourde inquiétude commençait à le gagner.

Ron avait lâché Hermione, qui avait été forcée de se laisser tomber à genoux aux pieds de son ami, ne parvenant pas encore à tenir debout toute seule. Les épaules du jeune homme étaient secouées par une respiration hachée et il poussait des halètements entrecoupés de grognements rauques.

Rogue leva vivement les yeux au ciel avant de les ramener aussi vite sur le jeune sorcier, comprenant soudain. Sans réfléchir, mut par son instinct que le danger imminent venait brutalement de réveiller, il tira sa baguette de sa poche et se précipita en direction des deux jeunes gens. Il vint attraper Hermione par le bras et la souleva littéralement de terre pour la tirer en arrière avec force, à une distance raisonnable du jeune lycan, la baguette tendue en direction de ce dernier.

Hermione, trop surprise pour réagir se laissa entraîner par l'homme, qui vint se placer devant elle, faisant barrière de son corps, pour la protéger de Ron qui était sur le point de se transformer en un monstre incontrôlable. Elle s'agrippa frénétiquement à la robe du sorcier devant elle pour ne pas s'effondrer de nouveau. Quand elle reconnut le parfum qui se dégageait des vêtements de l'homme, la musculature qu'elle sentait à travers les tissus, toute peur panique la quitta presque instantanément. C'était lui, Severus. Il était enfin là.

- Hermione, l'interpella son Professeur, légèrement essoufflé. Je... Il va falloir qu'on essaye de neutraliser Ron pour le transplaner loin d'ici ! S'il nous échappe, il risque de faire un carnage dans la ville. T'en sens-tu la force ?

- Oui Severus, souffla-t-elle non loin de son oreille ce qui fit frissonner l'homme dont le cœur palpitait à un rythme effréné, martelant douloureusement son thorax. Entendre son prénom prononcée par une voix tant aimée qu'il n'avait plus entendu depuis trop longtemps déjà manqua de le faire défaillir.

Dans le même temps, le loup qui sommeillait en Ron avait achevé sa mutation dans une grande souffrance pour le garçon qui en était victime. Maintenant, la bête les regardait, les yeux fous, grognant dangereusement, les babines retroussées qui dévoilaient des crocs acérés.

Rogue lui envoya plusieurs stupefix suivi d'un petrificus totalus avant de se jeter sur lui. Il attrapa le bras de l'animal tout en tenant fermement Hermione contre lui avant de disparaître dans un pop sonore.

Les deux sorciers et le lycan se matérialisèrent quelques secondes plus tard au cœur de la forêt interdite. Ron transformé, sur qui les sorts avait un effet moins durables que sur les sorciers, avait déjà repris la maîtrise de ses mouvements et s'apprêtait à griffer le torse de Severus qui protégeait Hermione de son corps avant que celui-ci ne se tourne vivement pour entourer la jeune femme de ses bras puissants et ne les transplanent de nouveau loin de tout danger.

Rogue manqua de peu son atterrissage, se prenant les pieds dans sa cape et bascula lourdement sur le plancher ciré du salon de son pavillon, à l'Impasse du Tisseur, entraînant Hermione dans sa chute.

Celle-ci releva la tête et laissa ses lèvres s'étirer en un sourire timide avant d'éclater d'un rire communicatif. Lorsque l'air lui manqua, Hermione vint reposer sa tête contre le torse massif de son Professeur. Celui-ci vint presque machinalement passer une main dans les cheveux de son élève, jouant avec ses mèches folles. Par Merlin qu'elle lui avait manqué et qu'il aimait sentir le poids de ce petit corps chaud peser sur le sien... Comment avait-il pu se priver de cette proximité tant désirée pendant tant de temps ? Il voulait en profiter car il savait qu'il ne durerait pas car il ne devait pas replonger. Il se l'était formellement interdit.

Comme lisant dans ses pensés, Hermione l'interrogea.

- Je... Pourquoi tu as disparu pendant tout ce temps ? Demanda-t-elle la voix légèrement tremblante. Tu m'avais pourtant promis de ne jamais m'abandonner, lui rappela-t-elle dans un murmure, presque sur le ton du reproche. Je... Elle hésita une seconde. Tu es tout ce qu'il me reste Severus... Il m'est impossible de vivre sans toi, lui révéla-t-elle, désarmante de sincérité, prête à fondre en larmes.

Severus ferma les yeux. Ses mâchoires se crispèrent durement. De honte et de culpabilité, il crut mourir.

- Je... J'ai failli te tuer Hermione... Et... Je ne me le pardonnerai jamais... Lâcha-il, la voix rauque.

La jeune femme se redressa sur le torse de son Professeur, pour venir plonger ses yeux noisettes dans les deux onyx qui lui faisaient face...

- Mais c'est toi qui m'a sauvée Severus... C'est toi qui m'a amenée à Sainte-Mangouste... C'est toi qui m'a protégée tout au long de cette année et avant, dans l'ombre... Sans toi, j'aurais touché le fond après la mort de mes parents, mais tu m'as maintenu la tête hors de l'eau... Alors si tu ne parviens pas à te pardonner, sache pour ta gouverne que j'ai suffisamment de reconnaissance envers toi pour le faire pour nous deux.

Severus détourna le regard. Il ne méritait pas qu'on lui porte tant de bons sentiments. Il n'était pas un homme aimable. Il était dangereux. Elle avait été le premier témoin de ce dont il était capable sous l'apparence de Fenrir Greyback et après. Et malgré cela, elle était prête à lui vouer une confiance aveugle dictée par un amour adolescent immature. Elle ne pouvait pas l'aimer vraiment. Elle l'aimait seulement comme une protégée aime son protecteur, d'un attachement temporaire et sans avenir. Elle allait bientôt s'en rendre compte et se tourner vers un beau jeune homme, aux mains propres et digne d'elle. Et il se retrouverait seul. Comme il l'avait toujours été et mérité de l'être.

Sur ces sombres pensées, il se souleva en prenant appui sur ces coudes, s'apprêtant à se redresser et à repousser la jeune femme sans ménagement, pour lui donner plus de raisons encore, si c'était déjà possible, de le détester. Mais avant qu'il n'ait eu le temps de prononcer le moindre mot, cette dernière vint sceller ses lèvres à celles de son Professeur pour le faire taire.

Le baiser, d'abord timide et maladroit, les bouches des deux amants se réapprivoisant, s'approfondit rapidement à l'initiative de l'homme dont toutes les barrières s'effondrèrent. S'abandonnant au désir brûlant qu'avait attisé en lui la spontanéité d'Hermione, Rogue vint mordiller les lèvres de son élève, en quémandant l'entrée. Celles-ci s'entrouvrirent légèrement et leurs deux langues se rencontrèrent, entamant un ballet sensuel et amoureux. L'homme vint poser ses mains sur les hanches de son élève, toujours au-dessus de lui, pour venir plaquer rudement son bassin contre l'entrejambe de cette dernière. La jeune femme, en sentent le désir de l'homme contre sa féminité à travers ses vêtements, gémit dans la bouche de Severus qui se tendit plus encore qu'il ne l'était déjà si c'était possible.

N'y tenant plus, Rogue se releva prestement, sans cesser d'embrasser Hermione, tout en la soulevant dans ses bras, pour venir l'étendre avec douceur sur le canapé non loin d'eux, avant de s'allonger sur elle. Il vint placer une jambe entre celles de la jeune femme, intimant de légères pressions contre son sexe. Dans le même temps, il se redressa, et d'une main experte, vint dégrafer sa cape et faire sauter un à un les boutons de sa robe de sorcière. Il passa ses doigts sous le dernier rempart de tissu qui la protégeait pour venir à la rencontre de sa poitrine généreuse. Il flatta un à un les deux seins dont les extrémités commençaient à durcir de plaisir avant de détacher ses lèvres de celles de son amante. Il lui arracha littéralement son soutien-gorge, après quoi il vint jouer du bout de la langue avec les deux pointes durcies, arrachant de petits halètements à sa compagne. De ses mains, il caressa le ventre plat d'Hermione, s'arrêtant à la limite de son bas-ventre que protégeait encore sa jupe d'écolière.

Tandis qu'il achevait de s'amuser avec les tétons de sa compagne, il lui retira les derniers morceaux de tissus qui masquaient son intimité et se redressa pour admirer sa nudité parfaite. Observant, qui barraient sa hanche et l'intérieur d'une de ses cuisses, de fines cicatrices blanchâtres, il grimaça. Il n'eut pas besoin de lui poser la question pour savoir qui les lui avait infligées. Hermione rougit. Severus, se rendant compte de sa gêne, s'empressa de la dissiper en venant passer ses lèvres entrouvertes sur les traces des blessures de son amante que le temps et beaucoup de tendresse - qu'il prévoyait de lui procurer personnellement - achèveraient de faire disparaître. Il n'était en effet plus question pour le Professeur de Potions, de quitter la jeune femme. Il désirait la posséder cœur, corps et âme avec tant de fureur qu'il savait qu'il lui était humainement impossible de la rejeter, quel que valable qu'étaient les arguments que sa raison aurait pu lui opposer pour qu'il accepte de l'abandonner de nouveau. Il l'aimait trop ardemment. Il ne pouvait pas vivre sans elle.

Sur cette pensée, il vint reprendre possession des lèvres de la jeune femme avec empressement. Celle-ci tenta maladroitement de débarrasser Severus de ses vêtements. Celui-ci, amusé s'écarta et se débarrassa une à une sa robe de sorcier et de la chemise froissée qu'il portait dessous, dévoilant un torse finement musclé. Hermione vint embrasser les pectoraux de l'homme et tracer le contour de sa musculature du bout de la langue. L'homme, les yeux clos, rejeta la tête en arrière, lâchant un gémissement rauque. Il s'arracha difficilement au traitement délicieux que lui infligeait sa compagne et se leva pour retirer son pantalon. Il ne lui restait plus qu'un boxer noir moulant qui ne masquait rien de son érection de belle taille. La jeune lionne ne put s'empêcher de fixer son regard sur celle-ci. Elle se leva à son tour pour s'avancer vers Rogue, prudemment. N'ayant pas marché depuis des semaines, elle était encore chancelante et s'appuya contre le bras que lui tendait Severus qui l'attira doucement à lui. Hermione put sentir le membre tendu de son Professeur contre son bas-ventre, ce qui humidifia plus encore si c'était possible son entrejambe. Elle vint alors poser ses mains sur le dernier vêtement de son amant et se laissa glisser à ses pieds pour l'en débarrasser. Elle tenta de se redresser à hauteur de son sexe mais celui-ci lui imposa de se relever. Il l'embrassa avec tendresse avant de venir murmurer à son oreille.

- Laisse moi t'aimer comme tu le mérites pour ta et notre première fois ma douce...

A ces mots, Hermione frissonna d'un plaisir anticipé.

Severus attrapa la main de sa jeune compagne et l'entraîna dans la pièce qui abritait sa chambre. Un lit à baldaquin en bois de chêne massif, aux draps d'une surprenante couleur pourpre, se dressait en face d'une cheminée où crépitaient les braises encore chaudes d'un feu allumé plus tôt dans la journée. Il régnait dans la pièce une douce chaleur.

Le Professeur s'étendit sur sa couche et invita sa jeune élève à faire de même d'un signe de tête, les yeux brillants d'un désir ardent. Celle-ci le rejoignit sans un mot, partagée entre l'appréhension de l'inconnu et une grande excitation. Cela faisait si longtemps qu'elle anticipait ce moment qu'elle ne savait plus comment agir, maintenant qu'il était là.

Balayant toutes ses craintes, Rogue passa un bras puissant autour de sa taille gracile et l'attira un peu plus contre lui avant de déposer un baiser au creux du cou de la jeune femme qui frémit et de s'emparer de nouveau de ses lèvres tentatrices. Leur baiser se fit cette fois beaucoup plus langoureux que les précédents, leurs langues se mêlant et se démêlant au rythme de leur respiration saccadée. Dans le même temps, les mains de l'homme glissèrent le long du corps d'Hermione qui frissonna de plaisir sous les caresses aériennes de l'homme qui éveillait chaque parcelle de son corps à des sensations nouvelles et lui procuraient un plaisir insoupçonné. Mais soudain, Severus suspendit tous ses gestes et s'écarta légèrement pour venir se placer au-dessus du corps de sa jeune élève qui ne put s'empêcher de protester. Elle voulait encore qu'il explore de ses mains expertes chaque centimètre carré de sa peau pour découvrir chaque zone érogène. Mais l'homme lui sourit avant de descendre doucement, lascivement entre ses jambes. Ses cheveux noirs effleurèrent l'intérieur des cuisses de la jeune femme qui gémit. Là, il embrassa doucement, consciencieusement l'intérieur des jambes de la jeune femme qui poussa un soupir de contentement et d'impatience mêlée. Elle voulait qu'il aille plus loin.

Comme s'il avait lu dans ses pensées, Rogue vint du bout de la langue titiller le bouton de chair de la jeune femme, qui lâcha un petit cris, surprise. L'homme se mit ensuite à lécher, sucer, aspirer avec application au rythme des gémissements d'Hermione, se délectant du nectar de sa compagne. Puis, quand il la sentit prête, il stoppa net son traitement et glissa un doigt en elle. Il s'arrêta à la résistance qui entravait sa progression. Pas question qu'il la déflore avec un doigt. Il entama alors de lents va et viens, imprimant de légères pressions sur la paroi supérieure de l'intimité de la jeune femme, qui poussait de petits cris aigus.

Alors que cette dernière ne pensait pas pouvoir ressentir plus de plaisir, elle sursauta quand Severus recommença à jouer avec son clitoris du bout de la langue tout en continuant à aller et venir en elle avec son doigt. Elle se mit à haleter frénétiquement avant de se cambrer violemment et de rejeter la tête en arrière tandis qu'elle était submergée quelques instants plus tard par une vague de chaleur qui emporta toute retenue sur son passage. Ne pouvant résister au délicieux traitement que lui infligeait son compagnon, elle jouit pour la première fois, presque dans sa bouche. Celui-ci retira le doigt qu'il avait introduit en elle et vint goûter au liquide chaud qui s'écoulait de la féminité de son élève ce qui l'excita plus encore qu'il ne l'était déjà si c'était possible... Il était tendu à l'extrême. Mais il tenait à faire passer le plaisir d'Hermione avant le sien. Il voulait que sa première fois, avec lui de surcroît, soit pour elle inoubliable.

Severus remonta pour placer son visage à la hauteur de celui de sa compagne. Il plongea ses yeux noirs dans les noisettes flamboyantes d'Hermione qui l'enveloppa d'un regard amoureux. Attendri, l'homme reprit une nouvelle fois possession des lèvres charnues de son amante, l'embrassant fiévreusement. La Gryffondore s'écarta légèrement et vint poser son front contre celui de son amant. Celui-ci lui souleva le sourcil comme lui seul en avait le secret, l'interrogeant silencieusement.

- J'ai envie de toi, vint-elle lui chuchoter à l'oreille. Prend moi, maintenant.

Les reins de Severus s'enflammèrent, à ces mots. Accédant à sa demande, il vint alors se placer entre ses jambes. Fournissant un dernier effort pour contenir le désir impérieux qu'il avait de la faire sienne sur le champ il releva les yeux vers elle.

- Tu es certaine que tu veux que je sois le premier ?

En guise de réponse, Hermione l'embrassa à pleine bouche. Les joues en feu, Severus pénétra doucement dans l'intimité palpitante de son amante. Une larme perla au coin des paupières de l'homme qui écarta légèrement son visage de celui de son amante pour mieux l'observer. Par Merlin, qu'elle était étroite ! Pensa-t-il en continuant à s'insinuer en elle avec précaution. C'était encore meilleur qu'il ne l'avait imaginé. Il avait tant de fois rêvé ce moment au cours de leurs longs mois de cohabitation que ce moment lui parut presque irréel, hors du temps. Malgré l'ivresse qui commençait à l'envahir et à embrumer ses pensées, Rogue parvint à stopper sa progression lorsqu'il sentit la fine barrière qui entravait le passage. Il resta immobile quelques secondes, le temps que la jeune femme s'accoutume à cette présence nouvelle en elle et apprivoise les sensations qui l'accompagnaient. Hermione gémit doucement, fermant les yeux. Son Professeur l'embrassa alors avec douceur tout en s'enfonçant en elle d'un seul mouvement, la dépossédant de sa virginité et lui arrachant ainsi un cri de plaisir et de douleur mêlés. Il commença à aller et venir en elle, dans un mouvement lent et autant qu'il le pouvait, maîtrisé. Sa jeune compagne ne cessait de haleter sous lui, se cambrant sous ses assauts. Alors Severus amplifia la cadence, pantelant lui aussi. Il enfouit son nez dans le creux du cou de sa cadette, s'enivrant du suave parfum qui se dégageait de la peau frissonnante de cette dernière. Il chercha ses lèvres, de nouveau. Il voulait les regoûter, encore. Hermione frémit au contact de la bouche sucrée de son Professeur, soupirant de contentement. Ce dernier poussa un grognement rauque tandis que les muscles d'Hermione se contractèrent soudainement autour de son membre gorgé de sang. Rogue ne put s'empêcher de venir en elle, avant de se laisser retomber sur la jeune femme qu'il entoura fébrilement de ses bras.

Ils restèrent ainsi enlacés dans les bras l'un de l'autre de longues minutes. Puis Rogue roula sur le dos et Hermione vint caler sa tête dans le creux de l'épaule de son aîné. Celui-ci vint poser une main contre sa joue, humide. Le cœur tambourinant dans la poitrine, l'homme se redressa vivement pour observer le visage de sa compagne, inquiet.

- Hermione, souffla-t-il. Tu pleures... ?

La jeune femme secoua la tête.

- Ce... Ce n'est rien Severus... Tenta-t-elle de le rassurer.

- Tu n'as pas aimé ? Je t'ai fait mal ? S'alarma-t-il soudain.

- Bien sûr que si j'ai aimé... C'était mieux que tout ce que je n'ai jamais pu imaginer... C'est juste que... J'aimerais que tu me promettes que cette première fois ne sera pas la dernière... Que tu n'essayeras plus jamais de disparaître de ma vie contre ma volonté...

Severus plongea ses yeux onyx dans ceux de son élève. Ses traits se détendirent imperceptiblement.

- Je te le promets, articula-t-il. Tu es la plus belle chose qui me soit jamais arrivée depuis de longues années et je serai fou de prendre le risque de te perdre de nouveau...

À cet aveu, Hermione crut défaillir. Elle n'avait jamais imaginé entendre cela un jour de la bouche de son Professeur. Alors elle se blottit un peu plus dans la chaleur ses bras. De son côté, Severus ferma les yeux et déglutit silencieusement, serrant Hermione un peu plus fort contre lui. Ce qu'elle lui avait offert valait toutes les déclarations d'amour. Dorénavant, tout ce qu'il espérait c'était qu'elle ne regretterait pas dans quelques temps de lui avoir fait ce présent inestimable et ne le rejetterait pas pour un autre, comme il le redoutait. Il ne savait pas pourquoi mais en dépit du sentiment de félicité et de bien-être qui le berçait, comme une petite boule d'appréhension se noua dans son estomac...


A suivre...