Désolé du retard, c'est à cause des cours et de mon cosplay d'Elsa et tous pleins de trucs ._.

Puis... Je ne pensais pas que ma fic pouvait tellement "compter" pour certains, 'fin, mes écrits sont pas des meilleurs pourtant, vraiment je vous comprendrez jamais ^^ Mais voilà la suite ! Il nous reste encore quelques chapitres et la fin sera là ! J'hésite à écrire jusqu'à l'avant dernier chapitre, et commencer une autre fanfiction pour me laisser le temps de bien être sûre de la fin que je réserve à AILIC. N'hésitez pas à donner vos avis ! Et aussi, la fic ne sera jamais abandonnée, car j'ai beaucoup trop d'attachement et d'idées, et une fois finie et corrigée, peut-être l'envoyer à un éditeur, je verrais. Sachez juste qu'un chapitre me prend environs trois/quatre heures et que je ne peux y faire que d'une traite et voilà donc ce n'est pas évident.


Et voilà. Elle l'avait fait. Elle avait tout dit, tout révélé, et elle avait convaincu son père de laisser place libre à l'amour qu'elles partageaient, même contre les différences des autres. Elle était enfin libre de faire ce qu'elle voulait, libre de tout. Anna se sentait sans barrière, comme si le monde lui reléguait une chance d'être elle-même et heureuse, plus de Hans, de chantage, plus rien du tout pour briser son cœur et torturer son âme. Elle n'avait plus rien à cacher de toute façon. Plus rien que l'on puisse utiliser pour la mener avec des baguettes telle une stupide marionnette insignifiante dans un théâtre géant que serait le monde. Dans un théâtre à la scène trop bien haut placer pour s'échapper, magné par un psychopathe, entouré de d'autres pantins, sans pouvoir rien faire qu'être un personnage parmi tant d'autres, un personnage secondaire, voir le principal. Derrière des coulisses aux secrets de spectacles imprononçables, et devant un public, qui n'était d'autre que sa ville, et sa famille. Ses parents.

Mais un beau jour, la petite marionnette avait réussi à avouer la vérité, après tant d'effort à être secouée de partout dans des grotesques mouvements enfantins, pour une libération qu'elle attendait en vain. Ce jour-là, elle avait senti les cordes qui la tenait à la fois à l'écart et en sécurité se briser, le scénariste hurler. Mais elle, elle s'était simplement écrasée plus bas. Et même si le public était en colère contre la petite marionnette qui gâchait toute la représentation, elle savait qu'avec un peu de courage de sa part, elle y arriverait. Elle fut alors coincée dans une vieille boite poudreuse, entourée de personnes comme elle. Et un jour, après maints et maints regards à travers l'envers du décor pour apercevoir la petite blonde, elle aussi tourmentée, elle eut la chance de voir que le chemin semblait enfin libre. Pour une fois. Et elle s'était lancée, et elle avait réussi à trouver le bonheur et l'issu qui s'évadait dans une trappe de bois.

Voilà comment son histoire s'était déroulée, d'un point de vu imaginatif et dédramatisant toutes circonstances. Un simple spectacle d'automates immobiles qui, de longues années, n'avaient fait que répéter les mêmes gestes pour un jour voir leurs existences se bouleverser dans un tourbillon d'émotions qu'Elsa, petite blonde Française, avait emmené avec elle de Paris, et avait fait éclater dans le creux de la destinée d'une rousse qui ne connaissait rien à la vie, pour lui faire découvrir des mondes qu'elle n'avait jamais pu imaginé être réels. Jamais, au grand jamais, toujours avoir été perdu dans des illusions déjà toutes prêtes, dans des rêves, des vœux qu'elle se sentait capable d'accomplir. Elle avait cherché une réalité comme tous les autres, et elle n'aurait jamais pensé tomber sur le contraire d'un endroit normal dans sa tête. Mais c'était loin de lui en déplaire, car aujourd'hui, aujourd'hui elle était heureuse. Heureuse et libre, prête à être la fille qui se cachait dans les obscures ténèbres noirs qui cernaient le fond de son cœur barbelé.

Et ce fut cette journée de soleil tendre et brûlant dans le début de l'été qui approchait qu'elle s'avoua, dans le coin d'une pensée, que la vérité était la chose la plus utile et la meilleure au monde soit-il. C'était grâce aux mots et aux propos réels qu'elle s'était libérée de sa cage qu'avaient été l'internat et sa chambre lors de soir de pleure dans le silence d'un vide glaçant qui la faisait craquer et la brisait toujours plus pour en faire de vulgaires miettes de poussières insouciantes, mais surtout insignifiantes. Et tout était rentré dans l'ordre. Et maintenant, tout ce qu'elle avait à faire était de profiter de l'instant présent qui se présentait à elle, et des nombreuses sorties que la blonde et la rousse faisaient pour rattraper le temps perdu à cause de stupides histoires et d'une simple photo, qui, au fond, était vraiment un beau souvenir. A vrai dire, Anna s'était surprise quelques fois à regarder doucement l'image pour soupirer nostalgiquement, lors des jours les plus tristes ou la dite photo était elle-même l'arme de souffrance, et celle d'apaisement, quand elle n'avait rien autour pour se consoler, ni même les mèches champagne et l'accent Français d'une certaine jeune femme.

Et elle était assise contre un portillon, le soleil presque tournant encore une fois autour de la terre, un peu avant le doux horizon qui encerclait le monde et les alentours déserts. Son souffle se casa avec le vent chaud de la Californie, et elle ferma les yeux, ses cils noirs corbeau suivant le mouvement clair, juste impatiente de la revoir, encore, et encore, et de pouvoir l'admirer, chaque trait, chaque courbe qui faisait d'elle; elle. Juste de pouvoir se dire qu'elle était sienne, et qu'elle était là, belle sous l'air réchauffé, sûrement des joues pâles mais adorables, qui lui donneraient comme à chaque fois, d'y déposer ses lèvres des millions de temps. Juste que tout avait repris du bon pied, et que celle qu'elle aimait le plus, celle qui ensoleillait ses jours malgré ses airs froids et sa peau glaçante, serait là à ses côtés à la chérir, comme elle le faisait. Juste pour l'avoir encore quelques heures de plus au fond de sa mémoire, et de partager toujours et encore, un quart de sa vie qui ne demandait que ça.

Elsa, elle ne pouvait trouver les mots pour expliquer son amour qu'elle lui portait tendrement. Parfois, elle aimait simplement la regarder de longues minutes sans rien dire. Son sourire et son air étonné suffisaient. Parfois, elle était mesquine et taquine elle faisait semblant de lui manger le nez, ou juste en faisait l'idiote, et il n'en fallait pas plus pour décrocher des éclats de rire cristallins et mélodieux de sa gorge. Anna était vraiment amoureuse, et ce n'était rien au coup de foudre d'acteurs qu'elle avait eu précédemment (au revoir Robert Pattinson et Twilight, et son vieux poster qu'elle avait embrassé et avait passé au moins six mois à contempler, en vain) ou ce baiser volé à Adgar, un enfant lors de sa maternelle. Ça aurait pu être un moyen de se rassurer sur le fait qu'elle aimait les garçons, mais au fond, elle n'avait jamais eu peur de se rejeter si ça avait été le cas, pas comme beaucoup de personnes qui se le découvrent un beau jour et qui ne peuvent se voir sous l'image d'un homosexuel.

Mais bon avec Adgar ça avait été différent, c'était plus un remerciement innocent et enfantin, sur la bouche rosée d'un petit garçon bagarreur, à la moue féroce et carrée, mais plein de gentillesses au fond de lui qui n'avait pas hésité à repousser Kristoff, qui, un jour, avait voulu lui donner une gifle. Tout ça car elle avait osé piquer le goûter que sa mère avait pris du temps à préparer avec amour. Oui, pauvre Anna. Mais en ce temps-là, ils ne se connaissaient pas encore, et faute à la petite rousse énergique, que vous devez connaître depuis le temps, elle avait eu faim et en une pulsion, juste placée à côté du gaillard gourmand, elle avait chopé un petit quart de pomme qu'elle avait enfourné dans sa bouche avant de s'enfuir en courant sous des sifflements gais, et sous l'imposante carrure du petit blondinet déjà bien fort pour un si jeune âge. Mais passons sur l'histoire nostalgique, juste pour vous dire qu'au final, cette révélation sous les lumières et les étoiles de Paris avait juste révélé trop de choses qui auraient pu être claires quand on y songeait assez longuement.

Et plus le temps s'écoulait -assez rapidement trouvait-elle- et plus elle se demandait comment des sentiments pouvaient grandir à une telle vitesse. Elle n'avait ni peur, ni frayeur, elle se jetait dans le bain de l'amour sans jamais se questionner si quelqu'un un jour, enlèverait le bouchon pour faire évacuer l'eau. Elle sentait qu'Elsa n'en serait pas capable, Elsa l'aimait plus que tout, Elsa n'aurait pas fait autant pour rien. Elle ne se serait pas battue, pour un jour la délaisser. Elle savait que jamais elle ne serait pour l'instant abandonner. Mais la vie n'était pas le coin de sûreté et de paradis, comme elle se l'imaginait parfois. Elle avait goûté à des choses horribles, à la tristesse, au malheur, mais ça n'avait été qu'un début et une avant-première des traquenards que s'occupait de lui réserver le futur. Heureusement, un bain pouvait se vider, mais elle savait qu'un jour ou l'autre, malgré les blessures, il resterait toujours une personne pour reboucher le trou vide, l'aider, et re remplir le récipient de marbre de liquide parfumé.

Ce fut alors que deux mains froides et familières à l'odeur mentholée vinrent cacher ses yeux, ou du moins, essayer mais elles se loupèrent de peu. "Elsa, je sais que c'est toi." Oui, la jeune fille n'avait jamais été très douée avec ses mains, et rien que quand quelqu'un voulait faire un check, elle n'arrivait jamais à viser droit, telle était sa malédiction. La rousse aux cheveux foncés et détachés, ondulant à cause de l'humidité, détourna sa tête pour l'apercevoir, contre le soleil lumineux qui l'éclairait dans un faible halo, et son sourire ne put que doubler. "Je suis si nulle que ça ?" Osa demander la petite voix d'Elsa, peut sûre d'elle au moment précis. "Mais non, je suis juste trop douée, c'est tout, c'est pas de ta faute." Un rire léger et mystérieux éclata des lèvres toujours plus écarlate de la blonde, qui s'approcha, ses cheveux attachés dans une queue de cheval haute, et déposant sa bouche lentement sur celle de son amante, un smiley commun, un cœur battant telle la foudre, et une clignement des yeux perdurant.

Et elles se détachèrent, pourtant, elles restaient là, à humer l'odeur de l'une comme de l'autre, et de se rappeler que ce n'était pas un rêve, leurs doigts s'enlaçant lors d'une première fois depuis l'aurore, et juste de sentir la peau pétillante de sa petite Anna, la blonde se sentit soulagée. Vraiment. "Alors ? On va se le faire ce pique-nique ?" Sa voix brisa le silence doux qui transperçait l'atmosphère, et Elsa acquiesça, regardant la rousse, un panier d'osier au bras, sautiller vers la plage, tombant ses pieds du béton au sable brûlant, lisse et fait de copeaux de coquillages écartelés, et tirant vers elle, l'élue qui avait été touchée par la même flèche que cupidon avait lancé au grand hasard, un jour d'automne. Elle était ravissante, resplendissant de joie et de bonheur, et ça faisait chaud au cœur de voir qu'aujourd'hui, elle n'avait plus besoin de rien, de rien dont elle avait rêvé, et que quelques sandwiches, ou dans le cas de la soirée, des fruits et du chocolat fondu, et de son âme sœur pour que sa vie rayonne de gaieté, et que plus jamais elle ne sente mal et rejeté. Elle en avait demandé peu, et elle l'avait eu. Avec du temps.

Car ça lui avait appris une chose, qu'il ne fallait jamais baisser les bras, jamais désespérer, qu'un jour, on sera vengé, qu'un jour on décrochera les étoiles, et qu'un jour, on sera heureux, au sommet de nos rêves d'enfants, en regardant le passé, à quel point on a pu être stupide, ou au contraire, dans certaines circonstances, très fort. On soupira, nostalgique du temps ou nous étions innocent, du temps ou tout nous avait semblé facile, du temps ou on pensait que tout était difficile pour nous simples jeune adulte, du temps ou on n'arrivait plus et qu'on ne croyait à rien. Et on verra, le chemin traversé, on sera fière, pour une fois terriblement fière de soit. On pourra voir le passé et les taches accomplies, le fait que nous avons réussi notre vie et ce pourquoi on se battait à l'époque.

Et là, vous aurez deux options. La première, être heureux, épanoui. La seconde, se questionner toujours et encore "Était-ce donc la vie dont je rêvais réellement ? Et qu'ai-je à faire maintenant ?" Malheureusement, je ne suis pas moi-même personnellement à ce stade, et décrire quelque chose invécu est souvent très compliqué. De même que je le fais avec l'amour. Heureusement, Anna et Elsa, elles, avaient été plongées au pleins centre de ce sentiment inconnu à de nombreuses personnes, et elles m'ont elles-mêmes certifié que c'était la plus belle chose au monde. Et je sais très bien que leurs paroles est véridique, il suffisait de les voir, la rousse étalant vivacement une nappe violette contre le sol granuleux, souriant à pleines dents, et déposant la nourriture et divers mets donc elle avait passé, la journée, elle et sa mère, à faire. Enfin un doux moment avec celle qui l'eut rejeté quelques semaines. Atroces, et longues semaines. Aujourd'hui, le malheur était vraiment loin. Aujourd'hui, elle ne s'était jamais autant sentie revivre. Elle avait fait comme le phœnix, elle fut renée de ses cendres, telle une chenille, qui vit mal, et solitaire, et qui un jour, après un long temps affreux encastrée dans un cocon, ressortait mieux qu'elle ne l'avait été. Histoire semblable à vrai dire.

Elsa s'installa alors à son tour, aux côtés d'Anna, qui ouvrit dans une geste rapide le panier, sortant la machine, le chocolat, et les fruits sucrés qu'elle déposa doucement sur le sol de tissu, se léchant littéralement les lèvres, que la blonde n'arrivait à décrocher simplement du regard. Pendant que celle-ci s'occupait d'allumer le feu (et il ne fallait pas s'étonner mais la jeune Américaine, au visage couvert de taches de rousseur, ne put s'empêcher de se brûler trois fois, telle la gourde maladroite qu'elle était, mais qu'Elsa aimait) la seconde jeune femme se permit d'enlever le film plastique qui recouvrait les aliments, et de commencer à mettre le chocolat, sous les vagues fraîches qui s'éclataient non loin, et le silence qui signifiait qu'elles étaient bel et bien seules. Pour une fois. Il faisait beau, vraiment, quelques oiseaux noir chandelier traversaient le ciel bleu/orange en pépiant, la boule de feu se couchait à son tour pour dormir, les nuages s'effilochaient telle la barbe à papa en longs morceaux volants, des barbelés de sucres blancs.

Une odeur salée pinçait les narines, et le moment semblait clos à eux deux, pas une personne aux horizons, comme si on leur offrait toujours et plus. Son sourire flancha vers le haut, Anna prit un bâton de bois, enfournant quelques rondelles d'ananas et du "fruit en forme d'étoiles vertes qui brille" - au véritable nom de Carambole- qu'elle aimait tellement, malgré qu'entier, le dit fruit n'avait pas vraiment la même forme fantaisie. Mais qu'importe, elle le trempa sous le liquide sucré, et le précipita sur son palet, espérant un gout acidulé s'évaporant sur ses papilles, mais ce ne fut pas le résultat, faisant une affreuse grimace qui fit, en premier temps, écarquiller la blonde. Mais il ne lui fallut pas plus pour qu'un rire fuse, les yeux clos.

"Qu'est-ce qu'il y a ? C'est trop sucré ?" Elsa taquinait doucement sa petite tête rouge, qui s'étouffait presque en se tapotant la gorge.

Le gout fin avait beau traverser sa bouche toujours et encore sur l'instant, sur sa langue rose et ses récepteurs de goûts, son palet ne supportait pas l'acidité des deux, et même couvert de chocolat, elle suffoquait presque, mais avala rapidement pour changer de brochette. Ce fut alors qu'Elsa allait à son tour, encore amusée, prendre quelques bouts de fraises et de bananes, mais qu'Anna se rattrapa en la poussant brutalement et en plantant le sien dans les dit fruits, pour couvrir le tout et aussitôt lui fourrer dans la bouche. La blonde s'étrangla avec sa salive (car oui, Anna avait fait preuve d'une vitesse incroyable) mais elle ingurgita doucement les aliments, savourant le chocolat pétillant dans sa bouche et sur ses lèvres, et s'approchant encore en se baissant vers la rousse.

Elle poussa une mèche presque brune derrière l'oreille droite de la jeune fille, et elle ferma les yeux à demis. "On est bien ici, toutes les deux, le coucher de soleil, et juste toi, contre moi." Son souffle chaud se rependant sur sa peau. Ce fut en moins de trente secondes que la petite lycéenne s'était retrouvée dans une situation des plus torrides. Elle avala avec un peu de difficultés sa salive sucrée, croisant son regard dans le sien, et sentant la main froide de la blonde saisir la sienne, vide. Elle se crispa quelque peu, comme lors d'un arrêt pause dans un film, et baissa finalement ses iris vers son crop top blanc lumière, et son joli short en jean, avant de déposer à nouveau à baiser contre elle, et de la pousser à terre, malgré le fait que son ventre hurlait de faim, et que pour une fois, elle préférait écouter son cœur, que son estomac gourmand.

Elsa se laissa faire, sans rechigner, et sans dire un mot, juste une inspiration court et brusque par le mouvement contre le sol, un sourire coquin sur le visage. Mais lorsqu'elle aperçut Anna qui ne bougeait plus, comme figée elle prit peur. Mais du côté de la rousse, c'était autre chose, elle admirait juste sa beauté sous les rayons presque rougeâtres du jour qui les assénaient, et de sa peau luisante et des ses magnifiques yeux. De tout d'elle devrait-elle dire, de la façon à comment elle la regardait, à simplement les deux cercles qui erraient sous son t-shirt. La blonde reprit, espérant ne pas trop attendre. "Anna" Mais le son de sa voix vibrante ne sembla pas marcher en premier lieu. Son pouce s'incrusta sur un de ses poignets, et la plus jeune secoua brièvement la tête pour stopper de l'admirer dans ses rêveries. "Embrasse-moi idiote"

Et ce fut sous les ordres de la femme de glace qu'elle s'étala vers elle, s'asseyant sur son bassin, se baissant pour atteindre son cou, et y souffler. "Tout ce que tu voudras, ma reine." Elle essayait de sonner sensuelle, mais avec elle, c'était malheureusement, mal parti. Mais pour rattraper le cou, elle livra sa langue à la Française, laissant la sienne rencontrer la seconde, et entrer en contacte, pour qu'elles se lient tendrement d'amitié, tandis que ses doigts fragiles caressaient le doux épiderme de sa petite amie. La fusion de l'hiver et de l'été, de deux opposant, l'amour charnel délivré par un geste humain, une main s'éloignant et ramenant un fruit au hasard qu'elle trempa dans la salive de la blonde qui croqua lentement, apaisée d'être avec elle, et à la fois aussi excitée qu'une personne normale l'aurait pu, en étant sous le poids de la personne la plus sexy qu'elles ne connaissent.

Ce fut alors qu'Anna se mit sérieusement à gigoter, ce qui était enfaîte, une sorte de ... Danse de sa part. Elsa hésita, levant un sourcil brun discret vers le haut. "Hum, Anna, qu'est-ce que tu fais ?" Il fallait se l'avouer, la petite improvisation de la rousse venait de tout foutre en l'air, ou du moins, de faire retomber l'ambiance secrète qu'elles partageaient à deux. "Je, hum, rien, c'était drôle et je... Je voulais danser et je sais pas." Elle s'arrêta nettement, deux points à la place des yeux, la fixant sans savoir si elle devait se cacher de honte, ou ... Elle ne savait même pas. Elle plissa sa lippe contre sa lèvre supérieure, embarrassée, et toujours épiée des pupilles de la Française. Alors, Elsa laissa encore une fois, un gloussement s'évader de sa gorge. "C'était très mignon Anna, je te charriais encore." Et bien, t'es d'humeur à rire aujourd'hui Elsa. Sa pensée était bien trop rapide, heureusement que depuis le temps, la rousse apprenait à contrôler sa langue qui aimait parler de tout et de rien à chaque fois que ça traversait sa tête, qu'importe si c'était gênant, ou même vexant.

Et même si dans son fond intérieur, la jeune lycéenne soupirait de soulagement à l'instant précis ou la phrase de l'étudiante termina dans son ouïe, sur son visage aux joues rebondies, elle avait toujours ce rouge hissant ses fossettes de stresse. Mais la blonde, pour apaiser sa blague pas des plus drôles -son humeur était bien trop étrange mais il ne fallait pas lui en vouloir- elle passa sa main sur sa chemise blanche transparente au soutien-gorge noir apparent, et commença à lui déboutonner, traçant un baiser fin sur une de ses taches colorées, et finalement après quelques boutons sombres, jeta le bout de tissu sur le côté, embrassant ses épaules, passionnée, sa bouche froide marquant sa peau chaude.

Puis Anna repoussa gentiment les bras d'Elsa, et s'affala sur sa petite amie, l'embrassant comme si le monde planait autour, comme si son cœur aurait pu fusionner, ou exploser, il taponnait en elle telle un gong l'aurait fait, il résonnait dans ses oreilles, en même temps que les gémissements qu'elles tentaient toutes les deux de se retenir, avant d'oublier qu'ici, à part les rochers et les palmiers, personne d'autre ne serait témoins de leurs ébats amoureux. Et ce fut une avalanche de baisers et petites lamentations de plaisir qui s'amplifiaient pour devenir presque bruyantes. Soudain, Anna se précipita sur le haut qui couvrait la douce peau d'Elsa, et celle-ci eut un cris atroce de douleur qui fit reculer la lycéenne, en tentant de se relever et en plaçant sa main contre son ventre, les yeux clos et brusquée. La rousse eut le souffle coupé et elle s'inquiète, cette fois son sang pulsant pour une toute autre chose. "E-Elsa, est-ce que ça va ?" Sa voix fit apparaître un sourire peiné de la blonde. "Oui, c'est juste... Mes côtes, elles me font encore mal." Un "oh" se déplaça de ses lèvres sans bruit.

Oui, elle avait oublié ça, qu'elle s'était cassée les côtes, à cause d'un abruti qui avait surement eu son permis dans une piñata aux couleurs du Brésil et de la fête, et une de ses mains vint voiler son étonnement, et sa bouche se craqua dans un plissement. "Oh, Elsa, je-je suis désolée, vraiment, je ne voulais pas ..." La blonde attrapa son bras nu et s'en saisit pour se surélever et l'embrasser à pleine bouche pour la faire taire doucement. "Ne t'en fais pas, ce n'est pas de ta faute, et ça va me passer. Tu veux que l'on continue ou bien..." Elle n'eut même pas le temps de terminer qu'Anna la coupa. "Non, on attendra que tu ailles mieux, je ne veux pas te faire du mal en voulant te procurer du plaisir." Elle haussa un œil. "Surtout si tu te cambres, si tu vois ce que je veux dire..." Elsa rougit automatiquement qu'elle comprit la fin de sa phrase. "Anna !" Sa douce voix fluette monta. "Quoi ?"

Elsa passa sa main contre son dos, et la fixa dans les yeux, avant de secouer négativement la tête. "Non, rien." Anna eut un sourire de vainqueur, et fusionna encore une dernière fois ses lèvres au travers des siennes, gelées, comme à son habitude, la dévorant des yeux, et inspirant dans un silence vide. Alors elle s'allongea contre le creux de ses bras, calant son oreille droite contre son torse rebondi, fermant les yeux pour écouter les battements discrets de son cœur. Elsa, quant à elle, se plongea dans le violet de la nuit qui arrivait presque trop vite, plaçant un bras pour la coller contre elle, et déposant un dernier baiser sur sa crinière rousse.

"Je t'aime."

"Je t'aime aussi Elsa."