Chapitre VII/

Ce chapitre est plus court que les autres, j'en suis navrée. Je suis assez débordée en ce moment d'où le ralentissement dans les parutions. Après celui-ci, les choses sérieuses vont commencer pour nos chevaliers et je vais prendre un peu de temps pour faire quelque chose de bien ficelé.

Leia26 : Merci encore !

Laetitia26 : Ce chapitre répondra à une partie de tes questions. Camus n'est pas raisonnable en effet mais il ne l'est jamais quand il s'agit d'Eléa ! XD Cependant, ça va se calmer parce qu'il est trop intelligent pour rester buté comme ça. Quant aux combats épiques, c'est une chose que je n'ai jamais faite avant et j'espère y parvenir.

Vino : Je n'ai pas du tout envie de caser Camus ! XD Je ne pense pas que je le ferai dans cette fic parce que ce n'est pas vraiment là-dessus que j'ai envie de me concentrer.

Angeline : Tu verras ce chapitre ! ^^

Merci à ceux qui apprécient !

Une fois la décision de partir en guerre prise, un problème embarrassant se posa : douze armures et quinze chevaliers d'or...trois d'entre eux allaient rester sur le carreau : Shion, Mû et Kanon.

Athéna le savait bien aussi s'entretint-elle avec ces trois chevaliers auxquels se rajoutèrent Saga et Kiran.

La déesse lisait en eux comme dans un livre ouvert. Shion, qui avait laissé son armure à Mû il y avait de cela bien longtemps, avait déjà bien intégré l'idée d'être « un ancien combattant » et ses fonctions de Grand Pope l'occupaient déjà suffisamment. En effet, en dépit de la paix, le Sanctuaire n'avait pas cessé d'accueillir de jeunes enfants prometteurs et sauvés de la misère pour en faire des chevaliers et ainsi, de perpétuer le savoir du Sanctuaire. La différence était que, ces apprentis bénéficiaient d'une meilleure éducation et d'une plus grande ouverture sur le monde car, au cas où aucun nouvel ennemi ne se montrerait jusqu'à la prochaine guerre contre Hadès, Athéna avait voulu que les chevaliers au « chômage technique » puissent se construire une vie autrement.

Mû, inquiet pour Kiran mais aussi raisonnable que prédécesseur, ne serait sans doute pas difficile à convaincre.

Le plus gros problème concernait Kanon car la déesse le sentait décidé à partir au combat sans armure. A côté de lui, Saga éprouvait un douloureux mélange de culpabilité et de gêne. Athéna soupira intérieurement : la malédiction des Gémeaux n'était pas de son fait mais elle songeait sérieusement à prendre des mesures pour adoucir leur sort dans les siècles à venir.

D'habitude, l'un des deux au moins mourait ou alors, les jumeaux étaient dans un tel état de désaccord qu'ils ne se battaient jamais ensemble pour elle. C'était la première fois qu'elle avait affaire à deux frères en état de se battre, tous deux fidèles et parfaitement réconciliés. Elle était d'ailleurs profondément heureuse que Kanon et Saga aient réussi à surmonter leurs années de conflits mais, à présent, il y avait une mise au point à faire...

-Kiran...,commença-t-elle. Comment te sens-tu ?

-Parfaitement bien princesse, assura le jeune homme. Je suis prêt à partir au combat.

Athéna savait que, physiquement, il n'était pas au top mais Kiran ne pensait qu'à aller en découdre avec ceux qui avaient enlevé Eléa. Et désormais, c'était lui le chevalier du Bélier en titre. Il avait prêté serment et ne pouvait désormais plus le rompre.

Alors elle se tourna vers Mû avec un sourire doux :

-J'imagine que ce n'est pas très agréable de passer la main, lui dit-elle. Mais tu dois t'y résigner et te réjouir d'être encore en vie à ce moment-là car, d'habitude, un chevalier meurt avant d'être remplacé.

-Je le sais déesse et je me prépare à cela depuis quelques années. J'ai de quoi faire dans les montagnes du Tibet, je ne m'ennuierai pas. Mais vous devez savoir que, jusqu'à ma mort, vous pourrez tout me demander si je peux vous être utile à quelque chose.

-Je n'en doute pas un seul instant Mû et je te remercie.

Ensuite, elle regarda Kanon. Ce dernier, mâchoire et poings serrés, comprit ce qu'elle voulait lui dire.

-Princesse...avec ou sans armure, je veux me battre à vos côtés.

Les regards des jumeaux se tournèrent alors l'un vers l'autre : détermination et défi contre culpabilité et inquiétude.

La réconciliation de Kanon et Saga avait été un processus complexe. Après leur résurrection , dans l'euphorie et l'incrédulité des premiers temps, Kanon s'était montré relativement fuyant avec Saga et tous deux avaient évité de mettre à plat les choses sérieuses. Mais aucun d'eux n'avait oublié ce qui s'était passé pendant la bataille contre Hadès : les larmes de Saga quand il s'était rendu compte que son frère était revenu dans le droit chemin, les nombreuses pensées que Kanon avait accordées à son jumeau durant son périple dans les Enfers, son nom qui avait été sa dernière parole avant de mourir avec Rhadamanthe puis, cet instant unique où son âme avait rejoint celle de son frère pour n'en faire plus qu'une au Mur des Lamentations.

Dans les faits et dans leurs cœurs, la réconciliation était déjà faite mais les mots n'avaient pas voulu sortir.

Peu après, Kanon avait quitté le Sanctuaire pour se lancer dans un grand voyage besoin de s'éloigner, besoin de faire le point sur lui-même et de savoir ce qu'il voulait faire de cette vie nouvelle...Il était parti avec un sac contenant le peu d'affaires qu'il avait et il avait erré pendant deux années entières en se débrouillant comme il avait pu pour subsister : quelques petits travaux en échange d'un peu d'argent pour manger, un hebergement chez l'habitant, des nuits à la belle étoile et même quelques petits vols alimentaires.

De son côté, Saga avait suivi son propre processus de « réintégration » en prenant deux décisions simples : vouer sa vie au Sanctuaire et ne jamais se marier. Torturé par ses crimes passés qu'il ne s'était toujours pas pardonnés, il avait décidé de ne jamais imposer son sombre curriculum à une femme et encore moins à une descendance. Finaement, il s'était tourné vers une vie presque monastique faite de repentance et de dévouement. Assistant de Shion, il avait décidé de s'occuper des apprentis du Sanctuaire et assurait souvent des missions d'ambassadeur auprès des autres alliés du domaine.

Kanon ne lui avait donné aucune nouvelle durant ses deux ans d'absence et Saga avait continué à vivre au temple des Gémeaux.

Et puis un jour, sans s'y attendre, il avait trouvé son frère devant sa porte. Plus ébouriffé que jamais, barbu, un peu amaigri, portant des vêtements fatigués et des chaussures qui criaient grâce mais avec un grand sourire canaille et provoquant sur le visage, Kanon avait lancé pour tout bonjour :

-Salut frangin ! Je peux m'installer sur le canapé ?

Ahuri, Saga l'avait laissé entrer...et ensuite, les deux frères ne s'étaient plus jamais quittés. Cela n'avait pas été sans heurts. A plusieurs reprises, le temple des Gémeaux avait retenti de hurlements et les jumeaux avaient crevé leurs très nombreux abcès sur le sol de l'arène. Et pourtant, ils ne s'étaient pas séparés. Petit à petit, les prises de becs s'étaient faites moins nombreuses et ils étaient parvenus à retisser une véritable relation de jumeaux, celle qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'avoir. Ils s'étaient tous deux coupés les cheveux exactement de la même manière pour entretenir leur ressemblance mais, comme Kanon avait le visage plus tanné et les joues un peu plus creuses que Saga, on les différenciait assez facilement.

Trois ans après la paix, les deux frères avaient emménagé ensemble dans la banlieue d'Athènes. Kanon, qui n'avait pas envie de travailler pour le Sanctuaire qu'il trouvait très ennuyeux, s'était inscrit dans une boîte d'intérim et enchaînait depuis les petits boulots. Pas moyen de trouver mieux que cela dans un contexte économique peu reluisant mais cela lui suffisait.

Kanon ne menait absolument pas la vie chaste de son frère qu'il traitait régulièrement de « moine » ou de « vieux papy ». Avec Milo, devenu tacitement son ami depuis le fameux épisode de l'Aiguille Ecarlate, ils avaient mené joyeuse vie dans les quartiers festifs d'Athènes. Et pourtant, à 35 ans, lui non plus n'était pas marié et on ne lui connaissait même pas de copine officielle. La vérité était que, tout en réagissant différement de son frère, Kanon portait le même genre de croix : un lourd passé de criminel mégalomane. Privé d'amour durant presque toute sa vie, il cachait derrière des apparences assurées, la conviction de ne jamais pouvoir tomber amoureux et celle qu'aucune femme ne pouvait être assez folle pour tomber amoureuse de lui. Alors il s'était toujours limité aux aventures superficielles, fuyant à toutes jambes dès qu'une femme avait manifesté l'envie de s'attacher davantage à lui. Quant à avoir des enfants, ce n'était même pas la peine d'y penser. Non seulement, il ne s'en sentait pas digne mais il se sentait beaucoup trop irresponsable pour se lancer dans une telle responsabilité. Alors, en dépit de son âge, Kanon vivait la vie d'un célibataire immature.

Cette histoire d'armure était bien le seul point sensible qui subsistait entre les jumeaux et, malheureusement, cette nouvelle guerre le remettait sur le tapis.

-Kanon, je t'en prie, commença Saga. Nos ennemis semblent vraiment très forts et nous ne savons pas ce que nous allons trouver là-bas. Tu ne peux pas y aller sans armure, c'est du suicide !

-Ca me regarde ! répliqua Kanon. Moi je ne suis pas un ancien combattant dont le disciple a repris le flambeau ! Même sans armure, je reste un chevalier et mes pouvoirs ne sont pas inférieurs aux tiens !

-Mais personne ne doute de tes pouvoirs ! s'écria Saga qui sentait déjà que rien ne pourrait faire plier son frère. Et personne ne doute non plus de ta fidélité à Athéna après ce que tu as fait durant la dernière guerre. Mais tu seras gravement désavantagé sans protection.

Athéna, très inquiète, sonda l'esprit de Kanon et y lut une détermination sans faille. Il se moquait totalement de se faire tuer car l'idée de rester en arrière lui était absolument insupportable. Elle comprit que, si elle lui interdisait formellement de venir, non seulement, elle lui infligerait une terrible blessure d'amour-propre mais, en plus, Kanon risquait de venir quand même en prenant dix fois de plus de risques mortels pour prouver sa valeur.

Quant à Saga, il était tout simplement terrifié à l'idée de perdre son frère.

Il n'y avait aucune décision vraiment bonne dans un cas pareil mais il fallut bien en choisir une.

-Kanon...dit-elle d'une voix un peu sévère. Tu sais que je n'approuve pas ta venue et que je ne veux pas perdre un de mes chevaliers après avoir tant espéré que vous pourriez enfin vivre une vie normale. Cependant, tel que je te connais, tu risques de faire une sottise avec ou sans ma permission.

Kanon rougit légèrement sous le ton et le terme employé parce qu'il savait, au fond de lui, qu'elle avait raison.

-Dans ce cas, tu viendras avec moi et tu resteras à mes côtés durant toute la bataille. Toutefois, je veux que tu me jures que tu m'obéiras aveuglément quel que soit l'ordre que je pourrai te donner sinon je te rééxpédierai moi-même au Sanctuaire.

Kanon ne chercha pas plus loin et mit un genou à terre :

-Je vous jure de vous obéir sans discuter déesse.

Athéna et Saga échangèrent un regard et la déesse sourit d'un air rassurant à son Gémeau. Kanon aurait l'impression de la protéger en restant près d'elle mais, en réalité, c'était elle qui se proposait de veiller sur lui. Et puis, il fallait bien avouer que la période de paix n'avait pas du tout affaibli la puissance de Kanon car il faisait partie de ceux qui n'avaient jamais cessé de s'entraîner. La présence de ses deux Gémeaux représentait une force de frappe considérable.

Saga fut bien obligé de rendre les armes il savait trop à quel point Kanon était têtu.

Tandis qu'ils remontaient vers leur temple (Saga devait revêtir son armure), Kanon passa un bras sur les épaules de son frère :

-Arrête de tirer cette tronche, grogna-t-il. C'est mon choix et c'est ma vie.

-J'ai quand même le droit de ne pas avoir envie de t'enterrer ? répliqua tristement Saga qui passa un bras autour de la taille de son frère, le cœur soudain étreint par l'angoisse.

Kanon émit un léger rire mais qui s'éteignit vite. Le visage sérieux, il se tourna vers son frère :

-Je pourrais dire la même chose hein ? Mais ne t'en fais pas. Je protègerai Athéna de toutes mes forces et chacun des mes ennemis regrettera d'avoir croisé ma route. Je les battrai tous.

-Sans avoir besoin de te suicider de préférence...

-J'ai pas spécialement envie de mourir tu sais ? Alors je ferai de mon mieux pour pouvoir continuer à t'enquiquiner avec mon bordel à l'appart'.

Saga eut un faible sourire et poursuivit sa montée avec son frère.

Pendant ce temps, les autres se préparaient chacun à sa façon. Ceux qui étaient mariés ou, au moins en couple, téléphonaient à leurs compagnes/compagnons pour les informer de ce qu'ils allaient faire et que, s'ils ne revenaient pas, Athéna avait promis de leur donner des nouvelles et de les soutenir. Chaque chevalier avait toujours son devoir chevillé à l'âme mais les cœurs étaient plus ou moins lourds en fonctions des attaches qu'ils s'étaient créés. Pour ceux qui ne laissaient personne derrière eux comme Milo et Camus, partir était bien plus facile. Ils furent les premiers à rejoindre Athéna qui attendait tout le monde devant le temple du Bélier. On fut bien étonné de voir alors Kiran se planter devant Camus pour lui dire :

-Camus, je suis profondément désolé de n'avoir pas pu empêcher l'enlèvement d'Eléa. A présent, je te jure que j'irai jusqu'à donner ma vie pour la sauver.

Le regard froid de Camus se posa se posa sur lui mais il le soutint sans fléchir. Eléa adulait son père et Kiran lui-même l'admirait alors il ne voulait tout faire pour que Camus ne le déteste pas si quelque chose était encore possible entre Eléa et lui. S'il devait affronter les pires ennemis pour Camus le considère comme digne de fréquenter sa fille, il le ferait.

Là-dessus, Mû intervint :

-Camus, l'attaque subie par ta fille et Kiran a été au moins aussi prompte que celle qui s'est abattue sur Milo et toi. Et Kiran était le seul des deux à pouvoir se défendre. Tu sais bien qu'il ne pouvait rien faire pour la sauver.

Le Verseau tourna la tête vers lui et son visage se détendit un peu et il eut un léger soupir :

-C'est bon Kiran, je sais que tu as beaucoup de regrets. Je compte sur toi pour m'aider à récupérer ma fille saine et sauve.

Un sourire soulagé apparut sur le visage de Kiran qui s'écria :

-C'est juré !

Ce serait pas une bénédiction ça ? lança une voix dans la tête de Camus.

Tais-toi Milo...

A quelques mètres de là, le Scorpion lui adressa un clin d'oeil.

Quelques minutes plus tard, tout le monde fut réuni autour d'Athéna et celle-ci demanda à Shion et Mû :

-Vous pouvez y aller.

Les deux Béliers hochèrent la tête et unirent leurs pouvoirs pour téléporter tout le groupe.

Bonne chance les amis.

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« Maître, nous avons réussi ! »

Un genou en terre, dans une immense salle en grès doré et éclairée verticalement par un puit de lumière, les quatre cavaliers de l'apocalypse s'adressaient à quelqu'un assis sur un trône directement taillé dans le mur rocheux. Tout comme eux, cette personne était d'une taille supérieure à celle d'un humain normal et il était d'un incroyable beauté. Une beauté presque...angélique mais le terme était très dérangeant en raison de la noirceur de ce qui émanait de lui, du rictus cynique qu'il avait au coin de la bouche surtout de l'incommensurable pouvoir qu'il dégageait.

Ses yeux bruns, dont la couleur chaude contrastait avec la cruauté qu'il y avait derrière, se posèrent successivement sur le Livre des Révélations que tenait Famine et la jeune fille blonde évanouie que portait Guerre.

-Que m'amènes-tu là ?

Sa voix, très profonde, surprenait avec son visage ethéré et trop jeune pour son timbre.

-Un petit cadeau maître. Vous nous aviez demandé de vous trouver une jeune fille vierge. Nous avions des millions de possibilités mais nous avions décidé d'aller jeter un œil au Sanctuaire. Utiliser une chevalière d'Athéna pour votre projet, nous semblait assez divertissant.

Le visage du dirigeant se fendit d'un sourire amusé :

-En effet. Cette fille est donc une chevalière ?

-Non mais c'est encore mieux. C'est la fille de Camus du Verseau, l'un des chevaliers d'or d'Athéna. Et regardez ceci...

Guerre étendit la main au-dessus d'Eléa et son cosmos bicolore apparut sous le regard très intéressé et surpris du Maître :

-Deux cosmos ? Quelle curieuse chose ! Comment est-ce possible ?

-Nous l'ignorons Maître mais cette fille renferme en elle une puissance gigantesque. Et le plus intéressant pour nous, c'est qu'elle ne sait absolument pas s'en servir. Persuadée que la paix durerait toujours, Athéna ne s'est pas souciée d'apprendre à cette gamine à utiliser son pouvoir.

-Merveilleux. Absolument merveilleux ! se réjouit le maître en joignant les mains. La stupidité d'Athéna va nous être très profitable. Si cette fille ne sait pas se battre, nous allons pouvoir en faire ce que nous voulons. Je crois que je vais quelque peu modifier mon plan de départ...

-Oui Maître et nous n'avons pas besoin d'attaquer le Sanctuaire car, nous avons tout lieu de croire qu'ils se déplacerons jusqu'ici. Quand nous sommes arrivés, cette fille fricotait avec un autre chevalier d'or. Le père voudra sauver sa fille, l'amoureux suivra, leurs amis voudront les soutenir et au final, toute la chevalerie se précipitera ici !

Le maître éclata d'un rire ravi :

-C'est parfait ! Bravo Guerre, tu as toujours été un fin stratège ! Tu m'as ramené la meilleure fille possible en effet !

Il s'approcha et s'agenouilla pour examiner Eléa de plus près. Il flaira son cosmos d'un air gourmand et passa la main dans ses cheveux :

-Vierge, jolie, puissante et...totalement à ma merci ! Je vais en faire une charmante et dévastatrice petite arme en plus du reste ! Je me réjouis d'avance à l'idée de l'envoyer combattre son propre père ! Veillez à ce qu'elle soit bien installée.

-Oui Maître.

Ensuite, ce dernier se tourna vers Famine et Maladie qui avaient ramené le Live des Révélations.

-Bon travail à tous deux aussi ! Athéna ne peut plus rien faire pour m'empêcher de libérer les sept péchés capitaux. Nous allons enfin être au complet et ce monde deviendra notre terrain de jeux !

Il prit le livre entre ses mains et revint vers son trône. Debout, tourné vers ses sbires, il déploya son immense cosmos et se mit à psamoldier dans une langue gutturale si ancienne que seuls les dieux la connaissait. Et, un par un , les sept sceaux qui fermaient le livre s'ouvrirent...