GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : Drarry TRES long à venir. ULTRA LONG !

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz, encore et toujours, fidèle au poste !

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 35-

Draco était en train de manger tranquillement en écoutant la conversation étrange entre Luna et Harry quand le courrier arriva – étrange parce que d'un côté, il y avait Luna qui voulait à tout prix l'intégrer dans la conversation et de l'autre, Harry qui essayait de l'en tenir éloigné, n'ayant toujours pas officiellement pardonné au Serpentard. Cela dit, quand on voyait comment les deux autres gryf fondors s'étaient rabibochés, Draco n'était pas sûr de vouloir la même chose.

Le hibou de Sirius se posa devant le Gryffondor et Draco n'y aurait prêté attention si un oiseau utilisé par Gringotts ne l'avait pas suivi pour se poser à côté du verre du Serpentard. Draco lui jeta un coup d'œil, interdit alors que la bestiole le fixait d'un drôle d'air. Quand il porta réellement son attention vers lui, l'oiseau lui tendit une lettre plutôt épaisse. Délicatement, il détacha la lettre et poussa son assiette vers l'oiseau pour qu'il puisse se nourrir.

Il ne fit pas attention aux gens autour de lui, trop intéressé par ce qui se trouvait dans ses mains. Il y a avait plusieurs parchemins ainsi qu'une autre lettre cachetée, sans sceau mais dont l'écriture le fit se crisper.

Le " Draco Gabriel Black " avait définitivement été écrit par Narcissa Malfoy.

Enfouissant ses tremblements et le surplus d'émotions qui menaçaient de l'étouffer au fin fond de lui, il délaissa les parchemins de Gringotts pour délicatement ouvrir la lettre et la déplier pour la lire.

" Très cher Draco.

Je me doute que tu dois être plus que surpris quant à cette missive pour le moins inattendue. Mais je voulais te prévenir moi-même avant que tu ne l'apprennes malheureusement par la presse. Je ne voulais pas en arriver là mais je n'ai malheureusement pas eu le choix, tu connais mieux que quiconque ce qui nous incombe en tant que famille de Lord, que ce soit Malfoy comme Black.

J'aurais aimé te revoir, mon fils, j'aimerais te revoir. Qu'importe ce que Lucius pourra en dire, tu es et resteras mon fils, qu'importe ton nom, qu'importe tes choix. Mais malheureusement, ce n'est pas de l'avis de Lucius, qui a toujours trouvé que je te couvais trop pour un Héritier. Mais je n'en ai que faire, j'ai toujours voulu avoir des enfants. Je ne te cache pas que j'ai été extrêmement blessée quand mon époux a décidé de te concevoir par chaudron. Je lui en ai voulu et j'avoue que pendant un temps, tout au début, j'avais décidé de ne pas m'investir dans ce simulacre de grossesse parce que je voulais te sentir grandir en moi. Je m'étais alors faite à l'idée de te laisser aux bons soins de Lucius, qu'il fasse de toi le fier héritier qu'il avait toujours voulu avoir et m'étais faite à l'idée de n'être que la femme effacée comme il l'attendait de moi.

Mais à peine t'avais-je offert mon premier don de magie que j'ai été submergée par l'émotion et je t'ai tout de suite aimé.

Je t'ai aimé dès l'instant où j'ai senti ma magie tomber dans ce chaudron. J'avoue avoir passé peut-être plus de temps auprès de toi que Lucius, ça ne lui a jamais plus. Je suis désolée, d'une certaine manière, qu'il ne t'ait jamais trouvé assez bien à cause de cela.

Je regrette de ne pas avoir eu assez de temps pour te le dire, encore et encore, jusqu'à ce que tu n'en puisses plus : Je t'aime, mon petit Dragon. Ne l'oublie jamais. Tu es mon fils et tu le resteras, quoi qu'il arrive, quoiqu'en pense ton géniteur. Malheureusement, maintenant que tu n'es plus là, ce dernier ne veut plus entendre parler de toi et veux à tout prix que je t'efface de ma vie, ce que je ne peux me résoudre à faire totalement. Malgré qu'il t'ait répudié de la famille Malfoy, je fais toujours partie de la famille Black et tant que Sirius ne m'aura pas lui-même répudié, je serais toujours une Black, ainsi qu'une Malfoy. Mais Lucius veut que je fasse tout pour avoir le moins de contact avec toi. J'ai donc décidé de lui dire avoir fermé mon coffre personnel, qui m'appartenait en tant que Narcissa Black et avoir déplacé tout mon argent dans notre coffre commun.

Il ne s'est jamais intéressé à mes finances ou à celle des Black en général, pensant sûrement qu'une femme comme moi ne pouvait pas avoir beaucoup d'argent de côté. Mais tu me connais encore mieux que lui, tu sais ma passion pour les potions et que j'en prépare toujours. Pendant un temps, j'en faisais et les donnais à Severus pour qu'il les vende, puis j'ai commencé à le faire moi-même. Avec le temps que j'ai à foison et Lucius toujours hors du manoir ces dernières années, il m'a été facile d'acquérir un capital assez copieux, entre ces ventes et mon héritage familial. Bien loin du train de vie qu'impose être une Malfoy, certes, mais toujours plus que pour un sorcier banal. Je n'ai déplacé un quart dans notre coffre commun et ai fait passer ce coffre désormais inutile à ton nom. Étant ta mère par le sang, la succession n'a pas requis ta présence et c'est un soulagement que la magie du sang utilisée par les gobelins nous considère toujours liés. Peut-être que pour l'état, le ministère, nous n'avons plus rien à voir, mais la Magie nous reconnaît encore comme parents.

Te voilà donc avec un capital de départ que je sais, sans aucun doute, tu sauras faire fructifier et utiliser à bon escient. Je sais aussi que cela doit-être un certain soulagement que tu ne dépendes plus financièrement de mon cousin, je te connais. Tu vas peut-être même vérifier si tu pourras rapidement lui donner une compensation pour cet été, n'ai-je pas raison ?

Je t'aime, mon petit Dragon, ne l'oublie pas, s'il te plaît.

Parce que ce n'est pas la seule chose qui s'est passé ces derniers jours. Puisque... Puisque tu n'es plus un Malfoy, Lucius se retrouve sans héritier. Et malgré le danger que cela pouvait représenter pour lui, il a pris la décision qu'une famille telle que la sienne ne pouvait disparaître sans héritier. Je pense que tu as compris ce qu'il a décidé de faire. Hier, nous avons été dans la même clinique privée où nous t'avons conçu et le processus a été mis en place. Il était sous glamour mais n'a pas jugé bon que je devais l'être moi aussi et j'ai bien peur que des journalistes peu scrupuleux et avides ne se soit emparés de la nouvelle. Faire des spéculations sur ma présence dans cette clinique spécialisée est facile, mais faire des recherches pour en trouver la raison réelle n'est pas plus compliqué. J'ai bien peur que tu ne puisses cacher plus longtemps ce que tu as fait cet été et tout le courage que tu as déployé et que tu déploies encore pour continuer à marcher la tête haute.

Parce que tu es fort, mon fils. Bien plus que ne le sera jamais Lucius, bien plus que je ne le serais jamais et que même le Lord ne peut l'imaginer. Soit heureux mon fils, tu le mérites. Tu mérites tout ce qu'il y a de meilleur au monde et je suis très fière de toi, plus que tu ne peux l'imaginer.

Je te jure de ne jamais t'oublier et de t'aimer toujours, quoiqu'il arrive et même si c'est le dernier contact que l'on aura.

Avec toute la tendresse du monde qui n'est pas assez,

Nacissa. "

Draco s'humidifia les lèvres et replia les parchemins pour les glisser dans l'enveloppe. Il attrapa d'une main ferme les papiers de succession de l'ancien coffre de sa mère et se leva. Il fit la sourde oreille à la demande inquiète de Harry et s'éloigna doucement de la table des Serdaigles alors même qu'une nuée d'oiseaux entrait à son tour, apportant la dernière Une de la Gazette du Sorcier. Quelques étudiants, ceux qui la reçurent en premier, eurent le temps d'apercevoir Draco Mafoy quitter la Grande Salle d'un air digne et le pas léger, alors qu'un silence lourd et interloqué s'installait dans le réfectoire.

" LE FILS MALFOY DIT NON ET DEVIENT UN BLACK ! "

Ça allait être une longue semaine.

.*.

Harry pressa le pas, le cœur battant. La lettre de Sirius semblait le brûler dans sa poche et son cœur battait sourdement dans sa poitrine. Il l'avait cherché dans les appartements, mais Draco n'y était pas. Alors il avait pris la carte du maraudeur et quand il avait trouvé la petite étiquette du jeune serpentard, il s'était précipité.

Oh, il ne se faisait pas d'illusion, il ne croyait pas que Draco en était capable, mais il ne voulait pas le laisser seul. Une petite partie de lui, la partie Serdaigle - si si, il en avait une, c'était elle qui s'était manifestée quand il était allé demander de l'aide à Severus pour l'occlumentie - savait que Draco avait besoin d'être seul après cette nouvelle, il ne connaissait ça que trop bien ; mais la partie Gryffondor s'inquiétait pour son ami. Et la partie Gryffondor l'emportait indubitablement. Après tout, il appréciait aussi avoir le support de ses amis et ne voulait pas laisser croire à Draco qu'il était seul. Pas après cette histoire, et qu'importe s'il avait prévu de le faire mariner encore quelques jours.

Il ouvrit la porte de la tour d'astronomie qui grinça, lui arrachant une grimace. Draco était là, les jambes dans le vide, se tenant à la rambarde tout en regardant au loin. Harry l'observa un instant avant de soupirer. Il s'avança et s'approcha lui aussi du vide, s'asseyant à ses côtés, lui aussi les jambes dans le vide.

Du coin de l'œil, il vit Draco grimacer en se crispant.

- Qu'est-ce que tu fous là, Potter ? Ça y est, je ne suis plus persona non grata ? Cracha-t-il.

Harry tourna la tête pour le regarder.

- Ne joue pas à ça avec moi, tu veux ? Demanda-t-il doucement.

Il observa les émotions se battre sur le visage du Serpentard avant que celui-ci ne soupire et n'abandonne le combat pour croiser les bras sur la barrière et y poser son coude, le regard vide. Harry eut un petit sourire conciliant et posa sa main sur son épaule.

- Je sais que c'est une question très idiote mais... Est-ce que ça va ?

Draco roula sa tête sur son bras pour se tourner vers lui, une moue dubitative sur les lèvres.

- Qu'est-ce que tu crois ? Bougonna-t-il.

Harry ricana gentiment.

- Tu vois ce que ça fait que d'avoir son nom d'écrit en grosses lettres sur la première page.

Le Serpentard lui lança un regard noir.

- Ah- Ah- Ah. Trop marrant, Potter, je suis plié de rire, gronda-t-il d'une voix pourtant un peu éteinte.

Le cœur de Harry se serra.

Il pressa un peu plus l'épaule du Serpentard et Draco soupira, détournant le regard.

- Qu'est-ce qu'il y a d'écrit comme connerie dans le journal ? Demanda-t-il enfin.

Harry se mordilla la lèvre puis haussa les épaules en tournant son regard lui aussi tourné vers l'horizon.

- Que ta mère avait été vue dans une clinique de fertilité et qu'une source interne avait confirmé qu'elle s'était renseignée pour les démarches de... Enfin, pour un chaudron héritier.

Il sentit Draco se crisper mais le Serpentard ne dit rien, attendant la suite.

- Skeeter est allée fouiner dans les archives des affaires familiales et aurait trouvé ton déshéritage en tant que Malfoy et ton entrée dans la famille Black pour « divergence et atteinte aux mœurs et croyances familiales », expliqua-t-il d'une petite voix. Après, elle a extrapolé et est tombée juste. Pour une fois.

Draco ferma les yeux et les muscles de sa mâchoire tressautèrent. Harry ne dit rien mais glissa sa main dans son dos, le caressant doucement de haut en bas en un bancal geste de réconfort.

- Je suis désolé, déclara-t-il enfin.

Le Serpentard lui lança un regard et haussa les épaules en grimaçant dédaigneusement.

- Commence pas. C'est rien.

Mais son visage et son regard disaient tout le contraire.

- Tu.. Tu te doutais bien que ça allait finir par se savoir, non ? Que tu n'étais plus un Malfoy.

- Ce n'est pas ... ! Commença Draco d'une voix forte.

Il soupira fortement en plissant des lèvres, les narines frémissantes.

- Ce n'est pas que tout le monde le sache qui me... qui me dégoûte. Il y a des dizaines et des dizaines de rumeurs qui circulent dans Poudlard sur pourquoi les Serpentards m'ont mis à l'écart...

Harry hocha la tête en se sentant un peu rougir - après tout, l'une d'elle les concernait tous deux, la préférée des élèves : les deux princes de Poudlard qui s'étaient mis ensemble et les Serpentards l'avaient mal pris. Et même si elle n'avait duré qu'un court mois et que les Gryffondors l'avaient fortement démenti, Harry ne l'avait appris que récemment de la bouche de Mickael, qui pensait qu'il marchait sur des plates-bandes.

Le Gryffondor se secoua pour sortir de ses pensées et serra l'épaule de Draco pour le pousser à se confier, quitte à se faire rejeter. Mais il n'en fit rien.

- Non, c'est juste je... j'ai toujours grandi avec l'idée que j'étais un enfant désiré. Je n'étais pas idiot, je savais que c'était par obligation d'avoir un héritier. Mais tout de même... C'est juste... Constater qu'ils peuvent tirer un trait sur mon existence aussi facilement qu'un simple rendez-vous pour faire un autre enfant...

Harry grimaça et se rapprocha un peu du Serpentard frissonnant, prenant sur lui pour se forcer à ne pas succomber et le prendre contre lui, comme il le faisait avec Hermione, comme il l'avait fait avec Ron, comme il le faisait avec Luna, Neville... Comme son ami. Au contraire, il continua de caresser doucement son dos, espérant pouvoir aider d'une quelconque manière.

- Je l'ai juste un peu mauvaise, expliqua le Serpentard avec une voix étranglée sur la fin.

Harry ne releva pas. Dans la main de Draco, une lettre froissée où le Gryffondor aperçut une écriture féminine - sa mère peut-être. Sûrement. Draco prit une grande inspiration et Harry tendit l'oreille.

- Ce n'était pas si horrible que ça, tu sais. Grandir en tant que Malfoy, je veux dire.

Il jeta un coup d'œil au brun à ses côtés, comme pour juger sa réaction.

- Je n'ai jamais manqué de rien. Lucius n'a jamais été démonstratif, mais c'est comme ça. Ma mère, par contre, même si ce n'était qu'en privé, elle a toujours été là pour moi. Je n'ai pas le droit de me plaindre, je ne peux pas me plaindre ! Clama-t-il d'une voix étranglée, comme pour se justifier.

Harry se mordit l'intérieur de la joue pour éviter de déclarer que l'argent ne faisait pas tout dans la vie, et que même si Draco avait toujours été à l'abri du besoin, il n'en était pas moins que Harry était sûr que Ron, Fred, Georges, Ginny, que tous les Weasley étaient plus heureux que lui ; qu'ils avaient grandi dans un cadre plus sain.

Mais il ne dit rien. Il n'avait rien à dire, il ne pouvait pas l'accabler de la sorte maintenant. Alors il se rapprocha un peu plus et serra ses épaules maladroitement, peu sûr de la réaction de Draco. Et cela ne rata pas, ce dernier renifla dédaigneusement en lui jetant un regard dubitatif et moqueur.

- Gardes tes papouilles pour ton mec, Potty, singea-t-il.

Harry eut un petit rire en le lâchant mais ne s'écarta pas pour autant. Et Draco ne dit rien.

- Tu es au courant de ça, toi ? S'étonna-t-il.

- Pitié, Potty. Je suis au courant de tout dans Poudlard, déclara Draco en relevant le menton, prenant un air supérieur.

Ce même petit air supérieur qui l'avait caractérisé toutes ces années. Harry frissonna en retrouvant le Malfoy insupportable de son enfance, mais étrangement, cela ne lui fit rien d'autre. Pas de dégoût, pas d'envie de le pousser dans le vide, rien de tout cela.

Ils avaient bien changé, pensa-t-il alors que Draco perdait cet air infernal pour ricaner en échangeant avec lui un regard complice.

Ils se tournèrent tous les deux vers l'horizon, restant dans un silence confortable. Du coin de l'œil, Harry pouvait constater avec plaisir et fierté que l'air de Draco n'était peut-être pas joyeux, mais était tout du moins beaucoup moins sombre que quand il été arrivé sur place.

Harry eut une grimace amusée.

- Voilà, voilà... Maintenant, il va falloir que je m'habitue à t'appeler Black...

Le Serpentard lui lança un regard, un sourcil haussé.

- Tu ne vas jamais t'y faire, n'est-ce pas ?

- Oh, ne n'inquiète pas. Pour moi, tu seras toujours LE Malfoy par excellence, minauda-t-il.

Harry lui offrit une petite moue attendrie.

- Ça te rassure ?

- Potty, sérieusement, rit Draco en secouant la tête, les yeux fermés.

Harry sourit doucement, rassuré de le voir ainsi. Ça allait mieux. Draco s'humidifia les lèvres et soupira de nouveau.

- C'est tout de même étonnant que personne n'ait compris la situation jusque là...

Le Gryffondor l'observa.

- Je veux dire, à Poudlard. Il y avait toi, Oncle Sev', Luna et Neville qui savaient pour moi.

- Et tous les Serpentards, rappela-t-il.

- Et tous les Serpentards, confirma Draco avec un rapide sourire. Mais tout de même, que l'information soit restée secrète aussi longtemps...

Harry sourit en haussant les épaules.

- J'ai l'impression que les sorciers acceptent rapidement les explications qu'on leur donne sans se poser plus de questions. On leur dit que Voldemort n'est pas de retour, ils hochent la tête. Nous sommes mauvais parce qu'on est courtois l'un envers l'autre, ils acquiescent bien gentiment.

Draco eut un ricanement amer.

- C'est vrai...

Il perdit son sourire et plissa un peu des yeux.

- Cela dit, je m'étais habitué à cette situation... Maintenant je vais être de nouveau la bête de foire de Poudlard.

- Bienvenu dans mon monde~

Le Serpentard ricana et lui donna un coup de coude dans les côtes.

- Pauvre petit Survivant, va.

Harry sourit un peu plus en feintant une douleur incommensurable. Il continua de fixer le Serpentard, dont les mèches de cheveux voletaient au vent. Harry s'humidifia les lèvres, le cœur battant.

- Est-ce que ça va ? Demanda-t-il à voix basse, presque comme s'il regrettait de poser la question.

Draco continua de regarder la forêt au loin et Harry aperçut un petit sourire se dessiner sur ses lèvres.

- Oui, murmura-t-il.

- Parfait ! Alors zou, on doit aller en cours de Défense ! S'exclama Harry en sautant sur ses pieds.

- Pour le peu qu'on y apprend, grogna Draco en reniflant dédaigneusement, on peut aussi ne pas y aller.

- Aaaallez, fais pas ta tête de cochon ! Ricana Harry en tirant sur son bras pour le mettre sur pieds.

Draco se dégagea et plissa son uniforme en lui lançant un regard torve.

- Tu vois, s'amusa Harry. T'as pas changé. Et si quelqu'un de l'école dit le contraire, tu n'auras qu'a leur montrer à tous que t'es toujours cet enfoiré de petit fourbe de Serpentard.

Le Serpentard le fixa un instant avant de rouler des yeux.

- Mouais, susurra-t-il. Une petite piqûre de rappel leur ferait du bien.

Le regard de Draco sur lui fit frissonner Harry qui recula en souriant, les mains levées devant lui.

- Ne compte pas sur moi pour te battre, j'ai pas la foi. Occupe-toi de Parkinson, il me semble que tu dois la dégager, non ?

Les yeux du Serpentard pétillèrent.

- Hm, tu nous as entendus, constata-t-il.

Harry haussa les épaules en souriant d'un air innocent avant de faire demi-tour pour quitter la tour d'astronomie. Mais avant de quitter la pièce, la voix de Draco l'arrêta.

- Potter... Merci. Vraiment.

Le Gryffondor frissonna et se retourna à moitié pour lui jeter un coup d'œil. Il haussa les épaules.

- Comme tu l'as si bien dit la dernière fois... " Si tu dis quoi que soit à qui que ce soit, je te fais bouffer la langue et te défigurais tellement que même Jedusor ne saura pas que c'est toi. "

Il quitta la salle d'astronomie alors que résonnait derrière lui le ricanement de Draco qui le traitait de " Sale petit serpent infiltré ! ".

Harry ne sut se défaire de son sourire durant tout le reste de la journée, surtout quand il étala un Gryffondor de cinquième année qui avait déclaré haut et fort qu'il n'était désormais qu'un faible, puisqu'il n'avait plus l'appui de son petit papa chéri.

Le soir même, toute l'école savait que Draco Malfoy était désormais Draco Black, mais qu'il n'avait pas changé pour autant.


REPONSES AUX REVIEWS :

Shinji Inu (31) : Hahaha, merci xD

Flo (31) : Moi aussi c'est l'heure de me rattrape *se cogne la tête contre la porte* Snape est totalement cassé xD Bien entendu qu'un pas en avant égal deux en arrières xD Ils sont très fort u_u Ne m'en parle pas *soupire* N'importe quoi. Enfin bref. ( J'espère que ton Partiel s'est bien passé :D ) Draco a été élévé dans cette idée de penser toujours à tout :) alors voilà x)

(32) : Bah oui. Voilà. tout à fait. ahahaha x) C'est encore plus que faire son intéressant pour le coup xD Maaaais nan, il ne va pas avoir la poisse toute sa vie. Presque pas en tout cas :p ( Ouiii, voilà, c'est exactement ça. 'ennemi commun = rapprochement'. Ils font front ensemble :D ) Et oui, ahahaha, rapprochement avec Mickael, étou ;) Snaaaack \O/ Et oui ! Hermione Fourchelangue :D C'est pas trop classe ?!

Plein de gros bisous ! J'espère que la suite t'a plu !

Laura (34) : Hey, coucou ! Merci beaucoup ! Ca me fait très plaisir ^^ J'espère qu'elle continuera de te plaire !

Ema (34) : Merci merci beaucoup ! :d


Héhéhé ;) Et voilà ! Vous en pensez qui ? Sont-y pas meugnons ?

À jeudi pour la suite :)

Je vous embrasse !

Xoxo, 'Win