Chapitre 37 :
Preuve d'amour
Remus et Sirius restèrent encore un moment, digérant doucement qu'ils allaient devoir affronter Helena en rentrant. Et l'animagus s'apitoyait sur son sort en disant qu'il allait dormir sur le canapé pendant un moment, Remus lui signalant que c'était plutôt à l'infirmerie qu'ils allaient dormir s'ils survivaient. Severus ne se gênait pas pour se moquer et Minerva souriait en ayant l'impression de retrouver ses jeunes élèves. Gabriel les observa un instant, heureux mais il fut bientôt temps pour tout le monde de s'en aller et pour lui de reprendre son travail. Sirius et Remus le serrèrent longuement dans leurs bras avant de partir, lui conseillant de prendre un peu de repos alors qu'ils avaient bien remarqué sa fatigue. Puis tous le laissèrent, Minerva repartant pour Poudlard et les deux hommes pour l'Alaska, traînant les pieds.
Jusqu'à midi, il travailla dans le silence avant d'aller déjeuner avec tout le monde. Et pendant le repas, il fut ravi de constater que tout les élèves s'étaient mêlés les uns aux autres sans distinction de maison, discutant joyeusement et animant plusieurs des grandes tables de la vaste pièce. Ils n'avaient même pas remarqués son arrivée mais il s'en fichait, souriant en les regardant. Le bon côté étant que, comme il avait déjà commencé à rapprocher tout ce petit monde aux yeux de tous à Poudlard, il ne serait pas étrange de voir ces élèves se côtoyer à la rentrée. C'est avec amusement qu'il remarqua aussi que les étudiants avaient pris les orphelins avec eux, aidant les deux nourrisses à s'en occuper. Tout ce petit monde semblait heureux, riant et cela faisait plaisir à voir aux yeux du jeune prince. Ça lui rappelait chaque jour pourquoi il se battait. Il alla s'installer à sa place habituelle, sa mère et Callen l'encadrant.
Aujourd'hui, Draco était allé s'installer avec leurs amis et Gabriel pouvait comprendre. Le beau blond devait commencer à en avoir assez de l'attendre et il pouvait comprendre. Il n'était jamais là pour lui, il le négligeait durement. Pourtant, il l'aimait tant, son petit ami lui manquait. Depuis le début des vacances, ils ne s'étaient que très peu vu et à chaque fois, ses devoirs de prince étaient venus s'imposer d'une manière ou d'une autre. Le soir, il était trop fatigué pour faire autre chose que de s'allonger simplement à ses côtés et de s'endormir. Et il se levait toujours bien avant lui. Draco ne se plaignait pas, pourtant, à chaque fois qu'il le voyait, Gabriel sentait il était triste et cela lui brisait le cœur. Draco lui était tellement précieux et il ne prenait pas soin de lui. Depuis quand n'avait-il pas prit le temps de le regarder simplement, vraiment ? Il était un prince, un prince en guerre et il devait assumer son poste et son rang qu'il avait choisi de prendre. Mais il devait aussi penser au trésor de son cœur, un trésor dont il avait promis de prendre soin là aussi. Il devait vraiment se faire pardonner et s'occuper un peu de lui. Il n'avait pas encore réussi à trouver l'équilibre entre ses devoirs de prince et sa vie personnelle. Merlin lui avait dit que c'était parfois compliqué à faire, surtout en temps de trouble. Mais son grand frère lui avait déjà plusieurs fois dit de ne pas oublier sa famille et de toujours lui trouver un peu de temps. Et Draco était le plus important de tous.
Gabriel l'observa de loin un moment alors que le blond discutait avec ses amis Serpentard, puis il se tourna vers sa mère qui mangeait élégamment comme à son habitude. Il leva une main pour la poser sur la sienne fine et délicate. Narcissa se tourna alors vers lui, lui souriant et serrant doucement ses doigts.
- Mère, avez vous eu le temps de préparé ce que je vous ai demandé ? Questionna-t-il.
- Bien sûr Gabriel, répondit-elle. Je t'ai fais préparer ça et j'ai aussi trouvé ce que tu m'as demandé. Je te le ferais porter à ton bureau tout à l'heure.
- Merci beaucoup. Je vais retourner travailler, annonça-t-il ensuite. Il faut que je termine pour pouvoir avoir le temps.
- Gabriel, interpella la blonde en retenant sa main alors qu'il se levait, il ne t'en veut absolument pas tu sais. Il comprend.
- Je sais, sourit le jeune prince. Mais il est triste quand même. À cause de moi. En tant que prince, j'ai un devoir envers mon peuple, murmura-t-il en veillant à ne pas être entendu, mais en tant que personne, j'ai un devoir envers lui et envers mon cœur. J'ai encore du mal à trouver un équilibre entre les deux. Je ne veux pas qu'il se sente abandonné je..., dit-il un peu désemparé.
- Attend Gaby, coupa la mère en comprenant qu'il avait besoin d'être rassuré à ce sujet. Allons dans ton bureau pour parler d'accord ?
Le jeune homme acquiesça et elle se leva alors qu'il attrapait sa canne. Tout deux abandonnèrent le repas, Callen les regardant partir sans que les autres adolescent présents n'y fassent attention. Il avait suivi la discussion sans intervenir et il se sentait un peu triste pour son prince. Il l'admirait vraiment pour faire tout ce qu'il faisait à un si jeune âge mais avec pourtant tant d'efficacité. Un prince Myrdiaël était une personne extraordinaire. La magie la plus complexe lui était naturelle, il apprenait bien plus vite que le commun des mortels, était plus mature qu'un adulte à un jeune âge, était intelligent et sage... Le fils de la magie était un être exceptionnel mais il restait aussi une personne avec ses émotions et ses souffrances. Et le jeune homme avait son lot de tristesse et de stress, de problèmes et de responsabilités. Il assumait tout sans rechigner même s'il devait en souffrir. Et présentement il en souffrait, son couple en souffrait et cela l'attristait alors qu'il ne pouvait pas faire grand chose pour aider son prince. Il regarda Narcissa partir avec lui, espérant qu'elle parviendrait à le conseiller et à le rassurer.
La mère et le fils gagnèrent rapidement le bureau et la dame fit asseoir son enfant dans les canapés, prenant place près de lui. Et pendant un long moment, elle le rassura au sujet de Draco et de leur couple. Elle lui expliqua que ce genre de chose arrivait, se souvenant encore des nombreuses fois où Lucius et elle ne s'étaient pas vraiment vu pendant des semaines à cause du travail de celui-ci. Elle lui promit que tout irait bien, qu'il pourrait passer plus de temps avec Draco à Poudlard et que celui-ci ne lui en tiendrait pas rigueur. Elle en avait aussi déjà parlé avec son premier fils. Le jeune blond acceptait pleinement tout ce qu'était son petit ami. Il savait qu'en tant que prince, celui-ci avait de grandes responsabilités qui occupaient en grande partie de ses pensées et de son temps. Il l'avait accepté même si ce n'était pas facile tout les jours. Il l'avait accepté parce qu'il aimait Gabriel plus que tout et qu'il voulait être avec lui. C'est ce que Narcissa s'efforça de rappeler au jeune prince se sentant coupable de le délaisser. Avec douceur et tendresse, elle parvint à calmer ses craintes. Et lorsqu'un elfe de maison vint informer Gabriel que son rendez vous était arrivé, la mère s'en alla, déposant une petite boîte noire qu'elle fit apparaître sur son bureau.
Dans l'après midi, le jeune prince reçut tout d'abord Timofeï Svania, le mage de combat Myrdiaël qui commanderait l'unité de la Forêt Interdite. Il discuta longuement avec lui, lui expliquant ce qu'il attendait de lui tout au long de l'échange et ce qu'il attendait de lui en cas d'attaque. Il lui parla aussi de Sirius et Remus qui pourraient l'aider, lui disant toutefois de les traiter comme tout les autres membre de l'unité. Il insista aussi beaucoup sur le fait de maintenir la discipline entre les créatures magiques, lui disant de se montrer équitable et juste mais aussi intransigeant. Il lui parla aussi de la surveillance de la Carte du Maraudeur, le priant d'y jeter lui aussi un coup d'œil de temps à autre.
Après Timofeï, ce fut Rita Skeeter qui se présenta, bien plus sérieuse qu'on la connaissait. Et encore une fois, il lui parla longuement, expliquant ce qu'il voulait d'elle. Rita avait beau passer pour une conteuse de mensonges mirobolants, elle réunissait un lectorat énorme et elle pouvait être une reporter très sérieuse lorsqu'il le fallait. Elle serait l'une des reporter présente pour l'échange. Elle ne serait pas la seule mais elle serait là. Il lui demanda de n'écrire que la vérité et la pure vérité pendant l'échange. La vérité sur tout le monde. C'est avec excitation qu'elle lui demanda si elle aurait l'occasion de parler de lui et il lui répondit que cela dépendrait de ce qu'il se passerait. Il lui dit qu'elle pourrait relater ce qu'il se passerait en veillant toutefois à ne pas en dire plus sans son accord, comme si elle ne savait rien comme les autres. Il lui demanda aussi de mettre progressivement en évidence la facette politique de la chose. Lorsqu'elle demanda ce qu'elle devait dire à propos des Serpentard, certaine que le sujet viendrait sur le tapis, il lui dit qu'il fallait bien mettre en évidence le fait qu'il n'y avait aucune preuve contre eux et qu'ils ne faisaient rien de mal. Ils parlèrent longuement de tout les aspects, la blonde écoutant attentivement ce que son prince attendait d'elle. Et celui-ci lui demanda aussi de le prévenir si elle entendait des choses intéressantes, connaissant sa manie d'espionner via sa forme animagus. Mais il lui demanda aussi d'être extrêmement prudente.
Ce ne fut qu'à l'heure du dîner que la journaliste le quitta et il alla manger rapidement, Draco de retour à sa table pour son plus grand bonheur. Puis il retourna travailler jusque tard dans la soirée, revenant tôt le lendemain matin. Et ce jour là, ce fut son père venu d'Angleterre pour la journée qui vint le chercher pour le petit déjeuner. Il n'avait pas vu Lucius depuis plusieurs jours aussi, il fut heureux de le voir. Et tout le monde remarqua la venue du patriarche Malfoy ce jour là dans la salle à manger. Et lorsque le repas toucha à sa fin, Lucius se leva, réclamant l'attention générale en frappant dans ses mains :
- J'aimerais demander à tout les élèves de Poudlard de me rejoindre dans le grand salon dans la demi heure, lança-t-il. J'ai à vous parler, expliqua-t-il brièvement.
Les élèves acquiescèrent en silence, terminant ensuite leur petit déjeuner, l'homme se rasseyant pour en faire autant et discuter encore un peu avec Callen. Les adolescents commencèrent à quitter progressivement la pièce, se dirigeant vers l'immense salon qu'ils connaissaient désormais par cœur. C'était un endroit chaleureux et confortable, assez grand pour accueillir les dizaines d'élèves que comptaient leur maison plus les autres. Et chacun pouvait facilement trouver une place où s'installer. Lorsqu'ils avaient demandé à Callen pourquoi, ils avaient aménagé de si grandes pièces, l'homme leur avait expliqué que dans l'année, il n'y avait pas grand monde mais l'été, tout les orphelins Myrdiaël quittaient leurs écoles et revenaient à Idylle pour les vacances. Il avait dit qu'on avait aménagé ce vaste salon ainsi que d'autres pièces à son image pour que tous puissent se retrouver sans manquer de place et en étant à l'aise. Il y avait bien sûr des pièces plus intimistes mais les grandes salles communes permettaient de rassembler tout le monde et de facilement venir y trouver de la compagnie si on en manquait. Il avait aussi expliqué que de temps à autre, Idylle recevait ceux qui en avaient besoin dans leur camps et on avait donc créé des espaces chaleureux. Il leur avait dis que pour leur grande famille, il fallait une grande maison et de grandes pièces pour qu'ils puissent passer des moments tous ensemble. Autant dire que la perspective plaisait aux jeunes gens dont beaucoup avaient grandis dans des familles où ne se voyait quasiment jamais et où l'on n'accordait pas vraiment d'importance aux simples moment en famille.
Ils se rassemblèrent donc dans la pièce, chacun trouvant sa place sans problème. Et c'est avec joie qu'ils constatèrent que pour une fois, Gabriel était venu lui aussi, entrant en tenant un Draco souriant par la main. C'est sans rechigner que le jeune homme suivit le blond qui le tira vers un confortable fauteuil, s'asseyant avant de le tirer sur ses genoux et de l'enfermer étroitement dans ses bras. Le jeune prince avait alors tout bonnement lâché sa canne pour se blottir contre lui, soupirant de bien être. Et c'est en souriant que leurs amis avaient observé ça, ayant bien remarqué que le couple ne se voyait que peu et que cela leur pesait sans qu'ils ne s'en plaignent. Les Myrdiaël quant à eux, ne pouvaient s'empêcher de sourire à la scène eux aussi, rendus heureux par le fait de voir leur prince bien à l'aise avec son petit ami. Et cette fois, chaque Myrdiaël eut l'impression d'avoir retrouvé le Gabriel de Poudlard avec son attitude simple et discrète, fragile et calme. C'était étrange pour eux de voir le changement mais ainsi, c'était bien plus facile pour eux de se comporter normalement avec lui.
Progressivement, tous arrivèrent, curieux de savoir ce que leur voulait le chef de la famille Malfoy. Désormais, tout les Serpentard savaient qu'il tenait une place importante chez les Myrdiaël et que leurs camarades dépendaient de lui comme tout leurs semblables venant d'Angleterre et alentour. Et Lucius arriva finalement, accompagné de Severus. Ce matin, ils allaient parler un peu de l'échange aux élèves et c'était le père qui s'en chargeait, Gabriel assistant à la réunion comme un simple élève, ne voulant pas mettre plus de doute dans l'esprit de ses camarades Serpentard qui se posaient déjà assez de questions à son sujet. Le patriarche ferma la grande porte après avoir vérifié que tout le monde était là, puis il se posta devant les jeunes gens, Severus à ses côtés. Il commença par les saluer proprement, reprenant ensuite la parole pour leur expliquer :
- Bien, je vous ai rassemblé ce matin pour vous parler de Poudlard, annonça-t-il en obtenant toute leur attention. Vous y retournez lundi. Pour les élèves de Serpentard, il faudra se lever tôt à cause du décalage horaire. Nous vous enverrons à la gare par petit groupe pour ne pas éveiller l'attention. Vous irez avec vos frères et sœurs et ou vos amis proches pour faire comme si vous reveniez de vacances avec vos familles et nous ferons cela tôt, comme ça il ne devrait pas y avoir trop de monde à la gare, expliqua-t-il en voyant les adolescents se tendre.
Il était évident qu'ils appréhendaient ce retour et c'était bien normal.
- Ne vous en faîte pas, tout se passera bien, assura-t-il la voix plate. Seulement, nous vous demanderons de garder votre nouvelle situation sous silence pour le moment. Cela vous évitera d'être embêté par les journalistes et autre enquiquineur. Sachez que tout cela est passé inaperçu pour le public. Hormis nous et vos familles, personne ne sais ce que nous avons fait. Les procédures ont été enterrées et cachées, premièrement pour vous mettre en sécurité mais aussi pour vous éviter l'immense remue ménage que la nouvelle provoquerait. Le fait qu'il y a désormais des preuves contre vos parents ne se sait pas encore. Je vais être honnête avec vous, l'illusion qui vous a permis de fuir nous a aussi servi à transmettre un message à Voldemort, annonça-t-il en les surprenant. Et dans ce message, nous avons dit que s'il cherchait ou poussait vos familles à essayer de vous récupérer, ces preuves seraient révélées et cela ne ferait que lui causer des problèmes. Nous ne sommes sûr de rien mais le silence sur votre situation est encore un moyen de pousser le camps adverse à vous laisser tranquille alors je vous conseil de vous y tenir pour le moment. C'est une sorte d'accord tacite. Mais ne vous en faîtes pas, si le besoin s'en fait sentir, nous vous défendrons bien évidemment, assura-t-il.
Il garda un instant le silence et Pansy leva timidement une main pour demander quelque chose, pour poser une question que tout ses camarades se posaient.
- Oui miss, invita Lucius.
- Est-ce que... est-ce que vous savez comment ils ont réagi ? Questionna-t-elle alors que tous saisissaient de qui elle parlait.
- Je pense que vous pouvez le deviner, répondit le blond alors que tous se tendaient. Ne vous tracassez pas avec cela, vous n'y pouvez rien et vous êtes en sécurité.
Quelques élèves acquiescèrent par automatisme, un peu mal à l'aise. Ce que tous comprirent sans mal, certains membres des autres maisons leur adressant quelques gestes et paroles de soutient. Lucius reprit rapidement la parole, voulant changer de sujet :
- Je disais donc que vous irez tôt à la gare par petits groupes, tout se passera bien, dit-il. Ensuite, et là je m'adresse à tous, je veux vous parler d'un événement qui aura lieu à Poudlard à partir de la rentrée, annonça-t-il en attisant la curiosité générale. Le directeur a décidé d'organiser une rencontre de grande envergure. L'information est encore secrète, elle ne sera annoncée dans la presse que lundi soir. Dumbledore a invité six grandes écoles magiques du monde entier à venir participer à un échange. Six délégations de ces six écoles arriveront donc lundi à Poudlard et y resteront jusqu'à la fin de l'année. Les raisons invoquées par le directeur sont d'enrichir l'éducation des élèves, de vous permettre de découvrir d'autres choses et cultures, et de montrer que Voldemort ne peut pas nous empêcher de vivre comme nous le voulons. Seulement, l'intérêt pour lui et le ministère n'est évidemment pas là. Le but caché de cet échange est de lier des alliances avec l'étranger. De grandes écoles ont été invitées et leurs directeurs sont des gens importants dans leurs pays respectifs sans parler des héritiers de grandes familles pouvant éventuellement faire partis des délégations. L'attrait ici, sous les belles paroles, est entièrement politique. C'est aussi un moyen de se montrer sous son meilleur jour sur la scène internationale.
L'homme marqua une pause, balayant les élèves du regard. Tous avaient un air sérieux, aussi un peu surpris, écoutant attentivement.
- Cet échange est un moyen pour le ministère et Dumbledore de se faire des alliés à l'étranger. Malheureusement, la guerre menace de s'étendre hors de nos frontières et tous en sont conscient. La situation s'aggrave et il devient primordial pour tous de renforcer son camps. Cet échange est un excellent théâtre de négociation et une vitrine pour les réputations. C'est à cela qu'il va servir. Évidemment, l'événement va être très suivis un peu partout. Il y aura des journalistes, des envoyés du ministère, peut-être même le ministre de temps à autre. Je vous mets au courant pour que vous ayez un peu de temps pour vous préparer à ce remue ménage, expliqua-t-il. Bien sûr, je demanderais à chacun de vous de tenir un comportement exemplaire.
Il garda un moment le silence, la plus part des élèves acquiesçant à la demande. Il leur donna alors un signe de tête approbateur, poursuivant :
- Je vous ai mis en garde pour que vous soyez bien conscient de la situation. Cependant, ne vous en faîte pas et profitez de cet échange et de tout ce qui sera organisé. Vous pourrez y apprendre beaucoup et rencontrer d'autres gens d'autres pays. Nous nous chargeons du reste. C'est une belle occasion pour vous. Naturellement, vous n'êtes pas censés être au courant alors quand Dumbledore en fera l'annonce, ayez l'air surpris. Il se trouve aussi qu'il y a des Myrdiaël qui viendront parce qu'ils font parti des écoles invités et qu'ils ont été choisi pour les délégations. Beaucoup d'autres personnes arriveront à l'école. Pour vous aider à vous y retrouver, nous avons décidé de créer un signe de reconnaissance, annonça-t-il en faisant apparaître une boîte d'un coup de baguette.
Elle contenait une partie des broches fabriquées par Gabriel. D'un sort, il les fit sortir de la boîte, les envoyant vers les élèves. Rapidement, chacun eut une broche dans les mains, l'observant attentivement. Lucius reprit alors pour expliquer :
- Ces broches, vous devrez les porter constamment sur vous de manière visible. Pour les mettre en fonction, infiltrez y simplement un peu de votre magie. Allez-y, ordonna-t-il.
Tous s'exécutèrent, mettant ensuite en place le bijou sur leur vêtement. Retournant leur regard sur les deux hommes, ils se rendirent soudain compte que tout deux portaient la même alors qu'ils n'en n'avaient pas quelques instants plus tôt.
- Tout le monde voit les broches que Severus et moi même portons ? Demanda Lucius poursuivant lorsqu'il eut des réponses positives. Bien. Ces broches sont invisibles et indétectables sauf pour ceux qui portent la même donc ne vous en faîtes pas, personne ne les remarquera. Comme vous pouvez le voir, il y en a deux sortes. Celles qui sont en or jaune seront portées par les Myrdiaël et celles en or blanc par ceux qui ne sont pas des Myrdiaël mais qui sont nos alliés et qui connaissent notre existence. Ainsi, vous pourrez facilement voir à qui vous pouvez faire confiance. Sachez que vous pouvez faire confiance à toutes les personnes qui porteront ces broches. Nous sommes tous dans le même camps et nous sommes tous solidaires quoi que montrent les apparences. Aucun ne vous trahira et vous vous devez d'en faire de même. Avec cela, vous pourrez reconnaître vos alliés. Tout les Myrdiaël et tout nos alliés sans exception, venant à Poudlard les porteront. Ces broches ont également une autre fonction. Si vous êtes surveillés ou espionnés, elles vous préviendront donc vous saurez que vous devez faire attention.
Les broches avaient aussi d'autres fonctions : elles permettaient à Gabriel d'établir un lien mental avec ou entre chaque porteur grâce au pouvoir d'Irafan. Elles lui permettaient aussi de les localiser précisément et elles le préviendraient s'ils étaient en danger de mort. Mais Lucius garda cela pour lui, n'en parlant pas aux élèves.
- Vous devez toujours les porter, jour et nuit, insista-t-il. Et ainsi, les autres pourront vous reconnaître aussi comme des alliés. Cela tombe sous le sens mais je le rappel tout de même : vous devez garder le secret sur notre camps, vos serments vous empêcheront d'en parler de toute manière. Tous ont la même consigne. Vous pouvez en parler entre vous mais veillez toujours à ne pas être espionné ou écouté. Vos camarades ici présents ont l'habitude de passer inaperçus vous pouvez leur demander comment. Autrefois, le conseil demandait aux élèves Myrdiaël des différentes maisons de ne pas trop se montrer ensemble pour ne pas attirer l'attention, ce n'est plus d'actualité désormais alors vous pouvez faire comme vous voulez et de toute manière je pense que la chose est déjà bien en route, dit-il avec un regard pour Gabriel.
Tous sourirent en regardant le jeune homme avec son petit ami. C'était vrai qu'il avait déjà rapproché des élèves des différentes maisons.
- Maintenant, vous savez tous que les professeurs Snape et McGonagall sont nos alliés. Pour les élèves de Serpentard, n'hésitez pas à aller voir votre directeur en cas de problème. Même chose pour les Gryffondor. Pour les autres maisons, préférez le professeur McGonagall cela paraîtra moins étrange mais soyez discrets et n'allez pas la voir pour rien. Dumbledore sais que Severus n'est plus de son côté mais il n'en sais rien pour votre sous directrice, alors n'attirez pas l'attention sur elle vous lui compliqueriez la tâche. Vous pouvez cependant aller les voir en cas de problème. Profitez de cet échange pour apprendre et vous faire des amis et veillez à vous tenir correctement. Sachez que les Myrdiaël auront un œil sur l'événement mais ne vous occupez pas trop de ça.
Il marqua une nouvelle pause, pour ensuite continuer sur un sujet plus sérieux :
- Je tiens aussi à vous prévenir, cet événement est dangereux, dit-il en les interpellant. C'est un moyen de se mettre en avant sur la scène internationale et de se faire des alliés. Il y a un grand risque pour que Voldemort tente d'attaquer Poudlard. S'il attaquait et gagnait, il prendrait l'ascendant dans la guerre et dans le monde. Le directeur Dumbledore a fait venir quelques Aurors et un Mage de Combat pour renforcer la sécurité. Il compte aussi sur la présence dissuasive de quelques puissants sorciers en la personne des directeurs pour éviter une attaque. Et il compte aussi sur les protections anciennes de l'école qui n'ont jamais failli. Sachez qu'en plus de cela, les Myrdiaël surveilleront et seront prêt à intervenir en cas d'attaque puisque ce serait là une bataille à ne pas perdre. En cas d'attaque, les professeurs Snape et McGonagall vous diront quoi faire, obéissez. Mais ne vous tracassez pas trop avec cela, nous avons prévu un maximum de précaution pour que tout se passe bien. Sachez que tout les nôtres sont prévenus de ce risque et en sont parfaitement conscient. Il y a aussi une possibilité qu'il y ait des espions de Voldemort alors prenez garde.
Pendant un moment, l'homme donna encore quelques recommandations aux élèves attentifs, les rassurant aussi de son mieux. Puis il congédia les Serpentard, disant qu'il devait parler aux Myrdiaël en particulier. Au dernier moment, il retenu l'air de rien les jumeaux Weasley, expliquant qu'il devait leur parler aussi. Les deux roux restèrent alors, les verts et argents sortant en discutant déjà de ce qu'ils venaient d'apprendre. Une fois la porte refermée, ne laissant que les Myrdiaël, Severus et les jumeaux dans la pièce, Gabriel se leva pour rejoindre son père, observé par tous. Et une nouvelle fois, le changement fut évident. Le jeune homme s'était fait soudain plus imposant, se tenant droit et noble, impérieux et princier, le visage sérieux. Et les adolescents ne purent s'empêcher de se redresser un peu, portant toute leur attention sur lui.
- Bien, commença Gabriel, tous ici connaissez mon véritable statut, remarqua-t-il d'abord. Cet échange, nous allons tenter d'en tirer parti pour notre propre compte, expliqua-t-il. Seulement, personne ne doit savoir qui je suis, pas avant que je ne l'ai décidé. Tout les Myrdiaël et ceux au courant on reçu la même consigne. Vous devez vous comporter avec moi comme si je n'étais qu'un simple élève de Poudlard. Pas de protocole, pas de « prince » ou autre, rien. Je ne veux pas que l'on puisse s'en douter. Si vous avez un gros problème, vous pouvez venir me voir, j'aviserais. Si vous entendez quelque chose d'étrange ou voyez quelque chose d'étrange, prévenez moi. Nous allons devoir la jouer finement pour en tirer avantage. Il se peut qu'à l'issue de tout ceci, nous révélions de nouveau l'existence des Myrdiaël au monde. Tout dépendra de la manière dont se passeront les choses. Dans tout les cas, nous devront donner une image exemplaire de nous alors pas d'écart de conduite je vous prie. Ce sera aussi l'occasion pour vous de rencontrer des élèves d'autres pays, n'hésitez pas à leur parler.
Ce fut pendant encore un moment qu'il leur donna des recommandations, insistant sur le fait que son statut devait rester secret. Il les libéra ensuite et tous repartirent pour rejoindre les Serpentard. Ils n'avaient pas vraiment donné de détails aux élèves, leur laissant un peu de surprise. Ils ne leur avaient dis que ce qu'ils devaient savoir, le reste était une affaire d'adultes et de politiciens, de combattants alors les adolescents n'avaient pas besoin d'y être mêlés. C'était la politique Myrdiaël et Gabriel était bien d'accord. Des adolescents n'avaient pas à s'inquiéter de ça. C'était son travail à lui et aux adultes.
Avec Draco, il discuta ensuite un peu avec les jumeaux, Charlie était reparti depuis un moment, rassuré de savoir ses petits frères ici, en sécurité, leur avenir assuré et entre de bonnes mains. À défaut d'avoir remercier Gabriel, il avait remercié Draco et Narcissa qu'il avait vu et aussi Callen qui avait transmis à son prince. Et c'était avec joie que Gabriel avait appris qu'il acceptait de venir travailler dans leur écurie de dragon, les jumeaux heureux de l'apprendre eux aussi en sachant que leur frère y serait mieux et mieux payé en plus de pouvoir exercer sa passion. Et il avait aussi intégrer le camps Myrdiaël et ils en étaient très heureux. Ainsi, Charlie intégrerait l'écurie de Dragon Myrdiaël dans les semaines à venir le temps de tout préparer. Ensemble, ils discutèrent aussi du retour à Poudlard et ils convinrent du fait qu'il n'y avait pas à cacher que c'était Gabriel qui avait aidé les jumeaux. Ils n'entreraient pas dans les détails mais ils ne cacheraient pas ce fait alors que la question se poserait forcément dans leur situation. Sans leur parents, ils n'étaient pas censé avoir les moyens de poursuivre leurs études et ce n'était qu'avec l'aide des Myrdiaël qu'il le pouvait. Ils diraient que Gabriel et les Malfoy les avaient aidé à trouver une solution, par amitié. Et les jumeaux n'avaient pas peur de le dire, ils étaient fier d'être ami avec le jeune prince qu'ils prenaient pour un petit frère.
Après en avoir parlé, Gabriel retourna vers son bureau, se remettant au travail jusqu'au déjeuner qu'il prit dans son bureau rapidement, ne voulant pas s'arrêter. Il voulait terminer avant ce soir. Il passa des heures entre affaires courantes et missives des membres du conseil pour lui faire part de l'avancement des préparatifs de l'unité de la Forêt Interdite, de leurs trois écoles qui venaient, de leurs interventions contre Voldemort, de leur politique étrangère... bref de tout. Ça ne s'arrêtait jamais quand on était prince. Seulement, peu avant le dîner, il s'arrêta, soupirant de contentement. Il avait fait tout ce qu'il avait à faire avant de retourner à Poudlard. Il s'était aussi promis de travailler un peu discrètement chaque jour à l'école pour ne pas prendre de retard. Mais pour les vacances, s'en était assez. Il passerait plusieurs heures au conseil le lendemain mais le reste du week-end serait consacré au repos et surtout à Draco qu'il n'avait que trop négligé.
Il rangea son bureau puis il regagna ses appartements pour aller prendre une douche rapide, s'habillant ensuite simplement et confortablement. Il sourit en passant dans son salon, voyant que l'on avait fait tout ce qu'il avait demandé encore mieux qu'il l'avait demandé. Il devrait remercier sa mère et les elfes de maisons. Sortant en souriant, s'appuyant élégamment sur sa canne, il chercha la présence de Draco, la trouvant dans le grand salon avec les autres. Il s'y dirigea, entrant discrètement par une petite porte. Personne ne le remarqua et il resta un moment immobile, cherchant son blond du regard. Il le trouva avec Pansy, Blaise, Théo et quelques Myrdiaël de leur année, discutant tranquillement. Il sourit avec tendresse en voyant son petit ami rire. Il était tellement beau lorsqu'il riait et souriait. Depuis que les Serpentard étaient au courant pour eux, il s'était un peu plus ouvert, montrant un peu plus d'émotion lorsqu'il était avec eux. Et là, il riait et Gabriel adorait le regarder ainsi.
Après l'avoir observé un moment, il s'avança dans la pièce pour le rejoindre, arrivant dans le dos de Draco installé dans un canapé. Une fois arrivé, il se pencha au dessus de son épaule droite passant son bras gauche autour de son cou. Immédiatement, tous autour purent voir Draco sourire de toute ses dents, se tournant rapidement pour embrasser délicatement le jeune homme en attendrissant tout le monde autour d'eux. Ils se séparèrent rapidement mais Gabriel resta près de lui, posant sa tête sur son épaule.
- Tu dînes avec nous ce soir ? Demanda le blond. S'il te plaît, pria-t-il alors qu'il se languissait de le voir plus.
- Non, je ne dîne pas avec vous ce soir, répondit-il en le faisant soupirer lourdement. Mais toi non plus tu ne dînes pas avec les autres ce soir, ajouta-t-il en le surprenant et en déposant un petit baiser dans son cou.
- Comment ça ? Interrogea le blond intrigué.
Gabriel se redressa alors, contournant le canapé pour venir devant lui, lui tendant une main en lui souriant :
- J'ai une surprise pour toi, annonça-t-il. Tu viens ?
Après un instant d'étonnement, Draco sourit largement, prenant sa main et se levant du fauteuil. Le jeune prince l'entraîna alors vers l'extérieur, tranquillement, le blond suivant avec un petit air excité. C'est avec amusement que leurs amis les regardèrent quitter la pièce, comprenant que Gabriel avait certainement prévu un petit moment en amoureux et ils s'en réjouirent, le couple en ayant besoin. Ce fut en silence et en marchant main dans la main que le couple retourna vers les appartement du prince. Une fois à destination, Gabriel ouvrit et entra, tirant son blond derrière lui.
Et celui-ci s'arrêta un moment en découvrant les modifications qu'avaient subi le lieu depuis qu'il en était parti ce matin. Ils étaient dans le grand salon privatif de la suite qui donnait sur la chambre et le reste. Un grand feu brûlait dans la cheminée et des dizaines de bougies étaient allumées partout dans la pièce, l'illuminant d'un éclairage doux et chaud. Le mobilier avait été déplacé. Devant la cheminée, il y avait les canapés chargés de coussins autour d'une table basse où des boissons fraîches attendaient, accompagnés de quelques mises en bouches. Un peu plus loin, une belle petite table ronde avait été dressée pour deux, avec raffinement et luxe. Toute la pièce embaumait d'une agréable odeur et de chaleur. Les rideaux étaient restés grand ouvert, laissant voir un ciel clair paré de la lune et des étoiles. Draco observa, surpris et ne comprenant pas tout de suite. Gabriel referma la porte, déposa sa canne contre le mur et s'approcha derrière son petit ami qu'il enlaça, entourant sa taille de ses bras. Il posa son front contre sa nuque, Draco plus grand que lui, et il prit la parole d'une voix basse et douce :
- Je t'ai négligé, je suis désolé, s'excusa-t-il d'abord. Alors ce soir, on est juste tout les deux. Rien qu'à deux. Sans prince, sans guerre, sans rien, juste tout les deux. Tu veux bien dîner avec moi ? Demanda-t-il avec tendresse.
Draco se retourna alors doucement vers lui, Gabriel gardant ses bras autour du prince des Serpentard. Il leva son unique œil d'émeraude, tombant sur le visage souriant du blond. Celui-ci l'enlaça à son tour avec amour :
- Avec plaisir, répondit-il avant de venir l'embrasser passionnément.
Ils restèrent ainsi un long moment, échangeant quelques baisers, le blond faisant déjà savoir à quel point il appréciait la surprise. Finalement, Gabriel l'entraîna près de la cheminée et plutôt que de s'asseoir dans les fauteuils, il étala les nombreux coussins au sol devant l'âtre, y attirant un Draco semblant ravi. Tranquillement, ils commencèrent alors leur petite soirée, Gabriel leur servant à boire, sans alcool que Narcissa n'aurait jamais autorisé. Et ils se mirent à grignoter les petites mises en bouches très soignées préparées pour eux, blotti l'un contre l'autre et se câlinant. Le jeune prince s'amusa à nourrir son blond qui le tenait contre lui de ses deux bras, se pliant à ce petit jeu avec joie, très heureux. Ils s'embarquèrent dans quelques discussions sans importance, le blond racontant un peu toutes les âneries que leurs camarades, les jumeaux et les orphelins avaient mis en œuvre ces derniers jours.
Gabriel quant à lui, laissa de côté tout ce qui pouvait le préoccuper. Ce soir, il n'y avait que Draco et il allait s'occuper de lui et de rien d'autre. Draco était un trésor précieux pour lui, il ne pouvait le négligez d'avantage. Cela rendait le blond malheureux et cela le rendait malheureux. Son petit ami lui manquait. Ils s'étaient mis ensemble officiellement en juillet et ils avaient passé les vacances d'été ensemble. Enfin, plus ou moins puisque Gabriel était alors déjà chargé de ses devoirs et comme pour les vacances présentes, il n'avait pas eu beaucoup de temps à lui et à consacrer au blond. Ils ne s'étaient que peu vu. Puis Draco était reparti à Poudlard ou Gabriel ne l'avait rejoint qu'à la fin octobre. Ils avaient passé quelques semaines ensemble avec plus de temps à eux qu'ils n'en n'avait eu jusque là et ils s'y étaient habitués. Puis les vacances de Noël étaient arrivées et ils n'avaient de nouveau presque plus l'occasion de se voir. Il fallait vraiment qu'il demande à Merlin comment il s'y était pris pour concilier sa vie privé et ses responsabilités. Il ne voulait pas que son blond passe sa vie à l'attendre en étant malheureux. Il devait faire le bonheur de son peuple mais il voulait aussi celui de sa famille et de son aimé. Ce soir, il n'y avait que Draco qui importait.
C'est en se détendant et en s'amusant un peu qu'ils prirent leur apéritif, se retrouvant au coin du feu. Puis Gabriel l'entraîna vers la table pour dîner. Une petite cloche était posée au centre et le jeune prince l'agita une fois, faisant apparaître l'entrée encore une fois très soignée. Discutant tranquillement, ils commencèrent alors à manger et très vite, comme souvent, le prince délaissa son assiette, n'ayant que peu d'appétit. Non, il s'était trouvé une autre occupation bien plus intéressante à ses yeux : regarder Draco.
Ce soir, il était juste Gabriel et non « sa Majesté », aussi il avait abandonné la tenue parfaite, posant un coude sur la table et appuyant sa joue dans sa main. Et il regardait son petit ami en souriant légèrement. Il adorait le regarder et lorsqu'il le faisait, il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il avait beaucoup de chance de l'avoir. Draco était tellement doux et patient avec lui. C'était lui qui, le premier, lui avait fait découvrir tendresse et chaleur. Il l'avait rassuré, réconforté, distrait... Il l'avait toujours encouragé lorsqu'il réapprenait à vivre, à marcher. Il avait toujours été là pour tout même lorsqu'ils étaient tout deux aux opposés du monde. Il avait été là dans les bons et surtout dans les mauvais moments, sans faillir. Il lui avait tout donné, jusqu'à son cœur. Il ne l'avait jamais blessé d'aucune manière et il tolérait tout. Il tolérait son stress engendré par ses responsabilités, s'appliquant même à le soulager sans se plaindre du fait que cela empiétait durement sur leur moment de couple. Il tolérait le fait qu'il n'avait que très peu de temps pour lui. Il tolérait qu'il ne lui dise pas grand chose lorsque sa concernait son rôle de prince. Il tolérait les nombreuses inquiétudes qu'il lui infligeait. Il tolérait ses états d'âmes. Il tolérait tout sans se plaindre avec patience, lui souriant et jamais avare du peu de gestes tendres qu'il avait le temps de lui offrir. Draco était vraiment compréhensif et indulgent même s'il ne l'était qu'avec lui, uniquement avec lui et ce parce qu'il l'aimait et le faisait passer avant lui même.
Et Gabriel l'aimait aussi sans restriction. Pour tout ce qu'il lui offrait, pour tout ce qu'il lui avait fait découvrir et ferait découvrir, pour le soutient sans faille et sans exigence qu'il lui apportait, pour tout ce qu'il était, bon ou mauvais. Il fallait aussi dire que Draco était beau, il n'était pas parfait mais il était tout à fait à son goût. Pour lui, il était le plus beau. Il adorait admirer ses yeux d'orages dans lesquels il aurait pu se perdre des heures entières. Il aimait sa silhouette mince et gracieusement musclée alors qu'il était plus grand que lui. Il aimait ses épaules droites et solides. Il aimait sa peau claire et douce. Il aimait tout de lui et encore plus cette expression sereine, joyeuse et souriante qu'il avait à cet instant. Il était beau comme un dieu à ses yeux lorsqu'il souriait ainsi.
Alors qu'il le regardait, il pouvait sentir une agréable chaleur grandir en lui. Il avait terriblement envie de le toucher, d'être plus près de lui. Cette sensation, il la connaissait. Le désir. Un désir qui pointait souvent le bout de son nez lorsqu'il s'attardait ainsi à regarder son amour ou à penser à lui. Il désirait son blond et il en était parfaitement conscient. Et puis, il était un adolescent après tout. Un adolescent avec un corps en ébullition. Mais un adolescent qui avait une parfaite maîtrise de lui même dans toutes les situations. Il avait été entraîné pour ça. Aussi, il ne s'était encore jamais laissé aller à ses envies. Et de toute manière ça n'avait jamais été le bon moment pour ça. Trop fatigué, trop préoccupé, trop absent... Lui et Draco manquaient sérieusement de vie de couple. Et le blond attendrait qu'il se décide, il le savait. Lorsqu'on les voyait, tout le monde, hormis quelques rares exceptions, pensait que c'était le blond qui avait pris et prenait les initiatives dans leur couple. Et pourtant, c'était tout l'inverse. C'était Gabriel qui dirigeait.
Le prince des Serpentard n'avait jamais voulu le brusquer après ce qu'il avait vécu. Il avait toujours eu peur de le blesser, de l'effrayer... alors il avait toujours attendu. Et comme il ne s'était jamais décidé, c'était Gabriel qui avait pris les devant lorsque son agacement d'attendre un geste du blond avait dépassé son appréhension et sa gêne, sa timidité dans le domaine amoureux. Draco était son premier amour et il n'avait pas l'intention d'avoir quelqu'un d'autre jusqu'à sa mort. Cela voulait dire aussi qu'il n'y connaissait rien et il avait donc eu peur de faire une bêtise. C'était ce qu'il l'avait fait patienter au début, attendant que Draco fasse quelque chose. Mais lui non plus ne s'était pas décidé, terrorisé à l'idée de le blesser. Pour cette raison, ils avaient mis un bon bout de temps à se mettre ensemble. Gabriel avait mis fin à l'impasse lui même lorsqu'il avait compris que ses sentiments pour le blond étaient réciproques mais que Draco avait peur de lui faire du mal, préférant ne rien faire plutôt que de risquer de le faire souffrir. Il en avait été très touché et il avait décidé de soulager son amour de cette peur en prenant les choses en main.
Il s'était déclaré le premier, se souvenant encore de l'immense sourire de son petit ami ce jour là. C'était lui qui avait initié leurs premières caresses tendres, leur premier baiser. C'était lui qui avait initié leurs premiers câlins, leur premier rendez vous galant, leur première promenade main dans la main, leur annonce à leur entourage, leur premières douche ensemble... C'était lui qui avait déclenché toutes leurs premières fois et Draco avait pris le pli de le laisser aux commandes. Ainsi, il était sûr de ne pas le brusquer. Ce n'était peut-être pas la meilleure manière de fonctionner mais c'était leur manière de faire et cela leur allait très bien. Gabriel savait que le blond attendrait, il lui laissait les rênes, c'était à lui de décider, c'était lui qui dirigeait.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Draco d'un air taquin en le voyant l'observer pensivement.
- Je me disais que j'avais vraiment beaucoup de chance de t'avoir, répondit Gabriel avec un sourire doux.
Draco lui rendit l'expression, attrapant la petite cloche qu'il agita une première fois, faisant disparaître leurs assiettes d'entrée. Il remarqua bien sûr que Gabriel n'avait pas avalé grand chose mais il avait l'habitude de le voir agir ainsi, même si ça l'inquiétait beaucoup. Le jeune prince n'avait jamais retrouvé un véritable appétit ni aucune gourmandise. Il ne mangeait que ce dont-il avait besoin pour être en forme. Il agita une deuxième fois la cloche et le plat principal apparut. Il releva alors le regard vers son petit ami qui le contemplait toujours, sa tête appuyée dans sa main, ses cheveux tombant autour de son visage. Il avait une expression détendue et douce, sereine, une expression qu'il n'arborait plus très souvent avec tout ce qui le préoccupait. Le blond se plut à observer cela, le trouvant bien plus beau ainsi. Et en voyant ça, il savait qu'il avait son petit ami rien qu'à lui ce soir, physiquement, mais aussi mentalement. Ce soir, Gabriel ne pensait qu'à lui, il le voyait dans son œil d'émeraude et cette attention le touchait beaucoup. Il savait bien que ce n'était pas facile pour lui.
- Merci pour cette surprise, ça me plaît beaucoup, annonça-t-il alors.
- Je te devais bien ça. Contrairement à toi, dit Gabriel avec tendresse, je ne suis pas le meilleur des compagnons en ce moment.
- Je ne te reproche rien Gaby, assura le blond en lui tendant sa main posée sur la petite table. Rien du tout, posa-t-il lorsqu'il lui donna ses doigts qu'il serra doucement. Je sais qui tu es et ce que ça implique. Je sais que tu as des devoirs et des responsabilités très importantes. Et je sais que ça passe avant moi.
- Non, ça ne passe pas avant toi, intervint Gabriel en serrant sa main. Je ne pourrais jamais choisir. C'est juste que je n'ai pas encore appris à gérer comme il faut entre ma vie privée et ma vie de prince. J'y arriverais, je te le promet, assura-t-il.
- Nous ne sommes pas pressés, rassura Draco. Prend ton temps. Je serais toujours là c'est promis. Tu es notre prince et jamais je ne te demanderais de négliger ça pour moi. Jamais. Je l'accepte.
- Ça n'est pas aussi génial qu'on pourrait le croire d'être le petit d'ami d'un prince n'est-ce pas ? Ironisa-t-il.
- Mais je t'aime, répondit Draco, et donc, j'aime tout de toi. Le prince y compris. Alors moi je trouve ça génial parce que je suis le petit ami du prince mais surtout parce que je suis le petit ami de Gabriel Myrdhin Malfoy qui est pour moi la personne la plus merveilleuse du monde, dit-il le regard intense planté dans le sien. C'est tout ce que je désir. Avec ses bons et ses mauvais côtés. Je veux juste être avec toi Gaby, dit-il avec tendresse.
Souriant avec émotion, Gabriel se leva alors pour aller se planter devant son blond resté assis. Délicatement, il prit son visage entre ses mains, venant ensuite l'embrasser. Après une telle déclaration, que pouvait-il faire d'autre que de lui offrir un baiser passionné ? C'était la moindre des choses tout de même. Il sentit rapidement les mains de Draco se poser sur ses hanches alors qu'il répondait avec joie à son baiser. Ils ne se séparèrent qu'après un moment, Gabriel posant son front contre le sien :
- Je t'aime Dray. J'ai vraiment une chance inouïe de t'avoir, sourit-il. Je ne suis pas toujours là pour te le dire alors j'ai préparé un petit cadeau pour toi, annonça-t-il.
Sous le regard curieux de son blond, il fit apparaître la petite boîte noire que sa mère lui avait laissé la veille. Il lui avait demandé d'aller chercher l'objet qu'il avait repéré il y avait un moment déjà et il avait tout juste eu le temps d'y apporter sa touche personnelle avant ce soir pour l'offrir à son petit ami. Il lui donna l'écrin carré et recouvert de cuir d'une vingtaine de centimètres de côté. Draco le prit, souriant largement, mais il ne l'ouvrit pas tout de suite, le posant sur la table. Il attira d'abord Gabriel sur ses cuisses, l'asseyant sur l'une d'entre elle et l'entourant d'un bras alors que le prince entourait son cou du sien. Une fois le jeune homme bien installé contre lui, il reprit l'écrin pour l'ouvrir avec délicatesse. Et il sourit un peu plus en découvrant ce qu'il y avait à l'intérieur.
Là, sur du velours noir, se trouvait une splendide montre à gousset en argent massif. Elle mesurait un bon cinq centimètres de diamètre, assez épaisse. Elle était magnifiquement gravée d'un dragon que l'on voyait du dessus. La créature était surprenante de réalisme. Elle était allongée en cercle autour d'un rubis taillé en forme d'une magnifique rose rouge sang sombre et brillante. Elle était entourée d'un fin entrelacement de tiges épineuses et de feuilles noires. Draco admira la montre un moment, l'effleurant du bout des doigts, avant de la prendre délicatement, la sortant de son écrin alors que la chaîne d'argent tintait doucement. Elle était lourde dans sa main. Il la retourna pour trouver son nom complet finement gravé au dos. Il l'ouvrit ensuite. Le centre du cadrant était laissé transparent sur un centimètre et demi de diamètre, révélant les archaïques mécanismes de la montre. Le reste du cadrant était d'un noir profond, orné de ses douze chiffres romains en argent luisant comme ses fines aiguilles semblant faite de dentelle. Entre chaque chiffre, il y avait un petit diamant comme au centre de la montre.
Mais ce qui attira le plus l'attention du blond fut l'intérieur du couvercle. Il était couvert de fines gravures complexes mais il était aussi ampli de cristal parfaitement lisse et translucide. Ce fut ce cristal tout simple qui le subjugua complètement et ce, parce qu'il était plein d'une magie bien spéciale. Gabriel sourit en voyant l'expression de surprise et d'émerveillement sur le visage de son blond. Il avait mis tout son savoir faire dans ce cristal. Il appartenait au domaine de la magie de l'esprit, entièrement fabriqué avec des sentiments et des émotions. C'était immensément complexe à réaliser et il devait ce savoir à Mitsuaki. Ces cristaux spirituels étaient rares, très rares car peu savaient les faire, mais ils étaient aussi de précieux composant pour certains rituels et même potions, pouvant aussi servir pour bien des choses avec de l'imagination. Et celui là, il l'avait fabriqué pour Draco avec tout l'amour, la douceur et la tendresse qu'il avait pour lui. Seul son blond pouvait en sentir la magie car il lui était destiné. En le touchant, il pourrait ressentir tout l'amour que Gabriel avait mis dans sa création, ressentir tout l'amour que le jeune prince avait pour lui.
- Avec ça, commença doucement Gabriel, même si je ne suis pas là pour te le dire, tu sauras toujours à quel point je t'aime, dit-il en déposant un baiser sur sa tempe. Il n'y a que toi qui puisse ouvrir cette montre et en sentir la magie, sentir ce que j'ai mis dans ce cristal spirituel, expliqua-t-il. Je l'ai ensorcelé moi même. Elle ne s'abîmera jamais et résistera à tout. Elle se remontera toute seule et le dragon bouge quand elle le fait. Personne d'autre que toi ou moi ne pourra y toucher ou te l'enlever sans que tu ne le veuilles. Si tu la perds ou que tu l'as laissé quelque part, tu n'auras qu'à y penser pour qu'elle te revienne sur le champs. Le rubis est plein de mon sang et j'y ai encré de puissantes protections. Si tu es en danger, elle te préviendra aussi. Et elle me permettra de toujours te trouver où que tu sois. J'aimerais que tu la gardes toujours avec toi, surtout pendant l'échange, ça me rassurerait.
- Je ne m'en séparerais plus Gaby c'est promis, assura Draco. Elle est absolument magnifique. Et ce cristal est le plus beau cadeau que j'ai jamais eu après toi, dit-il avec tendresse. Il a dû te demander une quantité de travail énorme, remarqua-t-il en observant le cadeau avec déférence.
- Mitsuaki m'a bien appris, sourit-il en réponse. Je voulais que tu puisses avoir un petit bout de moi avec toi.
- Merci Gaby, merci, dit-il avec émotion.
Il déposa précautionneusement la montre dans son écrin qu'il laissa sur la table pour venir enlacer son petit ami, réclamant un baiser qui lui fut offert avec bonheur. Ils se câlinèrent ainsi un long moment, Draco le remerciant pour ce cadeau qu'il adorait déjà. En touchant le cristal, il pouvait sentir l'amour que Gabriel lui portait, puissant et chaud, c'était splendide. Il sentait aussi les puissants sorts de protections, touché par l'attention. Le jeune prince y avait mis son sang et il savait donc que les protections seraient d'une grande puissance. Pour un Myrdiaël, c'était un honneur sans pareil que le prince accepte de verser volontairement ainsi son sang pour lui et cela ne rendait le cadeau que plus précieux à ses yeux.
Après un moment, Gabriel regagna son siège et ils poursuivirent leur repas, le prince se plaisant encore à regarder longuement son petit ami qui souriait merveilleusement. Il était vraiment heureux que son cadeau lui plaise. La montre pourrait toujours lui rappeler qu'il l'aimait sans restriction. Sans vraiment manger, il passa le reste du repas à le regarder, sentant son désir grandir encore pour son petit ami qui lui avait vraiment cruellement manqué ces derniers temps. L'ambiance dans la pièce était légère et agréable, chaleureuse et calme. Ça faisait du bien au milieu du remue ménage qui l'entourait en permanence. Il avait un peu tendance à oublier à quel point il était bienfaiteur de s'arrêter de temps en temps pour un moment de paix. Il admira Draco jusqu'au dessert, ne pouvant s'empêcher de le détailler sous tout les angles. Et le blond lui, se détendait pleinement sous le regard de son petit ami. Il aimait sentir qu'il accaparait son attention entière. Il aimait sentir son œil le détailler. Il aimait lui plaire et provoquer cet éclat brillant dans son iris d'émeraude. Finalement, les assiettes du dessert disparurent, celle de Gabriel encore intacte et il posa ses coudes sur la table, appuyant son menton dans ses mains :
- Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Demanda le blond en le regardant.
- Qu'est-ce que tu as envie de faire ? Demanda Gabriel en retour.
Le blond regarda un moment dans la pièce, ses yeux tombant soudain sur un phonographe. Il sourit alors :
- On danse ? Proposa-t-il.
Sans discuter, Gabriel se leva alors et s'approcha de lui. D'un geste, il mit en route la musique, une valse. Puis il tendit galamment une main au blond, repliant son autre bras dans son dos. Celui-ci accepta l'invitation l'air très heureux, prenant sa main et se levant. Le jeune prince les mena dans un espace libre avant de faire face à son blond et de se serrer tout contre lui, passant une main sur son épaule. Et il se régala de ce contact avec lui qui lui faisait tant envie. Draco posa une main sur sa hanche et ils se mirent bientôt à danser lentement. Rapidement, Gabriel eut envie de plus de contact et il se colla alors tout contre son petit ami, posant sa tête contre son épaule et se gorgeant de sa chaleur. Il sentit la prise sur sa hanche se raffermir et il sourit. Il ferma les yeux, profitant pleinement de la présence de Draco contre lui. Il n'entendait même plus la musique alors qu'il ne pensait qu'à lui. Cette soirée lui faisait un bien fou.
Après un moment de cette danse langoureuse, il eut envie d'en avoir d'avantage, son désir brûlant pour son blond et cela commençait en s'en ressentir physiquement. Ce soir était peut-être le bon soir. Il se sentait bien et il sentait aussi le bien-être de Draco contre lui alors qu'il avait son nez enfouis dans ses cheveux, respirant son odeur en souriant. Il tourna alors la tête, faisant glisser ses mains jusque sur les hanches de son blond. Il lui sourit lorsque leurs regards se croisèrent, venant lui voler un baiser qu'il voulut lent et langoureux. Et il en voulait plus que ça, ces petits jeux sages ne lui suffisaient plus. Il voulait Draco pour lui, entièrement. Il raffermit un peu plus sa prise sur ses hanches, se collant complètement contre lui. C'est avec une légère surprise et beaucoup de fierté qu'il sentit qu'il n'était pas le seul à désirer l'autre. Il accentua un peu plus leur baiser qu'il domina lui même, tentant de faire passer son envie dans le geste histoire de voir comment y réagissait son blond. Et il fut ravi lorsqu'il sentit sa grande main se poser sur sa joue, l'autre partant vite jouer dans ses cheveux alors qu'il le laissait faire ce qu'il voulait. Il l'embrassa longuement, le serrant contre lui et de se gênant pas pour caresser ce corps qu'il aimait tant.
Il recula finalement un peu pour reprendre son souffle mais il n'avait qu'une envie : l'embrasser encore, sentir son corps contre le siens, le toucher, satisfaire cette envie qui lui brûlait les reins. Mais il avait surtout envie de s'occuper de Draco, de le satisfaire, de le détendre, de lui faire plaisir, de lui montrer combien il l'aimait... Il ne résista pas longtemps et revint rapidement l'embrasser à pleine bouche avec passion, glissant ses mains sur ses fesses et se serrant contre lui un peu plus, son envie désormais clairement perceptible, comme celle de son petit ami d'ailleurs qui lâcha un léger grognement dans leur baiser, l'électrisant complètement. Il se força alors à reculer un peu, voulant être sûr que c'était ce que voulait son blond lui aussi.
- Dray, dit-il la voix rauque, j'ai terriblement et irrésistiblement envie de toi, dit-il en revenant ensuite embrasser son cou.
- Ça tombe bien parce que moi aussi, répondit-il en posant ses lèvres sur sa tempe. Tu peux prendre tout ce que tu veux Gaby. Ce corps t'appartiens et je t'appartiens, souffla-t-il.
Il n'en fallut pas plus pour embrasser complètement Gabriel ravi d'entendre ça. Il revint alors prendre ses lèvres avec une envie débordante. Il commença à le pousser doucement vers la chambre, l'embrassant et le caressant, laissant son désir prendre le dessus. Mais ce n'était pas pour autant qu'il ne réfléchissait pas. C'était décidé, ce soir serait leur première fois et il avait bien l'intention de faire ça correctement. Bien sûr, en pratique, il n'y connaissait rien du tout et il savait que Draco non plus. Heureusement, il avait un parrain qui n'avait aucun tabou. Il se souvenait encore de la première fois où il avait parlé de sexe avec Sirius, où plutôt du jour où Sirius lui avait parlé de sexe pour la première fois. Lui, ce jour là, n'avait été capable que de l'écouter, très embarrassé et rouge jusqu'à la racine des cheveux quand l'animagus ne manifestait aucun embarras, pas peu fier de parler de ses tableaux de chasses d'adolescent à l'époque de Poudlard. Son parrain c'était lancé sur le sujet quand Gabriel lui avait parlé de son attirance pour Draco avant qu'ils ne se mettent en couple et de ses doutes face à la vie sentimentale. Sirius était alors parti très rapidement sur le sexe, arguant que c'était là une composante importante d'un couple. Sur le coup, Gabriel ne l'avait pas vraiment cru et c'était avec une gêne immense qu'il avait écouté son parrain lui parler de ses expériences de ses jeunes années. Il se souvenait qu'après leur première discussion, il n'avait pu s'empêcher de rougir à chaque fois qu'il voyait Draco ou qu'il repensait à leur conversation.
Puis il avait commencé à se poser des questions sur l'intimité lorsqu'il avait grandi et réalisé qu'il aimait Draco comme un amant. C'était alors automatiquement qu'il s'était tourné vers son parrain qui avait été le seul à lui parler simplement de ce genre de choses. Bien sûr il savait que s'il avait posé la question à ses mentors ou à ses parents, ils lui auraient répondu. Mais Sirius avait déjà mis les pieds dans le plat et c'était donc moins embarrassant avec lui. Surtout qu'il avait pleinement confiance en son parrain. Et celui-ci avait été ravi de répondre à ses questions, de lui expliquer comment ça se passait. Il l'avait fait avec sérieux, se faisant rassurant et honnête. Il lui avait parlé sans complexe de ses propres expériences en matière ce couple et de sexe, ne cachant pas que lorsqu'il était jeune, il avait tout essayé. Il ne fallait pas mourir bête après tout. Et c'était donc Sirius qui avait fait son éducation de ce côté là, et il l'avait plutôt bien fait. Il lui avait parlé de tout, répondu à toutes ses questions et si au début, Gabriel avait décidé de prendre le sujet comme toute matière qu'il avait apprise, se faisant très scolaire, Sirius lui avait bien fait comprendre qu'il n'y avait pas grand chose de rationnel dans ces moments là. Qu'il devait être attentif à son partenaire et laisser un peu faire son instinct. Il lui avait dit que le désir faisait un peu perdre la tête parfois.
Et Gabriel comprenait aisément ce qu'il avait voulu dire à cet instant alors qu'il sentait son corps brûler de désir pour son blond. Il avait envie de sentir sa peau douce sous ses doigts, il avait envie de le toucher, de le caresser, de le sentir contre lui et plus encore. Et Draco se laissait totalement faire sous ses baisers fougueux pour son plus grand plaisir. Gabriel le poussa doucement vers la chambre. Il laissait glisser ses mains partout sur son blond, faisant rapidement tomber la veste qu'il portait. Il commença ensuite à retirer les boutons de sa chemise alors qu'ils entraient dans la chambre.
Draco quant à lui, avait laissé ses mains sur ses hanches, semblant complètement pris dans les baisers que lui donnait son prince et se laissant faire en totale confiance comme toujours. Si dans la vie de tout les jours c'était souvent lui qui prenait l'initiative des câlins, les grands pas, il les laissait à Gabriel. Il devait avouer qu'il préférait les choses ainsi, pas vraiment confiant dans les premières fois. Son petit ami avait bien plus d'assurance que lui dans ces instants là. Il lui laissait les commandes avec joie étant ainsi certain qu'il le ne blesserait pas. Mais à ce moment précis, il ne réfléchissait plus vraiment alors que les baisers passionnés de Gabriel occupaient toutes ses pensées, le grisant agréablement. Il sentait ses mains sur lui et il maudissait presque ses vêtements se faisant incroyablement gênants et inconfortables à l'heure actuelle, l'empêchant de sentir pleinement les caresses de son partenaire.
Il se laissait faire, enivré par ses attentions. Son désir à lui était monté toute la soirée en sentant le regard de son amour sur lui. Le repas et la soirée l'avaient ravi alors qu'il ne s'y attendait pas vraiment, ne pensant pas que Gabriel aurait un peu de temps pour lui. Cette soirée, il l'avait adoré. Il avait adoré recevoir toute l'attention de son petit ami qui lui manquait tant. Et son corps avait réagis en conséquence comme souvent ces derniers temps. Autant dire que Gabriel lui disant qu'il avait envie de lui était sa cerise sur le gâteau ce soir alors qu'il en avait terriblement envie lui aussi. Il le laissait faire en toute confiance. Il savait parfaitement comment ça allait se passer, c'était Gabriel qui mènerait la danse comme toujours. Son éducation à lui dans le domaine, ce n'était pas son père qui l'avait faîte. Oh non ! Lucius devenait d'une maladresse affligeante lorsqu'il s'agissait de parler de ça avec ses fils. Non, lui, s'était Severus, son parrain qui lui avait parlé de ça. Personne ne s'en doutait mais Severus était plutôt expérimenté en la matière. Il ne l'avait pas été adolescent mais une fois adulte, les choses avaient changé pour lui. La seule condition avait été que Draco ne parle à personne de ce fait. Il avait décidé d'en parler avec son filleul en connaissant la maladresse de son père en la matière. Il savait donc comment ça se passait entre deux hommes et il savait quelle place il tiendrait mais il avait entièrement confiance en Gabriel. Il n'avait pas peur bien au contraire, à ce moment là, il voulait juste que son petit ami en fasse davantage encore.
Il ne faisait même plus vraiment attention à ce qu'il se passait. Seul les lèvres et les mains de Gabriel sur lui avaient de l'importance. Il était vraiment heureux de l'avoir pour lui ce soir et ses attentions l'emmenaient déjà doucement vers le paradis. Il ne pouvait vraiment plus se passer de son petit ami qui avait sur lui des effets terriblement agréables et diablement addictifs. Il ne remarqua même pas qu'ils étaient entrés dans la chambre et qu'il ne portait plus sa veste, entièrement concentré sur les baisers de son amour. Gabriel lui, le poussait doucement vers le lit, s'appliquant à l'enivrer de baisers et de caresses, guettant ses réactions et se concentrant sur sa perception des émotions pour s'assurer que tout allait bien dans le meilleur des mondes pour son blond. Il voulait qu'il apprécie, qu'il se sente bien, qu'il y prenne du plaisir. Draco était son plus précieux trésor et il était bien décidé à le choyer et à lui faire comprendre ce soir que malgré son absence, il l'aimait profondément et qu'il ne voulait que lui. Alors il comptait bien s'appliquer à la tâche. Il le désirait plus que tout mais il était hors de question de faire passer son propre plaisir avant le sien et c'était là une réaction bien naturelle pour lui. Et vu l'expression de plaisir et les petits gémissements qu'il tirait déjà à son blond, il était bien parti.
Après lui avoir retiré sa veste, il avait fait disparaître leurs chaussures et leurs chaussettes d'un geste de la main. Puis il s'était attelé à la chemise grise, guidant son blond vers le lit qu'ils atteignirent rapidement. Leurs lèvres se séparèrent alors enfin quelques instants et Draco grimpa sur le matelas un peu précipitamment, s'appuyant sur ses bras et regardant Gabriel avec envie. Et le jeune prince fut ravi de voir un désir brûlant briller dans les yeux des son petit ami, augmentant encore un peu plus le sien. Il n'y tint pas longtemps avant de rejoindre son blond sur lit, y grimpant en le surplombant et revenant bien vite voler ses lèvres qu'il aimait tant. Il termina ensuite bien vite de déboutonner la chemise qui le gênait, révélant le torse pâle et soigneusement sculpté de son petit ami. Et c'est avec plaisir qu'il se mit ensuite à le caresser, appréciant la douceur de sa peau chaude et se délectant des frissons qu'il obtint rapidement. Il délaissa les lèvres qu'il avait un peu malmené pour glisser dans son cou, allant grignoter son oreille et en retirant un petit gémissement qui l'électrisa. Appuyé sur un bras, il laissa sa main libre se balader sur sa poitrine et son ventre qu'il redessinait du bout des doigts avec délicatesse, refusant d'aller trop vite. Il avait eu du mal à croire son parrain quand il lui avait dit que la patience s'envolait vite dans ces moments là mais il le croyait aisément désormais. S'il se laissait aller à son désir, il aurait déshabillé Draco d'un sort pour passer directement aux choses sérieuses que son corps réclamait visiblement. Mais il était décidé à se tenir pour rendre le moment aussi magique qu'il pourrait. Il ne voulait pas bâcler les choses. Lui et Dray avaient toujours pris leur temps et il n'arrêterait pas aujourd'hui.
Alors qu'il jouait avec le lobe de l'oreille de son chéri, embrassant aussi sa peau douce alors qu'il caressait sa poitrine, il se mit bientôt à jouer avec les tétons durcis qu'il trouva. Et entendre les petits gémissements qu'il lui tira ainsi ne fit que l'électriser d'avantage, découvrant cette envie de l'entendre encore gémir sous ses attentions. Il adorait ça c'était certain et il s'appliqua un peu plus dans ses caresses et ses baisers pour l'entendre de nouveau. Il sourit lorsqu'il sentit Draco commencer à déboutonner sa propre chemise rapidement. Une fois fait, ils les retirèrent tout deux avec un peu de précipitation, les jetant au loin alors que Gabriel revenait prendre d'autorité ses lèvres qu'il adorait et qui lui appartenaient comme son blond lui avait assuré. Il se remit à le caresser, l'embrassant langoureusement et profitant des mains qui se baladaient sur son corps, le faisant frissonner agréablement. Les caresses de Draco, il les connaissait déjà mais à cet instant, elles semblaient avoir gagné en intensité, l'embrassant comme jamais. Il fit descendre sa main plus bas, hésitant un moment avant de finalement aller effleurer l'érection de son blond à travers son pantalon. Et le bruit qu'il obtint en réponse l'encouragea vivement, faisant courir un agréable frisson dans son dos. Un peu maladroitement tout d'abord puis avec plus de confiance, il le caressa avec plus d'insistance, reculant un peu son visage du sien pour le regarder. L'expression de plaisir qu'il vit alors lui plu au plus haut point, comme les gémissements sonnant à ses oreilles. Ne voulant pas se priver de ce son, il alla déposer ses lèvres sur ses joues et dans son cou, guettant chacune de ses réactions avec délectation. Il aimait sentir qu'il lui procurait du plaisir et que cela ne venait que de lui.
Après quelques instant de ces caresses, Draco attrapa son visage entre ses mains, le ramenant juste devant lui. Il l'embrassa alors, caressant sa joue libre et passant ses doigts dans ses longs cheveux qui tombèrent alors en cascade autour de leurs têtes tel un rideau d'intimité. Lorsque Gabriel se recula un peu pour reprendre son souffle, c'est avec le sourire qu'il accueillit un nouveau gémissement né de ses caresses de plus en plus appuyées.
- Gaby, appela alors le blond.
- Oui ? Demanda alors celui-ci en accolant leurs fronts et en embrassant le bout de son nez.
- J'aimerais te voir, dit-il alors.
Et Gabriel savait exactement ce qu'il lui demandait alors. Il lui sourit, l'embrassant une nouvelle fois avant de répondre :
- Tout ce que tu veux.
Il n'y avait que Draco qui avait le droit de lui demander ça et il n'y avait que devant lui qu'il arrivait maintenant à le faire sans en ressentir de malaise. Aussi, ce fut sans discuter qu'il infiltra un peu de magie dans ses brassards, murmurant le mot de passe qu'il les fit s'ouvrir. Son blond se chargea alors de lui retirer lentement, couvrant au passage de ses lèvres la peau marquées de lourdes cicatrices, démontrant une fois de plus qu'elles ne le dégouttaient pas. Une fois fait, il posa une main sur son bandeau et Gabriel le déverrouilla à son tour, laissant son petit ami lui retirer doucement. L'épais bandeau de cuir disparut et Draco l'observa quelques instants.
L'œil d'Orion sautait au regard ainsi. Ça paraissait étrange au départ de voir deux yeux si différents sur un même visage. Mais le blond avait toujours trouvé magnifique cette iris turquoise à la pupille ovale, ses paillettes parsemées sur leur fond blanc. Son globe oculaire entier était aussi couvert de cette lentille d'un bleu pâle la scellant, ses cils ornés de ces petits cristaux turquoises. Draco trouvait cela splendide. Mais il fallait dire que prit dans son entier et sans masque, le visage de Gabriel pouvait être très déstabilisant lorsqu'on n'y était pas habitué. Cet œil particulier accompagné de son frère émeraude et ces quatre cicatrices plus que marquées. Son visage n'avait rien de vraiment beau et harmonieux. Cependant, Draco aimait le voir. C'était le visage de son amour et jamais il n'en n'avait été dégoutté. Peu avaient pu voir son visage sans son masque. Il y avait leurs parents, Katia et Nikolaï mais personne d'autres. Toutefois, il savait que Kei et Mahes ainsi que le conseil, Sirius, Remus, Severus et Minerva savaient ce qu'il se cachait derrière le bandeau sans jamais l'avoir vu. Il savait aussi que Gabriel avait révélé son visage à Dante lorsque celui-ci lui avait demandé s'il pouvait le toucher afin de se faire une idée. Et c'était un visage sans bandeau qu'il avait présenté aux doigts de son élève. Mais hormis ces personnes, nul ne savait et nul n'avait vu.
Gabriel ne montrait jamais ses cicatrices à personne sauf si c'était absolument nécessaire. Ainsi, hormis Katia qui les examinait de temps à autre, voulant s'assurer que tout allait bien avec ces cicatrices issus de magie, personne ne les avait vu depuis bien longtemps maintenant. Personne sauf lui même. Lui, il avait le droit de les voir alors qu'il avait expliqué longuement à son amour qu'il ne le dégouttait pas et qu'il préférait le voir sans masque, le voir vraiment. Et le jeune prince le laissait toujours lui retirer cette barrière lorsqu'il en avait envie. Il était le seul à avoir ce droit. Et comme à chaque fois que Gabriel faisait cet effort pour lui, il s'appliquait à lui montrer qu'il ne le trouvait pas du tout repoussant. Aussi, c'est avec un léger sourire qu'il prit son visage entre ses mains, l'attirant vers lui et le couvrant de baisers sans chercher à éviter ses marques. Et comme toujours, après un petit moment de tension, le jeune prince se détendit, reprenant ses lèvres avec fougue et passion, continuant là où il s'était arrêté un instant plus tôt et lui tirant bientôt des gémissement qu'il ne put retenir. Décidément, les mains de Gabriel sur lui était sa drogue préférée, ou à égalité avec ses baisers certainement. Il caressa son visage, les longs cheveux ébènes chatouillant sa peau.
Le jeune prince lui, avait vite reprit ses caresses, se délectant des gémissement que poussait Draco dans leur baiser. Rapidement, il s'attela à lui retirer sa ceinture puis son pantalon, caressant chaque parcelle de peau qui lui était accessible alors que son blond avait une main dans sa nuque et l'autre dans son dos. Celle-ci descendait d'ailleurs de plus en plus pour aller effleurer ses reins sensibles. Il grogna un peu à ce geste plus que plaisant, appuyant un peu plus ses lèvres sur les sienne et lui retirant définitivement son pantalon, se dirigeant ensuite sans attendre vers son boxer qu'il fit glisser le long de ses jambes, le faisant rapidement disparaître. C'est fier de lui qu'il découvrit l'érection fièrement dressée de son petit ami, satisfait d'être celui qui provoquait ainsi son désir. Il plongea son visage dans son cou, prit de l'envie de lui laisser une marque de son passage. Il se mit alors à suçoter cette peau fine qui le tentait horriblement. Et il fit aussi descendre une main le long de sa poitrine et de son ventre, allant effleurer son érection avec hésitation. Mais les gémissement de son blond l'encouragèrent rapidement à poursuivre.
Il l'écouta attentivement alors qu'il poursuivait ses caresses, tentant de découvrir ce qui lui plaisait le plus. Il caressa sa verge dressée, ses bourses, s'appliquant et commençant avec hésitation pour prendre de l'assurance au fil des secondes. Et il se délectait des petits bruits qu'il tirait à son blond, sentant ses mains dans son dos se crisper régulièrement. Lorsqu'il eut laissé un beau suçon dans son cou, il redressa un peu la tête pour venir prendre ses lèvres, poursuivant ses caresses plus insistantes. C'est avec passion que Draco répondit à son baiser, glissant une main dans sa nuque et y appuyant doucement, l'autre se baladant sur ses reins et de haut de ses fesses. Quelques instants encore et Gabriel entreprit autre chose, faisant glisser sa main entre les fesses de son blond, se mettant à délicatement caresser son entrée. Il cassa alors leur baiser pour le regarder, voulant s'assurer que Draco le voulait lui aussi et il le regarda dans les yeux. Il fut immensément heureux de ne trouver dans son regard d'orage que désir, envie et confiance, le prince des Serpentard revenant bien vite lui réclamer de fiévreux baisers pleins de passion, embrassant un peu plus Gabriel qui se sentait perdre ses moyens de la plus délectable des manières.
Doucement, il fit alors replier une jambe à son blond qui se laissa faire en suivant le mouvement de bonne grâce, libérant l'accès à son intimité. L'embrassant toujours Gabriel se remit alors à caresser son entrée et il ne tarda pas à lui lancer un sort informulé et sans baguette. Un sort que lui avait glissé Sirius et qu'il avait appris de mauvaise grâce à l'époque, terriblement embarrassé. Mais Sirius avait insisté en lui disant que ça lui servirait et aujourd'hui, il était bien content de le connaître. Il s'agissait d'un sort spécialement conçu pour ça et qui était plutôt ancien d'après l'animagus. Comme quoi ça ne datait pas d'hier. Il l'aiderait à détendre Draco et surtout, il lui épargnerait la douleur que provoquait assurément ce genre de chose. Pour Gabriel, il était hors de question de lui faire mal de quelque manière que ce soit. Il utilisa donc le sort, amusé par le glapissement de surprise que poussa le blond à la sensation étrange que cela lui procura. Mais il l'oublia bien vite sous les baiser de son partenaire. D'un autre sort et louant le fait qu'il puisse se servir de magie sans baguette, il couvrit abondamment sa main d'une substance fraîche, un peu gélatineuse et transparente. Puis il revint caresser son entrée, recueillant déjà de longs frissonnement.
Rapidement, il y inséra délicatement un doigt qu'il bougea lentement, le faisant gémir dans leur baiser. Il recula bientôt son visage du sien, plongeant de nouveau dans son cou et jouant avec son lobe d'oreille de ses dents, l'écoutant avec délectation alors qu'il se sentait perdre patience, ses reins brûlant et son érection bien éveillée presque douloureuse dans son pantalon. Draco avait une main dans ses cheveux et l'autre dans son dos mais il commença bientôt à les faire descendre, entreprenant maladroitement de lui retirer sa ceinture le faisant sourire. Il le laissa faire, le couvrant de baiser alors qu'il s'appliquait à le détendre tranquillement, sachant qu'il ne devait pas négliger cela s'il ne voulait pas le blesser. Bientôt, il le pénétra d'un second doigt, lui tirant un gémissement plus fort alors qu'il entamait des mouvements de ciseaux, recueillant d'autres son tout à fait excitant à ses oreilles.
Un petit moment plus tard, Draco parvenait enfin à ouvrir son pantalon qu'il baissa un peu, en faisant de même avec son boxer. Puis se fut un peu maladroitement qu'il se mit à le caresser à son tour, prenant peu à peu de l'assurance et cédant au désir. Gabriel gémit dans son cou sous ses attentions et revenant lui ravir ses lèvres avec fougue, le blond glissant sa main libre dans ses cheveux. Le jeune prince glissa finalement un troisième doigts dans son entrée, lui tirant un petit cri de plaisir qui l'électrisa. Il perdait de plus en plus patience alors que son désir brûlait vivement, son corps autant que son esprits en réclamant davantage. Il avait une terrible envie de le posséder complètement. Mais il voulait aussi faire ça bien. Le plus important pour lui étant que Draco apprécie pleinement et c'était donc avec cette idée qui tenait un semblant de contrôle, le couvrant de baisers et s'appliquant à le détendre parfaitement. Et son blond le caressant avec insistance lui envoyait des vagues de plaisir et de chaleur, le faisant gémir sans même qu'il ne s'en aperçoive.
Son excitation monta encore d'un cran lorsque Draco se mit à doucement onduler des hanches sur ses doigts, gémissant sans retenue. Le blond cessa alors ses caresses, faisant remonter ses deux mains vers son visage qu'il attira vers le sien, réclamant un baiser qui lui fut offert avec fougue.
- Gaby..., appela-t-il lorsqu'il se séparèrent. Viens... s'il te plaît, pria-t-il.
Et cette demande le fit immédiatement céder alors qu'il ne voulait plus attendre lui non plus. Il retira alors ses doigts, constatant avec satisfaction qu'il avait bien fait son travail. Draco ne put s'empêcher un grognement de frustration qui l'amusa et qu'il étouffa dans un baiser. Il se redressa ensuite un peu pour se débarrasser précipitamment de son pantalon et de son boxer. Il revint ensuite bien vite se coller contre son blond, se logeant entre ses cuisses qu'il avait écarté pour lui. Il revint l'embrasser profondément, faisant glisser une main le long de sa cuisse. Il lui fit remonter une jambe puis l'autre, posant ses genoux sur ses épaules. Il revint lui voler ses lèvres, s'appuyant sur ses bras et appréciant pleinement le fait que Draco se laissait totalement faire. Il ne l'aurait pas cru mais à cet instant il découvrait à quel point il appréciait cette soumission. Il découvrait qu'il aimait le dominer, être la source de son plaisir, provoquer chacun de ses gémissement et de ses frissons, fier de la confiance qui lui était accordée... il adorait ça et cela ne lui donnait que plus envie de bien s'occuper de lui.
Il lança un nouveau sort de lubrification sur son érection et se plaça rapidement à son entrée pour le pénétrer doucement, lui tirant un cri de plaisir prolongé d'un long gémissement alors qu'il basculait la tête en arrière dans les oreillers, Gabriel l'admirant. Il entra complètement, s'immobilisant ensuite et se baissant pour reprendre une fois encore ses lèvres. Draco enroula alors ses bras autour de son cou, l'attirant vers lui autant qu'il le pouvait et Gabriel se colla le plus qu'il put contre lui, lui aussi désirant se contact brûlant. Ils avaient chaud, transpirant légèrement. Le jeune prince se sentait incroyablement bien ainsi serré dans la chaleur de son amour. C'était une sensation de plaisir incroyable et il dut se retenir de rouler immédiatement des hanches, le geste lui venant naturellement. Il devait d'abord lui laisser le temps de s'habituer mais chaque seconde d'immobilité semblait durer des heures pour lui. Il alla embrasser ses joues, demandant entre deux baisers :
- Je ne te fais pas mal ?
Normalement, le sort qu'il avait utilisé plus le temps qu'il avait consacré à le détendre devaient avoir largement éliminé le problème mais il voulait être sûr.
- Je ne me suis jamais sentit aussi bien Gaby, répondit Draco le souffle saccadé alors que ses joues avaient rougi.
Le jeune prince le regarda un instant, le trouvant plus désirable que jamais les joues ainsi colorées, transpirant un peu, sa bouche entrouverte laissant échapper un souffle rapide et ses yeux mi clos brillants. Il revint alors prendre ses lèvres, se mettant à bouger lentement et recueillant immédiatement des gémissements puissants. Manquant bientôt de souffle, il cessa le baiser, venant coller son front au sien et le regardant dans les yeux, l'admirant. Draco avait perdu une main dans ses cheveux, l'autre descendant sur son torse. Il accéléra peu à peu ses mouvements, perdant sa retenue alors que leurs gémissements se mêlaient les uns aux autres. Il venait de temps en temps mordiller ses lèvres, Draco réclamant des baisers fréquemment. Il accéléra de plus en plus ses coups de reins, obtenant bientôt des cris de plaisir. Et alors qu'il changeait un peu d'appuis pour mieux s'installer, il tira un cri bien plus fort à son blond qui renversa la tête :
- Ha... encore Gaby ! S'il te plaît, pria-t-il semblant complètement perdu dans le plaisir.
Et ce fut avec joie que Gabriel renouvela, lui tirant d'autres cris et demandes enivrantes. Il glissa bientôt une main entre eux pour aller caresser l'érection fièrement dressée de son amant qui gémit un peu plus. Il revint prendre ses lèvres, perdant finalement sa retenue alors que ses reins le brûlait, ses allées et venues faisant naître de puissantes vague de plaisir dans son bas ventre. Il accéléra encore, ne cherchant plus à se retenir et lâchant lui aussi quelques cris de plaisir entre deux baiser. Il s'appliqua aussi à caresser la verge durcit qu'il avait entre les doigts, lui imprimant de rapides mouvements. Il sentait Draco qui avait perdu pieds avec plaisir, gémissant et criant et comme lui, il semblait approcher peu à peu du sommet. Il accéléra une dernière fois, appuyant d'avantage ses caresses. Il ne fallut plus très longtemps pour atteindre l'orgasme, le blond criant son plaisir pour éjaculer dans sa main quelques secondes plus tard. Gabriel lâcha un cri de plaisir en sentant ses chair se resserrer autour de lui, l'emmenant un peu plus haut. Il donna encore quelques puissants coups de reins, en plein orgasme lui aussi, entrant jusqu'à la garde en se sentant éjaculer à son tour, ne bougeant plus pendant un instant.
Essoufflés et embrumés de plaisir, ils se regardèrent en souriant, s'embrassant tendrement. Gabriel fit encore quelques lents allées et venus langoureux et caressant, le faisant gémir doucement, puis il se retira définitivement. Il retira ses jambes de ses épaules, les déposant délicatement en continuant à l'embrasser alors que Draco caressait son dos de ses mains avec lenteur. Le blond l'attira ensuite contre lui, le poussant à s'allonger sur lui et c'est de bonne grâce que Gabriel resta entre ses jambes, se nichant contre son torse avec bonheur. Il sentit les bras de son amour se refermer autour de lui, une main jouant avec ses cheveux. D'un geste de la main et d'un sort silencieux, il dégagea les couvertures sur lesquelles ils étaient allongés, les couvrant ensuite alors qu'ils terminaient de reprendre leur souffle.
- Merci Gaby, murmura Draco. C'était absolument divin, dit-il la voix un peu rêveuse.
Gabriel se redressa alors, venant l'embrasser avec amour et tendresse.
- Je t'aime Dray, murmura-t-il à son oreille en lui tirant un agréable frisson. Je t'aime terriblement.
- Moi aussi je t'aime mon ange, répondit-il.
Souriant et complètement satisfait, le jeune prince se blottit contre son amant, caressant encore un peu sa peau humide de sueur et profitant aussi de ses mains sur lui et de la chaleur de ses bras. Et ce ne fut qu'après encore un long moment de caresses tendres qu'ils s'endormirent l'un contre l'autres heureux et plus amoureux encore.
À suivre...
Audragon
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Voilà ! J'espère que ça vous a plu ! J'ai longuement hésité à propos du lemon et j'ai finalement décidé de me le permettre. Je trouve que cela fait partie de la vie du couple et que donc, ça a sa place dans une certaine mesure. Mais bien sûr, il n'y en aura pas des milliers et ça restera relativement soft.
Prochain chapitre : la rentrée à Poudlard et l'arrivée des délégations ! Chapitre très attendu et je le comprend. Si tout va bien, ce sera pour vendredi prochain, le 26 Septembre.
À bientôt ! Audragon.
