Chapitre 37
Hermione était restée avec moi toute la matinée pour m'aider à déplacer mes affaires de mon ancien bureau au nouveau. Blaise quand a lui était retourné au centre d'entraînement de quidditch pour régler encore certains détails, en vu de son arrêt en tant que joueur.
- Je n'arrive pas à y croire, dis-je en serrant Hermione contre moi. J'ai eu une promotion !
- Oui, marmonna Hermione d'un sourire triste qu'elle tenta de dissimuler.
- Qu'est ce qu'il y a ? Lui demandai-je en l'écartant quelque peu de moi pour observer son visage.
- Désolée, je ne veux pas gâcher ta journée.
- Hermione !
- C'est juste que tu es si jeune et que tu as déjà une si belle carrière. Je n'ai rien moi... Je sais que je ne devrais pas être jalouse de toi, mais je n'y arrive pas. Je t'envie tellement...
- On sait tous pourquoi tu as mis ta carrière de côté, lui dis-je, enfin moi en tout cas je le sais.
- J'ai l'impression d'avoir perdu tellement de temps inutilement. Je n'ai pas avancé avec Hormac, toutes ces années de m'ont rien apporté ! Rien ! S'exclama-t-elle.
- Rien tu es sûr ? Demandai-je vexé. Et moi ?
Elle me fixa intensément, et un léger sourire étira ses lèvres.
- Tu as raison, j'ai tout de même gagné une merveilleuse personne.
Cependant je vis que son regard s'humidifiait.
- Je suis désolée.. Marmonna-t-elle je gâche ta belle journée.
- Tu ne gâches rien du tout ! M'exclamai-je. Si tu n'es pas heureuse, je ne vois pas comment je pourrais l'être ! Nous sommes deux à présent, nous arriverons à nous occuper de Hormac, je te le promet. Cette histoire sera vite derrière nous !
Cela ne sembla cependant pas la réconforter.
- Je vais te laisser, tu as surement beaucoup de choses à faire, on se voit se soir ? Chez nous ? Demanda-t-elle en insistant particulièrement sur le "chez nous".
- Je rentrerai le plus tôt possible. Lui assurai-je alors.
Une fois que Hermione fut sortit je m'installai face à mon nouveau bureau, mais je n'étais pas aussi heureux que j'avais plus l'être une demie-heure plus tôt. Je ne parvenais pas à mettre le visage triste de Hermione de côté. Mon bonheur était complet mais pas le sien, Hormac était toujours vivant, elle n'avait plus sa vrai baguette, et en plus de cela, elle ne pouvait pas sortir dehors sous sa vrai apparence. Elle était tout sauf heureuse, et je ne l'avais même pas vu !
Blaise me sortit de mes pensées quand il entra en trombe dans mon bureau ou bouteille de whisky pur feux à la main.
- Alors on fête ça tout de suite ?! S'exclama-t-il. On va de nouveau former notre duo de choc si légendaire !
- Blaise, est-ce que tu pourrai m'apporter toutes les lettres que Pansy et Hormac s'écrivent ? Demandai-je soudain.
Il posa la bouteille sur un meuble près de l'entrée de mon bureau et s'approcha de moi.
- Tu as finalement pris conscience de l'étrangeté des faits ! S'exclama-t-il.
- Je ne sais pas, mais en tout cas, je ne veux laisser aucunes pistes de côté.
- Tu n'arriveras pas à les ouvrir. Déclara Blaise en s'essayant sur un fauteuil près de la grande cheminé. J'ai tout essayé moi-même...
- Il faut qu'on coince Pansy alors ! M'exclamai-je. Qu'on la force à parler, même sous le torture !
- Ça ne va pas Drago ? Me lança-t-il alors. Ce matin, tu m'as clairement envoyé me faire voir, et maintenant tu veux carrément la torturer pour obtenir des aveux ? Nous ne sommes pas sur qu'elle soit coupable de quoi que ce soit, tu sais, ajouta Blaise. J'ai juste dis que je trouvais cela étrange !
- Comment veux-tu qu'on fasse alors, si on ne peut pas ouvrir ses lettres ?! M'exclamai-je.
- Je ne sais pas, il faut que nous réfléchissions.
Je fis tout mon possible pour ne pas rentrer tard ce soir-là, mais malheureusement, la mise en place de mes nouvelles fonctions pris beaucoup de temps. Quand je passai enfin la porte de mon manoir il était vingt-deux heures passées.
- Hermione ? Appelai-je alors.
Allait-elle m'en vouloir ? Peut-être qu'elle dormait même déjà, qui plus est dans une autre chambre.
- Je suis là Drago. Répondit-elle d'un sourire éblouissant.
Elle se tenait debout dans l'encadrement du salon tout au fond du couloir. Elle portait une jolie robe verte foncée, qui me rappelait les couleurs de Serpentard. Elle était magnifique.
- Je suis désolée Hermione... M'excusai-je alors. Je voulais vraiment rentrer tôt, j'ai fais tout mon possible, je t'assure mais..
Cependant, Hermione venait de me rejoindre et posa ses lèvres contre les miennes me faisant aussitôt taire. Elle s'accrocha désespéramment à moi tout en me tirant en direction du grand salon.
- Hermione...
- Fais-moi l'amour, me coupa-t-elle. Je t'ai attendu tellement longtemps.
Je ne pus retenir un immense sourire alors qu'elle continuait de m'embrasser. Qui n'aurait pas rêvé de retrouver celle qui l'aimait d'aussi bonne humeur après une dur journée de travail ? Qui n'aurait pas rêvé que la plus belle fille du monde l'attende impatiemment pour coucher avec lui ? Alors que je pensai à tout la chance que j'avais, Hermione parvint à m'allonger sur l'un des deux canapés.
Elle s'installa à califourchon au dessus de moi et m'embrassa sensuellement dans le cou, tandis que j'attrapai d'une main son dos pour la maintenir fermement contre moi et de l'autre une de ses cuisses. Mon dieu que j'avais envie d'elle, et elle dû le sentir, car entreprit aussitôt de défaire les bouton de ma chemise.
Pourtant son visage attristé de ce matin me revint en mémoire.
- Attends Hermione, parvins-je alors à articuler entre deux baisés.
- Non, je t'ai attendu toute la journée. Me susurra-t-elle à l'oreille avant de passer ses mains sur mon torse dénudé.
Alors que sa main droite descendait dangereusement vers mon pantalon, je fis un effort surhumain pour l'arrêter et me redresser.
- Qu'est ce qu'il se passe ? Demandai-je en fronçant les sourcils.
- Il se passe que j'ai envie de toi Drago. Répondit-elle en décrochant la ceinture de mon pantalon.
- Hermione ! Insistai-je en haussant le ton.
Cette fois-ci elle s'arrêta. Elle semblait vexée.
- Explique-moi je ne comprends pas... Je suis ravie de ton accueil, tu n'imagines pas à quoi point, mais qu'est ce qu'il se passe ? Tu n'étais pas bien ce matin, et je suis rentrée tellement tard... Tu ne devrais même pas être là à m'attendre !
Hermione soupira longuement et s'écarta de moi, pour aller s'asseoir à l'autre bout du canapé.
- Tu préfères quand je suis triste c'est ça ? Demanda-t-elle.
- Bien sûr que non !
- J'ai pris sur moi ce matin, quand je suis rentrée ici, je me suis rappelé que ces années m'avaient tout de même permis d'être ici aujourd'hui avec toi, et que ça, ça n'avait pas de prix ! Je n'ai malheureusement pas le pouvoir de me figer, j'ai donc attendu toute la journée que tu rentres. Donc excuses-moi mais j'ai eu un peu de mal à me contenir en te voyant. Je comprends que tu sois fatigué après cette longue journée, et tu dois avoir faim. Ajouta-t-elle en se levant.
Elle me tendit sa main pour que je l'attrape, mais je n'en fis rien. Au lieu de ça je l'attrapais par les hanches pour la forcer à se rasseoir sur moi.
- Je n'ai pas faim. Lui soufflai-je alors à l'oreille. Enfin, si, mais de toi.
Hermione recaptura aussitôt mes lèvres et j'entrepris de l'allonger sur le canapé. Nos derniers vêtements disparurent à une vitesse impressionnante et au moment où j'allais entrer en elle, je me stoppai, le regard dans le vague. Je sentis Hermione faire pression sur mes fesses et mon dos avec ses mains, me je ne bougeai pas pour autant.
- Qu'est ce qu'il a ? Me demanda-t-elle en fronçant les sourcils. Je suis en train de mourir d'impatience là !
- Ce que tu as dis tout à l'heure ! M'exclamai-je alors en me redressant pour la fixer intensément du regard.
- Mais de quoi tu parles ? Demanda-t-elle avec une pointe d'agacement dans la voix.
- Que tu n'avais pas eu la possibilité d'être figé pour passer le temps ! Insistai-je. C'est ça la solution !
- La solution au fait que je vais mourir d'envie ? Je ne crois pas ! Lâcha-t-elle d'une voix sèche.
- Hermione tu ne comprends pas ! Insistai-je. Il faut qu'on trouve le moyen de figer quelqu'un ! Mais pas avec petrificus totalus, avec un sort qui permette à la personne figée de ne pas s'en rendre compte !
- Mais qu'est ce que tu racontes !
- Blaise doit surveiller le courrier de Pansy et la prendre par surprise au moment où elle recevra une nouvelle lettre d'Hormac, une fois la lettre ouverte il lui lancera ce sort, et il pourra prendre connaissance du courrier sans qu'elle le sache ! M'exclamai-je.
- Je croyais que tu trouvais que Blaise psychotait ? Me lança Hermione toujours allongée complètement nue devant moi.
- Je pense qu'il ne faut pas prendre le risque de ne pas vérifier. Dis-je alors. Et tu as trouvé la solution Hermione, c'est dingue !
- Drago, je ne veux pas te faire redescendre sur terre, mais un tel sort n'existe pas !
- Bien sûr que si ! J'en suis certain. après, évidemment, je ne garantie pas que ce soit un sortilège très ...
- Tu veux chercher du côté de la magie noire ? Me demanda Hermione d'un ton sérieux.
- Oui.
- C'est d'accord. Approuva-t-elle.
Je rentrai alors avec douceur en elle, tout en encrant mon regard dans le sien. Nous avions une nouvelle piste, j'avais obtenu un super poste au ministère et j'avais la femme la plus merveilleuse du monde avec moi. Ma vie était parfaite !
