Coucou ! Me revoila déjà avec la suite ^^ Merci pour toutes vos reviews ! Le concours tant attendu de piano arrive enfin !
Aussidagility : Je me fais pardonner ! Je t'enverrais un long teaser mardi ou lundi pour le chapitre sur le bal ! Et si j'ai le temps, j'ajouterais un peu pour Ne plus jamais partir. Ca me rattrapera des deux teasers que je devais t'envoyer et que j'ai oublié ! Merci pour ta review ^^ Bisous !
Edward POV
- Comment tu te sens ma chérie ? Demanda une nouvelle fois Renée au chevet de sa fille. Je me glissais à ses côtés. Elle attrapa ma main.
- Bien maman, arrête de t'inquiéter !
- Tiens, je t'ai ramené des livres de la maison. Elle les posa sur la table de chevet. Tu n'as pas besoin d'un coussin en plus, d'une couverture…
- Maman, je vais bien, je ne suis pas en sucre, je vais m'en remettre ! J'ai connu pire, et j'en connaitrais d'autre !
- Tu n'as pas connu pire qu'un coup de batte de base-ball ! Je vais nous faire à diner. Ça te va des pâtes au fromage ? Demanda-t-elle.
- Maman… souffla-t-elle.
- Ok, ok ! Elle se leva et alla à la cuisine. Je caressais ses cheveux. Je ne pouvais pas la quitter depuis sa chute. J'avais trop peur. Elle passa ses bras autour de mon buste et posa sa tête sur mon pectoral droit.
- Ta tête serait mieux sur un oreiller.
- Oh, mais vous allez arrêter à la fin de toujours me surprotéger bordel ! Je veux m'allonger sur toi, pas sur un foutu oreiller. Alors, tu ripostes pas ! Elle ancra ses bras autour de moi pour ne plus me lâcher. On sonna à la porte.
- Je reviens. J'embrassais son front et me levais difficilement. J'allais ouvrir à notre visiteur. Jane.
- Bella est ici ? Je peux aller la voir ?
- Bien sûr. Elle est dans ma chambre là-bas. Je vais vous laisser toutes les deux. Je fermais la porte derrière elle et m'installais sur le canapé.
Bella POV
- Ma Jane ! Je me redressais sur le matelas pour l'accueillir. Elle ferma la porte derrière elle et me sauta dessus sans préambule.
- Bella ! J'ai eu si peur ! Quand j'ai vu une civière aller jusqu'à la chambre de la surveillante, j'ai tout de suite pensé à toi. J'aurais dut aller chercher cette foutue clef, j'aurais dus… me rendre compte de ton absence, j'aurais dut… Je sentis ses larmes brulantes descendre sur ma nuque. Des larmes de culpabilité. J'attrapais son visage entre mes mains.
- Calme-toi, tu n'y es pour rien. Elle en avait après moi, et ta présence n'aurait rien changé. Elle m'aurait attrapé d'une façon ou d'une autre. Tu n'es pas responsable, et je ne veux pas que tu le sois. Je vais bien.
- Qu… Qu'est-ce qu'elle t'a fait ? A la tête ?
- Un coup de batte. Elle m'a giflé, arraché une poigné de cheveux, et j'ai des bleus un peu partout. Ce n'est rien de dramatique. Une semaine au lit, et je vais te retrouver à l'internet.
- Si tu savais comme tu me manques ! J'aurais jamais imaginé dire ça un jour, mais tes fringues en boules me manquent, ton dentifrice jamais fermé me manque, ton caractère râleur me manque…
- Tu dis ça maintenant, mais bientôt, tu prieras pour que je déguerpisse vite fait bien fait !
- Oh ma Bella ! Elle me serra une nouvelle fois contre elle à m'en étouffer. Maintenant, c'est le surveillant des mecs qui doit gérer les deux internats. Il rigole beaucoup, et on lui en fait voir de toutes les couleurs. Le directeur cherche une remplaçante pas trop folle pour nous. On frappa une nouvelle fois à la porte.
- Oh non, ça doit encore être ma mère qui s'inquiète trop… râlai-je.
- J'vais devoir partir, j'ai réussi à avoir une autorisation exceptionnelle de sortie d'une demi-heure pour venir te voir. Accroche-toi ma Bella. Elle sortit de la chambre, laissant place à Garrett, Tyler, Rachel, suivi d'Edward.
- Alors, on confond sa tête avec une balle ! Plaisanta Garrett pour détendre l'atmosphère. C'était vraiment le premier à dédramatiser la situation.
- Qu'est tu veux, je suis une fille qui déteste le sport… Ils me tendirent un gros bouquet de fleur. Je plongeai ma tête dedans pour profiter de toutes les senteurs.
- Vous avez dut le payer une fortune !
- C'est pas de notre part. Ça, c'est l'école qui t'y offre. Il y a une carte avec. Je la trouvais agrafé au plastique. Je l'arrachais et lus le mot.
Tous nos vœux de bons rétablissements,
De la part de tous les enseignants, les élèves, le conseil d'administration et le directeur.
- Ils ont eu sacrément peur. Ils ont mis tous les avocats sur l'affaire, et font taire la presse au maximum. Avant le concours de cette importance… me confia Tyler.
- Vous leur direz merci de ma part.
- Allez, ça, c'est de notre part. Ils posèrent plusieurs paquets sur la couverture. J'ouvris le premier. Un bonnet.
- Ça te protègera au moins !
- J'y suis pour rien ! Ajouta Rachel. C'est eux qui ont eu cette horrible idée. Je secouais la tête de dépit, mais me retenu également de rire.
- Merci les garçons. Vous êtes vraiment les seuls à dédramatiser l'évènement. Jane pleure dans mes bras, ma mère et Edward j'en parle même pas… L'intéressé entra dans la chambre. Je me calais dans ses bras, et, pour une fois, il ne riposta pas. J'ouvris la suite de mes présents. J'avais droit à un CD de guitare de la part de ma prof, des livres de la part de Rachel, et de la part du groupe, des cordes de guitares et un puzzle de 1000 pièces.
- Vous êtes trop généreux. Venez là ! Je me redressais et les prit tous les trois contre moi. Ils durent partir sur ordre de ma mère pour que je puisse diner tranquillement. Ils repasseraient dimanche après-midi. Edward me cala contre lui pour diner.
- Je ne t'ai rien offert… murmura-t-il, gêné. Je me retournais sur lui.
- Tu m'offres l'hospitalité et l'amour. Je ne pense pas que je puisse réclamer plus que ça. Je l'embrassais durant plusieurs minutes, avant de sombrer de fatigue contre lui.
- T'es bien installé Bella ? Tu n'as pas besoin d'un coussin ou…
- Jasper, je ne suis pas en sucre. C'est bon, je ne vais pas mourir d'un trajet en voiture du cinq minutes, râlai-je. Ma mère et mon père montèrent sur la banquette arrière. Il s'inséra dans la circulation. Scanner obligatoire tous les jours durant une semaine ! Ça va être super si mon grand frère est angoissé à ce point à l'idée de me conduire à l'hôpital ! Il se gara en face et m'aida à sortir. Il passa un bras autour de mes reins.
- Ça va ? Tu arrives à marcher ?
- Calme-toi Jasper ! Il laissa tout de même son bras à sa place. Je l'en remerciais. Depuis ma petite chute hier, j'avais toujours un peu peur de tomber, et je limitais au possible mes déplacements. Je m'installais dans la salle et me déshabillais.
- As-tu eu des pertes de mémoires, des vestiges ?
- Pas vraiment un vertige. Je me suis levé et je suis tombé. Rien de dramatique…
- Laissons le scanner en juger. Je te laisse t'allonger. Je grimpais difficilement et plaquais mes bras le long du corps. Je restais vingt minutes dans cette position, avant d'avoir le droit de descendre.
- Tout va bien. Votre chute était une simple baisse de tension je pense. Faites attention, et on verra demain si votre état se dégrade. Il me raccompagna dans la salle d'attente et Jasper me ramena, un peu plus confiant.
Edward POV
- Arrête de bouger Edward !
- Alice, je pense pas qu'un nœud papillon est vraiment utile, surtout que ça m'empêche de respirer et ça me fait angoisser !
- J'ai acheté ce costume spécialement pour toi, alors maintenant, tu râles pas et tu m'obéis !
- Comment ça tu as acheté ça exprès ? Tu m'as dit que c'était un vieux costume de Jasper ! Elle se mordit la lèvre.
- Considère ça comme ton cadeau d'anniversaire. Allez, maintenant, tu bouges pas… Et voilà, c'est pas dramatique un nœud papillon ! Regarde-toi, t'es beau comme un pape !
- Merci Alice. Je la serrais contre moi.
- Allez, va falloir y aller ! Je repartis dans ma chambre où Bella m'attendait.
- C'est vraiment dommage pour toi. Ne pas participer au concours…
- L'an prochain. En plus, tu pourras quand même me voir. Je tapotais la télé. Le concours était diffusé à la télé, sur la chaine locale.
- J'aurais manqué ça pour rien au monde ! Je me penchais sur elle pour l'embrasser. Je m'allongeais sur son corps fin en prenant appui sur mes bras.
- Je te promets que je gagnerais. Je reviendrais avec le trophée sous le bras. Promis.
- J'ai foi en toi. Tu y arriveras.
POV Anna ROLAND.
Les portes s'ouvrirent en un crissement métallique. Je me dépliais difficilement et passais derrière la gardienne. J'ai vraiment déconné avec la gamine. J'aurais pas dus la kidnapper, encore moins la menacer de mort ! Et Carlisle va m'en vouloir ! Je me mis en ligne derrière les autres femmes et descendit à la promenade. Un point positif dans cette affaire : j'avais rejoint mon amant. Je le trouvais adossé au grillage coté hommes. Je courus vers lui.
- Oh mon amour comme tu m'as manqué ! Je sais que j'ai fait des erreurs, qu'il fallait que je reste dehors pour continuer à pourrir la vie de ton fils mais… la petite garce était là, et… j'ai craqué ! J'ai pas pu m'en empêcher ! Tu m'en veux bébé ? Dis-moi quelque chose amour je t'en prie. J'attrapais sa main à travers le grillage, priant pour ne pas être vu par un maton. Il se retourna pour me faire face. Il était comme dans mes souvenirs. Beau, avec des yeux bleus me faisant perdre pied quand il me regardait ou me faisait l'amour.
- Excusez-moi, mais, on se connait ? Je fus choqué dans un premier temps. Je pensais pas qu'une semaine en prison était un tel lavage de cerveau.
- Mais Carlisle, c'est moi ! Anna ! Du conservatoire ! Il recula.
- Désolé, mais je ne connais pas de Anna.
POV Edward.
Je suivis Alice jusqu'au palais des spectacles. Je tremblais légèrement, et ce n'était pas à cause du froid… Je retrouvais ma mère et Cédric devant celui-ci. J'allais me blottir dans son étreinte durant de longues secondes. Elle caressa mon dos.
- Tu vas y arriver Edward. Tu en es capable.
- C'est surtout que je n'ai pas le choix. Si je ne remporte pas ce prix, je peux dire adieu au conservatoire l'an prochain. Je sentis qu'elle voulut riposter qu'elle allait pouvoir me payer l'école, mais elle ne le fit pas, car ni elle ni moi n'avions les moyens financiers pour ça.
- Tu es très beau chéri. Je peux prendre une photo de toi ? Demanda ma mère.
- Vas-y. Cédric sortit son appareil photo également.
- Il me faut également une photo de toi. Le lycée veut faire un article sur toi et le concours. Deux flashs crépitèrent devant moi. Je me retenus de cligner des yeux.
- Alors p'tit frère, tu vas te marier ? T'es sapé comme un pingouin ! Emmett me ceintura brutalement.
- Lâche-moi ! Je lui mis des coups de talons dans les jambes. Il concéda à ma demande. Je serais Rosalie contre moi, respirant son doux parfum pour me calmer. L'angoisse nouait mon estomac, et je me rassurais en me disant que je ne pourrais rien vomir, sachant que j'avais l'estomac vide.
- J'vais devoir vous laisser. Le concours est dans trente minutes, et la prof veut faire les dernières vérifications.
- Courage mec ! Je me retournais vers eux. Ils avaient tous confiance en moi. Je ne pouvais pas les décevoir. Ils levèrent tous un pouce encouragent. Je gravais cette image dans ma mémoire avant de partir.
Je suivis les flèches avec écrit : pour les participants. Je trouvais ma prof toute excité dans les coulisses, courant de partout. Elle me sauta dessus.
- Edward, mais qu'est-ce que tu fichais ! Tu es à la bourre, et le premier à passer ! Vous êtes 15 dans les sections piano, et tu es le premier de mon groupe ! Oui, tu es très beau, mais j'en ai rien à ciré ! Donne-moi tes mains. TES ONGLES ! REGARDE-MOI LES GRIFFES QUE TU AS ! Tiens, tu prends ça, et si dans deux minutes tu as encore de serait-ce qu'un seul morceau d'ongle sur les doigts, je te garantis que je tu vas découvrir à quoi ressemble Mars ! Elle partit dans tous ses états pour trouver d'autres élèves à martyriser. Je me dépêchais de couper mes ongles, avant de la mettre en colère plus que de raison. Un homme lui attrapa le bras pour la calmer. Son mari.
- Chérie, tu angoisses les élèves comme ça. Il va falloir que tu te calmes. Regarde-moi. Ils sont prêts tes élèves. Ils sont surtout angoissés. Alors, si tu veux être une bonne prof maintenant, je te conseille de les réconforter et de les rassurer. Elle hocha la tête. Elle se tourna vers moi, et j'espérais que le conseil de son mari avait porté ses fruits.
- Tenez. Ca y est, j'ai des mains parfaites. Je tendis mes doigts. Ils tremblaient. Je devais entrer en piste dans dix minutes. Elle prit chacune de mes mains entre les siennes.
- Calme-toi. Ferme les yeux. Écoute-moi. Inspire… Expire… Inspire… Expire… Dunter passa dans le couloir des loges avant de venir vers nous. Si tu es trop angoissé, ça va se sentir dans ton jeu.
- Je sais. Mais c'est la première fois que je passe un concours aussi important et… Ma gorge se noua sur la fin.
- Ils ne vont pas te manger. C'est impressionnant, je sais, mais tu y arriveras. Il se hissa sur la pointe des pieds pour me murmurer quelque chose à l'oreille. Je ne devrais pas te le dire, mais tu es le meilleur de mes élèves pour ce concours. Les autres de troisième et cinquième année se croient plus fort qu'ils ne le pensent. Tu es celui en qui je place le plus d'espoir. Elle se remit sur la terre ferme. ALLEZ, REUNION DE GROUPE ! On fit tous un cercle autour d'elle.
- Edward est celui qui se présente le premier. Ensuite, c'est toi… toi… et on finit par vous deux. Je vous ai tous dit ce que je pensais de vous en séance individuelle. On y est, et on va tout faire pour atteindre une place digne de notre niveau. Je ne doute pas que certains seront dans les sept premiers. Je peux déjà vous rassurer, pas mal d'école se sont désistés suite au niveau. Vous représentez l'école ! Vous ne devez pas nous trahir.
- Bonjour et bienvenue au concours de piano de l'Etat de Washington ! Sans préambule, je vais vous présenter notre jury. Monsieur Strier, directeur du Conservatoire de Seattle ! On regarda la retransmission télé en même temps. Le directeur se leva, salua la foule et la caméra, avant de se rassoir. Miss Dopen, dernière gagnante du concours ! Une grande rousse se leva, et fit plusieurs poses aguicheuses. Et enfin, le plus grand pianiste de l'Amérique, Monsieur Fop. Des applaudissements beaucoup plus chaleureux se firent entendre dans la salle, ainsi que des sifflements et certains cris. Il était connu pour ses reprises de grands classiques. Sans plus attendre, notre première candidate, miss Arton ! Une blonde maigrichonne un peu perdu entra sur scène. Le présentateur s'approcha d'elle et lui demanda si elle voulait dire quelques mots. Elle fit non violement de la tête avant de s'assoir maladroitement sur le tabouret.
Elle commença à jouer et je sus en moins d'une minute j'avais plus que 14 candidats à éliminer. Je sais que c'est horrible, mais la fille ne pouvait s'empêcher de trembler, faisant beaucoup de fausses notes et oubliant parfois les nuances. Elle ne finit pas la première pièce, partant en courant de l'estrade, les larmes plein les joues. Le présentateur dut improviser.
- Bon, puisque notre première candidate déclare probablement forfait, laissons place à notre second, monsieur Cullen ! Pas préparé à passer si tôt, je tremblais de tous mes muscles.
- Merde Edward ! Tout le monde répéta ça dans la loge. Je sortis. Une technicienne m'attrapa le bras et me fit courir pour rejoindre la scène. Je n'eus pas le temps de comprendre ce qui m'arrivait que j'avais quarante projecteurs braqués sur la tronche, et deux caméras fixaient mon visage. Je vis ma famille au premier rang, Emmett sifflant tout ce qu'il pouvait. Je m'assis derrière mon piano, fermais les yeux une demi seconde et fis craquer mes doigts.
- Vous voulez dire quelques mots ? Demanda le gars en approchant le micro de ma bouche.
- Je dédicace simplement ses morceaux à ma famille, à mes amis, et plus particulièrement à une personne qui compte beaucoup pour moi, mais qui n'a malheureusement pas pu venir aujourd'hui. Il hocha la tête. Je soufflais un dernier coup, et laissais mon regard agripper la feuille. Je ne la lâchais plus, ne regardant même plus la salle pour me concentrer.
Je jouais du mieux que je pus. Je mis tout ce que j'avais dans le ventre dans ses notes, espérant émouvoir le jury. Un tonnerre d'applaudissement m'acclama à la fin et je sortis de scène les genoux tremblants. Je dus m'adosser au mur avant de retourner vers notre loge commune. Ma prof m'attendait. Elle me sauta dessus, m'étouffant presque.
- C'était du grand Edward ça ! Tu gagneras ! Les autres ont du souci à se faire !
- Nous allons annoncer le nom des vainqueurs ! Nous étions 14, alignés sur scène. Il était presque minuit. Le concours s'était terminé à 22 heures trente, et il avait fallu un long moment au jury pour se décider. J'avais regardé les participants, et franchement, le niveau était élevé.
Je n'étais pas dans les derniers. Il annonça les gagnants jusqu'à la place numéro 10,je jury serrant les mains et distribuant des bouquets de fleurs aux participants ainsi que des réductions pour des articles de piano.
Je n'étais toujours pas annoncé quand il débita les trois autres places. Je croisais les doigts discrètement, espérant que je ne serais pas annoncé par la suite. Un des élèves de ma prof était 8eme.
Il annonça le sixième. C'était un élève du conservatoire, mais toujours pas moi.
Il annonça le cinquième. Ce n'était pas moi. Même si je finissais troisième, je m'en fichais car j'avais au minimum un an de payé au conservatoire.
- C'est là que les choses se corsent. Nous étions quatre sur scène. On se rapprocha et chacun passa son bras autour de la taille de son voisin. Le jury à passer trois quart d'heure pour se décider entre le quatrième et la troisième. La quatrième place est la place la plus dure à avoir, car on est prêt, tout prêt du podium, mais on y accède pas. Il faisait monter la tension. Et le bougre savait s'y prendre. La quatrième place… Est attribué… A… Monsieur… Cullen ! Du conservatoire de Seattle ! J'essayais de ne pas ciller, mais je venais de me prendre la plus grande claque de toute ma vie. Quatrième. Proche d'une coupe. Mais pas suffisamment. Je serais la main de mes adversaires, et m'approchais de la scène pour faire ma révérence. Je pris mon gros bouquet de fleurs, ma 'médaille', mes bons de réductions, et serrais la main du jury, en dernier, celle du directeur. Il me retenu plus que nécessaire.
- J'ai tout essayé mon grand. Tu étais le meilleur pour moi. Mais pas pour eux.
- Je me moque de votre pitié. Je passais dans les coulisses. Ma prof m'accosta. Des larmes dans les yeux.
- Je suis tellement désolé… Je plaquais le bouquet contre son buste.
- Merci pour tout. Merci de m'avoir fait bosser comme un dingue, merci. Je lui donnais mon bouquet et partit en courant par l'issue de secours. Je l'entendis crier mon nom, mais j'avais déjà quitté le parking.
Je sais ! Encore une fin sadique !
Je vous retrouve dans 15 jours, c'est-à-dire le 12, pour savoir où Edward s'est enfui !
Bisous !
