Ainsi quelque minutes plus tard il partait pour le parc, comme prévu ils déposèrent Colby à une centaine de mètres du parc, il continua la route tout seul à pied, bien qu'il mit plus de temps qu'une personne normale avec ses béquilles, il s'arrêta près de la fontaine et s'asseya sur un banc placé à proximité de celle-ci. Pendant qu'il attendait Elisa, il observa autour de lui, il repéra facilement les cinq agents qui devaient le protéger, mais si on ne travaillait pas avec eux on ne pouvait même pas imaginer qu'ils étaient du F.B.I, David « lisait » un journal assis sur un banc à proximité de la fontaine, Liz poussait une poussette qui était en réalité vide et Don se promenait comme n'importe quel citoyen de Los Angeles.

Il dut attendre vingt minutes avant de voir Lisa arrivait, il était habitué tous les anglais qu'il avait rencontré n'était pas connu pour leur ponctualité.

Elisa : C'est toi n'est-ce pas ?

Colby l'observa pendant quelques instants avant de répondre, elle était exactement comme sur la photo qu'il avait réussi à obtenir d'elle, blonde aux yeux verts.

Colby : Oui.

Elisa sortit une arme de son manteau et la pointa sur Colby.

Colby savait très bien qu'il n'avait pas d'autre choix que de s'en sortir tout seul sur ce coup, de là où elle était placé aucun agent ne pouvait voir l'arme pointait sur lui.

Elisa : T'as tué mon frère.

Colby : C'est vrai et je suis désolé.

Elisa : Je ne veux pas de tes excuses !

Colby pouvait entendre la colère dans chaque mot qu'elle prononçait.

Elisa : Il n'avait que 25 ans, toute la vie devant lui et toi tu lui as prise.

Colby resta silencieux.

Elisa : T'avais pas le droit.

Encore une fois des mots rempli de rage et de douleur, Elisa n'avait jamais pu se remettre de la mort de son frère et elle pensait que se venger était la seule solution pour pouvoir vivre en paix.

Colby : Tu crois que je suis le seul responsable.

Elisa : C'est tes balles qui l'ont tué.

Colby : Et alors ?

Elisa : Tu veux quoi un dessin, tes balles donc ton arme, c'est toi qui a appuyé sur cette putain de gâchette.

Colby : Et maintenant qu'est-ce que tu veux, te venger en me tuant ?

Elisa : C'est à peu près ça, tu comprends vite.

Colby : Et tu crois quoi, que me tuer va le ramener.

Elisa : Non mais c'est la seule chose qui me fera aller mieux.

Colby savait que ce qu'il allait dire énerverait Elisa, mais il préféra tenter le tout pour le tout plutôt que de mourir sans se battre.

Colby : Et tu crois que ton frère aurait voulu ça.

Elisa : T'as pas le droit de parler de mon frère !

Elisa colla l'arme contre la gorge de Colby elle était proche, trop proche, si elle appuyé sur cette gâchette il mourrait sur le coup.

Colby : Pourtant tu sais que j'ai raison, tout ce qu'il aurait voulu ce que tu te remettes à vivre normalement, que tu te marie, que tu ais des enfants, que tu continues à vivre malgré sa mort.

Elisa : Mon mari est mort, il ne me reste plus rien.

Colby : Si toi, t'es toujours là, tu t'es jamais demandé pourquoi ?

Elisa : Si tous les jours quand je me réveille le matin dans mon grand lit, seule.

Colby : Ce n'est peut-être pas ton heure.

Elisa : Ou alors c'est un signe qui montre que je dois me venger.

Colby : Non, parce que tu sais ce qui va t'arriver si tu te venges.

Elisa : Oui, je serais enfin libre.

Colby : Libre de quoi ?

Elisa : De ma colère, je pourrais enfin être heureuse.

Colby : C'est ce que tu crois mais en fait rien ne vas changer, tu souffriras toujours de sa mort mais en plus tu auras ma mort sur la conscience.

Elisa : Je m'en fiche.

Colby pouvait dire qu'Elisa comment à vaciller, sa voix était moins assurée.

Colby : Bien sûr que non tu ne t'en fiche pas, pourquoi m'avoir oublié pendant seize ans ?

Elisa : Parce que j'étais heureuse.

Colby : Et qu'est-ce que tu veux maintenant ?

Elisa : De nouveau ressentir ça.

Colby : Je peux t'y aider.

Elisa : Comment ?

Elle baissait de plus en plus ça garde son arme était pointé vers le sol désormais.

Colby : Tu vas m'écouter, ce parc est remplis de flics.

Aussitôt Elisa remonta son arme vers son torse, Colby devait avouer qu'il était plutôt rassuré à l'idée de porter un gilet par balles, il se promit de remercier Don d'avoir insisté pour qu'il en mette un.

Colby : Ils ne vont rien faire tant que tu n'essaient pas de me tuer, tu vas faire exactement ce que je te dis de faire ok ?

Elle hocha la tête.

Colby : Tu vas me donner ton armes, et tu vas partir, tu prendras la sortie est.

Elisa : Pourquoi ?

Colby : Parce que c'est la seule sortie qui n'est pas couverte par les flics et qu'il y a une station de métro juste à côté, là tu te fonds dans la masse et tu te fais oublier.

Elisa : Pourquoi m'aider à partir ?

Colby : Tu veux le bonheur ?

Elisa : Oui.

Colby : Alors par loin, trouve toi un homme qui prend soin de toi, fait des enfants, vit ta vie come ton frère l'aurait voulu, soit heureuse.

Elisa le regarda elle réfléchit elle n'était pas sur de ce qui venait de se passer au début elle était supposé le tuer et maintenant voilà qu'il l'aidait à s'enfuir. Pourtant elle était tenté, elle voulait se bonheur, oublier son passé et juste vivre sa vie. Ainsi elle décida de lui donner son arme au moment où elle allait partir il l'attrapa par la gorge et l'empêcha de s'enfuir, elle pensait être piégé mais en fait ce n'était pas le cas.

Colby : Si jamais je reçois encore une menace, tu seras la première suspecte et cette fois je te tuerais, c'est bien clair ?

Elisa : Oui.

Colby : Maintenant vas-y.

Elisa : Merci.

Colby : Non, c'est ma manière de me faire pardonner.

Don regardait autour de lui, il commençait à baisser sa garde ça faisait une demi-heure qu'il parlait et plus personne ne faisait vraiment attention à ce qui se passait, mais au moment où il se retourna pour vérifiait que son agent allait bien, il vit Elisa partir et Colby était toujours assis sur le banc, inquiet pour son agent il s'y dirigea aussitôt.

Don : Elle s'enfuit vers l'est.

Liz : Je m'en occupe.

Don : Eh Colby tout va bien ?

Colby : Oui.

David : Qu'est ce qui s'est passé ?

Colby : Je l'ai laissé partir.

Don : Quoi ? Pourquoi ?

Colby : Elle tentera plus de me tuer.

David : Et comment tu le sais ?

Colby : Elle me l'a dit.

Don : Et tu la crois.

Colby : Oui.

David : Pourquoi ?

Colby : Parce que depuis qu'elle est arrivé devant se banc elle en a eu des occasions de me tuer et pourtant elle n'a rien fait, je ne pense pas qu'elle voulait vraiment ma mort, mais juste me voir.

Don : Elle cherchait quoi en venant te voir.

Colby : Une raison.

David : A quoi ?

Colby : La mort de son frère, sa vie, pourquoi on était encore là et pas lui.

Ils restèrent silencieux chacun perdu dans ses pensées.

Liz arriva quelques instants plus tard.

Liz : Je l'ai perdu quand elle est rentré dans la station de métro, c'est l'heure de pointe il y avait bien trop de monde.

Colby eut un léger sourire.

David : Ça te rend heureux

Colby : Oui.

Don : Liz lance un avis de recherche.

Colby : Ça ne sert à rein, elle est déjà loin.

Don : Ecoute Colby ton attitude commence sérieusement à me taper sur le système, t'aurai pas du l'aider à partir.

Colby : C'est ce que tu crois, mais moi je suis sûr d'une chose c'est que maintenant elle va être heureuse, c'est tout ce que je voulais quand je suis venu ici, je voulais que la mort de son frère ne la ronge plus et j'ai réussi, j'ai fait mon travail maintenant si tu permets Don je vais appeler mon fils et lui dire que je vais bien.

Don resta scotché par la réaction de son agent, il fit signe à Liz de quand même lancé l'avis de recherche même si il savait que Colby avait raison et qu'il y ait peu de chance qu'on la retrouve.

: Allô ?

Colby : Tina c'est Colby, je pourrais parler à Ryan ?

Tina : Bien sur je te le passe.

Ryan : Papa !

Colby : Eh Champion tu vois je te l'avais tout c'est bien passé.

Ryan : Vous avez arrêté le méchant ?

Colby : Pas vraiment, je t'expliquerais tout ce midi devant une pizza, t'en pense quoi ?

Ryan : Je suis d'accord.

Colby : Très bien, j'arrive d'ici vingt minutes environ.

Ryan : A tout à l'heure.

Ils rentrèrent tous aux bureaux du F.B.I le voyage se passa dans le plus grand silence, chacun ruminait ce qui venait de se passer.