Bonsoir
Voilà le nouveau chapitre
Bonne lecture j'espère.
Bise
Lexi
Sous le choc, Edward vacilla, je dus le tenir par les épaules afin de le soutenir et de l'aider à se rasseoir. Emmett était complètement affolé, Edward étourdi et moi paniquée. Laurel avait disparu... la pauvre petite puce, j'espère qu'elle allait bien, qu'elle n'était pas en danger.
- Disparu ? Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
- Maman l'a déposée ce matin à 7h30 à l'école. Et là, l'école vient de l'appeler pour lui dire que Laurel n'était pas en classe.
- Putain ! Et son portable ?
- Elle ne répond pas ! Maman va au centre, papa rentre à la maison. Je vais aller au bureau au cas où... Rose est chez nous.
- Ok, Bella et moi on reste là.
- On se tient au courant ! Ah euh, Paul peut me conduire ?
- Oui.
Emmett le remercia d'un signe de tête et Edward attrapa son téléphone.
- Paul, il faut conduire Emmett au bureau. Et ma sœur a disparu ! Je veux que vous traciez son portable, je veux les images de vidéo surveillance autour de son école !
- …
- Merci.
Edward raccrocha et sortit de la cuisine en appelant son frère qui devait certainement finir de se préparer en quatrième vitesse. Laissée seule dans la cuisine, hébétée par la situation et inquiète pour Laurel, j'essayais de mettre mes idées au clair. Pourquoi Laurel aurait disparu ? Encore une ruse d'Esmée pour je ne sais quelle raison ? Non... j'osais croire qu'elle ne se servirait pas de sa fille de cette manière.
On sonna à la porte. Paul sûrement. Il été très rapide. Enfin je ne m'étonnai pas, il devait certainement être dans la voiture, en bas de l'immeuble depuis 7h ce matin. N'arrivant pas à me lever de ma chaise, je décidai de laisser Edward aller ouvrir. Sauf qu'il ne le fit pas puisqu'on sonna une seconde fois. Secouant la tête et en le traitant de sourd, j'allai jusqu'à la porte d'entrée.
- BELLA !
Je poussai un cri. Ce n'était pas Paul mais Laurel. Elle semblait rayonnante et elle se jeta sur moi.
- Tu es revenue ! Je suis trop contente ! Tu m'as manqué !
- Laurel mais... EDWARD ! EMMETT ! Laurel, tout le monde pense que tu as disparu ! LAUREL EST LÀ !
Edward arriva en courant, suivi par son frère. Ils regardèrent leur sœur avant de venir nous enlacer toutes les deux, Laurel ne m'ayant pas lâchée. J'entendis Edward soupirer de soulagement, Emmett marmonna quelque chose et fut le premier à se détacher.
- Enfin Laurel, tu te rends compte ?! Tu nous a fichu la trouille !
- Pourquoi ?
Emmett la regarda avec surprise puis il secoua la tête.
- J'appelle maman et papa. Ensuite on parle !
- Mais quoi ?
Edward prit la parole alors qu'Emmett alla annoncer à ses parents le retour de Laurel.
- Laurel, on a cru que tu avais disparu ! Tu ne répondais pas à ton téléphone, tu n'étais pas en cours alors que maman t'a déposée ce matin ! Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Pourquoi tu as fait ça ! On était tous en train de paniquer, d'appeler la police, de lancer des recherches !
- CRIE PAS EDWARD !
- C'est toi qui crie là ! Tu réalises la peur que tu viens de nous faire ?
- Edward a raison. Imagine qu'il te soit arrivé quelque choses ! Comment tu as fait pour venir ici ? Pourquoi tu t'es échappée comme ça ? Pourquoi tu n'as pas appelé? Laurel c'est grave !
La pauvre se faisait gronder par ses deux grands frères inquiets, elle ne semblait vraiment pas comprendre ce qui se passait. Ni réaliser que, ce qui pouvait ressembler à une fugue, avait inquiété tout le monde en l'espace d'une petite demi-heure. Attaquée par les garçons en colère, elle plaqua ses mains sur ses oreilles, ferma les yeux très fort et se mit à crier. Ok, nous n'arriverions à rien comme ça.
- Edward, Emmett, arrêtez ! Vous êtes en colère, mais ce n'est pas en lui criant dessus que ça va s'arranger.
Je pris Laurel par les épaules.
- Laurel, arrête ma chérie. Viens t'asseoir avec moi. On va t'expliquer calmement. Et toi aussi tu vas nous raconter ce qui est arrivé, d'accord ? Tu veux boire quelque chose ?
Toujours les yeux fermés et les mains sur les oreilles, Laurel secoua la tête. Elle était effrayée. Ne sachant pas quoi faire d'autre, je la pris dans mes bras, la serrai contre moi et frottai son dos d'un geste rassurant.
- Tout va bien ma puce. Tu m'as manqué, tu sais. Viens discuter avec moi, tu veux bien ?
Tout doucement, Laurel se détendit et finit par me serrer à son tour dans ses bras.
- Pourquoi ils crient ?
- Parce que ce sont tes grands frères, qu'ils t'aiment et qu'ils ont eu peur qu'il te soit arrivé quelque chose. Viens...
Je pris sa main, lançai un regard aux garçons puis partis vers le salon où j'allai m'installer sur le canapé avec Laurel.
- Brad Pitt !
Mon chat vint naturellement vers Laurel, puis il grimpa sur ses genoux et se laissa caresser. Timidement, les garçons vinrent s'installer avec nous.
- Laurel, pourquoi tu t'es sauvée de l'école ? Nous étions très inquiets. Tu avais disparu.
- Je voulais te voir. Hier, papa et maman se sont disputés, j'ai entendu. Ils disaient que tu étais revenue. Maman n'était pas contente.
- Laurel, pourquoi tu ne m'as pas appelé ?
L'adolescente regarda Edward en secouant la tête.
- Maman ne voulait pas que je vois Bella. Je comprends pas pourquoi.
Laurel se tourna de nouveau vers moi.
- Je savais que tu allais revenir. Je savais parce que je l'ai dit à Edward.
Surprise, je regardai Edward qui était tout aussi étonné que moi. Emmett nous regardait tour à tour sans rien comprendre.
- Qu'est-ce que tu veux dire Laurel ?
- Bon je raconte l'histoire alors ?
- S'il te plaît oui.
- D'accord. Eh bien, y a pas longtemps, je faisais un gâteau dans la cuisine et maman a reçu un coup de téléphone. Elle est partie dehors mais elle a pas fermé la porte. J'ai entendu. Elle parlait à je sais pas qui mais elle disait « Texas », « Ne le sait pas » et « Isabella » et après, elle est entrée et elle a écrit quelque chose. J'ai donc pensé que maman avait retrouvé Bella. Mais elle t'a rien dit à toi Edward, j'attendais qu'elle t'annonce la nouvelle. Et puis après j'ai oublié.
Elle me lança un regard d'excuse et je lui caressai les cheveux en souriant pour la rassurer et l'encourager à poursuivre.
- Après, y a encore pas longtemps, papa et maman en reparlaient. Papa disait qu'Edward n'allait pas mieux et qu'il se demandait s'il ne fallait pas l'aider à chercher Bella. Maman a dit non. Ils se sont disputés encore. Du coup, moi j'ai repensé à l'autre fois. Et j'ai... oh Edward, Emmett, le dites pas à maman, je vais me faire gronder.
- On ne dira rien princesse. C'est promis. Hein Emmett ?
- Bien sûr oui. Continue.
Rassurée, Laurel poursuivit.
- Bah j'ai fouillé dans le bureau de maman pour trouver un indice. Elle avait écrit un truc et je comprenais pas pourquoi elle le disait pas à papa. Elle avait peut-être oublié elle aussi. Et j'ai trouvé la carte du monsieur qui travaille dans la pub au Texas. J'ai pensé que c'était ça l'indice.
- Attends.
Edward se leva, partit vers la chambre et revint avec une carte de présentation.
- C'est ça que tu as trouvé ?
- Oui. Mais je voulais pas dire que j'avais fouillé dans les affaires de maman. Elle m'aurait grondée et toi aussi et papa pareil. Même Emmett et Rose. Alors j'avais peur.
- Comment tu me l'as donnée ?
- Et bah, un soir, on est venus chercher maman avec papa au bureau. Mais papa a répondu au téléphone. J'ai demandé à la dame blonde à l'accueil de te donner ça. Elle a écrit ton nom sur une enveloppe et voilà. Mais maintenant tout le monde sait que j'ai été méchante et que j'ai fait une grosse bêtise.
- Oh putain non, Laurel ! Tu n'as pas fait de bêtise !
Edward se jeta sur sa sœur, faisant fuir Brad Pitt. Il la serra contre lui et l'embrassa. En état de choc, je regardais la jeune fille. C'était donc elle ? C'était Laurel qui était la raison de notre dénouement plutôt heureux ? C'était grâce à cette petite poupée qu'il m'avait retrouvée !
- Je ne vais pas me faire gronder ? Je sais que j'ai pas le droit d'écouter aux portes et de fouiller dans les affaires des autres. Mais il fallait retrouver Bella.
- Bien sûr qu'il fallait la retrouver. Je suis très content. Mais pourquoi tu n'as pas donné la carte à maman ?
- Parce qu'elle aurait compris que j'avais fouillé !
- Et l'école, pourquoi tu t'es sauvée ce matin ?
- Je vous ai vus partir hier soir. Je voulais juste voir Bella. Mais maman avait dit que j'avais mal vu. Après qu'elle m'ait déposée à l'école, moi j'ai pris le bus. J'avais assez d'argent. Après j'ai un peu marché. Je savais que j'avais raison !
- Pourquoi tu n'as pas répondu au téléphone ?
- Je voulais pas être déconcentrée. Je sais pas bien le chemin pour venir ici. Si je me concentrais pas, je me serais perdue.
Edward embrassa une nouvelle fois sa sœur, mais mon regard fut détourné par Emmett qui se leva brusquement afin de rejoindre le balcon. Laissant mon fiancé avec sa sœur, j'allai moi aussi dehors.
- Emmett ?
- Laurel est étonnante, non ?
- Oui. Elle va bien, nous voilà soulagés.
- Ouais.
- Est-ce que ça va ?
- J'en sais rien, Bella. J'en sais rien.
Je ne dis rien et restai juste à côté de lui. Il finit par parler.
- En fait... j'avais l'espoir que ce soit Rose qui ait envoyé cette carte. Ça aurait voulu dire qu'elle regrettait, qu'elle voulait se rattraper. Même pas. C'est Laurel.
- Je suis navrée. J'aurais aussi voulu que ça vienne de Rosalie.
- Ouais... enfin... pour le meilleur et pour le pire. Je crois que nous sommes définitivement dans le pire.
- Hum... tu aurais pu apprendre que Batman n'était qu'un simple héros.
Emmett explosa de rire et se tourna vers moi pour me prendre dans ses bras.
- Je t'adore ! Allez viens, rentrons.
- Oui... tu sais quoi ? Tu devrais être avec nous quand mon éducation Marvel et DC commencera. Edward, toi et moi.
- Avec plaisir ! On fera ça.
De retour dans le salon, je constatai qu'Edward et Laurel étaient toujours l'un contre l'autre. Il la rassurait sur le fait qu'elle ne serait pas grondée. Quand elle nous vit, Laurel se leva et s'avança vers Emmett.
- T'es pas fâché, hein Emmett ? Edward il l'est pas.
- Je ne suis pas fâché, blondinette. Je suis fier que tu aies ramené Bella. C'est grâce à toi. Et puis Edward s'est rasé, c'est ça le miracle.
Laurel prit son frère dans ses bras, Emmett sourit et câlina sa petite sœur. Nous fûmes sortis de notre rêverie par la sonnette de l'appartement. Je me tendis instantanément. Ça devait être Esmée. Edward me jeta un coup d'œil avant d'aller ouvrir. C'était effectivement sa mère. Instinctivement je m'écartai, je voulais disparaître, me cacher afin de ne plus jamais être confrontée à elle.
- Laurel ! Au mon Dieu tu vas bien ? Mais qu'est-ce qui t'a pris ? Nous étions morts d'inquiétude ! Ton père arrive. Tu n'es pas blessée ? Comment tu as fait ? Pourquoi tu as fait ça ?
- Je voulais voir Bella ! Tu as menti, tu savais qu'elle était vraiment là !
- Laurel ! Tu ne devais pas t'enfuir ! Tu aurais pu te perdre, te faire enlever ou je ne sais quoi !
Tout comme Laurel l'avait fait avec Emmett et Edward tout à l'heure, elle plaça ses mains sur ses oreilles et ferma les yeux très fort. C'est Edward qui intervint.
- Laurel, ça va. C'est pas grave. Maman a juste eu peur. Allez arrête... ça va.
Il prit sa sœur contre lui et elle se calma.
- Chut c'est fini. Tu as juste voulu voir Bella. Et tu t'es débrouillée comme une chef ! Tu as oublié de nous prévenir, mais tu vas bien.
- Pourquoi tu as menti maman ? Tu savais que Bella était là et tu m'as dit non.
- Laurel, je t'ai dit que nous en parlerions plus tard. Tu m'avais promis de ne pas faire de bêtises.
Edward répliqua.
- Parce que les promesses c'est un truc que tu connais bien, hein maman ?
- Edward s'il te plaît !
- Non, non tu as raison... Laurel tu n'as pas tenu ta promesse. C'est mal. Tu as menti... mais tu ne recommenceras plus, n'est-ce pas ? Et puis dans le fond, ce n'est rien. C'est pas comme si tu avais menti sept mois, c'est pas comme si tu avais brisé le cœur de ton fils, c'est pas comme si tu avais poussé quelqu'un au suicide... non, tu as juste oublié de prévenir de tes intentions.
Laurel leva les yeux vers son frère, il était clair qu'elle ne comprenait rien. J'étais très mal à l'aise. Esmée répondit à son fils.
- Edward, ce n'est pas le moment !
- Alors c'est quand, hein ? Dans sept putain d'autres mois !? Jamais tu ne pourras me fournir une seule excuse valable pour justifier ton acte !
- Pas devant ta sœur !
- Pourquoi hein ? Elle est de la famille ! Elle a le droit de savoir, tout comme Emmett, que sa mère a monté tout un plan pour faire disparaître Bella ! Elle a le droit de savoir que la femme qui lui dit de ne pas mentir, a elle-même menti, a brisé deux personnes et tout ça, sans éprouver un seul instant le moindre remord !
- ARRÊTE ! Tu ne sais pas ce que c'est d'être prêt à tout pour sa famille ! Pour ses enfants !
- Je sais au moins que si j'ai un fils, jamais je ne l'éloignerai de la femme qu'il aime ! Même si je ne l'apprécie pas ! Parce que tu vois, mon fils je l'aimerai et peu importe ses choix ! Je ne lui bourrai pas le crâne de principes pour ensuite lui faire subir tout l'inverse de ce que je lui ai appris ! Jamais je ne ferai vivre à mes enfants ce que toi tu m'as fait vivre pendant sept mois ! Ce que tu as fait vivre à ma femme, à la future mère de mes enfants ! Jamais Bella et moi ne serons ce genre de monstre !
- Laurel, on s'en va !
Esmée attrapa la main de sa fille mais Laurel se déroba et se cacha derrière son frère.
- Non, je veux rester avec Bella !
- Jeune fille, je suis ta mère, tu n'as que quinze ans et tu fais ce que je te dis de faire ! Nous y allons !
- ÇA SUFFIT, STOP !
Nous sursautâmes tous, c'était Carlisle qui venait de parler. Personne ne l'avait vu arriver, j'ignorais depuis combien de temps il nous observait ainsi. Il avait l'air furieux et lança un regard noir à chacun des membres de sa famille, y compris sa femme. Tranquillement, mais avec distance et froideur, il s'avança dans la pièce. Il ressemblait à Edward, ils avaient la même attitude dans leur façon d'être en colère.
- Laurel, viens là ma chérie. Tu vas bien ?
Malgré la colère évidente de Carlisle, Laurel ne sembla pas le craindre. Elle lâcha son frère pour aller se réfugier contre son père.
- Je suis désolé papa. Je voulais juste voir Bella.
- Je sais chérie. Je sais. Mais tu dois comprendre que tu nous as fait très peur.
- Je m'en rends compte. Pardon papa.
- Je ne veux plus jamais que tu recommences Laurel, compris ? Je ne sais pas ce que je deviendrais s'il t'arrivait quelque chose.
- Je voulais juste la retrouver, elle m'a manqué...
- N'en parlons plus. Edward, tu en veux à ta mère, je te comprends tout à fait. Mais crois-moi, tu n'es pas le seul à être sonné, blessé et en colère. Mais Bella est là, et regarde-la deux secondes là maintenant, elle est terrifiée et toute seule ! Si tu veux jouer les héros, va jusqu'au bout !
Edward me regarda et instantanément, ses yeux sombres et froids s'adoucirent et il s'avança vers moi. Je tremblais, je ne m'étais même pas rendue compte que j'étais plaquée contre le mur, comme si par peur, j'avais voulu me fondre dans le décor.
- Pardon ma puce.
- Je... ça va... enfin pas terrible en fait.
Il sourit et me prit dans ses bras. Maintenant ça allait, maintenant j'étais protégée. Carlisle reprit.
- Emmett, je n'ai pas à te dire quoi faire mais, peut-être que toi et ton frère devriez travailler d'ici pour aujourd'hui. Réglez les affaires importantes et va rejoindre Rosalie. Vous devez parler, ce n'est pas le moment de la laisser seule.
- Oui. Je vais l'appeler, je reviens. Edward, je prends ton bureau.
Edward acquiesça et Emmett disparut du salon.
- Esmée, tu vas dans tes précieux bureaux, sauve ce que tu peux encore sauver. Ton entreprise semble si importante pour toi... plus que le bonheur de nos enfants !
- Oh arrête Carlisle ! Je t'en prie pas toi !
- Tout ce que je constate, c'est que tu as menti à Edward, à Emmett, à Laurel et à moi. Tu as, à toi toute seule brisé notre fils, brisé cette pauvre Bella...
- Pauvre Bella, tu ne l'apprécies pas tant que ça !
- Parce que je me suis laissé aveugler ! Edward a dit une chose tout à fait juste une fois. Je n'ai pas appris à la connaître comme il le fallait. Nous nous y sommes mal pris.
- Tu fais quoi là ? Le super-héros !
- J'essaye de garder le minimum de famille qu'il me reste ! Jamais je n'aurais accepté que tu fasses ça ! Jamais je ne t'aurais permis de faire sombrer mon fils comme tu l'as fait ! Jamais je n'aurais toléré que tu y impliques Rosalie et compromettes le mariage de notre autre garçon ! Mais enfin pourquoi ? Ils étaient heureux !
- Rosalie a le sens de la famille ! Isabella allait nous prendre Edward ! Il serait parti !
- Et Edward va partir ! Edward grandit ! Edward est amoureux, il va se marier, fonder une famille et être heureux ! Emmett et Rose ont fait le choix de rester ici, de travailler pour toi et avec toi... Bien, c'est très bien. Mais ça ne correspond plus à Edward, et qu'il aille à New York, à Londres, à Paris, Moscou ou Tokyo, il sera toujours notre fils !
- Alors tu la défends ?
- Isabella le rend heureux et je suppose qu'il le lui rend bien. Ton petit manège n'a pas suffit à les séparer. Tu as gagné tout le contraire, ils sont ensemble, il t'en veux, il ne te pardonnera probablement jamais, et il va partir. Dans le fond, tu n'as que ce que tu mérites Esmée.
Esmée poussa un cri, sous le choc des mots de son mari. Edward ne disait plus rien, il se contentait de regarder la scène tout en me gardant contre lui. Ce fut Laurel, qui en tout innocente, brisa le silence.
- Papa, je peux rester là aujourd'hui ?
- Si Bella veut bien, tu peux rester avec elle le temps qu'Edward et Emmett travaillent.
- Bella tu veux ?
Incapable de parler, Edward répondit pour moi.
- Bien sûr que tu peux.
- Chouette !
Laurel sourit et Esmée explosa.
- Parfait ! Alors si tout le monde aime Bella, parfait ! Restez tous avec Bella ! Mais ne venez pas pleurer par la suite !
- Esmée ça suffit, nous devrions partir ! Laurel sois sage. Edward, Bella, je suis désolé.
- Merci papa. Merci.
Carlisle embrassa sa fille sur le front et saisit sa femme par le bras pour la faire sortir de la pièce. Quand la porte claqua, Edward poussa un long soupir et passa ses mains dans mon dos.
- Chérie, ça va ?
- Non. C'est le bordel ! Entre tes parents, entre Emmett et Rosalie entre vous tous !
- C'est leur faute. Nous, on va faire notre vie. J'irai discuter avec mon père. Ça va aller. Occupe-toi de Laurel s'il te plaît... je vais aller voir mon frère.
Je jetai un coup d'œil à Laurel qui nous regardait de l'autre bout de la pièce. Il fallait se reprendre. Tout ça était surréaliste !
- Ok mais je dois absolument prendre le temps de parler à mes parents. Et Alice vient toujours.
- Je sais. Dès qu'Emmett et moi aurons fini, je te laisserai le bureau. Fais-moi un sourire.
Il était sérieux ? Je le regardai avec surprise, mais en voyant son visage, je ne craquai, je souris.
- T'es trop mignonne ! Je t'aime. On va s'en sortir.
- Je t'aime aussi. Je vais voir Laurel.
- Je serai dans le bureau.
Je l'embrassai et allai voir Laurel pendant que lui partait rejoindre son frère.
- Tu as vu Bella ? Edward il s'est rasé !
J'éclatai de rire et nous nous installâmes dans le canapé où elle commença à me raconter tout ce qui s'était passé dans sa vie en sept mois. Les nouvelles chansons qu'elle aimait, les nouveaux films qu'elle avait vus, des anecdotes sur Edward ou Emmett. Cependant, à aucun moment, elle ne parla de la scène qui s'était passée avec ses parents plus tôt. Non, nous rattrapions juste le temps perdu.
Vers midi, Emmett et Edward réapparurent, Laurel et moi étions en train de danser sur une chanson de Taylor Swift qui passait à la télé, chanter sur une chanson et danser devant la télé m'avait manqué, surtout de le faire avec Laurel. Je me sentais si innocente, libre et insouciante avec elle.
- Alors les filles, tout va bien ?
C'était Edward. Je souris et baissai le son de la télé.
- On s'occupe. Et vous ?
- On gère. Laurel, Emmett va te ramener à la maison. Papa est là bas.
- D'accord. Je peux revenir vite ? Je pourrais dormir là ?
- Oui. Mais ce week-end. Demain tu retournes à l'école !
- Cool ! Bella, merci ! À samedi !
J'allai la prendre dans mes bras.
- À samedi ma chérie. Et plus de fugue !
- Juré !
Elle embrassa ensuite son frère et partit en compagnie d'Emmett. Je me laissai alors tomber dans le canapé et Edward s'installa près de moi.
- Alors avec Emmett ?
- On a bossé. On va faire une conférence de presse pour annoncer mon départ. Ma mère rachètera probablement mes parts. J'ai engagé Jasper pour qu'il soit mon avocat dans cette histoire. J'ai annulé tous mes rendez-vous, je dois juste passer au bureau tout à l'heure, prendre des affaires et officialiser ma démission.
- Et Emmett ? Il va supporter tout ça ?
- Emmett va... probablement partir lui aussi. Il s'accorde plus de temps, il doit réfléchir et parler avec Rosalie avant tout.
- Je comprends. Ça va toi ?
- Ouais. Dis, ça t'ennuie si après mon passage au bureau je vais voir mon père ?
- Non. Au contraire. Et puis je serai avec Alice. Edward, je pense qu'il est de notre côté. Limite la casse.
- Oui. C'est la première fois que je voyais mes parents comme ça. Ils ont toujours été d'accord sur tout avant. Ça me fait bizarre.
- Edward...
- La ferme !
- Quoi ?
- Je sais ce que tu vas dire : « Je suis désolée, Edward ». Ne le dis pas. Je ne veux plus l'entendre.
- Sinon quoi ?
- Je serai forcé de te punir.
- Hum...
- Attachée, les yeux bandés !
Je frissonnai et me levai. Lui riait.
- Je ne le dirai plus. Je vais appeler mes parents.
- Ok. Je t'aime.
- Sale pervers !
Je lui balançai un cousin avant d'aller dans le bureau. Il fallait absolument que je parle à mes parents. J'ignorais complètement comment ils allaient réagir. Sans trop réfléchir, car si je le faisais, je me poserais dix milles questions sur la façon de leur dire les choses, je fis le numéro et attendis qu'on me réponde.
- Edward ?
- Euh... non, c'est Bella.
C'était mon père. Il avait dû reconnaître le numéro d'Edward.
- Bella ?
- Oui papa... c'est moi.
- Isabella ?
- Oui... je sais... c'est... bizarre hein ?
- Chez Edward ?
- Encore plus dingue !
- Renée ! Renée c'est Bella ! Au téléphone !
Ma mère arriva et je me lançai dans mon récit. Encore une fois, je pleurais. J'étais heureuse d'entendre mes parents, ils avaient l'air content de m'entendre, ils étaient choqués mais ma mère pleura quand j'annonçai mes fiançailles.
- Oh ma Bella, je suis si heureuse que vous vous soyez retrouvés ! Et tu vas te marier ! Mais c'est vrai ? Tu ne dis pas ça, juste pour nous faire croire que tout va bien ?
- Tout est vrai maman. Attendez, je reviens.
Je me levai et sortis du bureau.
- Edward ? Chéri ?
Pas de réponse. J'allai jusqu'au salon où il était en train de manger un sandwich.
- Eddy-Ed ?
- Ah non pas toi aussi !
- Tu ne répondais pas. Tu veux bien venir parler à mes parents ? Ils ont peur que je raconte des cracks rien que pour les rassurer.
- Ok. Tu as pleuré ?
- Non.
- Tes yeux sont rouges !
- Tu es si beau que ça me brûle les yeux.
Il rit et nous retournâmes dans le bureau. Assise sur ses genoux, je mis le téléphone en haut-parleur et il parla.
- Renée, Charlie ! Bonjour ! Vous allez bien ?
- Oh Edward ! Quelle joie ! Vous avez retrouvé ma petite Bella ! Elle va bien, n'est-ce pas ?
- Elle est magnifique et merveilleuse. Elle a coupé ses cheveux, elle a une frange. Ça lui va bien. Vous savez quoi ? On va venir vous voir !
Je me tournai vivement vers lui. Nous n'avions pas parlé de ça.
- Edward ?
- Bébé. Je vais avoir tout le temps libre possible pendant quelques temps. Toi aussi. Profitons-en et ça fait sept mois que tu n'as pas vu ou vraiment parlé avec tes parents. Laisse-moi jusqu'à la fin de la semaine pour régler mes affaires, nous avons déjà promis à Laurel de passer le week-end avec elle mais, et si le chef Swan veut bien, lundi nous débarquons en Floride.
- Oh oui nous voulons ! N'est-ce pas, Charlie ? Bien sûr que vous êtes les bienvenus ! Aussi longtemps que vous le voudrez !
Je souris face à l'excitation de ma mère.
- D'accord. Nous arriverons lundi.
- Je vais préparer ta chambre, Bella ! Oh j'ai tellement hâte de te serrer dans mes bras, ma puce.
- Moi aussi maman. Et toi aussi papa ! Vous manquez, je vous aime.
- Nous aussi mon petit oiseau.
Je sentis une larme couler sur ma joue, comme à chaque fois que mon père utilisait ce surnom.
- Oh, euh Charlie, j'aurais une question pour vous...
- Bien sûr que je te donne la main de ma fille, Edward. Je pense que tu as largement prouvé ton amour pour elle. Félicitations d'ailleurs.
- Bon, c'était moins dur que prévu. Merci beaucoup.
- De rien. À condition qu'elle garde le nom de Swan, que vous nous rendiez visite tous les trois mois et que votre premier fils porte mon prénom !
Je me mordis les joues pour ne pas rire, Edward s'était tendu et, au vu du ton impératif et sérieux de mon père, il ne savait pas s'il fallait rire ou pleurer.
- Je...
- Je plaisante, Edward, je plaisante ! Ma seule condition est de rendre ma fille heureuse.
- Je le ferai. Je vous le garantie. Mais vous m'avez bien eu !
Je souris et tapotai la cuisse d'Edward quand la sonnerie de l'interphone retentit.
- C'est sûrement Alice. Je vais lui ouvrir. Renée, Charlie, à très bientôt.
- À bientôt Edward ! J'ai hâte de vous voir !
Je répondis à ma mère tandis qu'Edward se levait pour sortir de la pièce.
- Maman ! Même si tout le monde sait que tu as le béguin pour Edward.. papa et moi sommes là !
Ma mère éclata de rire, mon père ricana mais Edward me lança un regard noir mais je savais que dans le fond, il ne m'en voulait pas. Je saluai mes parents, après plein de « je vous aime » je raccrochai et me dépêchai d'aller dans le salon. Alice était bien là, Marshall était là lui aussi, dans les bras d'Edward. Quand Alice me vit, elle poussa un cri et vint se jeter dans mes bras.
- Alice ! Contente de te voir.
- Oh moi aussi ! Edward me dit que je suis arrivée trop tôt mais... j'étais impatiente !
- Pas de soucis. Je n'ai juste pas mangé, je meurs de faim !
- On peut parler pendant que tu manges. J'ai trouvé une nounou pour Edward, regarde !
Je jetai un coup d'œil à Edward qui faisait des grimaces à Marshall avec une marionnette dans, je pense, le but de le faire rire. Sauf que Marshall n'en avait rien à faire et gardait son sérieux.
- Tu crois qu'on peut faire confiance à Marshall ? Quand Edward a faim, il fait de gros caprices... Il devient même égoïste, puisque regarde, il a fait son sandwich et rien pour moi.
Edward ne se détourna pas mais me répondit.
-Si j'étais toi, j'irais voir dans le frigo avant de te moquer de moi. Allez papoter, je reste avec mon pote Marshall.
- Cool merci Edward ! Au fait, il faut changer sa couche ! À tout à l'heure !
Ni une ni deux, Alice nous entraîna dans la cuisine où je trouvai mon repas dans le frigo.
- Alors qui commence ? Toi ou moi ?
- Moi ! Comme ça, pendant que je parles, tu manges !
- Ok ! Je t'écoute !
Alice débuta son récit par le jour de mon départ. Elle m'expliqua l'état de choc d'Edward, le sien et celui de Jasper. Elle me parla ensuite de l'arrivée de Marshall, d'Edward qui avait été le premier à arriver à l'hôpital et qu'il avait attendu pendant 10h que le bébé arrive... par césarienne au bout du compte ! J'appris ensuite leur premiers temps de parents, elle avait reçu le soutien de Rosalie, visiblement elles avaient beaucoup parlé de moi. Rosalie n'avait rien montré, aucune gêne, aucune rancoeur, rien du tout.
- Rien que pour Emmett, je voudrais qu'il y ait une explication. J'ai presque envie qu'Esmée l'ait menacée elle aussi.
- Oui.. d'ailleurs comment va-t-il ?
- Pas très bien. Enfin, il dit qu'il gère mais... Il a quand même perdu sa fille, appris que sa mère et sa femme m'avaient forcée à partir, que son frère coupait les ponts avec elles et qu'il démissionnait. Même pour un géant comme Emmett, ça fait beaucoup de choses à encaisser. Et ça me fait beaucoup de peine. J'aime vraiment beaucoup Emmett.
- Il est adorable c'est vrai. Et puis, son mariage a été annulé.
- Son mariage ? Ah oui ! Le remariage ! Ce moment où j'ai dû garder un secret pour Rosalie ! Si j'avais su ! Donc annulé ?
- Oui, ça devait se faire après l'accouchement de Rosalie. J'avais presque tout fini d'organiser avec elle.
- Je devais être demoiselle d'honneur... Enfin. Je comprends qu'ils aient annulé. Et je suppose qu'avec mon retour, nous ne sommes pas prêts d'entendre la marche nuptiale une seconde fois pour eux.
- Non. Mais on l'entendra pour toi.
- On l'a déjà entendue pour moi. C'est pour Edward que ça sera une première.
- Ah oui c'est vrai, j'oublie toujours ce détail. Pour moi, il n'y a qu'Edward dans ta vie !
- Ma vieille, il ne m'a pas eue vierge, je te l'assure !
Alice rit et nous quittâmes la cuisine pour le salon où Edward et Marshall jouaient avec des formes qu'il fallait placer correctement sur un tableau.
- Alors mon bébé ? Tu gagnes 120 à 0 contre tonton Edward ? Eddy-Ed, l'étoile dans l'étoile et le losange dans le losange. C'est pas compliqué.
- Bella ? Tu m'aimes assez pour ne pas me dénoncer lorsque je balancerai Alice du balcon ?
- Non, désolée chéri. En revanche, si je n'ai rien vu rien entendu pour de vrai, on peut s'arranger.
Il m'envoya un baiser en souriant tandis qu'Alice me fit la moue et que Marshall, tout heureux d'avoir placé le triangle dans la bonne case, s'applaudissait. Je souris et m'installai dans le canapé.
- Et sinon Alice ? Ton boulot ? Et Jasper ?
- Oh eh bien depuis la naissance du petit, je n'ai pas travaillé à temps plein. Juste deux ou trois bonnes clientes tu vois. Mais... en fait je n'ai pas envie de reprendre. Je veux plus, je veux du neuf !
- Tu veux monter ta boite ?
- Un jour peut-être, mais Seattle m'ennuie en fait. Je n'en ai pas vraiment parlé à Jasper, mais j'en sais rien... Je pense aussi que je ne suis pas encore prête à me séparer de mon bébé. Par contre Bella, pour ton mariage, j'exige d'être là pour choisir ta robe.
- C'est évident ! C'est même une obligation dans le code de la parfaite demoiselle d'honneur, non ?
Alice poussa alors un cri de joie en frappant dans ses mains, nous faisant tous sursauter.
- Oh Bella merci ! Ça sera génial ! On va bien s'amuser ! Oh c'est vraiment cool !
Elle m'enlaça.
- On a encore rien décidé, on n'a ni le lieu, ni la date, ni ce qu'on veut. On sait juste qu'on veut se marier assez vite mais pas en se précipitant. Tu vois ?
- Oui, oui. Oh j'ai déjà plein d'idées de robe pour toi !
Edward nous interrompit en prenant la parole et m'adressant un clin d'œil.
- Et peut-être que Marshall pourrait être le porteur d'anneaux. Non ? Bella ?
Alice se tourna vers lui et prit un air faussement enjoué.
- Oh oui et puis on pourrait lui mettre une perruque brune frisée sur la tête, lui faire de faux pieds immenses et poilus et l'appeler Frodon Saquet toute la journée ! Mon fils ne sera pas un Hobbit porteur de l'anneau ! Mais un adorable petit garçon, à croquer dans son smoking qui portera les ALLIANCES !
Edward rit et je compris le clin d'œil. Il avait fait exprès et Alice était tombée dans le piège.
- Tape m'en cinq Marshall ! Je savais qu'elle râlerait ! Bon, je vous laisse, je dois aller au bureau et voir mon père. Alice, je te confie Bella. Personne n'entre, personne ne sort avant que je revienne. Compris ?
- Oui. Par tranquille. Une fois mais pas deux !
- Super. Merci Alice. Bébé Marshall, c'est toi l'homme maintenant !
Il embrassa le petit et se leva pour venir vers moi.
- Toi, pas de bêtise. Ne réponds à personne d'autre que moi au téléphone et par pitié, si je t'envoie un message, ne mets pas 20 minutes pour répondre, je vais devenir fou sinon.
- Promis. Mais prends ton temps. Fais les choses bien.
- Comme toujours. Mais je suis sérieux, j'ai vraiment peur de te laisser seule.
- Je suis avec Alice et Marshall, tout ira bien.
Je me levai et le pris dans mes bras. Je voulais me montrer rassurante mais en vérité, j'avais très peur de le voir partir. Il pouvait se passer n'importe quoi là dehors... rassemblant tout mon courage, je repoussai mon angoisse et l'embrassai.
- Prends ton temps mais pas trop.
- Oui. Je t'aime ma puce. À tout à l'heure.
- À tout à l'heure.
Après avoir salué Alice, et m'avoir embrassée une demi-douzaine de fois, il finit par quitter l'appartement. Il refit une entrée trois fois avant de partir pour de bon. Je n'avais plus de temps à perdre !
- Alice ! Il faut absolument que tu m'aides !
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Nous n'avons pas beaucoup de temps, mais il n'y a que toi qui puisse m'aider !
Et voilà
A la semaine prochaine j'espère.
Bisous tous le monde
Lexi
