Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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« Harry, viens par là. » Harry releva la tête de ses livres et se demanda ce que Bleys voulait. Il n'interrompait jamais Harry quand il lisait. Harry marqua sa page et mit sa robe d'extérieur, alors qu'il sortait du cottage.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-il alors que ses yeux s'ajustaient à la lumière.
« Tu as besoin d'exercice. Je ressens le besoin d'un peu de venaison. Nous allons chasser. » Harry se tint avec l'arc dans la main, se sentant juste un peu idiot. Il allait probablement tuer Bleys en trébuchant dessus. Sensei grimacerait de manière très comique s'il pouvait le voir en ce moment. Harry n'avait aucune idée de la manière d'utiliser cette arme, et la règle numéro un des armes était de ne pas tenir une arme si vous ne saviez pas vous en servir.
« Je ne sais pas comment utiliser ça » dit-il en le montrant. Mieux valait le dire et en finir avec ça plutôt que de faire quelque chose qui pourrait finir par une mutilation ou une mort. Bleys eut un sourire narquois et laissa tomber sa robe sur le pas de la porte. Il ne semblait pas qu'Harry allait avoir un mentor compréhensif aujourd'hui. Comme il voulait retourner à son livre !
« Il est temps que tu apprennes. » Harry le regarda. Les gens n'utilisaient juste plus d'arcs et de flèches, ils chassaient encore moins (à moins qu'ils le veuillent). Il se demanda combien Bleys avait regardé dans son esprit avant qu'il ne se réveille. « Débarrasse-toi de cette robe, tu n'en as pas besoin. » Harry plia sa robe à côté de celle de Bleys et accepta le carquois de flèches alors que Bleys le conduisait dans la forêt. Ca allait finir par un désastre. Harry le savait. Très bien, donc, techniquement, ils ne pouvaient pas vraiment se blesser parce qu'ils étaient coincés dans l'esprit de Harry, mais ça ne voulait pas dire qu'ils ne pouvaient pas ressentir la douleur. Harry s'était brûlé ici avant, et la peau sensible de ses genoux (du fait qu'il grandissait un peu plus chaque jour) lui rappelait qu'on ne pouvait pas échapper à la douleur. S'il suivait la logique, alors la mort, techniquement, était toujours possible. Harry n'avait jamais souhaité qu'il y ait une erreur dans sa logique auparavant. Il espérait qu'il avait tort.
« Qu'est-ce que je cherche, exactement ? » demanda-t-il en allongeant ses pas pour rester à niveau avec Bleys, sa frustration filtrant à travers sa voix, bien qu'il essayât de la retenir. Il avait dix ans à présent et il appréciait l'addition de taille, bien que Bleys marchait toujours facilement beaucoup plus vite que lui.
« Des biches, répondit courtement Bleys, ou des lapins. Tout ira. Je suis las du poisson. » Comme c'était étonnant. Ils avaient juste mangé du poisson pendant des semaines. « Essaie de suivre, Harry. Tu as de plus longues jambes à présent. Utilise-les » dit Bleys alors qu'il ajustait le carquois sur son dos. Harry adressa un regard noir au dos de l'homme. C'était de sa faute s'il était petit ! Bleys l'avait fait. Harry aimait avoir seize ans. Et être grand !
« Pourquoi n'utilisons-nous pas la magie ? » demanda Harry. Il devinait que la magie serait beaucoup plus facile que cette… méthode primitive de se procurer de la nourriture. Bleys avait appris à Harry comment attraper du poisson avec la magie. Pourquoi une biche serait-elle différente ? Bleys ne répondit pas. Harry haussa les épaules et suivit l'homme, vraiment perdu maintenant. Il doutait être capable de retrouver son chemin si le besoin se faisait sentir. Il ne pouvait pas apercevoir de points de repères quand tout ce qu'il pouvait voir était le dos de Bleys et quelques branches difformes au-dessus de sa tête. Il décida que Bleys lui dirait pourquoi il n'utilisait pas la magie quand il serait prêt. S'il était jamais prêt. Harry put voir quand l'homme trouva ce qu'il cherchait. Bleys se détendit dans une position accroupie et fit signe à Harry de se baisser à côté de lui. Il pointa à travers les buissons. Là, dans la clairière, il y avait une biche. Bleys encocha une flèche et la laissa voler. La biche sursauta et courut pour éviter la flèche. Donc, ce n'était pas aussi facile que le sous-entendait Bleys. Bien. Peut-être qu'alors il abandonnerait son idée d'armes et utiliserait la magie. Ca rendait tout tellement plus facile.
« Zut » murmura Bleys. Il se leva de sa position et fit signe à Harry de le suivre aussi discrètement que possible. Harry suivit Bleys pendant un moment jusqu'à ce qu'ils croisent une autre biche. Bleys fit signe à Harry d'essayer. Le garçon sortit une flèche et l'encocha comme Bleys lui avait montré auparavant. « Verrouille ton bras gauche » murmura-t-il. Harry suivit les instructions. « Tire en arrière. » Harry tira jusqu'à ce que Bleys l'arrête. Il regarda la biche le long de la flèche. Allait-il vraiment faire ça ? Bleys ouvrit une main et Harry suivit les instructions. La flèche quitta la corde et frappa la biche juste dans le cou. Bleys envoya une seconde flèche juste après Harry et sourit quand il vit l'animal tomber. Il quitta les buissons et sortit son couteau.
« Je ne pensais pas pouvoir le faire » dit Harry alors qu'il sombrait dans les buissons. Bleys haussa un sourcil alors qu'il nettoyait son couteau. « Je l'ai tué. » Harry s'assit et regarda les buissons autour de lui. Pourquoi est-ce que Bleys avait insisté pour qu'il fasse ça ? Bleys était le meilleur tireur.
« Est-ce que tous les garçons de ton époque sont si facilement dégoûté par la mort ? » demanda Bleys en déplaçant la biche dans une meilleure position. « C'est mieux pour la biche, à long terme. »
Harry se leva. « Comment est-ce mieux ? Elle est morte » demanda-t-il en laissant tomber l'arc. Il ne voulait plus l'utiliser. Il irait au supermarché, comme tout le monde.
« Mieux vaut une mort rapide que de mourir de faim, ne penses-tu pas ? » demanda Bleys en soulevant la biche. « Certains considèrent que c'est de la pitié. »
« Quoi ? » Harry était terriblement confus. Qu'est-ce que ça avait à voir avec quoi que ce soit ?
Bleys se rassembla et soupira. « Ne vous enseignent-ils rien de la manière dont fonctionne le monde ? » demanda rhétoriquement Bleys alors qu'il faisait signe à Harry de prendre les armes. Harry les rassembla avec reluctance et suivit Bleys qui retournait dans la direction générale du cottage. Bleys donnait l'air de quelqu'un qui se préparait pour une discussion difficile et qui n'était pas trop content pour ça.
« Les animaux vont continuer à se reproduire jusqu'à ce que quelque chose vérifie cette reproduction. La plupart du temps, l'homme le fait, que ce soit à travers la chasse ou d'autres moyens. Si les animaux n'étaient pas chassés, leur population exploserait, les conduisant à une mort lente par la faim ou par la maladie. » Bleys conduisit Harry à travers les bois et vers le cottage. Harry repoussa diverses branches de son visage alors qu'elles retournaient à leur place après que Bleys les ait poussées. Ce n'était pas marrant. Il détestait être petit. « Tout est une question d'équilibre. Quelque fois, une population devient indolente, malade et souffreteuse et doit mourir. Ca a l'air d'une terrible catastrophe, mais ça aide à la fin, car la génération suivante est plus forte, en meilleure santé et plus à même de s'adapter à de nouvelles demandes. Une fois qu'une population devient oisive, la suivante se lève pour prendre sa place. »
« Nous avons arrêté de parler de la biche, n'est-ce pas ? » demanda Harry. Quelque chose chatouillait l'esprit de Harry, faisant apparaître certains sorciers.
« Oui. Sais-tu de quoi je parle à présent ? » demanda Bleys en posant la biche derrière le cottage. « Va me chercher un seau d'eau. Sans magie. » Harry leva les yeux au ciel et ramena l'eau.
« Mon monde magique ? » devina Harry quand il revint du puit avec le seau demandé. Bleys l'accepta et sourit avant de retourner continuer son travail avec la biche.
« Exactement. Les sorciers sont devenus oisifs, faisant ce qui est facile plutôt que ce qui est juste. » Bleys commença à dépecer la biche, montrant à Harry des petits trucs qui rendaient le travail plus rapide et dont le garçon était sûr qu'il n'aurait jamais besoin à nouveau. « Ils permettent aux préjudices des autres de grandir et s'étendre, de colorer leur petit monde rangé de violence et de désespoir, puis se demandent comment les choses en sont venues à une fin si difficile. » Bleys secoua la tête alors qu'il commençait à couper la viande en lamelle. Harry se demanda comment il allait enlever le sang de ses vêtements. Il en était littéralement couvert, presque jusqu'aux sourcils. « Je trouve les sorciers de ton époque fascinants. Ils ont oublié quelque chose d'important au sujet du sorcier Merlin qui est si important pour eux » expliqua-t-il.
« Qu'ont-ils oublié ? » demanda Harry en se salissant les mains en suivant les instructions de Bleys. C'était intéressant mais aussi incroyablement dégoûtant en même temps. Harry se gratta le visage mais découvrit qu'il ne réussissait qu'à y étaler du sang. Beurk. Il voulait un bain chaud avec beaucoup de savon. Alden vint en bondissant hors de la maison et commença à renifler la paire alors qu'ils travaillaient. « Couché, Alden. » Alden s'assit et attendit patiemment que son humain ait fini avec sa tâche pour qu'ils puissent jouer. Il aimait jouer avec le petit et pouvait presque voir le bâton qu'il allait aller chercher.
« Merlin était un Sang-mêlé aussi » dit Bleys avec un sourire en se détournant du chien. « La plupart d'entre nous le sont. Nous ne sommes pas assez nombreux pour pouvoir nous marier entre nous. Tous mes élèves étaient des sang-mêlés. Les Sang-purs de ton époque, et bien, il me frappe comme désespérément réactionnaires. Seulement ceux qui souhaitent la décadence veulent marier leurs propres cousins. » Bleys eut un frisson théâtral. Harry eut un reniflement amusé et prit son paquet dans la maison, comme Bleys lui avait indiqué.
« Es-tu un Sang-mêlé ? » demanda Harry alors que Bleys entra derrière lui.
Bleys s'arrêta et considéra Harry quelques minutes. « Je ne suis pas vraiment sûr. Je n'ai jamais connu mes parents. J'ai grandi avec un gentil sorcier qui m'a accueilli quand j'étais assez jeune. Je me souviens vaguement avoir été seul, mais je ne peux pas me rappeler si c'était pendant longtemps ou quel âge j'avais quand c'est arrivé. Il m'a dit que j'étais un enfant magique et que je devais être entraîné. J'ai accepté. Je savais que je pouvais faire des choses étranges et j'ai accueilli la chance de le contrôler, parce que je n'avais pas de contrôle du tout avant ça. J'aime penser que je suis un sang-mêlé. Je ne peux pas imaginer un sorcier marié à une sorcière. » Harry sourit alors que Bleys commençait à remettre des choses à leurs places dans le petit cottage. Celui-ci le regarda avant de sourire à son tour. « Va jouer avec Alden, avant qu'il me rende fou avec ses reniflements. »
Harry regarda ses robes, puis Bleys. Il ne pouvait pas être sérieux. Il était couvert de sang, un peu comme son professeur. Il devait se laver avant. Bleys leva les yeux au ciel et fit un geste de la main. Le garçon pouvait être tellement vain avec son apparence quelque fois. Harry se trouva propre après le geste. Bleys le poussa vers la porte et la ferma derrière lui. « Ne reviens pas avant le coucher du soleil. Tu étudies trop ! » Harry discuta presque, mais décida que ça le ferait trop ressembler à Hermione. Alden sauta sur place à côté de lui, détachant presque sa queue tant elle remuait d'excitation.
« Va chercher un bâton » dit Harry avec un sourire. Il aimait le chien et se demandait s'il en prendrait un quand il serait plus vieux. L'animal avait une super personnalité. Alden bondit avec un aboiement joyeux et revint avec un bâton. Harry l'accepta et le lança pour le chien. Il commença à marcher alors qu'Alden se précipitait après son bâton. Bleys lui avait permis d'errer où il voulait, puisqu'il pouvait retrouver son chemin vers le cottage, aussi longtemps qu'il laissait des traces. C'était son esprit, après tout. Il laissa son esprit vagabonder alors qu'il marchait entre les arbres ombragés. Donc Bleys pensait que les sorciers modernes étaient oisifs et méritaient ce qui leur arrivait comme une sorte de contrôle extérieur ? Ca avait du sens, d'une certaine façon. Une façon très tordue. D'après ce que Bleys avait dit, il semblait que Voldemort n'était rien de plus qu'une maladie pour le monde magique. Est-ce que ça pouvait être vrai ? Et si oui, qu'est-ce que ça faisait de Harry ? Un remède contre la toux ? Il eut un sourire moqueur quand Alden revint et laissa tomber le bâton à ses pieds. Harry le lança à nouveau et continua à marcher.
Si ce que Bleys avait dit était vrai, est-ce que ça voulait dire que le mal continuerait de revenir, qu'importe combien de fois il était détruit ? Harry savait qu'il ne voulait pas que qui que ce soit d'autre traverse le genre de vie qu'il avait expérimenté. C'était trop dur. Ce n'était pas juste. Pourquoi une personne devrait-elle être la réponse à un problème aussi large ? Etait-ce comme ça partout, où une personne était responsable du destin de millions, ou est-ce que ça voulait juste dire qu'il était une partie de ce contrôle dont Bleys avait parlé ? Quelle était la différence entre la solution à un problème et le début du prochain ? Pourquoi Harry détruirait-il Voldemort, seulement pour voir un autre s'élever à sa place ? Il ne pensait pas qu'il pourrait continuer si c'était le cas. Harry se racla les méninges pour trouver une solution permanente à Voldemort. Il ne put trouver de réponse.
Il leva la tête et remarqua qu'il faisait plutôt sombre sous les arbres à présent. Etait-ce déjà le coucher du soleil ? Il semblait. Il fit demi-tour et rebroussa chemin vers la maison. Il pouvait rentrer à la maison comme Bleys voulait, sans faire appel à sa magie. Il en était sûr. Il regarda autour de lui. Alden n'était nulle part en vue.
« Alden ! Ici, mon garçon ! » Harry écouta les aboiements d'Alden. Le chien ne le laissait jamais longtemps dans les bois. En fait, il ne le laissait jamais vraiment, point. Ce canidé fou s'était même mis à dormir au pied de son lit, en fait carrément sur ses pieds à lui. La première nuit qu'il avait fait ça, ça avait causé à Harry son premier cauchemar de Sirius depuis plus de deux mois. La deuxième nuit, il devint une présence réconfortante. Aucun aboiement ne répondit à l'appel d'Harry. Ce n'était pas bon. Bleys le tuerait s'il perdait son chien. Ou il pensait qu'il serait tué. La température chuta alors que plus de lumière disparut. Le chant des oiseaux, qui avait été oublié dans le bruit ambiant, était remarquable par son absence. Les animaux s'étaient tous enfuis, mais pourquoi ?
« Harry Potter. C'est donc là que tu te caches. » Harry s'immobilisa en entendant la voix. Il ne pouvait pas être trouvé ici. C'était son esprit. Il ne voulait pas accueillir qui que ce soit ici qu'il n'aimait pas. « Je dois dire que tu as créé une jolie petite forêt ici. » Voldemort apparut de derrière un arbre et s'approcha d'Harry avec un air de satisfaction qu'il réservait habituellement pour ses Mangemorts. L'homme avait l'air identique, mais plus grand. Il fallait s'y attendre, considéra Harry. Il avait toujours l'air mi-serpent, mi-humain (une combinaison vraiment dégoûtante, selon Harry) et il lui adressait un sourire mauvais des plus étranges. « Tu as rapetissé. » Harry retint une remarque intelligente sur la constatation de l'évidence par Voldemort. Celui-ci tapota la tête d'Harry comme s'il trouvait qu'il était adorable. Si Voldemort était capable de considérer quelque chose adorable. Harry lutta pour ne pas frissonner au toucher. Il détestait que Voldemort le touche de quelque manière que ce soit. Au moins la douleur s'était arrêtée. Harry supposa qu'une exposition répétée au toucher de Voldemort l'avait insensibilisé à ses effets. « Pourquoi n'ai-je pas pensé à te rajeunir ? Je suis sûr que tu aurais été beaucoup plus facile à gérer pendant les leçons » dit Voldemort en tournant lentement autour de lui. Harry ne bougea pas. Voldemort considérait tout mouvement pendant qu'il ne regardait pas comme une forme de duperie et répondait violemment. Les résultats de la paranoïa n'étaient pas plaisants. « Donc, c'est à ça que ressemble ton subconscient. Intéressant. »
L'inconscient d'Harry ? Ca n'y ressemblait pas du tout. Harry ne créerait jamais quelque chose dans son esprit où il pourrait se perdre, encore moins tellement… détendu. La frivolité vous tuait dans sa vie. Il n'avait pas de temps pour ça. Ca, et il n'aimait pas se sentir perdu. Harry gardait sa pièce dégagée, juste au cas où. Il apparaissait aussi comme un adolescent de seize ans. Il ne penserait jamais à ressembler à un enfant de dix ans. C'était un âge tellement vulnérable. Il préférait de beaucoup seize ans. En fait, il pensait qu'il avait l'air plus vieux que seize ans dans son inconscient. Qu'est-ce que ça voulait dire ?
« Très bien, puisque nous sommes tous les deux ici, ayons une leçon » dit Voldemort en poussant légèrement Harry vers une clairière. Quelque chose n'allait pas. Quelque chose… mais Harry ne pouvait pas deviner quoi. « Te rappelles-tu le dernier sort que je t'ai appris ? » Harry acquiesça. « Sors ta baguette » ordonna Voldemort. Harry tata sa robe. Où était sa baguette ?
Harry pensa à la dernière fois où il l'avait vue. Ca avait été le masque. La dernière fois où il avait vu sa baguette était quand il avait essayé d'enlever le masque de son visage. Que lui était-il arrivé ? Elle avait juste disparue. Elle avait roulé sous les miroirs. Harry ne l'avait pas vue depuis. Il avait oublié, pour être totalement honnête avec lui-même. Il l'avait, à un moment, considérée comme vitale pour continuer son existence et l'expérience lui avait appris qu'être sans baguette c'était jouer avec sa propre vie. Ce nouveau fait le surprenait. Il n'avait pas besoin de sa baguette. C'était plus que ça. Il ne voulait pas de sa baguette. « Eh bien, mon garçon, où est-elle ? » demanda sèchement Voldemort.
« Je l'ai perdue, répondit Harry. Je n'en ai pas besoin ici. » Voldemort fit la grimace et leva sa baguette.
« Doloris ! » Le sort atteignit Harry et le rejeta contre un arbre. Il avait l'impression que ses terminaisons nerveuses se disloquaient du reste de son système nerveux et commençaient à marcher en rythme avec les battements de son cœur. Harry arqua son dos et lutta pour ne pas vocaliser la douleur qu'il ressentait. Il ne laisserait pas Voldemort gagner. Le sort s'arrêterait d'une seconde à l'autre. Voldemort ne le maintenait jamais longtemps. Il ne le maintiendrait pas longtemps. Combats-le, Harry. Harry se demanda d'où venait la voix. Repousse-le ! Plus facile à dire qu'à faire. Débarrasse-toi de la douleur. Bon sentiment. Maintenant, comment pourrait-il le faire ? C'était un sort impardonnable et ne pouvait pas être bloqué par un autre sort.
Voldemort ne levait pas le sort. Il ne le relâchait pas du tout. Au contraire, il commençait à être plus fort. Harry sentit du sang couler dans sa bouche. Il s'était mordu la lèvre. Il n'y avait plus rien pour retenir ses cris à présent. Repousse-le ! Oublie tes limites ! Harry ouvrit les yeux pour voir quelque chose d'étrange le couvrir. Qu'était-ce ? Repousse-le ! Et bien, ça avait un peu plus de sens que ce qu'il lui avait dit auparavant. Harry grogna et permit à sa magie de se rassembler au bout de ses doigts et derrière ses yeux. Ses lunettes étaient tombées à un moment dans le passé. Il ouvrit à nouveau les yeux (quand les avait-il fermés ?) et demanda à la magie de repousser l'autre magie. Il la sentit se rassembler une seconde avant de le laisser pour attaquer. Il fut surpris de découvrir que ça marchait. Il sentit le sort s'achever. Il hoqueta pour reprendre sa respiration. C'était douloureux de respirer, mais il était également douloureux de ne pas respirer. Ses yeux se fermèrent alors que les arbres noirs se fondaient en une clairière chaleureuse. Bleys se tenait là avec Alden à ses côtés. La dernière chose que vit Harry avant de s'évanouir fut le large sourire sur le visage de Bleys.
Pétunia était assise, sirotant le thé que son mari lui avait trouvé. Elle ne le savourait pas, mais ça lui donnait autre chose à faire que de parler avec Harry. Le professeur de Potion s'était installé dans une chaise de l'autre côté d'Harry, son… fils… à côté de lui. En tout cas, Pétunia pensait que le garçon était son fils. Ils agissaient tous les deux comme si c'était le cas. Remus Lupin ronflait toujours doucement en face d'Harry, pendant que Vernon s'occupait avec un livre qu'il avait trouvé quelque part dans l'aile. Paul était assis près de Pétunia avec une expression sombre sur le visage. Sensei l'imitait à côté du maître des Potions, l'homme qu'il appelait « Hadrien. »
« J'aimerai qu'il se réveille » dit Paul à Pétunia. Snape haussa un sourcil, mais ne commenta pas. « Il m'a dit qu'il finissait souvent à l'infirmerie. Comment le supportez-vous ? »
« Je ne le sais jamais avant qu'il ne soit sorti. Le directeur ne s'embête pas à me dire qu'il a été blessé. Il dit toujours des choses comme 'Harry était à l'hôpital, mais il va bien maintenant' dans les notes qu'il m'envoie. Même si je n'étais pas allée, j'aurais su. Cet homme le formule comme si c'était un grand accomplissement. Je me demande combien de fois Harry a fait quelque chose qui aurait pu sérieusement le blesser. » Elle reposa sa tasse et soupira. « Je veux toujours savoir. Je veux qu'il se réveille » dit-elle en prenant à nouveau la main d'Harry.
« Potter se réveillera quand il sera prêt » dit sèchement Snape en se tournant vers Draco pour lui murmurer quelques instructions à l'oreille. Draco l'ignora. « Désobéis-tu à un ordre direct au sujet de ta sécurité ? » demanda dangereusement Snape.
« Oui, monsieur » répondit Draco. Snape eut le meilleur regard noir qu'il put. Draco n'eut qu'un grand sourire. « Ca a arrêté de marcher sur moi quand j'ai eu huit ans » confia-t-il.
« Tu ne peux pas me blâmer d'essayer » dit Snape en se retournant vers Potter. Pétunia en était revenu à tenir la main de Potter. Comme c'était… mignon. Snape voulait s'étouffer. Potter absorberait probablement ça s'il était conscient. Toute la salle sursauta quand le garçon s'arqua soudain du lit. Snape reconnut immédiatement les signes. « Doloris » murmura-t-il à Draco. Il bondit de sa chaise et prit un des poignets d'Harry. « Tenez-le » ordonna-t-il sèchement à Paul de l'autre côté. « Dursley ! Venez là ! » Vernon s'approcha. « Prenez une de ses jambes et ne lâchez pas. » Paul prit une des jambes d'Harry pendant que Pétunia tenait son autre main.
« Qu'est-ce qui ne va pas avec lui ? » hoqueta Pétunia.
« C'est un sort de douleur intense, appelé le Doloris. C'est un Sort Impardonnable qui créé la pire douleur imaginable. La plupart des douleurs viennent des mouvements incontrôlés. » Ils tinrent Harry pendant que Snape comptait. Le sort devrait finir bientôt ou Potter n'aurait plus de cerveau. Le garçon continuait à se convulser, même après le temps normal pour le Seigneur des Ténèbres. Du sang coula d'un côté de sa bouche et il commença à hurler. Snape jeta un sort de Silence et pria pour qu'il tienne. Il avait convaincu l'autre médecin d'aller au lit. Il ne voulait pas qu'il se réveille. Trop de questions gênantes. Grand Merlin. Potter a de la chance d'être entier. Ce sort doit s'arrêter ! Harry continua de s'agiter jusqu'à ce que quelque chose, Snape n'était pas sûr de ce que c'était, traverse son corps en un sursaut. Harry retomba mollement sur son lit, du sang coulant d'un coin de sa bouche et de la sueur baignant son front. S'il était possible pour quelqu'un d'avoir l'air plus inconscient qu'auparavant, Potter y parvenait bien. Tout le monde relâcha sa prise. Vernon s'éloigna alors que le reste du groupe fixait Harry.
« Est-ce qu'il va bien ? » demanda Pétunia en lâchant le bras qu'elle tenait. Snape ressentit vraiment quelque chose poindre dans son cœur. De la compassion ? Ca ne pouvait pas l'être. Snape ne faisait pas de compassion. La compassion vous faisait tuer.
« Il est trop tôt pour le dire. Nous ne le saurons pas avec certitude jusqu'à ce qu'il décide de nous faire la grâce de sa présence » lui dit Snape. Il regarda le visage pâle de Draco. « Allonge-toi, lui dit-il en le poussant vers le lit le plus proche. « Tu as besoin de sommeil. » Draco ne discuta pas. Il pensa que l'image de Potter se tordant sur le lit resterait avec lui pour toujours. Snape agissait comme si Potter avait déjà traversé quelque chose comme ça auparavant. Un discret coup d'œil à son visage lui dit que sa supposition avait été juste. Snape sortit une fiole de sa poche. « Bois ça. Ca t'aidera à dormir. » Draco but la Potion de Sommeil sans rêve avec un signe de tête reconnaissant. Il ne voulait pas rêver de ça.
Snape prépara les sels comme d'habitude et plaça le linge sur la poitrine d'Harry. « Qu'est-ce que c'est ? » demanda Pétunia en le regardant.
« Quelque chose que j'ai dû créer pour lui quand il a commencé à avoir des visions du Seigneur des Ténèbres » répondit succinctement Snape. Il commença le massage de poitrine habituel, mais ça ne sembla que donner plus d'inconfort à Potter. Il releva le vêtement et regarda respirer le garçon. Au moins, tout allait bien ici. Le garçon respirait toujours. Avec de la chance, Potter serait toujours capable de penser.
« Des visions ? » demanda Pétunia. Combien de choses Harry et le directeur lui avaient-ils caché ? Plus important, comment avait-elle pu laisser Harry traverser ça tout seul ? De vieilles douleurs s'éveillèrent dans sa poitrine, mais elle les chassa avec violence.
« La cicatrice de Potter le connecte au Seigneur des Ténèbres, expliqua Snape. Celui-ci l'a découvert et envoie des images à Potter. Le garçon avait l'habitude de croire ce qu'il voyait. A présent, ce n'est plus le cas. » Snape se leva et regarda le garçon. « J'ai essayé de lui enseigner une technique pour stopper les visions l'année dernière, mais nous ne nous entendons pas très bien. Il n'a pas appris. Maintenant, il a cette compétence, donc ce doit être une vision particulièrement puissante pour que Potter sente même le sort, encore plus pour qu'il réagisse comme il l'a fait. » Pétunia fixa son neveu comme si elle le voyait pour la première fois.
« Depuis combien de temps est-ce que cela dure ? » demanda-t-elle d'une voix calme et ferme.
« Presque toute sa cinquième année » répondit Snape. Pétunia Dursley, il semblait, n'était pas une moldue à défier. En fait, si Voldemort lui-même était là, Snape mettrait son argent sur la Moldue. Elle était livide. Pétunia se retourna et marcha vers son mari.
« Tu ne diras plus un mot désagréable à ce garçon » ordonna-t-elle. Vernon Dursley releva la tête de son livre de surprise. « Jamais. » Vernon savait qu'il était juste intelligent pour gérer une entreprise, fixer une poignée de porte, complimenter la cuisine et le look de sa femme quand il avait besoin. Il savait aussi que sa femme pouvait le rendre parfaitement misérable si elle l'avait décidé. Il semblait qu'elle était proche d'accomplir une telle action. Il acquiesça nerveusement et retourna à son livre. Il supposa que toutes les techniques de provocation étaient également hors limite. Et bien, il traiterait le garçon comme un invité. Ce ne serait pas difficile. Quelques vagues questions au dîner et puis le laisser à ses propres affaires.
Pétunia revint vers le lit et fit face à Snape. « Je veux savoir tout ce que le directeur ne m'a pas dit, tout ce qui est arrivé et à qui Harry a parlé. Je veux aussi savoir s'il existe d'autres écoles ma… heu, magiques pour finir l'éducation de Harry. » Les sourcils de Snape s'élevèrent, alors qu'il prit conscience de son air déterminé. Elle était complètement sérieuse. Dieu. C'était un changement dans les évènements.
« Ca pourrait prendre un peu de temps » la prévint-il. Un rapide coup d'œil autour de lui lui indiqua que tous ceux qui étaient réveillés étaient prêts à entendre quelques trucs sur Potter. Le garçon le détestait déjà. Ca ne pourrait pas être pire s'il trahissait un peu de la confiance du garçon. En fait, il n'avait aucune obligation de garder aucun secret. Il traiterait ça comme une réunion parents/professeurs. Si le garçon avait des plaintes à formuler, il les ignorerait, comme il le faisait d'habitude. « Potter a eu quelques aventures depuis qu'il est venu à l'école. La plupart ont mis en danger sa vie au moins une fois, ainsi que la vie d'autres personnes. »
La chaleur s'infiltrait en lui. Elle la couvrait, nettoyait sa nuque. Il essaya de se tourner, mais découvrit que ses membres ne coopéraient pas avec ses intentions. Il força ses yeux à s'ouvrir. Tout était flou. Une forme familière était près de lui, versant quelque chose dans une baignoire. Harry déplaça ses yeux de l'homme qu'il ne pouvait pas vraiment distinguer vers l'eau. Pourquoi était-il dans une baignoire ? Attendez un moment. Il y avait quelque chose dans l'eau, quelque chose qui flottait. Des feuilles ? Une autre poignée fut ajoutée à l'eau. Ce fut alors qu'Harry réalisa qu'il avait mal. Il avait mal comme si tous ses os et tous ses organes internes repoussaient en une fois, encore et encore. Harry entendit quelqu'un gémir et l'homme le regarda. Qui était-ce ? L'homme agita une main devant le visage d'Harry et un sentiment plaisant entoura son esprit. Il avait chaud, il était en sécurité et se sentait remarquablement à l'aise. Ses yeux se fermèrent à nouveau au son d'un autre seau d'eau étant versé sur lui.
Il se réveilla au son d'un feu. Quelqu'un le touchait. « Détends-toi » dit une voix chaude alors que la main s'aplatit pour garder Harry en place et sans bouger. Il semblait qu'il souriait. « Tu n'es pas encore bien. » Harry ouvrit les yeux alors que la main commençait à masser sa poitrine.
« Bleys ? » murmura Harry. Ugh. Il avait l'impression d'avoir des lames de rasoirs en travers la gorge. Il grimaça et sentit de petites piqûres d'épingles en travers de son visage. Bleys quitta le côté d'Harry et disparut quelques secondes. Il revint avec un petit bol.
« Ouvre la bouche. » Bleys plaça un doigt légèrement sur le menton d'Harry et poussa vers le bas. Harry combattit une autre grimace et fit comme Bleys demandait. Son professeur versa quelque chose de chaud et d'épais, avec la consistance du miel, dans sa gorge. « N'avale pas. Laisse le agir. » Bleys versa quelque chose hors d'un autre bol en bois qu'il avait apporté. Il massa le truc sur la poitrine d'Harry. « Détends-toi juste. » Harry sentit le liquide dans sa bouche commencer à glisser le long de sa gorge, l'étranglant légèrement avant de se déplacer. Il soupira de soulagement alors que le truc laissa une trace d'insensibilité derrière lui avant d'atteindre son estomac. Snape pourrait prendre des leçons pour rendre les potions bonnes. Ca avait été doux, presque au goût vanille. Bleys se leva et se déplaça vers le front d'Harry. « Ferme tes yeux. » Harry ferma ses yeux avec obéissance et les mains de Bleys commencèrent à frotter quelque chose sur son visage.
« Qu'est-ce que tu fais ? » murmura Harry.
« Je te fais un massage. Tes muscles ont besoin d'aide. Tu as tiré un certain nombre d'entre eux et t'es blessé » lui dit Bleys alors qu'Harry sentait ses doigts voyager sur son visage. « Tu as probablement mal de la tête au pied. » Harry réalisa que Bleys avait raison. Il avait mal presque partout. Il semblait qu'il avait eu plusieurs tours avec… Attendez un moment. Harry ouvrit ses yeux et redressa vivement la tête pour se regarder.
« Où sont mes vêtements ? » demanda Harry alors que Bleys forçait sa tête à reposer sur la table. Il était couvert d'une serviette sur les zones vitales, mais c'était tout.
« Comment pensais-tu que j'allais faire ça ? » Harry ne fit que fixer Bleys. « Ce n'est rien que je n'ai jamais vu avant. » Harry grimaça quand il sentit une rougeur se répandre sur lui. « Est-ce que tout le monde est aussi prude de là d'où tu viens ? » demanda Bleys avec un sourire moqueur.
« Principalement » répondit Harry alors que Bleys le faisait tourner pour commencer sur son dos. Bleys glissa un oreiller sous la tête d'Harry et lui ordonna de ne pas bouger. « Tous ceux que je connais. » Le dernier mot se transforma en grognement alors qu'un nœud qu'Harry n'avait pas su exister était délié. « Oh, c'est merveilleux » dit-il à Bleys, l'embarras momentanément oublié alors qu'il sentait quelque soulagement de la douleur dans laquelle il était. Que s'était-il passé pour causer autant…
« J'avais compris. Tes gens m'apparaissent comme très étranges, mon enfant » Bleys bougea plus bas sur le dos d'Harry, terminant les tentatives d'Harry de penser à la cause de sa douleur.
« Et bien. » Harry s'arrêta pour mordre ses lèvres alors que Bleys travaillait sur un endroit douloureux. « Je trouve étrange – aïe ! – d'avoir un homme que je considère comme un professeur me faire un massage. » Bleys gloussa et massa plus d'huile dans les muscles d'Harry. « Je pense que ce muscle va bien » dit-il avec une trace rose sur les joues. Tous ces contacts étaient étranges. Harry s'habituait toujours à l'affection qu'Hermione et Madame Weasley lui donnaient quand il était avec la famille Weasley ou à l'école. Il avait remarqué que Monsieur Weasley s'était arrêté en plein mouvement une ou deux fois dans ce qui ressemblait suspicieusement à une embrassade (il avait vu Ron et son père en échanger de rapides). Même Sirius avait aimé le prendre dans ses bras. Ce n'était définitivement pas quelque chose à laquelle il était habitué dans son ancienne vie, mais même Tante Pétunia commençait à le serrer dans ses bras. Est-ce que toute cette affection physique, les embrassades et les tapes, était normale, ou est-ce qu'Harry était celui qui était bizarre ?
« Tu me laisses juger, d'accord ? Je ne voudrais pas manquer quelque chose qui pourrait causer une blessure sérieuse plus tard » dit Bleys en bougeant le long des jambes d'Harry. Celui-ci décida qu'il ne dirait jamais à personne tout ceci. La presse en ferait ses choux gras. Les yeux d'Harry se fermèrent alors que Bleys délia plusieurs muscles.
« Que s'est-il » le visage d'Harry se fendit d'un large bâillement « passé ? » Bleys gloussa alors qu'Harry luttait pour rester éveillé.
« Tu t'endors ? » Bleys avait progressé jusqu'aux pieds d'Harry. Harry décida que tout le monde sur terre méritait un massage des pieds. C'était merveilleux.
« Peut-être » répondit Harry alors qu'il sentait son corps se détendre. Il avait posé une question à Bleys, mais ne pouvait s'en rappeler. Ca ne pouvait pas être terriblement important, n'est-ce pas ?
« Vas-y. L'antidouleur que je t'ai donné aurait dû te faire dormir il y a quelques minutes. » Bleys essuya sa main sur une serviette et regarda Harry. Les yeux du garçon se fermèrent et restèrent comme ça, bien qu'il ne dorme pas. Bleys enveloppa les couvertures autour d'Harry et le souleva de la table. Harry sentit le chatouillement de la magie et sut que Bleys utilisait un sort pour permettre une douce transition.
« Tricheur » dit Harry en s'appuyant contre Bleys, ressentant la chaleur de la couverture, les bras forts autour de lui et l'odeur des herbes de cuisines sur ses vêtements. C'était très réconfortant. L'étrange sentiment d'avoir un père parcourut à nouveau Harry. Bleys posa Harry sur le lit et arrangea les draps autour de lui, comme s'il essayait de s'assurer que l'adolescent ne bougerait pas du lit, ou ne tomberait pas comme il avait réussi à faire le premier jour.
« Dors bien, mon enfant. Tu l'as mérité. » Harry sourit alors que l'homme s'agitait avec une couverture et il commença à s'endormir au son de Bleys chantant quelque chose dans une langue étrangère dans sa barbe. Harry s'inquièterait de cette réponse qu'il cherchait quand il se réveillerait. Il sentit Alden sauter sur son lit et tourner trois fois avant de s'installer à ses pieds. Le dernier confort était en place et Harry oublia le monde autour de lui. Il allait avoir quelque sérieux temps de sommeil.
Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
Dans ce domaine, je vais commencer une traduction d'une fic sur Naruto et Cyzia ne peut pas être ma bêta sur ce projet. Je recherche donc quelqu'un pour me relire, en sachant que l'histoire deviendra Yaoi plus tard, histoire de prévenir ceux que les relations homo gêneraient. Des personnes intéressées ?
