Bonjour à tous!
Je suis vraiment désolée pour le retard conséquent de ce chapitre mais j'ai eu très peu de temps pour écrire ces dernières semaines. Avec mon nouveau travail j'ai l'impression que je ne fais que métro-boulot-dodo. Donc malheureusement je prends du retard sur toutes mes fics…
En tout cas je tien à vous remercier tous pour vos reviews qui m'ont beaucoup encouragées.
Pour ceux qui suive la fic Changement de genre, le chapitre 4 est en cours d'écriture, j'en ai écrit 1/10ème environ. Je vais essayer de le terminer le plus vite possible.
Bonne lecture.
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Les Ténèbres lui vont si bien
Chapitre 35: Vivere Pro Servitudo.
Assise dans un fauteuil, Gabrielle regardait Harry avec tristesse. Quatre jours étaient passés depuis son sauvetage. Quatre jours d'une insupportable attente. Harry était tombé dans le coma pendant ses soins et n'avait depuis pas montré signe de réveil. Son corps et son esprit avait été repoussés dans leurs retranchements sous les tortures folles d'Albus Dumbledore. C'était un véritable miracle qu'avec tout ce qu'il avait subi, son bébé soit encore en vie et en bonne santé.
Les médicomages, quant à eux, se refusaient à donner un pronostic sur son éventuel réveil. Si physiquement il semblait aller bien, ses blessures ayant été soignées, les dommages causés sur le plan psychique étaient plus difficiles à quantifier. Harry restait résolument enfermé dans son propre esprit. Le seul élément positif qui était intervenu depuis le secours du jeune homme était que le Seigneur des Ténèbres était enfin parvenu à créer un nouveau médaillon. Le sommeil d'Harry n'était donc plus perturbé par la douleur causée par sa cicatrice. Les chances de réveil s'en étaient vues augmentées malgré l'incertitude toujours présente.
La présence du médaillon avait aussi enfin permis au maître de venir voir son compagnon, ce qui, faute de provoquer une quelconque réaction chez Harry, avait un peu calmé les nerfs de l'homme. Depuis quatre jours, le Seigneur des Ténèbres était d'une humeur massacrante. Les doloris pleuvaient au moindre faux pas. Les ennemis qui se faisaient capturer ne survivaient pas plus de quelques heures tant ils étaient torturés. Et en règle générale tout le monde marchait sur des œufs en sa présence afin d'éviter de déclencher sa fureur. Ce retour brutal à ses anciennes habitudes de management avait permis à chacun de constater à quel point la présence d'Harry Potter à ses côtés avait pu apaiser le maître. Même les plus sceptiques quant à leur Prince en venaient peu à peu à espérer son réveil le plus rapidement possible.
De son coté, Gabrielle s'en voulait beaucoup. Le poids de la culpabilité ne la quittait pas. Et le pire pour elle était que personne ne lui avait reproché ce qu'il s'était passé. Pas même le maître. Elle s'était attendue à ce qu'il la tienne responsable de l'enlèvement car c'était par sa faute qu'Ethan avait pu approcher Harry sans problèmes. Mais il n'en avait été rien. Le Seigneur des Ténèbres l'avait félicité pour son courage et son sang-froid face au traitre, que c'était grâce à elle qu'Harry avait été retrouvé. Il lui avait signifié de se remettre sur pieds pour reprendre au plus vite le combat. Elle n'y comprenait rien. Pour elle, son rôle dans ce gâchis était pourtant très clair. Mais elle était apparemment la seule à le voir.
Face à son refus à admettre cette situation, son père lui avait demandé de dépasser sa culpabilité et d'accepter qu'Ethan l'ai manipulé depuis le début. D'accepter d'être, elle aussi, une victime. Chose plus facile à dire qu'à faire mais à laquelle Gabrielle tentait de parvenir tant bien que mal pour continuer à avancer. Gaby se devait de devenir plus forte pour que le moment venu elle puisse se faire entièrement pardonner auprès d'Harry et racheter son honneur.
Alors chaque jour, Gaby passait des heures au chevet de son Prince. C'était bien la seule chose qu'on l'autorisait à faire d'ailleurs. Son état de santé ne s'était pas arrangé au point de lui permettre de se déplacer à sa guise. C'était tout juste si elle parvenait à faire le trajet entre sa chambre et celle d'Harry appuyée contre un mur et soufflant comme une asthmatique en crise. Son combat avait fait des dégâts et le moindre trajet un peu long la drainait de toutes ses forces. Quand elle n'était pas aux côtés du Prince, elle se reposait dans sa chambre sous la surveillance de son père et le contrôle médical d'une infirmière.
Elle n'était d'ailleurs pas la seule dans ce cas. Ronald Weasley et Hermione Granger n'en menaient pas large non plus. Assis un peu plus loin, à veiller eux aussi sur leur ami, les deux jeunes étaient encore en stade de rémission. Ils avaient tous deux passé un très long mois entre les mains de Dumbledore qui leur avait fait clairement comprendre quel était le prix à payer lorsqu'on le trahissait. Si la jeune femme était à présent presque guérie, cela ne faisait que depuis ce début de matinée que le roux avait l'autorisation de sortir temporairement de son lit d'hôpital. Si le jeune homme parvenait à tenir debout, il n'en restait pas moins qu'il était d'une pâleur inquiétante. Mais tout comme Gabrielle, les deux Griffondors étaient butés. Le staff médical s'était vu contraint de les laisser sortir sous leur insistance à voir Harry.
De légers coups portés à la porte de la chambre sortirent les trois jeunes du silence dans lequel ils s'étaient laissé tomber. Gabrielle se redressa légèrement, s'arrachant à la contemplation d'Harry.
- Entrez. Dit-elle.
La porte s'ouvrit, laissant entrer Draco, Pansy et Blaise. Gaby se souvint alors que c'était en effet les vacances de noël et que les élèves de Poudlard rentraient chez eux pour passer les fêtes en famille. Mais si elle était contente de voir ses anciens camarades d'école, ce n'était pas le cas de Ron et Hermione qui montraient clairement leur hostilité à cette intrusion.
- Qu'est-ce que vous faites là, vous? Cracha Ron.
- Nous venons rendre visite au Prince. Rétorqua Draco, du venin dans la voix.
- Allez-vous-en! Vous n'avez rien à faire ici!
- C'est plutôt vous qui devriez partir. Nous avons parfaitement le droit de venir rendre visite au Prince contrairement à vous.
- Harry a besoin de ses amis auprès de lui. Pas de sales serpents dans votre genre!
Voyant la situation dégénérer, Gaby se leva brusquement combattant un léger vertige dû à la rapidité du mouvement. Les propos du roux commençaient sérieusement à lui taper sur les nerfs, et pas qu'à elle d'ailleurs à en juger par les trois nouveaux venus qui semblaient sur le point de sortir leur baguette pour en découdre.
- Ça suffit! Cria-t-elle attirant l'attention de tous. Toi! Dit-elle en pointant du doigt Ron qui eut un léger mouvement de recul face à la colère soudaine de la jeune femme. Je te ferai signaler qu'Harry vit ici depuis plusieurs semaines et que, que cela te plaise ou non, il s'est fait de nouveaux amis. Amis dont Pansy, Draco et Blaise font partie.
- Mais… Tenta de protester cette fois Hermione avant de se ratatiner sur elle-même sous le regard qu'elle reçut.
- Mais rien du tout! Mettez-vous donc dans la tête que vos préjugés sur les Serpentards ne sont que ce qu'ils sont, des préjugés. Il n'y a ici que des amis d'Harry. Si vous ne pouvez pas l'accepter alors sortez d'ici immédiatement. Suis-je assez claire?
Ron et Hermione baissèrent la tête d'embarras en marmonnant leur accord à voix basse. Les deux Griffondors avaient du mal à admettre que leurs anciens ennemis d'école étaient finalement devenus amis avec Harry. En quelques semaines, ils avaient l'impression d'avoir en quelque sorte perdu leur place auprès d'Harry. Certes ce derniers les aimait toujours, ayant inconsidérément suivit Ethan Zambini dans un piège pour les retrouver. Mais cette place qu'ils occupaient dans le cœur et la vie d'Harry était maintenant à partager avec les personnes les plus insoupçonnables. Harry Potter et Draco Malfoy ayant une conversation amicale ou même seulement des rapports civilisés ensemble était jusque-là impensable. Cependant leur absence auprès de leur ami avait été assez significative et ils ne pouvaient en aucun cas reprocher à Harry de s'être fait de nouveaux amis, ni que ces derniers soient des Serpentards. Surtout que sur ce dernier point le choix se révélait assez restreint car, quoi qu'on en dise, Serpentard restait la principale maison de Poudlard d'où provenaient les mangemorts.
De leur côté, les nouveaux arrivant s'étaient mis à ricaner de les avoir vu se faire gronder par Gabrielle mais reprirent vite leur sérieux en avisant le regard meurtrier de Gaby sur eux.
- Quand à vous! Continua Gaby en direction des trois Serpentards cette fois. Je vous rappelle que vous vous trouvez dans une chambre médicalisée, la chambre du Prince qui plus est. Si jamais l'idée stupide de sortir vos baguettes pour engager le combat, surtout pour une raison aussi puérile, dans cette pièce, je vous ferai regretter d'être venus au monde. Et ce, dans l'hypothèse que le Seigneur des Ténèbres ne vous soit pas tombé dessus avant.
Les trois concernés pâlirent aussitôt, imaginant parfaitement ce que leur maître pourrait leur faire subir s'ils faisaient du grabuge dans la chambre du Prince. Même depuis Poudlard ils avaient eu vent des colères spectaculaires et destructrices du Seigneur des Ténèbres. Enfants de favoris ou pas, si les trois jeunes se battaient dans la chambre du Prince la punition serait plus que douloureuse.
- Vous devez vous aussi accepter que Ron et Hermione soient les amis d'Harry et qu'au même titre que vous, ils s'inquiètent pour lui. Continuait Gabrielle dans sa lancée. Alors vous allez tous vous comporter aussi civiquement que possible. Compris?
- Oui, Gaby.
- Oui.
- Compris.
Ayant tous été remis à leur place par une Gabrielle passablement énervée, un semblant de calme s'installa. Chacun se trouva un siège dans un silence quasi religieux repensant aux paroles de la jeune femme. Ils réalisaient que tous étaient devenus des amis d'Harry et tenaient autant les uns que les autres au jeune homme. Il leur faudrait apprendre à accepter ces anciens ennemis d'école pour le bien d'Harry qui, maintenant plus que jamais, avait besoin de leur soutiens à tous. Voyant que son intervention avait porté ses fruits, Gabrielle se laissait retombée sur sa chaise soudain très lasse.
- Comment va-t-il? Demanda Pansy en regardant le visage pâle du Prince.
- Il est dans le coma. Répondit Gaby. Il n'a aucune réaction depuis qu'il a été secouru.
- Et ils disent quoi les médicomages?
- Qu'ils ne savent pas quand Harry se réveillera… Ou s'il se réveillera…
- Il le fera. Intervint Ron avec détermination.
- Comment en être sûr? Demanda Blaise, étonné par la certitude du roux.
- Harry est un battant. Je le connais. Il ne laissera pas tomber aussi facilement.
- Ron a raison. Il a toujours voulu une famille. Et il va l'avoir. Son plus grand rêve est en train de se réaliser. Il va se battre.
- J'espère que vous dites vrai…
- Et… Draco hésita un instant. Est-ce que c'est vrai que… le bébé va bien?
- Oui. C'est bien la seule bonne nouvelle qui ressort de cette histoire.
Un silence s'installa laissant chacun à ses questions et ses inquiétudes. Aucun d'entre eux n'aurai cru le professeur Dumbledore capable d'une telle cruauté. Son obsession à vouloir garder à tout prix Harry sous son contrôle l'avait conduit à prendre des risques inconsidérés pour la vie du jeune homme. Devant le jeune allongé dans le coma, la vie qui grandissait toujours dans son ventre, seule l'impression d'un immense gâchis restait.
Les six jeunes restèrent au chevet du blessé encore une heure, jusqu'à l'arrivée du groupe de médicomages chargés de soigner le Prince. Ron et Hermione, sous escorte mangemort sans laquelle ils n'étaient pas autorisés à se déplacer dans le château, furent reconduits dans leurs chambres. Les quatre Serpenrtards restèrent un moment dans le couloir avant de se séparer.
- On se voit demain alors.
- Oui. Tu es sûre que tu te sens en forme Gaby.
- Je vais très bien.
Draco parut septique mais ne répondit rien acceptant la fierté de la jeune femme et son souhait de ne pas se montrer faible devant ses amis. Les quatre jeunes se saluèrent et Draco et Pansy partirent de leur côté avant de s'arrêter en voyant que Blaise ne les suivait pas.
- Blaise? Tu ne viens pas?
- Non. Partez devant. Je dois parler à Gaby.
Le regard du jeune homme leur fit comprendre qu'il avait quelque chose d'important à faire. Pansy et Draco, se doutant du sujet que voulait aborder leur ami avec Gaby, laissèrent les deux jeunes seuls.
- Est-ce que je peux te raccompagner? Demanda le jeune homme une fois qu'ils furent seuls dans le couloir.
- D'accord.
Gaby aurait préféré rentrer seule. Elle se sentait fatiguée et savait que son ami s'en rendrait compte avant même d'arriver dans les appartements qu'elle occupait. Bien qu'elle ne voulait pas qu'on la voit comme cela, elle savait aussi de quoi voulait lui parler Blaise. Elle se doutait qu'à un moment ou un autre le jeune homme voudrait des explications sur son cousin Ethan.
Les deux jeunes se mirent en route. Leur allure était assez lente et Blaise voyait clairement que la jeune femme peinait un peu sous l'effort qu'une simple marche lui demandait. Mais il ne dit rien, sachant qu'elle était bien trop fière et bornée pour ne serait-ce qu'accepter un bras pour l'aider à avancer. Et Gabrielle lui en fut très reconnaissante. Une fois arrivés à destination, ils s'installèrent sur le canapé et Blaise prit aussitôt la parole.
- Gabrielle. Je voudrais que tu saches que je suis au courant de tout ce qu'il s'est passé avec Ethan. Ton combat avec lui. Et aussi que c'est ton père qui l'a tué.
- Blaise, je…
- Non, laisses-moi finir. La coupa-t-il. Mon cousin était un traitre. Je ne te tiens aucun grief pour ce qui est arrivé. Je ne suis pas là pour te parler de ça. Ce que je voulais te dire, c'est que… Gaby, tu n'as rien à te reprocher. Ethan est le seul responsable de l'enlèvement du Prince. Toi, tu n'y es pour rien.
Blaise se plaça face à face avec Gabrielle et inclina solennellement la tête devant elle.
- Je suis venu te présenter, au nom de la famille Zambini, nos plus sincères excuses pour les actes inadmissibles d'Ethan. Son comportement nous a couverts de honte.
Gabrielle regardait, émue, son ami. Lui non plus ne lui en voulait. Il s'excusait même.
- Relèves-toi Blaise. Tu n'as aucunes excuses à me faire. Ethan a agi de son propre chef. C'est moi qui ai été trop stupide pour me laisser avoir comme ça.
La dernière phrase avait été dite sur un ton empli de honte et de tristesse. Blaise attrapa doucement la main de la jeune femme pour la réconforter.
- Arrêtes de te culpabiliser, tu te fais du mal. Nous savons bien que plus une personne est proche de nous plus il est facile pour elle de nous trahir. Moi non plus je n'ai rien vu venir. J'étais bien trop content de te voir entrer dans la famille.
Gabrielle laissa échapper un rire en entendant cela.
- Tu aurais été mon cousin préféré, Blaise.
- Et toi ma cousine préférée. Ajouta le jeune homme en prenant la jeune femme dans ses bras.
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Lucius se tenait droit sur son fauteuil, fier et calme comme à son habitude. Du moins en apparences. La réalité était que même lui avait bien du mal à grader contenance ces temps-ci en présence du Seigneur des Ténèbres. Pourtant il avait parfaitement accompli sa mission. Il avait enfin découvert les intentions du professeur Dumbledore avers Harry Potter. Et c'était bien pour ça que son Maître, qui feuilletait les dits documents, risquait d'exploser de rage à tout moment.
Tout à sa lecture, Tom ne prêtait guère attention à la nervosité de son mangemort. L'importance de ce qu'il lisait l'avait coupé de tout ce qui se passait autour de lui. Plus il avançait dans sa lecture plus le besoin de torturer quelqu'un, de préférence Dumbledore, augmentait dangereusement.
… L'emprise psychique du cercle incantatoire est plus insidieuse qu'un sortilège d'impérium. Le sujet soumis à l'incantation obéit aveuglement à la personne choisie sans possibilité de s'en soustraire par sa propre volonté…
… Contrairement à l'impérium, il n'y a pas besoin de maintenir le sujet sous un contrôle constant. Nous pouvons prendre pour exemple le cas du Dr Niels Freshman qui est parvenu en 1621 à réaliser un rituel incantatoire proche de la perfection. À la fin de vie du Dr Freshman, la servitude du sujet est restée intacte malgré que son maitre ait perdu la raison et, par la suite, a perduré 12 ans après la mort du docteur, le sujet continuant à entretenir la demeure Freshman sans jamais ressentir le besoin ni l'envie de partir…
… Le corps du sujet étant soumis à une très forte pression, le rituel incantatoire ne peut être effectué sans douleur. Des hémorragies mineures sont à attendre, cependant il est à noter que le sujet ne meurt que rarement au cours du processus s'il est en bonne santé et que le rituel est correctement effectué…
… Quelques effets négatifs peuvent survenir suite à l'incantation tels que des migraines, une diminution voire une perte de la vue, des amnésies totales ou partielles pouvant être permanentes ou encore une perte de certaines capacités mentales pouvant aller dans des cas extrêmes à une débilité profonde…
« Ce salopard va payer. » Ce fut tout ce que pu penser Tom découvrant en quoi consistait l'incantation de servitude utilisée par Dumbledore pour ramener Harry à sa cause. Ce vieux fou avait osé tenter quelque chose d'aussi risqué et violent pour prendre le contrôle du jeune homme. Nul doute que les renforts étaient arrivés à temps sans cela leur enfant n'aurait pas survécu et Harry serait devenu un Cracmol. Ce vieux malade avait délibérément mis en danger la vie de son compagnon et de son enfant. La force du rituel aurait forcément tué le bébé s'il avait été mené à terme. De toute manière, la mort de leur enfant devait très certainement être un petit bonus que Dumbledore avait prévu dans ses plans.
Bien qu'il haïsse Dumbledore de chaque fibre de son être, Tom savait aussi reconnaitre sa responsabilité dans ce qui était arrivé. Malgré une tentative d'avortement échouée et une autre d'enlèvement dans son propre château, il avait quand même baissé sa garde et son vieil ennemi en avait profité. Tom était passé à deux doigts de perdre son fiancé et leur enfant, et, même après leur secours, il était bien incapable de dire que ces derniers étaient sains et saufs. Son jeune amant était plongé dans un coma profond et aucun des médicomages travaillant pour lui n'étaient capable de lui fournir un pronostic précis.
Il était constamment énervé mais pouvoir enfin se rendre au chevet du jeune homme lui avait fait du bien. Dans un temps record, Tom avait réussi à recréer un médaillon de protection. Il pouvait à présent approcher Harry sans que ce dernier, même dans son coma, ne soit affecté par leur lien mental. Et alors qu'il se sentait un peu plus apaisé d'avoir pu voir et toucher son amant, Lucius faisait son apparition avec en poche les fameuses informations qu'il avait trouvé sur le rituel. Le peu de calme qu'il avait réussi à trouver s'était évaporé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Le rituel Vivere Pro Servitudo était une manière abjecte de contrôler une personne. Et bien qu'il ait lui-même plus d'une fois utilisé l'Impérium pour infiltrer les lignes ennemies, il supportait mal que ce soit son propre fiancé qui ait fait les frais de ce genre de méthodes. Harry, malgré ses capacités naturelles à combattre une emprise mentale telle que l'Impérium, n'aurait pu résister à cette incantation. L'incantation avait pour but de détruire la personnalité de la personne qui y était soumise pour la transformer en un être servile et incapable de la moindre opinion propre. Le pire pour Tom était de ne pas savoirs le rituel allait avoir ou non des effets sur Harry à son réveil. Que ferait-il si le jeune homme jurait allégeance à Dumbledore? Devrait-il enfermer son amant? Le protéger de lui-même pour préserver la vie de leur enfant?
Son mariage et sa future paternité étaient remis en question. Tout avait basculé si vite qu'il ne savait plus comment régir. Gérer l'inquiétude et l'attente liées à l'état de santé de son compagnon était un nouveau sentiment qu'il découvrait bien malgré lui. Mais si l'avenir devenait tout à coup rempli d'incertitudes, il restait quelque chose qu'il devait faire. Une contre-attaque à la hauteur de l'affront que venait de lui faire Dumbledore.
- Lucius. Siffla-t-il d'un ton féroce.
Le mangemort sursauta imperceptiblement, craignant de subir la colère de l'autre homme. Le flamboiement dans les yeux carmins qui le fixaient était plus qu'inquiétant. Lucius garda tout de même un semblant de calme, se disant que si le Seigneur des Ténèbres avait voulu le torturer, il l'aurait déjà fait.
- Oui maître?
- Appelle tous les favoris. Je vous veux en salle de réunion dans la demi-heure.
- Bien maître.
Lucius s'inclina respectueusement et quitta rapidement le bureau de l'homme. Si une réunion d'urgence était demandée, cela ne voulait dire qu'une chose. Ils allaient bientôt partir au combat.
À suivre…
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Voilà. Bon, chapitre très court j'en conviens mais c'est le chapitre préparatoire à la suite. Je vous promets que le prochain chapitre sera plus long et plus… mouvementé!
En tout cas, j'espère que ce 35ème chapitre vous a plu ^^ (Plus que 10 !) J'attends vos reviews avec impatience!
À bientôt!
