Voilà le chapitre 37... On attaque donc un nouveau volet avec celui-ci. Nakamaru et sa petite bande sont encore à l'honneur, mais ça changera, ne vous ne faites pas :). Merci de suivre toujours et de laisser des petits commentaires :)

Et pour celles à qui il prendrait l'envie de me lancer des haches, sabres ou plus sobrement de m'étrangler, je vous annonce que Shimono se propose de me servir de garde du corps, alors pas de blagues sinon je vous l'envoie XD. Enfin, elle a dit que c'était jusqu'à temps que je finisse les fics, comme elle veut la fin... Mais ça veut dire qu'après... Gloups ! XD

Il n'y a probablement rien de plus agréable que de se réveiller le matin, même tôt, et de voir le visage de la personne que l'on aime juste à côté de soi. C'est la première chose que l'on voit. Que pourrait-il y avoir de mieux que cela ? Nakamaru ne voyait rien de mieux, en tout cas... Et depuis 10 minutes, il observait Tetsu allongé à côté de lui, qui dormait paisiblement... Il avait bondi sur le réveil quand il avait sonné, et fort heureusement, il avait éteint avant que le bassiste ne se réveille... C'était un spectacle dont il ne se lassait pas, à dire la vérité... C'est donc à contrecoeur qu'il dut finir par se lever, en rouspétant pour lui-même que la vie était mal faite et qu'il serait bien resté au lit encore un peu. Il alla discrètement prendre une douche rapide, puis il prit des vêtements dans l'armoire de Tetsu, qui devenait à chaque 'visite', un peu plus la sienne également... Il prépara ensuite le petit-déjeuner de Tetsu, puis il laissa un mot expliquant non sans malice qu'il allait travailler tôt, lui. Il imaginait sans mal Tetsu s'offusquer de cette phrase et lui rétorquer plus tard qu'il travaillait aussi et que pour une fois qu'il se levait un peu plus tard, on n'allait pas en faire tout un plat... Rien que d'imaginer ça, et il en riait déjà. Et enfin, il fut prêt. Un ultime détour par la chambre pour un dernier regard à un Tetsu qui n'avait pas bougé d'un millimètre, puis il dut se résoudre à partir, poussant la porte derrière lui... Direction le local habituel. Un coup d'oeil à sa montre... Il n'était pas en retard. Tout allait bien. Et il se sentait si léger qu'il aurait presque pu y aller en sautillant... Il s'en fallait de peu pour qu'il ne se mette à hurler son bonheur à chaque coin de rue, d'ailleurs. Même le froid qu'il faisait ce matin ne parvenait pas à gâcher sa bonne humeur, et pourtant, Dieu sait si Nakamaru détestait le froid.

Il arriva donc au local une bonne dizaine de minutes plus tard, et il salua cordialement les quelques personnes présentes. Kame était déjà là, évidemment, et Nakamaru lui adressa aussitôt un bonjour plein d'entrain. Un peu plus loin, Junno était occupé à se servir un chocolat chaud, et il lui en proposa un du regard, que Nakamaru accepta volontiers. Comme chaque matin, Ueda arriva bon dernier. Et comme chacun matin, celui qui demeurait malgré tout leur leader, se rendit au casier où leur courrier leur était déposé. Il y avait quelqu'un pour faire cela, ainsi était-il pré-trié, mais Ueda aimait bien le répartir après. Il arriva donc avec 6 paquets contenant des lettres de fans, visiblement nombreuses. Et le plus excité de tous fut sans doute Nakamaru, qui adorait les lire. Il se promit de toutes les lire le soir même, et de répondre au maximum. Ensuite, Ueda prit une dernière pile, contenant des lettres autres que celles de fans. Il n'y en avait que deux ou trois... Une pour lui, probablement pour la location d'un costume prochainement... Et une également pour Nakamaru. Non timbrée, bizarrement. Mais il reconnut sans peine l'écriture, quand il ouvrit et qu'il eut la lettre entre ses mains. La signature le lui confirma.

Hey ! S'écria-t-il, surpris. C'est de Johnny-san !

Les 5 autres se groupèrent aussitôt autour de lui, intrigués. Vraiment ? C'était rare, ça. A vrai dire, aucun n'avait le souvenir que ça lui soit déjà arrivé... Ce curieux de Koki ne tenait plus en place, aussi demanda-t-il le premier, de quoi il s'agissait. Mais le visage de Nakamaru, à mesure qu'il lisait, se fit plus grave... Alors Koki attendit qu'il termine et, un peu inquiet, il reposa la question quand son meilleur ami releva enfin la tête du morceau de papier. Nakamaru tenta un sourire qui se voulait rassurant, mais qui tomba un peu à l'eau. Il inspira et expliqua, d'une voix mal assurée :

C'est... Il dit qu'il veut nous voir dès qu'on aura lu cette lettre... Tous. Et spécialement moi. Il dit qu'il a eu vent d'une histoire qui pourrait devenir un problème, et qu'il veut s'assurer de quelque chose...

Le silence se fit dans la pièce. Personne n'ajouta un seul mot à cela, mais tous savaient bien ce à quoi pensait le voisin... Cette lettre respirait la fermeté et l'inquiétude, et il ne fallait pas chercher bien loin pour trouver ce qui avait bien pu motiver son écriture... Surtout qu'elle était adressée à Nakamaru spécialement. Ce dernier commença quelque peu à paniquer, imaginant déjà les pires scénarios dans sa tête. Koki le connaîssant par coeur, il voulut éviter qu'il ne se rende malade tout seul et peut-être inutilement. Il plaça une main ferme sur son épaule :

Bon et bien... On y va, non ? Il ne faut pas le faire attendre...

Nakamaru hocha la tête, ne pouvant s'empêcher de cogiter sévèrement. Le trajet se fit dans le plus grand silence, qui plus est... Séparé dans deux voitures, le groupe restait pensif, ne pouvant réellement préparer quoi que ce soit puisque ne sachant pas à quelle sauce ils allaient être mangés. Pour certains, c'était clair : si c'était bien de ça qu'il s'agissait, ils défendraient Nakamaru quoi qu'il advienne... Pour d'autres, c'était un peu plus la panique, l'un d'eux revivant même de bien peu agréables souvenirs... Ils finirent par arriver à la Johnny's Jimusho, il était encore tôt. Le fait que le 'grand patron' lui-même les reçoive n'avait rien d'étonnant. Le vieil homme n'était pas n'importe qui, mais il était de la génération qui préfère agir soi-même, et ne pas déléguer plus qu'il ne faut. Ce qu'un conseiller ou un assistant aurait pu faire sans mal, Johnny préférait le faire lui-même, le plus possible. Ainsi restait-il accessible, proche de ses poulains. Il y en avait même certains avec qui il avait une relation plus développée que d'autres. Pour ce qui était de Nakamaru, Johnny l'aimait bien. Il le trouvait un peu trop effacé, mais c'était son rôle au sein du groupe, aussi n'avait-il pas insisté. Il le trouvait gentil, et ce genre d'éléments était indispensable dans ce qu'il entreprenait. Néanmoins, Nakamaru savait qu'il n'était pas un privilégié pour autant, et que si ça devait se faire, il tomberait. C'est donc le coeur battant la chamade qu'il s'avança dans le long couloir, entouré de ses camarades. Arrivé devant la porte, personne n'osa frapper. Comme si cela allait déclencher quelque piège... Certains se regardèrent, d'autres fixèrent le sol...

Bon et bien on a pas fait tout ce chemin pour regarder la porte, non ? Allez, du cran, là ! Somma Jin.

C'est Ueda qui toqua, entendit l'invitation à entrer, puis ouvrit la porte. Il s'effaça polimment pour laisser passer ses camarades, et les rejoignit après avoir refermé derrière lui. Bien alignés devant le bureau, ils s'inclinèrent respectueusement et sans attendre. Puis ils se redressèrent, regardant l'homme assis derrière le bureau. Un homme certes plus tout jeune, mais avec toujours ce charisme indéniable. Il avait construit un empire incroyable qui n'était pas prêt de s'éteindre... Il était intelligent, tenace, il avait cette hargne qui amène des hommes déjà doués au départ, au sommet. Et en même temps, il avait aussi une sorte de sagesse, de calme, de celui que l'âge confère, qui imposait le respect. Et même sans cela... Il était le patron, ici. Il parlait, on écoutait. C'était la règle d'or. Cependant, chacun savait bien aussi que le vieil homme avait eu des enfants, et même des petits enfants. Il aimait bien les jeunes. Alors il lui arrivait parfois, lorsqu'il était détendu, de plaisanter avec l'un ou l'autre de ses poulains. Et puis il avait ses chouchous, bien sûr, chacun le savait.

Mais aujourd'hui, Johnny ne semblait pas avoir envie de rire. Il ne semblait pas en colère non plus, ceci dit. Juste sérieux. Sérieux et... préoccupé, dirait-on. Sans attendre, il se leva et fit le tour du bureau pour se planter devant eux et les regarder. Un par un, il les détailla en souriant imperceptiblement. Ca faisait longtemps... Il était longtemps parti aux Etats-Unis, et à son retour au pays, il n'avait pas pris le temps de les voir... Ils avaient encore changé, on dirait. Enfin, après de longues minutes, il les salua :

Bonjour, vous tous... J'espère que vous allez bien ?

Chacun acquiesça en se détendant un peu, vu le son de sa voix. Ca n'avait pas l'air très grave, allons... Devinant leurs pensées, Johnny coupa court à leurs interrogations en allant à l'essentiel sans attendre :

Je voulais vous voir pour vous parler d'une chose importante. A dire vrai, elle ne concerne que l'un de vous. Mais dans le pire des cas, chacun sera touché. C'est pourquoi vous êtes tous là.

Là, l'angoisse repointa le bout de son nez, aussi vite qu'elle était partie. Ca semblait vraiment sérieux... Six paires d'yeux se fixèrent sur le vieil homme et ne le quittèrent plus. Johnny alla de nouveau derrière son grand bureau. Il s'appuya d'une main dessus, et de l'autre, il tira un tiroir vers lui, en sortant une grande enveloppe décachetée. Là, la joie de les revoir et la politesse de rigueur disparurent. Seul subsistait le patron qui visiblement, en avait fini avec les politesses et comptait bien avoir les réponses attendues. Il tapota nerveusement des doigts sur l'enveloppe et revint à nouveau devant eux, appuyant son dos contre le bureau.

Ce qu'il y a là-dedans pourrait vous causer des ennuis.

Eh ? Qu'est-ce que c'est ? Demanda Junno.

Vous le saurez d'ici quelques instants. Vous savez comment je procède : j'envisage le pire, toujours. Il est tout à fait possible que ce qu'il y ait à l'intérieur ne soit absolument rien. Auquel cas, disons que j'aurais pris mon air grave pour rien. Mais il est possible aussi que j'ai... disons, beaucoup d'imagination. Et que ce qu'il y a là-dedans soit dangereux. Et celà, seul Nakamaru-kun pourra nous le dire.

M... Moi ?

Oui, toi. Je l'ai dit : je vous ai probablement fait venir pour rien... Mais je ne dois rien laisser au hasard. Je dois aller régler une affaire, il me faudra 5 minutes. Je te laisse le soin de prendre connaissance de ce qu'elle contient. Et de préparer ton argumentation, si besoin.

Et Johnny sortit de la pièce, laissant un Nakamaru avec la gorge plus sèche que jamais, fixer droit devant lui en tentant de comprendre... Alors que certains priaient silencieusement, Koki tapota nerveusement dans le dos de Nakamaru pour le presser un peu :

Et bien ouvre ! On ne va pas rester plantés là à ne rien faire !

Lentement, Nakamaru ouvrit l'enveloppe, les autres se reculant un peu par discrétion. Et il savait bien ce qu'il devait y avoir là-dedans. Et il n'avait pas envie de regarder. Vraiment pas. Mais il le fallait bien, non ? Alors il jetta un coup d'oeil. Effectivement. C'était bien ce à quoi il pensait. Il sortit le contenu et laissa échapper l'enveloppe sur le sol, ses mains s'étant mises à trembler un peu... Le premier à se laisser vaincre par la curiosité fut Jin, qui ramassa l'enveloppe pour la lui rendre :

Alors ? C'est quoi ? Et ben tu as perdu ta langue ?!

Nakamaru se tourna vers lui et lui tendit ce qu'il gardait en main. Trois photos. Kame regarda par-dessus son épaule et lâcha un « et merde... » en se mordant la lèvre... Puis, Jin fit circuler les photos, avec l'accord tacite de Nakamaru. La première montrait le jeune homme assis à la terrasse d'un café, avec en face de lui quelqu'un de peu reconnaissable à cause de ses lunettes et de sa casquette... La seconde en revanche, remontrait le jeune homme marchant dans la rue, et l'on reconnaîssait parfaitement Tetsu à ses côtés. Et la troisième était du même genre que la première, à ceci près que l'on reconnaîssait bien Tetsu, sur celle-là. Quelque paparazzi flairant le bon sujet les avait sans doute envoyé à Johnny. Les questions se bousculèrent dès lors dans la tête de Nakamaru : y avait-il un message qui les accompagnait ? Y en avait-il d'autres ? Il n'avait pas lu les journaux ce matin, y avait-il déjà des histoires ? Il sentait le regard de Kame rivé sur lui, qui plus est... Ca le brûlait. Cette fois, ce fut Junno qui ouvrit la bouche le premier :

Ok... Ne nous énervons pas.

Qui s'énerve ici ? S'exclama Kame si vite que Junno en sursauta. Tout va bien ! On va avoir un scandale aux fesses, mais tout va bien !

Du calme, Kamenashi-kun... tenta doucement Ueda.

Du calme ? S'écria celui-ci. Mais je l'avais dit, bon sang ! Lança-t-il à Nakamaru. Je l'avais dit, vous êtes témoins !

Bon ça va, là ! Le coupa Jin sèchement. Tu l'avais dit, ok et alors ? Tu veux une médaille pour ça ? Tu veux qu'on te dise qu'on est trop cons de ne pas avoir pris en compte tes mises en garde ?

Non, mais...

Bon et bien dans ce cas tu la fermes et tu nous laisses réfléchir.

Kame en fut tellement surpris qu'il ne trouva rien à riposter. Et puis quand Jin faisait ces yeux là, mieux valait ne pas insister. En tous les cas, cela faisait longtemps qu'il ne lui avait pas parlé sur un ton aussi sec, et avec des mots aussi dur... Lui qui ces derniers temps, se montrait étonnement gentil avec lui... Jin ne plaisantait pas, à l'évidence. Comme chacun d'eux ici, d'ailleurs. Nakamaru regardait Kame avec tristesse, terriblement désolé de raviver de mauvais souvenirs pour lui, et honteux de les mettre dans l'embarras par sa faute... Il s'inclina et vivement, il leur présenta ses excuses les plus sincères.

Je suis tellement désolé, si vous saviez ce que...

Stop, stop ! Le coupa Koki en le prenant par les épaules. Mais que vous arrive-t-il à tous ? Les gars, vous voyez quoi là-dessus ?

Ca me semble évident, non ? Fit Jin sans comprendre.

Dis-moi ce que tu vois.

Je les vois ici en train de se promener, et là en train de boire un verre...

Ok. Ueda ! Interpella Koki. Toi et moi on a fait quoi hier soir ?

Hein ?

Réponds !

Ben... On a bu un pot vers Shibuya, et après on a fait une soirée dvd chez toi... répondit Ueda, ne voyant pas où il voulait en venir.

Bien. Toi et moi on est juste amis, non ? Fit Koki avec un grand sourire.

Euh... Mais que veux-tu me faire dire ?

J'ai compris, intervint Jin. Koki a raison : sur ces photos, y a rien de compromettant. A ce que je sache, on peut quand même bien avoir les amis qu'on veut, non ? Alors voilà : tu l'as rencontré lors de l'émission, vous avez sympathisé, et vous buvez des verres ensemble parfois.

Mais... S'il y en a d'autres... demanda Nakamaru avec hésitation.

Johnny-san nous les aurait montré, je pense, répondit Jin avec conviction. Et il aurait été plus brutal. Il n'y a que ça. Simplement, il a dû tout envisager, c'est pourquoi il prêche le faux pour savoir le vrai. Alors l'important est que tu gardes ton calme et que tu dises qu'il est ton ami.

Mais...

Je sais que tu auras un pincement au coeur en disant ça, ajouta Junno, mais il va falloir mentir. Je sais aussi que ce n'est pas ton fort, mais il le faut.

O... OK.

Nakamaru les remercia du regard, d'avoir tous été si rapides à réfléchir... Il respirait déjà un peu mieux, même s'il ne serait pas tranquille tant qu'il était encore dans ce bureau... Cependant, l'un d'eux semblait émettre des réserves : Ueda. Il s'avança au milieu du cercle qui s'était machinalement formé autour de Nakamaru, et d'une voix hésitante, il demanda :

Dites...

Hm ?

Et si... Si le paparazzi n'avait pas eu le temps de prendre des photos, mais qu'il ai... disons, vu quelque chose. De compromettant. Ca ne fait pas de preuve, mais ça suffit à lancer la rumeur... Johnny-san ne nous aurait jamais convoqué pour ces innocentes photos, réfléchissez-y. Si on devait nous appeler à chaque fois qu'on est pris en photo avec quelqu'un, on n'en sortirait jamais...

Cette phrase jetta un froid dans la petite assemblée, et la bonne humeur disparut aussitôt. C'était frustrant de le dire, mais Ueda avait certainement raison. Johnny ne les aurait pas fait venir pour de telles photos. Il y avait très certainement autre chose. D'où le sérieux de leur patron. Ueda baissa la tête, comme s'il s'en voulait d'avoir émis cette hypothèse, et Nakamaru alla aussitôt presser doucement son épaule pour lui faire comprendre qu'au contraire, il avait bien fait de le dire.

Si Johnny-san nous a fait venir, tous et en personne, c'est que quelque part, il a des doutes... fit pensivement Junno, qui était rendu au même avis que Ueda.

Je.. je fais quoi alors ? Demanda Nakamaru, plus perdu que jamais.

Tu mens, répéta Jin en le regardant droit dans les yeux.

Ah bon sang... Si seulement tu avais voulu m'écouter... se désespéra Kame.

Ferme-la Kamenashi, le coupa sèchement Jin, garde-nous tes beaux discours moralisateurs pour plus tard !

Hé ho, sur un autre ton, tu veux ?

La coupe était pleine, pour Jin. Il y avait pas mal de choses qu'il supportait mal en ce moment. Ses insomnies, cette chorégraphie qu'il ne maîtrisait pas, cette chanson dont les paroles lui échappait, ses parents qui devenaient casse-pied en vieillissant... et Kame. La cerise sur le gâteau décidemment trop lourd à digérer. Kame et son humeur de plus en plus mauvaise. Kame et sa façon de se comporter en 'monsieur je sais tout', à parler comme la justice tout droit descendue de son socle. Kame et sa façon de refuser la moindre parcelle d'aide, surtout venant de lui. N'étaient-ils pas censés être amis ? C'était drôle un temps, leur petit jeu, mais Jin avait vraiment l'impression que quand il le traitait d'ahuri, Kame le pensait. Et il en avait assez. En ce moment, nul besoin d'être devin pour voir que Kame était paumé. Mais était-ce une raison pour emmerder le monde ? Certainement pas. Jin se planta devant lui en le toisant avec un mélange de dédain et de colère contenue :

Ferme-là. Je te jure, ferme-là. Tu te tapes une crise d'ado en ce moment, qui est gravissime, mon vieux ! Tes humeurs et tes échecs, porte-les tout seul, ok ? Arrête de transposer tes frustrations sur chacun de nous !

Répète ?!

Arrêtez ça bon sang, s'écria Ueda en les séparant, vous croyez que c'est le moment et surtout le lieu pour vous prendre la tête ? Il vaudrait mieux...

Ce qu'il vaudrait mieux faire, ce n'est aps maintenant qu'ils le surent. La poignée de la porte s'abaissa, signifiant le retour du patron dans le bureau. Nakamaru cherchait en Koki un allié, et ce dernier lui adressa un sourire chaleureux, signifiant que tout irait bien. Jin s'écarta un peu, n'étant pas à l'abri de l'envie de cogner sur Kame... Et tous se préparèrent à jouer une partie plutôt serrée, où ils allaient devoir être de bons acteurs, surtout Nakamaru.