Coucou tout le monde, une nouvelle semaine qui s'achève et voila un nouveau chapitre. Je commence vraiment à désespérer pour certaines de mes fics favorites, pas de suite grrrrrrrrrrrr, mais j'en ai trouvé une ou deux pas mal (sur Sirius bien sur) donc ça va, un peu mieux (si ça vous interresse elles sont dans mes favorites.)


Chapitre 35

"Comment lutter contre quelque chose que l'on ne peut expliquer?"

Sirius errait dans les rues sans savoir où aller. Son regard s'attardait sur les murs, sur les gens…sur les gens heureux. Tous semblaient paisibles et en paix, ce jour là. La dispute qu'il avait eue avec James toute à l'heure le hantait. Jamais leurs mots n'avaient été aussi blessants, l'un envers l'autre. Même si, il le savait, James ne le pensait pas, il ne pouvait s'empêcher de repenser à la manière dont il avait parlé de Julie. Elle était loin d'être telle qu'il la décrivait. Il savait qu'il lui avait fait du mal et jamais cette histoire n'aurait dut débuter. Mais qui pouvait-il, lui, si les choses s'étaient déroulées de cette façon ? Il détesta la tristesse qui s'installa dans son cœur alors qu'il pensait à elle. Il savait qu'il ne devait pas la revoir et pourtant il ne pensait qu'à elle. Il n'avait qu'une envie, la prendre dans ses bras et cherchait au fond de son cœur le réconfort au quel il aspirait.

Sirius était fatigué de devoir lutter contre tout ce qu'il ressentait pour essayer d'avancer dans la vie. Surtout que cela ne le menait nul part. La seule chose qu'il voulait c'était ELLE, mais elle ne lui était pas permise. Il n'avait qu'elle en tête, alors, qu'il arpentait les rues du chemin de traverse. Prisonnier de ses pensées qu'il était, il ne vit pas quelqu'un approcher dans sa direction. Cette créature ne voulait voir personne et marchait la tête baissée, sous la capuche de sa cape noire. Mais lorsque ces deux êtres, perdus autant l'un que l'autre, se heurtèrent, dans une des nombreuses ruelles, la jeune fille, quelque peu masquée par ce vêtement, fut bien obligée de lever les yeux. Ce qu'elle découvrit la transporta dans un monde à part. Lui, en chair et en os, devant elle. Il avait l'air triste et désorienté. On lisait en lui une grande lassitude. La jeune fille eut pitié de lui, et souhaita trouver un moyen de le changer, de lui rendre, ne serait-ce qu'un minimum, de lui-même.

Elle ne le lâcha pas du regard plongeant ses prunelles dans ses iris si noirs. Pourquoi aimait-elle autant ses yeux ? Pourquoi l'aimait-elle autant lui, tout autant qu'il était ? Il n'y avait rien qu'elle n'aimait pas chez lui. Elle aimait tout. Son physique, sa personnalité, sa gentillesse, ses faiblesses et son caractère, même lorsque tous les deux entraient en conflits. Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas être plus simple pour eux deux ? Elle avait besoin de lui, autant qu'il avait, en ce moment, besoin d'elle et de sa tendresse.

Il ne disait rien, il n'en avait pas la force. Sirius était dépourvu de la moindre énergie, de la moindre envie. Il était perdu mais elle était là, elle était toujours là. Où qu'il aille, où qu'il soit, elle était là. Pour lui, autour de lui, avec lui, contre lui… Même quand elle n'était pas là, il pensait à elle.

Julie posa sa main sur la joue de Black, tout doucement. Le contact de leur peau le fit frémir mais l'apaisa aussitôt. Elle avait un pouvoir sur lui, c'était indéniable. Sirius ferma les yeux. L'Eden avait-il le visage Julie ? Il devait certainement pensait que cela s'en approchait. Elle se rapprocha de lui et déposa ses lèvres au coin des siennes et le prit dans ses bras. Elle glissa sa main dans la sienne et lui indiqua un lieu quelque peu en retrait où ils transplanèrent chez Sirius. Elle aurait bien aimé transplaner chez elle mais ses parents étaient rentrés en début d'après midi. Elle avait faillit d'ailleurs arriver après eux, après être partit de chez Sirius. Ne pouvant pas penser à autre chose qu'à lui malgré la multitude de question dont l'assommèrent ses parents elle était sortit sur le chemin de Traverse pour s'aérer l'esprit. Elle avait dut se concentrer pour retrouver mentalement le chemin de l'appartement de Sirius pour transplaner.

Une fois à l'appartement, elle l'avait emmené dans la chambre et s'était allongée avec lui sur le lit. Elle lui caressait les cheveux alors qu'il avait posé sa tête contre elle. Il sentait la chaleur de son corps irradier le sien. Pourquoi avait-il constamment ce sentiment qu'elle seule pouvait le ramener à la vie ? Julie était si bien quand elle était avec lui. Bien qu'en ce moment le voir dans cet état lui faisait mal au cœur. Elle ne voulait pas le voir dans cet état et refuser d'imaginer qu'il le reste. Le corps de Sirius se détendit peu à peu. Leur corps étaient serrés, emboîtés comme les deux pièces d'un même puzzle.

Julie somnolait sous la chaleur des bras de Sirius enroulés autour de son corps. Lui, il avait apparemment dû s'endormir car cela devait bien faire une paire d'heure qu'ils n'avaient pas bougé. Elle entendait son souffle calme et reposé, elle en sentait la douce tiédeur sur sa poitrine ou dans sa gorge. Comment arrêter le temps ? Comment figer ce moment pour l'éternité ? Voldemort lui-même ne l'aurait pas put. Elle aurait voulut le garder tout près d'elle pour toute sa vie. Elle n'avait aucune envie de remettre les pieds à Poudlard demain, car elle savait tout ce que cela impliquait. La chose la plus terrible était qu'elle devait abandonner son amour pour Sirius. Elle le refusait de toutes les forces de son cœur mais sa raison lui disait qu'elle devait sérieusement l'envisager si ce n'est s'y soumettre.

Un bruit grinçant la tira de ses rêveries mais ne réveilla pas Sirius. Ce fut d'ailleurs la première chose dont elle se soucia à l'entente du bruit. Elle attrapa sa baguette et un sort plus tard, un hibou se posa sur un perchoir à proximité du lit. Julie tendit la main et le volatile y déposa sa missive. Le hibou regagna les airs en un son aigu. Celui-ci tira Sirius de son sommeil.


A demain :)