Bonjour, j'espère que ce chapitre vous plaira. Merci de tout vos petits message sous forme de reviews ou de MP, Merci à Mystik.7, toujours là quand j'ai besoin de soutien. Merci a ceux et celles qui me suivent toujours et aux nouveaux arrivés. Merci aussi à tout ceux qui ont joué le jeu et qui m'ont dit leur façon d'agir à la place de Jane, merci Mystik.7, Thalie57, justinejannedu0760, DroDroV, joegana.
Je n'arrivais pas à me concentrer sur l'enquête. Les récents évènements tournaient dans ma tête, c'était comme si un élément très important pour cette enquête m'avait échappé. J'étais perdue dans mes réflexions lorsque j'entendis des sirènes se rapprocher de mon véhicule. Je reconnus immédiatement l'une des voitures de l'équipe scientifique accompagnée d'une voiture de patrouille et vit Suzie sortir avec une valise pour faire des prélèvements et se diriger d'un pas vif vers l'hôpital. Je ne pris pas le temps de réfléchir et sortit précipitamment pour la rattraper devant l'ascenseur en espérant qu'il n'y avait rien de grave.
- Suzie, que se passe-t-il ? demandais-je en arrivant à ses côtés.
Oh lieutenant Rizzoli, vous m'avez fait peur, répondit-elle. Je ne sais pas, le Docteur Isles m'a envoyé un message m'ordonnant de venir ici le plus rapidement possible avec tout l'équipement nécessaire pour faire des prélèvements et prendre différent échantillon de sang ou poussière, de venir équipée pour parer à toutes éventualités.
- Je vous accompagne, répliquais-je de plus en plus inquiète.
- Merci, vous savez où se trouve la chambre de l'agent Thomas ?
Bien sûr que je savais où se trouvait cette maudite chambre. Je me contentais de hocher la tête et entrais dans l'ascenseur dont je retenais les portes prête à lui montrer le chemin. Pourquoi Maura avait-elle fait venir Suzie ? Pourquoi ne m'avait-elle rien dit ? Le trajet se fit dans le plus grand silence, même si de nombreuses questions s'entrechoquaient dans mon esprit. Nous sommes arrivées, trop lentement à mon goût, à l'étage où se trouvait la chambre de ma Némésis. Je frappais à la porte et m'écartais aussitôt en entendant la voix de mon amie nous dire d'entrer pour que Suzie passe devant moi. Lorsque je m'avançais pour entrer à mon tour je fus paralysée par le spectacle qui s'offrait à mes yeux. L'agent Thomas embrassait Maura, une main la retenant par la nuque et l'autre enlaçant tendrement la taille de mon amie qui elle avait les deux mains posées sur le lit de chaque côté du visage de sa… Je fis demi-tour aussi vite que je le pus sous le regard triomphant de l'agent du FBI. Je me précipitais dans la voiture et mis le contact pour fuir cet hôpital de malheur. Je m'apprêtais à faire marche arrière lorsque je vis une silhouette que je reconnus comme étant celle de mon amie courir dans ma direction. Je coupais le contact et m'effondrais sur le volant en larmes réalisant que j'étais sur le point de trahir mon amie, de trahir la promesse que je lui avais faite de l'attendre, par la faute de mon orgueil. Je ne pouvais pas encourager Maura à vivre son histoire d'amour avec cette femme pour ensuite le lui reprocher. Bien sûr que je voulais qu'elle me choisisse, qu'elle quitte cette stupide brune manipulatrice, mais je ne pouvais pas non plus la priver du bonheur d'être amoureuse, d'être heureuse, pas après toutes les histoires d'amour désastreuses qu'elle avait vécues jusqu'à présent et qui l'avaient amenée à de nombreuses reprises à venir se confier à moi au cours de longues soirées durant lesquelles je la rassurais. Pourquoi fallait-il que je sois sur le point de perdre Maura pour réaliser que je l'aimais. Elle avait toujours été là pour moi, elle m'avait aidée à traverser tant de moments difficiles, elle avait été un soutien sans faille, elle s'était imposée chez moi lorsque je refusais de voir qui que se soit, comme lors de ma remise de médaille après m'être volontairement tirée dessus pour protéger Maura et mon frère lors de la prise d'otage du poste, elle était prête à choisir une activité de ma liste de choses à faire avant de mourir juste par amitié, allant même jusqu'à modifier sa liste juste pour que je partage avec elle un petit bout de ce qu'elle est. Elle était prête à tant de compromis, elle m'avait pardonnée nombre de mes erreurs, même d'avoir blessé son père biologique. A peine avais-je réalisé que la portière venait de claquer qu'un bras ferme m'attira sur le côté. Je reconnus le parfum de Maura et me laissais aller dans cette étreinte dont j'avais désespérément besoin. Je voulais embrasser mon amour pour effacer la traces que les lèvres de Cailtlin Thomas avaient laissées sur celles de la femme que j'aime. Je serrais convulsivement le corps de Maura, tentant de me convaincre que ce n'était pas une illusion. Je n'arrivais pas à ôter de mon esprit l'image de Maura embrassant sa petite amie et la repoussais avec force. Elle me regarda d'un air surpris et avec de la peur au fond des yeux.
- Ne fais pas cela Jane, ne me rejette pas, je ne veux pas te perdre, dit-elle d'une voix éplorée.
Tant de sentiments se battaient pour prendre possession de mon cœur et de mon esprit. Je voulais partir loin d'ici, loin de toute cette douleur qui coulait dans mes veines. Maura aimait l'agent Thomas je devrais vivre avec cette vérité et cette douleur. J'étais perdue, ma raisons et mes sentiments luttant pour prendre possession de mon esprit. Je sentis ou ressentis une douce chaleur contre ma joue. Je fermais les yeux tandis que la main de Maura caressait ma joue.
- Jane reviens moi, s'il te plaît. Tu as promis que rien ne change entre nous.
Oui, j'avais promis, j'avais promis de rester, de l'attendre, de la protéger et faire toutes ces choses que l'agent Thomas n'avait jamais fait de mon point de vue. Cependant j'étais partagée entre la souffrance de voir la femme dont je suis amoureuse heureuse dans les bras d'une autre et le besoin d'être en sa présence, car sans elle ma vie perdrait tout son sens. Je fis la seule chose qui me rendait forte, je me suis de nouveau blottie dans les bras de Maura car c'était dans ses bras que je me sentais bien, vivante, heureuse.
- Rien ne change entre nous Maura, murmurais-je alors que je voyais bien que tout changeait avec le retour de l'agent Thomas. Je serais toujours là pour toi, je suis et je reste ton amie.
En disant cela je la trahissais car je lui mentais. Je devais lui mentir, dire la vérité, lui révéler la véritable nature de mes sentiments pour elle aurait tout changé entre nous.
- Tu devrais retourner auprès de l'agent Thomas, dis-je en resserrant mon étreinte.
Mon corps me trahissait, je ne voulais pas laisser Maura retourner auprès de l'autre fouine de Caitlin Thomas.
- Ramène moi au poste, je n'ai plus rien à faire ici. Suzie s'occupe des prélèvements à ma place. Vu la situation entre l'agent Thomas et moi, moins je manipule les échantillons que nous allons trouver et moins je mets en péril l'enquête.
- Que veux-tu dire ? demandais-je pour être sûre de bien comprendre le sous-entendu.
- Je ne veux pas compromettre l'enquête, je l'ai expliqué à Caitlin. Elle n'est pas d'accord avec ma décision, cependant jusqu'à la fin de l'enquête nous ne nous verrons plus et je vais demander à Dean d'y veiller.
Finalement il y avait du bon dans cette situation, dans cette relation qu'elle entretenais avec ma rivale. J'étais soulagée, la chance était de mon côté. Maura ne verrait plus l'agent Thomas le temps de l'enquête. Je décidais que c'était un signe du destin pour me convaincre que Caitlin n'était pas une femme pour Maura. En voyant la situation comme étant à mon avantage je réalisais que je décidais aussi de ce qui était le meilleur choix pour la femme que j'aime, je me trouvais soudainement égoïste et injuste. Je regardais Maura qui semblait attendre quelque chose de moi lorsque je compris qu'elle attendait que je la ramène au poste. Je mis aussitôt le contact et sortis de ce maudit parking pour prendre la route du commissariat. Mon amie tenta d'entamer une discussion mais en entendant mes réponses monosyllabiques pour la plupart abandonna rapidement, du moins c'est ce que je crus jusqu'à cette phrase fatidique.
- Suzie m'a dit que tu étais là, je suppose que tu as vu Caitlin m'embrasser.
Oh oui je l'avais vu et j'étais presque morte sur place.
- Jane ce n'est pas ce que tu crois, je te prom...
- Ne fait pas de promesse que tu ne pourras pas tenir Maura.
- Jane, soupira-t-elle avec tristesse, tu sais que je ne peux pas mentir, tu en as eu la preuve récemment, tu as même dû me soigner alors écoute-moi, s'il te plaît. Je t'ai presque perdue après que tu aies fait feu sur mon père parce que je n'ai pas su te parler, ne commet pas la même erreur, je ne veux pas te perdre.
- Mais moi non plus je ne veux pas te perdre Maura, cependant entre ce tueur, ta petite amie et la situation actuelle j'ai comme le sentiment que le destin s'acharne à nous éloigner. Je te jure sur ce que j'ai de plus cher au monde que je te veux dans ma vie et que je veux être dans la tienne. Je veux te voir heureuse, je veux te voir sourire, te voir t'épanouir et te soutenir parce que je suis ton amie. Je déteste l'agent Thomas car j'estime qu'elle ne te traite pas comme tu le mérites, elle me donne l'impression qu'elle se contre fout de ce que tu peux ressentir, penser ou vouloir, mais si elle fait ton bonheur alors c'est que ce doit être une femme bien et cela me suffit à la tolérer, déclarais-je en réalisant trop tard que je venais presque de lui déclarer mon amour.
- Est-ce que tu regrettes ce qu'il s'est passé entre nous ? demanda-t-elle sans me regarder, presque avec regret.
- Je ne le regrette pas car tout comme toi j'ai voulu que cela arrive… On ne devrait même pas avoir cette discussion maintenant toi et moi, je t'ai promis que nous en parlerons une fois l'affaire bouclée.
- Caitlin m'a embrassée de force pour me persuader que je serais incapable de résister à l'envie de la revoir avant que l'enquête ne se termine.
Face à cet aveu je freinais brutalement et garais la voiture.
- Je te demande pardon, tu veux bien répéter ce que tu viens de dire ? demandais je alors que différentes option pour tuer l'agent Thomas me traversaient l'esprit.
- Lorsque j'ai dit à Caitlin que vu la tournure que prenait les évènements et que pour les biens de l'enquête nous devions tout arrêter elle a commencé à argumenter que j'étais trop attachée à elle pour réussir à rester loin d'elle, c'est à ce moment -là que Suzie à frappé à la porte. Caitlin m'a tirée vers elle pour m'embrasser juste après que je vous ai dit d'entrer.
- L'espèce de garce, je vais la tuer, n'ai-je pu m'empêcher de dire.
- Je vais tout faire pour qu'elle ne compromette pas l'enquête et je vais demander à Dean de nous aider, si nécessaire je ferais remonter son comportement plus haut.
Je serrais le volant de toutes mes forces, alors que dans un coin de mon esprit je notais que Maura ne me reprochait pas mon langage peu châtier à l'encontre de sa petite amie.
- Je te jure qu'on va rapidement attraper ce tueur Maura, dis-je en redémarrant. Et nous retrouverons tous le cours de nos vies.
- Mais je ne veux pas retrouver le cours de ma vie, je veux retrouver la vie que j'ai aujourd'hui, cria Maura.
- Maura, je crois que tu viens de me rendre sourde d'une oreille, je dois même saigner, tu as dû me percer un tympans.
- Je ne pense pas que tu aies un tymp…
- Maura, c'était de l'humour. On est arrivée, tu devrais aller dans ton bureau te reposer.
- Oui, une fois que j'aurais vu Dean.
- Je ne pense pas qu'il soit encore revenu de la dernière scène, mais si je le vois je te l'envoie.
- D'accord, que vas-tu faire ?
- J'ai besoin de parler à Frost, enfin si il est revenu lui aussi de la scène de crime.
- Si ils ne sont pas revenus tu vas les attendre à ton bureau ? demanda Maura d'une toute petite voix.
- Je ne sais pas, peut-être.
- Je préfèrerais que tu viennes les attendre avec moi au bureau, enfin si tu le veux.
Elle avait cet air triste sur le visage que je ne pouvais supporter, je devais à tout prix le chasser.
- Voilà ce que je te propose, je descends avec toi à la morgue et je passe un coup de fil pour savoir si Frost et Dean sont rentrés. Et si ils sont revenus je rejoins Frost et je demande à Dean de venir te voir. Cela te convient ?
- C'est une proposition qui me semble acceptable, répondit-elle en se rapprochant doucement de moi, un peu intimité, avant de me prendre dans ses bras.
Cette femme qui me serrait dans ses bras allait me rendre folle. Comment résister à autant de douceur, d'incertitude et d'intelligence ? Je lui rendit son étreinte priant une fois de plus pour que le temps s'arrête.
