Je profite que j'ai un peu de temps avant d'aller travailler pour vous poster la suite...

J'en profite également pour remercier ceux qui commente régulièrement ma fic dont Rafikis et Sarah d'Emeraude, mais aussi tout les autres et ceux qui lisent mais ne commentent pas...

Bonne lecture

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Chapitre 36 : Liens imprévus

Lisa était blottie contre moi, le regard perdu dans le vide. Sa rencontre avec le lieutenant Beckett semblait l'avoir secouée, et je pouvais comprendre pourquoi. Elles se ressemblaient d'une manière saisissante, à tel point que l'on aurait pu les prendre pour deux sœurs. Dans le rétroviseur, je croisais le regard de l'agent Shaw, et constatais qu'elle semblait se poser les mêmes questions que moi. Quel lien unissait Lisa à Kate Beckett? Vu le choc qui s'était peint sur leurs deux visages, elles ne se connaissaient visiblement pas. Pourtant, leur ressemblance ne pouvait être une simple coïncidence, à moins qu'elles ne soient ce que l'on appelait des sosies. J'avais entendu dire que chacun avait un sosie quelque part sur Terre. Lisa était-elle le sosie du lieutenant Beckett?

Lorsque nous arrivâmes au commissariat, l'agent Shaw nous fit pénétrer dans une salle d'interrogatoire et nous laissa seuls. Lisa se laissa choir sur une chaise, le regard toujours perdu dans le vide. Lentement, je m'asseyais à ses côtés, et pris une de ses mains que je serrais entre les miennes. Comme si elle prenait conscience de ma présence, elle se tourna vers moi et m'adressa un faible sourire, pâle reflet de son sourire habituel.

« Je suis désolé pour ce qui s'est passer ce soir » soupirais-je en me sentant coupable de l'avoir ainsi exposer au danger.

En tant qu'agent du FBI, je savais que ce genre de chose pouvait se produire, mais jusqu'à présent, seule ma vie avait été en danger. Hors ce soir, Lisa aurait pu être gravement blessée, voire pire être tuée, et cette idée m'était insupportable. Elle était entrer dans ma vie au moment où je m'y attendais le moins, et pourtant, je n'imaginais plus vivre sans elle. Elle m'était devenu indispensable, et j'espérais bien réussir à la convaincre de rester à New York avec moi, d'autant que je savais que sa vie actuelle ne lui convenait plus, si jamais elle lui avait convenu un jour. Et ce n'était sûrement pas avec des tuiles comme celle de ce soir que j'allais l'en convaincre. Inquiet, je me décidais à croiser son regard, et je fus surpris de ce que j'y découvrais. Elle me regardait avec un mélange de culpabilité et de remords, comme si ce qui s'était passer était de sa faute. Moi qui m'attendais à ce qu'elle m'agonise d'injure et m'annonce qu'elle ne voulait plus me voir, j'étais déstabilisé par l'expression qu'elle arborait.

« Qu'est-ce qui ne va pas Lisa? » lui demandais-je en lui caressant tendrement la joue.

« Je me dis que si je t'avais prévenu du comportement étrange de cet homme plus tôt, les choses auraient pu être différentes… » soupira-t-elle en se mordillant la lèvre inférieure.

« Ce qui s'est passer n'est pas de ta faute mon ange. Tu ne pouvais pas savoir que ce type allait nous suivre chez nous pour nous attaquer » répliquais-je d'un ton ferme et assurer.

Elle m'observa quelques secondes, indécise, puis un sourire timide apparut sur ses lèvres, et je me détendis, mais très vite, trop vite, son expression s'assombrit de nouveau. Et je me crispais en réponse, inquiet qu'elle m'annonce sa décision de rompre.

« Est-ce que tu a remarquer ma ressemblance avec… » commença-t-elle en repoussant une mèche de cheveux derrière son oreille droite.

« Le lieutenant Beckett? » terminais-je pour elle.

Elle acquiesça, jouant nerveusement avec ses doigts, et m'interrogea de ses grands yeux troublés.

« Il faudrait être aveugle pour ne pas l'avoir remarqué… » approuvais-je en resserrant l'étreinte de ma main autour de ses doigts tremblant. « Vous êtes de la même famille toutes les deux? » ajoutais-je prudemment.

« NON! » s'exclama-t-elle vivement avant de se reprendre « Enfin je ne crois pas… »

« Et tu n'a personne à qui tu pourrais poser la question? » m'enquis-je doucement.

« Non, je n'ai plus de famille… Maman a été assassiné quand j'avais 16 ans, et mon petit frère a disparu de la surface de la Terre, la police n'a jamais découvert ce qui s'était vraiment passer… » soupira-t-elle en baissant les yeux pour dissimuler les larmes qui venaient d'élire domicile dans son regard.

« Et ta mère ne t'a jamais parler de sa famille? » m'étonnais-je, m'en voulant de remuer le couteau dans une plaie encore béante, mais je savais que Shaw serait beaucoup moins tendre avec elle lors de son interrogatoire.

« Tout ce qu'elle m'a dit, c'est que ses parents l'avaient mis à la porte de chez eux lorsqu'elle était tomber enceinte à 15 ans. Peu importait qu'elle avait été violée. Ils ne lui ont même pas laisser une chance de s'expliquer. Elle avait bien une grande sœur, mais maman m'a dit qu'elle n'avait pas voulu l'ennuyer avec ses problèmes, et qu'elle ne l'avait pas prévenu. Elle l'aimait beaucoup, et elle lui a énormément manquer. J'aurais aimer la connaître, à entendre maman, c'était quelqu'un d'exceptionnel. Maman est partie, et elle s'est débrouillée toute seule pour s'en sortir. Maman a été merveilleuse. Elle m'a garder malgré les circonstances, et m'a élever du mieux qu'elle pouvait. Elle était infirmière. C'était une mère merveilleuse, et je hais l'homme qui me l'a arracher. J'ignore qui il est, mais le jour où je découvrirais son identité, je le tuerais » déclara-t-elle d'un ton froid et déterminé que je ne lui connaissais pas.

Surpris, j'observais son visage angélique devenir dur et impénétrable. Jamais encore je ne l'avais vu comme ça. Elle était animée d'une farouche détermination, et rien ne semblait pouvoir la détournée de son désir de vengeance. Pourtant, je me fis la promesse de l'empêcher de passer à l'acte. Je refusais de la perdre parce qu'elle avait laisser son chagrin et son désir de vengeance prendre le dessus et ruiné sa vie. Non, je ne la laisserais pas faire. Sans un mot, je la pris dans mes bras et la serra contre moi.

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J'avais assister à toute la discussion. La similitude entre nos deux vies étaient troublantes. Tout autant que notre grande ressemblance physique. Maman ne m'avait jamais parler d'une sœur, mais cela ne voulait pas dire qu'elle n'en avait pas. Décidée à découvrir la vérité, je lui envoyais un message lui demandant de venir me rejoindre au commissariat, puis je quittais mon poste d'observation au moment où Jordan pénétrait dans la pièce pour interroger notre couple d'amoureux. Dehors, je découvris Rick qui m'attendait pour que nous allions interroger notre suspect qui venait d'être ramener de l'hôpital où il avait reçut des soins pour ses blessures sans gravité. Je lui étais reconnaissante de ne pas m'agonir de questions, même si je savais qu'il en mourait d'envie.

Silencieusement, nous pénétrâmes dans la seconde salle d'interrogatoire, et observâmes Esposito et Ryan faire leur numéro. Et en écoutant ce type passer aux aveux en découvrant ce dont il retournait vraiment, je frémissais de dégoût. Surtout lorsqu'il en vint aux raisons qui l'avait pousser à s'en prendre à Lisa et Matt. Tout ça parce que Lisa me ressemblait et qu'il avait voulu « s'entraîner » avec eux avant de s'en prendre à Rick et moi.

« J'ai le droit d'aller l'assommer? » retentit la voix de Rick dans mon oreille.

En souriant, je me tournais vers lui, le sourcil légèrement arqué, et il haussa les épaules en dardant un regard noir en direction du tueur à gage. Je savais que Rick serait capable de tout pour protéger ceux qu'il aimait, y compris se colleter avec un tueur à gage expérimenté, mais inutile qu'il s'expose bêtement au danger. Surtout que celui-ci était loin d'avoir disparu. Il restait encore trois tueurs dans la nature, et quelque chose me disait que le bon samaritain de Rick en était un. Ce qui me laissait d'autant plus perplexe quant aux raisons qui l'avaient pousser à l'épargner alors qu'il avait l'occasion rêvée de remplir une partie du contrat. En soupirant, je reportais mon attention sur mes deux inspecteurs, et les vit tendre une feuille de papier à Gibson qui y coucha ses aveux.

Les aveux en mains, Esposito confia Gibson a deux gardes, et ceux-ci le conduisirent en cellule jusqu'à ce qu'il soit déféré devant un juge qui déciderait de son sort. Puisque nous avions ses aveux, le procès se dérouleraient en huit clos, et la sentence tomberait rapidement. Ce dossier n'étant plus de notre ressort, je ressortais de la pièce et retournais à mon bureau, fixant le tableau blanc qui n'avait jamais été aussi encombré. D'un geste sec et précis, je barrais le nom de Gibson. Et fixait les trois points d'interrogation symbolisant les derniers tueurs à gage en lice. Où étaient-ils et qu'attendaient-ils pour passer à l'acte? Perdue dans mes pensées, je ne vis pas Rick s'éloigner de moi en direction de l'ascenseur. Ce n'est qu'en entendant le bruit d'une conversation et le bruit de pas qui se rapprochaient de moi, que je relevais la tête pour constater que mes parents étaient arrivés et que Rick était aller les accueillir.

« Qu'est-ce qui se passe Kate? » m'interrogea papa en arrivant à ma hauteur.

« Allons dans la salle de briefing » déclarais-je en échangeant un regard avec Rick.

Percevant mon malaise, il passa une main apaisante dans le bas de mon dos, et en cet instant, je me moquais que l'on nous voit et que les gens comprennent que nous étions ensemble. Après tout ce qui s'était passer, je ne voulais plus me cacher. J'aimais Rick, et je voulais que tout le monde sache qu'il était à moi, comme je lui appartenais. Mais encore une fois, je m'égarais. J'avais encore une affaire à résoudre, et je devais rester concentrée si je ne voulais pas voir toute cette histoire se finir dans un bain de sang. La pression de la main de Rick dans le bas de mon dos se fit plus forte, et je relevais la tête vers lui, cherchant son regard.

« Tout va bien aller Kate. Je suis sûr qu'il y a une explication logique à votre ressemblance à toutes les deux. Si tu ne perds pas ton calme, tu devrais réussir à obtenir les réponses à tes questions » souffla-t-il en m'embrassant sur la tempe au moment où nous franchissions le seuil de la salle de réunion.

Je me contentais d'hocher la tête et allais m'asseoir près de maman qui me fixait en fronçant les sourcils, se demandant ce qui pouvait me mettre dans un tel état. Durant quelques secondes, seul le silence se fit entendre dans la pièce. Je mis de l'ordre dans mes pensées, puis prenant une profonde inspiration, je me jetais à l'eau.

« Maman est-ce que tu a une sœur? » m'enquis-je d'une traite sans la quitter des yeux.

« Oui. » répondit-elle doucement alors que son regard se voilait et que de la colère apparaissait dans ses yeux.

« Pourquoi ne m'en as-tu jamais parler? » soufflais-je en sentant mon cœur battre la chamade.

Surprise, je la vis lancer un regard à papa qui lui sourit tendrement et l'encouragea d'un sourire à tout me raconter. Donc papa était au courant. D'une certaine façon, cela me rassurait. Au moins, maman n'avait pas chercher à dissimuler l'existence de cette sœur à son entourage, ce qui m'intriguait d'autant plus.

« J'avais 10 ans lorsque Marina est née. Mes parents n'avaient pas vraiment voulu ce second enfant, mais ils étaient catholiques et l'avortement était hors de question, donc ils l'ont garder. Mais ils ne s'intéressaient pas vraiment à elle. D'une certaine façon, c'est moi qui me suis occuper d'elle. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai eu tant de mal à partir pour la fac et que je me suis décidée à venir à New York alors que j'aurais pu aller à Stanford. Je ne voulais pas trop m'éloigner de Marina. Quand Marina a eu 15 ans, un grand cabinet d'avocats de Chicago m'a proposer d'y faire mon stage, et elle m'a encourager à accepter. Ses relations avec nos parents semblaient s'être améliorées, et j'y suis aller. Je n'aurais pas du. Quand je suis rentrer, Marina avait disparue. Mes parents refusant de m'expliquer ce qui s'était passer, je suis aller trouver sa meilleure amie qui m'a tout raconter.» raconta maman avant de s'interrompre, des larmes dans la voix.

Je m'en voulais de l'obliger à se remémorer d'aussi douloureux souvenirs, mais j'avais besoin de comprendre, même si les pièces du puzzle commençaient à se mettre en place, je devais être certaine de ne pas me tromper.

« Qu'est-il arriver à Marina? » lui demandais-je en me saisissant de sa main pour la réconforter.

« Un soir, alors qu'elle travaillait tard à la bibliothèque, elle a été violée. Et elle est tombée enceinte. Si seulement elle m'avait appeler, j'aurais tout plaquer pour revenir à ses côtés, mais son amie m'a dit qu'elle ne voulait pas que je gâche mon avenir pour elle. En apprenant qu'elle était enceinte, je n'ai eu aucun mal à comprendre que mes parents l'avaient chasser. J'ai déclarer sa disparition à la police, mais ils ne l'ont pas retrouver. Ils étaient débordés, et son dossier se trouvait au milieu d'une immense pile. Je l'ai chercher moi-même, mais sans résultat. Je m'en suis toujours voulu de n'avoir pas été là pour elle. J'ai l'impression de l'avoir abandonner. Et je n'ai jamais pardonner à mes parents leur comportement envers elle. » termina-t-elle alors que de grosses larmes coulaient sur ses joues.

Émue, je m'agenouillais devant elle et la serrait fortement contre moi. Comment mes grands-parents avaient pu faire une chose pareille? Je comprenais pourquoi je n'avais jamais eu de contacts avec eux.

« Kate? Pourquoi m'avoir poser cette question? » s'enquit maman en séchant ses dernières larmes.

« Suis-moi » déclarais-je en me relevant et en la tirant par la main à ma suite.

Sans lâcher sa main, je la conduisis vers les salles d'interrogatoire, et m'effaçais pour la laisser entrer. Bien que perplexe, elle fit quelques pas dans la pièce, et lorsque son regard se posa sur le miroir, je la vis se figer. Elle poussa un petit cri étouffé, et porta une main tremblante à ses lèvres.

« Oh mon dieu… Marina… » souffla-t-elle alors que de nouvelles larmes se mettaient à dévaler le long de ses joues d'une pâleur inquiétante.

« Non maman. Cette jeune femme s'appelle Lisa. Et l'histoire de Marina correspond à ce qu'elle sait du passé de sa mère. » répondis-je en venant la rejoindre en m'emparant de nouveau de sa main que je serais fermement dans la mienne.

« Où est-elle? Où est Marina? » s'enquit maman sans quitter Lisa du regard.

« Je suis désolée maman, mais Marina est morte il y a dix ans… » lui appris-je en raffermissant mon étreinte autour de ses doigts qui s'étaient mis à trembler fortement.

« Dix ans… » murmura maman en prenant une profonde inspiration, comme pour se ressaisir, puis elle ajouta « Ce ne peut pas être une simple coïncidence Kate. Il y a forcément un lien entre ce qui m'est arriver et la mort de Marina»

« Je suis d'accord. Surtout que Marina était enceinte lorsque c'est arriver, et que le bébé a disparu, pile au moment où Gary adoptait un petit garçon… » approuvais-je en échangeant un regard entendu avec maman.

Le silence suivit mes paroles, chacune de nous plongés dans ses pensées, comprenant l'importance de ce que nous venions de découvrir, puis la voix de maman retentit de nouveau, vibrante d'espoir.

« Est-ce que je peux la rencontrer? »

« Viens » me contentais-je d'acquiescer en la guidant vers la salle d'interrogatoire.

Devant la porte, je marquais un temps d'arrêt, et posais un regard inquiet sur maman qui était dangereusement pâle. Sentant mon regard inquiet, elle se tourna vers moi et me sourit d'un air rassurant.

« Je ne vais pas m'évanouir Kate, arrête de t'inquiéter. » soupira-t-elle en roulant des yeux.

« C'est normal que je m'inquiètes pour toi, tu es ma maman » répliquais-je en plongeant mon regard dans le sien.

« J'irais bien Kate, je t'assure » me sourit-elle en me caressant tendrement la joue.

Là encore, le fait que l'on soit au commissariat et que tout le monde pouvait assister à la scène m'indifférait. Pendant dix ans, j'avais été privée de la présence et de l'amour de maman, alors je n'allais sûrement pas la repousser parce que je ne voulais pas que mes collègues me voit agir comme un être humain.

« Ok, alors allons-y » souris-je en baissant la poignée de la porte.

En m'apercevant, Lisa se leva, son regard interrogateur plongé dans le mien, puis son regard se posa sur maman, et elle pâlit dangereusement. Avant que quiconque ait pu esquisser le moindre geste, Lisa s'était jeter dans les bras de maman, secouer de lourds sanglots. Le premier instant de surprise passé, maman referma ses bras autour d'elle et la berça comme elle l'avait fait avec moi si souvent, et attendit que la crise de larmes s'estompe.

« Je… je suis désolée… » renifla Lisa en s'écartant et en baissant piteusement la tête, comme si elle s'en voulait de s'être laisser aller à montrer ses sentiments.

« Ce n'est rien ma chérie… » lui sourit maman en effaçant tendrement les larmes qui sillonnaient le long de son visage.

Rassurée par l'intonation de maman, Lisa releva la tête et la dévora du regard.

« Lisa, je te présente ma mère, Johanna Beckett » déclarais-je en m'avançant pour me placer aux côtés de maman.

« Vous ressemblez tellement à ma maman… » remarqua Lisa sans rompre le contact avec maman.

« Ta maman s'appelait Marina n'est-ce pas? » souffla maman en retenant sa respiration.

« Oui, mais comment le savez-vous? » s'étonna Lisa en écarquillant les yeux, alors qu'une lueur d'espoir naissait dans son regard, même si elle cherchait à le combattre, comme si elle s'interdisait d'y croire.

« Marina était ma sœur » expliqua maman d'une voix rendue rauque par l'émotion.

« Oh mon dieu! » s'exclama Lisa en fixant maman avec un mélange d'incrédulité et de joie.

Et je comprenais ce qu'elle devait ressentir. Durant dix ans, elle s'était cru seule au monde, et voilà que par le fruit du hasard, même si je n'y croyais pas, elle découvrait qu'elle avait une famille. En l'observant, je me demandais comment elle réagirait en découvrant que son frère était vivant, et qu'il avait été élevé par l'homme qui avait fait tuer leur mère. Ma tante. Décidément, ce Gary avait eu une dent contre notre famille. Combien y avait-il de chance pour qu'il s'en prenne au membre d'une seule et même famille à la même époque, et sans le savoir? Rick dirait probablement que c'était un signe du destin. Au moins Billy avait eu Tessa pour lui prodiguer l'amour dont il avait besoin et le protéger de la mauvaise influence de ce monstre.

Tessa. Comment allais-je lui dire que son fils était mon neveu? Qu'il avait encore de la famille et que nous étions en droit d'en récupérer la garde? Est-ce que Lisa voudrait devenir la tutrice de son petit frère? Visiblement, elle n'avait jamais perdu l'espoir de le retrouver. Mais était-ce uniquement pour s'assurer qu'il allait bien, ou pour le reprendre avec elle? Je ne connaissais pas beaucoup Lisa, mais à l'instant où nos regards s'étaient croisés, j'avais senti qu'un lien étrange et inexplicable nous unissait, et au trouble de son regard, je savais qu'elle l'avait ressenti aussi. Et à présent, je comprenais ce dont il s'agissait. Nous étions de la même famille. J'étais tirailler entre mon désir de voir ma famille heureuse et en paix avec le passé, et mon amour fraternel pour Tessa. Je voulais les voir toutes les deux heureuses, et j'espérais vraiment que Billy ne devienne pas l'objet d'une nouvelle bataille.

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