Vous êtes prêts ? C'est parti !

Albus entre en cinquième année et Scorpius et James en sixième ! Oh purée, je suis chaude, ça va être une année de folie ! Alors, qu'est-ce que vous espérez de cette nouvelle année à Poudlard ?

Bien entendu rien ne m'appartient blablabla, gloire à JK Rowling !

PetitPoney : Ce que tu écris est toujours aussi fantastique. C est selon moi un des meilleurs écrits de ce site et j'ai hâte de lire la suite !

Réponse à PetitPoney : merci beaucoup c'est très gentil à toi ! Je suis très heureuse que cela plaise autant, ce genre de message fait toujours plaisir

Bonne lecture !


Chapitre 1 : Je rentre chez moi

- Scorpius revient à la maison.

Draco se pencha pour poser le roman qu'il venait de terminer. Harry hocha la tête et se tourna vers la fenêtre. Le mois de Septembre allait être brûlant, il n'y avait qu'à voir le soleil qu'il y avait encore à la mi-août. Scorpius n'avait pas fêté son anniversaire. Il avait dit vouloir rester chez sa tante Daphnée et Draco s'était déplacé pour l'occasion. Harry, lui, était resté avec Albus qui n'avait pas voulu y aller. Les deux adultes avaient été très surpris. Scorpius était resté deux semaines chez son grand-père, trois chez Daphnée.

- Merci Laurelin, dit Draco.

L'Elfe posa un plateau avec du thé sur la table basse, puis s'éclipsa après avoir adressé un sourire aux deux sorciers. Harry se pencha, mit un sucre dans sa tasse et se redressa pour le mélanger.

- Je n'ai rien compris à ce qui s'est passé. Albus s'est muré dans le silence. Et toi, Scorpius ne t'a vraiment rien dit ?

Draco secoua la tête et grimaça lorsque que le thé brûla sa gorge.

- Les seuls mots que j'ai réussi à lui arracher sont ceux que je t'ai rapporté après son anniversaire : ils s'étouffaient, ils avaient besoin de s'éloigner pour mieux se retrouver.

- Et Albus m'a dit exactement la même chose. Ils se sont forcément mis d'accord sur la version à donner.

Narcissa les rejoignit et s'assit entre les deux hommes.

- Ce sont leurs histoires, une amitié aussi fusionnelle, ça fait forcément des étincelles. Ce ne sont pas des frères, s'ils l'étaient vraiment, ce serait moins fort entre eux.

Les escaliers grincèrent et Harry se retourna. Albus était à l'entrée du salon, en jogging et baskets, Jessy sur son épaule.

- Je vais faire un tour, à tout'.

Il adressa un signe de la main à Narcissa et Draco et quitta le manoir.

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Flash Back

Sam s'étira et soupira d'aise. Le repas qu'avait préparé les Elfes de maison avait été absolument succulent. Après le repas, Albus et lui étaient montés sur le balcon, dans la chambre d'Harry, laissant Draco, Harry, Narcissa, Pansy, Blaise, Dean et Seamus discuter entre adultes.

- Deux mois de vacances, deux mois, rit Sam. Profitons-en ! Tu te rends compte, à la rentrée on passe nos BUSES ! Ça me semblait si loin quand on n'avait rien d'autre à faire que de regarder Jensen, Scorpius et les autres travailler, mais maintenant c'est notre tour !

- Tu te mets une de ses pressions, ricana Albus en continuant à jouer avec l'échiquier posé sur la table de jardin.

Sam rouvrit les yeux et se redressa. Il observa Albus un instant, puis dit :

- Alors… Scorpius n'est pas là ?

- Comme tu as pu le voir, répondit Albus.

Mais il avait eu une demi-seconde d'hésitation et avec une petite-amie comme Alice, Sam avait appris à détecter ce genre de choses. Et puis, Jensen et lui avaient passé l'année à veiller – en quelque sorte, car ils n'avaient pas réussi à sauver grand-chose – sur Scorpius et Albus. Il savait comment le sorcier fonctionnait, à présent.

- Albus, je sais que quelque chose ne va pas-

- Roh mais c'est bon ! se braqua Albus. Il est en vacances chez son grand-père, y a pas mort d'homme !

Mais Sam sentait bien qu'Albus était mal avec ça. Il lui manquait son acolyte de toujours. Il était perdu, plein de doutes et de culpabilité.

- J'ai parlé avec Jensen, tu sais. On est seulement inquiets.

- Mais arrêtez de vous inquiéter, je vais bien. J'ai rien fait de mal !

Sam ravala son venin en entendant que lui, il allait bien.

- Tu te trompes Albus ! Tu vas bien ? Et Scorpius ? Tu t'es servi de lui pour gagner en assurance et en puissance, tu es sûr auprès de lui car il te sert de faire valoir. Bien sûr, ce n'est certainement pas ce que tu voulais, ajouta-t-il précipitamment quand il vit Albus sur le point de répliquer, mais toujours est-il que c'est comme ça qu'on le ressent, nous, tes amis. Tu as peur, Albus, et la présence de Scorpius te rassurait, c'est normal entre amis, mais ce n'est pas un baume calmant. Scorpius est un être humain. Et tu n'as pas à avoir peur car tu n'es pas seul.

Albus se laissa retomber contre le dossier de sa chaise et se tourna vers l'orée du bois, non loin du manoir. Il prit soudain conscience de son attitude vis-à-vis de Scorpius, comme s'il voyait enfin la lumière au bout d'un long tunnel. Bien sûr, Scorpius avait toujours été à ses yeux celui qui l'avait sauvé, qui était apparu dans sa vie pour ouvrir la porte vers un Monde auparavant clos, mais il avait oublié de le libérer de ses craintes. Il voulait le tenir à ses côtés, il avait peur qu'il lui échappe et d'une certaine manière, il s'était assuré que son monde ne tourne qu'autour de lui, comme Harry l'avait fait par le passé dans sa chambre du Manoir en Irlande. A force de le retenir contre lui, il était en train de perdre Scorpius.

Fin Flash Back

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Cher Teddy,

Je suis très content pour toi ! Victoire et toi devez être très excités à l'idée d'emménager ensemble et je ne doute pas que Tante Fleur va s'assurer que ton déménagement à Paris se passe bien, elle ferait tout pour sa fille.

Même par ces quelques mots sur le papier, je ne peux te mentir et je ne le veux pas car c'est bien plus facile de m'exprimer à l'écrit. Tu m'as demandé si ça va, eh bien cela ne va pas fort…

Scorpius apparemment ne t'en a pas parlé, mais il s'est passé quelque chose. Franchement, je ne sais pas par où commencer. Il est parti, Teddy ! Cela fait une semaine maintenant. Deux jours après notre retour au Manoir pour les grandes vacances, il a descendu les marches de marbre avec son sac de sport et il a annoncé à son père qu'il partait passer une semaine chez son grand-père. J'étais dans ma chambre, pétrifié et je n'ai rien fait pour le retenir. Tu dois te demander pourquoi… parce que c'est moi qui ai provoqué son départ.

Le soir du bal, Scorpius m'a déclaré sa flamme. Il est tombé amoureux de moi. Il est tombé amoureux de moi. J'ai beau l'écrire, ça n'a aucun sens pour moi. J'ai eu beau retourner tout cela dans ma tête, tout ce qu'on a traversé, les sentiments qu'il éprouve ne me font pas écho. Peut-être que c'est trop frais… En tout cas, pour lui, tout est clair. Il s'en va.

Je sais qu'il reviendra mais je me suis même pris à essayer de tomber à mon tour amoureux de lui. Mais ça n'a pas de sens…

Cela n'a pas de sens ! Dis-moi si tu comprends quelque chose à tout ça ? Scorpius, amoureux de moi. A mes yeux, tout était clair, mais je réalise que j'étais dans le brouillard le plus complet. A présent, c'est lui qui est clairvoyant. Il part.

Je sais que cela fait beaucoup à encaisser, crois-moi, je sais de quoi je parle.

Réponds-moi vite.

Albus

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Cher Draco,

Tout d'abord, je m'excuse platement de ne pas t'avoir écrit plutôt. Je tenais encore à te remercier pour le soutien que tu m'as apporté après le match de Quidditch. Ta simple présence a beaucoup aidé, pouvoir exprimer ce que cette rencontre m'a fait avant que la Gazette en donne sa propre version, c'était… libérateur.

Pour ce qui concerne tes interrogations, je ne sais pas vraiment quoi te dire. Tu sais, Scorpius et moi sommes amis, mais quand il s'agit d'Albus, nous marchons sur des charbons ardents. C'est un sujet délicat pour nous deux, Scorpius ne veut pas trahir son ami et je ne veux pas dire du mal de lui. Parfois, je lui demande comment il est, ce qu'ils font, comme une manière de le connaître malgré tout.

Pendant le bal, oui, il a dû se passer quelque chose. Scorpius s'est éclipsé un moment et lorsqu'ils étaient dans la Grande Salle ensemble, ils n'étaient pas très proches. Mais si dispute il y a eu, celle-ci n'a pas du être ressentie par beaucoup de personnes, sinon, tu te doute bien que la Gazette en aurait fait le récit.

Ils ont dû se disputer, ce qui n'est jamais arrivé à Poudlard, et comme leur amour l'un pour l'autre est fort, la colère a du être équivalente.

Je te souhaite de belles vacances, à bientôt.

James

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Jessy gambadait joyeusement, sautant par-dessus les cailloux, rampant sous les branches, glissant parmi les herbes. Albus la suivait de près, souriant lorsqu'elle bondissait. Il avait passé beaucoup d'après-midis, cet été, à marcher dans le bois. Il avait même commencé à construire une cabane. C'était calme ici, c'était frais ici. Seuls le chant des oiseaux, le bruissement des arbres rompaient le silence. Jessy tourna à droite pour s'enfoncer dans les fourrés, en direction de la cabane. Il avait hâte de la montrer à Scorpius. Il baissa la tête pour éviter les branches et arriva devant la cabane qu'il avait construite. Il avait pris de vieux tissus pour cacher l'entrée. Il s'assit devant et se mit à jouer avec l'herbe. Jessy grimpa sur son épaule et renifla ses oreilles.

- Jessy, arrête, tu me chatouilles…

Montrer cette cabane à Scorpius. C'était quelque chose de si simple et pourtant cela lui semblait tellement complexe et loin de lui. Il avait eu si peur de le perdre, mais la peur de voir la colère – ou pire, l'indifférence – dans les yeux de Scorpius avait fait qu'il n'avait rien fait. Il n'avait pas assumé ses actes, pas voulu voir les conséquences.

Mais finalement, en ne retenant pas Scorpius, en restant à distance, il avait respecté sa décision et c'était le meilleur moyen de regagner sa confiance, de le libérer pour mieux le retrouver.

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Scorpius descendit les dernières marches de bois, posa son sac devant la cheminée et se retourna vers Alais et Jensen.

- Voilà ! Je suis prêt.

Alais ricana.

- T'es sûr que t'as rien oublié ? Parce que tu t'étais pas mal étalé quand même.

Scorpius adressa un large sourire à sa cousine.

- Je ne voix pas du tout de quoi tu parles.

Jensen sourit, amusé.

- En tout cas, c'est cool à vous deux de m'avoir aidé à trouver un stage, dit Jensen.

Scorpius et Alais envoyèrent leurs cheveux en arrière.

- C'est normal, on a des amis influents !

Plus exactement, Harry et Daphnée avaient demandé à Hermione d'appuyer sa demande de stage au nouveau département du ministère de la Magie : le département de la recherche sociale magique.

- C'est cela, oui, répondit Jensen en levant les yeux au ciel.

Alais avait trouvé un stage auprès de Madame Guipure. Elle n'avait pas encore d'idée précise de ce qu'elle voulait faire, mais elle aimait le contact humain et conseiller les gens. Elle avait pris ce stage, à défaut de savoir exactement ce qu'elle recherchait. Alice a été prise par George et Ron dans la boutique Weasley, celle qu'ils ont ouverte à Pré-au-Lard. George était tombé sous le charme du caractère pétillant de l'adolescente. Ils avaient jusqu'à octobre pour rendre leur dossier au professeur Picquery.

- Alors, Scorpius, tu as pris une décision ? demanda Alais.

Scorpius se mordit la lèvre.

- Eh bien non, toujours pas… Je me dis qu'une des deux voies est beaucoup plus stable, mais… si on parle de passion, c'est plutôt l'exploration du troisième œil qui m'intéresse. Mais c'est très compliqué de trouver un domaine exact de stage, alors que la potion, plus exactement la recherche, mon stage est tout trouvé.

- Il n'y a pas que les bains de ton père. Si tu veux faire tes preuves, trouve un autre pôle de recherches en potions, je te l'ai déjà dit. La preuve, c'est pas si compliqué de trouver !

- Madame Guipure t'adore et j'ai été pistonné par la Ministre de la magie, on a aucune fierté non plus, fit remarquer Jensen.

- Bref, on verra, j'ai encore un peu de temps pour y réfléchir, coupa Scorpius.

Il se mit à sourire.

- En tout cas, j'ai adoré passer ces deux semaines avec toi, cousine.

Il se tourna vers Jensen.

- Et c'est cool que tu aies pu nous rejoindre.

Ils avaient passé l'été au bord de la piscine, ou bien à faire des jeux de société dans le verger. Jensen échangea un rapide regard avec Alais.

- Alors, qu'est-ce que tu comptes faire le concernant ?

Scorpius se retint de lever les yeux au ciel. Après avoir été si insistant et papa poule, Jensen n'osait plus prononcer le nom d'Albus.

- Je vous remercie de m'avoir soutenu, mais maintenant je vais devoir faire face à Albus.

Nouveau regard échangé entre Alais et Jensen. Scorpius soupira.

- En fait, je ne vais même pas en parler. Pour dire quoi ? Le mal est fait, maintenant je veux passer à autre chose.

Scorpius releva les yeux et sourit.

- Et puis, Albus et moi, on est meilleurs amis, non ? Que peut-il nous arriver ?

Alais acquiesça en souriant.

- Ça va s'arranger.

Jensen hocha la tête.

- Je le pense aussi.

Scorpius prit ses affaires et entra dans la cheminée, déterminé. Scorpius avait été très en colère. Malheureux, profondément blessé, mais en colère. En colère contre Albus, bien sûr, mais aussi contre lui-même, parce qu'il s'était senti utilisé, qu'il n'avait pas su voir la réalité, alors que tout le monde l'avait mis en garde. Puis la colère était retombée, et son chagrin et la douleur de son cœur avaient laissé place au manque de l'ami. Son meilleur ami.

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Draco sourit et s'avança lorsque la fumée apparut dans la cheminée. Il réceptionna son fils et le prit dans ses bras. Scorpius sourit.

- Moi aussi je suis content de te voir, papa.

Il s'écarta, posa son sac et en sortit un petit paquet carré qu'il tendit à Harry en serrant son épaule.

- Joyeux anniversaire, Harry.

- Merci, Scorpius.

Scorpius se tourna vers Albus qui se tenait en retrait, les jambes croisées, en train de faire craquer ses doigts. Il releva les yeux et les yeux verts et gris s'accrochèrent. Les pupilles d'Albus se dilatèrent et il s'avança vivement pour venir le prendre dans ses bras. Il passa ses bras dans le dos de Scorpius et serra son t-shirt entre ses doigts. Scorpius ne bougea pas mais ferma les yeux et laissa échapper un long soupire. Il lui avait manqué. Son odeur lui avait manqué, son corps, sa présence, son souffle lui avait manqué. Il sentit son cœur s'emballer et se maudit intérieurement. Non.

Albus n'avait pu se contenir plus longtemps. Par Merlin, comment avait-il fait pour survivre sans lui ? Tout redeviendrait comme avant, n'est-ce pas ? Les efforts en plus, bien sûr, car Albus devait apprendre à ne plus faire sa vie aux dépends de celle de Scorpius. Le blond restait statique. N'était-il pas content de le retrouver ?

Cela ne sera pas aussi simple que je le pensais, pensèrent les adolescents.