~ Comment te sens-tu aujourd'hui ? ~ 37
Nous remontâmes du garage pour trouver Emmett et Jasper en train de se disputer la télécommande dans le salon sous l'œil attendri d'Esmée.
- Je te dis que les Hornets vont battre les Bulls !
- Je m'en fiche comme de l'an 40, je veux voir mon documentaire sur la guerre de Sécession !
- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Tu l'as vécu en direct. Laisse-moi mon match, ça au moins je ne connais pas le résultat à l'avance.
- Aaaalice, qui va gagner ? demanda Jasper nonchalamment en voulant saisir la télécommande.
- Nooon ! Je ne veux pas savoir à l'avance. Ils roulaient par terre en bousculant tous les meubles qu'Esmée s'ingéniaient à déplacer d'une main pour les protéger.
- Si vous pouviez retrouver un visage humain, ce serait bien pour notre invitée. Fit remarquer nerveusement Esmée.
- Ah, salut Bella. Rose a un beau garage, hein ? demanda Emmett en se recoiffant avec ses doigts.
- Oui, Emmett, très mignon.
Jasper avait profité de la distraction du costaud pour changer le canal sport vers le canal histoire.
- Jasper, tu sais où je peux trouver Alice ?
- Dans son salon d'essayage.
- Elle a un salon d'essayage ?
- Quand je te disais qu'elle était pro. 2e étage gauche. Bon courage. Me précisa Rosalie.
Comme cette fois c'est moi qui la sollicitais, je rassemblais mon courage et frappais à la porte.
- Entre Bella, j'ai presque fini. Je poussais la porte en priant pour que les préparatifs ne m'incluent pas. Raté.
- C'est quoi tout ça ? Je ne savais plus où donner de la tête avec les piles de vêtements éparpillées dans la pièce.
- Les tenues que j'ai sélectionné pour toi ma chère.
- ! Il va falloir diminuer le nombre ou attendre. J'ai pas du tout envie de passer tout mon dimanche dans ton salon alors que je pourrais le passer avec Edward.
- Choisis alors. Je faisais le tour de la pièce du regard et fus attirée par un vêtement.
- Cette robe est à couper le souffle ! Je désignais une robe bleue vaporeuse pendue devant moi. Je tendis la main pour caresser le tissu très doux, elle n'avait quand même pas acheté une robe en soie? Comment voulait-elle que je la rembourse?
- C'est celle que j'ai choisie pour la soirée de promo. Évidemment elle savait déjà que nous allions y aller !
- Elle est fabuleuse, je vais l'essayer. Après tout j'avais le droit de rêver un peu. Quoique à bien y réfléchir, je vivais un rêve éveillé, alors un peu plus, un peu moins…
- Il y a un bustier qui va avec, tiens. Je prenais le tout et me dirigeais vers le paravent. En ressortant, elle me tendit des chaussures à talons aiguilles.
- Ça va pas être possible, Alice. Je n'ai aucune coordination. Dis-je en secouant la tête. C'était déjà un exploit que j'aille à ce type de manifestation. Avec Edward, j'en avais envie. C'était la nouvelle Bella qui s'affirmait.
- Bon, nous verrons. Viens devant le miroir pour juger de l'effet.
Je n'en revenais pas, cette robe me transformait.
- Je peux appeler Edward ? Demandais-je toute excitée.
- Surtout pas ! Et l'effet de surprise lors du grand soir ?
- D'accord. Je souriais malgré moi en imaginant la tête de mon ange. Je te dois combien ?
- Comment ? Je la vis se rembrunir en un clin d'œil.
- Pour la robe. Tu as dû la payer? Non?
- Pfff, comme si l'argent était important ! Je t'ai préparé une valise avec des instructions pour chaque tenue. La semaine prochaine nous passerons aux soins de la peau et aux cheveux.
- Mais, je ne suis pas une profiteuse ! Enfin presque. J'avoue que votre ordinateur me fait très envie. Le mien date de Mathusalem. Dis-moi combien je te dois. Insistais-je.
- Tu m'énerves à la fin ! Change-toi, nous allons voir Edward pour régler cette affaire une fois pour toute.
- D'accord, dis-je rassurée. Mon nouveau petit copain-vampire si craquant et protecteur allait bien prendre ma défense, non ?
Nous cherchâmes Edward à travers la maison, la demeure, le palais, pour arriver à une pièce retirée qui de toute évidence faisait office de salon de musique. Une mélodie s'en échappait. Le flot de notes s'arrêta et j'entendis Edward éclater de rire. Alice ouvrit directement la porte (comme à son habitude) et s'approcha du piano en faisant la moue, les bras croisés sur la poitrine.
- Bella est rétive, comment veux-tu que je travaille? Et je me passerai bien de tes moqueries. Bouda-t-elle.
- Personne ne t'a rien demandé, Alice. Répondit Edward d'un ton neutre en continuant à caresser les notes du piano, j'étais sous le charme. Même de dos il avait du sex-appeal !
- Ce n'est pas une raison, s'énerva-t-elle en tapant du pied.
- Je suis très contente des habits que tu m'as déniché, Alice. Je t'assure. La rassurais-je pour faire baisser la tension.
- Elle veut payer pour les vêtements, tu te rends compte ? Fit-elle outrée.
- C'est son droit. Il se tourna vers moi. Et si je te les offrais, cela ferait-il une différence ?
- Mais Edward, tu as vu la tonne de fripes qu'elle m'a mise de côté ?
- Non, je ne l'ai pas vu, mais je peux l'imaginer la connaissant. Laisse-nous Alice. J'aimerais parler seul à seule avec Bella.
- Comme tu voudras. Elle partit la tête haute.
- Viens ici, il me fit asseoir sur le tabouret près de lui. As-tu réfléchis à ce que je t'ai dit ?
- Quelle partie ? Celle où tu ne dors pas ou celle où tu bois du sang pour te nourrir ou celle où tu ne vieillis pas ?
- Un peu des trois. Celle où je te dis que je suis vampire bien sûr. Il caressait les touches nerveusement.
- Eh bien ? Je voyais bien qu'il osait à peine me toucher maintenant. Ou alors il préférait son piano.
- Tu es la seule qui ne m'ait jamais attiré. Je suis certainement un idiot, je ne sais pas m'y prendre, hein ?
- Edward, commençais-je, tu m'attires aussi. Je me tournais pour glisser mon genou gauche près de sa cuisse et l'enfourcher. De quoi as-tu peur ? Je commençais à caresser distraitement ses cheveux fous.
- Là, tout de suite, que tu me quittes. Dans l'avenir,…que tu me quittes aussi. Il baissa la tête.
- Mais Edward, tu ne crois pas que tu fais un tsunami d'une tempête dans un verre d'eau ? Je suis toujours là, non ? Je me tortillais pour le regarder par en dessous.
- Oui. Concéda-t-il comme à regret.
- Je n'ai pas envie de partir, Edward. J'ai tout simplement envie de mieux te connaître. J'embrassais doucement ses lèvres comme si j'avais peur de le briser alors que c'était moi la fragile humaine. Il dut se sentir rassurer par mon discours car il prit rapidement la conduite des événements en me prenant dans ses bras. Il n'avait pas perdu la main et je me laissais aller à sa maitrise.
- Puisque nous sortons toujours ensemble, je peux te faire des cadeaux ? Il souriait d'un air aguicheur, plus confiant en lui maintenant.
- Dès le premier copain, je ne veux pas tourner à la femme entretenue ! Même si c'est tentant ! Vade retros ! Je raconte vraiment n'importe quoi : vade retros, je n'ai même pas été élevée religieusement. Quelle nulle ! Et puis un diable comme lui me ferait tourner sataniste en un tour de main.
- Je suis ton premier copain ? Enchaina-t-il la bouche ouverte.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Dis-je surprise par sa remarque. Oups ! Qu'est-ce que j'ai dit déjà ? Bella va te coucher.
- C'est ce que tu as dit !
- Hum. Je n'ai vécu que 17 années, moi. Et toi avec ton siècle et quelque ? Enchaînais-je sur un ton de défi déjà mise au parfum par Rosalie, ma super copine qui me raconte tout. Papy n'allait quand même pas faire la leçon à la petite jeune !
- Rien non plus, ma belle, mais laisse-moi m'étonner, tu n'as pas les mêmes blocages sociaux que moi, si je peux me permettre.
- L'adolescence est une période difficile dirons-nous. Je détournais le regard, confuse. Je ne voulais pas qu'il s'imagine qu'il pourrait prendre l'avantage à cause de mon inexpérience. Je suis une femme libre, je ne suis pas un numéro ! (Faut vraiment que j'arrête de regarder les rediffs des vieilles séries télé). Que jouais-tu quand je suis entrée ? C'était superbe. Changeons de sujet en douceur mine de rien.
- Merci, je croyais que tu étais plutôt rock ?
- J'aime bien te contrarier, j'avoue. C'est mon péché mignon. J'en profitais pour avoir du rab en baisers. Tu as une montre au fait ? Il faut que je sois rentrée pour 5 heures. Mon père revient toujours de la pêche dans ces eaux là.
- Tu me présenteras à ton père ? Je veux dire officiellement ? Aouch, je n'y avais pas pensé.
- Ça peut pas attendre ? Tentais-je. Je devais grimacé à cette évocation, c'était plus fort que moi.
- Je t'ai présenté ma famille. Il est juste que je connaisse la tienne, non ? Insista-t-il comme si cela lui tenait à cœur. Il devait être de la vieille école. Oui, il l'est, bien sûr, il est du début du siècle. Il va falloir que j'intègre notre différence d'âge. Quand je pense que les petites jeunes qui vont avec des vieux ça m'avait toujours dégouté ! C'est l'histoire de l'arroseur arrosé ?
Vous êtes formidables! + de 300 reviews! Je suis aux anges, j'ai les mollets qui enflent (encore).
Chère Nikif, il est normal que tu ne reçoives pas d'avis de publication car tu ne fais pas partie des 46 personnes inscrites en alert story, tu ne figures pas non plus dans les author alerts.
Prochain chapitre: attention, les hormones se déchainent!
