Goodmorning guys! =)

Qui dit Mercredi dit... Ben Mercredi hihi... Merci à tous pour votre soutien, je crois que je ne le dirais jamais assez mais si cette histoire continue c'est grâce à vous... Tant les inscrits que les non-inscrits, les gens qui laissent une trace de leur passage ou non... Merci de croire en cette histoire et de la vivre avec moi, vous êtes géniaux! Je voulais aussi remercier ceux qui sont là depuis le début... Je n'ai pas de psudos mais je sais qu'ils se reconnaîtront! Vous avez tout de suite adopté et soutenu Les Signes, alors merci du fond de mon coeur de fleur bleue =)

Réponses aux non-inscrits :

Anne Laure : Merci à toi! Je crois que toute fille qui se respecte aime ce genre de jolie histoire =) Je suis très contente que le mariage d'Em' et Rose t'ait plu ;) Avoir fait un POV Emmett m'a vraiment amusé, je sais pas je voulais donné de l'importance aux autres personnages aussi et Em' est sans conteste l'un de mes personnages préférés =)
Te creuses pas trop la tête! Comme je te l'ai déjà dit, les réponses arriveront au fur et à mesure des derniers chapitres (ben oui ça sent la fin tout ça), mais si ça peut te rassurer mon histoire aura le droit à sa fin heureuse =)
Bon décidément je suis jalouse de ton frère, j'ai failli pleurer en lisant tes reviews lol Méchant frérot :p Bonne fin de semaine à toi, j'espère que tout se passe bien par chez toi et qu'il fait beau! Bisous

Ma tite chérie mademoiselle que A MOI mouahahahahahah : tu remarqueras que je deviens de plus en plus grave moi avec toutes ces bêtises! Comme d'hab on procède par étapes ;)
1ère review : J'étais sûre que tu allais péter une durite en lisant ce chapitre, Emmett oblige lol Par contre franchement t'assure pas une cacahuète! *Comment as-tu pu penser que ça allait être un mariage banal ? Pffffff, joue l'outrée de service mouahahahah* Bref, Mr Weber je sais pas pourquoi mais je le voyais coincé et super religieux alors hop hop hop je l'ai fait =) Pour les chiffres je m'excuse j'ai dû boire trop de kir canadien et ça m'a tourné la tête *alouette* Pauvre auteure qui sait même pas compter, heureusement que je fais pas une fic sur les maths mdrrrr Pour tout t'avouer j'ai aussi penser à Shrek mais je me souvenais plus du nom du bonhomme pain d'épice *Eh oui Edward en Shrek a doit pas être mal, tu tiens peut-être le fil conducteur d'une nouvelle fic lol* La chute ne sera pas forcément celle que tout le monde attend mais au moins y'aura une sorte de morale et puis t'en fais pas ça va bien se finir rohhhh *Et non je te donnerais pas la fin mouahahahaha rire cruel et démoniaque à la cruella hihi* Aujourd'hui c'est pas encore Londres MAIS je suis en pleine écriture de ce chapitre hihi *j'en connais une qui veut une machine à faire avancer le temps... Quoique si tu fais ça ça signe presque la fin de la fic... Plus que 4 chapitres et 1 épilogue après celui-là! Oh bah non fais pas la tête! REVIENNNNS lol* Bonjour à l'amie qui me veut du bien *d'ailleurs dis lui que j'attend toujours la livraison du Rob charmant... mdrrrrrrr*
2ème review : T'es pas à la bourre vu que c'est ta deuxième review! *Bah alors on perd la boule hihi* Bella en cachalot ça peut le faire, mais après faut qu'Edward joue au capitaine Nemo et ça c'est plus dur *Enfin en matelot moi je dis pas noonnnnn... Rohhhh la vilaine pas belle! hihi* De tailler des haies ? oO *Moi je préfère tailler des costards personnellement, bah ouais comme ça tu mesure les mecs et tout... Et là on repart dans le censuré, bah alors! hihihihi* Je veux bien te donner Emmett comme dessert mais je veux une contrepartie! *Edward ou Binou... Ou alors Binou en Edward et là je fais la fête du dessert jusqu'à en mourir de gourmandise miam!* Tu sais très bien que je ne suis pas sage *vilaine Laura haaaaannnnnnnnnnnnnnn* Bon c'est pas le tout mais le diner est prêt... Je te fais pleins de 3

Twilight0507 : Merci beaucoup! Je suis contente qu'Em' et Rose soient autant appréciés =)

Lapiaf8 : hihi merciiiii! Je sais que tu craques pour Emmett maintenant ;) lol

Alexandra : Merciiiiiiii =) Alors comme ça tu aimes bien Rose ? Je dois t'avouer que je la détestais au début mais après mûre réflexion je pense même l'apprécier plus que Bella lol Contente que ce mariage t'ait plu! Pour la part énigmatique, je peux te dire que beaucoup de personnes sont dans le même état que toi... Je vais commencer à recevoir des lettres de menaces lol Détends-toi, ce chapitre t'aidera peut-être un peu dans la compréhension de tout ce bric à brac =) J'aime tes hypothèses même si je ne dirai mots... Et ça veut pas pour autant dire que : qui ne dit mots consent hihi. J'aime bien être Miss sadique, tu dois le savoir depuis le temps =) Bisous et encore merciiiii

Docteur SAM : mdrrrr je donne des surnoms à tout le monde j'aime trooooop! Faut pas faire de caprices comme ça :p Tu vas peut-être avoir une piste après ce chapitre miss et puis t'arraches pas les cheveux c'est long à repousser... en tant que médecin tu devrais le savoir mdrrrrr Contente que le mariage t'ait plu! Merci pour tout et plein de bisouuuuuus

Voilà! Encore une fois merci à tous pour votre soutien!

Félicitations à ma Partner pour son petit asticot hihi, un énorme bisou à toutes celles qui se reconnaîtront, à mes vilaines d'amour que j'aime aussi!

Place à la chaleur de Jacksonville, Bonne lecture =)

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer

Citation du jour : " - Whose genius is this ?
- Mine" Salvador Dali to Luis Bunuel, Little Ashes

"- De quel génie s'agit-il ?
- Du mien"


Il était une fois à Jacksonville

POV BELLA

Ma tête sonnait, comme chaque matin après tout, et je me sentais ballotée de tous les côtés. Ça par contre ce n'était pas vraiment normal si ? J'essayais d'émerger un peu mais la douce odeur d'Edward m'empêchait de former une pensée cohérente. Comment une personne pouvait nous rendre comme ça ? Pas que cela me dérangeait mais je n'arrivais toujours pas à croire que cette fabuleuse personne, cet homme hors du commun, soit le mien ou du moins fasse de moi sa moitié. Je me blottissais contre lui et atterrissait directement dans son cou. Comme une droguée ou tout simplement comme la cinglée que j'étais, j'humais son odeur si particulière. Mon corps semblait imprégner chaque mouvement qu'il faisait et j'arrivais enfin à sentir ce qu'il m'arrivait. Les deux bras d'Edward me serraient fort contre son torse, mes pieds flottaient et je sentais la respiration d'Edward sur mon cou. Edward me portait… Mais pourquoi est-ce qu'il ferait ça ?

- « Edward, mais qu'est-ce que tu fais ? » demandais-je d'une voix encore endormie.

- « Chut Princesse rendors-toi, t'en fais pas » hein ? J'ouvrais les yeux et vis que nous étions hors de la villa, en train de marcher.

- « Edward pourquoi est-ce qu'on marche ? »

- « Bella, mon cœur dors ! »

- « Tu m'enlèves ? » il eut un petit rire et l'angoisse me quitta. Je clignais des yeux et regardais le sublime personnage qui me tenait dans ses bras. Sa mâchoire carrée et forte, ses yeux concentrés sur un point plus loin. Malgré moi un soupir de contentement m'échappa et il me regarda avec ces yeux dans lesquels je me noierais si j'en étais capable.

- « Je te conduis à la voiture »

- « Pourquoi tu veux prendre la voiture ? »

- « Bella on doit être à l'aéroport dans moins de deux heures » l'aéroport ? Il me regarda et vit mon étonnement alors il s'arrêta. « Renée nous attend tu sais bien » et là, mon cerveau se décida enfin à fonctionner normalement…

- « On est déjà le matin ? »

- « Oui Bella aux bois dormants et Carlisle nous attend à la voiture »

- « Mais il doit être fatigué avec le mariage et tout ça »

- « Crois-moi, avec l'hôpital Carlisle est rôdé au niveau des nuits difficiles » de nouveau son rire remplissait ma tête…

- « Il est quel heure ? » J'essayais de me redresser mais il me tenait fermement contre lui.

- « A peine neuf heures. Le réveil a sonné pendant dix minutes avant que je m'en aperçoive… C'est Alice qui est venue voir ce qu'il se passait avec ma mère sur les talons » il riait de son rire doux et je remarquais ses cernes et son teint pâle.

- « Tu n'as pas bien dormi ? »

- « Comme un bébé »

- « Alors pourquoi tu n'es pas rasé et que tu trimballes des valises sous tes yeux ? » il me regarda avec cet air taquin.

- « Peut-être parce qu'une certaine personne a voulu profiter de moi avant de s'endormir » je riais aux éclats, j'avais l'impression d'être une collégienne en chaleur et il se mit à rire avec moi. L'étau de ses bras me faisait me sentir en sécurité et mon ventre se mit à gargouiller, signe que la petite princesse était là et qu'elle avait faim. « On dirait que mes Princesses ont faim » je souriais, Edward voulait une fille même si j'étais persuadé qu'il s'agissait d'un garçon. De toute façon je l'aimais bien trop pour le contredire.

- « Un peu »

Edward me redressa doucement dans ses bras, et c'est à ce moment-là que j'entendis une voiture approcher. Je redescendais doucement sur mes pieds et remarquais la Mercédès de Carlisle. Edward, en parfait gentleman ouvrit la portière et m'aida à me glisser dans la voiture. Le chauffage avait dû tourner un peu car lorsque j'entrais dans l'habitacle je me sentis aussi bien que dans un cocon. Carlisle était au volant tandis que Dem se tenait à ses côtés. J'avais oublié que nous devions avoir une protection rapprochée où que nous allions.

- « Bonjour Bella » lançait Carlisle avec un sourire démentiel. Comment cet homme pouvait-il être frais à neuf heures du matin sachant qu'il a passé sa nuit à danser avec ses enfants et sa femme ?

- « Bonjour Carlisle »

- « Bien dormi ? »

- « Elle dormira dans l'avion je pense » dit Edward qui se glissait à côté de moi. Je n'eus pas le temps de faire un geste qu'il m'attachait avec la ceinture.

- « Merci papa » dis-je alors qu'il se penchait et m'embrassait dans le cou, endroit extra sensible, encore plus qu'avant ma grossesse.

- « Je ne suis pas sûr qu'un père puisse provoquer des gémissements et des frissons comme je le fais avec toi » me chuchota-t-il à l'oreille alors que la voiture commençait à avancer.

Il s'éloigna un peu de moi et prit un sac de papier qui se trouvait derrière lui, puis Félix lui donna une tasse cartonnée comme lorsqu'on prend à emporter dans un café. Edward prit le tout et commença à dérober les aliments. Il y avait un bagel au cream cheese et un cookie avec des pépites de chocolat blanc avec des morceaux de cranberries. Je le regardais et il m'offrit un sourire splendide.

- « Il ne faut jamais plaisanter avec l'estomac de mes Princesses » me dit-il en me tendant le bagel. Il savait également que j'adorais finir avec une note sucrée.

- « Merci preux chevalier » essayais-je de dire avant d'engouffrer littéralement le bagel. Edward me regardait avec des yeux noirs de désir et je gémissais presque de bonheur.

- « Tu ne devrais pas manger aussi vite » dit Carlisle en rigolant.

- « Oui mon cœur, dégustes » Edward me fit un de ces clins d'œil qui vous fait perdre la tête puis me donna mon jus d'orange.

- « J'ai plus trop faim pour le cookie »

- « Allez viens par là Princesse » il prit le reste de la nourriture et la donna à Félix qui était en grande discussion avec Carlisle sur notre sécurité mais je n'arrivais pas à me concentrer ce matin.

Edward se colla à moi lentement et je retrouvais ma place au creux de son cou. Depuis que je suis enceinte, rien ne se passe comme une grossesse normale. Alors que je devrais être écœurée de certaines odeurs, je recherchais plutôt ces dernières. J'adorais l'odeur de petit-déjeuner le matin mais ce que je préférais par-dessus tout, c'était l'odeur d'Edward. En soit ce n'étais pas bizarre mais j'avais lu que certaines femmes ne peuvent pas supporter l'odeur de leur conjoint… Que ça les répugnaient. Pour moi c'était plutôt le contraire, je cherchais cette odeur. Elle avait le don de faire de moi une vulgaire poupée : d'abord elle me faisait dormir, ensuite elle m'entourait comme un parfum, elle m'excitait beaucoup aussi. Edward le savait et chaque fois qu'il se passait quelque chose il lui suffisait de me prendre dans ses bras et de laisser son odeur m'atteindre, faisant des miracles.
Je dus m'endormir puisque lorsque mes yeux se rouvrirent Carlisle ouvrait ma portière.

- « Bonjour à vous aussi » me dit-il avec un sourire chaleureux.

- « Merci Carlisle »

- « Il n'y a pas de quoi Bella ! N'oublies pas d'aller voir le docteur dans deux semaines et nous nous retrouvons à Londres dans un mois » il me prit dans ses bras et me fit un câlin. Cette marque d'attention pourtant simple avait le don de me réchauffer le cœur, je substituais mon amour pour Charlie sur Carlisle et même si ce n'était pas la chose à faire, je me complaisais dans cette embrasse paternelle.

- « A dans un mois. Embrasses Esmé, Alice et Jasper pour moi »

- « Evidemment » je me retournais pour voir Demetri prendre nos sacs et les mettre sur le chariot. Il n'y avait pas grand monde dans le parking de l'aéroport de Port Angeles. Edward l'aidait et vint me tenir par la main, comme d'habitude avec des gestes doux qui me faisaient frissonner.

- « Tu as froid ? »

- « Pas vraiment » lui répondis-je. Il me fit un sourire puis embrassa ma tempe, me dirigeant vers les portes automatiques.

- « Edward, appelles ta mère lorsque vous atterrissez ou elle va s'inquiéter »

- « Oui papa »

- « Bon voyage les enfants je vous laisse entre de bonnes mains. Passez le bonjour à Renée, j'espère que nous la rencontrerons en chair et en os bientôt » sur ce Carlisle nous étreignit puis disparut dans sa voiture.

L'avantage d'être Edward Cullen disparaissait malheureusement quand nos passions les portes de l'aéroport. Plusieurs filles ont essayé de nous suivre, la sécurité nous a fouillé plusieurs fois pensant que nous étions des imposteurs, en gros je n'en pouvais plus. Après une heure et demie à passer la sécurité, la douane mais aussi après avoir été forcée de jeter le cookie car nous n'avions pas le droit de ramener de la nourriture, fichu aéroport, nous nous retrouvions devant la porte d'embarquement. Dem nous surveillait de loin, ne se mélangeant pas avec nous. Edward avait même prévu où son garde du corps logerait puisque Renée lui a proposé la petite maisonnette au bout de son jardin. On allait pouvoir passer des vacances normales. Je regardais la queue à la porte d'embarquement et soufflais. On était pas rendu ! Chance était que j'étais enceinte et qu'ils nous laissèrent passer les premiers pour que je m'installe convenablement. Evidemment, arrivée dans l'avion je m'aperçus qu'Edward avait choisi des places en première classe. Et oui, même dans des avions aussi petits et peu confortables, les premières classes existent.

- « Bella c'est plus confortable pour toi et le bébé »

- « Le bébé se fiche du confortable Edward »

- « Eh bien c'est pour toi alors ! »

- « Rrrrrr »

- « Bella s'il te plaît Princesse ne fais pas ta tête de mule. Carlisle a été clair il faut que tu sois dans une bonne position pour dormir et tu sais pertinemment que tu ne peux pas l'être sur des sièges totalement banal de la classe économique » je soupirais, il avait raison. Y'avait-il quelque chose qu'il ne savait pas ou alors un énorme défaut bien caché que je puisse me sentir moins banale et idiote ? « Bella… » il m'attira contre lui « A quoi tu penses ? »

- « A rien »

- « Tu baisses les yeux et quand tu les baisses c'est que tu mens. Puis tu as cette petite fossette sous les yeux qui se plisse quand tu ne dis pas la vérité, en ce moment même elle est tellement pliée qu'elle cache presque tes jolis yeux » il caressa le dessous de mes yeux avec le bout de ses doigts et je fermais mes paupières tellement ce geste me relaxait. Ses lèvres se posèrent sur mes yeux fermés dans un geste doux. « Je t'aime » chuchota-t-il, et instantanément mes angoisses s'enfuyaient en courant.

- « Je t'aime aussi »

- « Installes-toi bien »

- « Edward on a une demi-heure dans cet avion »

- « Peu importe, Carlisle a dit qu'il fallait que tu sois le mieux possible »

- « Bien »

- « Bien »

Une demi-heure plus tard nous étions sur le tarmac de Seattle pour rejoindre notre autre avion. Edward me tenait fort dans ses bras et je voyais le regard de l'hôtesse qui nous accompagnait sur lui. J'entourais alors sa taille de mes bras et l'embrassais dans le cou. Edward émit un grognement très sexy et l'hôtesse pouffa puis accéléra le pas.

- « Avoues que ça t'amuses » me souffla Edward à l'oreille.

- « Je n'aime pas que ces pouffiasses de l'air te regardent comme si tu n'étais pas avec une femme enceinte »

- « Elle apprécie la marchandise »

- « Une marchandise déjà utilisée et achetée Edward »

- « Hum » il sniffa mes cheveux et gazouillait de nouveau.

- « Tu perds rien pour attendre Cullen »

- « Je n'attends que ça future Madame Cullen » Bizarrement, je n'avais plus peur lorsqu'il m'appelait comme ça. J'aimais même beaucoup trop.

L'avion dans lequel nous embarquions était bien plus grand que le précédent et toutes les personnes assises nous dévisageaient puisque nous étions les derniers. J'avais beau avoir mon petit ventre ils avaient l'air de s'en fiche royalement. Nous nous installâmes tranquillement et Edward sorti mon I pod du sac qu'il portait. Sachant qu'aucun objet électronique ne devait être utilisé, nous attendions le décollage… En route pour sept longues heures dans les airs.
Une demi-heure après le décollage, Edward me mit les écouteurs dans les oreilles et me pressait contre lui. Dans cette playlist il avait choisi de mettre toutes ses chansons, c'est-à-dire les morceaux au piano, les morceaux à la guitare mais aussi ceux où l'on peut entendre sa voix si particulière. Il avait fait cette playlist lorsqu'il s'est aperçu que le seul moyen de me détendre pour dormir, c'était sa musique. Je n'avais pas vraiment osé lui dire que je ne pouvais pas m'endormir sans sa voix rauque et envoûtante mais bien sûr, lors du tournage et de tous ces rapprochements il a eu la malchance ou alors la chance, de tomber sur mon I pod et de découvrir SA playlist. Il n'avait rien dit et avait continuer à l'alimenter en secret, jusqu'à ce qu'il apprenne ma grossesse et qu'il me berce de ses musiques avant chaque sieste ou chaque nuit. Je me sentais bercée par la musique tandis qu'il caressait mes cheveux. Puis tout devint blanc.

Je me retrouvais aveuglée par la lumière lorsque j'avais envie d'ouvrir les yeux. Mon cerveau me lançait cette alerte : « réveilles-toi, réveilles-toi, réveilles-toi ! ». J'essayais par tous les moyens de les ouvrir mais je n'y arrivais pas, comme si une force invisible tenait mes yeux fermés. J'étais si fatiguée. Je me sentais engourdie, comme si un camion m'était passé dessus. Mes membres semblaient lourds et je ne savais même pas si je pouvais bouger. Dans l'espoir qu'il se passe quelque chose je tentais de faire un mouvement mais je fus surprise par un bruit strident.

- « Qu'est-ce qu'il se passe ? »

- « Je ne sais pas je vais chercher quelqu'un ! »

- « Merde ! Bella, Bella ? »

Cette voix coulait sur ma peau alors que les bips stridents continuaient. J'avais beau essayé de sentir quelque chose, ne serait-ce qu'une sensation, mais rien. Je n'entendais que ce bruit assourdissant et cette voix qui ne cessait de m'appeler. Une fois de plus je me concentrais pour entendre ce qu'il se passait, puisque j'étais comme aveugle. Des voix s'élevèrent.

- « Que s'est-il passé ? »

- « J'en sais rien, j'ai mis la musique et le machin à commencer à biper »

- « Est-ce qu'elle a réagit à quoi que ce soit d'autre ? »

- « Comment ça ? »

- « Non juste quand Edward a mis la musique, c'est comme si elle réagissait non ? »

- « Son électro est normal mais je note des mouvements cérébraux »

- « Et en langage humain ça veut dire quoi ? »

- « Edward… »

- « Désolé »

- « En langage humain Monsieur cela veut dire que votre musique déclenche sans doute quelque chose chez Mademoiselle Swan »

- « Oh mon dieu »

- « Chut Angela, respires »

- « Elle se réveille ? »

- « Je ne peux pas vous dire Mademoiselle mais nous allons refaire des examens »

- « Merci »

- « Je vous en prie »

Le bip mystérieux avait fini sa plainte et je me retrouvais encore dans un silence pesant. Cette conversation semblait flotter dans les airs alors que j'entendais pleurer. Je réessayais encore d'ouvrir les yeux, ce qui activa de nouveau le bip.

- « Il faut que j'appelle ses parents » murmura l'une des voix.

- « J'ai promis à Alice et Rose de les prévenir et puis Esmé ne devrait pas tarder »

- « Bien. Tu sais Edward tu devrais écouter ta mère et aller tourner ce film, après tout c'est dans la ville ce n'est pas comme si tu partais à l'étranger. »

- « Et s'il arrivait quelque chose ? Je ne veux pas qu'elle se réveille seule »

- « Crois-moi si tu n'es pas là elle ne se réveillera pas »

« Qu'est-ce que tu veux dire ? »

- « Edward. Bella est la personne la plus formidable mais aussi la plus poursuivie que je connaisse… » la personne laissa un blanc mais l'autre ne semblait pas répondre, de nouveau j'essayais de me sortir de ce trou noir, en m'accrochant à leurs voix et le bip s'acharnait de nouveau. « Désolée Bella mais tu ne peux pas le nier » elle ria d'un rire triste puis continua « Le problème c'est que depuis deux ans, elle ne vit que par toi. Tout ce qu'elle fait se rapporte à toi. Ce n'est pas vraiment un défaut, elle ne le fait pas vraiment exprès. Mais Bella n'aimerait pas te savoir ici, à te morfondre pendant des mois attendant un miracle. Elle voudrait te voir sourire et tourner des films, faire ce que tu aimes. Veillez une inconnue ne serait pas vraiment ce qu'elle choisirait pour toi »

- « Mais ce n'est plus une inconnue »

- « Je sais mais elle ne le sait pas. On ne sait même pas si elle va se souvenir ou même si elle se réveillera »

- « Tu crois qu'elle ne se réveillera pas ? »

- «Non ce n'est pas ça. Je sais qu'elle se réveillera. Elle ne partirait pas comme ça, sans un mot ou sans voir que tous les trucs qui se sont passés dans sa vie avaient un sens. Je crois qu'elle attend juste le bon moment »

- « J'aimerais qu'aujourd'hui soit le bon moment »

- « C'est ce qu'on veut tous Edward. Si elle nous voyait je pense qu'elle tomberait dans les pommes. Entre ses parents qui s'entendent plus ou moins comme il faut, moi qui suis sur le point de me fiancer et toi qui entre enfin dans sa vie » la personne riait de nouveau. « Faut que j'ailles passer ce coup de fil. Et penses un peu à ce que t'as dit ta mère »

- « Merci Angie »

- « Pas de quoi »

De nouveau le silence me consumait.

- « Bella… Bella… » sa voix semblait comme morte et l'envie de toucher cette personne se fit forte. Mon corps réagissait, mon cœur ne battait que pour lui et mes yeux voulaient à tout prix s'ouvrir.

Je sentis une main froide sur mon front et sursautais.

- « Bella mon cœur » j'ouvrais les yeux pour tomber dans un océan vert émeraude. Il avait ce sourire en coin que j'aimais tant. « Tu as fait un cauchemar chérie » je sanglotais, ne m'étant même pas aperçue que je pleurais. « Chut c'est fini »

- « Quelle heure est-il ? »

- « 15 heures 30, heure de Forks sinon 18h30 heure de Jacksonville »

- « J'ai dormi longtemps ? »

- « 3 heures. Tu aurais dormi plus longtemps mais tu commençais à t'agiter et à parler alors j'ai pensé que je devais te réveiller » son regard était triste et je ne savais pas pourquoi.

- « Je suis désolée »

- « C'est rien mon cœur. Tu veux m'en parler ? »

- « Non, c'était qu'un cauchemar. Je ne m'en rappelle pas vraiment »

- « Bien, comme tu voudras. Tu veux un verre d'eau ? »

- « Volontiers »

Edward appela une des hôtesses qui vint directement vers nous. Deux secondes plus tard mon verre d'eau était vite avalé et les bras forts d'Edward me berçaient. Cette fois-ci je ne m'endormais pas et je n'écoutais pas la musique. Je ne voulais pas retourner dans cette lumière blanche avec les voix d'Angie et Edward. Je voulais juste rester ici, dans ma vraie vie. Edward avait mis un film comique dont je ne pourrais même pas retracer l'histoire parce que j'étais bien trop occupée à le regarder rire et sourire. Son profil était l'une des plus belles choses à regarder. Quand nous sentîmes l'avion se baisser, Edward éteignit sa télé pour m'embrasser passionnément. Je soupirais d'aise et priais pour que jamais cela ne s'arrête.

Arrivés à l'aéroport, la chaleur était presque étouffante en comparaison avec la froideur de Forks. Même si la nuit était douce, on ne pouvait pas vraiment penser que nous étions en décembre. L'air était chaud et des palmiers étaient plantés un peu partout. Bienvenue en Floride, disait le panneau. Le temps de retrouver nos bagages, de repasser rapidement à l'immigration et de passer aux toilettes pour des besoins de femme enceinte, nous sortions vers 23 heures. Je regardais partout autour de nous, les gens affluaient dans tous les sens quand je vis ce que je cherchais. Une paire de casquette de baseball des Yankees et des mains frêles nous faire de grands signes.

- « Prêt ? » demandais-je à Edward.

- « Plus que prêt Princesse » pas le temps d'entendre plus que ma mère me sauta déjà dessus.

- « Oh mon dieu Bella tu es magnifique ! Tournes-toi un peu que je vois mon bébé » ma mère et son exubérance n'avaient pas changé. Elle souriait comme une adolescente et ses grands yeux bleus-verts m'admiraient. « Mon bébé a tellement grandi ! » elle renifla et Phil lui frotta le dos.

- « Maman »

- « Oui je sais » elle se tourna doucement vers Edward et dès qu'elle le regarda je sus qu'elle était tombée sous son charme.

- « Maman je te présente Edward Cullen, le père de mon bébé »

- « Et occasionnellement son futur mari » ajouta-t-il avec un clin d'œil vers moi. Je sentais mes joues rougir et ma mère le regarda avec de gros yeux.

- « Vous allez vous marier ? »

- « Non, non… »

- « J'ai l'intention de demander en mariage votre fille très prochainement » continua Edward. Je lui donnais un coup de coude et il répondit par un baiser sur ma main.

- « Oh mais je manque à tous mes devoirs ! Pardon chéri » s'excusa Renée à Phil. « Edward voici Phil mon mari »

- « Enchanté »

- « De même. Bells, est-ce qu'un vieux monsieur comme moi aurait le droit à un câlin de sa deuxième fille préférée ? » je souriais tendrement, sachant pertinemment que l'absence de Victoria lui pesait.

- « Hey Phil »

- « Eh bien c'est que le petit bout prend de la place » riait-il dans mes oreilles. Il embrassa mon front et prit quelques bagages des mains d'Edward.

- « Vous n'avez que ça ? » demanda Renée.

- « Oui, ma sœur Alice et mes parents prendront le reste des affaires de Bella jusqu'à Londres »

- « Londres ? »

- « Oui je vais lui faire découvrir mon chez moi » Edward souriait et se pressait contre moi.

Nous nous dirigeâmes vers une Jeep. Renée et Phil se passionnaient pour ce genre de voiture, un peu sportive et jolie à la fois. Phil et Edward remplirent le coffre alors que je m'installais à l'arrière. Renée me suivit et s'installa près de moi. Ses yeux brillaient d'une lueur que je ne reconnaissais pas vraiment. Malgré tout mon amour pour ma mère, il y avait des choses qui avaient manqué dans ma vie. Elle arrivait à changer d'humeur aussi souvent que d'activités et elle était très exigeante envers moi. Peu lui importait que je sois dans les meilleures de ma classe, elle voulait que j'arrive au premier rang. C'était assez dur de savoir si elle était fière de moi pour ce que j'étais ou pour ce que je faisais. Seulement là, à cet instant précis, je reconnaissais dans ses yeux une fierté que jamais je n'aurais cru voir dans les yeux de ma mère.

- « Tu es si belle ma poupée »

- « Maman »

- « Je sais, je sais » elle approcha sa main de mon ventre. « Je peux ? » j'hochais la tête, incapable de refuser et incapable de dire oui parce que ce geste emballait mon cœur. « Bonjour petit poussin, c'est ta mamie Renée. Enfin disons plutôt Nannie, ça fait beaucoup moins vieux » Phil était installé au volant et rigolait dans son siège alors qu'Edward s'attachait tout en jetant un coup d'œil derrière pour voir si je l'étais également.

- « Maman tu sais qu'il ou elle ne t'entend pas »

- « Mais si voyons, mais si » un doux fond sonore se fit entendre et Phil et Edward commençait à discuter. Je n'entendais pas vraiment avec la musique. Renée se rapprocha de moi doucement. « Tu peux dormir ma chérie, tu dois être exténuée par le voyage »

- « Un peu »

- « Dors petit crapaud »

- « Mmm »

Le soleil sur ma peau et la pression d'une main sur mon ventre me firent soupirer de bien-être. J'avais l'impression d'être dans une sorte de cocon magique. De longs doigts descendirent plus bas que mon estomac pour venir se loger à la frontière de mon pantalon. Je bougeais des hanches, signe que j'étais presque réveillée et les magnifiques doigts de mon petit ami se firent plus pressants contre ma peau, descendant dangereusement vers mon point de non retour. Sur ma joue, aussi léger qu'une plume, se fit sentir un baiser tendre. Je savourais le moment mais bien sûr le bébé eut d'autres idées et mon ventre se mit à gargouiller.

- « Grrrr » Edward riait à côté de moi et déposa un baiser sur mes lèvres.

- « Bonjour Princesse aux bois dormants »

- « Hum » je pris sa tête entre mes mains pour profiter le plus longtemps possible de ses lèvres sur les miennes.

J'ouvrais doucement les yeux pour regarder autour de moi. Je ne me souvenais pas vraiment d'hier soir mais apparemment nous avions atterrit dans une chambre et j'étais en pyjama. Je jetais un coup d'œil plus poussé à cette chambre et remarquais que mes anciens meubles étaient là. Les murs avaient été peints en bleu alors que mon prénom se trouvait sur le mur où mon bureau était collé. L'immense poster d'Edward que j'avais ramené de mon premier voyage à New York trônait au dessus du lit deux places dans lequel nous nous trouvions. Cette chambre semblait fraîchement redécorée et tout dans la pièce semblait me correspondre, un peu comme si ma mère avait gardé une espèce de musée Bella Swan. Je regardais le magnifique garçon près de moi et mon cœur se mit à battre frénétiquement, me faisant oublier toutes mes inquiétudes et toutes mes incertitudes. Je levais ma main pour dessiner les traits de son visage avec le bout de mon index, imprimant chaque ligne, chaque courbe du visage parfait d'Edward Cullen.
Quelques minutes plus tard j'entendis quelqu'un frapper à la porte.

- « Toc Toc »

- « Entres maman » je me redressais un peu et observais ma mère, plateau de petit déjeuner en main.

- « Bonjour les amoureux »

- « Renée » Edward lui fit son sourire magique et ma mère rougit comme une ado.

- « Voilà le petit déjeuner. Phil m'a dit que vous étiez grands mais comme c'est votre première journée ici et que je me suis levée tôt » je regardais ma mère avec questionnement alors qu'elle continuait « Vous avez tout ce qu'il vous faut. Bella j'ai fait des bagels, tes préférés avec des graines de pavot » elle m'offrit un sourire colgate puis continua « Il y a du jus d'orange, du café à la noisette que Phil est allé chercher avant que vous arriviez et puis la crème et… »

- « Maman »

- « Pardon » elle baissa les yeux.

- « Merci beaucoup Renée c'est vraiment, waouh »

- « Vendu » soufflais-je à Edward, il se mit à rire. « Merci M'man »

- « De rien. Bella je voulais savoir si tu voulais aller en ville avec moi pendant que Phil montre à Edward son équipe de baseball à l'action. Qu'est-ce que tu en penses ? » ses yeux brillaient d'excitation et de crainte. Que voulait-elle que je réponde ? Non merci je suis venue ici pour profiter d'Edward et te prouver que je me débrouille toute seule ? C'était ma mère après tout.

- « Bien sûr »

- « Génial ! Bon appétit et à dans une petite heure »

3 semaines plus tard

Cela devenait une habitude pour Renée et moi d'aller faire les boutiques une fois par semaine, rien que toutes les deux. Les garçons allaient s'entraîner sur le terrain de baseball tandis que nous flânions dans les rues de Jacksonville. Je ne sais pas pourquoi mais cette ville me faisait un peu penser à Miami avec ce temps, les gens extravagants, l'odeur des fleurs même en hiver, les couleurs chaudes des bâtisses, les plages. J'arrivais très bien à comprendre pourquoi Renée aimait tant cet endroit, pourquoi elle avait choisi de s'installer ici avec l'homme de sa vie.
Durant nos expéditions, nous parlions plus que nous achetions. Même si j'avais été payé pour le film, et un bon paquet d'argent, je crois que cette sortie mère-fille relevait plus d'une découverte l'une de l'autre.
Cependant cette semaine changeait un peu, nous devions acheter les cadeaux de Noël tandis que les garçons allaient chercher le sapin et leurs cadeaux. J'avais déjà trouvé le cadeau de Noël d'Edward à Forks. Il s'agissait d'une gourmette où mon nom était graver à l'intérieur tandis sur le dessus était marqué « Ours » sous entendu le nôtre. Edward et moi avions acheté, pour Renée et Phil, un passe pour voir jouer les Yankees à New York avec les billets d'avion correspondant aux dates les plus importantes. Aujourd'hui je voulais trouver quelque chose d'autre pour Edward, histoire de marquer le coup.
Mon rendez-vous chez le médecin de Jacksonville, un vieil ami de Carlisle, m'avait aussi permis de me relaxer un peu. Le bébé allait parfaitement bien malgré le fait qu'il se développe plutôt vite par rapport aux autres fœtus. J'étais enceinte de trois mois et demi environ. Nous ne pouvions pas encore voir le sexe mais peu importait, Edward m'avait demandé d'attendre l'arrivée du bébé et de voir ce que l'avenir nous réservait. Je l'avais écouté. Ma mère me prit par la main et m'emmena dans cette boutique pour bébés devant laquelle nous étions déjà passé une bonne dizaine de fois.

- « Maman je n'achèterais rien pour le bébé ! »

- « Mais Bella s'il te plaît ! Laisses-moi lui acheter son premier doudou, tu sais comme je raffole de ces petites choses là ! »

- « On ne sait pas si c'est une fille ou un garçon ! »

- « Peu importe, un doudou n'a pas de sexe Bella »

- « M'man… »

- « Pas de M'man. Allez suis-moi » Elle m'entraîna dans la boutique et bien sûr tomba directement dans le rayon doudou. « Que penses-tu de celui-là » me demanda-t-elle en me montrant un monstre vert qui grimace.

- « Que si le bébé ressemble à sa maman il va faire une attaque cardiaque en voyant ce truc immonde » Renée se renfrogna et arpenta le rayon.

- « Et celui-là ? »

- « Trop de poils, il ou elle aura des allergies avec ce machin »

- « Pfff »

- « Maman on dirait une enfant capricieuse »

- « Laisses-moi quelques minutes »

- « Bien » je croisais les bras sur ma poitrine quand elle se mit à faire son cri de victoire.

- « Yes ! Et celui-ci ? » il s'agissait d'un petit agneau, blanc, avec des poils pas trop longs et frisés. Je tentais de toucher la peluche et sentis comme il était doux et soyeux. Ses yeux étaient imprimés, donc pas de risque d'avaler quoi que ce soit, et la couleur verte de ceux-ci me rappelait douloureusement la couleur des yeux d'Edward. Ma mère sautillait, un peu comme le faisait Alice quand elle était heureuse et me prit dans ses bras.

- « Il est parfait pour le bébé » murmurais-je.

- « Il est un très beau compromis entre la maman et le papa » dit-elle. J'haussais les sourcils et elle poursuivit « Bella tu as toujours été aussi douce qu'un agneau et cette peluche a des yeux aussi verts que ceux d'Edward. Je trouve que c'est un beau compromis » je souriais.

- « Merci Maman »

- « Pas de quoi mon petit crapaud » un petit objet attira mon attention alors que nous nous dirigions vers les caisses. Je laissais Renée avancer et alla à la rencontre d'un petit hochet en argent. Il scintillait et lorsque je le pris dans mes mains, je découvrais une encoche. Je tirais délicatement dessus et l'objet s'ouvrit en son centre pour qu'une photo puisse se tenir là. Aussitôt un sourire anima mon visage, j'avais trouvé le cadeau parfait pour Edward. Ce sera le premier cadeau du bébé et je demanderais à Renée de prendre une photo d'Edward et moi, nos mains sur mon ventre. Ce sera le premier souvenir du bébé. Je souriais comme une idiote en refermant le couvercle et sentis un creux avec mes doigts. Je retournais l'objet et y vis l'inscription dessus « Ours ». Je souriais encore plus, je ne m'étonnais même plus de tous les signes qui menaient toujours à Edward. Je rejoignis ma mère à la caisse en souriant.

Après cette aventure nous nous dirigeâmes vers le petit café à l'angle de notre rue, c'était un petit rituel maintenant. Renée prenait sa Margarita et je prenais mon coca light autour d'un gâteau au chocolat avec chantilly. Ma mère me jetait des regards qui voulaient tout dire, un peu comme ceux qui annoncent une mauvaise nouvelle ou une interrogation. Renée n'était pas vraiment le genre de mère à donner des conseils ou à parler des choses de la vie. Pour elle, ce que je faisais n'était pas pour elle mais pour moi. Si je faisais une erreur ou alors un mauvais choix elle répétait sans cesse « Bella ce que tu fais dans la vie n'apporte qu'à toi-même. J'ai fait ma vie, je suis allée à l'école, j'ai fait des choix et je les assume. Tu dois apprendre à faire ce qui est bon pour toi en fonction de ce que tu souhaites devenir et non ce que JE souhaite que tu deviennes ». De ce jour-là, je ne lui ai plus rien demandé. Je ne voulais pas qu'elle me dise de me débrouiller seule. J'avais d'ailleurs eu de la chance d'avoir Angie et Victoria pour m'épauler lorsque je ne savais pas prendre de décisions. Renée me jeta de nouveau un de ses regards et je lâchais ma cuillère.

- « Qu'est-ce qu'il se passe ? » elle me regarda étonne « Tu me jettes des regards étranges depuis une bonne dizaine de minutes Maman » elle souffla.

- « C'est à propos d'Edward »

- « Qu'est-ce qui ne va pas avec Edward ? »

- « Oh mais tout va bien »

- « Tu m'as perdu »

- « C'est le cas de le dire » murmura-t-elle.

- « Maman ? Tu peux m'expliquer ? » elle souffla de nouveau.

- « Qu'est-ce que tu ressens pour ce garçon Bella ? Je veux dire à part l'évidence qu'il était fait pour toi et que ces signes bizarres t'ont réellement mené à lui mais Bella, je te parle de la réalité » elle semblait concernée.

- « Maman c'est le père de mon enfant, je pense que tout ça est assez évident »

- « Bella »

- « Quoi ? »

- « Tout ça me semble si précipité et si sérieux »

- « Ça n'est pas précipité ! Je sais que je connais Edward depuis à peine cinq mois et que je suis enceinte mais Maman ça me paraît juste. Pour la première fois de ma vie c'est comme si les choix que je faisais étaient les bons ! »

- « Je sais ma chérie et ça m'effraie »

- « Je devrais être celle qui est effrayée » Renée me prit la main et la serra très fort.

- « Bella. Je vous ai vu évolué pendant ces trois semaines, je vois la manière dont Edward te regarde, te parle, te touche, te parle. Et je vois comment tu réagis face à lui, tes gestes, tes regards, tes mots. C'est comme si vous étiez dans une bulle impénétrable, comme si vous gravitiez l'un autour de l'autre. Je ne peux même pas t'expliquer ce que nous ressentons avec Phil lorsque nous sommes avec vous. Tout paraît naturel et tendre et si… »

- « Irréaliste ? » Renée secoua la tête, à la négative.

- « Non. Non, définitivement non. Bella, ce que j'essaye de te dire c'est que je n'ai jamais vu autant d'émotions et d'amour entre deux personnes. Je l'ai lu dans tous ces romans à l'eau de rose mais je n'avais jamais vraiment cru à tout ça. J'ai peur que toute cette magie disparaisse et te laisse sans rien » Ses mots me firent tout à coup peur. Je savais que rien de cela n'arriverait mais l'idée de me retrouver sans rien me fit repenser au jour où Edward était dans cette émission de télévision avec son ex petite amie. « Bella, chérie ? »

- « Hum »

- « Je ne voulais pas t'effrayer, juste m'assurer que mon bébé allait bien » je lui souriais et la pris dans mes bras.

- « Merci Maman mais je t'assure qu'Edward prend très bien soin de nous »

- « Je sais » dit-elle avec un air suffisant, comme si elle savait quelque chose.

- « Qu'est-ce que tu caches ? » elle ria et se leva, laissant un gros billet sur la table.

- « J'ai mon agent double qui veille au grain » dit-elle en me faisant un clin.

En rentrant à la maison, Edward et Phil s'attelaient à mettre le sapin de Noël en place. Je n'arrivais pas à croire que Noël arrivait déjà. Dans une semaine, c'est-à-dire le 26 au matin, nous partirons pour Londres afin de fêter Noël avec la famille d'Edward.
Edward leva la tête et l'arbre vacilla, Phil tenta de porter tout le poids du sapin, seul, mais il était trop tard et il tomba lourdement au sol avec un vacarme insolite. Nous nous mîmes à rire comme des enfants et Edward arriva en un clin d'œil près de moi, me serrant dans ses bras et m'embrassant comme s'il ne m'avait pas vu depuis plus d'un an. Je me laissais aller dans ses bras, oubliant les paroles de Renée, oubliant les rêves étranges et les voix qui apparaissaient de plus en plus souvent dans mon esprit. Pour la première fois en deux ans je me sentais à ma place et il me tardait de fêter Noël avec la personne la plus importante de ma vie.