Chapitre 36 La sortir
Retour à l'hôtel comme la dernière fois. Et Ziva semblait ne pas beaucoup apprécier d'attendre. Elle avait d'ailleurs piqué une colère à l'hôtel que Tony avait calmé d'un baiser. Sous le regard médusé de Gibbs et McGee quand ils firent les deux jeunes gens fondre face à cette marque de tendresse. Tous deux semblaient si fragile, si attaquable. Et ils comprirent entre autre pourquoi, les DiNozzo ne montraient jamais de geste de tendresse en public. Pourtant relâchant les hanches de la jeune femme, il se mit à la chatouiller et elle éclata de rire essayant de se débattre et de fuir l'emprise de son mari. Ils venaient de passer d'une émotion à une autre avec une facilité plus que déconcertante pour le commun des mortels. Gibbs les laissa s'amuser, de toute façon, ils n'avaient pas d'autre choix que d'attendre jusqu'au lendemain. Tony et Ziva étaient à la fois des adultes bien trop mûrs, et des enfants qui prenaient plaisir à être ensemble, à se découvrir. Au bureau, il exposait clairement leur jalousie sans jamais exposer leur amour. Rendant la situation qu'un peu plus compliqué pour les personnes qui les entouraient.
Ziva : Tony. On a du travail.
L'italien se contenta de la serrer un peu plus dans ses bras avant de tomber avec elle sur le canapé après s'être pris les pieds dans un des poufs. Ziva le repoussa doucement et il s'éloigna d'elle, se rendant compte qu'ils étaient observés.
Ziva : Je crois qu'il faudrait mettre au point un plan.
McGee : Comment ? On n'a aucune idée de là où on met les pieds.
Gibbs : Alaina doit être gardé dans un quartier de haute sécurité.
Tony : Pas forcement. Elle doit être socialisée pour pouvoir passer inaperçue dans votre monde. Et sans sentiment, il faut que l'insertion se fasse de manière régulière.
Gibbs : Tu veux dire qu'il la laisse libre de se déplacer dans les locaux du Mossad.
Ziva : Mieux que ça. Elle est libre de se déplacer en ville. Mon père m'a laissé avoir mon propre appartement j'avais à peine plus de 14 ans. Privé d'amour on vieilli plus vite. Elle ne doit plus vraiment ressembler à une enfant.
McGee : Comment la reconnaitre ?
Ziva : Je la reconnaitrais.
Elle semblait si sûre d'elle. Si déterminer à retrouver son enfant que personne n'osa la contester, pas même Tony qui préféra la laisser à ses probables illusions.
Ziva : Vous restez là ! Tony tu viens.
Gibbs : Ziva ?
Ziva : Pas d'importance. Je dois y aller… Tony, je devrais y aller seule mais je n'ai pas parlé l'hébreu depuis… avant.
Tony : J'arrive. Ne t'en fait pas pour nous Gibbs. Je connais ce pays.
Gibbs : J'oublie souvent que tu y as vécu ici.
Tony : Et oui d'un point de vue légal je suis aussi israélien que Ziva est américaine.
Tel Aviv. Plus tard.
Ziva : C'est tout ce que tu proposes ?
Le vieil israélien à la peau olive regarda la jeune femme avec un regard dure.
Israélien : Je te rappelle que tu n'es plus au Mossad, jeune fille. Pourquoi semble-t-elle si importante pour toi ? Cette enfant est une véritable calamité. Elle a déjà envoyé une dizaine d'agents à l'hôpital. Quand elle exige quelque chose, il faut que ce soit immédiat.
Ziva : Le Mossad n'est pas la place d'une enfant, Netanel.
Netanel : Ca n'est pas une enfant. C'est une arme. Tu veux quoi qu'elle soit à la solde du gouvernement américain ? Qu'elle se retourne contre nous ?
Ziva : Je te rappelle que je resterais toujours une fille d'Israël, je ne ferais jamais rien contre ce pays. Mais je dois sortir la petite des mains d'Eli David.
Netanel : Merde… Elle est comme toi. Elle est… de toi ?
Ziva : Ca n'a pas d'importance.
Netanel : Bien sûr que si… Ziva David regarde toi. Tu te comportes comme une mère qui cherche à récupérer ton petit.
Ziva : La question est : Est-ce que tu vas m'aider à la sortir de là ?
Netanel : Ca dépend combien tu mets sur la table. Et je parle en dollars américains.
Tony : Alors dans ce cas là il va falloir négocier avec moi.
Netanel : Agent DiNozzo… Quel pouvoir à un américain en terre d'Israël ?
Tony : Le pouvoir sur un compte en banque d'un américain, plein de dollars américains. Ca vous va comme pouvoir ?
Netanel : Ca dépend donc de combien de dollars ?
Tony : 25 000 pour commencer. 50 de plus à la réception.
Netanel : Je sais que je pourrais très certainement négocier plus mais ça me va. Je vous appelle dans une heure.
Hôtel. Deux heures plus tard…
Gibbs : Alors ?
Ziva : Nous auront bientôt l'information.
Gibbs : Tu es sûre que ce n'est pas un piège ?
Ziva : Je n'espère, nous le saurons le moment venu.
Gibbs : Tu sembles… fataliste.
Ziva : C'est mon enfant… mais j'ai peur de vous avoir attiré dans un piège.
Gibbs : J'ai fait mon choix, Ziva. McGee aussi. Tout comme lorsqu'il a suivi Tony en Somalie pour venir te chercher.
Ziva : Je… Merci.
Le portable de Tony sonna et il répondit, discutant en hébreu avec son interlocuteur. Il raccrocha une dizaine de minutes plus tard et croisa le regard de sa compagne.
Tony : Alaina sera au niveau E du Mossad à 16h30 précise. J'ai juste le temps de programmer un truc pour ouvrir les portes.
L'informaticien ouvrit son sac et en sortit du câble, des composants électroniques et un fer à souder. Observant la pièce, il avisa du boitier d'alarme et le devisa du mur, prenant soin de ne pas le déclencher. Puis il signa deux ou trois mots à Ziva qui ouvrit son sac avant de lui donner son téléphone portable.
Ziva : Tu m'en devras un !
Tony : Tout ce que tu veux mon amour.
Il avait dit ça, plongé dans son travail, même pas certain qu'elle est réussit à lire sur ses lèvres, mais son temps était compté et il devait faire vite. McGee observait Tony faire, impressionné. Prenant conscience de l'étendu des capacités de son ami. Il comprenait ce que Tony faisait, mais sa vitesse d'exécution le laissait sans voix. Tony esquissa un signe sans lever les yeux et Ziva lui tendit du câble, un autre, et elle lui tendit un boitier éventré.
Tony : J'ai besoin d'une carte magnétique.
Et avant même que McGee ou Gibbs réagissent, Ziva avait anticipé la demande et tendit une carte bancaire à son compagnon. Tony l'observa et esquissa un sourire en croisant les yeux rieurs de Ziva.
Tony : Qui est Eyal Ganem ?
Ziva : J'en sais rien. Je l'ai tiré avant de revenir à l'appartement.
Tony : Ziva !
Ziva : Quoi ? C'est pas comme si on allait vider son compte en banque, tu vas effacer la bande.
Tony : Pendant que je termine ça, aller dormir. Surtout toi, Zi.
TBC…
