Bonjour à toutes !

Ca y est, voilà la suite, pile à l'heure !

Je tiens à vous remercier encore une fois pour vos reviews si enthousiastes ! Merci à toutes celles à qui j'ai répondu, ainsi qu'aux non-inscrites : Guest, Guest n°2, 77 (Bienvenue ! Je suis très heureuse que mes histoires te plaisent, en particulier celle-là. Je t'avoue que je ne m'attendais pas à un tel engouement ! Merci d'avoir pris le temps de me donner ton avis !).

Je vous souhaite bonne lecture, et rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas.


Chapitre 35

Pov Bella

J'étais atterrée, tout simplement. Je ne crois pas qu'Esmée et Carlisle savaient que nous pouvions les entendre. Carlisle devait savoir que nous avions une ouïe très développée, puisqu'il avait parlé avec les McCarty des caractéristiques spécifiques des vampires, mais il ne devait plus y penser. C'est sans doute pour cela qu'il discutait avec sa femme comme s'ils étaient seuls.

Et ce que j'entendais ne me plaisait pas du tout. Emmett, lui, se réjouissait d'un nouveau couple qui se joindrait à eux, et envisageait déjà de faire des bêtises, rien que pour le plaisir de voir comment réagirait Carlisle, puisque celui-ci voulait se définir comme la figure parentale du groupe. Quant à Rosalie… Elle ne disait rien, et j'angoissais de sa réponse.

Les Platt, bientôt Cullen si j'avais bien compris, m'étaient chers, et je ne voulais pas qu'ils soient déçus ou malheureux. Pourtant, ils avaient tellement raison ! J'avais été extrêmement heureuse quand Alice et Edward leur avaient demandé de devenir leurs parents adoptifs. Le couple avait déjà commencé à me considérer comme leur fille, et leurs attentions, tout au long de ma captivité chez Aro, m'avaient touchée. Rosalie saurait-elle les accepter ? Saurait-elle se montrer digne de l'amour qu'ils avaient à offrir ?

Je savais que j'aurais moins de mal à accepter leur venue dans l'univers si terrifiant et complexe des vampires, pour plusieurs raisons.

La première, c'était parce que nous étions déjà tous plus ou moins condamnés, par choix pour la plupart. J'étais la seule à ne pas avoir pu choisir, mais au final, Edward n'avait-il pas fait le bon choix ? Grâce à lui, nous serions réunis, tant lui et moi, qu'Alice et Jasper, et peut-être Esmée et Carlisle. Qu'ils nous rejoignent ne serait que nous réunir au grand complet.

La deuxième raison, c'était qu'Alice avait besoin de Carlisle. Il restait un médecin, et un très bon psychologue. Jasper soutiendrait sa femme, mais il lui fallait quelqu'un qui la rassure, qui la maintienne sous contrôle, qui la guide. Elle avait besoin d'un père, et même d'une mère, qui seraient là pour la soutenir, pour la faire parler, pour la réconforter, d'une manière différente que ses amis ou son mari.

Enfin, la dernière raison était que moi aussi, j'avais besoin d'eux. Carlisle voulait nous aider à ne plus boire de sang humain, et c'était ce que je désirais ardemment. Boire du sang animal me coûtait déjà, alors boire du sang humain… Je voulais croire moi aussi que désormais, je ne toucherai plus à un humain.

C'est pourquoi, quand le couple se présenta dans l'encadrement de la porte, leurs mains jointes entre eux, je savais ce que serait ma réponse. Jasper dormait encore, rassuré de savoir qu'Alice ne disparaîtrait pas durant son sommeil.

Emmett et Rosalie étaient enlacés, tandis que je m'étais installée à côté de mon fiancé, observant avec douleur son visage crispé pendant qu'il retenait ses cris. Carlisle se racla la gorge pour signaler sa présence, mais il n'en n'avait pas besoin : les battements de son cœur l'avait annoncé. Je tournai la tête vers lui, ne voulant pas m'éloigner d'Edward.

-Oui Carlisle ?

Il inspira avant de venir jusque devant moi, suivi d'Esmée.

-Nous voulons venir avec vous, affirma-t-il d'une voix calme et posée.

-Mais ce n'est pas vrai ! Râla Rosalie. Vous pensez que c'est une sinécure d'être vampire ? Vous êtes tous cinglés ou quoi ?

Mais le médecin se tourna vers Rosalie, sans se départir de son calme.

-Nous nous aimons, et Alice et Edward désiraient que nous soyons leurs parents adoptifs. Quels parents laisseraient leurs enfants s'éloigner d'eux sans espoir de les revoir ? Sans possibilité de les aider ?

Ils se fixèrent dans un duel visuel, mais Rosalie capitula. La notion de parents avait-elle éveillé quelque chose chez elle ? Ou bien avait-elle trouvé plus fort qu'elle mentalement ? Je ne sus pas, mais la vampire se contenta de hocher la tête.

-Moi je suis d'accord, leur répondis-je.

-Moi aussi, soupira Rose tandis que Carlisle tourna son regard à nouveau vers moi.

Nous attendîmes la réponse d'Emmett. Celui-ci observa Edward, puis Alice, moi, et enfin le couple d'humains.

-Pourquoi pas ? Si vous pouvez me permettre de ne plus tuer d'humains…

Esmée me fit un petit sourire, et je fus triste de voir qu'elle avait peur de moi. Cependant, c'était légitime, alors je me forçai à le lui rendre.

-Et euh… Comment fait-on ? Demanda le médecin, soudain mal à l'aise.

-Autant faire ça en même temps que Jasper, décida la femme d'Emmett. Je vais chasser.

Elle se leva, imitée par son mari, et je restai donc seule avec Carlisle et Esmée. Ceux-ci s'assirent en face de moi, laissant une distance de sécurité, ce dont je leur en étais gré. Je me concentrais sur mon fiancé pour ne pas entendre les cœurs qui battaient, presque à l'unisson, horriblement tentateurs.

-Je suis heureuse de savoir que tu ne risques plus rien, déclara soudain Esmée. J'avais tellement peur pour toi…

Elle me dévorait des yeux, et je ne pus que sourire.

-Ça fait du bien de ne plus avoir mal, la rassurai-je. Bien sûr, la douleur de la transformation était pire, mais j'ai l'impression qu'elle a duré moins longtemps. Et même si je ne voulais pas de ce… statut, finalement, savoir que nous serons tous réunis me remplit de joie.

Esmée se leva et s'avança doucement vers moi. Tout aussi lentement, elle m'enlaça, tandis que je me retenais de respirer et que je me figeai, ne désirant pas lui faire de mal. Lorsque je fus sûre que tout irait bien, je passai mes bras autour de son corps, la pressant aussi doucement que je le pouvais afin de ne pas lui faire de mal.

Quand elle se releva, je fus fière de ne pas avoir bu son sang. Elle retourna vers son mari, non sans avoir regardé Alice et son frère avec bienveillance.

-Nous serons heureux, dit-elle simplement en reprenant sa place.

Elle s'endormit rapidement, sans doute fatiguée de tout ce stress. J'aurais aimé dormir, moi aussi, mais c'était impossible, Rosalie me l'avait expliqué.

Edward ouvrit légèrement les yeux, et me fixa de longues secondes, le corps extrêmement tendu, bien plus que quelques minutes avant. Il bougea la main, attrapant la mienne qu'il serra de toutes ses forces. Je sentais sa poigne, signe qu'il était presque vampire. Je lui souris, espérant le soulager, le réconforter, mais il commença à gémir fortement, poussant des râles de douleurs, après avoir refermé ses paupières.

-Chut Edward, ça va aller, tu verras… Tu vis le plus dur, et après je te promets que tout ira bien. Nous serons aussi forts l'un que l'autre, et je pourrai te faire regretter certaines de tes paroles.

Ses gémissements cessèrent, et il eut un rictus, mais cela ne dura pas. Son corps s'arc-bouta, et je devinai qu'il en avait presque terminé. Alice aussi devait être proche de la fin de sa transformation, pourtant ma courageuse amie ne laissait presque rien transparaître de l'horrible supplice qu'elle vivait.

C'est à ce moment que Jasper arriva, et quand il vit le corps de son beau-frère tordu de douleur, il se précipita vers nous, tout en me fusillant des yeux.

-Je n'y suis pour rien Jasper, m'excusai-je doucement. C'est la transformation qui veut ça.

-Alice a aussi mal ? S'inquiéta-t-il en s'approchant de sa femme.

-Oui.

-C'est le venin, nous apprit Carlisle. Il détruit toute cellule sanguine, et fige vos organes. Tu as subi aussi cette douleur Bella ?

Je hochai la tête en déglutissant, ne souhaitant pas vraiment m'en souvenir. J'avais trop peur qu'en me souvenant, la douleur réapparaisse. Jasper s'approcha de moi et me fixa. Que cherchait-il à voir dans mon regard ?

-Tu as aussi souffert, affirma-t-il soudain en touchant ma joue du bout des doigts. Tu as souffert quand tu étais encore comme moi, quand le poison rongeait ton corps, et tu as été extrêmement courageuse. Jamais tu ne t'es plainte, au contraire, tu voulais nous faire croire que tout allait bien. Quelques heures avant de mourir, tu cherchais encore à nous faire présumer que tu ne souffrais pas. Toute personne normale aurait hurlé, sous le coup d'une douleur encore plus forte, et pourtant, en trois jours, nous ne t'avons entendu qu'une fois, quand Edward n'était pas à tes côtés. Comment fais-tu ?

Ses yeux brillaient, et je savais qu'il était à deux doigts de pleurer.

-Je tiens à m'excuser une fois de plus Bella. Je suis heureux que tu sois parmi nous, et je suis fier d'avoir un modèle comme toi. Il y a moins de dix minutes, je voulais te tuer pour avoir fait souffrir Alice, mais je me suis rendu compte de deux choses : tu as bien plus souffert qu'elle en peu de temps, et surtout, elle aurait encore plus souffert si tu étais partie loin d'elle sans qu'elle puisse te revoir.

Il avait raison bien sûr, mais je n'étais pas encore prête à l'admettre. Je venais de comprendre que si Edward m'avait écouté, s'il m'avait laissée mourir, alors Alice se serait effondrée. Mon fiancé avait donc pris la meilleure décision, celle qui les feraient le moins souffrir, lui, Alice, Jasper, et sûrement Carlisle et Esmée. Moi qui voulais les épargner, je comprenais que je ne pensais qu'en égoïste.

Jasper posa sa main sur ma joue, me forçant à relever les yeux que j'avais baissés à cause de ma honte.

-Tu étais mourante et affaiblie. Personne ne te reprochera tes choix.

-Co… Comment sais-tu cela ? Bégayai-je, surprise qu'il soit au courant de ma volonté de mourir, et non de devenir une autre.

Jasper esquissa un sourire et retourna se poster près de sa chérie.

-Edward me l'a dit. Sans donner de détail, puisque je ne connaissais pas l'alternative des … vampires.

Il buta sur le mot « vampire », mais continua néanmoins, triste et las.

-Il m'a expliqué que tu mourais avec joie. Il me disait que même si une solution miracle était trouvée, et que tu devais partir loin pour guérir, tu refuserais. Que tu préférais mourir plutôt que nous quitter pour te soigner. J'ai compris à quoi il faisait référence maintenant.

Je fus soulagée qu'il comprenne mon choix, et qu'il l'accepte. Ainsi, même s'il n'approuvait pas le fait qu'Alice se torde de douleur, il ne me le reprochait pas. Pas entièrement du moins.

Edward poussa un cri de détresse, et je comprenais sa douleur, j'avais vécu la même. Alice gémit et bascula sur le côté, manquant de tomber, mais son mari la rattrapa. Il voulait la prendre dans ses bras, mais il hésitait, sachant qu'elle avait mal.

Emmett revint à ce moment-là.

-Déjà ? S'étonna-t-il en fronçant les sourcils.

-Il y a un souci ? S'enquit Carlisle.

Emmett s'approcha d'Edward, et je ne pus m'empêcher de grogner. Le vampire leva les mains, cessant ses pas l'espace d'un instant.

-Du calme Bella. Je ne veux pas lui faire du mal, juste mieux écouter son cœur, et toucher sa peau.

Jasper posa sa main sur mon épaule, et ce geste réussit à m'apaiser. Emmett se pencha, écouta attentivement, avant de se relever. Rosalie entra par la fenêtre (elle ne devait vraiment pas aimer passer par la porte), et son mari se tourna vers elle.

-Ils sont en avance par rapport à d'habitude. Ils ont presque terminé leur transformation !

La vampire pinça les lèvres, et je ne sus ce que cela signifiait.

-Tu te souviens du vampire que nous avions rencontré il y a six ans ? Ce Diego ? Il nous avait dit s'être transformé en moins de trois jours, mais il avait hérité d'un don.

-Un don ? Interrogea Esmée.

Rosalie pivota la tête pour regarder la femme du médecin.

-Il existe des vampires qui ont des dons, des sortes de pouvoirs, si vous voulez. J'ai vu une vampire qui sait lire dans les pensées des autres en les touchant, et un autre qui savait rendre aveugle, toujours en touchant l'autre.

J'en restai sans voix, tout comme les autres. Carlisle se reprit le premier.

-Alice et Edward auraient donc des dons ?

-Possible. Ceux qu'on a connus ayant des dons ont parlé d'une transformation moins longue. Nous verrons rapidement ce qu'il en est. Par contre, nous attendrons que le frère et la sœur aient chassé pour vous mordre.

Jasper acquiesça, imité par Esmée et son mari.


Il fallut encore deux heures avant qu'Edward cesse de souffrir. Il n'avait pu s'empêcher de crier durant les dernières minutes, tout comme Alice.

Quand mon fiancé cessa ses cris, je me figeai.

-Tu devrais reculer, me souffla Rosalie. On ne sait jamais comment réagira un nouveau-né.

J'allai obéir quand Edward attrapa mon poignet. Il serra fortement, me faisant gémir de douleur, mais relâcha la pression à ce son. Puis il ouvrit les yeux. Je fus choquée de voir ses yeux rouge sombre, mais je supposais que les miens n'étaient pas mieux. Et encore, j'avais chassé peu de temps avant, afin de pouvoir rester avec lui sans me préoccuper de moi.

Personne ne pipait mot, mais j'entendais le rythme cardiaque très élevé d'Esmée. Elle avait peur, ça se sentait, et j'espérais qu'Edward réussirait à se contenir pour ne pas lui sauter dessus. Enfin, mon futur mari s'assit souplement, avec grâce, sans détourner son regard de ma petite personne. Que cherchait-il à voir ? Comprenait-il ce qu'il était désormais ?

Je lui souris doucement, espérant une réaction de sa part, et il me retourna mon sourire, bien plus éblouissant.

-Hey ! Souffla-t-il en enlevant une mèche de cheveux de devant mes yeux.

Je réalisai à ce moment-là qu'il n'avait pas suivi ma transformation en entier, ni ma renaissance. Il ne savait donc pas que je ne risquais plus rien.

-Tu vas bien ? Demanda-t-il finalement.

Sa voix avait changé, comme la mienne avait été modifiée, et elle n'en était que plus belle. Il aurait pu lire le dictionnaire, j'étais certaine que j'aurais été sous le charme.

-Oui, je vais bien maintenant.

Un sourire en coin apparut sur ses lèvres devenues encore plus parfaites, avant qu'il ne dépose un baiser sur ma bouche en m'enlaçant.

Bien sûr, il fallut qu'Emmett interrompe ce moment.

-Si nous allions faire découvrir à ton chéri les joies de la chasse Bella ?

Je grognai, peu contente de me détacher d'Edward, et l'instant d'après, il fut devant moi, feulant et montrant les dents à Emmett qui recula, prudent. Mon fiancé était impressionnant, et j'eus peur un instant, avant de comprendre qu'il me protégeait.

-Tout va bien, lui assurai-je en posant délicatement ma main sur son épaule. Il ne nous veut pas de mal, au contraire.

Edward se détendit un peu et se releva lentement, tout en restant méfiant. Il n'avait toujours pas regardé Jasper, Alice, Esmée ou Carlisle.

-Viens Edward, tu dois chasser, reprit Emmett. Ta petite sœur se joindra bientôt à nous.

A ces mots, mon fiancé se retourna et vit Alice. Il n'avança pas, et quand je le vis se tendre presque aussitôt, je compris qu'il voulait chasser… et se jeter sur Jasper.

-Emmett ! Couinai-je.

Il comprit et tandis que je faisais reculer Edward, mes deux bras autour de lui pour l'empêcher de partir en sens inverse, le mari de Rose m'aida à passer par la fenêtre. Heureusement, Edward semblait avoir le même comportement que moi, et se laissait faire. Cependant, ses légers grognements nous faisaient comprendre qu'il n'était pas d'accord pour autant.

Je sautais, emportant Edward avec moi, et nous atterrîmes avec légèreté. Je pris la main de mon fiancé qu'il étreignit sans demander son reste, et je suivis Emmett pour nous enfoncer dans les bois.

-Ça va mieux Ed' ?

-Je m'appelle Edward, pas Ed' ! Je ne supporte pas les surnoms, grogna mon futur mari.

-D'accord, d'accord, calme-toi ! Passons aux choses sérieuses, ok ?

Emmett s'arrêta et je fis de même, imitée par Edward.

-Est-ce que tu sens des odeurs ? Demanda le mari de Rosalie.

Mon petit-ami huma l'air, et avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, il lâcha ma main et se mit à courir vite, très vite. Humaine, je n'aurais pas pu voir ses mouvements. J'allais le suivre quand Emmett me retint.

-Laisse-le faire. Il a senti un animal, il ne fera rien de mal. Si tu te mets au milieu, il peut devenir violent, même avec toi. Tu arrives à te contrôler, et ça en est époustouflant. Même Rosalie est fière de toi. Mais Edward semble être plus sauvage, moins maître de lui-même.

Je hochai la tête, comprenant. J'avais du mal avec toutes les émotions qui tourbillonnaient en moi, et ne pas me laisser emporter par les vagues de violence, de colère, de joie ou de faim était difficile. Quelque part, j'enviais Edward qui ne se contraignait pas. Il se laissait aller, cédant à ses pulsions.

-Ça ne te dirait pas, une petite partie de chasse nous aussi ? Edward saura se débrouiller, ne t'en fais pas.

-Euh… D'accord…

Et nous partîmes de notre côté, Emmett m'apprenant à sentir les différentes odeurs, celles qui m'indiqueraient un humain ou un animal.


Quand Edward eut fini de chasser, nous rentrâmes au manoir. Il souriait de satisfaction, et se léchait les lèvres régulièrement.

Cette fois-ci, nous passâmes par la porte pour rejoindre la chambre. Alice n'était plus là, tout comme Rosalie.

-Comment va Alice ? S'inquiéta aussitôt mon futur mari en apercevant Jasper, posté devant la fenêtre.

Le beau-frère d'Edward ne se retourna même pas, se contentant de hausser les épaules.

-Elle a été très expressive, expliqua Carlisle. Elle a d'abord cherché à mordre Rosalie, en disant qu'elle avait tué Edward, puis la femme d'Emmett l'a emmené dehors pour chasser. Mais elle n'a pas jeté un seul regard à son mari.

Edward n'osa pas avancer, mais quand il me regarda, je vis son désarroi. Je pris sur moi d'aller vers Jasper, et posai ma main sur son épaule.

-Elle a dû être déboussolée, expliquai-je. Tu ne sais pas encore ce que c'est, mais à ton réveil, tu es submergé d'émotions, toutes plus déroutantes les unes que les autres, sans savoir laquelle domine.

-Et après avoir ressenti une brûlure telle que tu penses brûler vif, intervint Emmett, quand tu penses que c'est terminé, tu as la gorge en feu, et tout ce que tu veux, c'est l'apaiser.

-Tu sais Jasper, je pense que si elle est partie sans te regarder, c'est parce qu'elle avait peur de te faire du mal. Je ne sais pas comment fait Bella, mais je peux t'assurer que c'est extrêmement dur de résister à vos sangs.

Je me retournai vers Edward pour voir qu'il avait fermé les yeux, ses traits traduisant la frustration qu'il venait d'exprimer. Je revins lui donner la main, et ses paupières s'ouvrirent, révélant des yeux plein d'amour. J'entendis un petit soupir, et je vis dans ma vision périphérique Esmée s'accrocher au bras de son mari. Je me tournai vers elle, mon fiancé me prenant dans ses bras.

-Vous êtes si mignon, sourit-elle. Je suis heureuse de vous voir comme ça, après ces derniers jours de souffrance, physique pour toi Bella, et morale pour Edward.

-Je suis aussi heureux Esmée, si tu savais ! Avoua Edward. La sentir entre mes bras, savoir qu'elle ne craint plus rien, qu'elle est sauvée… Ça n'a pas de prix.

Carlisle sourit tandis que mon futur mari resserrait son étreinte.

-Bon, eh ben on attend ma Rose, et après on croque quelques cous ?

Emmett rit à ce qu'il devait sans doute considérer comme une bonne blague, mais personne ne l'imita.


J'espère que cela vous a plu. Un avis à donner ?

Un grand merci à celles qui m'aident au quotidien et qui me soutiennent.

La suite arrivera... le 24 ou 25 septembre.

Prenez soin de vous, et bonne semaine !