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First & Ten
Chapitre 35
Sacrée "famille"!
Bella
"Il me tarde de la voir." Mon Edward rayonnait positivement de bonheur et je sentis mon cœur se réchauffer en le voyant. Il avait été au plus bas depuis vendredi mais à présent qu'il savait que sa mère allait bien, il était de nouveau lui-même. Mieux que j'aie pu le supposer. Il était absolument merveilleux, ce qui était l'une des raisons pour lesquelles je n'avais pas été capable de lui résister quand il avait commencé à me déshabiller sur le terrain. Son feu et sa passion étaient de retour et Dieu savait qu'ils m'avaient manqué.
Il se gara dans l'allée et la joie qui était sur son visage s'envola. "Oh merde!" Je détournai mes yeux de lui et vit le vieux pick-up cabossé de Jasper garé là aussi.
"Je dirais qu'ils nous ont coiffé au poteau."
Il soupira et sortit de la voiture. J'attendis patiemment parce qu'à présent je savais qu'il aimait m'ouvrir la portière. Il m'aida à sortir et garda ma main dans la sienne en se dirigeant vers la porte d'entrée.
"J'allais les appeler plus tard," marmonna-t-il
"C'est comme s'ils avaient décidé de ne pas attendre."
"Ça ou ils viennent en profiter comme d'habitude…" Edward poussa la porte pour l'ouvrir et nous entrâmes prenant la ligne droite qui conduisait au salon où nous entendîmes le rire bruyant d'Emmett.
"Eh bien ils n'ont pas l'air d'être en colère," lui dis-je. Edward roula des yeux et me tira avec lui dans la pièce. Jasper et Emmett étaient assis sur le canapé avec Esmée entre eux. Emmett avait son bras enroulé autour de ses épaules et Jasper lui tenait la main droite.
"Regardez qui est là! Les fornicateurs du stade!" hurla Emmett. Jasper était secoué de rire et Esmée posa rapidement sa main libre sur sa bouche pour tenter de contenir sa joie. Carlisle, assis dans le fauteuil, hocha juste la tête et nous sourit. Putain de merde, ils savaient. Avaient-ils vu?
Je donnai un coup de coude à Edward et sifflai, "Tu as dit que personne ne verrait!" Ce qui fit rire tout le monde. Je sentis mon visage chauffer et je me cachai contre Edward qui serra ses bras autour de moi.
"Ils n'ont rien vu," murmura-t-il en caressant mon dos. Je secouai la tête et souhaitai que le sol m'engloutisse.
"Bah non… Jasper ne me laisserait pas regarder en direct mais j'ai une copie." Je me tournai et vit Emmett qui avait un DVD dans sa main. Je bondis à travers la pièce pour essayer de l'attraper. Il libéra Esmée et se leva, tenant le DVD en l'air, au-dessus de ma tête. Je lui tapai dans l'estomac mais comme d'habitude ça n'eut aucun effet sur le grand bœuf. Bon sang!
"Donne ça!" demandai-je en essayant de sauter. Emmett rigolait et tapotait ma tête tenant toujours le DVD hors de ma portée. "Edward!"
"Em, nous savons tous les deux que ce DVD ne contient rien." Edward me récupéra et m'attira contre lui en fixant Emmett.
"Je vous prie de différer. D'après ce que j'ai vu vous avez vraiment mis le ballon dans le but," Esmée haletait et j'aurai juré que mon cœur s'était arrêté. "Tu as une bonne pénétration mais je pense que ta technique a besoin d'un peu de travail."
"Ma technique est très bien et si tu ne me remets pas ce DVD maintenant je dirai à l'entraineur que c'est toi qui a donné son numéro à cette fille qui suit un régime et qui ne fait que l'appeler."
"Tu n'oserais pas!" souffla Emmett en courant vers le lecteur de DVD. Edward le suivit en essayant de l'empêcher mais Carlisle l'arrêta ce qui permit à Emmett d'insérer le DVD. Par l'enfer? Est-il toujours en colère contre Edward d'avoir été si bête envers lui?
"Mesdames et messieurs, je vous montre les manigances sur le terrain d'un Edward Cullen libidineux." Emmett alluma la télé et je m'apprêtai à partir en courant. Comment Emmett pourrait-il me faire ça? Edward se dégagea enfin de son père et alla jusqu'à la télé alors qu'un minuscule footballeur apparaissait sur l'écran.
"C'est quoi ce bordel?"
"Edward Cullen, fais attention à ta bouche!" Esmée sourit sereinement depuis le canapé et tapota la place à côté d'elle. "Viens là, ma chère on dirait que tu as vu un fantôme." Je m'y dirigeai en titubant et m'assis près d'Esmée. Elle passa ses bras autour de moi et me serra contre elle.
"Emmett lui fait passer un sale quart d'heure, Bella. Il n'a rien vu et il ne m'aurait certainement jamais montré un truc pareil. C'est l'un de nos films familiaux que nous avons récemment transféré sur un DVD. Le premier match de football d'Edward." Mon cœur recommença enfin à battre, trois fois, mais je me concentrai sur l'écran. Bon dieu c'était le petit garçon le plus adorable de la planète. Ce sourire tordu dévoilait quelques dents manquantes et ses yeux verts étaient aussi brillants que le gazon du terrain. Ses cheveux étaient toujours ce mélange indéterminé de couleurs. Je soupirai et m'appuyai pour le regarder attentivement.
"Tu es un abruti," dit Emmett fortement à Edward en le bousculant et le poussant vers où nous étions assises. Il s'accroupit face à moi et me regarda attentivement. "Tu vas bien mon cœur?" Je hochai la tête et il serra mon genou avant de regarder sa mère. "Bonjour maman."
Elle lui fit un grand sourire et me lâcha, lui tendant les bras. Il la tira du canapé et la tint pendant plusieurs minutes. C'était un moment magnifique et je me sentais comme une intruse. Emmett revint au canapé et s'installa sur l'accoudoir. Son expression joviale était partie et il paraissait un peu triste. Je tapotai sa jambe. Il prit ma main dans les siennes et la caressa gentiment.
"Je suis tellement content que tu ailles bien," murmura Edward en reculant et en lui souriant. "Ne me fais plus peur de la sorte."
Elle essuya quelques larmes et hocha la tête. "Non… tant que tu ne referas pas cette merde sur le terrain. Ce serait bien mieux que je ne vois pas plus jamais ça à l'avenir. Je jure devant Dieu de dire à l'entraineur de te virer la prochaine fois et…"
"Ouais, ouais, " l'interrompit Edward en secouant la tête. "Je t'entends Coach Cullen. Ça ne se reproduira plus."
"Bon veilles-y, mais je pense que tu dois faire des excuses aux garçons."
Edward regarda Jasper qui souriait sereinement et Emmett qui avait toujours et étonnamment cette expression vide. "Désolé d'avoir été un tel crétin ces derniers jours…"
"Ah tu crois!?" marmonna un Emmett renfrogné.
"Très bien, un gros crétin pendant ces derniers jours. J'avais beaucoup de choses à gérer et je ne pouvais pas vous en parler."
"Ce qui est tout simplement stupide," intervint Jasper. "Tu peux tout nous dire. Même si tu ne veux pas nous donner les détails, tu aurais pu au moins nous dire que des trucs te passaient par la tête mais que tu ne souhaitais pas en parler."
Edward passa sa main dans ses cheveux, un signe certain de son malaise. "Ce n'était pas à moi et …"
"Connard. Nous sommes ta famille. Pas ton sang mais nous sommes une famille. Tu aurais pu nous dire." La douleur d'Emmett était inscrite sur son visage et je serrai sa main.
"Putain Emmett… ils n'allaient pas me le dire à moi. J'ai découvert ça par hasard!" Edward soupira. "Ils voulaient me protéger et je suppose que j'ai eu l'impression que je devais les protéger…"
"Vous êtes de la famille, les gars mais je ne voulais inquiéter personne autant que j'ai inquiété Edward. C'était suffisamment mauvais qu'il le sache." Esmée secoua la tête. "Aucun de vous ne devrait avoir à s'inquiéter pour moi, il ne faut vous inquiéter que de vous et essayer de garder les idées claires sur le terrain."
"Désolé Ma mais je ne m'inquiète pas pour moi et je voulais être là pour toi. Nous l'aurions tous voulu." Esmée fit un grand sourire et alla vers Emmett, prit son visage entre ses mains et embrassa légèrement sa joue.
"Je sais Emmett et si quelqu'un aurait pu me faire rire, ça aurait bien été toi. Je jure que si quelque chose était allé mal je vous l'aurai dit moi-même. Je ne veux pas vous blesser et je veux encore moins que vous en vouliez à l'autre à cause de moi. Je vais parfaitement bien et vous allez devoir me supporter pendant très longtemps."
Elle relâcha Emmett et fit de même avec Jasper, embrassant doucement sa joue. "J'aime tous mes garçons et je serai là pour tenir vos enfants, tous mes petits-enfants. Vous pouvez compter là-dessus." Jasper sourit et passa son bras autour d'elle.
"Je ne sais pas combien de temps tu pourras tenir le mien," l'informa Emmett. "Ils sont destinés à peser trente kilos avant d'avoir un an. Mais tu pourras toujours essayer."
Esmée rit. "Je gèrerai. Je peux te gérer toi, non?"
"Oui Ma."
"Ça va maintenant les garçons?" demanda-t-elle attendant la réponse.
Edward tendit sa main à Emmett. "Je suis désolé de t'avoir ainsi maltraité." Emmett la serra et sourit.
"Je suis désolé de vous avoir espionné avec Bella en train de le faire sur la ligne des 50 yards." Edward grogna et Jasper rit.
"Il ne l'a pas fait. Je ne l'aurai pas laissé."
Emmett soupira. "C'est vrai, il ne m'aurait pas laissé. Et pas seulement ça, il m'a fait aller dans la salle de vidéo et s'est assuré qu'il n'y avait pas d'enregistrement en cours."
Jasper rit. "Oublie ça, je suis allé avec lui pour m'assurer que ça n'enregistrait pas. Et contrairement à certains, nous nous sommes assurés qu'il n'y ait personne dans les environs."
Je sentis mon rougissement revenir et Esmée se pencha vers moi et tapota ma. "Oh ma chère ne sois pas gênée. Une fois Carlisle et moi nous sommes faits prendre dans l'un des laboratoires médical. Quelqu'un est rentré avec un cadavre et…"
"Beurk, vous faisiez ça près des morts?" demanda Emmett. "Ma, c'est répugnant!"
"Il n'y avait personne dans la pièce," expliqua Carlisle. "Mais l'assistant en a amené un quand…"
"Carlisle travaillait ses compétences gynécologiques," ajouta Esmée. J'étais à l'agonie et Edward était mortifié. Jasper secoua la tête et l'expression d'Emmett montrait de la crainte et du dégoût.
"Heureusement, il a été plus embarrassé que nous," finit Esmée.
"Parle pour toi!" ajouta Carlisle.
Esmée rigola. "Quoi qu'il en soit nous nous sommes vite couverts et il est sorti précipitamment de la pièce. Le corps n'est resté avec nous que quelques minutes."
"Oh s'il vous plait dites-moi que vous n'avez pas fini," supplia Emmett.
Carlisle secoua la tête. "J'ai pensé que je ne serai plus jamais capable de finir?"
"Mais il pouvait!" intervint Esmée en me tapant légèrement sur le bras.
"Euh génial?" lui dis-je. Putain qu'est-ce que j'étais censée dire à ce sujet? Qu'est-ce qui n'allait pas avec ces gens? Nous étions venus pour fêter la bonne santé d'Esmée et à la place nous discutions de sexe sur les terrains de foot ou dans des morgues…
"En fait nous n'étions pas sûrs que vous aviez forniqué sur le terrain mais Lady Godiva ici présente est devenue si rouge que j'ai su que ma supposition était correcte. Plus, nous avons vu que vous vous jetiez des regards vibrants." Emmett me sourit.
"Ne t'inquiète pas, il est comme de la CIA quand il s'agit de sexe en public. Il sait toujours," me dit Jasper. C'était censé me réconforter?
"Ce que je voudrai bien savoir c'est pourquoi vous continuez à le faire dans tous les endroits sur lesquels je fantasme? Puisque c'est ça, je vais attacher Rose et l'amener sur le terrain," décida catégoriquement Emmett.
Je ricanai. "J'aimerai bien te voir attacher Rose. Et il faudra que tu t'inquiètes de bien autre chose que ton cul si tu essaies ça une fois."
Il hocha la tête tristement. "Tellement vrai. Mais c'est injuste. Vous avez tous les meilleurs endroits. Nous l'avons fait dans les boutiques, la voiture, la remorque du pick-up de Jasper…"
"Hey!" hurla Jasper. "Quand? Peu importe, je ne veux pas savoir."
"Tu vois, je parie que tu veux que je t'achète cette nouvelle voiture maintenant," lui dit Edward.
Jasper rit. "Tu devrais car je n'ai pas laissé ce pervers là-bas pour essayer de voir si vous BAPTISIEZ le terrain. Il voulait, jusqu'à ce que je lui rappelle que Bella était comme une sœur pour lui et que ce serait assez grave."
Emmett hocha la tête. "C'est vrai. Elle peut avoir le cul chaud mais je n'ai pas besoin de le voir nu. Maintenant si tu l'avais fait avec l'une de ces filles qui te courait après avant de rencontrer Bella, j'aurai pu regarder…" Je tapai sur sa jambe et Edward rit.
Esmée haussa un sourcil. "Mon fils a meilleur goût que ça." Elle tapota mon bras. " Qu'en pensez-vous, nous commandons des pizzas ou nous faisons une petite fête? Appelez les filles et faites-les venir. Bella pourquoi ne viendrais-tu pas avec moi à la cuisine?" Edward m'aida à me lever et s'installa à ma place. Je poussai son pied avec le mien avant de suivre Esmée.
"Tu nous dois un dîner à nous et aux filles et ensuite tu seras pardonnée," entendis-je dire Emmett à Edward. Un dîner tous ensemble semblait être une bonne idée.
"Bien maintenant je ne veux pas de détails mais ce doit être terriblement excitant de faire ça sur le terrain! Il va falloir que Carlisle me laisse venir après son travail là-bas. C'était bien?" Esmée passa son bras autour du mien et m'amena à la cuisine. Cette famille était incroyable. Merci mon dieu, nous étions à nouveau tous ensemble.
OOO
"Waouh, tu es magnifique, mon cœur. Tu es sûre que nous devons aller à ce dîner? Je pourrai simplement leur dire que c'est moi qui paie et nous pourrions rester ici." Je ris et m'approchai pour arranger sa cravate mais une très grande partie de moi aurait préféré la dénouer puis enlever ce magnifique costume gris qu'il portait. Edward était beau en t-shirt mais mettez-lui un costume et le facteur sexy faisait exploser le classement.
"Je pense que si nous essayions de nous défiler, Emmett s'amènerait ici et taperait à la porte d'entrée jusqu'à ce que nous lui ouvrions."
Edward soupira et passa ses bras autour de ma taille. "C'est pas faux. Et je suppose que je leur dois bien ça."
"Bien sûr que oui! Si quelqu'un nous avait vus… je ne peux même pas imaginer. Nous avons été assez inconscients Edward."
Il rit et embrassa mon front. "Nous l'avons été mais je savais que les caméras ne fonctionnaient pas et il y a très peu de gens à ce moment de la journée. J'admets que c'était un risque mais un risque calculé. Je sais que c'était stupide mais ça faisait simplement trop longtemps que je ne t'avais pas touchée." Il fit courir son doigt sur ma pommette et je sentis mon cœur rater un battement en regardant ses yeux. Provoquerait-il toujours cette réaction en moi? Je me sentais toute molle, rien qu'avec ce regard.
"Pourtant nous ne le referons pas." Son expression se fana et je l'embrassai doucement. "Peut-être ailleurs mais tard dans la nuit."
Il rit et me retourna. "Tu es parfaite pour moi, Isabella Swan."
Je l'étais vraiment, pas vrai? "Souviens-toi de ça."
"Toujours." Il m'embrassa avant de me lâcher pour attraper son portefeuille. "Finissons-en alors."
Je hochai la tête. "Tu te comportes comme si un dîner avec tes meilleurs amis était une pure torture."
"Ça l'est quand tu es sexy et… prenable," répondit-il. Je ris à son cul sexy et pris sa main pendant que nous quittions l'appartement.
"Je suis prenable?" Il appuya sur le bouton de l'ascenseur et me regarda de bas en haut.
"Eminemment prenable." Les portes s'ouvrirent et nous entrâmes. Il appuya sur le bouton pour le rez de chaussée et me coinça contre la paroi. "Dois-je arrêter cet ascenseur et te montrer?"
Qu'avaient donc les Cullen avec les endroits publics? Et qu'y avait-il avec moi, pour que je puisse même envisager ça? Avant que je puisse répondre, l'ascenseur s'arrêta et Edward recula avant que les portes ne s'ouvrent pour laisser entrer une dame âgée et son petit chien blanc. Elle nous sourit et entra. Edward me fit un sourire espiègle et appuya pour refermer les portes. Je combattis ma déception quand il s'approcha de moi et souffla à mon oreille.
"Il reste toujours après diner." J'en tremblai et j'essayai d'agir comme si mon copain ne me séduisait pas verbalement en face d'une grand-mère et de son chien. Elle nous regardait avec un grand sourire.
"Vous êtes très beaux! C'est une occasion spéciale?"
Edward répondit avec un de ses sourires et je jurerai que les yeux de la vieille dame devinrent vitreux. Evidemment ce mec faisait aussi de l'effet aux octogénaires. "Un dîner entre amis mais je veux que ma copine ait du bon temps. Vous avez quelques conseils?"
Elle rougit et balbutia. Seigneur. "Un dîner et la danse ont toujours marché pour moi."
Edward rit et me tendit sa main. "Danserons-nous?"
Je secouai la tête alors que l'ascenseur s'arrêtait au rez de chaussée. "Je pense que nous garderons ça pour plus tard." Ses yeux pétillèrent et il chuchota 'plus tard' alors qu'il tenait la porte et aidait la dame à sortir.
"Merci jeune homme. Passez une bonne soirée avec votre jolie dame."
"Oui nous le ferons, merci madame." Elle et son chien disparurent dans la nuit et Edward reprit ma main.
"Je n'arrive pas à croire que cette vieille dame soit tombée pour toi en une seule minute?" lui dis-je quand il ouvrit la portière pour moi.
Il rit et se pencha pour embrasser ma joue. "J'ai beaucoup de compétences, chérie."
C'était vrai. Je ris et le poussai pour jouer. Il ferma la portière et s'installa de son côté. "Tu n'es pas d'accord? Tu en profites tous les jours ou presque."
"Tu es vraiment un pervers." Il fit la moue et démarra la voiture avant de sortir. Il était vraiment adorable. "Oui Edward tu es l'homme le plus habile de la planète. Maintenant peux-tu sourire?" Il me fit le sourire que j'adorai et je hochai la tête. "Quel bébé!"
"Mais tu m'aimes quand même."
"Bien sûr que je le fais." Il sourit et ça ne fut pas bien long avant que nous nous arrêtâmes en face le Marcellino. Edward donna les clés au valet et prit ma main après m'avoir aidé à descendre. Il y eut un soupir audible de la part d'une femme qui était là avec son mari en train d'attendre leur voiture. Edward ne sembla pas l'entendre et me tira vers l'entrée.
L'hôtesse lui fit un sourire magnifique et il n'eut même pas besoin de donner son nom avant qu'elle ne s'empare des menus et nous accompagne immédiatement vers notre table. Tous les yeux étaient braqués sur nous alors que nous allions au fond du restaurant. Emmett souriait et faisait de grands signes avec ses bras alors que Rose essayait de calmer son exubérance. Jasper et Alice étaient plus sereins, serrés l'un contre l'autre, comme ils avaient tendance à l'être la plupart du temps.
"Je ne savais pas qu'ils faisaient des costumes à ta taille," dis-je à Emmett quand Edward sortit ma chaise qui se trouvait être juste à côté d'Emmett. Je me renfrognai. Il avait sûrement tout prévu.
"Bien sûr qu'ils font des costumes à ma taille. On les appelle la virilité parfaite." Il lissa sa veste noire et sourit à Edward. "Tu es prêt à ouvrir ton portefeuille, Monsieur Riche?"
Edward rit et prit sa place entre Alice et moi. "De toute façon tu gagnes plus que moi, par contrat."
"Pour l'instant. Dans un an ou deux tu me couleras," répondit Emmett puis ses lèvres se mirent à trembler. "A moins bien sûr que tu continues à jouer comme tu l'as fait dimanche."
"Ne commence pas," grogna Edward.
"Hey n'est-ce pas moi qui aie calmé je jeu avec Darnell et Adrian? De toute façon c'était avec plaisir."
Edward roula des yeux. "Je n'avais pas besoin que tu le fasses."
Emmett sourit béatement. "Mais je l'ai quand même fait et ils se sont excusés d'être des connards!" Edward hocha la tête. "Tu vois. Tout ce qu'il faut c'est un peu de magie."
"Plutôt tes menaces de cul effrayant," siffla Rose, me souriant derrière le dos d'Emmett.
"Tout ce qui fonctionne, Rosie."
Le serveur nous versa à chacun un verre de vin et Jasper leva son verre. "Un toast."
Nous levâmes tous nos verres avec lui. "A l'amitié. A la famille. A gagner, sur le terrain et en dehors. Et à l'amour." Ses yeux étaient sur Alice avec le dernier mot et elle avait l'air comme si elle voulait verser une larme quand elle fit tinter son verre contre le sien.
"Je vais confirmer cela," murmura Edward, touchant mon verre avec le sien. Il prit une profonde inspiration et regarda autour de la table. "Je tiens à tous vous remercier d'avoir supporté mes sautes d'humeur au cours de ces quelques jours. Rose, Alice, je sais que vous ne m'avez pas vu mais je sais que vous avez entendu ces deux filles râler à propos de moi, alors je suis désolé que vous ayez à subir cela. Jas, Em, je suis vraiment désolé de ne pas vous avoir dit ce qu'il se passait. Bella, tu as été ma force et tu m'as permis de rester debout. Je t'aime."
"Comme toujours tu me voles la vedette," plaisanta Jasper quand j'embrassai Edward. "Tu es plus que pardonné."
"Ouais, mec. Sans rancune. Bien que je te botterai le cul si quelque chose ne va pas avec Ma et que tu ne me le dises pas." Emmett souriait mais nous pouvions tous entendre la vérité de ses paroles.
"Je promets. Elle va me botter le cul mais je le promets." Le serveur arriva et prit notre commande. Je fus étonné qu'Emmett prenne seulement un plat mais je remarquai alors qu'il avait pris le plat qu'on pouvait partager avec 2-3 personnes et ça avait plus de sens.
"Edward, j'ai reçu un appel d'Alec. Ta première pub sortira dans GQ et Vogue la semaine prochaine." Oh, Seigneur, la pub pour les sous-vêtements. Je redoutais un peu, parce que je savais que ma mère serait dessus de suite. Ça ne pouvait pas attendre après Noël?
"Je ne peux pas attendre de voir à quel point tu es sexy, Maidenform!" Emmett avait l'air positivement ravi, naturellement. "J'ai des projets, de gros projets."
Edward grogna alors que nous riions tous. "Juste plus de sanctuaires au-dessus de notre lit, s'il te plaît," lui dit Rose sèchement. Emmett sourit et haussa les épaules.
Les garçons commencèrent à bavarder sur les Vikings et j'écoutai avec intérêt mais je sentis quelqu'un nous regarder sur ma droite. Il y avait une femme saisissante, avec des cheveux auburn, des yeux verts, qui regardait Edward comme s'il était sur le point d'être son repas. Merde, pourquoi ne pouvaient-elles le laisser tranquille? J'essayai de détourner son regard mais elle semblait inconsciente de ma présence, bien sûr. Je lui tournai le dos et essayai de me concentrer sur le discours sur les Vikings.
"Est-ce que tu vas bien, ma chérie?" demanda Edward. Je hochai la tête et sourit. "Je vais aux toilettes avant le repas. Je reviens de suite." Il se leva et se dirigea vers les toilettes. Instinctivement, je me retournai pour regarder la femme et bien sûr elle se leva rapidement pour suivre Edward.
"Putain de salope!" sifflai-je.
"Qui?" demanda Rose, me regardant avec surprise.
"Une bimbo qui vient de suivre Edward aux toilettes."
Rose mit sa serviette sur la table et commença à se mettre debout. "Je m'en occupe."
Non, bon sang. Non, il était à moi. "Non, je vais le faire." Le sourire de Rose était éclatant quand je me mis debout.
"Va lui botter le cul." Eh bien, je n'étais pas sûre de cela mais je savais sacrément bien que j'allais revendiquer ce qui était à moi.
Je traversai le restaurant et allai dans le couloir des toilettes.
Elle était là, attendant comme un chat prêt à bondir sur mon Edward quand il sortirait de là. Putain d'enfer. Je m'adossai contre le mur et la regardai.
"Puis je vous aider?" me demanda-t-elle finalement, arrachant ses yeux de la porte en chêne qui gardait ses sales mains loin de mon petit-ami.
"Non, mais je peux vous aider avec quelque chose."
Elle sourit et poussa une hanche en avant, exhibant ses faux seins. "Qu'est-ce que c'est?"
"Il n'est pas intéressé."
Elle essaya de jouer à celle qui ne comprenait pas. "Il?"
"Edward Cullen. Il n'est pas intéressé."
"Et comment pouvez-vous le savoir?"
"Parce que c'est mon petit-ami."
Elle rit. "Et ça importe?"
J'étais si sacrément malade et fatiguée de ces femmes qui pensaient que je n'étais qu'un morceau de viande. "Ça importe parce que c'est avec moi qu'il rentrera à la maison ce soir."
"N'en soyez pas si sûre," murmura-t-elle. Je sentis mes doigts se recroqueviller en poing envisageant sérieusement de labourer ses lèvres botoxées mais avant que je puisse faire quelque chose la porte s'ouvrit et Edward sortit. La Bimbette se redressa et sortit un sourire de tueur.
Les yeux d'Edward allèrent directement par-dessus elle et se verrouillèrent sur les miens.
"Hey, chérie, tu m'attendais?"
Et voilà, cela disait tout, simplement. Il ne l'avait même pas remarquée. "Toujours." Il sourit et enveloppa son bras autour de moi et commença à marcher vers la table. Je lançai un sourire éblouissant par-dessus mon épaule alors qu'elle nous regardait incrédule. Je ne pus résister à lui dire 'bye'. Alice et Rose rebondissaient dans leurs sièges lorsque nous arrivâmes à notre table.
"Qu'est-il arrivé?" demandèrent-elles en même temps.
Je ris et secouai ma tête. "Il ne l'a même pas vue."
"Vu qui?" demanda Edward. Les deux femmes rirent aux éclats et se tournèrent pour regarder la garce se hâter de retourner à sa table. Edward se retourna et suivit leur regard.
"Qui est-ce?"
Je ris et l'embrassai passionnément devant tout le monde. "Personne, Edward. Personne. "Il était tout à fait clair que je n'avais vraiment pas besoin de tout de me soucier de ces femmes.
Peu importe combien elles étaient charmantes, cochonnes ou invitantes, il ne les voyait tout simplement pas, ne les remarquait pas ou ne s'en souciait pas. Je l'adorais.
"Tu es une mauviette, mec," lui dit Jasper. Edward sourit et haussa les épaules, glissant son bras autour de moi.
"Pas plus que l'un de vous." Ils ne prirent même pas la peine de protester et notre nourriture arriva enfin. Nous commençâmes tous à manger et fûmes interrompus par la sonnerie d'un portable.
"Dieu merci, je suis un gars de la campagne?" demanda Edward, fronçant le nez. Emmett glapit et sortit rapidement son téléphone de sa poche.
"Emmett McCarty," répondit-il en douceur. Je regardai Rose qui avait l'air tout autant déroutée que moi. Emmett n'avait jamais répondu au téléphone comme ça.
"Eh bonjour, Brett!" Putain de merde, qu'avait-il encore fait? Le sourire sur le visage d'Emmett ne pouvait pas être plus grand. "Je ne sais pas de quoi tu parles. Pourquoi penses-tu que je suis celui qui a envoyé une masseuse à ton interview? Je ne savais même pas que tu avais une interview." Il fit une pause et mit sa main sur son cœur. "Vraiment, je suis offensé que tu m'accuses de telles tactiques sournoises. Tu devais être plus inquiet au sujet du match. Peut-être que celui qui t'a ennoyé la masseuse voulait être gentil, pour te calmer avant le grand match. Je suis sûr que ça n'a rien à voir avec ces rumeurs désagréables."
Il secoua la tête. "Tu m'attristes, Brett. Vraiment. Je vais te donner une chance de t'excuser en personne dimanche. Rendez-vous sur le terrain! "Il ferma son téléphone et recommença à manger.
"Oh non, tu ne le feras pas." Rose immobilisa sa main. "Qu'est-ce que tu as fait?"
"Rien!" Rose lui lança un regard et il sourit doucement. "Je lui ai peut-être envoyé une masseuse pendant son interview pour Sports Center ce soir. Son interview en direct." Il rit de bon cœur. "Il est possible qu'il ait d'autres visites avant la fin de la semaine."
Rose crispa ses lèvres puis elle rit. "Je suppose qu'il l'a cherché."
"Je vais juste donner à l'homme ce qu'il désire. Qu'y-a-t-il de si mal à cela?" Il nous regarda et trouva seulement des visages souriants. "Bon sang, vous avez compris. Par ailleurs, Christine Amanpour, tu voudras peut-être aller au vestiaire des Vikings avant le nôtre après le match."
Oh l'enfer, quoi encore? "Qu'est-ce que tu vas faire?"
Il se contenta de sourire et enroula ses spaghettis avec sa fourchette. "Tu verras, gamine, tu verras…" Je regardai Edward qui haussa les épaules.
"Mieux vaut Brett que moi." C'était vrai. Dimanche allait être intéressant, aucun doute là-dessus.
OOO
J'étais reconnaissante que le match se joue sous le dôme. La neige et moi n'étions pas amies, c'était sûr. J'hibernai dans l'hôtel chaque minute que je n'étais pas au stade pour voir l'entrainement ou pour les interviews. Lorsqu'Edward devrait renouveler son contrat, j'espérais vraiment qu'il signerait et terminerait sa carrière en Arizona. Je ne me voyais pas vivre dans le froid et bon sang je pouvais penser légitiment à notre avenir au-delà de cette saison. Ça avait l'air inévitable à ce point et vraiment, vraiment ça faisait du bien de le penser. Il prendrait mon opinion en considération à ce moment-là et tout changement de carrière que je voudrai à partir de maintenant serait avec lui à l'esprit aussi.
"Tu es à des kilomètres d'ici." Je secouai la tête et me concentrai sur Ronnie, qui regardait entre les moniteurs et moi. Les Bears étaient sur le point d'emporter la victoire contre les Lions et nous avions besoin d'une victoire plus que jamais pour garder cette première place pour les séries éliminatoires.
Je lui souris. "De bonnes pensées. Vous êtes prêt pour le match?"
"Ça dépend. Comment est ton copain aujourd'hui?"
Je pourrais répondre à cette question honnêtement cette fois. "Il va très bien. Je pense que vous verrez le vieil Edward Cullen aujourd'hui."
"C'est bon à entendre! Je veux rester à la maison pour les séries éliminatoires. Plus de cette merde de neige."
Je ris. "Je pensais justement cela."
"Bien sûr que oui. Il y a un cerveau vif dans cette tête. Un jour, tu seras vielle comme moi et ce vent va te transpercer jusqu'à l'os."
"Vous n'êtes pas vieux, Ronnie."
Il rit. "Plus que je ne veux l'admettre, Bella."
"Ha, vous couvrirez toujours la ligue au moment où mes enfants joueront dedans." Oh merde, est-ce que j'ai dit cela ? Oui, oui, à en juger par le large sourire sur le visage de Ronnie.
"As-tu un petit scoop pour moi, Mlle Swan?" Ses yeux se posèrent sur mes mains et il secoua la tête. "Non, Cullen aurait mis un gros caillou sur ce doigt, à moins que vous ne gardiez incognito pour le moment. N'est-ce pas comme cela que les gamins disent aujourd'hui?"
Je ris. "Les gamins? Ils pourraient dire ça mais venant de vous c'est drôle. Et non, pas d'engagement ou quoi que ce soit de secret, juste un petit fantasme."
Ses yeux pétillèrent. "Certains fantasmes se réalisent." Tu peux le dire, Ronnie. Je ne vais sûrement rien te dire cependant. Il a fallu un bon nettoyage pour enlever toute la peinture rouge de mon dos, pas qu'Edward ou moi ayons à nous en plaindre.
J'avais fini de tout préparer juste avant que les équipes sortent sur le terrain. Le Minnesota ne pouvait pas vraiment prétendre aux éliminatoires. Favre avait eu trop de hauts et de bas toute la saison mais ils étaient 7-6 et pourraient éventuellement obtenir leur place si un nombre de choses arrivait, à savoir qu'ils gagnent et qu'Atlanta ou Dallas s'effondre. Les Cardinal et les Bears étaient bons, les Saints étaient à une victoire dans leur division et les Giants avaient un match d'avance sur Dallas dans leur division. Les séries éliminatoires devenaient plus claires mais il y avait encore des équipes qui espéraient, ce qui signifiait que le Minnesota allait tout essayer pour gagner.
Les capitaines d'équipe avancèrent et je ris en voyant Emmett tendre la main à Favre et n'avoir aucune réponse. Il avait été fidèle à sa parole. Toute la semaine, toutes les interviews en direct que Favre avait eues, furent interrompues par une voix féminine disant qu'elle était là pour masser Brett, tout comme il l'avait demandé. Il avait annulé les deux dernières interviews. Comment diable Emmett avait-il mis la main sur son emploi de temps… ça me dépassait. Quand je lui avais demandé, il avait seulement dit qu'il 'avait des connections' Quelques histoires à propos de la dépendance sexuelle de Favre avaient commencé à surgir, les gens discutaient avec des psychologues et des thérapeutes du sexe et tout. Emmett était un mauvais génie.
Ronnie me poussa. "Il est derrière ce truc, n'est-ce pas?"
"Je ne sais pas de quoi vous parlez," lui dis-je sobrement.
Ses lèvres se contractèrent. "Bien sûr, que tu ne sais pas!" Il commença à taper, le sourire toujours sur son visage. Je n'avais ni confirmé ni nié, bien que beaucoup soupçonnent Emmett tout comme Brett l'avait fait. Il n'y avait aucune preuve et Emmett était assez intelligent pour que cela continue.
Les Cardinal remportèrent le tirage au sort et choisirent de commencer, à ma grande surprise. Edward avait ce regard de détermination inébranlable sur le visage qui n'était pas là la semaine dernière et mon estomac papillonna en le voyant comme ça. J'aimais sa concentration.
Breaston retourna le ballon aux 23 yards et Edward entra en jeu. Je retins mon souffle quand il recula de cinq pas. Il se tourna en direction de Fitzgerald qui avait la défense à ses trousses puis se tourna et lança le ballon au milieu avançant de 17 yards. La prochaine passe fut un transfert à Crowley qui avança de 4 yards puis Edward lança le ballon parfaitement attrapé par Jasper pour un gain de 2 yards.
Edward avait l'air calme quand il aboyait des ordres, en changeant la stratégie du jeu à la ligne de mêlée. Il déplaça Fitzgerald vers le côté droit du terrain à côté de Jasper et fit mine d'envoyer le ballon dans leur direction. La défense partit par là et Cheney se trouva pratiquement à découvert quand il accéléra dans la zone d'en but, à une bonne dizaine de yards devant EJ Henderson.
"Ah j'aime mieux ça!" rit Ronnie. Je pris mes propres notes sur l'ordi, notant qu'Edward avait fait un parfait 3-3 pour 73 yards sur ce jeu. C'était déjà beaucoup mieux que la semaine dernière.
Favre et les Vikings avaient le ballon sur leurs 21 yards et commencèrent le jeu avec un transfert à Adrian Peterson qui avança de 6 yards. Je retins un gémissement. La défense devrait faire le nécessaire pour que Favre lance le ballon. Un autre transfert avec un gain d'un yard. 3-3. Favre recula avant de lancer. Il regardait vers Greg Lewis mais avant qu'il puisse lancer, Darnell Dockett franchit la ligne et le planta dans le gazon. Favre réussit à conserver le ballon, mais la perte de 12 yards les fit reculer sur leurs 16 yards.
Je regardai Darnell approcher Edward sur le banc de touche et lui dire quelque chose. Je savais tout ce qu'il avait craché sur moi et il m'était difficile d'être cordiale avec lui pendant l'interview d'avant-match, bien que j'aie réussi. Quoi qu'il dise ça fit rire Edward et il lui donna une tape sur le dos et ils semblaient être sur la même page de nouveau. Je suppose qu'un touchdown et un plaquage au sol pouvaient réconcilier n'importe qui.
Le ballon des Vikings atterrit à milieu du terrain et Breaston le retourna aux 43 yards des Vikings. Bien bien, ils avaient très peu de terrain à parcourir. Je m'avançai sur ma chaise quand Edward sortit sur le terrain. Maintenant était le bon moment, oh oui, c'est le bon moment. Jasper était sur le côté gauche et Edward déplaça Crowley et Cheney dans des positions défensives, en les gardant en arrière pour bloquer quand il lancerait le ballon. Il scruta le terrain, se concentrant d'abord sur Breaston mais en laissant le ballon voler vers Jasper. Il tendit son long bras, lançant le ballon hors des limites, à la ligne des 3 yards. L'instant plus tard, Crowley était dans la zone d'en but. 14-0 pour les Cardinal.
Favre lança pour Adrian Wilson sur la série suivante. Edward obtint le ballon aux 22 yards dans leur partie du terrain et jeta une spirale dans le coin de la zone d'en but que Jasper attrapa sur la pointe des pieds avant de sortir des limites. La déroute était bel et bien sur les rails pour les Vikings. Les Cardinal avaient obtenu un touchdown sur la possession du ballon suivante quand Crowley courut aux 33 yards après qu'Edward ait lancé une autre belle spirale. Même moi, j'avais perdu de vue le ballon sur cette action, en me concentrant sur Fitzgerald au lieu de Crowley, tout comme la défense des Viking l'avait fait.
28-0 à la mi-temps et les Cardinal étaient tout sourire en allant aux vestiaires, y compris le plus important Cardinal à mes yeux. Le magnifique visage d'Edward brillait quand il partit en courant dans le tunnel pour aller aux vestiaires. J'aimais le voir comme ça, dans toute sa gloire.
Je tenais à me dégourdir les jambes après avoir fini la première moitié de mon article. "Voulez-vous quelque chose?" demandai-je à Ronnie, qui était encore en train d'écrire.
"Tu sais que oui, gamine."
"Soda et hot-dog?" Il hocha la tête et sourit. Je passai devant quelques journalistes et entendis parler du retournement de l'attitude d'Edward du week-end dernier. Je souris quand leurs yeux se posèrent sur moi. Je n'étais pas sur le point de leur donner des réponses. Je revins avec nos hot-dogs badigeonnés de moutarde et nos sodas, remettant le sien à un Ronnie reconnaissant.
"Tu es mon sauveur," murmura-t-il après une bouchée de hot-dog. Je ris et mordis dans le mien. Il avait le goût du paradis mais vu la journée d'aujourd'hui je trouvais que c'était normal.
Les équipes sortirent sur le terrain, les Cardinal avec tout le peps qu'ils avaient avant-match et les Vikings un peu en état de choc. Leurs épaules étaient affaissées et le feu manquait. Vous pouviez le voir sur le terrain. Peterson laissa échapper la première possession et Edward trouva rapidement Fitzgerald pour un toucher de 13 yards.
Favre avait l'air fragile mais finalement il obtint que les Vikings marquent, en optant pour le but sur le terrain et éviter un score nul. Le score était 35-3 à la fin du troisième quart.
Edward resta sur le banc de touche tout le quatrième quart, bavardant avec son coordonnateur offensif et c'était Anderson qui menait le jeu. Il conduisit l'équipe au milieu du terrain avant de choisir de botter le ballon le plus loin possible pour faire reculer leurs adversaires.
Les Vikings marquèrent des points avec un coup de pied entre les poteaux puis les Cards commencèrent à jouer le chronomètre avec des passes courtes et agiles pour marquer un but. Le score était 38-6 quand les Vikings posèrent le genou par terre pour mettre fin à la partie.
"Prête pour la conférence de presse?" me demanda Ronnie tandis que nous emballions nos ordinateurs portables.
Je mordis ma lèvre. "En fait, je vais dans le vestiaire des Viking en premier." Il leva un sourcil à cet écart de ma routine puis un sourire lumineux se montra sur son visage.
"Je pense que je vais venir avec toi. Après tout, Edward ne voudrait pas que tu sois seule sans surveillance avec tous ces gars à moitié nus..." Je ricanai. Comme si quelqu'un pouvait se comparer a Edward?
"Je sais ce que vous faites," lui dis-je.
"Et je sais que si je ne viens pas, je vais manquer quelque chose de bien. Laisse-moi m'amuser un peu, Bella. "Je ris et glissai mon bras sous le sien et nous partîmes.
"Je ne sais pas ce qui va arriver," dis-je une fois devant les vestiaires.
"Ça sera encore plus amusant," dit Ronnie, montrant sa carte de presse à la sécurité, ce que je fis aussi. Nous entrâmes et je fus immédiatement agressée par beaucoup de demi-corps nus. Je détournai mes yeux mais je reconnais que je jetai un coup d'œil au plutôt joli torse d'Adrian Peterson. Quoi? Ses abdos étaient presque aussi sexys que ceux d'Edward.
Je sortis le magnéto de mon sac et Ronnie nous conduisit vers le casier de Brett. Je me retins de blaguer quand le quarterback arriva de la douche, enveloppé dans une serviette. Il y avait une très grande différence entre un corps de quarterback de 40 ans et celui d'un jeune de 25 ans, j'étais triste de voir cela. Va au diable Emmett, me faire regarder le torse flasque de Favre. J'espérai que ça sera épique comme il avait affirmé!
Plusieurs autres journalistes étaient là aussi et ils balançaient des questions à Favre, demandant comment allait son épaule après le plaquage de Darnell et de l'interception, qu'il avait envoyée à Wilson. Favre répondit avec son accent nasillard, parlant de la pression et qu'il avait mal joué. Il se tourna pour ouvrir son casier et Ronnie et moi allongeâmes nos cous.
Oh mon Dieu. L'étage supérieur du casier de Favre contenait une gigantesque bouteille sur laquelle était écrit en grandes lettres noires Vi*gr*. Étonnamment, ça ressemblait à l'emballage du vrai médicament, même si je doutais que le vrai médicament soit dans une bouteille aussi gigantesque. Juste à côté il y avait un long tube blanc avec une sorte de pompe à l'extrémité, une bouteille de lubrifiant et un très familier et gigantesque gode noir. Il l'avait fait. Je ne savais pas comment mais en quelque sorte Emmett avait réussi à se faufiler dans le vestiaire des Vikings et planquer son butin. Il y avait aussi la photo de cette Jenn à qu'il avait envoyé les photos de son pénis, avec un cœur rouge géant dessiné autour.
"Qu'est-ce que ... ce n'est pas à moi!" hurla Favre, se dépêchant de claquer la porte mais le mal était fait. Pendant qu'il regardait avec incrédulité le contenu de son casier, les caméras avaient tout filmé. "C'est McCarty!" beugla-t-il.
"Comment a-t-il pu entrer dans le vestiaire tout en jouant?" demanda Ronnie, ne prenant même pas la peine de cacher son amusement.
"Je ne sais pas! Il a payé quelqu'un." Ce qui était probablement la vérité mais bonne chance pour le prouver. Il n'y avait pas de caméra dans le vestiaire, pour des raisons évidentes.
"Était-ce un dispositif euh, pour agrandir certaines parties du corps?" demanda un autre journaliste. Oh mon Dieu. Je devais sortir de là avant d'éclater de rire. Je me retournai et passai devant les joueurs qui étaient rassemblés pour voir ce qu'il se passait. Plus d'un était en train de rire. C'était une bonne chose que ce soit probablement la dernière année de Brett en tant que joueur. Il ne réussirait jamais à faire oublier cela. Devais-je écrire à ce sujet? Par l'enfer que pourrai-je dire? Mieux valait laisser cela aux journalistes du Minnesota et à ESPN.
Ronnie et moi sortîmes enfin de là, nous accrochant l'un à l'autre et hurlant de rire. Je savais qu'on nous regardait bizarrement mais je m'en foutais. J'étais en larmes. "C'était fantastique!" haleta Ronnie quand enfin nous réussîmes à nous calmer. "Rappelle-moi de toujours te suivre quand tu vas dans les vestiaires de l'équipe adverse."
Je secouai la tête et essuyai mon visage. Dieu merci, je portais du mascara waterproof. Je l'avais mis à cause de mauvais temps mais c'était clair que ça servait maintenant. Ronnie et moi allâmes vers les vestiaires des Cardinal où Emmett faisait des va et vient devant la porte. Il s'arrêta dès qu'il me vit et un grand sourire se pointa sur son visage.
"C'était bien?"
Je secouai la tête et recommençai à rire, alors que Ronnie frappa Emmett dans le dos. "C'était ma meilleure visite à un vestiaire. Je vous remercie, McCarty."
Emmett lui serra la main et me prit dans une étreinte d'ours géant. "Qu'est-ce qu'il a fait?"
Je ris. "Il a juste regardé puis il a hurlé en t'accusant toi. Ronnie lui a demandé comment avais-tu pu éventuellement le faire et il n'a pas su quoi répondre. Je jure, la moitié de l'équipe était en train de rire quand nous sommes partis."
"Plus des trois quarts," dit Ronnie, toujours souriant comme un fou.
"Génial!" Emmett avait l'air super content de lui. "Hey! Tu l'as sur la bande, n'est-ce pas? Je vais te filer mille dollars pour l'enregistrement!"
"C'est à toi gratos, une fois que j'en ai fini ici. Comment as-tu fait ça?" demandai-je curieusement quand il me remit par terre et mit son bras autour de mes épaules.
"Je ne le dirai jamais," répondit-il, et il ferma ses lèvres d'un zip imaginaire et poussa la porte du vestiaire, qui était moins jovial que celui des Vikings maintenant. Hey, au moins ils ont pu rire après leur défaite, non?
"D'accord, Gorge Profonde*, garde tes sources," lui dis-je.
Il écarquilla les yeux et sourit. "En parlant de gorges profondes ..." Je lui donnai un coup de coude avant qu'il ne puisse terminer cette phrase. "C'était juste une plaisanterie!" protesta-t-il.
"Évidemment." Je m'éloignai vers le visage souriant de mon Edward. Cette semaine était mille fois mieux que la dernière et nous allions, espérons-le, n'avoir que de bons moments avant les séries éliminatoires qui approchaient rapidement. Effectivement l'avenir avait l'air très prometteur.
…
*allusion au célèbre espion
Voilà tout est bien qui finit bien,
l'équipe est sûre d'être dans les séries éliminatoires
et B&E ne se sont pas fait prendre pendant leur sex escapade sur le terrain
Le prochain chapitre est en EPOV
et nous allons rencontrer Charlie et Renée en VRAI…
juste un mot … PAUVRE Edward Mdr!
Comme toujours merci pour tous vos commentaires, mise en alerte et en favoris.
