Chapitre 38 : Quand les gentils en ont assez... ils font tout péter !
Le lendemain, tout ne se passa pas comme prévu. Alors que le groupe d'amis était dans la salle commune, très tôt le matin, préparant leurs plans, le portrait s'ouvrit sur Marcus. Sirius fronça les sourcils. Son grand frère se dirigea droit vers Fabian et le leva par le col, le fusillant du regard.
- J'attends des explications. Siffla t-il.
Le jeune Prewett échangea un regard avec Sirius et les autres, interdit. Que se passait-il ? Il était donc déjà au courant ? Il leur avait placé des micros dessus ou quoi ? Fabian affronta son regard et haussa un sourcil.
- C'est quoi ton problème ?
Aussitôt, il reçut la plus puissante des gifles jamais vue sur terre. Sirius grogna. Mais il n'eut pas le temps de réagir que son grand frère jetait brutalement quelque chose sur la table basse. Un journal.
- Ton frère a donc décidé de mourir ? Il a pourtant la chance d'avoir retrouvé sa famille... S'il ne tient pas à ses femmes, qu'il le dise...
Fabian se pencha et regarda le titre du journal. Cependant au lieu de « la gazette déchaînée » figurait « le spécial Trou du cus et ses détritus » avec en première page, une immense photographie de Marcus.. Il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Mais lorsqu'il croisa le regarda haineux de Black, il se mordit la lèvre inférieure, s'empêchant de céder totalement à son hilarité. Marcus s'avança un peu plus, se plaçant face à lui.
- Ça te fais rire ?
- Non. C'est juste... je ne m'attendais pas vraiment à un truc pareil. Sinon, tu sais, ça ne sert à rien de me demander des explications. Moi je suis ici. Je n'ai rien à voir avec cette affaire.
- OU ton frère a t-il déménagé Fabian ?
Leurs yeux ne se lâchaient pas. Comment savait-il qu'ils avaient déménagés ? Il avait donc réellement l'intention de le tuer ? Il le cherchait ? Fabian haussa les épaules.
- Alors là, je n'en ai strictement AUCUNE IDÉE.
Marcus s'avança, le regard empli de haine, glacial, il se colla à lui. Cependant, Fabian ne détourna pas les yeux.
- Il va donc falloir que j'emploie la force...
- Tu veux faire quoi hein ? Répliqua agressivement Fabian sans le lâcher des yeux. Tuer sa femme et sa fille pour lui faire regretter de t'avoir provoqué ? Mais n'oublie pas une chose. Il sait parfaitement ou sont TA femme et ton futur fils.
Black l'attrapa violemment à la gorge et le plaqua contre le mur. Sirius se leva, soupirant.
- Marc'... Arrête.
- Le premier qui pose ne serait-ce qu'un seul doigt sur Eléa, je le crève. Je commencerais par lui briser chaque membre pour finir par lui crever les yeux.
- Il va falloir qu'on dise à Yan d'aller se cacher Sirius, tu crois pas ? Parce que c'est plus qu'un doigt qu'il a posé sur elle...
Sirius accourut, voyant que son frère était sur le point de commettre un meurtre, il s'interposa, tenant ses poignets.
- Arrête Marc'. Il ne chercher qu'à t'énerver. C'est faux.
Dans le dos de Black, James fit signe à Fabian de fermer sa bouche. Ils avaient un plan à mettre en route. Le but était de créer des copies pour éviter de mourir et pouvoir faire des coups en douce. Ça aurait été stupide que le jeune Prewett ne meure avant d'avoir mis son idée en application. Sam et Lily s'étaient accrochées l'une à l'autre, paniquées, elles les regardaient avec crainte. Seulement, Marcus repoussa brutalement son petit frère qui s'effondra au sol. Fabian se mordit la lèvre.
- Excuse moi Marcus. Je ne voulais pas dire ça. J'étais juste énervé, je n'ai pas réfléchi.
- Oui. Il ne réfléchit pas souvent. Ajouta Remus en regardant son ami d'un air réprobateur.
Il s'était levé et les avaient rejoint. Contrairement à Sirius, il n'essaya pas d'employer la force à son tour. Le jeune Lupin était plutôt de ceux qui jouaient de leur calme olympien. Il fixa Marcus, comme s'il attendait une décision de sa part, pas plus perturbé que ça, alors que Fabian pouvait finir dans un cercueil. Son attitude sembla tempérer Black, il se décrispa légèrement et approcha sa bouche de l'oreille du jeune Prewett.
- Sache que je vous hais. Ton frère, ton oncle, toi. Ta famille entière, Fabian. Et un jour, vous ne m'échapperez pas. Je m'amuserais à vous faire payer chacune de vos provocations.
Sur ces mots, il quitta la salle commune après avoir échangé un long et intense regard avec son petit frère. Sirius donna un coup de pied dans le canapé.
- Pauvre con va ! Cracha t-il.
- Calme toi, Sirius. Dit doucement Remus en posant une main sur son épaule.
Il fixa intensément Fabian.
- Oui je sais. La prochaine fois je fermerai ma grande gueule.
- Ça ferait énormément de bien en effet. Sourit Peter.
- On reprend les gars ! Annonça Samantha.
[…]
Pendant ce temps, au milieu d'une infinité de champs, se dressait un très imposant manoir. Une rivière s'écoulait paisiblement dans le jardin, ne se souciant pas de ce qui l'entourait, le clapotis de l'eau semblait faible malgré la quantité. Faible. Comme la respiration du propriétaire des lieux. Albus Dumbledore avait des branchements sur le corps, il avait une aide respiratoire et, il ne cessait de dormir. On aurait dit que la vie l'avait quittée. Alors que pourtant, elle était toujours là. Bien présente. Mais on ne savait pas vraiment ou elle se cachait. Jared avait posé sa main sur celle du directeur de Poudlard, il le fixait.
- Si toi tu lâches, Albus, c'est que la guerre est perdue d'avance. Tu ne peux pas abandonner.
A cet instant, quelqu'un frappa. Yan entra sans bruit. Cependant, Jared l'entraîna avec lui en dehors de la pièce. Ils marchèrent durant un long moment en silence dans les nombreux couloirs. Le jeune homme regardait son aîné du coin de l'oeil. Il avait toujours eu une confiance aveugle en Jared. Prewett était le premier à se battre lorsqu'il le fallait. Il était un meneur.
- Quelles sont les nouvelles ?
- C'est horrible, Jared. Le ministère est ultra surveillé. Ils rabaissent et soumettent ceux qui n'ont pas fui.
- Et les sorciers nés moldus ?
- Ils sont enfermés puis tués.
- Personne ne t'as repéré ?
- Non. Azkaban est encore pire qu'avant. Si seulement il n'y avait que les détraqueurs, on pourrait juger ça simple.
- Mais encore ?
- Il y a deux géants qui surveillent l'entrée. Je crois qu'ils m'ont senti malgré mon invisibilité.
Jared soupira. Ils allaient devoir prendre du temps pour préparer des plans. Ils ne devaient pas se lancer dans la gueule du loup ainsi, il fallait qu'ils soient prêts. Tous deux échangèrent un regard. Les yeux de Jared en disaient long.
- Il va falloir qu'on trouve du monde, Yan. Beaucoup de monde. Des gens prêts à mourir pour la liberté.
- C'est... difficile à trouver. Murmura le jeune auror.
- Très.
[…]
- Papaaaaaa glabluba !
Matthew éclata de rire, caressant avec douceur la joue de sa fille qui était dans sa chaise haute. Il approcha la cuillère de sa bouche.
- Arrête de papoter et mange Naomi. Sourit-il.
- Chlablublaaaaaaaa glabilou.
- Aussi têtue que son papa et son tonton ! S'exclama Evanna. Que va t-on faire de toi mon ange ?
- Héééé ! Protesta Matthew.
- Quoi ? C'est vrai ! Quel homme ayant été capturé à cause de son travail durant un an et demi recommencerait de plus belle à provoquer les ennemis ?
Le grand frère de Fabian se mordit la lèvre inférieure. Pour ne pas inquiéter sa fiancée, il ne lui avait pas montré le journal. Seulement, Evanna semblait au courant et en colère. Ils échangèrent un long regard.
- Tu sais parfaitement que je déteste me sentir inutile. Je ne peux rien contre eux ! Mon journal est ma seule façon de me battre.
- Être heureux et profiter des tiens est aussi une façon de te battre, Matt. Soupira Evanna. Mais visiblement ça ne te suffit pas...
- NON.
Naomi sursauta, sa lèvre inférieure trembla, comme si elle s'apprêtait à pleurer. Son père la prit dans ses bras, la berçant doucement et embrassant son front.
- Excuse moi mon ange. Tu n'y es pour rien.
Il tendit sa fille à sa fiancée et regarda cette dernière droit dans les yeux.
- Tu ne comprends pas.
- Alors explique moi !
- Ça ne me suffit pas ! Je vous aime par dessus tout, vous êtes ma famille, mes anges. Mais je ne peux pas rester les bras croisés sans bouger ! Je ne PEUX PAS laisser gagner ceux qui sont responsables de la mort de mes parents !
Evanna soupira et se mordit la lèvre inférieure, elle posa une main sur sa joue avec douceur.
- Justice sera faite, mon cœur.
- Pas si tout le monde se contente d'être heureux en se cachant. Répliqua Matthew en quittant leur chambre.
[…]
- Le problème c'est que la mentalité de la copie doit être la même que la notre. Expliqua Remus. Sinon en deux secondes, Marcus nous grillera...
- Et pour ça on fait comment ? S'inquiéta Sam, prenant sa tête entre ses mains.
Sa question amena un silence total. Tous se regardaient d'un air perdu. James s'était levé et faisait les cents pas. Depuis deux heures, ils se prenaient sans cesse la tête, essayant de faire au mieux. Maya faisait la moue, fixant le jeune Lupin. Les jumeaux, eux, partaient dans des délires incessants de combines impossibles à effectuer. D'un coup, Sirius frappa la table avec la paume de sa main.
- Si nous créons des copies, physiquement identiques à nous, il nous suffirait à la limite de leur jeter le sortilège imperium, les soumettant, leur expliquant ce qu'on attend d'elle.
- Mais ça ne reste qu'un sortilège, Rus'. Lorsque ses effets disparaîtront, on sera dans la merde. Répondit James.
Sirius grogna et sembla réfléchir. Il sortit alors sa baguette et la pointa sur Fabian. Ce dernier le regarda faire sans bouger.
- Gemino.
Aussitôt, un copié collé du jeune Prewett apparut, il sourit à Sirius tout en passant une main dans ses cheveux. Il semblait attendre les instructions de ce dernier, comme s'il lui devait obéissance. En jetant le sortilège, le jeune Black avait prit soin de penser comme Fabian, d'être Fabian.
- Salut. Sourit Sirius.
- Salut ! J'ai faim.
- Ça tombe bien. Tu vas aller déjeuner. Mais d'abord, j'ai quelques trucs à t'expliquer.
- J'ai pas besoin qu'on m'explique quoi que ce soit, je sais ce que j'ai à faire. Répondit la copie en tournant vers le vrai Fabian un sourire malicieux.
- C'est juste... trop bizarre. Grimaça le vrai Prewett.
- Tu dois être Fabian. Expliqua tout de même Sirius. Pas que physiquement, mentalement aussi.
- Je le suis déjà. Je ne suis qu'une copie de ce que tu as voulu que je sois.
- Très bien, parfait.
Sur ces mots, Sirius donna un puissant coup de poing au « faux » Fabian. Ce dernier se contenta d'hausser un sourcil avec un sourire, il ne sentait rien. Le jeune Black mima le signe de la victoire.
- Seul détail, si l'un des connards te fais du mal, fais semblant de souffrir.
- D'accord.
Les autres appliquèrent à la règle les instructions de Sirius afin que leurs copies soient conformes. Dans la salle commune, il y avait soudain beaucoup de jumeaux. Le jeune Black fixait sa copie, un air soucieux sur le visage.
- Y a un problème Rus' ? Demanda James.
- Le seul truc, c'est que ma copie n'a pas mes pouvoirs. Si Marc' tente de lui parler en entrant en lui, il verra que la puissance que l'on a en commun est totalement absente...
Sam fît aussitôt la grimace, assez inquiète. Son meilleur ami, lui, le regarda droit dans les yeux.
- Et comme il le fait souvent... ça sert à rien c'est ça ?
Sirius regarda attentivement sa copie.
- Fais tout ce que tu peux pour éviter chaque contact direct avec lui, mentalement je veux dire. Regarde le le moins possible. D'accord ?
- Oui. C'est okay.
Un silence suivit leurs paroles. Le vrai groupe d'amis était inquiet. Lily se dandinait d'un pied sur l'autre.
- C'est étrange de savoir que le danger m'excite...
James haussa les sourcils, un air vraiment étonné sur le visage. Tandis que leurs amis éclataient de rire. Sirius avait prit un air malicieux.
- Ne sois pas trop excitée non plus, je n'aimerais pas te voir en transe...
Lily rougit et alla se cacher contre le torse de James. Ce dernier s'efforçait de ne pas éclater de rire. Les jumeaux, eux, ne semblaient pas le moins du monde soucieux, ils s'amusaient à comparer leurs copies.
- Il faut avouer qu'elle est plus belle que toi. Se moquait Sacha.
- T'es con ou tu le fais exprès ?
- Ben c'est vrai !
- Abruti ! C'est ma copie !
- C'est fou ce que tu es susceptible...
Maya échangea un regard avec Remus et tous deux éclatèrent de rire. Fabian, lui, s'amusait à emmerder Peter.
- Tu crois que ta copie va être aussi débile que toi ou pas ?
- Sale con ! Grogna le jeune Pettigrow.
- Non mais faut avouer que si elle pouvait t'améliorer ça serait positif...
Peter se jeta sur lui et ils s'amusèrent à se battre au sol, roulant l'un sur l'autre. Jusqu'à ce que Remus s'éclaircisse la gorge. James, Sirius et Peter tournèrent vers lui un regard interrogateur, un sourire béat aux lèvres. Comme à chaque fois, c'était lui l'adulte du groupe. Celui qui rappelait les autres à l'ordre.
- Vous ne changerez jamais. Soupira t-il.
Ses trois meilleurs amis sourirent de plus belle. Ils coururent vers lui et l'étouffèrent dans un gros câlin amical.
- Juste pour information : les cours commencent dans dix minutes. Annonça la voix étouffée du jeune Lupin.
Les copies s'habillèrent avec les tenus de sorcier, et prirent les affaires de cours. Ils s'éclipsèrent alors en cours. Fabian tremblait d'impatience.
- J'aimerais trop être une petite mouche pour voir ma copie en action...
- Oh, personnellement j'ai une idée de ce qui va arriver à ta copie aujourd'hui... Répondit Sirius.
- Ah oui ? Demanda le jeune Prewett, curieux.
- Elle va morfler pour ce que tu as dis à Marcus ce matin. De la main de mon frère, mais aussi de la main de ton oncle qui aura été mis au courant.
Fabian ouvrit la bouche puis la referma, ne sachant quoi répondre. Son ami lui donna une petite tape sur l'épaule.
- Heureusement qu'elles ne souffrent pas vraiment...
- Et grâce au ciel, elles ne sont qu'une illusion. Ajouta Sam.
[…]
- Fabian es-tu capable de répondre à cette question ?
La copie du jeune Prewett cessa immédiatement de discuter avec celle de Maya et fixa attentivement son oncle, un air de défi dans les yeux. Le jeune garçon resta silencieux. Tandis qu'Abraxas bouillonnait intérieurement. Pour qui se prenait-il ? Il provoquait Marcus, il se permettait de ne pas répondre... C'était trop. Il s'avança sans le quitter des yeux et posa ses deux mains à plat sur la table de son neveu.
- Tu es sourd ?
- Pas que je sache... Répondit la copie de Fabian, affrontant son regard.
- Il vaut mieux. Si tu l'avais été je me serais inquiété, déjà que tu es con.
- C'est toi qui parle ? Ricana Fabian.
Ainsi commença l'interminable journée de « Fabian ». Il passa la majeure partie de sa première journée de cours à souffrir, à coups de doloris et d'entailles sur le corps. Ce que son oncle ne savait pas, c'était qu'il ne sentait absolument rien.
[…]
- Sirius, tu peux fermer ta gueule je te prie ? Merci. Siffla Marcus.
Il était en pleine explication du sortilège doloris et de ses effets. Il y mettait toute sa passion.
- Je disais donc, pour que ce sortilège fonctionne, il faut vouloir que la victime souffre. Il faut le désirer par dessus tout... Par exemple, pour débuter, le lancer sur une personne que l'on hait est très utile.
- Je peux leur montrer si tu veux... Enfin, si tu te sens capable de jouer le cobaye et de résister... C'est un sortilège douloureux... Sourit « Sirius », provocateur.
- Oh, mais voilà qui est très intéressant, frangin. Viens ici.
« Sirius » eut un moment d'arrêt. Il échangea un regard avec « James ». Ce dernier avait une puissante envie de rire, mais il laissait paraître uniquement de l'inquiétude sur son visage. Le jeune Black rejoignit son grand frère et débuta un cours... très basé sur la pratique.
[…]
Pendant ce temps, Regulus, lui, était réellement dans la merde. Son oncle, Cygnus, voulait l'inciter à jeter un sortilège de torture sur l'un de ses camarades. Il réunissait ceux qui n'avaient pas « cours » pour leur apprendre la magie noire. Et même si le jeune Black avait peur, il ne comptait pas obéir.
- Reg, si tu ne le fais pas, ça risque de faire très mal... Mais pas forcément à toi. Plutôt, disons... à ton frère...
- Va te faire foutre sale con. Vous me saoulez à toujours faire les mêmes menaces merdiques. Cracha Regulus en se dirigeant vers la porte.
A cet instant, une lumière rouge fusa de la baguette de son oncle et frappa son dos de plein fouet. Aussitôt, le jeune garçon tomba à genoux. Cependant, il se mordit le poing pour ne pas crier. Cygnus, voyant qu'il luttait, à la manière de Sirius, s'avança lentement vers lui, énervé. Il intensifia le sortilège, encore et encore, jusqu'à ce son neveu se tortille au sol en hurlant de douleur, attendant patiemment, jusqu'à ce qu'il le supplie.
[…]
Lélia courrait à en perdre haleine dans les couloirs de Poudlard. Elle était essoufflée mais ne comptait pas s'arrêter. Elle ne se calma qu'une fois dans sa salle commune. Là, elle saisit un parchemin et écrivit un mot rapide destiné à Fabian. Elle ne parvenait pas à le trouver et elle avait besoin d'eux. Pour venir en aide à Regulus. Elle l'avait trouvé dans un état pitoyable et s'était empressé de l'emmener à l'infirmerie. Par miracle, elle avait réussi à esquiver son cours et avait délaissé Logan pour retrouver ses nouveaux amis. Il lui avait promis de trouver une excuse valable. Et puis, après tout, peu importait les conséquences, le jeune Black avait eu besoin d'elle. Lélia caressa son hibou.
- Trouve Fabian mon beau.
[…]
Dans la salle sur demande, un décor avait été crée. Elle s'était transformée en une sorte de maison immense, il y avait plusieurs chambres, qui comportait des salles de bain, un salon immense, un grand jacuzzi... Les amis s'en était donné à cœur joie. Autant que leur petit jeu durerait, ici, il serait en sûreté. Ils s'étaient tous rendormis, rattrapant leur nuit agitée. Tous sauf un. Remus s'était emparé d'un livre, il était plongé dans sa lecture, un sourire aux lèvres. Jusqu'à ce qu'un hibou ne vienne le perturber. Il voletait devant la porte de la chambre de Fabian d'un air agité. Le jeune Lupin se leva et lui ouvrit. L'oiseau voleta autour du jeune Prewett avant de se poser. Il pinça son nez avec douceur du bout de son bec. Remus ne put s'empêcher de rire doucement en voyant que son ami grognait et se tournait. C'était inutile, l'oiseau insistait. Fabian finit par se redresser d'un bond.
- PUTAIN MAIS C'EST PAS BIENTOT FINI CES CONNERIES ?
Remus, incapable de se contenir plus longtemps, éclata carrément de rire. Le jeune Prewett grogna avant de saisir brutalement le mot. Il le parcourut rapidement des yeux avant de prendre un air grave. Aussitôt, son ami reprit un air sérieux, inquiet. Fabian lui donna le parchemin.
Fabian,
Je suis désolée de te déranger mais c'était urgent et je ne vous voyais nulle part...
J'ai trouvé Regulus dans un couloir, je l'ai emmené à l'infirmerie, il allait très mal...
Il a été soigné et dort. J'ignore ce qui s'est passé mais je pense que Sirius aimerait être au courant.
Prenez soin de vous,
Lélia.
Remus échangea un regard incertain avec le jeune Prewett. Fallait-il mettre Sirius au courant ?
[…]
- VAS Y MAIS JE VAIS ETRIPER CET ESPECE DE POURRITURE ! QUI LUI A FAIT DU MAL HEIN ? QUI ?
Fabian se précipita devant la porte de la salle sur demande, barrant le passage à son ami. Il avait saisit ses poignets doucement mais le maintenait tout de même avec force.
- Rus'... Calme toi s'il te plaît. Je comprends que tu sois énervé. Mais réfléchis deux secondes, si tu sors, et que quelqu'un te surprend après avoir vu ta copie, ça va foutre une merde internationale...
Mais, trop enragé, Sirius l'écarta brutalement avant de s'éloigner dans les couloirs sans prendre aucune précaution. Il laissait la haine le contrôler. Et ça pouvait faire très mal. James, Peter et Remus coururent après lui, rapidement suivis de Sam, Lily et Fabian. Maya regarda les jumeaux, se mordant la lèvre inférieure.
- Vous croyez qu'ils vont être découverts ? Interrogea Kim. Ça serait dommage. C'est un si bon plan...
- Oui, c'est vrai. Pour une fois que Fabi a une bonne idée. Sourit Sacha.
Mais malgré sa tentative pour la détendre, Maya ne sourit même pas. Elle s'inquiétait pour son meilleur ami. Si un jour le plan venait à mal tourner, il en subirait les conséquences. Le jeune Black entra comme une furie dans l'infirmerie. Il avait les poings fermés, crispés à mort. Pomfresh le regarda avec stupeur avant de pâlir. Elle s'avança et posa une main douce sur son épaule.
- Il va mieux. Je l'ai soigné. Tout va bien...
- Je l'emmène avec moi.
- Ou ça ? Demanda l'infirmière, fronçant les sourcils.
- A un endroit ou personne ne pourra plus le toucher.
- Il n'y a que le paradis qui ait un tel pouvoir...
Sirius ne s'attarda pas à discuter, il porta son frère dans ses bras et le serra avec douceur contre lui. L'infirmière, voyant qu'il ne changerait pas d'avis quoi qu'elle dise lui transmis plusieurs potions anti douleur et de sommeil. Remus se chargea de les prendre. Tandis que James créait une copie de Regulus sous l'oeil ébahi et interdit de Madame Pomfresh. Ils prenaient un gros risque en sortant ainsi à découvert. Mais ce n'était que le premier d'une longue liste.
[…]
- Sirius. Ou vas-tu ? Demanda Sam, inquiète.
- Leur régler leur compte à ces enfoirés. Cracha t-il en s'apprêtant à quitter de nouveau la salle sur demande.
Seulement, cette fois Remus l'attrapa fermement par le bras. Et sous ses airs constamment fatigués, le jeune Lupin avait, en réalité, une impressionnante force physique.
- Non. Du moins, tu n'y vas pas seul.
Tous les regards se tournèrent vers lui. La plupart semblaient étonnés.
- Il est temps qu'on mette nos idées en application. Et je pense que sur la liste de dégâts que nous avons faite, il faut commencer par frapper petit. A la fin, on les démolira. Quand ils croiront qu'il ne peut pas y avoir pire, on redoublera d'efforts.
- J'ai juste envie de commettre un meurtre là. Siffla Sirius en tentant d'échapper à son ami.
- A quoi bon hein ? Tu vas y aller, énervé, tu vas mettre une ou deux droite pour déguster ensuite. C'est au moral qu'il faut frapper. En les énervant, en leur prouvant qu'ils ne sont rien face à l'union...
- Je suis d'accord avec Remus. Approuva Fabian.
Ce fut sur le jeune Prewett que les yeux se braquèrent cette fois, ébahis.
- Tu deviendrais donc intelligent ? S'étonna Maya.
- Hé ! Protesta t-il. Vive la meilleure amie tss...
La jeune Neeson éclata de rire avant de s'approcher et de le serrer contre lui. Remus sortit alors un parchemin de sa poche.
- Je récapitule notre liste. Si vous voyez autre chose, vous intervenez, sinon pour l'instant, on se contente de ça.
Rédiger des messages de lutte sur les murs (signés LBDPCAV)
Insultes sur les portes de chaque appartement
Interdire l'accès au bureau de Dumbledore, donc de Marcus, en changeant le mot de passe ou en bloquant l'entrée
Créer une marionnette vivante de Marcus qui s'insulterait elle-même et la placer dans chaque salle
Pourrir les appartements (tout peindre en rose, cramer les draps et les habits, retourner les lits, casser les meubles...)
Créer une inondation dans les couloirs qui ferait en sorte d'emporter uniquement Marcus et ses adeptes
Empoisonner leur déjeuner en faisant en sorte que leurs corps deviennent colorés
Leur jeter un sortilège ou les manipuler afin qu'à chaque fois que l'un d'entre eux veut crier ou engueuler quelqu'un, des colombes sortent de sa bouche
- Cela vous convient ?
Ses amis étaient hilares. Excepté Sirius qui semblait s'être détendu mais était plongé dans une grande réflexion. Il ne partagea pas ses pensées cependant, se contentant de fixer Fabian.
- Tu devrais en profiter pour aller chercher Lélia et faire en sorte qu'elle se joigne à nous. Invite aussi Logan si tu le vois. Ce sont des personnes en qui je crois.
Le jeune Prewett acquiesça en lui souriant Ils finirent par se répartir les tâches et se séparer en petit groupe. Profitant que leurs copies soient en cours, ils se désilusionnèrent et parcoururent les couloirs, laissant deçà delà des mots plus rebelles et provocateurs les uns que les autres. Sirius, à l'aide de sa baguette, écrivit le message suivant, sur le mur, près de la porte de son oncle Cygnus :
Vous levez vos baguettes ou vos poings sur des mômes, pourquoi ?
Parce que vous n'êtes que des lâches et trouillards,
incapables de vous mesurer à quelqu'un de votre taille,
incapables d'affronter qui que ce soit qui ferait un centimètre de plus que vous,
Vous n'êtes qu'une bande de pisseux, en plus d'être abrutis et inutiles.
Il s'éclipsa ensuite et continua de parcourir les couloirs, laissant d'autres mots moins intenses, plus basé sur la bataille qui faisait rage en eux, entre eux.
J'écris ces mots en noir, parce que c'est une couleur neutre.
Elle ne signifie rien. Votre vert et argent pue l'arrogance, la prétention et la lâcheté.
Vous nous jugez faibles, parce que nous choisissons notre voie, notre chemin...
Parce que nous crions sous vos sorts et vos coups...
Mais qui va se mettre au pied de quelqu'un ?
Qui s 'abaisse et s'agenouille devant un crétin qui se croit tout permis ?
Ce n'est pas nous, c'est vous !
Vous avez choisi la facilité et vous vous permettez de l'ouvrir...
Si nous étions à votre place, nous nous serions cachés depuis bien longtemps...
Et toi là, Marcus Black...
Il paraît que tout le monde te craint...
Véridique ? C'est bizarre on est pas au courant...
C'est quoi qui est censé faire peur ?
Ton sourire en coin, ton regard de « tueur », tes menaces à deux noises ?
Laisse nous rire...
Lorsque Lord Bol de morve est remplacé par Lord Trou du cus...
Mais qui est le plus impressionnant ?
Aucun !
Le moindre contestataire aura à faire à son bourreau hein ?
Notre peuple crève de faim, de peur, il fuit, se cache, il crève de tout...
Rien ne sert de faire grève n'est ce pas ?
Donc autant mourir DEBOUTS !
Essayez de nous agenouiller, de nous faire plier...
A chacun de vos essais, nous résisterons...
Nous nous relèverons, nous crierons, nous nous battrons...
Le mal ne connaît pas la douleur, le mal ne connaît rien.
Nous, nous connaissons tout. Nous sommes des soldats invincibles.
Notre façon de mourir, nous la choisirons, uniquement s'il le faut.
Nous ne nous soumettrons jamais,
nous préférons nous passer nous-mêmes la corde au cou.
Inlassablement, sur chaque mur, se répétaient ce genre de mots, ils étaient bien évidemment indélébile, personne ne pouvait rien faire contre. Ce soir là, lorsque les élèves sortirent de cours, il y eut des exclamations étonnées, effrayées parfois, d'autres étaient enjouées, fières. Des murmures s'élevaient dans tous les coins du château. Si bien que les méchants eux aussi finirent par être alertés. Tous se réunirent et ils parcoururent les couloirs, lisant chaque mot. Lorsque les yeux de Marcus se posèrent sur celui ci, il faillit en briser sa baguette:
« Et toi là, Marcus Black...
Il paraît que tout le monde te craint...
Véridique ? C'est bizarre on est pas au courant...
C'est quoi qui est censé faire peur ?
Ton sourire en coin, ton regard de « tueur », tes menaces à deux noises ?
Laisse nous rire... »
Il donna un puissant coup de poing dans le mur, hargneux. Le groupe d'amis, invisibles, assistaient à la scène. Sirius voyait que son frère avait mal, qu'il était blessé, touché dans son amour propre. Et il en était plus que fier. Seulement, il y prenait un malin plaisir, et ce n'était pas assez à ses yeux. Il allait en baver. Marcus s'approcha un peu plus, pouvant lire une nouvelle fois, en signature : LBDPCAV.
(La Bande Des Plus Cons Après Vous)
Aussitôt, il tourna un regard haineux vers la copie de Sirius, il amorça un pas avant de se figer. Son frère était en cours avec lui... Il n'avait pas pu écrire ce mot, ni aucun autre. Idem pour ses amis. Il tourna alors un regard furieux vers la copie de Fabian mais Abraxas secoua négativement la tête. C'était impossible, il était avec son oncle. Et pourtant, Marcus ne voyait pas qui d'autre pouvait avoir développé un esprit aussi rebelle. Le soir, au repas, les élèves eurent droit à un discours enragé et menaçant, ils furent incités à dénoncer les coupables, sous peine de quoi, il se chargerait lui-même de les démasquer, sous la torture.
[…]
Mais malheureusement pour lui, ce n'était que le début d'une longue série de coups bas. Rapidement, des semaines entières s'écoulèrent et le mois de novembre arriva à sa fin. Les Maraudeurs et leurs amis étaient capables d'être odieux. Et ils se faisaient une joie de le prouver dans la durée. Fabian, lui, se chargeait en prime de tout divulguer à son grand frère par parchemin, racontant chaque détail, chaque réaction... Et plus le temps passait, plus Marcus devenait fou de rage... Si bien qu'un jour, il saisit celui qu'il pensait être Fabian par la gorge. Ce dernier souffla sans le lâcher des yeux.
- Qu'est ce que j'ai fais encore ?
- Tu oses poser la question ?
Il l'entraîna dans sa salle de cours désignée et posa brutalement quelque chose sur la table. Un journal. Le jeune Prewett braqua ses yeux dessus. « Quand le prédateur tombe sur des proies plus douées et bornées... » Sur le papier figurait chaque mot, en détail, ainsi que les réactions de Marcus, ses nombreux discours, chacun de ses états d'âmes...
- Tu te fous de ma gueule ?
- Et évidemment c'est moi le coupable hein ? Bien sur...
Black, furieux, sortit son couteau et le planta droit dans le ventre de la copie de Fabian.
- Évidemment oui. Qui donc irait tout balancer à ton frère hein ?
- Je...
« Fabian » commençait à faiblir. Les illusions étaient certes solides, mais elles n'étaient pas indestructibles. Hors, là, elle commençait à sentir la douleur. Et c'était mauvais signe. Il tomba à genoux, cependant, il ne quitta pas son regard.
- Peut-être... le... les... c... coupables... Souffla « Fabian », en s'effondrant, inconscient.
Marcus le regarda durant un long moment avant de soupirer. Il avait l'impression que son frère était coupable. Ainsi que ses amis. Cependant, il ne trouvait aucun moyen de le prouver. Ils étaient toujours présents en cours. Trop présents d'ailleurs. Pourquoi cette énigme semblait être un piège qui se refermait sur lui petit à petit ? Jusqu'à aujourd'hui, jamais il n'avait eu de difficultés à démasquer un coupable. Ça le frustrait.
[…]
Matthew écrivait tranquillement sur son parchemin, un sourire aux lèvres. Il était fasciné par son petit frère. Il l'admirait pour son courage. Sans pouvoir s'empêcher de s'inquiéter au fond. Un jour, quelqu'un ferait une boulette. Et ils seraient tous démasqués. Alors qu'il était perdu dans ses pensées, la porte de sa chambre s'ouvrit à la volée. Alphard le fixait, plus qu'heureux.
- Je suis papiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ii !
- Pardon ? Tu n'as pas d'enfants ! S'étonna Matthew.
- Eléa !
Le jeune Prewett se leva d'un bond.
- Ça y est ? Mais c'était pour le mois prochain, non ? Décembre ?
- Oui, mais il semblait pressé !
Matthew sauta partout, il serra sa femme et sa fille contre lui et caressa la joue de cette dernière.
- Tu vas avoir un p'tit pote mon ange !
- Et tu vas en être le parrain...
- De... Pardon ? S'étonna le jeune homme.
Alphard lui sourit de toutes ses dents.
- Oui. Elle veut que ce soit toi.
Touché, Matthew sortit de sa chambre et parcourut de nombreux couloirs, il arriva devant la chambre d'Eléa et, alors qu'il allait frapper, Yan en sortit, tout sourire. Ils échangèrent un regard et le jeune auror lui serra vivement la main.
- Félicitations.
- Euh... j'ai pas accouché...
Yan éclata de rire.
- Non, mais tu es l'heureux élu !
- Pauvre gosse tu veux dire oui...
- Arrête, vu la façon dont tu bichonnes ta fille, je ne me fais aucun souci pour lui...
Il continua sa route et Matthew entra sans bruit. Eléa lui sourit faiblement. Elle semblait épuisée, mais elle rayonnait. Il s'avança près d'elle et posa une main sur son front. Elle le regarda, mi inquiète, mi interrogatrice. Elle semblait attendre son verdict. Matthew lui sourit avant de poser ses yeux sur le nourrisson. Son sang se glaça. Les quelques cheveux qu'il avait étaient blonds comme les blés, ses yeux, eux, étaient gris acier. Le contraste était saisissant. Il y allait avoir un mélange d'elle et de Marcus, en espérant que sa mentalité à elle vaincrait. Les yeux du bébé se posèrent sur lui, il ne put s'empêcher de sourire à nouveau.
- Il est sublime.
- Il s'appelle Angel.
- Curieux prénom quand on sait que...
- Pas de commentaires !
- Autant pour moi !
Leurs yeux s'accrochèrent et ils échangèrent un regard complice. Avant qu'elle ne prenne un air grave.
- Je veux que tu me fasses une promesse, Matt...
- Tout ce que tu voudras ma jolie !
- Promets moi d'être toujours présent pour lui.
- Je le serais.
- Et de m'aider à faire de lui quelqu'un de bien.
- Il le sera. Mais c'est promis.
Il se sourirent l'un l'autre avant que Matthew ne prenne le nourrisson dans ses bras, doucement. Lorsqu'il se mit à pleurer, il le berça lentement.
- Ne pleure pas petit cœur. Je sais que le monde réel est cruel comparé à la douceur de ta maman mais ça ira... Je serais là.
[…]
« Macaque poilu et stupide », « Blondasse à l'intérieur et ça se voit à l'extérieur », « Trou du cus à l'anus », « Pute à franges », « Walburga face de caca », « Père de salope », voici les insultes qui figurait au dessus des portes des méchants. Respectivement sur celles de Cygnus Black, Abraxas Malefoy, Marcus, Sélénia Lestrange, Walburga Black, Jerry Lestrange... Comme promis, le groupe d'amis ne s'arrêtait pas et ne comptait pas se stopper. Marcus ne cessait d'hurler et de se défouler sur chaque élève qu'il croisait. L'énerver commençait à devenir très intéressant. Aussi, ce jour là, il avançait dans les couloirs avec son oncle, discutant hargneusement. Il se rendait vers son bureau, souhaitant s'entretenir personnellement avec lui, en tête en tête, dans le plus grand calme. Sauf que, parvenu devant la statue, cette dernière lui interdit l'accès.
- Ce n'est pas le mot de passe.
- PARDON ? BIEN SUR QUE SI !
- Et bien non.
Plus loin, les Maraudeurs avaient du mal à garder leur fou rire à l'intérieur. Ils étaient invisibles. Leurs amis étaient en train de mettre en place la future blague. Marcus commença à essayer de la persuader, avant d'utiliser chaque sortilège possible pour passer. Il n'allait pas tarder à commettre un meurtre. Cygnus se mordit la lèvre et posa une main sur son épaule. Il regarda la statue.
- Si tu ne nous laisse pas passer, on va tout faire péter, c'est au choix.
Sirius serra fort la main de James, ils échangèrent un sourire complice. La statue ne se démonta pas, comme ils l'avaient espéré. Marcus sortit alors sa baguette et lança un sortilège, faisant tout exploser, derrière la statue, une armée de pétards explosèrent à leur tour, ils sifflaient fort et poursuivaient leurs cibles, sauf que, contrairement à Cygnus, Marcus les dévia, sa rage ne le faisait pas fuir, bien au contraire, il persistait davantage encore à vouloir trouver un coupable. Ses poings étaient crispés sous la haine, son regard plus glacial que jamais.
- Si je trouve le coupable... Je jure que je n'aurais jamais autant torturé quelqu'un dans ma vie.
[…]
Quelques jours après la naissance du petit Angel, Albus Dumbledore avait ouvert les yeux, il parvenait à parler mais était faible. Et, pourtant, il ne comptait pas rester là sans rien faire. Dans sa chambre, il y avait sans cesse des discussions, des allers retour, des constructions de plan. Il voulait du monde. Il voulait que les aurors soient délivrés et pour ça, il leur faudrait aller directement à Azkaban.
- Vous devriez vous reposer Albus... Disait Lilianne, inquiète.
Par endroits, les veines du directeur de Poudlard viraient au noir. Elles étaient attaquées petit à petit. Chase lui avait avoué qu'il ne lui restait certainement pas beaucoup de temps, raison de plus pour sauver au moins Poudlard. C'était SON école.
- Je pourrais entrer aisément. Affirma Jared.
- Il faut aussi penser à sortir, Jared. Et ça tu as tendance à l'oublier... Répondit faiblement Albus.
- Et vous vous devriez vous reposer !
- Tu ne crois pas que je me suis assez reposée, Lilianne ? Il est temps que je guérisse et que nous sortions vos maris de cette prison. Une fois que j'aurais fais ça, j'aurais tout le loisir de me reposer, je sais parfaitement que ton époux réglera tout ça en deux temps trois mouvements. S'ils les ont mis en quarantaine lui et son équipe, c'est parce qu'ils savent très bien qu'ils sont une menace pour eux...
- Ils ne sont qu'une bande de trouillards. Enfermer des hommes parce qu'ils les craignent et ça se dit puissant... Grogna Jared.
- Tu es aussi une menace pour eux. Sinon Marcus ne t'aurais pas mis le feu de lui-même, en personne...
- Une petite rancune concernant son emprisonnement sûrement.
- Non, c'est plus que ça. Tu es intelligent et fort. Et Marcus le sait. Il ne sous estime pas ses ennemis, il les élimine ou les isole. Comme il l'a fait avec Sirius. Et il recommencera si Sirius persiste à lui tenir tête...
…
- C'est pour cette raison que nous devons intervenir rapidement et sortir Sirius de là.
[…]
Les élèves étaient tous assis dans la grande salle pour le repas du soir lorsque soudain, une voix résonna claire et forte.
- Jour' j'm'appelle Marcus le trou du cus ! Quand j'suis en colère, j'frappe dans les murs comme un blaireau, je m'entaille la peau, j'défonce la tête de ceux que je juge blaireau ! Mais qui est le zozo ?
Une marionnette d'à peu près un mètre vagabondait entre les tables des élèves. Ces derniers avaient des réactions différentes. Les copies des Maraudeurs, Sam, Lily, Fabian, Maya et les jumeaux étaient hilares. Certains avaient un sourire mais étaient interdits, fixant la réaction de Marcus. Ce dernier fixait l'intrus avec indifférence avant que tout n'empire...
- Je me juge fort et puissant mais je ne suis qu'un abruti irrespectueux et saoulant. Je me prends pour le roi du monde alors que je ne suis qu'un connard immonde... Je chante à tue tête que tout le monde me respecte mais je suis une véritable tapett...
Une explosion retentit, la marionnette n'étant plus que cendres. Plusieurs cris d'élèves avaient retentit. La cape de l'un d'entre eux avait prit feu mais Marcus ne semblait pas s'en inquiéter outre mesure. Il fixait avec hargne la copie de son frère.
- Dès la première heure demain, je torturerais chaque élève qui croisera ma route. Et ce, jusqu'à ce que le ou les coupable(s) se dénonce(nt). Et surtout, que personne ne vienne pleurer...
Haineux, il s'éloigna de la table des professeurs et quitta la grande salle en claquant violemment la porte derrière lui, sa cape noire semblant continuer de flotter derrière lui.
