*Salve JKRowling*
Résumé du chapitre précédent :
Hermione et Blaise surprennent Harry et Drago dans un entraînement particulier : Harry s'entraîne à résister à la tentation de la magie noire, en utilisant la douleur physique pour le forcer à s'arrêter lorsqu'il n'y parvient pas de lui-même, et Drago s'entraîne alors à résister à son envie d'aller l'aider immédiatement, puis exerce ses capacités de guérison, nées avec son statut de Socius.
Hermione désapprouve, et va en parler au père d'Harry. Elle découvre alors qu'il a de la compagnie, l'une des professeurs, et en est choquée.
Harry emmène l'Armée du Phénix à la Maison de Godric's Hollow, leur nouveau QG, où ils sont rejoints aussi par les personnes choisies pour être piliers d'énergie, pour que les défenses prennent toutes leurs empreintes magiques afin de les laisser circuler à leur guise, et pour effectuer le rituel de protection du grenier, le dernier refuge.
Il présente également un réseau de passages secrets dans les murs de l'école, qui permet de rejoindre l'extérieur, la Cabane Hurlante, et auquel accéder par la Salle sur Demande ou par certains tableaux dans le château. Il explique également l'utilisation de cercles magiques, tracés au sol, liés à la Maison, pour y accéder plus facilement, et pour se déplacer.
Drago a l'idée d'utiliser du Veritaserum sur Ombrage pour lui faire dire où elle retient Dumbledore, et son plan fonctionne : Dumbledore est enfermé au Département des Mystères au Ministère de la Magie, et Ombrage a réussi grâce à un Mangemort qui a trahi Voldemort pour elle.
Mais avant de savoir de qui il s'agit, Harry appelle Drago. Il y a une urgence.
Ce chapitre se déroule : Jeudi 21 mars, de l'après-midi au soir.
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TROISIEME PARTIE
Chapitre 36 – La Bataille Du Chemin De Traverse
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Il y avait du monde dans les couloirs, les cours étaient sur le point de reprendre pour l'après-midi, et tous se dirigeaient vers leurs salles de classe. Enfin… presque tous.
A travers le château, un petit nombre d'élèves agités et aux sourcils froncés ignorèrent leur emploi du temps ce jeudi-là, et coururent jusqu'au septième étage, sous des regards étonnés mais peu attentifs.
Lorsque tous les membres de l'AP furent enfin réunis dans la Salle sur Demande, quelques uns avaient eu connaissance du problème. Les autres se pressaient autour d'eux pour connaître les réponses.
Harry demanda le silence et éleva la voix.
- Voldemort a décidé de lancer son attaque sur le Chemin de Traverse. Maintenant.
La déclaration créa un début de panique.
- Mais il avait prévu l'attaque ce week-end ! rappela Hermione d'une voix aigue.
- Je sais, soupira Harry.
Il se reprit et parla clairement mais précipitamment. Drago fronça les sourcils en réalisant soudain que la légère douleur agaçante sur son bras droit venait en fait d'Harry.
- Nous n'avons pas le temps de chercher la raison de ce changement. Mon père vient de l'apprendre seulement, Lucius Malefoy lui a envoyé un mot, et la Marque des Ténèbres a aussi été le signal. L'Ordre a été immédiatement prévenu, et McGonagall nous a retransmis la nouvelle.
Les jeunes sorciers s'efforcèrent d'ignorer les battements effrénés de leurs cœurs et de se ressaisir tandis qu'Harry prenait les rennes en main de la situation.
Drago essayait d'en savoir plus sur la douleur du bras d'Harry, mais celui-ci lui fit mentalement comprendre qu'ils n'avaient pas le temps.
- Bien, la stratégie devrait rester la même. Nous n'avons pas le temps de nous fabriquer des excuses pour l'école, il faut qu'on y aille maintenant. Nous avons monté notre plan avec l'Ordre, et ils comptent sur nous, indiqua Harry. Ils sont déjà presque tous là-bas, il ne reste que quelques professeurs derrière, à l'école, et ils vont faire ce qu'ils peuvent pour empêcher Ombrage d'être trop au courant.
- McGonagall était furieuse, murmura Hermione à Ginny à côté d'elle. Elle ne supporte pas de rester en arrière à cause de cette horrible bonne femme.
- Nous allons utiliser notre passage secret, continua Harry. Ce sera plus rapide et plus discret de sortir de l'enceinte. Puisque nous ne pouvons pas encore tous transplaner, et que nous n'avons pas le temps de faire un Portoloin pour y aller, nous allons devoir faire un détour par la Maison. La sphère nous fera voyager au Chaudron Baveur, là où l'Ordre et les Aurors se sont donné rendez-vous également.
Sans plus attendre, Harry partit à travers le passage secret et tout le monde le suivit.
Ils coururent plus qu'ils ne marchèrent dans les escaliers et couloirs des tunnels, arrivèrent rapidement à la Cabane Hurlante, et entrèrent sans attendre dans le cercle en criant « Godric's Hollow ». Ils disparurent des lieux en quelques secondes.
Arrivées les premières à la Maison, Hermione et Ginny allèrent chercher les potions de Polynectar prévues pour les Serpentards d'entre eux, qui les changeraient en des Moldus étrangers inconnus.
Les potions avaient été préparées depuis longtemps et il y en avait tout un stock, autrefois dans la Cabane Hurlante, désormais ici. Il y en avait d'autres à Poudlard, mais ils n'avaient pas eu le temps de les prendre. Les deux jeunes filles les donnèrent à ceux qui en avaient besoin, et leurs visages changèrent, tandis qu'ils rangeaient les restes des potions dans leurs vêtements.
Ron et Neville étaient allés chercher le matériel de soin et revinrent très vite. Drago s'approcha d'Harry et posa discrètement sa main sur son poignet droit.
- Drago, ce n'est pas important, je ne ressens presque plus rien maintenant… lui chuchota Harry.
- C'est la marque du Seigneur des Ténèbres ? articula Drago presque silencieusement.
Harry hocha la tête. Drago se concentra un instant, et avec une facilité qui lui fit plaisir, fit disparaître la douleur, qui était devenue plus légère, mais tout de même présente et agaçante. Harry le remercia en esprit et reporta son attention sur les autres.
Il attendit que tout le monde soit prêt pour pénétrer à nouveau dans la zone magique. Juste avant de poser la main sur la sphère, il se retourna vers tout le monde et ouvrit la bouche, dans l'idée d'adresser quelques mots d'encouragements.
- Harry, pas le temps pour un discours, l'interrompit Fred avant même qu'il n'ait eu le temps de parler.
- On sait, on sera prudent, et on croit en nous, et on s'en va dès que c'est dangereux. Maintenant, active ! lança Georges à sa suite.
Il y eut des sourires amusés et des petits rires nerveux.
Harry hocha la tête et posa sa main sur la sphère. Il était tellement concentré sur le lieu d'arrivée qu'elle s'illumina avant qu'il ne prononce la destination à voix haute. Il posa son autre main sur le pilier juste à temps pour ne pas se laisser emporter.
- Chemin de Traverse, Chaudron Baveur, salle principale ! dit-il d'une voix claire.
Tout le monde avança et en quelques secondes, ils avaient disparus, Harry avec eux.
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Des membres de l'Ordre et des Aurors étaient dans le Chaudron Baveur autour d'une table couverte de plans et de pièces représentant les différentes forces prêtes à combattre. Ils sursautèrent en entendant les jeunes sorciers arriver et s'ils désapprouvaient encore de leur implication, personne ne fit de remarques.
Kingsley se tourna vers eux.
- La plupart des nôtres sont déjà dehors, prêts pour la bataille. Je m'adresse à vous tous en vous rappelant que je ne veux voir aucun d'entre vous dépasser la limite que nous avons fixée !
Les jeunes hochèrent la tête.
- Bien. Mr Potter, je vous laisse gérer vos différentes équipes, mais je me permets de vous conseiller de déléguer pour nous rejoindre, avec un second peut-être, autour des plans.
Harry acquiesça. Il se tourna vers les siens tandis que Kingsley se repenchait sur les dernières touches de stratégie.
- Ernie et Daphné, vous êtes en charge de l'organisation des soins, dispositions, et traitements des blessés, comme nous l'avons prévu. Avec ceux assignés à cette équipe, commencez d'organiser l'espace. Ron et Hermione, avec ceux de votre équipe, allez repérer les meilleurs accès et transports possibles des blessés. Ceux qui sont avec Drago et moi, aidez les autres pour l'instant, et on vous appellera quand on sortira.
Ils hochèrent tous la tête. Harry se sentit fier en voyant les visages concentrés et fermés, imperméables à la peur ou la panique, de ses compagnons prêts à cette bataille planifiée depuis des semaines.
- Et n'oubliez pas de rester prudents. Et restez toujours avec votre binôme s'il y a un problème. Et…
- C'est bon, Harry ! s'écrièrent plusieurs, amusés.
Drago attrapa le bras d'Harry et le tira en arrière, et ils rejoignirent les adultes présents. D'un coup d'œil, Harry vit que la stratégie n'avait pas changée.
Maugrey fit un rapide compte rendu.
- Les Mangemorts sont disposés comme prévu, et nous avons bloqué tous les endroits par lesquels ils pourraient espérer nous surprendre. Ils ne peuvent plus arriver que par en face, là où ils sont désormais.
- Par l'Allée des Embrumes, ajouta Tonks.
- Potter, je ne veux pas un seul gamin au-delà de cette ligne, rappela Maugrey en grognant et traçant de son doigt la ligne rouge dessinée un peu plus loin que les murs du Chaudron Baveur. Ton équipe reste derrière et ne fait qu'attirer et réceptionner les blessés.
Harry ne répondit pas mais hocha la tête.
C'était le plan pour l'Armée du Phénix : une équipe repérait et attirait magiquement les blessés les plus proches, pour les transmettre à la deuxième équipe, qui les transportait jusqu'à l'arrière, où ils recevaient des soins de la dernière équipe.
Tous s'étaient entrainés aux sorts de soins basiques et aux techniques qui pouvaient sauver la vie de quelqu'un même sans le guérir immédiatement. Kingsley rappela que des Médicomages devraient arriver rapidement, dès que Ste Mangouste se serait organisé, et qu'ils transporteraient les blessés à l'hôpital.
Les jeunes sorciers étaient un maillon essentiel pour que le cas des blessés ne s'aggrave pas entre temps. L'Ordre et les Aurors avaient accepté leur aide assez rapidement : leurs actions permettraient de ne pas obliger des sorciers capables de se battre à rester en arrière pour le faire, et ceci était un point non négligeable dans les répartitions des forces des différents camps.
Molly Weasley apparut rapidement avec Bill Weasley et confirma que les habitants et commerçants de la zone dangereuse du Chemin de Traverse avaient bien été évacués, et que ceux qui voulaient se battre avaient été placés dans les rangs des Aurors et membres de l'Ordre.
Bill alla les rejoindre tandis que Molly, saluant Harry au passage avec affection, allait retrouver l'équipe de soins, pour les aider jusqu'à ce que les Médicomages arrivent et prennent le relai. Car, comme elle le répéta, il était hors de question qu'elle reste en arrière !
Un Auror pénétra alors dans l'auberge et se dirigea vers Kingsley, son supérieur.
- Monsieur, lui dit-il, les Mangemorts envoient un messager.
- Bien, merci. Mes amis, il est temps ! déclara Kingsley en se tournant vers les personnes autour de la table.
Tout le monde prit fermement sa baguette et se dirigea vers la sortie. Harry appela Fred et Georges, et Neville et Ginny, qui faisaient équipe avec Drago et lui, et ils sortirent à leur tour.
Ils avaient beau être prêts et motivés, aucun d'entre ces jeunes sorciers ne purent se retenir de déglutir, et leur main de trembler légèrement, lorsqu'ils découvrir le nombre de Mangemorts au bout de la rue.
Tonks fut la seule à les voir et elle leur adressa un sourire rassurant. Ils respirèrent profondément et se regardèrent mutuellement. Harry avait choisi soigneusement qui serait aussi près du champ de bataille et il estima qu'il avait bien fait.
Fred et Georges étaient plus âgés, plus matures et avancés magiquement et mentalement. Ginny avait une force et un mental de fer, et Neville, grâce à un peu tout, était devenu bien plus assuré et confiant que les années précédentes. Avoir été choisi par Gryffondor et par Ginny lui avait fait prendre conscience de sa valeur.
Quant à Drago, Harry n'avait eu aucune hésitation. Drago lui aussi était plus fort, il ne s'effrayait plus devant le danger comme avant, et surtout, il avait des raisons de se battre qui dépassaient ses peurs. Et il avait assez vécu dans les derniers mois pour mériter sa place ici.
De plus, Harry voulait vraiment que Drago ne soit pas que le Socius, le Compagnon, mais qu'il soit aussi son Imperator, son Général en chef, son Commandant à ses côté. Drago en avait conscience, et sa volonté d'être à la hauteur du rôle qu'il avait à remplir était une force qui le portait en avant.
Quant à Ron et Hermione, en qui il avait entièrement confiance et qui auraient aussi été utiles à l'extérieur, Harry avait préféré les laisser gérer les transports et à l'intérieur, les prévenant qu'il pourrait faire appel à eux dehors si besoin était.
Les jeunes sorciers restèrent en retrait, comme cela était décidé, et regardèrent de loin la pantomime de négociations que le camp adverse avait cherché à engager.
Trois Mangemorts s'étaient avancés, et Kingsley, Maugrey, et Finster, l'Auror qu'Hermione avait rencontré lors de la première attaque sur le Chemin de Traverse, à Noël, s'avancèrent à leur rencontre.
Ils s'arrêtèrent à une distance élémentaire de sécurité et attendirent de voir ce que les Mangemorts allaient leur annoncer, même s'ils s'en doutaient.
- Rendez-vous maintenant et vous aurez la vie sauve. Combattez-nous, et vous mourrez, déclara froidement l'un des hommes masqués.
Les jeunes entendaient la conversation grâce à un gadget inventé par les jumeaux, basé sur le principe Moldu des micros cachés sur les gens. Ils avaient glissé un 'micro' dans la poche de Kingsley et l'autre partie du gadget leur retransmettait la conversation.
Aux paroles des Mangemorts, ils ne purent s'empêcher de rire. C'était tellement prévisible et déjà vu, que c'en était vraiment comique.
- Si vous n'avez rien de plus intéressant à proposer, nous proposons nous, que chacun retourne dans son camp, et qu'on commence ce qui va être réellement intéressant ici : se battre et vous envoyer pleurer dans les jupes de Voldemort ! grogna Maugrey.
Les Mangemorts ricanèrent et firent demi-tour. Les trois autres sorciers se retournèrent à leur tour et revinrent vers leur camp.
Alors les Mangemorts se retournèrent subitement et tirèrent dans le dos des trois Aurors. Ceux-ci se jetèrent à terre, évitant les sorts qui s'échangèrent au-dessus d'eux.
Bien sûr, personne n'avait été assez idiot pour penser que des Mangemorts ne tenteraient pas de frapper dans leur dos, et ils avaient été prêts. Le premier rang d'Aurors et de membre de l'Ordre avait été particulièrement attentif, et à la seconde où les Mangemorts avaient tiré leurs baguettes, ils avaient attaqué.
Ceux-ci firent dévier les sorts qui se dirigeaient contre eux, mais ce fut le temps nécessaire à Maugrey, Kingsley, et Finster pour rejoindre leurs rangs et lancer l'attaque dans des cris de guerre.
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Les premières rangées des deux camps se mirent alors à courir dans la rue, leur champ de bataille. Les sorts fusèrent d'un bout à l'autre.
A l'arrière, chez les Mangemorts, d'autres sorciers préparaient leurs inventions. De l'autre côté, on faisait de même. Chaque camp savait plus ou moins les idées de l'autre pour atteindre davantage qu'en combats singuliers sur le champ de bataille.
Pendant ce temps, les premières victimes tombaient. Les Mangemorts ne faisaient pas de quartier, mais les Aurors et l'Ordre avaient moins de scrupules qu'on pouvait le penser, à user de sortilèges mortels ou qui pouvaient mortellement blesser, et les corps tombaient des deux côtés.
Les Aurors et l'Ordre savaient qu'ils avaient des équipes de retrait des blessés à l'arrière, alors dès qu'ils le pouvaient, ils essayaient de faire reculer ceux qui ne pouvaient plus bouger ou qui étaient inconscients, et les blessés en état de se déplacer faisaient leur possible pour aider les autres à reculer aussi.
Dès qu'ils voyaient un blessé dans leur champ d'action, les jeunes sorciers utilisaient les sortilèges sur lesquels ils s'étaient entraînés en vue de cela, et attiraient à eux les sorciers tombés.
Ils les amenaient ensuite jusqu'à Ron, Hermione, Théodore, et Blaise qui s'occupaient de leur transfert jusqu'à l'arrière. Les sorciers qui n'étaient que légèrement blessés ou qui n'avaient pas besoin de soins profonds recevaient des premiers soins et repartaient se battre.
Au moment prévu, gardé secret, Kingsley et Maugrey lancèrent le signal. Lorsque les Mangemorts virent leurs adversaires reculer en combattant, ils crurent qu'ils commençaient à prendre l'avantage. Ils n'hésitèrent alors pas à avancer en poussant des cris bestiaux.
Et aveuglés par leur suffisance, ils ne virent pas les étincelles rouges qui s'élancèrent depuis l'arrière du camp adverse dans leur direction.
Un Mangemort, mu par un sixième sens, leva la tête, et eut l'impression de voir l'action au ralenti. Il voulut avertir les autres mais, distrait par les lumières dans le ciel, ne vit pas venir le sort qui l'abattit à terre.
Il tomba en suffoquant, frappé de plein fouet, mais pas inconscient. Personne ne faisait plus attention à lui. Et c'est là qu'il vit, sur le sol, sous les pieds de tous les autres sorciers masqués autour de lui, une trace, un reflet. Il fronça les sourcils.
Une étincelle entra dans son champ de vision. Elle toucha ce qu'il y avait sur le sol.
La première explosion fit s'envoler des corps dans les airs, la seconde en fit autant, et toutes les autres qui suivirent firent de même. Les Aurors et membres de l'Ordre se protégèrent immédiatement, prévenus de cela, et regardèrent les Mangemorts hurler de douleur dans les flammes et les débris.
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Il y eut comme une pause dans la bataille, mais qui ne dura pas. Les Aurors et membres de l'Ordre prient leur avantage et se ruèrent vers les flammes, protégés par leurs sorts, terminant d'abattre ou d'assommer les Mangemorts étendus à terre.
De l'autre côté, les rangs de sorciers masqués s'avancèrent vers le lieu des explosions en hurlant de colère. Ils s'arrêtèrent en voyant surgir à travers la fumée et les flammes leurs adversaires, mus par la force de ceux qui sont en train de gagner et ne veulent pas renverser la situation.
Mais la rage de ceux qui sont en train de perdre et qui ne veulent pas en rester là n'est jamais à sous-estimer. La riposte en face fut terrible. Les sorts étaient jetés avec violence, et les murs autours d'eux explosaient dans un vacarme étourdissant.
Harry sentait que Drago prenait vraiment sur lui pour ne pas s'éloigner du bruit, des éclairs de lumière, des cris et de l'odeur du sang qui emplissait petit à petit la rue, et lui-même ne se sentait pas très bien.
Des corps bien plus blessés et couverts de sangs commencèrent à arriver vers les jeunes sorciers. Un regard autour de lui et Harry vit que Neville était plus pâle que jamais et presque sur le point de tourner de l'œil, que Ginny serrait les dents, crispée pour ne pas perdre le contrôle d'elle-même, et que Fred et Georges n'en menait vraiment pas large non plus.
Mais ils devaient tenir, ils devaient tenir bon. Ils avaient décidé de se lancer dans cette guerre autant qu'ils le pouvaient, et ils n'avaient pas le droit de fuir maintenant.
Harry réfléchissait cependant à peut-être échanger Neville, et Ginny avec lui, avec deux autres qui étaient à l'intérieur, voyant à quel point ces deux-là avaient du mal à tenir le coup.
Mais l'appel des jumeaux lui fit tourner la tête. Ses yeux se posèrent sur un Auror qui se vidait de son sang, et il essaya de réagir. Il fallait faire quelque chose immédiatement, il n'avait pas le temps d'être ramené à l'intérieur. Mais que faire ?
Harry ne parvenait plus à se souvenir des bases de soins qu'ils avaient appris. Son esprit était comme vidé, vidé par la réalité qui les entourait.
Fred appuyait sur les plaies des jambes avec des tissus, essayant comme il pouvait d'arrêter l'hémorragie, tandis que Georges essayait d'appliquer le peu de choses dont il se souvenait, dans la panique et la peur de voir cet homme leur mourir dans les bras.
Harry ne savait pas quoi faire, il se sentait complètement démuni, perdu. Et au cœur de ce sentiment terrible d'incertitude et d'impuissance, son esprit alla chercher ce qui le ramenait toujours quand tout autour semblait s'effondrer.
Ses yeux se tournèrent vers Drago qui leva la tête vers lui, en réponse. Et le déclic se fit. L'esprit d'Harry se remit à fonctionner tandis qu'il trouvait la solution.
Il attrapa Drago par le bras et l'attira vers le blessé.
- Soigne-le ! lui dit-il.
- Quoi ?! répondit Drago, ne comprenant pas ce qu'Harry voulait dire.
- Soigne-le ! Tu peux le faire, on s'est entraînés, tu peux le faire. On n'a pas le temps d'aller chercher un Médicomage, il va mourir si on ne fait rien maintenant.
- Mais Harry, je… je ne…
Harry attrapa Drago par les épaules et le regarda dans les yeux. Il murmura les paroles suivantes mais sa voix résonna à l'intérieur de Drago.
- J'ai confiance en toi. Tu en es capable. Crois en toi comme je crois en toi…
Drago déglutit et hocha la tête. Il s'agenouilla près du blessé que Fred et Georges essayaient toujours de maintenir en vie. Il était tombé dans l'inconscience et la quantité de sang répandue autour de lui ne donnait que peu d'espoirs sur ses chances de survie.
Drago ferma les yeux et essaya d'oublier l'odeur intoxicante du sang et le dégoût des plaies et brûlures de l'homme pour ne penser qu'à l'énergie guérisseuse qu'il avait appris à aller chercher.
Il posa ses mains sur le torse de l'homme, à l'emplacement du cœur, et s'obligea à respirer lentement et calmement.
Il essaya de solliciter la magie nécessaire, sentit une résistance, ne parvenait pas à la faire voyager à travers lui pour la transmettre. Il essaya encore, se concentra.
Commença à désespérer. Commença à s'énerver. Sentit la magie s'éloigner de son atteinte. Grinça des dents. Carra la mâchoire et se crispa en sentant la vie de l'homme s'éteindre.
Une main se posa sur son épaule. Des doigts caressèrent sa joue.
- Drago. Soigne-le.
La voix d'Harry ne se fit entendre que dans son esprit mais elle résonna dans tout son être.
L'ordre fut comme une vague qui le traversa, et soudain, la magie guérisseuse se débloqua. Le flux voyagea de son corps à ses mains, et soudain, l'anneau qu'il portait, celui du Socius, invisible pour quiconque ne connaissait sa présence, se mit à briller, et sous ses doigts, une douce lumière apparut.
La magie guérisseuse s'y dirigea d'un seul jet et se répandit à toute vitesse dans le corps de l'homme presque mort. Georges écarta sa baguette tandis que ses yeux suivaient, fascinés, la lumière dorée éclairer le trajet de la magie et du sang renouvelé dans les veines de l'homme.
Lorsque Fred vit la lumière arriver vers la large plaie de la cuisse qu'il avait couverte, il sentit la chaleur sous ses doigts, et ôta ses mains. Ils virent le sang cesser de couler en dehors pour continuer de remplir le corps à nouveau, et la peau de l'Auror reprit des couleurs, lentement.
Drago recula subitement, sentant la tête lui tourner. Ses mains quittèrent le torse de l'homme dont le corps cessa de briller. Mais les plaies, si elles n'étaient pas entièrement refermées, ne laissèrent pas le sang en découler de nouveau.
Harry perçut immédiatement le vertige de Drago et s'agenouilla derrière lui pour le réceptionner alors qu'il tombait, au bord de l'inconscience, vidé de toute énergie. Harry donna des indications aux autres, sans le quitter des yeux.
- Fred, transporte le blessé à l'arrière, veux-tu ? Georges, peux-tu prévenir Neville et Ginny que je reviens tout de suite ?
- Où tu vas ? demanda Fred.
- Je vais juste le mettre à l'abri, répondit Harry en désignant Drago, je reviens tout de suite.
Aucun des jumeaux ne fit de remarque ni même ne songea à critiquer. Drago avait fait quelque chose d'exceptionnel. Et ils comprenaient tout à fait qu'Harry tienne à l'emmener lui-même.
Harry se releva, Drago dans les bras et avança rapidement vers l'intérieur. Il était conscient qu'il aurait dû laisser l'équipe faite pour cela s'occuper de lui, mais il lui était extrêmement difficile de laisser Drago à quelqu'un d'autre.
Croiser le visage tendu d'Hermione le ramena à la réalité. Fred était juste derrière lui, faisant précautionneusement voler le corps de l'Auror toujours inconscient mais sauvé.
- Harry ! Ca va ? Drago va bien ?! s'inquiéta la jeune sorcière.
- Ca va, ça va. Drago a utilisé ses pouvoirs guérisseurs sur cet homme, il était sur le point de nous mourir dans les bras. Ca l'a un peu vidé je crois, expliqua Harry d'une voix douce sans quitter son amour des yeux.
Hermione sembla rassurée. Ron prit en charge l'Auror et Fred repartit vers les autres. Harry se sentit coupable et soupira.
- Je te promets que rien ne lui arrivera, lui dit Hermione avec un léger sourire plein de compréhension.
Harry détacha enfin ses yeux de Drago pour les poser sur Hermione et inspira profondément. Il la laissa prendre Drago en charge.
- Cesse ton cinéma et retourne faire ce que tu as à faire, l'exhorta-t-elle avec une fausse exaspération.
Harry finit enfin par se détourner et par partir. Hermione sourit et ramena Drago à l'arrière. Daphné savait quel visage Moldu son ami avait, alors elle le reconnut immédiatement et se précipita vers eux, inquiète. Hermione la rassura rapidement et allongea Drago sur l'un des lits de camp dressés dans la pièce.
Quelques diagnostics de base qu'elle maîtrisait et elle fut entièrement rassurée sur son sort. Il avait juste perdu conscience suite à sa trop grande dépense, il lui fallait simplement du repos.
Elle alla voir l'Auror qu'il avait soigné, sur lequel se penchait déjà un Médicomage. Quand il la vit arriver, il releva la tête vers elle, les sourcils froncés.
- Miss Granger, savez-vous ce qui lui est arrivé ? Je n'arrive pas à comprendre comment ses blessures ont pu être refermées ! Surtout celles-ci, regardez, elles étaient mortelles. Je sais que vous avez reçu des bases de soins, mais je ne pense pas qu'aucun d'entre vous sache comment guérir des blessures pareilles !
- Disons que c'est compliqué à expliquer… répondit Hermione. L'un d'entre nous semble avoir des capacités particulières.
Le Médicomage comprit qu'elle ne lui donnerait pas plus d'informations alors il n'insista pas mais ne put retenir cependant une question :
- S'il peut soigner, pourquoi n'avez-vous pas signalé sa présence ? Il pourrait être fort utile.
- Il n'avait jamais soigné de vraies blessures avant. Je pense qu'il a réussi sous la pression du moment, mais ses capacités ne sont pas encore ni clairement définies ni réellement contrôlées.
Le Médicomage n'insista pas et retourna à son patient. Hermione regarda Drago un moment, avant de retourner à ce qu'elle avait à faire.
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Dehors, la situation devenait critique, et cela des deux côtés. Les deux camps avaient l'impression de perdre l'avantage, quand en réalité, c'était bien les Mangemorts qui l'avait, bien qu'ils n'en aient pas conscience, au cœur de la bataille.
C'est alors que des clairons et trompettes se firent entendre.
La plupart des combattants s'arrêtèrent subitement en voyant surgir de tous côtés des bataillons militaires en uniformes. Ils n'arrivèrent ni derrière chacun des camps ni au milieu du champ de bataille, mais bien sur les côtés, sur les deux côtés de la rue, faisant ainsi face aux deux camps, chacun sur deux fronts. Et des deux côtés, on eut besoin de directives, personne ne sachant d'où venaient ces soldats qui ressemblaient aux armées Moldues de la moitié du 19ème siècle.
Les bataillons ne bougeaient pas, ils étaient au garde à vue, prêts à utiliser des baguettes qui semblaient modifiées, prêt à recevoir les ordres de leurs commandants. Des généraux apparurent alors au-dessus d'eux, soutenus dans les airs, par des sortilèges sûrement, et annoncèrent.
- Cessez-le feu immédiatement et retirez-vous !
Dans les deux camps, ceci ne fut pas très bien pris. Les Mangemorts réagirent les premiers en hurlant, et les Aurors et membres de l'Ordre essayèrent de reformer des rangs pour faire face aux deux fronts ennemis.
Derrière eux, Harry appela à lui l'esprit du loup pour augmenter ses perceptions et sens, et regarda attentivement le bataillon qu'il pouvait apercevoir d'où il était. Sa vue améliorée lui permit de discerner des détails qu'il reconnut immédiatement.
Ses camarades avaient fini d'évacuer les blessés du moment, profitant de l'accalmie pour rattraper le retard qu'ils avaient pris à cause de leur accumulation rapide, et il recula vers eux qui s'étaient rassemblés, s'interrogeant sur la cause de cette pause dans le combat.
- Ils sont envoyés par Ombrage, murmura-t-il. J'ai reconnu les symboles de leur uniforme…
- Les symboles des parchemins qu'on a copiés de son bureau ? demanda Neville en confirmation, sur le même ton.
- C'est ça, répondit Harry.
- Donc elle a vraiment une armée, une vraie armée militaire, qui lui obéit, déclara Ginny avec lassitude.
Harry hocha simplement la tête. Il se ressaisit en voyant tout le monde devant eux s'agiter et se tourna vers Neville.
- Tu peux aller prévenir les autres ? lui demanda-t-il.
- Tout de suite, répondit Neville avant de partir en courant vers l'entrée du Chaudron Baveur.
Les deux camps semblaient sur le point de reprendre la bataille, et les généraux militaires donnèrent le signal d'assaut.
Soudain des ombres noires apparurent dans le camp Mangemort, et un frisson parcourut les rangs de tous côtés. Les regards étaient tournés là-bas, mais à l'arrière, un cri étouffé de douleur fit se détourner l'attention de quelques uns. Les jeunes sorciers virent Harry réagir à l'apparition des ombres et devinèrent immédiatement qui arrivait.
Il était tombé à genoux à terre, sa cicatrice rouge et semblant littéralement brûler sur son front, ses doigts crispés sur son poignet droit. Ils ne comprirent pas ce qui pouvait se passer sur son bras, mais voyaient bien sa cicatrice. Ils ne savaient pas quoi faire, alors Ginny passa un bras autour de ses épaules sans savoir quoi dire.
La douleur était insupportable. Quand sa cicatrice le brûlait à cause de visions du mage noir, c'était déjà assez difficile, mais avec l'habitude, c'était devenu plus gérable, et Harry ne s'effondrait plus. Il avait même pensé qu'il parviendrait à ne plus trop réagir en la présence même de Voldemort grâce aux trop nombreuses fois où il avait du lui faire face sans se dévoiler.
Mais cette fois, c'était différent. Tout était décuplé, et il pouvait jurer que c'était lié à la marque que le mage noir lui avait faite sur le poignet. Voldemort était furieux et Harry ressentait sa haine se répandre sous son crâne comme si elle cherchait à le faire exploser de l'intérieur. Et cela s'ajoutait à la sensation affreuse de son bras en feu.
Drago apparut soudain et se précipita vers Harry.
Il avait été tiré de l'inconscience et de son repos forcé par la nécessité d'aider Harry et personne n'avait pu l'empêcher de quitter la salle et de courir au dehors. Il ressentait la douleur à un degré moindre, et posant sa main sur le poing serré d'Harry, il en prit un peu pour l'atténuer.
Leurs anneaux brillèrent un instant et le visage tendu d'Harry se détendit enfin tandis que la douleur cuisante s'éloignait doucement de son front et de son bras.
Drago ne pouvait faire disparaître cette douleur, mais désormais mieux répartie entre eux, Harry pouvait se relever et reprendre le contrôle. Elle l'avait submergé sans qu'il n'ait eu le temps de s'en protéger, mais grâce à l'intervention de Drago, il n'y était plus assujettit.
En revanche Drago semblait épuisé. Il n'aurait jamais du se réveiller ni user d'énergie avant plusieurs heures, et non seulement il avait été tiré hors de son inconscience reposante, mais en plus il avait pris sur lui une partie de la douleur d'Harry, qu'il ressentait donc désormais, et dont il ne pouvait se débarrasser.
Harry le vit immédiatement mais Voldemort parla, et il n'eut pas le temps de faire autre chose que de le soutenir en le voyant tituber.
- Qui êtes-vous ? gronda le mage noir. Qui vous commande ?
Il n'y eut pas de réponse, et pas même de bonnes manières de la part des généraux qui pointèrent leurs baguettes sur Voldemort en ordonnant de tirer.
Une grande partie des bataillons se tourna mécaniquement vers le mage noir et pointa leurs baguettes sur lui, tirant ensembles sans hésiter une seconde. Voldemort se protégea sans difficulté des sorts qui jaillirent sur lui et rugit, furieux. Il ordonna à ses Mangemorts d'attaquer sur les deux flancs sans aucune merci.
Les Aurors et membres de l'Ordre en auraient bien profité pour se faire discret quelques instants, mais les choses ne semblaient pas fonctionner de cette manière. Les autres bataillons étant passés à l'attaque, ceux qui les entouraient firent de même envers eux, et la bataille reprit, plus violemment et destructrice qu'elle ne l'avait été.
Au centre du champ de bataille, quelques personnes chez les Mangemorts comme chez les Aurors et membres de l'Ordre, maintenaient la protection de ce flanc là, difficile à tenir quand tous les autres côtés étaient attaqués.
Rapidement, il y eut très peu de personnes encore debout dans les deux camps, tandis que les militaires continuaient de tirer et d'avancer inexorablement et mécaniquement.
Dès que les combats avaient repris, Harry avait raccompagné Drago jusqu'à l'entrée du Chaudron Baveur et lui avait intimé de ne pas en ressortir tout ouvrant son esprit pour lui exprimer sa gratitude. Drago avait faiblement hoché la tête et s'était laissé emmener à l'intérieur par Blaise.
Harry avait ensuite fait appel à toute sa concentration et volonté pour ne pas laisser la douleur toujours présente l'atteindre et le distraire, et avait reprit sa tâche avec les autres.
Tendus, crispés, les nerfs à fleur de peau, les jeunes sorciers faisaient leur possible pour empêcher les personnes qu'ils récupéraient de leur claquer entre les doigts avant d'avoir reçu les soins nécessaires à leur survie, mais la tâche devenait de plus en plus ardue. Les blessés, qui arrivaient de plus en plus rapidement, étaient de plus en plus nombreux, et les jeunes sorciers étaient épuisés.
Ginny fut la première à porter une personne qui lui mourut dans les bras. Sous le choc, malgré sa volonté de fer et sa ténacité, elle laisser le corps tomber à terre et recula.
Ceux qui étaient déjà morts, les jeunes sorciers les voyaient de loin mais les évitaient du regard pour se concentrer sur les blessés à ramener. Et les blessés à ramener n'étaient que très rarement sur le point de mourir. Ils avaient souvent le temps d'apposer un sortilège temporaire qui les faisait tenir jusqu'à leur prise en charge par des Médicomages.
Mais cet homme-là, Ginny le portait comme elle pouvait lorsqu'il rendit son dernier soupir. Elle sentit le poids entre ses bras se faire bien plus lourd soudainement, et le souffle s'échapper du corps.
Elle le lâcha et se sentit tétanisée. Sa respiration se fit plus irrégulière et précipitée. Elle avait beau être forte et résistante, elle n'en était pas moins encore une jeune fille. Et l'épuisement ne faisait qu'amplifier ses émotions.
Neville la vit, et un regard au corps mort à ses pieds lui fit comprendre ce que la jeune sorcière venait de vivre. Ses propres sentiments de peur et de panique furent immédiatement annihilés par la volonté d'aider Ginny et de l'éloigner de ce carnage.
Il l'attrapa par les épaules et la secoua un peu. Elle tourna lentement la tête vers lui, le regard vide et terrifié. Il comprit qu'elle avait atteint sa limite et l'emmena avec lui vers l'entrée du Chaudron Baveur, rapidement.
Il y croisa Ron qui s'effraya de voir sa sœur dans cet état.
- Ron, occupe-toi d'elle, tu veux ? Il y a encore beaucoup à faire dehors, et nous sommes maintenant deux de moins, lui dit-il d'une voix posée et la détermination brillant dans ses yeux.
- Que s'est-il passé ? demanda Ron en attirant Ginny vers lui.
- Un homme est mort dans ses bras. Ginny, ça va aller, d'accord ? dit-il en la regardant dans les yeux.
Et puis il repartit dehors. Ron soupira, comprenant que les choses à l'orée du champ de bataille semblaient pire encore que ce qu'ils vivaient ici à transporter les blessés, qui leur en disaient déjà beaucoup par leur état sur la difficulté de la situation, et de la réalité.
Il emmena sa sœur à l'intérieur en prévenant Hermione au passage, et fit asseoir Ginny sur un lit à l'écart, près de là où était étendu Drago.
Il s'assit à côté d'elle et la fit s'appuyer contre lui en murmurant des paroles rassurantes. Elle se mit à trembler, et soudain, éclata en sanglots et enfouis son visage dans sa chemise en l'agrippant de ses mains. Ron se sentit un peu désemparé devant l'état de désespoir de sa petite sœur et la serra fort contre lui.
- Ron ? Ginny ? se fit entendre la voix de Molly Weasley.
Ron releva la tête vers sa mère et essaya de parler mais sa voix resta coincée dans sa gorge. Molly se baissa pour être à la hauteur de sa fille et lui caressa les cheveux en essayant de la rassurer.
Ginny leva les yeux vers sa mère, essaya de retenir ses larmes et de cesser de pleurer tandis que Molly s'asseyait à côté d'elle et essuyait ses joues. Sans pouvoir se retenir, Ginny recommença de pleurer, dans les bras de sa mère cette fois.
Ron déglutit, inspira, et se releva.
- Je dois… je dois y retourner, je…
- Vas-y Ron… fais attention à toi, et merci pour avoir pris du temps pour ta sœur, lui dit Molly en le regardant comme une mère peut regarder son fils dans de tels moments.
Ron courut presque jusqu'au passage du Chaudron Baveur qui donnait sur la rue. Il aperçut Harry et l'appela. Celui-ci le rejoignit tout en ramenant des blessés avec Neville.
- Ginny est en sécurité ? demanda immédiatement Harry.
- Maman est avec elle. Harry, vous n'êtes plus que quatre, fit remarquer Ron. Si Hermione accepte, laisse-nous venir vous aider ici. On sera plus efficace à vous aider dehors, et deux qui sont aux soins peuvent aider Théo et Blaise aux transports. Il y a maintenant assez de Médicomages et de personnes trop blessées pour retourner se battre mais en état pour aider aux soins.
Harry réfléchit quelques secondes seulement et acquiesça. Neville et lui rejoignirent Fred et Georges qui apportaient des premiers soins sur quelques blessés inconscients et leur transmirent les évolutions de plans. Ron et Hermione les rejoignirent rapidement, et ils leur montrèrent leur façon de procéder pour que les choses reprennent de l'efficacité.
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La situation continua ainsi encore un moment. Et puis, alors que chez les Mangemorts comme chez les Aurors et membres de l'Ordre, on commençait à désespérer, Voldemort, fatigué de ne pas réussir à atteindre efficacement les militaires, ordonna aux siens de se replier.
- Ceci n'est pas fini ! Nous nous retrouverons ! cracha-t-il aux autres camps.
Et en quelques secondes, tous les Mangemorts avaient disparu. Les militaires ne perdirent pas de temps pour se rassembler à leur emplacement tout en maintenant les deux autres flancs.
Les Aurors et membres de l'Ordre ne voyaient pas comment ils tiendraient le coup cette fois, mais ils ne pouvaient décemment pas abandonner le Chemin de Traverse, les habitations et commerces de sorciers, à une armée inconnue.
Ils se préparèrent donc à continuer le combat, avec le peu de forces qui leur restait. Mais les militaires ne les attaquèrent pas immédiatement et se tinrent au garde à vous sans bouger.
Trois généraux descendirent alors et reposèrent pied sur le sol. D'une voix claire et qui porta loin, l'un deux demanda une conversation avec les dirigeants adverses.
Des murmures parcoururent les rangs des Aurors et membres de l'Ordre, et Kingsley et Maugrey se retrouvèrent au milieu, pour discuter rapidement de ce qu'il fallait faire. A l'arrière, Harry ne bougeait plus, debout, semblant en proie à un débat intérieur.
Neville posa une main sur son épaule, le faisant sursauter.
- Tu devrais aller les voir. Tu fais partie des dirigeants, ici. Kingsley dirige les Aurors, Maugrey l'Ordre, et toi l'Armée du Phoenix, au même titre qu'eux.
Harry lui adressa un geste de gratitude et s'élança au milieu des rangs jusqu'à atteindre Kingsley et Maugrey qui avançaient vers les généraux adverses.
- Potter ! grogna Maugrey.
- Avant que vous essayiez de me faire retourner en arrière, je…
- Je n'ai aucune intention de faire une chose pareille ! déclara Kingsley.
- Tu aurais pu te dépêcher un peu plus, on a faillit t'attendre, marmonna Maugrey.
Harry resta interdit, mais se ressaisit rapidement. Ce n'était pas le moment.
- Attendez, avant qu'on engage la conversation, il y une chose que vous devriez savoir sur nos adversaires, qu'ils ne vont peut-être pas dévoiler…
En face, les généraux voyaient bien les deux hommes prêts à venir discuter avec eux. Et en les voyant discuter avec le jeune sorcier, ils imaginèrent d'abord que ce gamin essayait de les convaincre de participer aux négociations, bien qu'ils ne comprennent ni ce qu'il faisait là, ni quel droit il se donnait d'une telle requête.
- Cette armée a été organisée et commanditée par Ombrage, murmura Harry.
- Tu en es absolument certain ?! s'exclama Kingsley à voix basse.
- Oui. Les symboles de leurs uniformes sont ceux retrouvés sur des parchemins dans son bureau à côté de listes militaires, humaines et matérielles.
Les deux sorciers prirent une seconde pour assimiler l'information et reconsidérer la situation et la bataille avec cela.
En face, les trois généraux commençaient à s'impatienter. Ils virent enfin les deux hommes avancer vers eux, et quelle ne fut pas leur surprise en voyant le jeune homme avancer à leurs côtés, comme leur égal. Et puis ils le virent de plus près.
Que c'ait été la lueur sombre et déterminée dans ses yeux, sa démarche et son assurance typique des dirigeants, ou bien la cicatrice à son front, signature de son identité, ils n'eurent plus envie de remettre en doute l'authenticité de sa présence.
Les généraux firent un salut militaire et Kingsley, Maugrey, et Harry répondirent par un salut de la tête respectueux. Le général au centre, qui semblait être supérieur en hiérarchie aux deux autres, prit la parole.
- Messieurs, nous vous proposons un cessez le feu. Nous savons que vous avez défendu ce lieu avec courage et nous admirons et respectons votre volonté de le défendre encore malgré votre position problématique.
Ses interlocuteurs ne répondirent rien et restèrent de marbre.
- Nous avons été envoyés pour faire cesser le combat entre le camp Mangemort et le vôtre, et pour rétablir l'ordre dans la rue Chemin de Traverse. Notre prise de contrôle inclut une surveillance constante et une sécurité totale de la rue et des bâtiments pour les habitants et commerçants. De plus, son accès ne sera interdit à personne et il n'y aura aucun contrôle des passages. Retirez-vous et nous garantissons tout cela.
Ses interlocuteurs froncèrent les sourcils, ne comprenant pas très bien le fond de cette proposition. Kingsley parla :
- Nous souhaiterions en discuter entre nous.
- Bien entendu.
Kingsley recula avec Maugrey et Harry et ils parlèrent à voix basse.
- Je reconnais bien Ombrage, marmonna Harry.
- Que veux-tu dire ? demanda Maugrey, qui ne la connaissait que de nom et de loin.
- Contrôle, ordre, discipline, répondit Kingsley d'un ton amer.
- Exactement, confirma Harry.
- Donc, ils feront ce qu'ils ont annoncé… demanda Maugrey en réfléchissant plus qu'il ne demandait.
- Je pense qu'on peut l'affirmer, répondit Kingsley.
- Vu l'état de nos troupes et le nombre de blessés, je ne sais pas si nous avons beaucoup le choix, dit Harry non sans laisser sa fierté en prendre un coup.
- Je pense aussi, même si cela me coûte de les laisser prendre le contrôle, ajouta Kingsley.
- Mais si on lui laisse ce petit contrôle, qui sait ce qu'on affrontera la prochaine fois ! maugréa Maugrey.
- Le problème est que je ne vois pas comment on peut l'arrêter, dans ce cas précis, rappela Kingsley. Il vaut mieux soigner les nôtres et éviter davantage de victimes.
- Reprenons nos forces pour mieux résister et répliquer la prochaine fois, murmura Harry.
Comme ils étaient d'accord, ils retournèrent vers les généraux.
- Très bien, nous nous retirons, déclara Kingsley. Sachez que nous n'hésiterons pas à revenir et à combattre si vous ne respectez pas votre parole.
- Nous en prenons note, répondit le général dans une attitude très militaire. Nous allons donc placer nos hommes et retirer nos troupes, vous laissant ramener vos morts, et signaler aux habitants que vous avez évacués que la zone est désormais sécurisée.
Tandis que les généraux se détournaient, Maugrey posa alors les questions qui importaient réellement :
- Pour qui travaillez-vous ? Pourquoi faites-vous cela et pourquoi avez-vous combattu les deux camps ?
Les généraux ne répondirent pas et continuèrent de retourner vers leurs troupes. Maugrey grommela, peu content d'avoir été ignoré, mais n'insista pas et suivit Kingsley et Harry.
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Harry les laissa apporter la bonne nouvelle de la fin des hostilités aux leurs, et leur donner les termes pour lesquels ils avaient accepté de ne pas continuer le combat, et se glissa, lui, dans les rangs à nouveau pour apporter les nouvelles à l'intérieur.
Dans le Chaudron Baveur, les visages se tournèrent tous vers lui lorsqu'il réclama l'attention.
- La bataille est terminée ! déclara-t-il.
Des soupirs de soulagement furent échappés.
Ils ne savaient pas qui avait gagné, qui avait perdu, ils ne savaient pas ce qu'il s'était dit, mais ils étaient simplement soulagés et heureux que, pour l'instant au moins, cela soit terminé.
Harry leur relata rapidement leur entrevue avec les généraux et personne n'ayant la force de chercher des complications, ils prirent satisfaction de la situation telle qu'elle était pour l'instant. Ils avaient d'autres choses à faire que de commencer déjà à se révolter.
Harry vit des sorciers non ou peu blessés ramener les derniers invalides, et se mit à aider un peu jusqu'à ce que tout le monde ait une place où se poser, se reposer, et être soigné si nécessaire.
Ne voyant pas revenir ses amis qui étaient dehors, il sortit, et vit qu'ils aidaient à rassembler les morts de leurs camps. Des adultes leur disaient bien d'aller se reposer, mais ils ne voulaient pas.
Harry les rejoignit.
- Vous avez le droit d'aller vous reposer. Rassembler des corps n'est jamais facile, et nous avons tous vécu beaucoup de choses aujourd'hui que nous aurions préféré éviter, leur dit-il doucement.
Ils le regardèrent un moment et puis continuèrent sans dire un mot. Harry comprenait. Il leur avait dit ces mots pour les inciter à aller se reposer, mais au fond de lui, il comprenait leur besoin de continuer jusqu'à ce que tout soit vraiment terminé.
Il voulait s'y mettre aussi quand il remarqua que les corps des Mangemorts n'avaient pas tous été repris par les Mangemorts vivants quand ils s'étaient repliés. Les militaires attendaient sûrement que l'Ordre et les Aurors partent avant de s'en occuper, et ils s'occupaient de leur propre repos et soins.
Harry alla voir Maugrey qui était encore dehors et lui fit part de son observation.
- Ca pourrait être une bonne idée d'aller les chercher avant les militaires… ajouta-t-il. Je ne sais pas s'ils en ont l'intention mais…
- Bonne initiative Potter, lui répondit Maugrey. Finster ! Hexby ! Carly ! Venez par là !
Les trois hommes s'avancèrent et suivirent Maugrey et Harry sur le champ de bataille. Ils se dépêchèrent au début de rassembler les corps, ne sachant pas ce que les militaires allaient faire, mais comme ceux-ci ne réagissaient pas, même après que les généraux les aient vu, ils se tranquillisèrent.
- Ils ne doivent pas avoir reçu d'ordres, Ombrage a du oublier qu'il serait intéressant de récupérer des otages ou même des noms et visages… murmura Harry à Maugrey.
- Elle manque d'expérience de terrain, répondit Maugrey. Toi, Potter, en revanche…
Harry sourit. Il ne savait pas pourquoi il tenait en si haute estime les compliments ou bonnes appréciations que Maugrey pouvait lui faire, mais le cas était là.
Les morts étaient rassemblés dans un coin et le dénommé Hexby, Auror, s'occupait de les identifier et de les lister. Les vivants inconscients et non blessés trop gravement étaient rassemblés à côté, où le dénommé Carly faisait de même. Ceux qui étaient blessés d'avantage recevaient des premiers soins par Finster. Harry et Maugrey s'occupait de déplacer les corps vers l'Auror correspondant au traitement demandé.
Kingsley les rejoignit rapidement avec quelques autres et félicita leur initiative. Harry n'avait pas l'intention de signaler que l'idée venait de lui mais Maugrey le fit pour lui et Harry rougit de l'attention positive que les Aurors lui portèrent alors.
Maugrey le renvoya vers ses jeunes camarades qui avaient terminé d'aider du côté des morts de leur camp et tandis qu'il s'éloignait, Maugrey se pencha vers Kingsley.
- Ce gamin est plein de ressources…
- Oui, c'est aussi ce que j'ai remarqué. Je ne sais pas ce qui le rend aussi fort…
- Personnellement, je me fiche de le savoir. Ca marche, c'est tout ce qui m'importe !
Kingsley sourit et Maugrey s'éloigna en continuant de grommeler.
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Harry retourna rapidement au Chaudron Baveur, dans lequel il y avait encore une bonne activité mais bien plus positive.
Tous les jeunes avaient été forcés de se poser dans une partie de la salle non occupée par les lits, soins, et blessés, et Molly leur avait apporté des boissons chaudes en les obligeant à rester là et à ne plus s'occuper de rien.
Ils ne discutaient pas beaucoup, certains l'esprit encore rempli d'images qu'ils préféreraient oublier, la plupart hantés par des visions de sang, par les cris et les bruits d'explosions. Les chocolats chauds aidaient à se sentir mieux mais ils se sentaient tous un peu désemparés.
Drago avait repris conscience, Ginny était entourée de Fred et Georges, Neville pas très loin, Ron et Hermione étaient aussi l'un contre l'autre. Lorsqu'Harry s'approcha, certains levèrent les yeux vers lui pour les rebaisser ensuite, d'autres non, et seul le regard de Drago s'accrocha au sien.
Assis sur un lit, Drago leva la tête vers Harry debout devant lui. Harry avança doucement ses doigts qui vinrent caresser la joue de Drago. Celui-ci attrapa l'autre main d'Harry dans la sienne et serra tendrement.
Harry sentit enfin le poids de la bataille, des responsabilités sur ses épaules, et de la situation, s'évanouir un moment, et il glissa par terre. Il s'appuya un peu contre le lit et contre les jambes de Drago, posant sa tête sur ses genoux. Drago passa doucement sa main dans ses cheveux et Harry ferma les yeux.
Un souffle passa entre ses lèvres et Hermione sourit de le voir enfin relâcher son attention. C'était comme si tous ressentaient seulement les effets des efforts et énergies dépensés, maintenant qu'ils n'étaient plus dans l'action, et que l'adrénaline ne brûlait plus dans leurs veines.
Harry ouvrit seulement les yeux quand quelqu'un s'approcha, ne cherchant pas à se dégager ou à se relever. Il sourit faiblement en reconnaissant Remus.
- Rentrez au château, les enfants, leur dit-il. Il est tard, tout le monde doit être couché maintenant.
Ils n'avaient pas réalisé. Mais oui, il faisait nuit dehors.
- Vous n'aurez pas de mal à rejoindre vos dortoirs discrètement je pense, continua Remus. Si vous le pouvez, mangez quelque chose, et allez dormir.
Ils ne répondirent pas mais se relevèrent tous lentement. Ils étaient épuisés. Remus les regarda et s'adressa ensuite à Harry.
- Vous avez un moyen de rentrer, ou avez-vous besoin d'aide ?
- Non, ça va aller, merci, lui répondit Harry d'une voix très fatiguée.
Lisa bailla, et déclencha ainsi de nombreux bâillements derrière elle. Hermione s'approcha d'Harry.
- Comment rentre-t-on Harry ? lui demanda-t-elle. On ne peut pas rejoindre la Maison d'ici…
- Oh. Ah oui. C'est vrai. J'avais oublié. Pas de cercle encore, marmonna-t-il en clignant des yeux sous la fatigue.
Elle soupira, comprenant son oubli et son manque de perspicacité, et rattrapa Remus.
- Remus, en fait non, on ne sait pas comment rentrer. Dans le plan initial, on avait, mais avec l'attaque avancée, on n'a pas eu le temps de préparer ça.
- Pas de problèmes, on va vous trouver un Portoloin. Il y en a ici normalement, les Aurors sont venus en mettre il y a deux jours, au cas où. Maugrey sait comment placer une destination sur un Portoloin qui n'en a pas encore.
Hermione n'eut pas le temps de poser les questions qui lui venaient en tête, ni la motivation. Remus revint rapidement avec une balle dégonflée qu'il tenait avec un tissu pour ne pas la toucher, et Hermione la prit précautionneusement.
- Bon retour, et allez vous changer et dormir tout de suite, d'accord ? leur dit-il à nouveau avec un sourire affectueux.
Ils le saluèrent et touchèrent en même temps la balle dégonflée. Ils se sentirent aspirés, et disparurent.
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Explication du titre [La Bataille Du Chemin De Traverse] :
Pas d'explication réellement nécessaire. En revanche, on peut simplement signaler en plus que c'est en ce lieu dont le nom évoque des croisements, et des travers, des chemins qui partent de travers, qui partent ailleurs, qu'il y a l'arrivée d'un troisième ennemi inattendu.
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Remarques sur le chapitre :
Ca y est, Ombrage intervient en dehors de l'école, et dévoile sa puissance. Son armée est organisée, disciplinée, armée, et plus forte en situations de combat pour le moment que l'un ou l'autre camp adverse. Reste à savoir quelles seront ses prochaines cibles.
Ainsi grâce à son armée, nous avons trois différents types de combattants, qui fonctionnent avec les différents types de pouvoir que représentent Voldemort, Ombrage, et Harry.
A nouveau, je continue de faire monter progressivement Drago, et redescendre un peu Harry, pour qu'ils retrouvent un bon équilibre. Ils ont autant besoin l'un de l'autre, l'un et l'autre sont autant nécessaires l'un pour l'autre, ils s'entraident et se protègent l'un et l'autre, et s'aiment autant l'un et l'autre.
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Questions de fin de chapitre :
Y aura-t-il un moyen de contrer Ombrage ? Comment faire désormais face à ces deux ennemis à la fois ? Voldemort cherchera-t-il à la vaincre également ?
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Remarques références :
*Le Roi Arthur (film) & Le Dernier Samouraï (film) : dans ces deux films, les chevaliers / les samouraïs attirent les ennemis jusqu'à un point prévu, et tirent alors des flèches pour enflammer et faire exploser
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Annonce du chapitre suivant :
Intitulé [Triple Jeux Et Double Faces], les jeunes sorciers devront à nouveau faire face à Ombrage, et comprendre ce qu'elle veut et la place qu'elle occupe dans cette guerre, et l'Armée du Phénix accueillera un bon nombre de nouveaux venus…
