Bon eh bien, je dois dire que j'ai été très très contente des commentaires que j'ai reçu dans vos nombreuses reviews. Cela m'a fait beaucoup de plaisir de voir tout ses commentaires et comme j'ai pris très au sérieux les remarques qui m'ont permis de réalisé que la fic devenait longue (elle a atteint les 800 pages et j'espère ne pas atteindre les milles, ça ferait un peu beaucoup et j'aimerais commencer d'autres histoires de grandes envergures où Elsa ne viendra mettre son sale petit nez…) eh bien, j'en entièrement transcris le chapitre 36 (je me suis privée de Constantine et de Keanu Reeves pour vous!) et je n'ai pas perdu mon temps. L'histoire devrait se conclure au chap 40, car je sais où je m'en vais et je vous préviens donc qu'il n'y aura peut-être pas autant d'importance donner au royai que dans ce chapitre. D'ailleurs, je me suis donné bien du plaisir en écrivant cela. Après ce chap, l'histoire risque de prendre une tournure un peu rock'n'roll. Je vous le dis, tenez vous prêt. Un seul indice. Comme le chap 37 (qui n'est pas écrit, mais dont le chap est déjà décidé) a un titre qui manque un peu de subtilité, je peux vous le dire tout de suite, en grande première. Le chap 37 a pour titre:

DER KRIEG!

( ça garde tout le mystère, mais j'espère que ça vous aura au moins arraché un sourire!)

Alors, bonne lecture et laissez moi encore des reviews, j'en mange presque! Merci d'avance et bonne journée à tous et à toutes!

Vollständig Metall Alchimist

Vollständig Metall Liebhaberin

Full metal lovers – Faux semblant

Falsch etwas

Kapitel Dreißig und Fünf

Chapitre 35

Edward ne reçut ses instructions de la généralissime qu'au bout d'un moment incroyablement long. Enfin, après l'avoir presque fait tourné en bourrique parmi les membres du jury, elle se retira avec lui dans son bureau pour lui confier les directives de sa mission. Il avait déjà hâte de s'en aller, sachant qu'il irait à Resembool. Ce qu'il apprécia moins, ce fut de savoir quel était le but véritable du travail que lui donnait Elsa.

-Il s'agit avant tout d'une mission de reconnaissance. Des Ishbals ont été vus dans les environs de ton village natal et je veux être certaine qu'ils s'y trouvent bien. S'ils sont là, je ne doute pas qu'il y aura des immigrants de Xin. Les asiatiques et les survivants du massacre d'Ishbal sont soupçonnés de s'être allier ensemble pour travailler à notre perte.

-Mais… mais pourquoi?

-Ils veulent se venger. La guerre d'Ishbal a duré près de 5 ans et quand l'armée à utiliser ses alchimistes d'État, le conflit avec Xin a éclaté. Comme c'est une contrée très lointaine, on n'en pas fait autant d'état que de la guerre avec les Ishbaliens. Mais c'est là que Miko, Clamp et Kihendon se sont fait la main.

Edward en perdit quelques fils par la suite, mais il ressortit avec la volonté de s'endormir dans le train qui l'emmènerait à Resembool, pour oublier toutes les horreurs qu'il avait entendu. Il ne pouvait plus attendre de revoir Winry. Et s'ils pouvaient échapper à Pinacko, il remercierait le ciel de lui avoir donné un frère aussi compréhensif que le sien et prendrait un peu de bon temps rien que pour lui et son amie d'enfance. En fait, grosso modo, Ed savait qu'il lui faudrait les camps de réfugiés des Ishbaliens et s'assurer qu'il ne s'y produisait pas d'actes de rébellions ou quoi que ce soit du genre. Si une alliance entre Xin et les tribus Ishbals existaient vraiment, il devrait en prévenir aussitôt la généralissime et guiderait l'attaque qu'on mènerait contre les résistants. L'adolescent n'aimait pas du tout l'idée et décida de couvrir les rebelles s'il y en avait. Même si son vieux racontait que le fameux Ovila Gewitter pourrait bien devenir un ennemi, il se souvenait qu'il avait ramené Winry en un seul morceau et surtout, en plein santé.

-Je ne m'arrangerais pas pour que des innocents se fassent tuer à cause de moi. J'irais voir ce qu'ils trafiquent, mais j'empêcherais un autre massacre d'Ishbal, si j'en suis capable, se dit-il à lui-même, aussi bas que possible, tandis qu'il quittait le QG.

Il leva ses yeux dorés vers le ciel, croyant distinguer la forme de l'armure d'Alphonse dans les nuages. Il se parlait tout seul, parce que la présence de son frère lui manquait. Il aurait bien aimé le voir et lui parler réellement. Au fond, il avait autant besoin d'Al que ce dernier avait besoin de son grand frère. Peut-être même plus.

-Je dois devenir trop sentimental, non?

-Non, Edward, au contraire. Tu mûries. Tu deviens un homme.

-Hein?

Edward s'arrêta de marcher et se retourna, surpris, pour voir une silhouette très grande qui se tenait à quelque pas de lui. Un rayon de lune éclaira de longs cheveux blonds. Le reflet de la lumière dans une paire de lunettes fit douter le jeune homme, avant que son interlocuteur n'ajoute, d'une voix empreinte de nostalgie.

-Tu as vraiment grandi.

Les yeux d'or de l'alchimiste d'État se réduisirent à deux fentes. Cet homme devant lui, n'était nul autre que celui qui avait laissé sa mère mourir et abandonné toute sa famille dans la misère. Par sa faute, Alphonse n'avait jamais su qui était son père, ni ce que c'était d'avoir un père. Mais Ed se rappela aussi ce que cela avait été pour lui d'avoir ce père pendant sa petite enfance. C'était l'homme qui l'avait tenu par la main quand il avait commencé à marcher, qui l'avait rattrapé quand il avait perdu l'équilibre. Puis, c'était ce monstre qui s'était enfui sans raison, sans dire au revoir et qu'il avait vu pour la dernière fois de sa vie, la main sur la poignée de la porte, à hésiter sur ce qu'il devait faire, jusqu'à ce qu'il se décide à partir et à tous les abandonner.

-Toi! Ici!?

-Moins fort, fils, je ne devrais même pas sortir par les temps qui courent.

-Attends un peu que je…

Avant qu'il puisse parler, Hohenheim avait tendu un bras vers lui et l'avait attrapé par le collet pour l'attirer avec lui dans l'ombre. Il ne le bouscula pas, pourtant, gardant son calme, alors que l'adolescent semblait sur le point de le frapper.

-Ne lèves pas la main sur ton père. C'est toi qui mériterais de recevoir une fessée pour ce que tu as fait à Trisha.

-Mais… Et toi alors? Qu'est-ce que tu lui as fait, hein? Tu l'as abandonné et elle est morte sans jamais pouvoir te revoir! C'est toi qui l'a tué! Tu aurais pu donné signe de vie avant!

-Tu as vu ta mère, n'est-ce pas? La nouvelle généralissime te l'a montré. Tu as vu ce qu'elle est devenue par ta faute?

-Non, protesta Edward. Non, ce n'était pas elle.

-Ne mens pas. Sonia Smith est ce qu'il reste de Trisha. Elle est un homoncule. Elle travaille pour la même personne qu'Envy et tous les autres homoncules que tu as rencontrés. Ils l'ont teinte en blonde, ils pourront toujours la déguiser comme ils le veulent, mais cette femme demeure la marque de ton péché. Elle reste une part de ta mère.

-Une part…? Mais qu'est-ce que tu sais des homoncules!? De quel droit viens-tu m'en parler et me mets-tu en garde contre eux!? Tu l'as déjà fait dans ta lettre, tu n'as pas besoin de recommencer.

-Tu ne comprends pas Edward. Je ne suis pas ici pour m'amuser. Je n'ai rien à faire à Central et encore moins à côté du QG de l'armée. Le problème, c'est qu'elle m'a déjà prise dans sa toile.

Ed eut un mouvement de recul et se dégagea de la main que son père avait laissée sur son épaule. Il se rappelait bien qu'à chaque fois qu'il avait eu besoin de lui, il avait été absent. Il se souvenait que tout dernièrement quand il avait été au bout du rouleau, c'était le colonel qui avait été là et qu'il l'avait pris pour son père. Il se sentait coupable pour cette méprise. Il s'en voulait d'avoir laissé Mustang devenir aussi important à ses yeux. Puis tout à coup, l'adolescent vu un peu mieux ce que son géniteur voulait dire. Il réalisa pourquoi il avait dit être pris dans une toile. Dans l'obscurité, c'était dur à voir, mais Hohenheim était à moitié pris dans le mur de béton. Le haut de son corps en dépassait grotesquement, alors que ses jambes étaient visiblement, ou invisiblement plutôt, piégées derrière le béton. Un cercle d'alchimie entourait l'adulte, le retenant comme une immense entrave.

En étudiant du regard les inscriptions, Ed réalisa qu'il n'avait jamais vu un pentacle aussi complexe. Et l'alchimie devait toujours être à l'œuvre, car dans un vif éclair de lumière, le corps de son père fut attiré davantage à travers le mur.

-De qui voulais-tu parler? Qui est-elle? Comment t'es-tu fait piégé ainsi?

-C'est pour ça que je tenais tant à te mettre en garde. Edward, elle est ton pire cauchemar. Cela fait 400 ans qu'elle travaille à développer son influence et maintenant, elle intervient sur presque tout ce qui se passe dans ce monde. Pour elle, tu ne seras jamais qu'un pion.

-Mais 400 ans, c'est beaucoup trop long, personne ne pourrait…

-Tu aurais peur si tu savais quel âge j'ai moi-même.

-Espèce d'enfoi…

N'y tenant plus, Ed oublia sa curiosité et donna un bon coup de poing à son père. Ce dernier para, attrapant son poignet pour l'arrêter. L'adolescent força pour passer par-dessus les défenses de l'adulte et le bruit de gargouillement qu'émit le bras d'Hohenheim le fit stopper net.

-Qu'est-ce que…

Comme Van ne disait rien, Edward déchira la manche de son manteau, découvrant un bras dévoré par la pourriture. Il sursauta de surprise, avant de lâcher la main de son père et de prendre du recul, plus dégoûté qu'il n'aurait voulu le paraître.

-J'ai moi-même bien plus de 400 ans, Edward. Tu peux le dire, je suis un monstre. Ce que tu vois, c'est le châtiment que j'ai reçu pour avoir voulu vivre éternellement. Nous avons fait le même péché de nous prendre pour dieu toi et moi. Sauf que j'ai attaqué les choses sur un plan beaucoup plus large que toi.

Bouleversé, l'adolescent ne savait plus ce qu'il devait faire. S'enfuir ou chercher un moyen pour libérer son père. Quelque chose en lui, bien malgré sa conscience, aimait toujours cet homme. Le petit garçon qui se souvenait combien sa présence lui avait manqué. Ce petit garçon avait peur de voir que le dernier parent qui lui restait, bien que ce ne soit pas un parent à part entière, risquait de disparaître.

-Non, non ça ne se peut pas. Arrêtes de me raconter des mensonges et dis-moi plutôt qui…

-Edward, je n'ai pas beaucoup de temps. Et je ne peux pas te dire qui elle est. Ce n'est pas elle qui m'a mis ici, je ne sais pas quelle forme elle a pu prendre ni quel nom elle s'est donné.

-Elleelle peut changer de forme? Comme Envy?

Le regard d'Hohenheim s'assombrit à la mention d'Envy. Il secoua doucement la tête.

-Non, Envy a des capacités hors du commun pour changer d'aspect. Elle se sert de méthodes beaucoup plus dangereuses. Aussi bien pour elle que pour celles dont elle vole l'apparence.

-Mais, ce que t'es emmerdant à la fin! Elle doit bien avoir un nom, non!?

-À l'époque où je l'ai connu… Non, maintenant, elle s'appelle Dante.

-Dante, hein? Tu dois avoir pris trop de soleil à rester accroché à ce mur. Allez, je vais te sortir de là.

Edward fit claquer ses mains ensemble, prêt à libérer son père pour lui donner une bonne rossée et l'écouter ensuite. Mais la cible de ce sauvetage fortuit répliqua avant que le jeune n'ait le temps d'agir.

-Ne tente rien, où ils seront une dizaine à tomber sur toi. Tu ne pourras rien faire, ce sont tous des alchimistes d'État qui ont cent fois plus d'expérience que toi. De toute façon, dans l'état où je me trouve, je ne supporterais sûrement pas d'être extrait de ce mur. Tu comprends, dès que la journée vient, je suis entièrement caché par le béton des murs, j'y suis complètement transmuté et personne ne peut me voir. La nuit, je peux sortir, si j'économie mes forces tout le temps de mon emprisonnement. Quand je t'ai vu passé, j'ai voulu te parler. Mais tu vois que mon alchimie en a perdu. Je ne suis même pas capable de m'extraire entier de là. Puis, de toute façon, si je le fais, Glutonny débarquera pour me dévorer.

-Quoi? C'est quoi ça Glutonny?

-Un autre de ses homoncules…

-Je ne comprend rien à ce que tu me racontes.

-Ce n'est pas grave Edward. Je ne peux pas tout te dire, parce qu'il y a des choses que tu dois apprendre par toi-même. Mais tu vois, je ne risque pas de rester longtemps ici. Même si je voulais t'aider davantage, je ne serais plus là le temps que tu reviennes de ton prochain voyage.

-Vraiment? Mais je croyais que tu ne pouvais pas te sortir, même si c'était moi qui t'aidait… Et ne va pas t'imaginer que je ferais ça pour t'aider. Ce sera plus facile de te boxer si tu es sortit de là, c'est tout!

-Je ne peux pas m'échapper pour l'instant, mais je ne serais plus ici dans quelques jours.

-Tu es vraiment trop bizarre. En bref, tout ce que tu veux me dire, qu'est-ce que c'est?

-Fais attention aux Ishbals. Ils préparent vraiment une révolte. Et tu as raison de ne pas vouloir leur causer de problème. Ils ne méritent pas de connaître davantage de souffrance. Mais tu n'auras pas le pouvoir de les protéger d'Elsa Sciez.

-Si tu es pour me dire tout ce qui va m'arriver, je préfère encore te laisser pourrir sur ton mur! Ce n'est pas comme si tu pouvais me dire comment me débarrasser des homoncules ou…

-Je l'ai déjà dit, Ed. Il y a des choses que tu dois découvrir seul. Et tu as raison, je t'ai retenu bien assez longtemps. Tu peux partir trouver tes propres réponses. Et tu pourras choisir celle que tu entendras. Mais au bout du compte, tu devras regarder la vérité en face.

-Eh, quelle vérité est-ce que je n'ai pas regardé en face dans toute celle que tu m'as dit?

-Ta mère! Elle est morte! Mais tu vas devoir te battre contre son homoncule. Et tu devras la tuer. Pour te racheter de ce que tu lui as fait…

Ed refusa d'en entendre davantage et tourna le dos à son père. Cette discussion n'avait déjà que trop duré. Il ne voulait plus jamais revoir ce vieux fou. Il ne voulait jamais plus l'entendre lui dire des niaiseries, comme de savoir qu'il avait plus de 400 ans où il ne savait quelles autres conneries. Au nom du ciel, est-ce qu'il ne pourrait donc jamais avoir la sainte paix une bonne fois pour toute, rien que pendant quelques jours! En moins d'une semaine, il avait traversé un déraillement de train, il avait du consolé Winry qui avait perdu ses deux jambes, il avait combattu et rencontré des homoncules un bien trop grand nombre de fois, il avait avoué ses sentiments à Winry, il avait bien cru la perdre quand elle s'était fait enlevé. Par trois fois, il avait pensé perdre son frère Alphonse et ce dernier avait fini par envoyé son aîné se faire paître pour passer du temps tout seul avec Axia. Par-dessus tout, Edward avait failli mourir à cause de l'os qu'Envy lui avait mis dans le bras. En y repensant, il se dit qu'il pourrait encore retourner voir son père et lui demander ce qu'Envy avait voulu dire en déclarant que cet os n'était rien d'autre qu'un cadeau de la part de son paternel.

Maintenant, s'additionnant au tribunal barbant qui lui avait fait perdre une journée, à l'enlèvement de son frère, à la lettre de son père et au cours d'Elsa Sciez, il fallait qu'il revoie son père. Est-ce que ce n'était pas assez?!

-J'en ai marre !!! cria-t-il de toute ses forces.

Au moins, ce cri du cœur lui fit du bien.

Au même instant, Riza et Black Hayate découvrait un nouveau domaine. Celui de leur colonel. Roy ne savait pas comment voir les choses. Cet appartement où il ne vivait que la nuit et parfois, les week-ends durant lesquels il ne travaillait pas, il avait rarement laissé des femmes y entrer. Il demeurait assez mal à l'aise quand une dame venait dans son pseudo chez-lui. Celle qui venait le plus souvent, c'était sa propriétaire et à chaque fois, elle se plaignait du bazar ou plutôt de ce que le soldat appelait son désordre organisé…

Hawkeye découvrit la cuisine, qui servait également de salon, avec un sourire. La table était recouverte de livres d'alchimie, il y avait des feuillets et des notes qui traînaient par terre, un peu partout, et les bibliothèques du salon semblaient pleines à craquer. Un comptoir de cuisine remplie de vieux verres, de bouteilles vides, et sur lequel la poussière se ramassait affichait bien que Roy n'avait pas du passer chez lui depuis son retour de Rush Valley. Il n'avait pas non plus prévu d'avoir de la visite.

-Eh bien, c'est un peu moins classe qu'on pourrait le croire, remarqua-t-elle simplement, tandis que Black Hayate allait jouer avec une vieille plante, qui devait avoir subi une transmutation pour avoir la forme qu'elle avait.

Roy se passa une main nerveuse dans les cheveux, comme pour repousser ses contrariétés au loin et garder son assurance. Il avait l'air d'un petit garçon pris en faute.

-Je n'ai pas fait le ménage depuis quelques semaines, c'est vrai, admit-il.

-Ce n'est pas grave, toi-même, tu n'as pas eu le temps de voir le bazar qu'il y avait chez moi, puisque je n'ai jamais allumé les lumières.

-Il ne devait pas y avoir grand désordre, parce que tu te repérais drôlement bien, même s'il faisait noir.

Ils restèrent ainsi, la jeune femme lui tournant le dos et inspectant les lieux du regard, dans un silence malaisé, que chacun avait l'impression de devoir rompre par le plus banal des commentaires.

-Combien de pièces y a-t-il à part celle-ci?

-Bah, pas plus de deux. La salle de bain, ma chambre… Et le penderie de l'entrée, si elle compte. C'est un petit appartement plutôt banal.

-Quand on déménage souvent, on ne fait pas son difficile.

-Riza, je… Maintenant que nous sommes ici…

-Peut-être que nous devrions arrêtez de parler pour ne rien dire. Peut-être que nous devrions nous dire les vraies choses bien en face.

La voix de la jeune femme ayant changé, Roy n'osa rien ajouter. Ce n'était pas normal selon lui, qu'elle parle avec un ton aussi dur. Était-elle fâchée? Certainement! À quoi pouvait-il bien s'attendre après lui avoir fait ce qu'il lui avait fait?

-Cette fille, tout à l'heure, comment s'appelait-elle?

-Riz…

Il ne voulait vraiment pas avoir à répondre à ça. Il éprouvait déjà assez de remords. Comment lui expliquer le vide et le néant dans lesquels il avait sombré après le procès? Comment la laisser savoir qu'il n'était plus lui-même quand cette femme l'avait entraîné avec elle, loin, dans un monde qu'il avait fui et cru pouvoir laisser derrière? Comment lui faire comprendre la vérité sans avoir l'air du salaud qu'il était?

-Comment s'appelait-elle?! Insista Riza.

-Roxane.

-Et la dernière. Avant moi, avant que tu réalises ce que tu ressentais vraiment pour moi?

Pas question de tomber dans un piège aussi grossier. Mais, pourtant, il choisit la mauvaise réponse.

-Tu ne peux pas m'en vouloir d'avoir eu une vie avant de te connaître! Et tu as certainement connu d'autres hommes toi aussi, mais je ne m'en formalise pas.

-Peut-être, mais il n'y en eut que trois et ils sont tous morts!

Sur ces dernières paroles, elle s'était retournée vers lui, ses yeux étincelants de colère. Elle ne retenait pas de larmes, elle ne sortait pas de fusil, mais Roy sut qu'il avait été trop loin. D'une façon ou d'une autre, il y avait quelque chose qu'il ne pourrait jamais se faire pardonner. Il ne serait jamais à elle parce qu'il s'était déjà trop donné. Il s'était éparpillé au quatre vent tandis qu'elle… Dévastée, le colonel comprit qu'il ne connaissait toujours presque rien de la vie de son lieutenant. Il savait qu'elle avait perdue son père dans son adolescence, alors qu'elle était déjà orpheline de mère. Il savait qu'elle avait subie une éducation très stricte et qu'elle devait avoir d'autres raisons pour être une tireuse d'élite que son simple désir de réussir. Sinon, il savait qu'elle et Jean se connaissaient depuis très longtemps.

-Le seul de mes petits amis qui soient toujours vivants, c'est parce qu'il est devenu mon meilleur ami. Et tu le connais mieux que moi. Je ne suis pas faite pour Havoc. Mais il faut croire que je ne suis faite pour personne.

-Non, ce n'est pas vrai! Je sais que tu es faite pour moi!

La phrase était partie trop vite pour qu'il réfléchisse vraiment à son sens et à voir le regard que lui lança la jeune femme, elle ne semblait pas retrouver sa bonne humeur. Elle lui en voulait encore. Elle lui en voudrait certainement toujours. Il détestait cette idée, mais s'il avouait sa faiblesse, peut-être accepterait-elle de se calmer.

-Ce n'est pas ce que je voulais dire. En fait, j'ose croire que je suis fait pour toi. Je voudrais l'être…

En parlant, il baissa les yeux, intimidé par ce regard de vin posé sur lui, qui s'élargissait lentement de stupeur. Elle ne pouvait pas croire qu'il douta de lui, par pour cela, pas pour une simple histoire de couple. Il était Roy Mustang. Il était le dom juan d'Amestris! Alors, comment pouvait-il s'imaginer qu'il ne saurait pas lui plaire, qu'il n'était pas fait pour elle alors que n'importe quelle femme l'aurait prit comme il était? Que faisait-elle à jouer les difficiles face à cet homme qui se dévoilait ainsi à elle, comme il n'avait jamais du le faire pour une autre?

-Vraiment? Demanda-t-elle, l'air attendrie malgré elle.

-Warff! Fit Black Hayate, les interrompant brutalement.

La tension retomba d'un coup et ce fut comme si les deux soldats avaient totalement oublié la discussion qu'ils avaient. Le chien avait trébuché sur un livre qui dépassait de la bibliothèque et l'avait fait tombé sur lui. Le volume était en fait un album mal rangé et ce fut Riza la première qui se dirigea vers son fidèle compagnon, pour le soulager du piège qu'il avait lui-même créé.

-Tiens, tiens, fit-elle, retrouvant enfin son sourire. Mais c'est toi.

-Quoi? Mais…

-Mais oui, regardes, je la reconnais celle-là, c'est Sciez. Enfin, ta mère. Tu es minuscule!

-…

Roy ne savait pas trop quelle tête faire devant un tel revirement. Tout à coup, alors qu'Hawkeye lui faisait son procès, elle venait de tomber sur le seul album de photos qu'il devait posséder. Il ne se rappelait pas avoir ouvert ce livre depuis des années. Sauf le soir du retour d'Elsa dans sa vie, tout dernièrement. Il avait eu besoin de comparer la femme qu'il avait vu avec les images figées de ses souvenirs.

-Viens avec moi, je veux regarder ça, fit Riza.

Il la rejoignit devant la bibliothèque, avant de lui offrir maladroitement de s'installer dans son petit canapé. Ils se serrèrent l'un contre l'autre dans une espèce de fauteuil qui avait la prétention de se prendre pour un divan, la jeune femme ayant posé l'album sur ses genoux. Ce que le colonel découvrit sur la première page le chavira complètement. Cette photo en noir et blanc était la plus lointaine d'entre toutes. Sur le cliché, il portait encore des couches et sa mère le tenait dans ses bras, Lloyd accroché à sa robe, tenant à peine debout. Se tenant à côté d'Elsa et la tenant même par la taille, un homme moyennement grand, qui ressemblait terriblement au soldat qui avait passé ses bras autour de la taille de son premier lieutenant, avait un bébé dans son bras libre, avec une belle toison noire.

-Lui, c'est ton père?

Roy acquiesça en frottant sa joue contre le cou d'Hawkeye et en serrant la jeune femme un peu plus fort contre lui.

-Tu lui ressembles vraiment beaucoup…

Il se laissa emporter par la nostalgie et joua le jeu avec sa douce, osant croire qu'elle ne lui en voulait plus et prenait plaisir à découvrir son passé.

-Mais Joy aussi lui ressemblait. Tu la voies? Tout en parlant, il désigna le bébé dans les bras du caporal Mustang du bout du doigt, avant d'ajouter : Elle était tout juste plus grande que moi.

-C'est incroyable. Je n'aurais jamais cru voir la généralissime ainsi.

-Qu'est-ce que tu veux dire?

-Elle a l'air heureuse. Entièrement heureuse et comblée.

Un frisson traversa le cœur du colonel. Oui, sa mère avait l'air heureuse sur cette photo. Et pourtant…

-C'est l'une des seules fois où je l'ai vu comme ça…

Hawkeye décida de tourner les pages, pour en voir plus. À la suite, elle vit les deux parents de Roy, qui se serraient amoureusement l'un contre l'autre et comprit un peu mieux pourquoi la généralissime vouait presque un culte à son benjamin. Il ressemblait terriblement à son père. Et d'ailleurs, cet homme, ce caporal, il lui faisait penser à quelqu'un. Mais elle n'arrivait pas à dire qui. Quand elle tourna de nouveau la page, ce fut pour voir la dernière photo d'Elsa dans sa jeunesse. Elle était vêtue de noir, comme ses trois enfants. Ils avaient tous des mines sombres. Des mines d'enterrement…

La jeune femme ne fit pas de commentaire et son supérieur n'en aurait certainement pas supporté. Elle poursuivit son exploration, découvrant vite une panoplie de photo d'un jeune colonel Sins, toujours accompagné de son frère benjamin. Sur chaque cliché, les deux frères semblaient en pleine dispute, ou en compétition. Les rares photos de Joy, la sœur qui complétait le trio d'enfants ne comptaient que Roy et son aînée. Lloyd n'apparaissait sur aucune photo seul avec sa cadette. Si Riza pouvait le voir au côté de sa sœur, c'était parce que le benjamin était là lui aussi. Ils formaient un drôle de trio, les deux plus jeunes avec leur cheveux noirs de jais et leur yeux tout aussi foncé, alors que le plus vieux semblait sortir de nulle part, avec ses cheveux couleurs de blé et de soleil et son regard vert.

-Eh bien, si je m'attendais à ça. Ta sœur est encore plus belle que votre mère! S'étonna Hawkeye en voyant un autre cliché, où Roy faisait tournoyer une jeune fille aux longs cheveux noirs à bout de bras.

On aurait dit un couple parfait, l'adolescent d'au plus 16 ans avec une enfant déjà femme, tout deux en parfaite harmonie. Mais à force d'avoir vu la minette de Jocelyne, Riza pouvait dire qu'il s'agissait d'elle et ne ressentait aucune jalousie. Seulement, c'était étrange de voir combien ils semblaient s'entendre tous les deux. On aurait presque dit des faux jumeaux. Ils riaient tous les deux aux éclats, en couleur cette fois.

-Ma mère a toujours été jalouse, c'est pour ça qu'après ça, je n'ai plus réussi à avoir une photo de Joy. Elle l'a mise de côté… déplora Roy, en s'efforçant de garder un ton naturel.

Ses confidences lui faisaient tout drôle. Il n'avait jamais partagé cela avec une femme auparavant, pas même son premier amour d'adolescence. Même à Hugues, il n'avait pas parlé longuement de sa famille. Il préférait oublié ce sujet pour penser à des choses plus agréables la plupart du temps. Mais maintenant, avec Riza dans les bras, ça lui semblait moins douloureux…

-Et maintenant, tu ne sais plus ce qu'elle devient?

-Non, pas depuis qu'elle a fugué. Elsa a dit qu'elle était morte et Lloyd est parti à sa recherche, mais n'est pas revenu. Il est entré dans l'armée d'un autre pays, pendant que j'ai tourné la page.

-Tu n'as jamais essayé de la retrouver, s'étonna Riza.

À voir toutes ses photos, Roy devait adorer sa sœur. Cependant, il se rembrunit davantage. Il n'avait pas l'air fier, mais pas tout à fait honteux non plus.

-Elle m'avait fait promettre de ne pas la chercher si elle disparaissait de la famille. Nous savions tout les deux que si je savais ce que devenait Joy, notre mère le saurait aussi.

-C'est vrai qu'Elsa a plutôt l'air au courant à propos des détails de ta vie, ne serait-ce que dans le privé… désapprouva la jeune femme.

-Tu sais, il y a encore plusieurs choses qu'elle ne sait pas. Et je peux te jurer que la généralissime ne sait rien de ce qui se passe dans cet appartement.

-Vraiment?

Elle fronça les sourcils, reposant l'album sur la table du salon pour tourner son attention vers le colonel. De toute évidence, il voulait changer de sujet surtout pour se changer les idées. Son regard s'allumait lentement mais sûrement, devenant brûlant.

-Si je peux en revenir à ta sœur, tu savais déjà qu'elle ferait une fugue?

-Oui, c'est bien cela.

-Alors, tu ne t'es pas inquiété plus qu'il fallait?

-Ben, si, je me suis fait du souci, mais elle s'est toujours mieux débrouillé que moi. Tu peux t'imaginer où elle est rendue aujourd'hui?

-Non et toi non plus, tu ne peux pas l'imaginer, parce que tu ne le sais pas. Elle pourrait être morte.

Roy fit la moue. Ce n'était pas tellement pour le remonter le moral. Et qu'est-ce que Riza avait à autant insister pour en savoir davantage sur sa sœur? Ils n'avaient pas de meilleur sujet de conversation à aborder? Fallait-il vraiment parler de Joy, alors qu'il ignorait visiblement tout de ce qui lui était arrivé? Quand elle était partie, sa grande sœur lui avait demandé de l'oublier. Elle voulait perdre toutes ses attaches, se séparer de la mère qui l'avait toujours contrainte et diminuée pour se remonter. Jocelyne désirait se forger sa propre place dans le monde, avec son propre nom et avoir sa propre vie. Enfin, c'était ce qu'elle avait dit avant de disparaître pour de bon.

-Roy…, le ton qu'elle prit pour dire son nom sous-entendait qu'elle voulait maintenant changer de sujet. Elle ne lui ferait pas plus de peine en parlant de sa sœur aînée. Tu sais, poursuivit-elle, ce soir, quand je suis sortie avec Black Hayate, je n'avais pas prévu de faire quelque chose de particulier ou de spécial. Je m'attendais à être toute seule, pour un énième vendredi soir. Je dois avouer que je commence à y être habituée depuis la mort de mon père. Mais…

Elle passa ses bras autour du cou du soldat, et ce dernier se sentit flancher un peu, parce que ce revirement venait trop vite. Mais il ne s'en plaindrait pas. Il semblait qu'à chaque fois qu'ils se rapprochaient l'un de l'autre, ils devaient se trouver des prétextes idiots, des préalables, des façons détournées de pousser la chance. Ensuite, leur spontanéité faisait le reste. Et maintenant, Riza trouvait qu'elle l'avait suffisamment fait mariner. La surprise qu'elle allait lui faire!

La jeune femme se glissa doucement contre lui, pour lui chuchoter à l'oreille :

-Tu vas aller à la salle de bain un moment…

Roy déchanta aussitôt, devinant bien que si Hawkeye était différente des autres femmes, il y avait quand même des limites à le déstabiliser. Ils étaient chez lui, alors… Elle lui fit bientôt comprendre que ce n'était pas ce qu'il s'imaginait.

-Si tu veux m'embrasser, il va d'abord falloir que tu te laves un peu. Je n'ai pas oublié que tu t'es fait arrosé par une voiture avec de la neige qui avait traînée au milieu de la route tout à l'heure.

Le colonel retrouva donc vite son sourire et il obéit à la directive de son lieutenant, tandis que celle-ci cherchait dans le garde manger de son supérieur de quoi nourrir son chien. Quand il eut fini et la rejoignit, ce fut comme s'il revenait de la guerre et qu'elle ne l'avait plus vu depuis des siècles. Pour mettre les choses en places et vous faire comprendre comment ces deux-là peuvent penser normalement et être aussi changeant, considérons avec un peu de recul la situation. Nous sommes vendredi soir, dans l'appartement d'un célibataire endurci qui a fait nombre de galipettes dans sa jeunesse. Il n'y est pas seul, puisqu'une collègue de travail l'a raccompagné chez lui. Le chien de cette dernière est en train de s'empiffrer dans un bol de céréales qu'elle lui a servi, avec du lait, messieurs dames! Black Hayate s'en donne donc à cœur joie, croquant vivement dans les céréales tandis qu'elles sont encore dures sous ses petites dents.

Quant aux deux soldats, s'ils se jettent dans les bras l'un de l'autre, ce n'est pas parce qu'il y a plusieurs années qu'ils ne se sont pas vu, ou parce que maintenant que Roy est propre, il divinement attirant et sexy. Ce n'est pas non plus parce qu'elle est terriblement émue par tout ce qu'elle a découvert sur son passé que Riza l'embrasse à pleine bouche et qu'il répond avec une énergie nouvelle, malgré l'horrible journée qu'ils ont passé. Ce n'est pas parce qu'ils ont failli couché ensemble par deux fois déjà que maintenant, ils se sentent prêt à sauter la dernière des barrières qui les séparent, en priant pour que rien ne vienne les interrompre, ni le devoir, ni la raison, ni même le téléphone. Cependant, alors qu'ils s'embrassent avec une passion mêlée de tendresse et d'empressement, le colonel réussit à débrancher son téléphone. Si le monde devait être atomiser ce soir, ils pourraient bien passer à côté. Ce serait le dernier de leur souci!

Mais pourquoi, pourquoi tout à coup, alors qu'ils marchaient sur des œufs tout ce temps, alors qu'ils se parlaient si tranquillement jusque-là, pourquoi ont-ils tant besoin de se rapprocher l'un de l'autre, de se toucher et de se murmurer des paroles sans le moindre sens au creux de l'oreille? Sont-ils devenus fous? Black Hayate sera-t-il traumatisé par la rencontre de ses deux êtres enfiévrés d'amour?

Euh, non et non. Voici nos trois réponses. Vous suivez toujours? Moi, j'en perd des bouts. Reprenons avec un peu plus de sérieux. Ne bavez pas s'il vous plait, elle ne lui a pas encore enlevé sa chemise et il n'est pas en train de… (Ciel, les choses risquent d'évoluer très rapidement si l'auteure ne se dépêche pas d'expliquer les raisons qui les poussent ainsi l'un vers l'autre!) Le fait est qu'il y a trois jours, ils étaient ensemble dans l'appartement de Riza. Et ils sont presque passés à l'acte. Puis, ils ont vécu trois jours où ils n'ont chercher qu'à s'éviter et à se repousser, quoi que ce soit plutôt lui qui s'y soit employé. Ainsi, alors qu'ils savent les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre depuis moins d'une semaine, et se doutent que cela fait plusieurs années qu'ils auraient pu profiter l'un de l'autre au lieu d'en rêver avec désespoir, ils sont maintenant certain de se ficher des règles que peut leur avoir fixé l'armée ou la généralissime.

Enfin, dois-je vraiment ajouter quelque chose pour expliquer les désirs ardents de Roy? Dois-je diminuer la beauté et la magie du moment en vous rappelant qu'il est un homme, qu'elle est une femme, et que… (non, je vais m'arrêter là pour ce genre de détails, ce n'est pas approprié, ça ne cadre pas non plus dans l'histoire) Retournons plutôt aux évènements qui nous intéressent. (je dis nous, mais c'est surtout pour m'inclure moi…)

Quand il eut fini de se nettoyer la figure et la rejoignit, ce fut comme s'il revenait de la guerre et qu'elle ne l'avait plus vu depuis des siècles. Riza ne se jeta même pas dans les bras de Roy, mais carrément sur lui. La réception se fit malgré tout en douceur et ils se retrouvèrent à s'embrasser comme si leur vie en dépendait. Cela faisait si longtemps déjà qu'ils ne s'étaient pas retrouvés ainsi, entre quatre murs ou rien ne pouvait venir les empêcher d'exprimer leurs sentiments. Trois jours, seulement, mais c'était trop quand ils songeaient qu'ils venaient juste de passé à deux doigts de se perdre. Elle avait failli tirer un trait sur leur relation. Le pauvre homme avait l'impression de n'avoir jamais embrassé quelqu'un avec autant de conviction et d'amour auparavant. C'était comme si par chacun de ses gestes, il voulait lui prouver combien il tenait à elle.

Hawkeye, elle, comprenait seulement qu'elle avait trop longtemps repoussé les avances de son colonel. Quand elle lui avait demandé d'aller chez lui, elle savait déjà comment elle voulait que tout se termine. Et à son idée, de toute façon, rien ne se terminerait vraiment ce soir. Tout devrait commencer de là. De ses baisers qu'elle déposait sur son visage pendant qu'il s'accrochait à elle et l'arrêtait en s'emparant de ses lèvres. Cette bouche sur sa peau, cette main dans son dos, ses doigts qui lui défaisaient les cheveux, maladroitement, mais avec une douceur qui la faisait sourire. C'était comme un rêve devenu réalité. Et pour la première fois, alors qu'elle embrassait impunément son colonel, Riza savait que ça ne s'arrêterait pas. Elle irait jusqu'au bout de son rêve. Au bout de son souffle, de la douce folie qui s'emparait d'elle et de la mort définitive de sa raison. Elle avait le droit d'être heureuse avec lui, elle avait le droit de le trouver beau, de rêver de lui, de le toucher comme elle le faisait, de le caresser des pieds à la tête, de le manger du bout des lèvres, d'apprendre l'odeur de tout son corps, de s'enivrer de lui comme une héroïne de roman au point de ne plus pouvoir vivre sans lui à ses côtés.

Et elle se fichait de savoir qu'il avait embrassé une autre femme quelques heures auparavant, elle se fichait qu'il ait fréquenté une centaine ou même trois centaines d'autres femmes avant elle, elle s'en fichait éperdument, parce qu'elle avait la profonde conviction que cette nuit, il ne serait qu'à elle, il ne se donnerait tout entier qu'à elle et elle n'aurait pas à ressentir de jalousie envers quelqu'un. Ce soir, Roy Mustang serait son homme et elle le découvrirait à sa façon, tout en s'abandonnant à lui, à ses mains trop douces et à sa bouche trop promeneuse…

-Attends, attends, demanda-t-elle tandis qu'il laissait ses baisers descendre sur la gorge de la jeune femme, vers sa nuque, alors qu'elle-même détachait la chemise de son supérieur avec un empressement qui la rendait maladroite.

-Il ne faut pas tout faire à la fois, c'est sûr, souffla-t-il d'un trait dans son oreille, en la pressant contre un mur nu de son appartement pour mieux sentir son corps contre le sien.

-Non, non mais je veux dire, pas ici, pas au milieu de la cuisine.

-Mais on n'a encore rien fait.

Il la souleva contre lui, sans pour autant faire mine de vouloir bouger. Il voulait la découvrir maintenant, il se sentait devenir fou. Combien avait-il attendu ce moment? Combien de fois avait-il rêver de ses mains qui se refermait sur sa nuque, de ses jambes qui lui entouraient la taille, des frissonnements qu'il devinait dans le corps de la jeune femme, de leur souffle trop court qui se mêlait? Il tremblait en l'embrassant encore, essayant de retrouver sa bouche au milieu de ses désirs confus, essayant de ne pas la brusquer, de garder ses bras autour de sa taille, de ne pas aller trop vite. Black Hayate mangeait des céréales dans un autre monde. Tout ce qui n'était pas Riza se trouvait dans un autre monde qu'il ne voulait pas voir.

-Roy, soupira-t-elle, en essayant de ne pas répondre à ses baisers pressants, de ne pas attiser les flammes qui brillaient dans ses yeux.

Il était irrésistible. Comment avait-elle fait pour le repousser deux fois déjà? Comment avait-elle pu se refuser à tout ça?

-Dis le encore, grogna-t-il presque dans son oreille.

-Quoi?

-Mon nom.

Sa voix s'était fait si douce, si suppliante, qu'elle ne put pas lui résister. De toute façon, il était en train de la rendre folle, à l'embrasser comme il le faisait. C'était comme si ses mains étaient partout à la fois. Riza devina qu'il lui avait retiré son pantalon sans avoir eu le temps de s'en rendre compte. Elle devait devenir malade. Mais elle répéta son nom d'une voix rendue chaude par l'émotion.

-Roy...

Ce fut comme si toutes les flammes de l'enfer se déversaient sur lui d'un coup. Son regard s'embrasa, sans qu'elle ne puisse le voir, parce que son visage était trop prêt du sien. Il se pressa davantage contre elle, à lui faire mal. Elle n'avait presque plus de bleus maintenant. Il pouvait le voir, elle l'aidait d'elle-même à retirer son chandail. Il était torse nu maintenant, et le contact de leur peau l'électrisa encore, comme s'il pouvait atteindre un état au-delà de celui dans lequel il était déjà. Roy ne se sentait plus lui-même. Jamais il ne s'était senti ainsi, même pas avec une seule de ses lointaines conquêtes. Il était en feu, il mourrait de froid et bouillait de l'intérieur, il avait l'impression qu'il disparaîtrait bientôt, c'était trop fort, elle devait être sur le point de le tuer, une telle sensation ne devait pas pouvoir exister dans un monde où n'existait que la guerre et la violence.

-Ne me mords pas! protesta-t-elle.

-Je ne t'ai pas mordu, se défendit-il.

Elle gémit contre lui, se crispant sous sa bouche. Non, il ne l'avait pas mordu, mais il lui avait quand même fait mal. Elle lui planta ses ongles dans les épaules. Malgré la douleur sur sa peau, il fallut un moment pour que Roy reprenne un peu ses esprits et réalise ce qu'il faisait. Le carrelage de la cuisine était froid et elle frissonnait contre le mur sur lequel il l'avait appuyé de force. C'étaient en train de devenir des préliminaires plutôt agressifs. Cherchant son souffle, le soldat s'arrêta soudain, tandis que Riza se laissait aller contre le mur, son cœur battant la chamade. Trop, ça devenait vraiment trop.

-Excuses-moi Riza. Mais juste de t'entendre dire mon nom comme tu le fais, ça me rend dingue.

-Il faudra que j'apprenne à doser l'effet dans ce cas.

Elle ne semblait pas fâchée. C'était juste que le rêve devenait un peu trop brusque à son goût. Elle le repoussa doucement pour reposer ses pieds sur le sol. Tout ce temps, elle avait vraiment eu les jambes croisées autour de sa taille. Roy se sentit rougir malgré lui. Pour une évolution, s'en était une. Mais peut-être était-ce un cran trop rapide. Au bout du compte, Hawkeye s'assit par terre pour retrouver son équilibre, la tête lui tournait, alors qu'il prenait du recul. L'odeur de la jeune femme lui restait dans la tête, il se sentait incapable de l'oublier ou de la digérer. De son point de vue, Riza observa que le colonel était aussi vulnérable qu'elle. Elle lui fit signe de la rejoindre sur le plancher. Il s'agenouilla devant elle, réalisant qu'il avait franchement besoin d'un répit. Et pourtant, il brûlait de s'y remettre.

-Je pourrais presque m'en arrêter là, fit-elle, en s'essuyant la figure. Regardes-moi, je suis tout en sueur.

-J'ai… peut-être un peu exagéré.

Le pauvre se sentait de plus en plus gêné. Leur linge s'éparpillait à travers le couloir qui longeait la cuisine et menait dans sa chambre. Riza n'avait plus que ses sous-vêtements sur le dos, alors que lui avait encore son pantalon.

-Un peu! Tu es en feu, oui! Ce n'est pas pour rien qu'ils t'appellent le flame alchemist!

Il crut qu'elle en avait assez, que comme chaque autres fois, les choses s'arrêteraient là. Mais avant qu'il n'ait retrouvé son souffle, Hawkeye lui souriait et l'embrassait de nouveau. Il voulut répondre, mais elle lui attrapa les mains et le força à les garder le long de son corps. Elle voulait avoir son tour. Maintenant, c'était à elle de le rendre dingue. De l'entendre gémir son nom dans son oreille. Roy, étonnement, chercha à résister un moment. Mais si faiblement qu'il n'y parvint pas. Elle défit sa ceinture, et pour lui enlever son pantalon, l'étala par terre. De toute évidence, elle comptait lui rendre la monnaie de sa pièce. Jusque-là, c'était surtout lui qui avait profité du moment, la jeune femme se contentant de se laisser faire, mais maintenant que les rôles s'inversaient, le colonel prenait un peu peur. Il n'aimait pas perdre le contrôle. Être sous l'emprise de Riza ne le dérangeait pas tant que ça, mais il n'aimait être le seul à trembler de désir. Surtout qu'elle lui révéla bien s'y connaître malgré le peu d'hommes qu'elle avait connu avant lui. Elle prit un malin plaisir à explorer chaque partie de son corps à grands renforts de caresses et de baisers.

Était-ce une compétition à celui qui supplierait le premier, à celui qui ferait geindre l'autre le plus fort? Roy essaya de se reprendre, de calmer les ardeurs de sa douce. Il n'avait plus que son nom à la bouche. Il voulait sentir ses doigts jouer dans ses cheveux, il voulait la regarder droit dans les yeux et lui dire qu'il l'aimait, il voulait…

-Aïe!

-Qu'est-ce que tu as fait à ta jambe?! Elle est dans un état!

-Ouch! Mais arrêtes.

-Roy, tu m'avais dit que tu ne t'étais pas battu!

-Ça fait au moins 5 jours, c'est presque guéri, tu n'aurais pas pu choisir un autre moment pour…

-Je t'en parle quand je veux!

-Bon, oui, c'est vrai, je me suis battu à Rush valley parce que quelques saoulards ont dit que les soldates de Central couchaient pour avoir leurs promotions. Et quand ils se sont mis à parler de toi, ça m'a mis en colère, alors, je me suis battu avec eux et j'ai reçu un coup dans le genou. Tu es contente?!

-Ce n'est pas une raison pour se fâcher. Disons que ça t'apprendra à me serrer moins fort quand tu deviens tout feu tout flamme.

Roy se calma aussitôt, alors que Riza le dominait toujours et se redressait sur ses coudes pour le regarder droit dans les yeux.

-Je t'ai fait mal?

-Si peu.

-Je… Tu sais bien que je ne voulais pas…

-Tu sais que le plancher est froid. Viens par ici.

Elle se releva et l'aida à en faire de même, pour l'entraîner jusqu'à la chambre du colonel. Ce dernier était sidéré de voir comment elle le menait d'un bord à l'autre. Ils étaient chez lui, mais pourtant, c'était Hawkeye qui lui dictait ce qu'il devait faire. C'était d'autant mieux qu'il se sentait un peu perdu devant toutes les barrières qui s'effondraient devant lui. Et ce fut comme s'ils ne s'étaient jamais disputés. Ils tombèrent sur le lit, s'embrassant de nouveau, encore plus passionnément. Et maintenant, il n'était pas prêt de s'arrêter. À part si Riza voulait rappeler à son supérieur de prendre les précautions qui étaient de mises…

Elle était si changeante, si décidée, si douce et passionnée tout à la fois. Et lui alors, semblait à la fois si égaré et si assuré.

-Tu sais, tu me fais peur des fois, soupira-t-il quand ils se furent entièrement découvert, leur âmes aussi nues que leur êtres.

-Comment ça?

-Même rendu ici, je me demande si tu ne pourrais pas me menacer d'un fusil.

-Je ne vois pas où j'aurais pu cacher mon magnum, se moqua-t-elle, rassurée malgré elle.

La pauvre avait cru qu'il était déçu par ce qu'il avait fini par voir. Elle avait encore quelques bleus et… Les mains de Roy lui caressaient les cuisses, l'invitant à se détendre. Il brûlait d'impatience mais faisait durer le plaisir et l'attente. Il voulait que tout soit parfait. Il voulait être sûr de se contenir et de ne pas la décevoir. Pas question d'avoir l'air d'une bête.

-Tu es la plus belle femme que j'ai jamais vue.

-Merci.

-Est-ce que tu sais que je t'aime?

-Non, Roy, alors viens vite me le prouver.

Il ne se fit pas prier. Les deux soldats se firent la guerre un moment, avant de s'abandonner corps et âmes l'un à l'autre. Et la nuit s'étira, s'épanouissant comme une fleur. Roy fit l'amour à son lieutenant, oubliant jusqu'à leur statue dans l'armée, oubliant jusqu'à son propre nom, ne connaissant plus que celui de la femme qu'il aimait, ne sachant plus dire rien d'autre. Heureusement, elle fut là tout au long de ce périple, pour lui rappelait qu'il s'appelait bien Roy. Et pour le colonel, elle était la première à l'appeler ainsi, la première bouche dans laquelle son nom ressemblait à la plus belle chose au monde. Après elle. Après Riza. Elle qui avait tout sacrifié pour lui, qui lui avait tout donné, sans compter, sans lésiner et à qui il se donna tout entier, lui dévoilant toutes ses couleurs et sa douceur.

Au bout de leurs forces et de leurs souffles, ils se retrouvèrent toujours ensemble, dans un monde encore très lointain d'Amestris, serrés l'un contre l'autre, la jeune femme étendue en travers du torse musclé de son supérieur. Et alors, il savait qu'il ne lui était supérieur en rien. Il aurait voulu se cacher dans ses bras tandis qu'il frissonnait quelques relents d'extase, se privant pourtant de ce réconfort pour ne pas lui paraître trop vulnérable. Il ne s'était jamais donné autant, n'avait jamais fourni autant d'efforts, n'avait jamais eu l'impression d'être aussi rempli de bonheur auparavant. D'habitude, après l'amour, avec n'importe quel autre femme, il se sentait vide et à bout de nerfs. Mais au contraire, maintenant, il était heureux et rassasié. Gavé aurait même été juste. Pourtant, il savait qu'il n'aurait pas dit non pour en prendre davantage.

Mais il savait ne pas abuser des bonnes choses.

-Je t'aime Roy.

-Je t'adore, répondit-il.

-Et c'était bien?

-Plus que bien!

Il y eut un silence durant lequel Riza sentit les doigts de Roy jouer dans ses cheveux, tandis qu'elle caressait son épaule sans trop réfléchir. Ce qu'ils venaient de vivre lui semblait hors du commun. Elle avait été renversée et le nouveau jour sous lequel lui apparaissait son colonel était surprenant. Il avait doux, attentionné, à l'écoute malgré le fait qu'il ait d'abord semblé si empressé d'en arriver à l'acte. Il était tendre, fragile et fort tout à la fois. Il voulait être fort, il voulait qu'elle se laisse aller contre lui et qu'elle dépende de lui. Mais il avait peur de dépendre d'elle. De la laisser voir qu'il avait besoin d'elle. Il dépendait d'elle déjà tellement au travail qu'il avait l'impression de devoir se rattraper sur les autres tableaux. Mais elle avait aimé le sentir au-dessus d'elle. Parce qu'elle savait qu'il se sentait égale à elle en tout point. Et ce qu'il dit par la suite lui prouva qu'il lui arrivait même de se sentir inférieur à elle, ce qui étonna la jeune femme au plus haut point.

-Riza?

-Hum?

-Toi, tu as trouvé que c'était bien?

-Tu n'as pas entendu sur quel ton je criais ton nom?! Rit-elle.

-Tu aurais pu faire semblant, pour me faire plaisir.

-Roy, tu as été merveilleux et j'ai passé la plus belle soirée de ma vie depuis des lustres. Tu ne devrais pas douter de toi à ton âge et avec la quantité de femmes qui courent après toi.

-Tu te rappelles que ce soir, c'est plutôt moi qui a du te courir après?

-Oh, ça ne compte pas. Ce qui compte, c'est que je t'aime et que nous sommes vendredi.

-Vendredi? Qu'est-ce que ça change? S'étonna-t-il, avec la lenteur caractéristique à tout mâle qui ne doute plus de lui-même et se permet de passé en mode repos après une activité particulièrement éreintante.

-Je vais pouvoir rester tout le week-end ici…

-Vraiment? Eh bien, ça va nous donner le temps de nous rattraper.

C'est qu'il avait de la suite dans les idées…

-Je manque de sommeil ces derniers temps, moi aussi.

-Ce n'est pas ce dont je parlais.

-Je le sais, mais je me moque de toi Roy!

-On devient coquine alors?

Elle se recula sur les oreillers pour le regarder droit dans les yeux.

-Non. J'essaie d'être moi-même. Ce n'est pas facile de se détacher du travail quand je suis avec toi.

-Ne dis pas ça.

-C'est décidé, demain, je te réveille à la première heure pour remplir tous les dossiers en retard qui doivent traîner dans cet appartement!

-Oh non, tu ne vas pas remettre ça. J'ai achevé une masse de travaille incroyable durant les derniers jours.

-Si tu fainéantes à cause de moi, alors, je mettrais vraiment ta carrière en danger. Alors, si tu veux que nous continuons tous les deux, autant de te tenir prêt à marcher au pas.

-Eh bien, je ne suis pas au bout de mes peines. Mais je te dois bien quelques dossiers en retard.

-Quelques dossiers? Il s'en est perdu une centaine durant les derniers mois, môsieur Mustang.

-Parce qu'on me sert des monsieur Mustang maintenant, mademoiselle Hawkeye?

-Warf, warf! Jappa Black Hayate en sautant au pied du lit à ce moment, l'air un peu perdu.

Il avait réussi à retrouver sa maîtresse de peine et misère et paraissait plutôt fatigué.

-Tu veux dormir toi aussi, hein, mon bébé? Allez, installes-toi là, Hayate, nous allons nous taire et tu vas pouvoir te reposer.

Roy regarda le chien avec un léger froncement de sourcil, quand la jeune femme de ses rêves se glissa entre ses bras, appuyant son dos à son torse.

-Allons, mon amour, c'était toute une soirée et maintenant, j'aimerais…

Elle se tut tout d'un coup, incapable d'ajouter un mot. Ce qu'elle allait dire était assez triste quand elle y pensait et elle n'avait pas envie d'être triste.

-Qu'est-ce que tu aimerais, Riza?

-J'aimerais que pour quelques heures encore, on fasse semblant d'être un vrai couple, avant de retourner au QG.

-Qu'on fasse se… semblant? Répéta-t-il, prit par surprise.

Est-ce qu'elle était en train de dire que tout ce qui venait de se passer entre eux, que tout ce qu'elle avait fait et dit, que chacun de ses regards ne voulaient rien représenter de plus qu'une mascarade qui servait à faire semblant?

-C'est bien ça non. Les amants maudits qui ne peuvent se voir qu'en secret et que dès qu'ils sont dans le vrai monde doivent agir comme deux simples collègues de travail. Si je veux poursuivre ma carrière et si je veux t'aider à gravir les échelons dans l'armée.

-Riza…

-Oublie ce que j'ai dit pour l'instant Roy. Nous retomberons bien assez vite dans la réalité. C'est juste, que je trouve ça difficile d'agir comme ça, dans la clandestinité.

-Ce n'était pas si clandestin que ça. Il y a plein de monde qui nous ont vu rentré dans l'appartement ensemble.

-Oublie tout ça Roy. Je t'aime. Et c'est la seule vérité en laquelle je veux encore croire.

-Eh bien, n'oublie pas que tu peux me croire quand je te dis que je t'aime.

-Je te crois, sinon, je ne serais pas ici. J'ai confiance en toi. Bonne nuit, mon chéri.

Roy eut de la difficulté à lui souhaiter bonne nuit lui aussi. L'usage de ses deux mots : mon chéri, l'affectait beaucoup plus qu'il ne l'aurait cru. Cela authentifiait ce qu'ils avaient partagé. Black Hayate grogna au pied du lit, tournant sur lui-même un moment pour choisir ses quelques centimètres de couvertures. Le soldat sentit que malgré la pointe de tristesse qu'avait amené en lui les propos de Riza, il était content. Il tenait ce qu'il avait de plus précieux au monde dans ses bras ce soir. Et il en ressentait une profonde joie, que rien n'aurait pu changer. Sauf, l'avenir. Et encore, à ce moment, il murmura quelque chose à l'oreille de la jeune femme, qui la fit sourire. L'avenir pouvait leur réservé de belles surprises à eux aussi…

À suivre

C'est une note un peu triste pour conclure un chapitre, mais il faut bien s'y faire. Je suis surchargé, alors, pour vos demandes spéciales :

Je voudrais recevoir des commandes de fics. (Oh, pas beaucoup, juste pour le plaisir de voir ce que je peux faire…) One-shot de préférence, avec un sujet plus ou moins large. Je n'accepte pas les commandes pour la Saint-Valentin, elles seraient en retard, mais si c'est pour une Saint-Valentin en retard, ça marche!

Merci et bonne journée encore!