hey hey, les gens !

Comme j'ai un peu plus de 360 review (merciiiiiiiiiiiiiiiiiiii), je souhaiterais vous proposer un truc : celui qui postera ma 400ème review aura le droit de poser toutes les questions qu'il veut (même si c'est un spoil). Trichez pas en en mettant plusieurs, quand même, ce serait pas du jeu^^

Bonne lecture !


Chapitre 36 :

Ils étaient en cours de sortilèges, alors que Flitwich essayait de se faire entendre dans le vacarme que faisaient les élèves inattentifs, Harry essayait vainement de se concentrer.

La fatigue, rajoutée à son rhume et à sa déprime, ne l'aidait en rien à cela.

On récapitule, Ryry, juste histoire de positiver ?

Depuis sa naissance, il a perdu ses parents, puis Cédric, puis Sirius, puis Jérémy, et maintenant il avait appris qu'il était le prochain sur la liste à cause d'un foutu sort d'un foutu mage noir et d'une putain de malchance qui n'était apparemment pas décidée à lui foutre la paix.

Génial, tout allait bien, parfaitement bien...

Soudain, il sursauta : des voix retentissaient dans sa tête.

« Tuez-moi, au secours, je ne veux pas mourir, maman, je veux rentrer à la maison, à l'aide, laissez-moi partir... »

Harry ferma les yeux et appuya vivement ses mains sur les tempes. Mais le bruit continuait, envahissant son esprit et le coupant du monde extérieur sans qu'il ne comprenne pas ce qu'il se passait...

« Laissez-moi, il va venir, c'est le Sauveur, Il a promis de me protéger, sauvez nos familles ! Ne le touche pas, achevez-moi... »

La brume.

C'est la brume qui lui parle !

Ces voix dans sa tête, c'est à Askaban ! C'est ses prisonniers qui l'appellent !

Harry se leva d'un coup, faisant taire tous les élèves de la classe qui le regardèrent d'un air surpris. Il échangea un rapide coup d'œil avec Blaise, Ron et Hermione avant de se diriger vers la fenêtre.

Il entendit distraitement la voix de son professeur l'interpeller mais ne lui prêta pas un instant d'attention.

Il ouvrit la fenêtre, sa cicatrice lui faisait mal.

Évidemment...

Un étau de haine l'entoura soudain et il grimpa sur la fenêtre, faisant pousser des cris aux élèves de la classe.

Mais Ron et Blaise s'interposèrent, entre lui et les autres, intransigeants, le protégeant de tout.

Harry hurla alors, les mains accrochés aux bords de la fenêtre, penché légèrement en avant. C'était un hurlement venant du ventre, profond, retentissant. C'était un appel.

Il poussa sur ses jambes, et sauta dans le vide.

Et son dragon, fidèle à l'appel, vint le rejoindre dans sa chute et se glissa sous son corps pour s'envoler, emportant Harry avec lui.

Il ne chercha pas à savoir comment Ryano avait su qu'il devait être là, ni même à savoir comment il savait que le hurlement serait un appel. C'était ainsi et c'est tout.

Il avait quelque chose de bien plus grave à penser.

.

Harry survolait les eaux glacées qui entourait Askaban quand il vit la prison se dresser devant le soleil couchant qu'on apercevait derrière la brume.

Toujours intacte (ce qui prouvait que Voldy n'était pas en train de faire évader ses mangemorts sinon elle serait en miette, comme lors de sa cinquième année, le froid était pourtant bien plus saisissant et douloureux qu'auparavant.

Son dragon frôlant quelques fenêtres à barreaux du bout des ailes, Harry vit l'intérieur et écarquilla les yeux : dans presque toutes les cellules un détraqueur était occupé à donner un baiser aux prisonniers.

Voldemort était vraiment sournois...

-Spero Patronum !

Un cerf blanc jaillit de sa baguette et plongea dans le mur. Harry se concentra sur tous les souvenirs heureux qu'il pouvait pour augmenter la puissance de son patronus et bientôt, une lumière vive et blanche éclaira tout l'intérieur de la prison.

Continuant de faire des tours autour, à cheval sur son dragon, Harry regardait à l'intérieur comme il le pouvait pour tenter de voir comment ça se déroulait...

Il eut sa réponse quand tout un bataillon de détraqueurs fut chassé de l'étage supérieur, avant que la fuite ne progresse de plus en plus vers le bas jusqu'au rez-de-chaussée (là où étaient détenus les condamnés à vie).

Une fois que Harry supposa qu'ils étaient tous sortis, il inspira fortement et pointa sa baguette sans rien viser en particulier et lança un puissant :

-finite incantatem !

Le sort de grande envergure sembla faire effet puisque les détraqueurs redevinrent dociles et rentrèrent à nouveau calmement dans la prison. Harry détourna alors les yeux pour la première fois pour observer les environs, cherchant une trace de Voldemort... mais rien, rien du tout.

Soit Voldemort avait fait ça à distance, soit il s'était barré rapidement avant d'être pris pour cible par ses créatures.

Il se rappela de ce que lui avait dit Rémus, en troisième année, sur le fait que les horreurs qu'il avait vécu le rendait plus vulnérable face aux détraqueurs...

Le mage noir aussi, sûrement, y était plus sensible que la moyenne...

Il lança ensuite un sort de scellement, empêchant toute personne autre que lui de rajouter le moindre sort sur les pensionnaires de la prison ou la prison elle-même. C'était un des trucs qu'il avait appris avec ses prisonniers, et qui lui permettait de faire tenir un sort longtemps sans qu'il pompe dans son énergie jusqu'à épuisement.

Sa vie s'épuisait déjà bien assez vite comme ça, il n'avait pas besoin d'une sanction supplémentaire...

-on rentre à la maison, Ryano...

Le dragon pencha alors les ailes sur le côté et ils firent ainsi demi-tour, ne tenant pas à rester un instant de plus auprès de ceux qui l'appelait Sauveur.

En ce moment même, il n'avait pas envie d'être le Sauveur de qui que ce soit...

.

Le magyar à pointe atterrit au milieu du parc de Poudlard, laissant Harry descendre souplement.

Il soupira et caressa un instant les écailles du dragon, le regard dans le vide, les bras tremblants un peu. Il éternua et s'essuya le nez avec sa manche.

Ryano se pencha un peu et souffla un air chaud au visage de Harry qui ferma les yeux pour savourer.

-ne t'inquiète pas, Ryano, ça va... Tu m'as manqué...

Il passa alors ses bras autour du cou du dragon tandis que celui-ci refermait ses immenses ailes autour de l'adolescent qui frissonna avant de se rapprocher encore plus du corps du saurien, déglutissant.

Il avait des larmes plein le corps, mais aucune dans les yeux.

Sirius...

Il aurait tant voulu être quelqu'un d'autre, en ce moment...

.

-Harry, où étais-tu ? Interrogea Hermione dès qu'il entra dans la Grande Salle pendant le dîner, l'air fatigué et las, le visage sans expression.
-nulle part, c'est déjà réglé.

Il passa devant elle sans la regarder, attrapa rapidement quelque chose à manger puis repartit comme il était arrivé, traînant les pieds et reniflant.

Ryano était parti dans la forêt après l'avoir déposé dans le parc, il n'avait rien à craindre là-bas (le dragon qui y était déjà n'était pas de taille à lui causer problème de toute manière), Harry ne s'inquiéta donc pas pour cela. Et Tant que Minerva ne lui demandait rien, il n'irait pas lui rendre des comptes quand à la présence de Ryano prêt de l'école.

Il se rendit dans sa suite, sachant qu'il serait seul mais s'en fichait bien.

Il n'avait pas besoin de Severus ou de Lucius.

Il n'avait besoin de personne.

-maman Lulu.
-entre, gamin.

Le tableau de la vieille fille ne fit pas d'autre commentaire et Harry ne put que lui en être reconnaissant avant de fermer derrière lui et de s'y adosser.

Il en avait marre de ne plus sentir de goût quand il mangeait quelque chose, il en avait marre de plus savoir pleurer, il en avait marre de ne penser qu'à Voldemort et son prochain coup, il en avait marre des regards inquiets d'Hermione, de la sollicitude de McGonagall, des regards langoureux des filles de Poudlard, du froid de l'hiver, de sa mort prochaine, de la brume, de tout...

Il était tellement fatigué...

Il regarda son lit qu'il aimait tant avec un regard fatigué avant de se rendre compte qu'il n'avait absolument pas le courage de le rejoindre. Il se laissa donc glisser jusqu'au sol où il se roula en boule avant de se laisser submerger par le sommeil.

.

Ginny était dans les cachots, recroquevillée dans le froid de l'hiver, essayant grâce à la magie de ne pas mourir de froid.

Régulièrement, les préfets ou les professeurs faisaient une ronde autour de sa cellule pour vérifier qu'elle n'avait pas tenté de prendre la fuite...

Mais c'était inutile : elle ne tenterait rien.

-Charlie m'a volé Harry, sanglotait-elle. Charlie est le monstre, ce n'est pas moi, c'est lui...

Elle sanglotait dans le silence du sous-sol du château, appelant d'une voix sourde celui qu'elle avait tant aimé et le suppliant de venir la sauver. Elle était à peine consciente que personne ne l'entendait, pas même les gardiens qu'elle voyait passer de temps en temps à ses côtés.

-Harry devrait m'appartenir, je voulais tant qu'il m'appartienne... Oh Harry, reviens-moi... Regarde-moi. Je me suis faite belle pour toi, Harry, j'ai fait tellement d'efforts pour que tu me vois...

Elle se crispa, son corps secoué par des soubresauts qu'elle ne remarquait même pas.

-ce n'est pas juste, Harry. Ils n'ont pas le droit de t'aimer.

Un sanglot l'empêcha de continuer mais elle se reprit finalement et murmura d'une voix tremblante :

-tous les autres doivent périr, parce qu'ils ne te méritent pas... Oh Harry, je suis la seule qui a le droit de t'avoir, tu le sais n'est-ce pas ?

Dans l'ombre de la cellule, là où personne ne pouvait apercevoir quoi que ce soit dans la noirceur de la nuit, une silhouette féminine aux longs cheveux blonds souriait avec amusement en regardant la jeune fille.

Son manège était pitoyable et rappelait à Viuma pourquoi elle détestait tant les humains.

Un instant, elle fut tentée d'aller mordre la gorge gracile de l'humaine gémissante. Pas pour la transformer, non... juste histoire de se nourrir et supprimer cette stupide humaine incapable de séduire un garçon aussi simple d'esprit que Harry Potter.

Car elle n'avait pas abandonné, et un jour Harry Potter sera à elle.

Elle n'était pas pressée, après tout, les vampires ont la chance d'être immortels, c'est bien pour une raison.

Finalement, elle ne mordit pas la misérable adolescente et s'éclipsa silencieusement des cachots de l'école, disparaissant dans la nuit comme un fantôme.

Viuma n'abandonnait jamais.

.

« Prends garde à ton prince, c'est comme un trésor... »

« Alors Potter, même pas une larme pour ton petit orphelin ? »

« Monstre ! »

« J'ai tué Sirius Black ! »

« Ry, t'avais pas le droit de nous mentir comme ça... »

« Tu es meilleur héros que père, dommage que ce ne soit pas Jérémy que tu veuilles ressusciter. »

« Tout le monde n'est pas aussssi seul lorsssqu'il est entouré, mon humain. »

« Même si je dois passer toute ma vie pour le faire, je trouverais comment ramener Jérémy à la vie ! »

« En gros je suis comme un yaourt qui va périmer plus tôt que prévu ? »

« Ceux qui voulaient faire de toi leur héros ont bien réussi à te formater, Ryry... »

Et soudain, le hurlement retentit.

Harry ouvrit les yeux.

Il essaya d'inspirer profondément mais s'étouffa presque avec sa morve qui lui avait coulée jusqu'au menton.

Beurk, quel manque de classe, Ryry...

Il se leva donc en essuyant son nez du dos de la main, et fut bientôt prêt pour une nouvelle journée de cours, une journée de vie en moins.

Oui, il pensait comme un dépressif, et figurez-vous qu'il vous emmerde.

Et tant pis pour la politesse...

Il changea rapidement de chemise tout en essayant de se rappeler pourquoi il avait dormi par terre.

Son dos lui faisait plus mal que d'habitude, en plus, et il se fit la rapide réflexion qu'il devrait aller voir Severus pour qu'il lui remette de la potion dessus avant qu'il se retrouve à nouveau avec le dos à vif.

Il éternua bruyamment, renifla, se boucha le nez pour éviter d'éternuer encore une fois et se frotta les yeux à la recherche de ses lunettes.

Ne pouvoir respirer par le nez lui donnait les lèvres et la bouche complètement desséchée. Et pour arranger le tout, sa tête lui faisait un mal de chien à force d'entendre son cœur battre dans ses tempes.

C'était extrêmement désagréable mais il ne connaissait pas 50 moyens de se débarrasser d'un rhume pareil, même si ça n'avait rien de magique. De toute manière, il n'avait pas envie de voir Pomfresh, surtout pas dans les conditions mentales où il se trouvait. Il en avait marre de l'infirmerie...

Il se leva et commença à marcher en direction du hall du château, avec la ferme intention de sortir pour se débarrasser de cette foutue maladie qui lui tenait la tête dans un étau.

.

Harry marchait dans les couloirs quand il entendit la voix de sa meilleure amie s'élever, inquiète :

-Harry ça va ?
-malade...

Et ce n'était pas peu dire : Harry avait les joues rouges et les yeux troubles. Il avait l'air déterré et ses cheveux étaient presque coiffés (oui, oui, coiffés !).

Il était vraiment malade

Hermione lui attrapa le bras et le tira vers la chambre personnelle de Harry dans le but de l'allonger, mais Harry se dégagea soudain et tituba de quelques pas en arrière.

-non !
-quoi ? Mais Harry...
-c'est pas en me noyant sous les couettes que j'irais mieux ! Je connais la technique suprême pour...

Il éternua bruyamment et reprit :

-pour me débarrasser d'un rhume !
-ah oui, tu l'as appris dans le livre du prince de sang-mêlé, n'est-ce pas ? Ce n'est pas une bonne idée, Harry !

C'est presque ça. Ce n'est pas son livre, mais le prince lui-même qui lui a appris ça.

Enfin plus ou moins...

Disons qu'il l'a sous-entendu.

Sûrement.

Peut-être...

Bref !

-meuh si ! « Il faut vaincre le mal par le mal », Mione !

Et Harry se détourna pour partir.

Il avait déjà commencé à enlever ses vêtements quand ils passèrent devant la Grande Salle.

À la vue du survivant en chemise ouverte sur son torse, en train d'enlever sa ceinture, toutes les filles écarquillèrent les yeux en se redressant dans l'espoir de voir mieux tandis que les garçons s'échangèrent un regard septique.

Mais qu'est-ce qui se passait encore dans la tête de ce stupide Élu ?

Une fois encore, ils n'eurent pas de réponse, mais quand Hermione débarqua dans le couloir en hurlant à Harry de revenir immédiatement se soigner sinon ça allait barder pour son matricule, ils purent voir Harry prendre ses jambes à son cou, sa ceinture gisant sur le sol.

Harry n'en menait pas large, si Hermione le rattrapait, elle l'empêcherait de guérir en le ramenant dans son lit, ou pire, dans l'infirmerie !

Ne voulant absolument pas terminer dans ce lieu de malheur où il avait l'impression d'avoir passer plus de temps que sur les bancs de l'école, il accéléra encore et arriva au portail.

La neige recouvrait le sol.

Parfait, mon petit Ryry !

Il finit de dégager son pantalon d'un mouvement brutal du pied, et dès qu'il entendit le hurlement rageur de sa Mione dans son dos, Harry n'hésita plus.

Il se jeta à corps perdu dans la neige. Dans le sens propre du terme.

Et quand Hermione arriva enfin à lui, Harry avait déjà roulé sur trois mètres et reposait, les bras en croix et les jambes trempées au moins autant que sa chemise.

Et dans les traces d'anges qu'il avait tracés sur le sol, Harry tremblait en soubresauts incontrôlés.

Il faut dire que la neige, c'est froid.

Surtout pour un frileux.

Surtout pour un malade. Peu habillé qui plus est.

Hermione poussa un énième hurlement, et se mit à lui reprocher son comportement irresponsable tout en essayant de le réchauffer en frottant énergiquement ses bras et ses épaules, n'osant pas lancé de sort de chaleur de peur d'aggraver sa fièvre.

Ron arriva peu après, et éclata de rire en observant la scène qui s'offrait à lui. Il les rejoint rapidement pour couvrir Harry de sa cape, tandis que la foule s'amassait, observant avec une espèce de soulagement le trio d'or reprendre enfin leurs bizarreries habituelles.

.

Poudlard reprenait doucement vie.

Harry se mettait doucement à sourire et prenait soin de Lisandra comme jamais, lui accordant toute son attention. Il fut encore plus proche que jamais avec ses meilleurs amis, et assista à tous les cours.

Il dormait presque mieux, au bout de quelques jours, et reprenait doucement des couleurs. Il arriva même qu'il rit avec les autres élèves de Poudlard, à certaines occasions.

De plus, les filles avaient cessé de l'accaparer pour la chasse à la virginité, donc tout était tranquille pour une fois dans la vie de l'Élu.

Mais certaines choses ne restent pas dans l'oubli, particulièrement quand c'est l'une des raisons de vivre de Harry.

Ainsi, quand Severus lui indiqua que le rituel pour ramener Sirius Black de l'arche était prêt, Harry perdit toute sa jovialité pour reprendre son sérieux qu'il avait mis de côté jusqu'à présent.

Parce que ces choses qui ne restent pas dans l'oubli sont intemporelles, et se fichent bien que Harry recommence à vivre ou non, se fichent bien du vide qu'elles provoquent dans l'âme des gens, et se fiche bien des blessures qu'elles causent...

Elles sont là, et il faut faire avec.

.

Harry venait d'annoncer à ses amis que le rituel était près, et qu'il allait le faire même si ça ne lui plaisait pas.

Ron lui affirma qu'il le soutenait, comme d'habitude, mais Hermione resta silencieuse.

Il pouvait clairement sentir son désaccord, et même si ça le blessait un peu, il ne pouvait pas lui en vouloir.

Après tout, il savait depuis le début qu'il ne pourrait pas garder éternellement ses amis à ses côtés, et qu'à un moment où un autre il finirait seul.

Comme Voldemort...

Harry secoua la tête de gauche à droite puis déclara :

-rentrons au château avant de tomber malade.

Mais alors qu'ils faisaient demi-tour, Harry aperçut quelqu'un venir vers eux et se figea.

-Lisandra ? S'étonna Harry en la voyant arriver, un grand livre dans les bras.
-il existe une pierre, Harry, qui peut ramener les morts à la vie ! Je l'ai lu dans ce livre, ce n'est pas un simple conte, les reliques de la mort existent réellement et...
-non Lisandra, la coupa doucement Hermione.

Mais Lisandra ne lui prêta pas la moindre attention et, dans le parc enneigé de Poudlard, continua en criant presque :

-on peut ramener Jérémy ! Il pourrait revenir et on reformerait à nouveau une famille...
-la pierre...

Lisandra perdait son sang froid, s'énervant mais cette fois contre Harry :

-mes parents sont morts, mon frère est mort, et toi tu vas bientôt mourir aussi ! Est-ce que je n'ai pas le droit d'avoir une famille à la fin ?
-la pierre a été détruite !

Lisandra se tut et regarda Hermione, les yeux écarquillés.

-quoi ?
-Dumbledore l'a détruite, expliqua enfin Harry, mais de toute manière elle ne ressuscitait personne, mais en donnait juste l'illusion.
-mais Jérémy...
-Lisandra, même si c'est dur, il faut se résoudre à faire son deuil un jour ou l'autre, fit lentement Hermione en s'accroupissant à ses côtés.

En disant cela, elle avait jeté un regard à Harry qui comprit très bien le message. « Même si ça ne change rien », se dit Harry en souriant faiblement.

Désolé Mione, mais ton cher Ryry a besoin de ça pour sauver le monde...

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Quand les vacances de noël furent là, Severus avait tout fini et n'attendait plus que Harry et ses « trois personnes auquel il tenait » pour activer le rituel.

Harry avait demandé à Minia d'aménager une chambre pour accueillir Sirius. C'était sa façon de se persuader de la réussite prochaine de la mission. Il ne doutait pas, mais faire ce genre de chose lui donnait une sorte de point d'ancrage, à défaut d'avoir la certitude.

Harry passa juste une nuit au manoir.

Il regarda les sœurs moldues jouer aux cartes dans les immenses fauteuils en cuir du salon, Draco et Lucius s'affronter aux échecs, Lisandra faire ses devoirs de vacance et Minia lire un roman sorcier. Puis, peu à peu, chacun alla se coucher et Harry resta seul dans le grand salon, les pieds calés sous ses cuisses pour tenter de conserver un minimum de chaleur.

Le cœur serré et l'esprit en ébullition, Harry ne parvint pas à dormir de la nuit.

.

Au petit matin, Harry alla chercher Ron à Poudlard puis ils transplanèrent devant le manoir.

-wah, c'est à toi tout ça ? C'est aussi grand que chez les Malfoy !
-n'exagèrent pas, Ron, et puis moi j'ai pas mal de personne à y loger, contrairement à eux.

Ils s'avancèrent et Harry repoussa la grande porte d'un coup de baguette, les faisant pénétrer dans le hall d'entrée.

Malfoy, qui était installé dans le salon à côté, entendit le bruit et vint voir ce que c'était.

En voyant Harry, il se figea un instant et ils s'observèrent, dans un même silence éloquent, ne sachant pas que dire à un moment pareil. Ce fut l'ancien serpentard qui parla le premier, d'une voix douce bien qu'hésitante :

-Potter, t'es sûr de... ?
-oui.
-bon... je vais chercher Rogue et mon père...

Harry ne répondit pas.

Ils ramèneraient Sirius à la vie, son prince... C'est enfin le moment.


et vi, ça devient sérieux pour notre cher célébrité ! Tant mieux, car il ne reste plus beaucoup de chapitres avant la fin de l'histoire u_u

n'oubliez pas la review s'il vous plait ^^

merci d'avoir lu

Yume la pitite chaussette cannibale u_u