Oha-yooo ! (o^▽^o)

Merci pour les reviews~ Et désolée de vous avoir fait attendre aussi longtemps (≧▽≦) J'ai eu une grosse panne d'inspiration, je ne savais pas comment lier mes idées, mais maintenant que j'ai trouvé, ça devrait aller ! (´。• ω •。`) Je suis complètement crevée donc je pense arrêter mon commentaire d'auteur ici (≧▽≦)

Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture et un bon grignotage~ ╰(▔∀▔)╯


- Poupette... Tu m'écrases...

Théo releva la tête, n'arrivant pas à croire ce qu'il venait d'entendre, ses yeux sortant de leurs orbites. Il croisa le regard brumeux et évasif de son amant, savourant leur contact tant espéré depuis trois semaines. Le choc le figea sur place, autant que Balthazar qui dévisagea son apparence en ne comprenant pas bien ce qui se passait. Le guerrier ne se posa pas de question, peu lui important de savoir si oui ou non il rêvait, et se pencha de suite vers son compagnon pour échanger un baiser désespéré. Bien que surpris, le mage y répondit, ayant lui même craint de ne jamais le revoir. Ils firent au mieux pour profiter de l'étreinte sans écraser les fillettes. Ces dernières se réveillèrent sous l'agitation et sursautèrent en voyant l'érudit éveillé. Elles séparèrent leurs pères en se jetant au cou du brun, pleurant à chaudes larmes et l'étouffant tant elles le serrèrent fort.

- Doucement !... Doucement, j'arrive plus à respirer !...

Le demi-diable soupira en abandonnant, les comprimant en retour en fermant les yeux pendant quelques secondes. Il posa alors un regard sur son conjoint qui le détaillait avec l'air le plus vulnérable qui soit, déchirant son cœur sous la douleur qu'il pouvait lire dans ses prunelles. L'un de ses bras quitta ses enfants pour que sa main puisse se lever et glisser contre sa joue, balayant la barbe et les quelques mèches rebelles. Il put sentir sous sa paume la peau moite et collante du soldat détruit qui reprenait peu à peu espoir, essuyant l'humidité de son pouce. Lentement mais sûrement, Balthazar comprit qu'il était inconscient depuis longtemps, du moins, s'il en croyait la pilosité de son partenaire.

- Je suis là..., souffla-t-il pour rassurer sa famille, déglutissant en frottant le dos de ses enfants et caressant tendrement la joue de son amant. Je suis là...

Théo ferma les yeux et posa sa paume sur la sienne, son cœur battant si vite que sa tête tournait. Le contact inespéré lui avait terriblement manquer, un bonheur infini le submergeant en sentant et voyant son homme vivant et animé. Ses craintes s'apaisèrent lentement et il émergea du gouffre interminable dans lequel il était.

Au travers du lien particulier qui les uni, Balthazar put ressentir tout l'affliction, la rage et la détresse de son conjoint s'évaporer dans un regain de lumière. L'union du diable produit il y a de cela plus de deux ans avait eu des effets secondaire en plus de leur particularité déjà connu. Ils pouvaient se sentir, connaître d'instinct si l'autre avait un problème.

Aucun n'écrit ne relatait d'un lien aussi intense entre deux âmes, mais peut-être que l'origine diabolique du sort en était la cause. Personne ne parlait des effets que pouvait avoir un sort d'un diable, sauf s'il parlait de destruction et désolation. Des choses comme l'union née de la passion et de la luxure était complètement méconnu. Si jamais Enoch ne leur avait pas répondu, ils n'auraient jamais su ce qui s'était passé.

Théo était beaucoup moins sensible que son compagnon sur la magie, il ne ressentait donc qu'un effleurement instinctif dans son esprit. L'érudit par contre, avait une alarme qui hurlait à lui percé les tympans, entendant presque naturellement les pensées de l'autre. Pas qu'être si proche le dérangeait, loin de là, mais il se sentait déjà à l'étroit dans son esprit avec son colocataire démoniaque pour avoir son amant en plus à héberger.

Kaly et Liebel s'écartèrent enfin de leur père, le laissant se redresser pour s'asseoir. De suite, Théo le rejoignit et l'enlaça, plongeant une main dans ses cheveux et empoignant sa chemise de l'autre. Ils fermèrent les yeux et se savourèrent, ressentant leur chaleur, les battements de leurs cœur. Tout simplement, ils se sentaient vivant et ça leur donnait des bouffées de joie démentielles. Le couple s'éloigna légèrement afin de s'embrasser à nouveau, approfondissant l'échange et se rassasiant de tout l'amour qu'ils se portaient.

- Ne me refait plus jamais ça..., grogna le paladin d'une voix encore brisée malgré sa tentative d'être rude.

- Je te promet d'essayer..., répondit l'érudit en souriant, venant cueillir un autre baiser sur ses lèvres.

Leurs enfants furent rassurés de les voir ensemble, attendant qu'ils se séparent un peu pour pouvoir se glisser dans l'étreinte. Le mage garda un bras dans le dos de son concubin et entoura les petites de l'autre. Il embrassa plusieurs fois le front de Liebel qui émit ce léger sifflement adorable qui était son rire.

- Tu t'es bien débrouillé, ma poupette, tu as fait tout ce qu'il fallait ! Si Dad va bien c'est grâce à toi !

Fière, la blanche se plaqua contre lui, partageant le faible espace avec la rouquine, rougissante de bonheur. Ses pères caressèrent sa tête, la laissant apprécier le réconfort dont elle avait cruellement besoin.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Théo, la question l'ayant tourmenté pendant tout le coma de son amant.

- Quand l'énergie qui maintenait le système de sécurité en place s'est coupé, j'ai pu sortir et foutre un beau merdier en essayant de quitter les lieux. Je ne savais pas du tout où j'allais et m'inquiéter pour Liebel ne m'a pas vraiment aider à me concentrer : je suis tombé dans une embuscade. J'ai essayé de me défendre mais contre les lances de vingts types bourré aux stéroïdes... J'ai clairement pas fait le poids, expliqua-t-il en hochant la tête et haussant une épaule, prenant l'événement à la légère.

Sa nonchalance ne plu que très peu au guerrier qui l'embrassa en empoignant ses cheveux. La passion découlant du baiser fut perceptible que par les protagonistes. Ces dernier s'échangèrent un regard brillant, avant de se tourner vers leur enfant, réalisant la gêne qu'était leur présence en ce moment actuel.

- Mes chéries, sourit le mage, attirant les yeux de leurs filles intriguées par ce qui venaient de se passer, car ne comprenant pas. Si vous allez dormir avec tonton Shin ? Il doit encore être très triste, alors faut le consoler et lui faire un gros câlin pour faire dodo.

- Oui, il était tout triste, se souvint parfaitement Kaly avant de se tourner vers sa sœur. Viens, on va faire partir son chagrin !

Liebel hocha vigoureusement la tête et descendit du lit avec la rouquine, le paladin les accompagnant jusqu'à la porte et s'assura qu'elles soient bien partit. Elles n'entendirent donc pas le loquet se fermer lorsqu'elles passèrent dans un autre couloir, et furent bien loin de se douter que leurs parents fêtaient dignement leur réunion.

Le lendemain matin, les amants se réveillèrent ensemble en douceur, se regardant longuement avant de se décider à se lever. Même s'il ne le releva pas, Théo remarqua bien que son compagnon avait du mal à bouger et semblait des plus affaiblis. Il fit taire son inquiétude et continua de se préparer, faisant un brin de toilette et se rasant et coupant un peu ses cheveux pour y voir plus clair.

Fin prêt, ils rejoignirent la salle principale sous les yeux effarés de la tenancière. Grunlek, déjà installé à une table avec Shin et les enfants, se leva, tous arborant un immense sourire. Les petites n'avaient pas tenu leur langue et annoncer la bonne nouvelle, tous attendant donc avec impatience que le couple se lève.

L'archer de jeta dans les bras de son ami, pleurant de joie, faisant rire ce dernier qui frotta son dos tout en tenant la main du guerrier. Le groupe finit par s'asseoir, Mira venant leur servir un bon repas offert par la maison, serrant l'épaule du soldat en le félicitant du regard. Elle était heureuse que lui ne soit pas séparé de son partenaire de vie comme elle l'avait été.

N'ayant pas conscience de l'histoire, le paladin échangea un regard intrigué avec le mage avant que tous ne se jettent sur leur assiette. Ils mangèrent dans un silence partagé entre le soulagement et quelque chose de pesant. L'érudit semblait ne pas avoir le moral, son regard perdu dans un souffrance psychique. Il essayait de ne pas céder, et se contenu au mieux avant de demander à ses filles, qui l'avaient collé jusque là, d'aller jouer un peu une fois le repas fini. La discussion sérieuse approchant à grand pas, les amis du demi-diable l'observèrent se préparer à prendre la parole, attrapant et fixant la main de son conjoint.

- Faites comme bon vous sembles mais moi... J'ai besoin d'un peu de vacance...

Ils ne furent pas surpris de l'annonce, et moins que Théo resserre ses doigts entre ceux du brun pour lui prouver qu'il resterait avec lui.

- Je dois me refaire une santé, j'ai toujours pas récupéré de l'empoisonnement de la dernière fois... En plus, ça fait bien trois fois que je manque d'y passer alors...

Sa gorge se serra au fur et à mesure qu'il parlait, les événements ayant été trop durs pour qu'il puisse les supporter dans un laps de temps si court. Les larmes montèrent doucement mais sûrement à ses yeux et sa main trembla contre la paume de son compagnon.

- J'ai besoin de me poser quelque temps avec ma famille... Parce que... J'en peux plus..., avoua-t-il d'une voix chevrotante en levant les yeux vers le plafond, clignant des paupières alors que ses larmes coulèrent par elles mêmes, puis il baissa à nouveau la tête en se reprenant au maximum. Y'a du taff en ville, c'est pas un problème, mais... Je voudrais freiner les aventures pendant quelques temps...

- Tu voudrais rester en arrêt pendant combien de temps ? demanda Shin, touché par sa peine.

- Je ne sais pas encore... Mais plus qu'une ou deux semaines...

- Je vous accompagnerais et je prendrais un travail à mi-temps en ville, voir un peu ma femme et mon fils me fera du bien.

- Si je ne vous surveille pas, vous allez ruiner les caisses de l'auberge et la faire flamber, sourit Grunlek pour apporter un peu de légèreté, voyant Eden revenir de sa promenade et faire la fête à Balthazar. Je vous accompagne.

- On est loin de chez nous ? demanda le mage en se tournant vers son amant, caressant la louve coller à son ventre.

- Une semaine de marche, je pense.

-Bien, on devrait se mettre en route maintenant..., déclara-t-il en se levant, perdant un peu l'équilibre alors que sa tête tournait.

- Hey, doucement, prévint son concubin en le rattrapant, plus inquiet qu'en colère. Tu sors du coma, du con...

- Ouais, pardon, rit doucement le demi-diable en se reposant contre lui.

Les amants restèrent ainsi enlacés quelques secondes, un petit flottement prenant place avant qu'ils ne refassent attention à leur amis. Le soldat garda le mage contre lui, serrant plus sa main contre sa hanche en la caressant un peu de son pouce. La tendresse hurlante entre eux était à la fois belle et déchirante, les épreuves se ressentant en elle.

- Bon, on y va ? On va pas pourrir ici.

- Ouais, rentrons à la maison, sourit Grunlek en les encourageant à le suivre.

Mira les saluèrent, l'ingénieur et le demi-élémentaire la remerciant d'un geste, les petites suivant leur famille en faisant de même. La promesse des vacances leur donnèrent la force de se mettre à cheval et de commencer leur route. La journée se passa dans un silence absolut, seuls les enfants animèrent un peu la trompe par leurs jeux et l'attentions qu'elles réclamaient. Ce fut le soir que les langues se délièrent un peu, du moins, que le mage engagea la conversation en mangeant du bout des lèvres quelques aliments solide avec son bouillon soigneusement préparé par Grunlek.

- Au fait, les techno-mages, ils ont continués leur merde ?

- S'ils le font, ils sont discret, répondit Shin. Aucune rumeur d'élémentaires étranges rôdant mystérieusement.

- Faut dire que Liebel les a bien défoncé comme il faut, renchérie Théo en jetant une brindille dans le feu, sa fille rougissant de bonheur au compliment. Je pense pas non plus que l'envie de la kidnapper les reprenne.

- On a été relativement tranquille ces dernier temps, peut-être à cause du conflit déjà présent entres les guildes, fit Grunlek. Ils ont plus important à faire que de s'occuper de notre cas.

- On a donc le moment parfait pour se retirer quelque temps, comprit Balthazar, caressant les boucles de Kaly assise sur ses genoux.

- Ne pas être pris par le temps, ni même être coursé, soupira Shin en rêvassant. Ça va être super...

- On devrait rester sur nos gardes avec ces techno-cons, fit le guerrier. Ils pourraient resurgir avant même qu'on entende parler d'eux, faisant de nous le premier poulet à abattre !

Le mage voulut répliquer pour approuver mais s'étouffa, toussant presque violemment en inquiétant son compagnon. Ce dernier leva une main, prêt à le soigner qu'importe la raison, mais il fut délicatement éconduit par des doigts se mêlant aux siens pour abaisser sa paume. L'érudit se calma et bu un peu de bouillon pour apaiser sa gorge rugueuse.

Personne ne voulait pousser les quelques forces de leur amis, ils ne rouvrirent pas la discussion et terminèrent de manger en silence, se couchant de suite après. La nuit fut tranquille malgré les quelques craintes de chacun, tous se rassurant en dormant les uns contre les autres. L'aube fut accueillit chaleureusement, tous petit-déjeunant en partageant leur chaleur par cette entrée d'hivers. Seul Shin resta à l'écart en appréciant le froid qui parcourait sa peau.

Ils petit-déjeunèrent puis couvrirent leurs traces avant de se remettre en selle. Épuisé, Théo s'endormit sur son cheval, restant droit malgré tout par habitude, son amant assoupi contre son dos. Le nain et l'archer sourirent, attendrit, et menèrent la marche. Pendant plusieurs jours, ce fut le même schéma, jusqu'à ce qu'ils arrivent aux abords d'une grotte aménagée. Le coin désertique et la réalisation amatrice des palissades de bois à l'entrée intrigua le groupe.

Shin partie en éclaireur, passant la porte dès que Grunlek força le cadenas. Ses amis l'attendirent pendant de longues minutes avant qu'il ne remonte avec un air catastrophé. Ce qui inquiéta le plus le reste du groupe fut de voir ses mains couverte de sang. L'ingénieur monta la garde à l'entrée pour rester avec les fillettes, Théo refusant de quitter son amant qui était déjà rentré dans les sous-terrain avec l'archer. Les trois hommes suivirent donc le bleu qui les menèrent à la grande salle pleine de tableaux étranges couverts d'une seule couleur : le rouge. Une seule torche éclairait l'entrée du couloir.

- Au départ, j'avais pas compris, commença le demi-élémentaire, mais avec l'odeur j'ai vite faite le lien.

Il y avait effectivement un parfum rance de sang et de chair en décomposition, énormément de mouches tournants dans la pièce dans un bourdonnement agaçant. Du bout de son bâton enflammé, éclairant leur chemin, l'érudit alluma les torches qu'il trouvait, dévoilant peu à peu le sol maculé d'hémoglobine, des sceaux vides mais présentant traces de leurs précédentes utilisations. Des instruments de tortures étaient également en place, ayant beaucoup servit à l'évidence, sûrement pour extraire du sang. Qu'importe qui était ici, mais il s'adonnait à un art macabre.

- Y'a que des cadavres ici, déclara Théo en rengainant son épée.

- Attendez..., souffla Balthazar en levant la main et tendant l'oreille.

Ses compagnons se turent et firent de même mais n'entendirent rien. Sûrement que le diable de leur ami lui conférait une audition plus fine. Le brun suivit les sons, tenant son bâton à deux mains en se mettant sur la défensive. Son amant le suivit de prêt, bouclier paré à se mettre devant la tête de son homme et épée au clair. Shin ferma la marche en prenant garde à leurs arrières, ce taré pouvait être encore ici, se cachant en attendant le moment opportun pour leur planter une dague dans le dos.

En formation serrée, ils avancèrent le long du couloir et atterrirent dans ce qui semblait être une prison. L'odeur des déjections, de la nourriture avarié et de l'urine les prirent à la gorge, manquant de les faire vomir. Des sanglots aiguës et saccadés trahirent la présence d'un enfant, un bébé pour être exacte. Ne constatant aucun danger, le mage brisa sa posture et s'avança pour libéré l'enfant du poids des cadavres dans la cellule ouverte.

Il sortie un bambin d'un an, quelques cheveux blond sur le crâne et de profond yeux ambré. Une légère lueur émanait de lui et sa nature élémentaire ne fit aucun doute. Le petit paniqua entre les bras du demi-diable, ne le connaissant pas, mais après quelques mouvements de bascule et un air doucement fredonné de sa voix rauque et calme, il s'apaisa.

- Le tueur a dû le vidé de son sang et partir, sans se douter qu'un élémentaire de lumière passerait dans le coin, lança Shin en observant l'enfant, les blessures sur sa gorge en disant long sur ce qu'il avait subit.

- Qu'est-ce qu'il ferait ici ? demanda Théo, perdu. Les élémentaires de lumière ne se terrent pas dans les sous-sols !

- Il était peut-être à plusieurs kilomètre, répondit Balthazar en serrant le bébé dans son cou. Mais en ressentant la détresse de ce garçonnet, il est venu. Les élémentaires ne connaissent ni temps, ni espace, alors tout est possible.

- Putain, qu'est-ce qu'on va en faire, encore ? soupira l'archer en retirant sa capuche pour frotter son crâne.

- On va le nommer et le livrer à la première église de la lumière qu'on croisera, en anonyme. Ils sauront l'éduquer en conséquence.

- Bob, tu sais très bien ce qu'ils vont en faire...

- Je sais, Shin, mais je ne vois pas des humains capables de gérer un être couvrant une région de foudre. Il est jeune et aurait besoin d'assistance s'il ne veut pas imploser sous sa psyché, seul un mage confirmé peut le faire.

Tous s'échangèrent un regard avant de soupirer désespérément. Ils s'étaient encore embarqué dans une quête interminable.

- Eh merde...

- Je sais, souffla Théo au juron de son homme.

- Nan, il a chier.

- Eh merde...