Miracle ! Miracle ! *va se cacher dans un trou*
Bonne lecture quand même...
Chapitre 37 : Pour ne rien regretter
Lily songea un instant passer à l'infirmerie pour prendre une potion contre le mal de tête. Cela devait bien faire quatre heures qu'ils étaient enfermés dans cette stupide bibliothèque à réviser, pas étonnant qu'elle ait l'impression d'avoir un cognard coincé dans son crâne. Elle observa Alice gratter furieusement son parchemin, s'arrêtant seulement pour consulter un énorme manuel poussiéreux qui devait sans doute être aussi vieux que le château lui-même.
- J'en ai marre, souffla-t-elle à Fabian Prewett qui avait les mains noires de tâches d'encre.
- Parce que tu crois que moi je m'éclate ? lui répondit-il sur le même ton.
Il lui fit une grimace équivoque qui fit pouffer de rire la rousse et entraina un "chut" des plus vigoureux de la part de Gideon Prewett. Son jumeau prit aussitôt l'air horrifié :
- Qui êtes vous et qu'avez vous fait à mon frère ?
Mais malgré son air nonchalant, le roux se remit tout de même au travail, plongeant avec regret dans un traité de potion. Les Aspics n'étaient que dans trois mois et, après les vacances de février, tous les septièmes années avaient subitement réalisé que l'échéance se rapprochait dangereusement. Pourtant, à travers la vitre, un soleil éclatant les narguait et Lily songea qu'elle aurait mille fois préféré profiter de ce début de printemps plutôt que de rester enfermée à relire ses cours. Et puis qui sait si les Aspics auraient réellement lieu ? La situation avait tellement dégénéré à Poudlard que de nombreux élèves commençaient à se demander si cette année scolaire s'achèverait normalement. La plupart des né-moldus étaient repartis chez eux et pour ceux qui étaient restés, l'ambiance n'était pas au beau fixe. Il ne se passait pas un jour sans que des histoires horribles de brutalisation et d'intimidation lui parviennent. À chaque fois, Lily se sentait un peu plus énervée et désemparée. Heureusement pour elle, la Préfète-en-Chef faisait suffisamment peur aux autres élèves pour qu'il la laisse tranquille.
Elle referma d'un coup sec le livre de métamorphose qu'elle lisait et se leva dans l'idée d'aller l'échanger contre un livre de botanique. Autant se changer les idées avec une autre matière. Arrivée dans le rayonnage désert, elle passa un bon moment à chercher l'ouvrage. Les livres avaient été rangés n'importe comment et elle n'osait pas utiliser un sortilège d'attraction de peur de se faire réprimander par Madame Pince. Elle pestait contre ces stupides révisions pour la millième fois de la journée, quand elle vit un bras se lever au-dessus de sa tête et attraper un livre à la couverture sombre. Elle se retourna aussitôt et vit James qui brandissait fièrement le "Précis de Botanique à l'usage des Sorciers confirmés" qu'elle cherchait.
- C'est celui-là que tu recherches ?
Lily n'eut qu'à jeter un coup d'œil à l'ouvrage pour reconnaitre son livre.
- Exactement. Maintenant passe le moi.
Elle tendit le bras mais James n'eut qu'à lever légèrement le sien pour que le livre devienne hors de sa portée.
- Tu pourrais demander gentiment.
Lily sautilla désespérément mais le jeune homme, avec un grand sourire, continuait à soulever et à rabaisser l'ouvrage sans qu'elle ne puisse l'attraper.
- James ! J'en ai marre, je veux aller réviser.
- Vraiment ? J'avais plutôt l'impression que tu t'ennuyais à mourir.
La rousse sourit malgré elle.
- Tu m'as observée alors ?
James marqua un temps d'arrêt et parut un instant décontenancé. Lily en profita pour récupérer son livre d'un geste leste et se pavana avec.
- Trop simple ! Vous vous faites trop facilement distraire M. Potter, vous n'avez pas de très bons réflexes pour un joueur de Quidditch...
Le brun fronça aussitôt les sourcils et s'approcha d'un pas lent sous le regard soupçonneux de Lily. Puis sans qu'elle s'y attende, il lui fit un habile croche patte et la rattrapa in extremis d'une main tout en prenant le livre de l'autre.
- Et vous Mlle Evans, répondit-il le visage tout prêt du sien, vous n'avez pas beaucoup d'équilibre.
Lily leva les yeux au ciel et se remit sur ses deux pieds.
- Très bien, je déclare forfait, tant pis j'aurais un D en Botanique à cause de toi.
Elle constata alors que James ne l'avait pas lâché et qu'ils étaient désormais assez proches.
- Non, lui dit-elle d'un air ferme en reconnaissant l'air que James avait toujours quand il s'apprêtait à faire quelque chose qui lui était interdit.
Mais James commença à lui embrasser le cou et elle sentit son souffle devenir plus court.
- Non, James, pas ici !
- Allez, grommela-t-il le visage toujours enfoui dans ses cheveux, j'ai attendu ce moment toute la journée !
- On va nous voir.
Il releva la tête et il sourit.
- Mais non ! On est à l'autre bout de la bibliothèque et à part toi personne ne vient jamais au rayon Botanique de toute façon.
- Parce que je n'ai pas envie de rater mon Aspic et c'est pourquoi je vais tout de suite repartir à ma table.
Tout en disant cela, elle avait reculé au fur et à mesure que James avançait vers elle avec un air un peu trop décidé à son goût. Elle finit par se retrouver dos au rayonnage et James en profita pour placer ses mains de chaque côté de son visage et l'embrasser. Bien évidemment, Lily agrippa le pull du gryffondor et répondit à son baiser. Elle n'avait pas assez de contrôle pour résister à un James la regardant avec ses yeux là et l'embrassant de cette manière. Le jeune homme passa aussitôt ses mains dans son dos et caressa sa peau sous son chemisier. Lily eut encore une fois la pensée que ce n'était pas très raisonnable mais comme d'habitude avec James, cela vola bien vite en éclat. Elle le poussa à son tour sur le rayonnage qui trembla en laissant échapper un gros nuage de poussière. Un élève toussa alors de l'autre coté de l'étagère et Lily stoppa aussitôt leur baiser.
- Tu vois qu'il y a quelqu'un dans cette partie de la bibliothèque ! chuchota-t-elle avec énervement. Faut que j'arrête de croire ce que tu me racontes.
James essaya bien de l'entourer à nouveau de ses bras mais elle se dégagea :
- Cette fois ci, j'y vais !
- On se voit ce soir ? lui demanda alors le brun avec un regard de chien battu.
- Certainement pas ! répondit Lily en tournant les talons.
Elle ne put pourtant s'empêcher de se retourner et vit James lui lancer un baiser en lui faisant un clin d'œil. La rousse ne put donc se défaire d'un grand sourire niais en se rasseyant à sa table.
- T'en as mis du temps pour ranger ce livre ! commenta Fabian.
Lily réalisa alors qu'elle avait oublié de récupérer celui de botanique et improvisa :
- Tout le rayonnage était en désordre, je me suis dit que j'allais en profiter pour ranger un peu.
Cela parut une explication suffisante à ses compagnons de révision et Lily put se replonger dans ses notes de botanique, à défaut d'avoir un livre. Elle ne put pourtant pas se concentrer du reste de la soirée et passa tout son temps à rêvasser en relisant éternellement la même page. James. Pourquoi n'arrivait-elle pas à le sortir définitivement de sa vie ? Depuis les vacances de Noël et le fiasco du mariage de sa sœur, la situation avait évolué entre eux d'une manière très étrange. À la rentrée, le jeune homme s'était contenté de se montrer très courtois et un peu distant. Si Lily s'était résolue à ne plus le mettre en danger et à le tenir éloigné d'elle, ses bonnes résolutions n'avaient pas tenu très longtemps. À peine une semaine après la rentrée, elle l'avait embrassé dans leur salle commune vide alors qu'ils avaient passé la journée entière à se chamailler sur leurs tâches de Préfet-en-Chef. Le samedi suivant, James avait réussi à la convaincre de venir dans son dortoir pour "papoter tranquillement", arguant que Sirius faisait un tour de balai, que Remus était à l'infirmerie et que Peter révisait à la bibliothèque.
- Papotons alors, avait elle rétorqué en croisant les bras, une fois dans la chambre des Maraudeurs tandis que James essayait frénétiquement de ranger le désordre que Sirius avait laissé.
Lily ne se souvenait plus exactement de la teneur de la conversation, ils avaient longtemps parlé du fait qu'ils étaient "amis" et qu'ils devaient "profiter de leur dernière année à Poudlard" mais la jeune fille se souvenait en revanche très bien que la situation avait alors dérapé à un point que deux "amis" n'auraient pas atteint.
Depuis, les deux gryffondors se voyaient en cachette et la rousse commençait à trouver la situation de plus en plus absurde. Finalement, ils se retrouvaient aussi proches qu'ils l'avaient été et passaient de longs moments à discuter, se rapprochant de plus en plus. D'autant que la rousse doutait que leurs amis soient vraiment dupe. La jeune fille s'était convaincue qu'ils ne se reverraient plus après Poudlard et que, si personne n'était au courant, cela ne mettrait pas James en danger. Pourquoi ne pas, en effet, profiter de ces dernier mois ensemble... Seulement, elle commençait à douter de son choix et se demandait s'il elle n'était pas en train de faire une énorme erreur. Comment pourrait-elle se séparer de James après tout cela ? Connaissant le jeune homme, lui de son côté n'accepterait certainement pas cette décision.
Le soir, elle retrouva dans leur dortoir Alice qui lisait un autre livre de cours et la rousse s'approcha pour le refermer d'un coup sec.
- Hey ! Lily !
- Trop de révision tue les révisions. Arrête de lire des livres plus gros que toi !
La brune poussa l'énorme volume en soupirant.
- Hum, t'as peut-être pas tort, la nuit dernière j'ai rêvé que je mourrais ensevelie sous une tonne de parchemin.
- Tu vois, même ton subconscient t'envoie un signal.
Alice se leva en s'étirant et partit à la salle de bain. De son côté, Lily songea qu'elle n'avait jamais vu son amie travailler autant, même pour les Buses.
- Tu sais, lança-t-elle, tu n'as pas besoin d'avoir Optimal partout pour devenir Médicomage.
Il y eut un silence avant que la brune ne reprenne :
- En fait... Il se peut que j'ai changé de projet professionnel.
- Ah oui ?
La rousse en était très étonnée : pour elle, devenir Médicomage avait toujours été le rêve d'Alice. Elle attendit le retour de la brune pour lui poser plus de questions.
- Mais qu'est-ce que tu veux faire alors ?
- Je veux devenir Auror.
On aurait pu entendre un Doxy voler.
- Pardon ? Mais... Mais c'est l'une des voies les plus difficiles ! C'est à cause de Frank ?
- Non. En fait... C'est plutôt grâce à lui.
- Explique, je ne comprends plus rien.
Alice s'assit face à son amie et commença calmement :
- Je ne t'ai pas tout dit sur Frank.
- Il ne fait plus ses études d'Auror ?
- Si. Mais il y a plus. Il a rejoint une sorte de... société secrète.
Lily pensa aussitôt à une secte et prit un air horrifié :
- Genre les Mangemorts, quoi !
- Mais non ! Tout l'inverse des Mangemorts en réalité. Ce sont des sorciers qui se sont réunis pour lutter contre... contre Voldemort. Ils se font appeler l'Ordre du Phénix.
Ce fut la première fois que Lily entendit parler de l'Ordre et sur le moment elle crut à une vaste plaisanterie et entreprit de faire le point :
- Je récapitule : ton petit-ami a rejoint l'Ordre secret de Trucbidule pour lutter contre Voldemort et tu veux le rejoindre. Super.
- Attends...
- Mais enfin Alice, c'est de la folie ! Tu peux me dire qui il y a d'autres dans ce... cet Ordre ?
- Bien sûr que non ! Je ne suis même pas sensée te parler de tout ça et tu dois me jurer de ne le dire à personne.
Lily se leva aussitôt et se mit à crier :
- Ah parce que tu crois que je vais te laisser aller risquer ta vie dans un repère de fous menés par on ne sait pas trop qui et qui veulent tuer ce qui est sans doute le plus grand mage noir de tout les temps ! Je vais tout de suite aller en parler à Dumbledore, oui !
- Vas-y je t'en prie, coupa Alice, l'Ordre a été créé par Dumbledore lui-même.
La rousse en resta la bouche grande ouverte pendant une bonne minute. Alice n'avait aucune raison de lui mentir sur un sujet aussi sérieux mais elle allait avoir besoin de pas mal de temps pour intégrer une telle information. Les deux amies discutèrent de l'Ordre et de leur avenir jusqu'à une heure avancée de la nuit.
Le lendemain, Lily avait des cernes de trois mètres de long mais se sentait étonnamment joyeuse. Il y avait un espoir. D'une manière ou d'une autre Dumbledore avait réussi à convaincre des sorciers de s'allier autour de lui, quelqu'un avait pris la pleine mesure du danger qu'affrontait la communauté magique. Cela ne pouvait être qu'une bonne nouvelle. Elle était donc d'une inhabituelle bonne humeur quand Peter la rattrapa dans un couloir.
- Lily !
- Peter ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
Il était assez étonnant de trouver le jeune homme sans les trois autres maraudeurs et Lily réalisa qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de se trouver en tête à tête avec le jeune homme.
- J'ai un message, commença-t-il en tentant de reprendre son souffle. De la part de James.
- Quoi ? demanda la jeune fille impatiemment.
- Il t'attend. En haut de la tour d'astronomie.
- Il t'a dit pourquoi ?
- Non.
Le maraudeur repartit ensuite au pas de course. Lily fit le point en à peu près dix secondes. Elle avait un cours de Métamorphose et MacGonagall n'accepterait jamais son excuse quelle qu'elle soit. En même temps si elle refusait d'y aller, James allait sans doute poireauter pas mal de temps en haut de cette fichue tour. Elle comprit qu'il ne s'attendait pas à un refus et cela l'énerva : c'était bien lui ! Cela ne lui viendrait pas à l'esprit qu'elle puisse avoir mieux à faire qu'aller papoter à l'autre bout du château au lieu d'aller en cours.
Ce fut donc assez énervée qu'elle se retrouva en haut de la tour face à un James nonchalamment assis sur le bord du muret.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda aussitôt la rousse.
Le brun haussa les épaules.
- Rien. Je voulais juste te voir.
Lily en resta abasourdie. Pour qui se prenait-il ?
- Tu te rends compte que là je devrais être en cours de Métamorphose ?
- Admets qu'on est quand même beaucoup mieux ici à profiter du soleil, répliqua James en fermant paresseusement les paupières afin de laisser son visage exposé.
- C'est une plaisanterie ? Tu penses que tu peux me faire perdre mon temps comme ça ?
James rouvrit les yeux.
- Mais moi, je ne perds jamais mon temps quand je suis avec toi.
- Ok tout ça n'a aucun sens, je ne suis pas ton balai tu ne peux pas me faire venir quand bon te semble et ne me donner aucune explication.
- Je ne t'ai pas obligé à venir.
Lily émit un ricanement sarcastique.
- Figure toi que je commence à regretter de l'avoir fait.
- Pourtant tu es là.
La rousse trouvait la situation de plus en plus étrange. Elle plissa les yeux.
- Alors c'est quoi ? Une sorte de test c'est ça ?
- Disons plutôt une démonstration, répondit James en se levant lestement de son muret.
Il se plaça face à elle.
- Je ne te crois plus. Tu m'as dit que tu ne voulais pas être avec moi mais je n'en crois pas un mot. Je ne sais pas pourquoi tu t'imagines que cela ne va pas fonctionner entre nous mais c'est une mauvaise raison.
Lily sentit soudain les larmes lui monter aux yeux. Elle s'était rarement sentit aussi mal à l'aise de sa vie. Qu'était-elle sensée lui dire ? Elle aurait dû se douter que cette situation bancale ne lui conviendrait plus assez vite, James était quelqu'un de beaucoup trop entier pour s'en satisfaire. Mais le jeune homme n'avait pas fini :
- Que tu ne veuilles pas que les gens soient au courant à Poudlard, je m'en fiche royalement, mais je veux être sûre de ce qui passera après.
- Après ? répéta Lily d'une petite voix.
- Après Poudlard. Je veux qu'on habite ensemble.
Lily hurla un "QUOI ?" intérieur assez retentissant et recula de deux pas sous le choc.
- Non. On ne s'est pas compris...
- Donne moi une seule mauvaise raison ! s'énerva James.
- Je ne vois pas d'avenir entre nous.
C'était la pure vérité. Lily ne pouvait peut être pas tout lui dire mais autant être le plus honnête possible. Elle vit avec peine le visage de James se fermer.
- Désolé.
Après le départ fracassant du jeune homme qui explosa littéralement la porte en bois de la tour. Lily resta un bon moment à réfléchir. Si elle ne voulait pas de James dedans, elle ne s'était jamais demandée à quoi allait véritablement ressembler son avenir. Après les révélations d'Alice pas mal de choses avaient changé et il était temps d'y faire face.
La rousse attendit pourtant le week-end pour mettre son plan à exécution. C'était le début des vacances de Pâques et la plupart des élèves étaient rentrés chez eux à part la majorité des septièmes et des cinquièmes années qui révisaient activement leurs examens. Poudlard était donc étonnement silencieux lorsqu'elle se décida enfin à prendre la direction du bureau de Dumbledore.
- Mlle Evans ?
Le regard perçant de Dumbledore la scanna littéralement de haut en bas. L'un des avantages de sa position Préfet-en-Chef était la facilité avec laquelle elle pouvait rencontrer le directeur. Mais il lui était bien plus facile de rêvasser à de grands projets d'avenir que de devoir les prononcer à haute voix devant le sorcier que Lily respectait le plus.
- J'ai beaucoup réfléchi, Professeur.
- Vous m'en voyez ravi, sourit Dumbledore en prenant avec enthousiasme un Nid de Cafard dans un bocal. C'est une activité bien trop rare de nos jours.
- Je veux rejoindre l'Ordre du Phénix.
Il y eut un silence et le directeur de Poudlard prit le temps de finir son Nid de Cafard avant de répondre.
- Ces bonbons sont peut ragoutants mais je dois avouer qu'ils sont délicieux. Vous en voulez ?
Lily repoussa avec un air de dégoût le bocal grouillant que lui tendait Dumbledore.
- Pour en revenir à votre décision, je dois avouer que je suis assez surpris. Ce qui, il faut bien l'avouer, m'arrive assez rarement. Mais finalement, avec la réflexion, j'aurais dû m'attendre à ce que M. Potter ne sache pas tenir sa langue.
- James ? s'étouffa Lily. Qu'est-ce qu'il a avoir là-dedans.
- Eh bien disons que la famille de M. Potter fait partie des membres fondateurs de l'Ordre.
C'était un cauchemar. Alors que Lily venait de prendre l'une des décisions les plus difficile de sa vie, à savoir renoncer à tout avenir avec James et s'engager dans une société secrète pour combattre Voldemort, le jeune homme s'arrangeait pour indirectement revenir perturber ses plans. Elle n'allait jamais réussir à le faire sortir de sa vie.
- Je vous conseille Miss Evans de bien réfléchir à cette décision, et nous en reparlerons à la fin de l'année.
Il y eut un long silence. Lily avait pourtant préparé une longue argumentation mais elle était trop perturbée par les révélations du directeur. Il se passa alors quelque chose auquel ni Lily ni Dumbledore ne s'attendait : un patronus en forme d'aigle déboula dans la pièce et prononça d'une voix grave et nerveuse :
- Le ministère vient d'être attaqué, Albus, il faut que vous veniez immédiatement !
La silhouette argentée disparu aussitôt comme si elle avait utilisé ses dernières forces à transmettre ce message. Lily s'écria aussitôt :
- Le ministère de la Magie ? Professeur c'est...
- Vous allez devoir me rendre un grand service Mlle Evans, coupa Dumbledore en se levant.
Il fit ensuite apparaître son patronus phénix et lui donna toute une série d'instructions dont Lily ne comprit pas la moitié. Puis il se retourna vers la jeune fille.
- Il semble que nous manquions de temps et je dois m'absenter de Poudlard, cependant le château ne peut rester sans défense.
Lily, qui ne voyait pas bien ce qu'elle avait avoir là dedans, acquiesça avec ferveur. En réalité, en cet instant et étant donné l'air flamboyant de Dumbledore, elle aurait acquiescé à n'importe quoi.
- Vous allez activer le système de protection de Poudlard. Demandez de l'aide à MM. Potter et Black.
Avant que la rousse ait pu répliquer quoi que ce soit. Le directeur s'approcha de son phénix endormi.
- Fumseck ? Je crois que je vais avoir besoin de ton aide mon vieil ami.
L'oiseau se réveilla aussitôt et grimpa sur le bras tendu du mage.
- Et n'oubliez pas Mlle Evans : vous allez avoir besoin des quatre fondateurs.
Puis le phénix s'envola et Dumbledore disparut par la fenêtre ouverte.
à suivre...
