Disclaimer: I don't own Merlin.
Music: N/A
"Whom History Won't Remember" Episode: N/A
Traduction : Colinou.
Bonne lecture ;)
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Chapitre 37: Les portes d'Avalon ~Partie 1~
La lumière était assombrie, jaune et inquiétante, semblant un brouillard jusqu'à ce qu'il soit réalisé que c'était une vue sous l'eau. Il y avait une main dans cette eau, elle était molle et immobile, le point de vue monta pour montrer un bras en cotte de maille, suivi par une épaule et une poitrine vêtue de brassards et d'un plastron… Ensuite le visage, les yeux fermés mais ô si familier, les cheveux blonds se déplaçant dans les courants de la descente de l'homme inconscient dans l'eau… Et enfin une vue de la surface de l'eau, d'une belle jeune femme dans un manteau d'or et en robe, la main tendue au-dessus de l'eau alors qu'elle regardait le prince se noyer…
Des yeux bleus s'ouvrirent, un soupir étranglé s'échappant de ses lèvres tandis qu'elle s'asseyait dans son lit, tremblant en conséquence.
"Arthur !"
Morgane continua à trembler, les yeux écarquillés, avant de prendre une profonde inspiration et de se forcer à se calmer… C'était juste un cauchemar, comme tant d'autres qu'elle avait fait… C'était juste un rêve…
~(-)~
L'homme se glissa à travers les broussailles, presque silencieux dans ses mouvements, ses yeux fixés sur le cerf qui errait parmi les arbres proches. Il se glissa plus près de lui, prudent et réfléchi, s'arrêtant finalement et le prenant pour cible avec l'arbalète dans ses mains.
Quelque chose s'écrasa dans les arbres derrière lui, lui rentrant dedans et le renversant presque, le cerf s'enfuyant de peur.
"Qu'est-ce que c'est ?"
Arthur resta là, voulant jurer, se tournant et regardant d'un œil mauvais le valet de chambre qui venait de détruire son tir et le gifla presque au visage avec les deux lapins morts qu'il portait avec les cordes.
"Tu es vraiment un complet bouffon, n'est-ce pas, Merlin !"
Merlin regarda en arrière.
"Je demandais juste."
Le prince fit un signe dans la direction où sa proie s'était enfuie.
"A qui ? A moi ou au cerf ? Nous sommes supposés être à la chasse. Ça requiert de la vitesse, de la rapidité et un esprit agile !"
Il gifla Merlin sur la tête, agacé, le serviteur répondant presque distraitement à cela.
"Donc vous êtes en mesure d'en avoir deux sur les trois alors. "
Toute réplique d'Arthur en réponse à cela fut interrompue, quand le cri de peur et de détresse d'une femme fit écho à travers les arbres. Sans un mot, le prince courut en direction de la source, Merlin roulant des yeux derrière lui et le suivant.
Nous y voilà à nouveau…
Ils coururent à travers la forêt en direction du bruit, entendant un homme implorer leur merci en plus des cris de la femme. Il y avait un groupe de quatre bandits attaquant la paire, exigeant de l'argent, mais ce fut bientôt insignifiant lorsqu'Arthur tira dans le dos de l'un d'entre eux avec son arbalète.
Il laissa tomber son arme, tirant son épée et chargeant les deux bandits qui laissèrent le vieil homme sur le sol et vinrent vers lui. L'un fut frappé sur la tête et bousculé sur le côté par le prince, Arthur tournant son attention sur l'autre, pendant que derrière lui le premier homme se remettait sur ses pieds et récupérait son épée.
Merlin vit cela arriver, vit qu'Arthur était complètement inconscient du danger, et regarda rapidement aux alentours, cherchant quelque chose qu'il pourrait utiliser… Ah oui, une branche morte et endommagée très pratique juste au-dessus de l'homme qui se tournait maintenant pour frapper Arthur dans le dos.
"Forbearnan firgenholt."
La branche se cassa, tombant sur l'homme et l'écrasant, pendant qu'Arthur finissait de s'occuper de son ami. Quand ces deux-là furent morts, il se tourna vers le bandit restant, là où il était resté près du vieil homme et de la femme vêtue d'or qui se blottit contre lui.
Le bandit s'enfuit, Arthur levant les yeux vers la branche qui s'était cassée.
"C'était un coup de chance."
Il marcha vers la paire qu'il venait de sauver, pendant que derrière lui Merlin roulait des yeux devant l'inconscience du prince avant de crier après le brigand fugitif.
"Et que ceci soit une leçon pour vous !" Arthur s'arrêta et le regarda, son expression disant clairement 'ce n'est pas comme si tu avais fait quelque chose'. Merlin le regarda juste innocemment en retour. "Quoi ? Je couvrais vos arrières."
Arthur secoua la tête, se tournant vers la femme et le vieil homme.
"Est-ce que vous allez bien ? Vous ont-ils blessé ?"
Elle se tourna, révélant le plus exquis de tous les plus beaux visages, ses longs cheveux brun-or pendants et tissés à l'avant avec de minuscules perles et de fines chaînes d'or, à la différence des personnels de cérémonie qu'elle et le vieil homme portaient. Elle sourit, repoussant sa capuche.
"Non." Elle se tourna vers le vieil homme à côté d'elle, lui aussi portant une robe bleue d'une qualité qu'un roturier ne pouvait se permettre. "Je suis Sophia, et voici mon père."
Le prince hocha la tête, se présentant.
"Arthur Pendragon." Le vieil homme opina, avant que le prince tourne à nouveau son attention vers Sophia. "A votre service." Il saisit sa main et déposa courtoisement un baiser dessus, avant de se tourner vers Merlin et de froncer les sourcils. "Ne reste pas juste ici. Ramasse leurs sacs et transporte-les ! Nous nous rendons à la cité."
Arthur commença à mener Sophia et son père sur le sentier vers Camelot, pendant que derrière lui Merlin secouait la tête avec agacement et ramassait les deux sacs de taille moyenne tombés à proximité. Pour une paire évidente de nobles, ils voyageaient léger et étrangement sans escorte, mais c'était toujours irritant de se voir dire de transporter leurs affaires alors qu'il portait déjà deux lapins morts et tout le matériel associé nécessaire pour des excursions hors de la ville.
Et il piétinait derrière le trio, écoutant le père de Sophia remercier gracieusement Arthur pour son aide, et regardant le prince ne cesser de la regarder d'une manière qui disait clairement 'mon dieu qu'elle est belle'. Quant à Merlin, elle était un peu trop jolie pour être d'un quelconque intérêt pour lui… Non pas qu'il n'aimait pas les belles filles, c'était juste qu'il semblait avoir un mauvais record à s'impliquer avec eux. A savoir Nimueh l'incitant à boire du poison parce qu'elle voulait qu'il meure.
Et ainsi de suite, Arthur parlant au père de Sophia, Merlin traînant à l'arrière, et ladite jeune femme faisant les yeux doux au prince. L'arrivée à la cité ne fut pas beaucoup plus intéressant. Une audience avec le roi, révélant la paire comme étant Aulfric et Sofia de Tiremor, dont la maison avait été détruite par des voleurs, et après en avoir à peine réchappé pour leurs vies ils étaient en chemin vers la famille qu'ils avaient dans le royaume de Carléon. Cela incita Uther à les inviter immédiatement à rester dans la cité durant plusieurs jours, et bien sûr incita Arthur à ordonner à Merlin de recommencer à transporter leurs sacs.
La paire quitta la salle du conseil, les visiteurs et le roi partant dîner ensemble, pendant que Merlin suivait Arthur dans ses appartements pour déposer le matériel de chasse et se préparer à trier les chambres pour les invités. Bien sûr, Arthur était déjà en train de penser à cela.
"Met-la dans une chambre décente."
Merlin regarda le dos d'Arthur, se souriant doucement pour lui-même.
"Celle de la porte d'à-côté est vide."
Arthur opina, enlevant ses gants et sa veste.
"Celle de la porte d'à-côté est bien… Excellente en fait." C'est alors qu'il se tourna et nota le sourire entendu sur le visage de Merlin. "Tais-toi."
Le serviteur continua à ranger le désordre qu'Arthur avait laissé sur la table ce matin.
"Quoi ? Je n'ai rien dit."
"Tu n'en as pas besoin." Il commença à tirer une de ses vestes formelles, celle de velours rouge avec les boutons d'or cousus dessus. "Je veux que ça soit clair, que mes intentions envers Sophia sont… complètement honorables." Merlin semblait juste essayer de ne pas rire, Arthur commençant à froncer les sourcils avant de s'arrêter. "… Met-la dans une chambre de l'autre côté du château. C'est plus chaud, plus confortable."
Il fallut à Merlin tout sa volonté pour ne pas rire, mais il souleva les sourcils et se sourit à lui-même. Ouais, Arthur était frappé. Ça avait été écrit sur tout son visage au moment où il avait regardé Sophia.
Il se força à redresser son visage avant qu'Arthur remarque le sourire, gardant un ton sérieux.
"Bien sûr." Il termina d'empiler les choses du petit-déjeuner qu'il n'avait pas eu le temps de nettoyer ce matin, en raison de l'empressement d'Arthur de sortir et de tuer des choses. "Elle est très belle."
Arthur opina.
"Oui, elle l'est."
A la manière un peu rêveuse et pensive d'Arthur de dire ça, il n'y avait aucun moyen pour que Merlin résiste.
"Et si vos intentions sont honorables."
Arthur fronça les sourcils, indigné.
"Oh, elles le sont. Très certainement."
Merlin parla, à l'image de la prévenance innocente.
"Alors quel est le problème si elle reste à la porte d'à côté ?"
Silence instantané… Arthur le fixant avant de regarder au loin et de faire de son mieux pour ne pas sembler éventuellement troublé par les mots de son serviteur. Il échoua cependant, parce qu'il ôta la veste fantaisie pour une plus simple.
"Il n'y en a aucun." Il sortit de la chambre pour rejoindre son père au dîner avec leurs invités. "Tu m'as convaincu. Met-la dans la chambre à côté de la mienne."
Merlin le regarda partir, avant d'éclater de rire au moment où Arthur fut hors de portée. Il secoua la tête et rit pour lui-même durant tout le chemin jusqu'aux cuisines avec le plateau d'assiettes, avant de retourner par un détour à la buanderie pour obtenir des draps pour la chambre à côté de celle d'Arthur et une autre dans le couloir adjacent. Un balayage rapide de la poussière, et il mit les sacs qu'il avait laissé dans les appartements d'Arthur dedans puis il se traîna jusqu'à la salle à manger principale où un repas pour les deux nobles résidents et les deux invités avait été hâtivement mis en place.
Il les attendit dehors, baillant d'ennui, jusqu'à ce que finalement ça se finisse et il escorta Sophia et son père à leur chambre d'invités. C'était la partie ennuyeuse du travail, suivie par l'ennui supplémentaire de se tenir prêt pour être chargé avec le double du travail auquel il faisait normalement face
Il remit un paquet d'affaires de couchage à Sophia, que les femmes de la buanderie avaient préparé pour elle compte tenu du manque de bien, sortant son plus beau sourire et ses plus belles manières… Et Arthur disait qu'il ne savait pas comment être diplomatique.
"Si vous avez besoin d'autre chose, faites le moi savoir."
Sophia sourit et opina, acceptant le paquet sur le seuil de sa chambre.
"Merci."
Il se tourna et s'en alla pour reprendre ses fonctions normales, Morgane venant le long du couloir vers lui. La pupille du roi nota sa présence, avant que son regard prenne note de la jeune femme se tournant pour entrer dans la chambre d'hôte.
Sophia sourit légèrement, courtoise, mais Morgane ne le remarqua jamais. Tout ce qu'elle savait était la soudaine terreur dans son cœur, comme le visage de son cauchemar marchait maintenant dans les couloirs devant elle.
Morgane stoppa dans son élan, arrêtant Merlin lorsqu'il fut sur le point de passer devant elle.
"Qui était-ce ?"
Merlin regarda la porte maintenant fermée, répondant.
"Sophia Tiremor. Nous l'avons sauvé dans les bois… Enfin, Arthur a fait la plupart du sauvetage."
Morgane secoua un peu la tête.
"Elle ne peut pas rester ici."
Merlin fronça les sourcils, un peu déconcerté par la réaction de Morgane.
"Le roi a dit qu'elle et son père étaient les bienvenus à Camelot." Morgane fixait toujours la porte, comme si quelque chose l'effrayait. "Tout va bien ?"
Morgane sembla revenir à ses sens, commençant à sourire.
"Oui… Merci"
Elle s'enfuit, Merlin haussant juste les épaules et allant dans la direction opposée. Morgane était l'un des nobles les plus sympathiques de Camelot, certainement la seule qui lui parlait comme s'il avait un cerveau, mais tout de même, il y avait des moments où elle était un peu étrange.
Mais ce qu'il ne savait pas, c'était la crainte qui courait maintenant à travers elle, la crainte pour Arthur, tandis qu'elle se précipitait à travers le château chez la seule personne qu'elle savait qu'elle pouvait lui parler. Elle alla droit aux appartements de Gaius, entrant dedans tandis que le médecin soulevait une bouteille de verre remplie d'un liquide bouillonnant d'un brûleur mis en place sur l'une de ses tables.
Il l'entendit entrer, se tournant après avoir posé la bouteille.
"Dame Morgane ?"
Elle ferma la porte, toutes ses manières anxieuses tandis qu'elle s'approchait de lui.
"Je suis désolée de vous déranger."
Il la rassura, la saluant chaleureusement. "Pour la plupart Merlin est le fautif. Si j'avais su que vous veniez j'aurais rangé."
Elle secoua la tête, les yeux toujours fixés avant de le regarder dans les yeux.
"Ce n'est pas ça, c'est juste… Votre banc est en feu."
Il opina avec un sourire.
"Mon banc est en feu." Il s'arrêta, les mots coulant avant qu'il se tourne pour voir les flammes. "Mon banc est en feu !"
Il saisit le morceau de tissu brûlant avec une paire de pinces, le soulevant d'où il était tombé sur le brûleur tandis que Morgane se précipitait avec une bassine d'eau.
"Ici !"
Il le laissa tomber dans l'eau, les flammes s'éteignant avant qu'il soupire pour lui-même.
"Vous me causez toujours des ennuis." Le malheur mineur fini, il nota l'expression anxieuse sur son visage. "Qu'est-ce qui vous a amené dans ce coin sombre ?"
Elle déglutit, mal à l'aise, consciente de la façon stupide dont ça allait sonner.
"J'ai fait un autre rêve."
Il la regarda avec bienveillance.
"Je vois."
"J'ai vu Arthur sous l'eau, se noyant, et il y avait une femme debout qui le regardait mourir." La peur augmenta dans sa voix, son expression tourmentée tandis qu'elle regardait Gaius. "Et elle est ici… A Camelot."
Gaius soupira, essayant de la rassurer.
"L'esprit nous joue des tours. Il emprunte à la vie quotidienne et joue ses propres fantasmes."
Morgane secoua la tête, sa voix s'élevant dans le volume de l'agitation.
"Mais j'ai fait ce rêve avant qu'elle vienne à Camelot."
"Vous devez vous tromper."
Elle continua à secouer la tête.
"Non, je sais ce que j'ai vu. C'était si réel… Je l'ai vu mourir, Gaius. Elle va le tuer."
Gaius s'approcha d'elle, mettant ses mains sur ses épaules, sa voix calme.
"Ce sont juste des rêves, Morgane. Rien de plus. Prenez-vous la potion pour dormir que je vous ai faite ?"
Elle baissa la tête.
"Elle n'aide pas."
Il sembla penser pendant un moment, avant d'aller à l'une de ses tables et de ramasser un flacon parmi l'assortiment posé là. Il le lui donna.
"Essayez ceci. Ça va introduire un sommeil plus profond." Elle était silencieuse, et il essaya de la rassurer encore une fois. "Vous n'avez rien à craindre."
Il lui donna une autre étreinte chaleureuse pour la réconforter, tandis qu'elle acceptait son aide.
"Merci, Gaius."
Elle se dirigea vers la porte, s'arrêtant lorsque le médecin l'appela.
"Et, Morgane." Elle se retourna vers lui. "N'embêtez pas Uther à ce sujet. Pas besoin de l'inquiéter."
Elle fronça légèrement les sourcils, opinant après s'être demandé ce qu'il voulait dire puis pensant qu'il signifiait les cauchemars en général. Le roi s'était souvent inquiété du nombre de fois où elle avait eu du mal à dormir correctement.
Elle retourna à ses appartements, restant là pour le reste de la journée. Elle utilisa la potion comme indiqué, tombant dans le sommeil avec une prière pour que les cauchemars s'arrêtent.
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"Je prends Sophia pour faire un tour aujourd'hui. Pour lui montrer les alentours."
Merlin jeta un regard à l'endroit où Arthur était appuyé contre un des poteaux de son lit, le regardant bouger les oreillers en prélude d'enlever et remplacer les draps. Dehors le ciel du matin était clair, en promesse d'un autre jour de beau temps, mais à l'intérieur de la chambre il se demandait déjà où cela allait mener.
"Qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans ?"
Arthur croisa les bras sur sa poitrine, essayant d'être décontracté.
"Eh bien, je suis supposé être de patrouille avec le garde de mon père ce matin. Donc, j'ai besoin que tu me couvres."
Merlin stoppa son travail, le dévisageant.
"Quoi ? Et mentir au roi ?" Il secoua la tête. "Non. Pas du tout. Il verra à travers moi. Il me mettra au pilori avant même que vous ayez eu le temps de dire tomates pourries."
"Merlin… J'ai besoin que tu fasses cela pour moi."
Oh ciel, il utilisait 'l'apparence'. L'expression presque mais pas tout à fait plaidoyante, qui semblait aussi dire 'je suis un beau gosse, fais-moi cette faveur'.
Merlin soupira.
"Je suis un terrible menteur. Je commence à suer, ma vision se trouble, mon cerveau s'arrête de fonctionner."
"Pas de changement ici alors." Arthur marcha à côté du lit donc il était à côté de lui. "Ecoute, j'ai promis à Sophia que je l'emmènerais dehors, et si je ne le fais pas je vais perdre mes chances."
Ah, alors c'était à cause de ça. Merlin lui donna un regard entendu.
"Donc vous l'aimez."
Arthur le regarda comme si ça aurait dû être évident.
"Ouais, qu'est-ce qu'i ne pas aimer ? Je veux passer plus de temps avec elle, mais j'ai besoin de ne pas avoir mon père sur le dos. " Il utilisa à nouveau cette expression. "Je ne peux pas t'ordonner de mentir au roi, mais… tu seras un ami pour la vie si tu le fais."
Ils se regardèrent l'un l'autre, un combat de volonté, mais au moment où Arthur avait utilisé le mot 'ami' il l'avait scellé.
Merlin soupira, se radoucissant.
"Alors partez, vous ne voudriez pas la faire attendre."
Arthur se dirigea immédiatement vers la porte.
"Merci, Merlin, je ne l'oublierai pas."
Merlin le regarda partir, se murmurant à lui-même dans sa barbe lorsque le prince fut parti.
"Bien sûr que vous ne l'oublierez pas, jusqu'à ce que vous décidiez à nouveau d'être un idiot… Pourquoi est-ce que je vous laisse m'entraîner dans ces choses ?"
Il recommença à changer le lit, reconnaissant le fait qu'il avait obtenu l'extrémité courte de la baguette, et en même temps le sentiment de plaisir envers lui-même. Alors qu'Arthur n'avait pas vraiment voulu dire 'ami' en tant qu'ami, le fait qu'il ait utilisé le mot signifiait que quelque part derrière cet ego démesuré, il appréciait en fait de l'avoir aux alentours.
Ce qui à présent était aussi proche du fait qu'Arthur admettrait jamais que derrière ceci une partie de lui commençait à voir Merlin comme ça, et pour le sorcier qui avait depuis longtemps décidé qu'Arthur valait la peine d'être un ami, c'était une petite mais signifiante victoire.
Le lit finit, Merlin se dirigea vers la buanderie pour vider les draps sales, avant de se diriger vers la salle du conseil pour parler au roi… Il avait rendez-vous avec le pilori.
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"Etes-vous sûre que c'est elle ?"
La voix inquiète de Gwen atteignit les oreilles de Morgane, où la dame se tenait, regardant Arthur et Sophia se diriger vers les bois à cheval par l'une des routes secondaires du château. La potion pour dormir de Gaius n'avait pas marché, et au lieu d'une bonne nuit de sommeil elle s'était réveillée en hurlant. Gwen était arrivée à l'aube pour trouver sa maîtresse déjà éveillée, blottie et tremblante sur une chaise près du feu dans le foyer, et à la lumière de sa confiance Morgane avait tout expliqué.
Elle regarda la paire disparaître de vue, le sentiment de peur toujours là dans sa voix.
"Je ne pourrais jamais oublier ce visage."
Gwen vint à la fenêtre, debout derrière elle.
"Vous devriez parler au roi."
Morgane se tourna et la regarda, découragée.
"Et lui dire quoi ? Que je peux voir le futur ?"
Gwen opina.
"Si vous pensez que la vie d'Arthur est en danger."
"Tu sais comment il va réagir."
"Vous êtes sa pupille, il ne vous ferait pas de mal."
Morgane secoua la tête.
"Il hait la magie plus qu'il ne tient à moi."
"Ce n'est pas vrai."
"Voudrais-tu faire un essai ?"
Cette question arrêta Gwen elle pouvait difficilement répondre à ça.
"Mais que pouvez-vous faire d'autre ?"
Morgane se tourna à nouveau vers la fenêtre.
"Je vais devoir essayer de l'arrêter moi-même."
Elle devint silencieuse, Gwen la laissant à la fenêtre. La laissant à ses pensées et préoccupations pour la sécurité d'Arthur.
Près de midi, elle n'était pas la seule à être concernée, un certain médecin ayant suivi ses soupçons pour entrer dans la chambre du père de Sophia. Secoué et reconnaissant d'avoir réussi à éviter une confrontation avec Aulfric, Gaius se précipita dans ses appartements avec une certitude à l'esprit… En partie à cause du bâton du vieil homme, qu'il avait réussi à y jeter un œil de près, mais plus important… Le fait que, de rage, les yeux du noble visiteur avaient changé de couleur, et ça ne voulait dire qu'une chose.
Tous deux avaient quelque chose à voir avec la magie.
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