Chapitre 35 : La dispute

Plus personnes n'osaient bouger. Tout le monde, Rémus, Sirius, les parents de Harry, Dumbledore et Mc Gonagall, et la famille Weasley, étaient dans la cuisine de ses derniers, sachant que Harry coulait dire à Ginny pourquoi il avait du aller voir Dumbledore ce matin. Mais ils savaient aussi que si la jeune fille l'apprenait, cela serait dur pour elle. Ginny venait de perdre ses enfants, à elle et Harry, et ils savaient qu'elle ne s'en remettait pas si bien que cela. Certes devant eux, la journée, elle souriait, parfois, mais ils entendaient tous Harry, les soirs, la consolait, comme il le pouvait. Ils savaient à quel point cette situation était difficile pour le jeune homme, qui ne supportait pas les larmes de sa belle.

Même si Voldemort n'était plus, Harry était loin d'être tranquille. La gazette le harcelait pour obtenir un interview, qu'il refusait en masse, le Ministère essayait sans cesse d'avoir un rendez-vous, et Ginny avait plus que jamais besoin de soutient… la situation irait en bien, disaient-ils il y a encore quelques jours, mais elle avait empirait, tout cela avec une simple de lettre d'une personne qu'il considérait comme de confiance encore un an avant. Comment la situation pouvait-elle changé en si peu de temps ? Telle était la question que tous se posaient en ce moment.

- QUAND EST-CE QUE TOUT CA SE TERMINERA ?!

Ginny venait de hurler cette phrase, confirmant ce que tous pensaient : elle ne supporterait que très mal cette situation, même si il savait que Harry serait toujours à ses cotés. Du coté des deux amoureux, le jeune homme tentait tout pour consoler sa belle :

- Je ne sais pas, ma Ginny… je ne sais pas… je ferai tout pour qu'il ne nous atteigne pas, je te le promet…

- JE NE VEUX PAS QUE TU RISQUES UNE NOUVELLE FOIS TA VIE !

Comme souvent, seule Ginny élevait la vois. Harry, lui, restait calmer, égal à lui-même, ce qui énervé toutes les personnes qui essayaient en vain de le faire sortir de ses gonds.

Toute la cuisine était toujours silencieuse, attendant la suite, même si ils savaient qu'ils n'entendraient que les répliques de Ginny, et non celle de Harry.

Les parents de ce derniers s'étaient toujours demandé de qui leur fils tenait se trait de caractère, aucun d'eux n'avait cette patience, sauf avec l'un l'autre, ils perdaient vite leur sang froid si la personne qui leur faisait face haussait la voix.

- Je donnerai plus que ma vie si cela pouvait te sauver, tu le sais ! Rogue ne nous atteindra pas ! Il est impossible qu'il soit au courant de tout se qu'a accomplit Voldemort !

La jeune fille ne répondit pas tout de suite, semblant réfléchir. Elle savait que Harry ferait tout pour la protéger, elle le savait depuis qu'ils s'étaient remis ensemble, il le lui avait même dit, il n'y à pas si longtemps que sa…

- Laisse-moi, s'il te plait…

- Ginny… soupira le jeune homme. Harry détestait les moments de solitudes que Ginny pouvait demander parfois, il ne trouvait pas cela très bon pour elle…

- Harry, s'il te plait. Descends…

Il n'eu pas d'autre choix que de se résigner, jamais il n'arriverait à tenir tête à Ginny, il avait combattu plus d'un Mangemort, il avait vaincu Voldemort, mais tenir tête à sa jolie rousse, s'était tout bonnement impossible. Il rejoignit donc la cuisine, la mine défaite.

- Comment elle va ? demanda le premier Arthur, son père, mais Harry savait que Moly n'aurai pas tarder à poser la question.

Harry s'assit sur la dernière chaise vide, puis posa sa tête dans ses mains, dans un moment de lassitude extrême. Qu'il pouvait détestait cela !

- Pas bien, souffla-t-il ou bout d'un moment. Il faut trouver une solution.

- Tu en as une ? demande Albus, le visage fermé. Depuis sa lecture de la lettre, ses yeux ne pétillaient plus et ils leur semblaient que ses cernes étaient de retour, marquant les années plus que jamais.

Harry avait était plus d'une fois étonné de remarquer que le Directeur, Albus Dumbledore, détenteur de titres plus honorifiques les uns que les autres dans le monde magique, lui demande son avis, allant même parfois jusqu'à le suivre. Mais dans une situation comme celle-ci, il ne s'en formalisa pas, mais répondit :

- D'après vous ?

- Tu vas foncer, c'est une habitude… souffla Lily, que James tenait contre lui.

Les yeux chocolat de ce dernier fixaient d'ailleurs le visage de son fils, cherchant une réponse.

- Pas cette fois, je ne crois pas…

Plus d'une personne furent stupéfiée d'entendre Harry prononcer ses mots, qui ne lui ressemblaient vraiment pas. Même son père, pourtant lui si… maraudeur :

- Pardon ?

- Papa… tu m'as compris ! Je ne sais rien de Rogue ! Pour Voldemort s'était différent, tout le monde parlait de lui, les aurors en parlaient souvent, Dumbledore me tenait au courant de ses agissement, je pouvais trouvais ce que je voulais sur lui n'importe où, j'ai même finis pas apprendre ce qu'il avait fait pour se rendre immortel… Mais Rogue ? Je ne sais rien de lui, si ce n'est que sa mère a épousée un Moldu et qu'il se fait passer pour le Prince de Sang Mêlé. Qu'est ce que vous voulez que je fasse avec cela ?

- Je pourrai… commença Dumbledore. Je pourrai de donner ses rapports, je les ai tous conservé, ainsi que son dossier de professeur.

Harry ouvrit ses yeux de stupeur. Albus Dumbledore, un des hommes les plus important de la société, allait lui transmettre des dossiers plus que confidentiel, sur un ancien membre de l'équipe enseignante de son collège, mais aussi des dossiers top secrets de l'Ordre, que seul lui avait eu le loisir de lire.

- Je sais se que tu penses, Harry, fit le Directeur. Mais tu es aussi important que moi, sinon plus, pour le monde. Si tu as besoins d'informations sur Rogue, je te donnerai celle que je possède avec plaisir. Je sais que j'ai fais une erreur en lui confiant le poste qu'il convoitait, autant qu'en lui offrant ma confiance, mais je ne peux malheureusement pas changé le passé sans intervenir dans le présent.

Harry acquiesça. Dumbledore était au moins conscient de ses erreurs et les reconnaissait. Il savait aussi que si ils ne s'occupaient pas de la situation immédiatement, elle dégénèrerait rapidement.

- Harry pourrait trouver des informations dans son dossier d'élève aussi, intervint Mc Gonagall.

- Les élèves ont des fichiers ? s'étonnèrent James et Sirius.

- Bien sur, Poudlard ne fait pas les choses à moitié. Il y a même un dossier pour toutes les retenues.

Harry explosa de rire, sous les regards incrédules de son père et de son parrain, ainsi que celui de Lily, sachant cette information depuis longtemps.

- Je peux vous dire que vous avez la plus grosse pile ! s'exclama Harry, en prise avec le fou rire. Lunard un peu moins, mais il y en a quand même.

- Et tu ne nous a pas dis sa, la Tigresse ? fit Sirius en se tournant vers Lily. James dit quelque chose !

En effet, James se pencha vers Lily, mais les paroles qu'il prononça ne leur furent pas audibles. Seul le rougissement soudain des pommettes de la jolie rousse et le coup sur le torse de James leur prouva que ce dernier avait dit une bêtise.

- La Tigresse ? releva cependant Harry, avide d'en savoir un peu plus sur la vie de ses parents.

- Ah ! s'exclama Sirius. Tu ne savais pas que ta mère portait ce surnom ? Je peux te dire qu'il lui va à merveilles !

- Sirius non ! tenta ladite Tigresse, dans un élan d'espoir.

- Et bien quoi, Lilou ? Ton fils a bien le droit de savoir ! Harry, sais-tu combien de gifles ton père a eu droit avant d'obtenir enfin un baiser qu'il ne lui avait pas volé ?

- Mais il était insupportable ! se défendit Lily, tandis que James riait dans sa cape.

- Je ne te le fais pas dire, c'est insupportable d'entendre tes louanges tous les soirs alors que tu viens encore de le remballer joliment… Merlin qu'il était fou de toi !

- Et je le suis toujours ! déclara solennellement James avant d'embrasser tendrement sa Tigresse, comme il l'appelait encore parfois.

Harry sourit doucement. Cette scène n'avait rien à voir avec celle qu'il avait vu dans la pensine de Rogue en cinquième année, quand il devait encore prendre des cours d'occlumencie avec lui.

Ginny finit par redescendre et s'excuser envers son mari qui lui pardonna très vite, sous les regards attendris des autres personnes présentes. Ils finirant la journée dans une meilleure ambiance, ayant décider de se mettre au recherche dès demain.