Salut à tous, je suis désolée, mais je ne pourrais plus faire de réponses au reviews désormais, j'ai reçu un mail des administrateurs du site, comme quoi ma fic serait retirée si je continuais, alors pardon d'avance. J'espère que votre assiduité n'en pâtira pas. Et pour ceux qui veulent des réponses à leurs questions, vous n'avez qu'à inscrire vos adresses mail lors de vos reviews dans la case prévue à cet effet, et me demander dans votre commentaire de vous ajouter à mes contacts. Allez, gros bisous, et qui m'aime m'écrive ! (… gros moment de solitude !)
Ah au fait, pour ceux qui me l'ont demandé, non je n'ai pas abandonné l'autre fic mais je ne sais pas ce que j'ai en ce moment, je n'arrive plus ni à écrire ni à dessiner…
- Hmmm…..
Ses paupières se levèrent lourdement….. que s'était-il passé ? Sa tête la lançait horriblement…. Et cette douleur dans le bas ventre… Elle ouvre brusquement les yeux et se redresse vivement en portant une main à son ventre.
- Calme-toi, intervint une voix douce et paternelle à ses côtés.
- Professeur Dumbledore !... Qu'est-ce que….. qu'est-ce que je fais ici ?
- Eh bien, …. Dans la mesure où t'amener à l'infirmerie ne serait pas très judicieux et où ton frère occupe la salle sur demande, il fallait bien trouver un endroit où te transporter, fit-il le regard rieur.
Elle, n'avait pas du tout envie de rire…. Elle avait mal….. et son frère…. Il l'avait encore rejetée,…. Il l'avait même battue. Ses yeux la brûlaient… ; il ne veut plus d'elle….. elle a mal, si mal….. c'est fini…. Il ne veut plus rien savoir, plus rien…. Elle sent une larme aussi chaude qu'un sentier de lave cheminer le long de sa joue.
- Je sais que ça fait mal, entend-t-elle à côté d'elle.
- Ah vraiment ? Vous croyez pouvoir sonder ce que je ressens ?
- Oh oui, j'en ai très certainement le pouvoir, reprit-il…. Mais il me suffit de te regarder maintenant pour me rendre compte de… l'ampleur des dégâts.
Elle lui lança un regard noir.
- Contente de voir que ça vous amuse ! siffla-t-elle.
- Oh non, Elodie ! Non, crois-moi, te trouver dans un tel état lorsque ta camarade est venue me chercher, ne m'a pas le moins du monde amusé. J'aurais préféré que nous nous revoyions en de meilleures conditions.
- Et alors ? fit-elle agressive. Je ne vous ai jamais demandé d'intervenir !
- Oui, mais tes amies l'ont fait pour toi ! Ton amie Cindy pensait que tu allais te faire tuer.
- C'est ridicule…
- Vraiment ? Selon Miss Callaway et Miss Crow, tu te laissais battre, tu n'essayais même pas de te protéger, ni toi ni…. Te sens-tu coupable au point de le laisser maître de ta vie et de celle de ton enfant ?
Ses grands yeux sombres se figèrent, son cœur manqua un battement, non deux,… peut-être davantage… la tête lui tournait alors qu'une chaleur embarrassante envahissait ses entrailles. Comment….. pas Rogue quand même… non, certainement pas lui !
- Autant dire que tu n'es pas la seule concernée par ce qui pourrait t'arriver dorénavant.
- Vous, ne m'êtes pas ! vociféra-t-elle, essayant de passer outre la révélation.
- Bien sûr que si ! Je le suis au même titre que tes deux amies et que le professeur Rogue. Je ne comprends pas comment une personne aussi sensée que toi peut penser de telles absurdités !
- Sensée…. Ouais…
- Tu penses peut-être que la seule manière de te racheter auprès de ton frère serait de mourir. Pense aux autres personnes qui te sont chères ! Pense à lui, crois-tu qu'il n'en serait pas davantage atterré si tu venais à perdre la vie ?
- Oh non ! Il me l'a très clairement fait comprendre !
- Il est en colère, rétorqua le vieux sorcier. Il souffre…. Au-delà des mots… il culpabilise. Alors c'est bien plus facile pour lui de rejeter sur toi la cause de tous ses maux. Tu es son dernier raccord à la vie, la seule chose à laquelle, que ce soit par amour ou par la haine, il puisse encore se raccrocher !... Elodie, j'ai vu suffisamment d'hommes se détruire pour pouvoir te dire avec certitude que si tu meurs, il te suivra !
- …… Pfff…. Vous ne le connaissez pas !
- Visiblement, toi non plus.
- Arrêtez de me parler de mon frère ! trancha-t-elle ne voulant pas approfondir davantage un sujet encore trop douloureux. Je veux savoir pourquoi on m'a transportée ici précisément ! J'aurais pu aller chez Nathalie non !
- Je ne pense pas que ça ennuierait le professeur Rogue de te savoir ici, tu sais. D'ailleurs, il a été mis au courant de la situation, bien qu'il lui soit impossible de déserter son poste pour le moment.
- Tsss…. Et comment croyez-vous qu'il réagira lorsqu'il me verra ici ?
- Voyons, pas de faux semblants avec moi ! Tu sais très bien que…
- …. Vous savez tout ce qui se passe dans votre école, oui je sais ! termina-t-elle de mauvaise humeur.
Il esquissa un doux sourire.
- Exactement.
Un ange passa.
- Comment… comment pouvez-vous savoir que…. que j'attends un…, hasarda-t-elle, n'étant pas vraiment sûre de vouloir connaître la réponse.
- Tu oublies que je suis un mage puissant. Et sans vouloir être présomptueux je pense être capable de savoir qu'une jeune femme est enceinte au premier coup d'œil.
- Hmm…. Et il ne vous vient pas à l'esprit que ce pourrait être la progéniture de Voldemort. Et vous me laissez pénétrer ici ! Pourquoi prendre un tel risque ?
- Pour plusieurs raisons, répondit-il calmement. La première étant, comme tu le sais déjà, que mon pouvoir me permet de reconnaître l'aura de Voldemort en toi, or ce n'est pas le cas ! Et la seconde, c'est que jamais le professeur Rogue ne t'aurait permis de remettre les pieds à Poudlard s'il avait su que tu portais le descendant de Voldemort.
- Tsss… Rogue ne savait même pas que j'étais enceinte avant que je le lui dise !
- Justement, tu ne lui en aurais certainement pas fait part, s'il n'avait pas été directement concerné, n'est-ce pas ?
Elle baissa vivement le regard, les yeux aciers la mettaient terriblement mal à l'aise. Il y eut un nouveau long moment de silence, pendant lequel elle se contenta de fixer sa main blessée, posée sur son ventre douloureux. Comment cet enfant avait-il pu survivre à un tel choc ?
- Je dois te prévenir, reprit-il, il est furieux.
Elle n'eut pas besoin de demander qui, ni pourquoi.
- Je vais te laisser te reposer… il ne devrait plus tarder.
…. Et elle n'allait certainement pas l'attendre tranquillement, couchée sur son lit, à patienter docilement, jusqu'à ce qu'il se décide à venir l'incendier.
Elle attendit que le vieux sorcier soit parti depuis cinq bonnes minutes, se rajusta un peu, puis après avoir vérifié par l'entrebâillement de la porte, si le couloir était désert, elle sortit silencieusement des appartements de son amant.
Faites que je ne tombe pas sur lui, faites que je ne tombe pas sur lui, faites que… merde !
- Tu essayes encore de te faire remarquer… demi-tour, tu retournes d'où tu viens !
Elle recula d'un pas, légèrement tremblante.
- Non, je…
Elle vit le regard d'onyx s'enflammer d'une lueur de pure haine et il franchit rapidement les quelques mètres qui les séparaient.
- Aahhh !
Il venait de tirer violemment sa tête en arrière en l'agrippant fermement par les cheveux.
- Tu as suffisamment fait parler de toi pour aujourd'hui, siffla-t-il en tirant un peu plus fort.
- Aahhh, lâche-moi !
Elle ne voulait pas qu'il la blâme, pas encore, pas lui, pas maintenant… laisse-moi !
- Laisse-moi ! gémit-elle d'une voix hachée, enfonçant ses ongles dans la main masculine.
- Inutile, cracha-t-il.
Sans lâcher sa prise, il marcha droit en direction de ses appartements. De retour dans la pièce qu'elle venait de quitter quelques minutes auparavant, il la repoussa violemment à l'intérieur. La porte se referma dans un claquement sonore.
- Je sais ce que tu vas dire, commença-t-elle en se redressant, mais c'est toi qui m'as demandé d'aller le voir. Rappelle-toi, je ne voulais pas le faire au départ !
- Alors c'est une vengeance personnelle ? interrogea-t-il d'une voix dangereusement douce. C'est pour prendre ta revanche sur moi, pour me prouver ton mécontentement, que tu l'as laissé te tabasser ? Tu cherchais quoi exactement ? A me culpabiliser ?
- Certainement pas ! Je ne m'abaisserai jamais à faire une telle chose, se défendit-elle.
- Vraiment ? rétorqua-t-il aussitôt. Alors explique-moi ! Pourquoi l'as-tu laissé attenter à la vie de ton propre enfant ? C aussi tu vas me dire que c'est moi qui te l'ai demandé…
Le cœur de la jeune femme cognait violemment contre sa poitrine, sa voix resta prostrée dans sa gorge.
- Répond-moi ! cria-t-il la faisant sursauter.
- Je… je… non !
Elle sentait la boule douloureuse revenir dans sa gorge.
- Je…
- Tu as pensé à lui entant que monnaie d'échange… pour rembourser ta dette, pour te faire pardonner la mort de tes parents ? Je ne t'ai certainement pas envoyée là-bas, pour que tu te laisses tuer !
- FOUS-MOI LA PAIX ! hurla-t-elle en griffant ses propres tempes. Tu ne peux pas comprendre…. laisse-moi ! Tu ne peux pas comprendre !
- Tu n'es qu'une égoïste !
- TAIS-TOI !
- Tu ne penses qu'à toi ! Tu n'es plus la seule concernée par les décisions que tu prends désormais… enfonce-toi ça dans le crâne !
- Tu n'as pas le droit de me parler comme ça ! cria-t-elle. Tu ne sais rien… TU NE SAIS RIEN !
Pourquoi personne ne voulait-il comprendre ? Elle, elle était égoïste ? Comment pouvait-on lui cracher ça à la figure ? Egoïste pourquoi ? Parce qu'elle voulait racheter ses fautes auprès de son frère ? Parce qu'elle était prête à sacrifier son enfant pour ça ? Et puis ? Personne ne se rendait compte à quel point il lui en coûtait à elle, personne ne se souciait de ce qu'elle, pouvait bien ressentir. Prendre le risque de perdre le peu de choses qu'elle était parvenue à reconstruire… son amant…. Son enfant…. Pour la personne qu'elle chérissait le plus au monde…. T qui avait définitivement décidé de tirer un trait sur elle,… qui désirait plus que tout, sa perte…. Elle commençait à avoir du mal à respirer… pourquoi personne ne voulait-il comprendre sa douleur ? Sa tête tournait dangereusement,…. Sa vue commençait à se troubler… elle avait mal… ça lui déchirait la poitrine…. Le ventre…
- Regarde-toi ! … on dirait une hystérique ! siffla-t-il en la jaugeant avec mépris.
- Fiche-moi…. La paix !
- Tsss…. Tu es pathétique ! Tu es restée une véritable gamine….. en définitive, tu es la même fillette qu'il y a trois ans !
- Ca ne dérange pas la vieille chauve-souris de se l'envoyer la fillette ! fit-elle remarquer.
Il arqua un sourcil.
- Tu te crois peut-être blessante… tu es seulement d'une vulgarité affligeante Merson !
Son cœur manqua un battement… entendre son nom de famille si froidement dans sa bouche… elle sentit la boule resserrer davantage sa gorge. Ses entrailles étaient en ébullition ; tu n'as pas le droit de me parler comme ça ! Surtout toi !
- Tais-toi ! trembla-t-elle.
- Tu es pitoyable ! dit-il d'une voix atrocement calme.
Elle laissa alors sa fureur diriger violemment son bras vers le visage de son amant. Il attrapa sa main au vol d'une poigne de fer. Ses yeux noirs lançaient des éclairs, il semblait presque étonné qu'elle ait pu penser le gifler… d'ailleurs, elle aussi était horrifiée… et alors ? Lui, ne s'était jamais retenu de la frapper…. Mais les rares fois où le cas s'était présenté, c'était qu'elle était sur le point de faire une grosse bêtise…. Quand elle avait failli perdre la vie ; torturée par les mangemorts, lorsqu'elle s'était introduite dans sa réserve privée pour s'emparer du poison qui devait mettre un terme à son supplice depuis la mort de ses parents….. elle n'avait pas souvenir qu'il l'ait déjà eu fait uniquement parce qu'elle aurait bafoué son ego. Elle se dégoûtait de voir à quel point il avait raison sur son compte : elle restait indéfiniment puérile ; une « gamine sans cervelle » comme il se plaisait à la railler… et elle le haïrait toujours pour ça.
- Tu es irrécupérable ! déclara-t-il en lâchant d'un geste rageur la main de la jeune femme.
Sur ces mots, il tourna les talons, un air de profond dégoût peint sur le visage.
- NON !
Elle ne savait pas pourquoi… ni ce qui lui avait pris… ni pourquoi elle avait bondi pour le retenir. Elle le détestait…oh oui, elle le détestait, ça c'était clair ! …… Mais elle l'aimait à en crever !
Mais il n'attend pas, il se dégage d'un brusque mouvement d'épaule et claque la porte dans son dos.
Elle reste là, désorientée, elle a mal, si mal…. Sa douleur physique se mêlant à celle d'un esprit trop torturé… Dumbledore ne comprenait vraiment rien… il avait tort, ils avaient tous tort. La seule chose qui le préoccupait c'était sa descendance.
- ESPECE DE SALAUD !
Que fallait-il donc qu'elle fasse ? Elle se laissa mollement tomber sur le sol de la pièce.
Elle resta là un long moment à se vider lentement de son chagrin. Elle laissa ses pensées vagabonder… elle cherchait le mot…. Ce mot qui qualifiait mieux que les autres l'état d'esprit dans lequel elle se trouvait…. « marre » ; elle en avait marre de tout ça, elle se sentait tellement lasse, tellement fatiguée, si vidée…. Comme si elle avait vécu des centaines d'années….
A la mort de ses parents, elle avait cru pouvoir tenir bon, elle l'avait réellement cru,… mais tout allait de mal en pis depuis…. Plusieurs fois, elle s'était dit qu'il valait mieux tout laisser tomber… elle n'apportait que le malheur à son entourage, et la personne qu'elle aimait le plus au monde préférait vivre dans un monde duquel elle serait absente… non, vraiment, ça ne valait pas le coup…. Seulement, il y avait cette promesse ce serment, qu'elle s'était juré de tenir…. Ne jamais redevenir faible au point de ne trouver refuge que dans la mort. Car elle savait, Voldemort la transcendait, et de loin… si elle ne savait pas résister à l'appel séduisant du repos éternel, elle ne saurait pas le faire face au Seigneur des Ténèbres… Ca, elle l'avait intégré le jour même où elle était entrée sous ses ordres… or, elle devait le détruire à tout prix, qu'importe ce qui lui en coûterait… l'anéantissement de cet être abject devenait une obsession un peu plus chaque jour. C'est lui qui avait transformé le rêve que constituait son entrée dans le monde magique, en un carnage atroce de sa propre vie : un affreux cauchemar dont elle était sûre de ne jamais se réveiller… Elle n'avait pas le droit de faillir, elle se devait de résister jusqu'à ce que ce monstre soit enfin détruit.
- Aaaah !
Une crampe ventrale atroce venait de la scier en deux. Elle porta la main à son bas ventre et une douleur fulgurante traversa tout son être. Qu'est-ce que ça voulait dire ?... elle mit du temps à comprendre… que c'était la souffrance de son enfant sui s'exprimait à travers ces maux insupportables. Elle prit alors conscience de l'abomination qu'elle avait faite endurer à cette petite créature innocente qui flottait depuis peu en elle. Ce fut comme un électrochoc. Elle réalisa à quel point ce qu'elle avait à perdre était important. Si l'on accordait le pardon à la mesure de la souffrance endurées par les individus, même elle estimait avoir droit à un avenir ; un futur moins chaotique que celui qui se profilait si elle continuait à agir de la sorte. Elle perdrait… tout.
Pour l'instant, elle devait croire en les paroles de Dumbledore, à défaut d'être empruntes de véracité, elles avaient au moins la qualité d'être plus réconfortantes. Et puis le vieux sorcier, même si elle avait beaucoup de mal à l'accepter, ne commettait que de rares erreurs… toutefois proportionnelles à sa suprême puissance… marmonna une petite voix acide dans sa conscience, se remémorant le funeste sort de sa famille…
- Cindy ? Non, je ne l'ai pas vue. Pourquoi ? Tu la cherches ? interrogea Nathalie.
- Oui, je… je voulais la remercier pour hier… et toi aussi Kouraï, tu sais, ça m'a vraiment fait plaisir que tu te mettes dans un état pareil pour moi ! Toi aussi je voulais te dire merci de m'avoir aidée.
- Tu parles, je n'ai pas été d'un grand secours ! murmura la jeune femme désabusée.
- Au contraire, lui assura Elodie, c'est grâce à ce genre de manifestations d'affection que je me rends compte que ça vaut toujours la peine de vivre… Je t'aime… vraiment beaucoup… tu es ma première véritable amie, et rien que le fait que tu sois ici-même, représente déjà beaucoup pour moi.
- Oh… fit la jeune fille gênée…. Arrête Hoto, tu m'embarrasses !
Elles esquissèrent un timide sourire. Elle avait l'étrange impression de se retrouver au lycée, lors de réconciliations après de stupides disputes de collégiennes.
- Allez, arrête ! Viens on va…
- Merson !
Son nom avait claqué dans l'air comme un coup de tonnerre. La voix douceâtre raisonnait dans ses oreilles comme un échos. Elle se retourna lentement, le temps de se composer un masque de froide indifférence. Mais lorsque ses yeux se posèrent sur lui, la façade se fissura.
- Mais, qu'est-ce que…
- Dumbledore veut vous voir… et… lui aussi !
Sur l'épaule de Rogue, se tenait droit et majestueux : Saizo ! Si elle ne l'avait pas vu elle-même, elle ne l'aurait jamais cru.
- Que fait-il ici… sur… votre épaule…demanda-t-elle en essayant de regagner son sérieux.
Connaissant les deux personnages, l'apparition lui semblait cocasse au plus haut point. Elle hasarda un regard vers Nathalie, et la vit ; tête baissée, une main plaquée sur la bouche. L'effet comédie engendré par l'expression d'incommodité qu'affichait Rogue vis-à-vis de cet étranger qui avait l'outrecuidance de se poser sur lui avec une telle désinvolture, était visiblement passé dans l'air, et son amie peinait à retenir de petits gloussements moqueurs.
Elle pensa avec un sourire intérieur, qu'en fait, hormis elle, personne n'avait le droit d'apposer ses mains sur lui… et encore, elle se rappelait la bataille qu'elle avait dû mener pour………. Mais quelle obsédée ! Saizo était là, perché sur son sinistre perchoir, il devait se passer quelque chose de grave, et elle, à quoi elle pensait !
- Que se passe-t-il ? demanda-t-elle à son amant en tâchant de maîtriser au maximum la tonalité de sa voix.
- Il semblerait que votre animal, si bien domestiqué, ait trouvé seul le moyen de venir jusqu'ici ! Aussi si vous ne vous hâtez pas de le faire descendre, je ne réponds plus de rien !
C'est vrai, maintenant qu'elle y pensait, il connaissait lui aussi la véritable identité du Lunalumoris. Elle veillerait à tirer tout ça au clair, pour l'heure…
- Saizo ! appela-t-elle, son avant-bras tendu vers le sorcier en robes noires.
Le sombre volatile quitta son perchoir et vint délicatement se poser sur le membre de la jeune femme.
- Bien, alors, allons-y professeur ! lança-t-elle sur le ton de la provocation !
- Suivez-moi… Merson ! renvoya-t-il en lui lançant un regard sournois.
Elle se raidit ; elle ne supportait pas qu'il l'appelle ainsi, et il le savait bien.
Ils n'échangèrent pas un mot jusqu'à ce que Dumbledore les invite à rentrer dans son bureau. Dès qu'ils furent installés, Saizo quitta sa maîtresse et alla se poser sur le perchoir aux côtés de Fumseck. Le phénix mécontent, émit un piaillement d'indignation, mais le hibou ne daigna pas imposer son royal plumage ailleurs. Il fixait attentivement sa « maîtresse ».
- J'avais espéré davantage d'implication de ta part, commença le vieux sorcier sur un ton de reproches.
A toutes mes muses inspiratrices: REVIEWS! -