Posté le : 15 Février 2010. Désolé de n'avoir répondu à aucune review : je suis en examen et je manque de temps. Pour vous, pour moi, pour tout. =S / BONNE LECTURE MES CHERS APPRENTIS SORCIERS !
Disclamer spécial à : Portishead - Roads / Glory Box / It's A Fire / Wandering Star [PlayList]
Merci à une lectrice qui se reconnaîtra de m'avoir fait découvrir ce groupe de musique. =D
Chapitre 35
Ut ameris, ama. Pour être aimé, aime.
OOO
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« Pourquoi la musique m'influence-t-elle autant ? Pourquoi les notes me bousculent-elles ? Pourquoi une mélodie m'emporte-t-elle ? J'adore la musique. Je la vénère. Je l'adule. Je la béni d'exister pour me faire exister.
J'ignore quelles raisons me poussent à écouter de la musique chaque jour. Je me laisse emporter par la mélodie ainsi que les paroles. Je ferme les yeux. Je m'imprègne du timbre de voix de l'interprète. Je vogue de note en note. Je me mets à fredonner sans m'en apercevoir. J'écris aveuglément. Je suis inspiré. Je gribouille sur des papiers froissés. Je réécoute, plus attentif cette fois-ci. J'imite l'intonation de voix du chanteur. Je me félicite de parfois y arriver. Je continue. Je me surprends à rêver de chanter. Chanter en duo.
J'enfonce mon casque sur mes oreilles. Je découvre quelques détails qui m'avaient échappé jusque là comme le bruit d'une percussion. Dans le même temps, je corrige une faute d'orthographe sur mon brouillon maculé de tâches d'encre. Une musique m'arrête dans mes travaux et me propulse des mois, voir des années auparavant, la rattachant alors à un souvenir : la première fois que je l'ai entendue. Je frissonne. Je souris. Je deviens nostalgique. J'écoute pensivement cette chanson. Je la redécouvre elle et son sens si particulier en étant certain que dans dix ans cette même chanson prendra un nouveau sens à mes yeux.
J'adore la musique. Je ne pourrai certainement pas vivre sans elle. Elle est tout pour moi comme une amante que j'aime retrouver chaque soir. Elle me console, me guide. Elle m'exalte de toute chose. Elle fait en sorte que je me sente mieux. Elle est belle dans sa diversité. Belle à en crever. Je la vénère. Je l'adule. Je la béni d'exister pour me faire exister.
C'est uniquement grâce à elle que je gribouille ces papiers froissés. Tant qu'il y aura de la musique, je trouverai la force d'écrire et de me surpasser. Elle est ma seule amie qui puisse lire en moi avec une rapidité déconcertante. Quelques minutes lui suffisent pour changer mon monde. Une piste de 3 minutes 56. Je sens mes tympans vibrer. Mon cœur bat sur le tempo infligé par le grattement frénétique des guitares. J'ignore toujours quelles raisons me poussent à écouter de la musique. Je le fais ; c'est tout. Peut-être que comme l'écriture, elle me sert de thérapie.
J'ai essayé de ne plus écouter de la musique ; de me rendre hermétique à ce monde de délices et de voyages. Ce qui en résulta fit peine à voir. Un mal être me collait à la peau. Mes sens étaient en éveil. Chaque son me servait de musique de substitution. J'étais sans ma drogue. Le mot était lâché : j'étais drogué à la musique. Pire qu'un euphorisant, une dépendance. J'en suis sensible. Un bon morceau me rend à fleur de peau ; me donne la chair de poule.
Il m'est arrivé de pleurer pour une belle musique. De pleurer pour ce qu'elle me faisait ressentir. Il m'est également arrivé de passer des nuits blanches pour écouter de la musique. Les yeux mi-clos je faisais semblant de m'endormir en même temps que la musique qui ne devenait qu'un murmure. Je m'agite alors, pris d'inspiration. Il est trois heures du matin. J'écris aveuglément encore une fois. La musique me met un baume au cœur et me fait écrire sans que je ne puisse m'arrêter. Quelques bribes de paroles, des mots sont retranscrits dans mes écris. Mais le résultat n'en est que plus beau.
Je remercie cette muse inestimable que j'adore, que je vénère, que j'adule, que je béni d'exister pour me faire exister… »
Elijah, qui se tenait dans le salon du jeune couple n'en était pas à sa première visite. Depuis qu'il avait fait connaissance avec Draco, il venait fréquemment et ça, depuis une semaine. Il referma la couverture du livre intitulé « Papiers Froissés » et regarda son demi-frère un instant avant de déclarer :
« - Je crois que c'est celui-ci mon préféré.
- Vraiment ?
- Oui, sincèrement. Je me retrouve là-dedans. C'est pour quand la publication ?
- Dans deux semaines, le 22 Mars. Précisa Draco en apportant plusieurs bouteilles de bière. Harry ne veut pas l'avouer mais il est tout excité à cette idée. Il passe ses journées à regarder les quelques exemplaires que lui ont fournis la maison d'édition. Hier soir, il a tapé une syncope parce qu'ils étaient allé à la ligne dans un de ses textes alors qu'il ne le voulait pas. Il a vérifié la police de caractère, la solidité de la reliure, lu sa biographie tant et si bien qu'il la connaît par cœur et…
- Je crois que ça va aller. Maugréa l'écrivain en herbe qui ne pu s'empêcher de sourire. Ok, j'ai eu une attitude pitoyable ces deniers jours et ça ne va qu'aller crescendo. Mais que veux-tu ? Ces quelques pages c'est tout ce que j'ai… (Draco lui envoya un regard éloquent) A part toi bien sûr. Se rattrapa-t-il. En tout cas, j'ai envoyé un exemplaire chez Ron et Hermione, un pour Luna – Draco a insisté pour que Théodore aussi en ai un. Sans oublier Blaise. Et puis, j'ai voulu que nos parents sachent aussi. Alors… Alors j'en ai livré un à ma tante et à la mère de Draco. Et puis prochainement avec Draco nous retournerons à Godric's Hollow pour en déposer un sur la tombe de Papa et Maman.
- Ils auraient été fiers de toi Harry. Dit Elijah en le saisissant par l'épaule. Très fiers, crois-moi.
- Et si… Et s'ils ne m'avaient pas accepté à cause de mon homosexualité ? Je veux dire… Personne ne peut savoir comment ils auraient réagit. Nous ne les connaissons pas après tout. Ils auraient pu réagir comme les Dursley. Ne pas vouloir de moi, me considérer comme un… monstre.
- Ecoute Harry, reprit Elijah en reposant sa bouteille sur la table basse alors que Draco les regardait alternativement, j'ai eu l'avantage – contrairement à toi – de vivre avec quelqu'un qui les a connu mieux que quiconque. Sirius me parlait beaucoup de James et de Lily. Ils étaient formidables. Surtout ta mère… Elle avait le don de voir la beauté en quiconque et particulièrement chez ceux qui en étaient pratiquement dépourvu. Tu m'as montré les lettres qu'ils t'ont écrites pour leur testament. Et ça crevait les yeux qu'ils t'aimaient. Pas parce que tu étais un gentil bébé à l'époque où ils t'ont connus. Mais parce que tu étais leur chair et leur sang. Ils t'aiment pour ce que tu es. Tes choix t'appartiennent. La famille c'est…
- C'est fait pour protéger et aider. Compléta Draco. Mes parents… Mes parents ne m'acceptent pas encore comme je suis. Mais j'ai bonne espoir que la situation évolue. Qu'un jour ils me voient de nouveau comme un fils méritant. C'est toi qui m'as redonné espoir Harry. C'est toi qui m'as dit que mon père avait tenté de me protéger et que ma mère s'inquiétait pour moi. Sans ça, je serais resté sur mes idées arrêtées, fermé dans mon monde de désespoir. Nos parents nous aiment bien plus qu'on ne l'imagine même si ils nous causent du tort. Regarde ce qu'il s'est passé avec Nymphadora et sa mère. Maintenant qu'elle a le petit Teddy, son amour pour Remus n'a plus été remis en cause. Je ne sais pas quel événement rendra notre couple ordinaire aux yeux des autres, ni quand… Mais il faut que tu saches Harry, qu'on n'est pas seuls. Ce n'est pas nous contre les autres. C'est nous avec les autres. Nous ne sommes pas les derniers ni les premiers à vivre cette situation. Je crois en nous.
- Vous avez tous les deux raisons. Ce n'est qu'une affaire de temps. Après la pluie, le beau temps, non ? Au fait, Elijah nous serions ravis si tu voulais dormir à la maison quelques temps. L'hôtel ça coûte horriblement cher. Et puis on a une chambre d'ami.
- On ne peut pas te proposer décemment le canapé, vu les choses qu'on y a faite. Plaisanta Draco entre deux gorgées de bière ce qui lui valut un regard assassin de la part de son compagnon. C'est vrai ! On ne l'a pas encore désinfecté.»
Le frère d'Harry rit de bon cœur avant de répondre entre deux hoquets :
« - C'est très gentil de votre part. Mais je n'ai pas envie de m'imposer dans votre couple. Vous avez l'air de vous être réconciliés récemment et je n'ai pas envie d'entraver cette entente si neuve…
- Et durable. Contredit le brun. On ne va pas se séparer par ta faute Elijah. On restera ensemble même si tu laisses tes chaussettes traîner par terre. Promis. Et puis, nous avons tellement de choses à rattraper. Toute une vie.
- Je… Je ne sais pas quoi dire.
- Draco est prêt à prendre des douches moins longues pour te laisser de l'eau chaude. Continua-t-il. J'ai déjà rangé le dressing pour que tu puisses mettre tes vêtements.
- Je ne suis pas sûr de…
- Bon, tu vas nous faire le plaisir de coller tes fesses ici parce que j'ai déjà acheté une bouteille de champagne qui m'a coûté une fortune en l'honneur de ta venue. Tonna Draco. »
Harry le regarda avec des yeux ronds comme s'il venait de dire une énormité ou quelque chose de vulgaire. Or, contre toute attente Elijah souffla :
« - Bon, puisque c'est dit comme ça.
- Je savais que l'on trouverait des arguments suffisamment convaincants. Prononça Draco en se frottant vigoureusement les mains. Tu vois Harry, c'est ma fibre d'homme d'affaire qui ressort.
- Ouais bah, si tu continue je sens que c'est toi qui va dormir sur le canapé espèce de requin.
- Comment tu es susceptible ! S'exclama-t-il. Tu n'aimes pas quand je réussis quelque chose avant toi. C'est ça ? »
Harry du se retenir de ne pas faire un geste grossier et alla chercher des chips dans la cuisine. Draco éclata de rire vue la moue contrariée de son compagnon et confia à son frère :
« - Une vraie princesse quand il s'y met celui-là…
- Je t'ai entendu ! Cria Harry depuis la cuisine ouverte où il fit claquer un placard.
- Désolé mon ange mais j'adore parler de toi. Je n'ai pas pu m'en empêcher.
- Salaud.
- Petite dévergondée. »
Harry lui lança le paquet de chips à la figure puis le frappa avec pendant quelques secondes. Draco riait aux éclats et se protégeait le visage à l'aide de ses avant-bras.
« - Je capitule. Hoqueta le blond. L'Angleterre a gagné. Où est le traité de paix votre altesse ?
- Je t'envoie à la guillotine la prochaine fois. Dit l'écrivain en herbe en ouvrant le paquet de chips avec un air impérieux. Tu en veux Elijah ? »
Son demi-frère acquiesça et en prit une bonne poignée avant de reprendre :
« - Vous êtes marrants tous les deux. Ca se voit que vous vous aimez ; ça crève les yeux. Vous êtes un peu le jour et la nuit mais ça vous va tellement bien… »
Harry rougit.
« - On s'est trouvé, je crois. Renchérit Draco en passant une main sur l'épaule de son compagnon. Finalement, je remercie ma mère de m'avoir proposé de faire ce voyage en Angleterre. Sans ça, ma vie aurait été tellement plus simple. Mais plus fade aussi. Je serai devenu le bon fi-fils à Lucius Malefoy. Maintenant que j'y pense, je ne peux plus concevoir ma vie sans Harry.
- Moi non plus. Ajouta Elijah.
- L'essayer c'est l'adopter. Plaisanta le brun. »
Draco le regarda d'un air « On a fait pire à l'école du rire mais continue à te faire du mal à sortir des trucs nuls : ça me distrait ». C'est fou ce qu'il pouvait être expressif avec ses yeux, pensa Harry en rougissant de plus bel.
« - Je crois qu'il serait temps d'aller se préparer pour la fameuse fête de Blaise, non ? Dit Elijah afin d'abréger le moment de honte de son jeune frère.
- Oui c'est vrai. Admit le blond en se levant puis s'étirant. Il a dit qu'on ne devait pas être en retard sinon il nous castrait. C'est bien la première fois que je vois Blaise aussi à cheval pour les horaires. Il serait même en retard le jour de son mariage si on l'écoutait.
- J'ai imprimé l'itinéraire. Informa Harry en pliant en quatre une feuille blanche qu'il fourra dans la poche arrière de son jean. On doit d'abord prendre le métro puis le RER B, ensuite un bus puis marcher dix minutes…
- On va à l'autre bout de l'île-de-France quoi. Grommela Draco en prenant ses clefs. C'est vraiment du Blaise ça : organiser une fête entre trois personnes à l'autre bout de chez lui. Selon lui, ça donne l'illusion d'une quête ou quelque chose du genre. Encore un de ses films de guerre qui lui monte à la tête. »
Harry pouffa en éteignant les lumières de l'appartement. Elijah fut le dernier à sortir et Draco ferma la porte derrière lui. Tous trois sortirent dans les rues de Paris où le crépuscule commençait à tomber. Ils se dirigèrent vers la première bouche de métro et après quelques stations, arrivèrent à Gare du Nord, côté RER.
Ils prirent le train qui ne tarda pas à arriver, chargé de personnes rentrant de leurs lieux de travail. Ils ne trouvèrent pas de place assise. De ce fait, ils restèrent debout, Draco et Harry serrés l'un contre l'autre, se bousculant doucement comme des enfants lorsque le train prenait un virage. Le train - couvert de graffitis - semblait transpercer un magnifique coucher de Soleil qui couvrait les usines désaffectées et les anciennes gares.
Le trajet dura moins d'une demi-heure et finalement, arrivé en gare d'Aulnay-sous-Bois, ils descendirent du train et traversèrent une galerie souterraine assez miteuse pour déboucher, en haut d'un escalator sur ce qui semblait être un point de ralliement de bus. Harry resta complètement figé quand en face de lui un bus affichait un écran bleu-vert ou brillait dans le noir le numéro 615. Silencieusement, Draco sortit son téléphone portable et prit une photo à la volée avant de s'approcher.
« - Je crois que c'est celui-là qu'on doit prendre. Regarde sur ta feuille. »
Harry obéit et sortit son papier froissé de sa poche de jean.
« - Oui, on doit s'arrêter une station avant le terminus. Là, on doit traverser un parc.
- Montons. Incita Elijah. »
Le trajet fut calme et plaisant. Il n'y avait presque personne à l'intérieur. Cela faisait bizarre à Harry de s'asseoir sur la banquette d'un bus qui portait le même nom que celui en Angleterre et qu'il ne connaissait que trop bien. Draco ne parla pas. Il était assis derrière, Elijah était au côté de son jeune frère. Une fois qu'ils réclamèrent l'arrêt, leur point d'arrivé était proche.
Ils descendirent et se rendirent compte qu'ils étaient en face d'un quartier pavillonnaire et qu'au loin, on distinguait de hautes tours. La banlieue de Paris. Sur leur droite, une départementale les séparait d'un parc assez conséquent dont on ne pouvait voir le bout. Ils traversèrent quand le feu fut vert pour les piétons et marchèrent en silence sous les lampadaires bleu qui ressemblaient à d'énorme luciole brillant dans la nuit.
Plus ils s'enfonçaient dans le parc obscur, plus ils avaient l'impression de s'être trompé d'endroit. Automatiquement, la main de Draco se glissa dans la main d'Harry. Ce coin ne lui inspirait pas confiance. Aussi il sortit son téléphone portable et s'en servit comme lampe torche. Ils continuèrent d'avancer sans prononcer le moindre mot, leur pas crissant sous le gravier. On entendait un train de marchandise passer. Des bruissements. Des clapotis de l'eau. Et des voix. Oui des voix !
Ils montèrent un escalier en pierre et tout en haut ils virent une espèce de lac et de l'autre côté, des lumières les aveuglèrent. Quelqu'un avait accroché des lanternes sur les arbres environnants et quelques tables avaient été déposées à la va vite. On pouvait distinguer dans le noir quelques silhouettes et Draco sourit à Harry. Ce petit con de Blaise avait admirablement bien choisit le lieu. Sur le lac on voyait des cygnes et des canards se prélasser dans un dernier bain de nuit tandis que des roseaux encadraient le rebord.
Plus ils approchaient, plus ils sentaient l'odeur d'un barbecue leur tordre l'estomac. Harry était impatient. Il plissa les yeux en ayant cru apercevoir quelque chose puis secoua la tête en signe de dénégation. Non, ce n'était pas possible…
Et il ne resta que quelques pas à faire pour confirmer ses doutes.
Baignée dans la lumière, Nymphadora tenait le petit Teddy qui essayait d'attraper des amuse-gueules sur une assiette en plastique. Elle serra fort Draco dans ses bras tandis que le petit, s'accrochait au T-shirt de son parrain en gazouillant. Remus, pour faire bonne figure, serra la main à Elijah. Astoria et Pansy aussi étaient là et rigolaient aux éclats. L'ex petite-amie de Draco vint même lui dire bonjour et le féliciter pour son livre. Pansy, quant à elle, lui demanda aussitôt un autographe. Plus loin, Blaise parlait à voix basse avec une jeune fille qu'Harry ne connaissait pas mais qui avait l'air très séduisante dans sa robe d'été couleur turquoise. Quand le meilleur ami de Draco se rendit compte que la star de la soirée venait d'arriver, il se dirigea vers lui.
« - Bravo Harry. Je sais que c'est une petite fête mais…
- C'est parfait. Dit-il d'une voix émue.
- Et encore, tu n'as rien vu. Renchérit Draco. On t'a prévu une petite surprise. Regarde. »
L'écrivain en herbe se tourna légèrement de côté et il vit ce qu'il avait cru imaginer. Ils étaient là, tous les deux, lui souriant largement. D'abord, il crut halluciner. Mais après quelques secondes et des clignements d'yeux inutiles il dû se rendre à l'évidence. Ils étaient bel et bien réels. Harry ne pu faire quoi que se soit, que quelqu'un se jeta dans ses bras en pleurant à chaudes larmes. Il respira à n'en plus pouvoir son parfum floral. Ce parfum qu'à force de ne plus sentir, il eu peur de l'oublier. Ses bras si doux et cette voix… Cette voix parmi des milliers d'autres.
« - Hermione ! Mais que fais-tu ici ? Comment… Comment est-ce que tu…
- C'est Draco. Hoqueta-t-elle entre deux pleurs. Il nous a appelés il y a une semaine avec Ron. Il nous a envoyé des billets et nous a tout raconté. Ton contrat, la petite fête et votre mauvaise passe… Tout. On… On est si heureux de te revoir. On a bien cru que jamais nous nous reverrons. Tu nous as tellement manqués. J'ai bien cru que… Que tu ne voulais plus de nous dans ta vie.
- Jamais je ne pourrai vous oublier. Vous êtes tout ce que j'ai de plus cher. Je… (Harry ne pu se retenir de pleurer) Je suis tellement désolé de ne plus avoir donné de nouvelles. Je n'en ai pas eu le courage. Je n'avais pas envie que vous vous inquiétez pour moi. Vous aviez suffisamment à faire avec vos études.
- Ce n'est pas les vacances mais j'ai réussi à convaincre Hermione de sécher. Déclara Ron en serrant à son tour son meilleur ami dans ses bras la voix chargé d'émotion. Tu nous as terriblement manqué Harry. Sans toi, il n'y avait plus de Trio d'Or. Sans toi, ce n'était plus le vrai Little Whinging. Même Dudley est maussade depuis ton départ. Il n'y a plus sa victime favorite. Ca va bientôt faire un an tu te rends compte ? Un an sans toi ! Combien de temps encore avant ton retour ? »
Harry regarda Draco un bref instant avant de répondre.
« - Je ne sais pas s'il y aura un chemin retour à Little Whinging, Ron. Murmura-t-il. Je suis désolé. »
Le rouquin sembla être prit de court mais sourit finalement.
« - Bah, je devais bien me douter que ça arriverai un jour. On ne pouvait pas rester collés ensemble toute notre vie.
- J'ai déjà du mal à me faire à l'idée que je n'incarne pas l'homme idéal pour Draco. Prononça Blaise en anglais. Alors je comprends parfaitement ce que vous ressentez.
- Tu as fais beaucoup de progrès en anglais. Constata Remus.
- Ca, c'est à force de côtoyer Harry, professeur. Répondit Blaise en lançant un clin d'œil au brun. »
Ce dernier se dégagea de l'étreinte de ses amis pour revenir sur ses pas. Il regarda Elijah qui était resté quelque peu en retrait.
« - C'est mon frère : Elijah. Annonça Harry. C'est une longue histoire un peu compliquée mais on aura tout le temps d'en parler autour d'une tékila. »
Hermione réprima difficilement un petit couinement et la mâchoire de Ron tomba de quelques centimètres. Blaise pour détendre l'atmosphère déclara :
« - Je crois qu'après quelques verres on ne pourra plus savoir lequel est la copie et l'autre l'original ! »
Draco éclata de rire et se rendit compte que son cousin Légolas aussi était là, assis sur une chaise de jardin, accompagné de sa sœur Agrippine qui se jeta dans les bras de Draco en faisant un grand bond. L'apprenti parfumeur la souleva de quelques centimètres au-dessus du sol et déclara :
« - Tu n'as plus sept ans voyons. »
Pour toutes réponses, Agrippine éclata en sanglot. Draco caressa sa longue chevelure brune et la serra fort contre lui, se délectant de la sensation de la sentir tout contre lui.
« - Je vais te dire un secret Grigri, murmura-t-il, tu as toujours été ma cousine favorite. »
Cette dernière fut partagée entre les rires et les larmes et descendit des bras de Draco en essuyant ses larmes à l'aide de son sac à main en perles.
« - C'est pas drôle Dray, tu sais très bien que suis ta seule cousine !
- Peut-être plus pour longtemps. Déclara Nymphadora alors que tout le monde se taisait autour d'eux. Avec Remus, on vient d'apprendre que je suis enceinte. »
Ni Draco, ni Harry ne savaient où donner de la tête. Une certitude : ils étaient fous de joie. Et baignés dans ce bonheur au plein cœur de la nuit, entourés de les êtres qui leurs étaient le plus cher, ils remercièrent quelqu'un, là-haut, de veiller sur eux…
A suivre
Voilà un chapitre tout mignon je trouve ^^ Avec que du bonheur de la joie etc.. Le prochain chapitre, le 36, est une suite immédiate de cette petite fête où il y aura beaucoup de dialogue avec les personnages secondaires que vous appréciez tant ! Je sais qu'il y a un fan club de Légolas, de Remus x Tonks, d'Elijah etc... Donc calmez-vous, ils répondront tous présents x)' Bien sûr, ça n'a pas été facile à gérer car je voulais absolument un chapitre où il y ai beaucoup de gens d'un coup et franchement, je n'ai pas trouvé mille et une solution pour les faire intervenir. Enfin, vous jugerez par vous même le chapitre 36 qui est PLEIN d'indices. Alors sortez les loupes mes petits Sherlock car avec le chapitre 36 vous en saurez énormément sur la suite et fin. J'espère que vous savez détecter les indices que je laisse à force de me lire. Enfin bref, donc reprenons le chapitre 35 : début avec un extrait d'Harry concernant la musique (Je l'ai écrit à trois heures du matin alors que je me levais trois heures plus tard ; mais étrangement le lendemain j'étais en pleine forme). Je pense - sans prétention - que la musique est un sujet universel et je plains les malheureuses personnes comme les sourds qui ne peuvent l'entendre - quoiqu'il existe des systèmes de substitutions. Mais là n'est pas le propos. Pour moi la musique est belle à un point inimaginable et je ne pourrai pas concevoir ma vie sans. En parlant de ça j'espère que la playlist proposée non pas par moi mais une des lectrices vous a plut ! =D Si vous avez envie de me faire partager vos goûts musicaux je suis dispo. Je suis quelqu'un avide de connaissances ainsi que de découvertes x)' Quoi qu'il en soit j'ai remarqué une chose dans vos reviews : vous êtes partagés au sujet du rétablissement de Draco. Même les plus optimiste voient rouge. Pourquoi ? Une rechute, dites-vous ? Un rôle que Draco joue ? Un secret ? Un énième rebondissement ? Vous saurez tout cela dès le chapitre 37. En tout cas, je vous souhaite une excellente semaine et de lire plein de fics merveilleuses et pourquoi pas en écrire ! Dairy22
Nota Bene : D'ici le début du mois de Mars, je publierai un nouvel OS du nom de " Luxuria ae ". Attention ! Cela sera un Hermione x Draco.
Warning : Je suis tombée sur un OS fabuleux il y a quelques jours du nom de " Dillon, Drum et Coffee mon Amour " de OoEveoO [DMxHP] A lire de toute urgence !
