Plume85: Salut, Chapitre 34 aujourd'hui !

Luciana: Le manga appartient à Akira Amano, sauf les OCs.

Plume85: Bonne lecture, désolé pour les OOCs.

PS: Warning, passage pour les + de 18 ans ou les pervers seulement, lemon !


Memòria


-Mais dis-moi ce qui c'est passé merde !

-Don't feel like it love.

-Et change pas en anglais !

-I do what I want~.

Il s'en va. Il y a deux jours on a fêté nos anniversaires, et je me souviens de rien. Arro sait quelque chose qu'il refuse de me dire...et Kyôya m'évite. Bien que ça me turlupine et que j'ai vraiment peur d'avoir fait quelque chose d'horrible, j'ai pas les couilles de lui demander.

J'ai pas de couilles me direz-vous, mais c'était une expression.

-Miss.

-Ah ! M'écriai-je en tombant de mon lit.

Je pose mes yeux sur Alaric, une main sur mon pauvre petit cœur battant trop vite alors qu'il a l'air de s'en foutre royalement.

-Rick, qu'est-ce que j'ai déjà dit à propos des portes ?!

-De les emprunter.

-Alors pourquoi tu continues à apparaître derrière moi comme ça ?!

-J'en ai envie.

-Mais...

Il me met mon inhalateur dans la bouche alors que mon souffle se faisait tout juste plus difficile. J'en prends quelques bouffée et le retire.

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-J'aimerais vous emmener quelque part.

-Loin ?

-En Belgique.

-Ok, je viens.


Memòria


-Luci-nee-san, où es-tu ?

-Hors du pays pour des affaires personnelles Fran, je reviens vite.

Je raccroche et lance un regard interrogateur à Rick, puis à l'hôpital devant lequel on est, dans la ville de Mons en Belgique francophone.

-Rick ?

-Suivez-moi Miss.

Je m'exécute, curieuse du pourquoi de notre visite. On passe dans le hall sans s'arrêter et on est vite devant une porte. Rick toque et une voix vaguement familière répond.

Où est-ce que j'ai entendu cette voix ?

-Oh mon dieu Luciana, c'est vraiment toi, reprit la voix, émue alors qu'on entrait dans la chambre.

J'écarquille les yeux, laissant tomber mon indifférence. Dans un lit, branchée à des machines, se trouve une femme d'une quarantaine d'années. Les traits de son visage montrent qu'elle vient du bassin méditerranéenne, ses yeux gris sont fatigués mais ont de la joie et ses cheveux bruns foncés ont quelques mèches grises.

Je la connais, comment je pourrais l'oublier même avec mes problèmes de mémoire ?

Je peux pas oublier la première personne à m'avoir montré de la gentillesse après les Estraneo.

-Clorinda...soufflai-je en prenant tout de suite place dans la chaise à côté de son lit.

J'entends à peine Alaric sortir de la pièce pour nous laisser de l'intimité.

-Tu es devenue splendide, me dit-elle en caressant ma joue. Ça fait tellement longtemps.

-Je suis désolé.

Je prends mon pendentif alors qu'elle est surprise.

-Tu...tu disais toujours que ma flamme était un don mais...je l'ai jamais utilisé comme tel et...

-Luciana, calme-toi voyons ! Rît-elle en me tapotant la joue. Tu sais, après que tu sois partie...continua-t-elle plus calmement, ses yeux montrant du regret, je ne pouvais pas m'empêcher de culpabiliser. Si je t'avais mieux protéger de ce qu'on te faisait...c'est à moi de m'excuser.

Je garde le silence, une chaleur grandissant dans ma poitrine. La même que lors des premières fois où je me rendais compte que Dino s'inquiétait pour moi.

-Pourquoi tu es à l'hôpital ?

-Oh, et bien il se trouve qu'on m'a trouvé un cancer de l'estomac. Les médecins disent tous que les chances pour que je m'en sorte grandiront, mais je sais bien qu'il n'y a pas d'échappatoire.

-Tu abandonnes, l'accusai-je d'une voix plate.

-Je préfère profiter un maximum de mes proches au lieu de souffrir à cause des traitements et du cancer pendant des mois.

Après tout, je n'ai aucun droit de lui dire qu'elle doit se battre comme j'ai brièvement voulu le faire. Je suis condamnée et je ne me bats pas. Je n'en ai pas envie, j'en ai pas la force. Je veux laisser tout le monde derrière pour enfin être en paix et me reposer. Si j'ai jamais voulu avoir de liens c'est parce que je savais que ça m'empêcherait d'avancer...et que Dino et d'autres seraient tristes. Et même si j'ai pas envie de voir mes frères tristes...ça changera rien. Je préfère qu'ils soient tristes que je termine en légume ou autre.

Je suis égoïste, mais je m'en fous.

-Je connais le meilleur médecin du monde, je peux l'appeler si tu veux.

Elle regarde le vide quelques secondes puis secoue lentement la tête de droite à gauche, un sourire triste sur ses lèvres pâles.

-Comme tu veux.

-Assez parlé de moi Luciana, dis-moi ce qui c'est passé après que tu sois partie.

Alors je parle, changeant complètement mon histoire car je remplace la Mafia par l'histoire d'une entreprise. Sachant que les Vongola sont aussi une multi-nationale, Clorinda sourit souvent en comprenant que j'ai retrouvé mon frère biologique, et que j'ai atterri dans une bonne famille.

-Et côté cœur ?

-Hein ?

-Luciana enfin, tu as vingt-trois ans et tu es une belle jeune femme. Tu dois avoir des tas d'hommes à tes pieds.

-Je m'intéresse pas à ce genre de truc...

-Alors seulement avec l'homme que tu aimes ?

L'image de Squalo, mais aussi celle de Kyôya apparaissent dans ma tête.

Pourquoi Kyôya ?!

-J'ai des choses plus importantes à faire pour le moment.

-Je comprends bien, mais écoute ce conseil. La vie est tellement courte, tu peux pas te permettre de refouler tes sentiments à l'égard des autres, ou de les nier. Tu dois montrer aux gens que tu aimes que tu les aimes.

-Mais...

Les gens profitent des sentiments, les sentiments quand on les montre deviennent des faiblesses trop facilement exploitables.

-Tu es encore jeune mais qui sait de quoi est fait demain ?

-Je l'ai compris il y a longtemps...marmonnai-je.

Je soupire.

-Et toi ?

-J'ai arrêté de travailler à l'orphelinat peu après ton départ. Je ne supportais plus cet endroit censé être un refuge pour tout les enfants être un lieu où il y avait tant de harcèlement. J'ai repris mes étude pour pouvoir aider les gens, me suis mariée et j'ai eu un fils, Matéo. Malheureusement on a divorcé son père et moi et maintenant il refuse de venir.

-Quoi ?

-Il ne veut pas voir la vérité en face et je le comprends, à quatorze ans on ne veut pas voir sa mère dans un lit d'hôpital et...

Elle pose des yeux remplis d'espoir sur moi.

-Tu es plus âgée que lui, tu es plus mature. Est-ce que tu penses...

-Clorinda, je t'arrêtes tout de suite, la coupai-je en levant une main, je suis incapable de dire que ce quelqu'un veut que je dise. Je dis toujours ce que je pense, parfois sans même que je ne m'en rende compte.

-Tu penses ça égoïste qu'il ne vienne pas, non ?

-Oui mais...

Je me tais en voyant son sourire satisfait et détourne le regard avec une moue, les bras croisés. Je me suis faite avoir.


Memòria


J'ai mis du plomb dans la tête de Matéo, un ado de quatorze ans aimant trop Pharrell Williams ressemblant énormément à sa mère physiquement. Il a finit par pleurer dans mes bras et la seule chose que j'ai trouvé à dire c'était « Pourquoi tu pleures maintenant ? Elle est pas encore morte. », ce qui l'a fait pleurer encore plus.

La vérité fait mal. Mais c'est mieux de l'affronter que de se berner d'illusions.

-Ana-chan, ça fait longtemps ! M'accueillit l'homme dans un japonais rapide et je sentis Arro être complètement paumé derrière moi.

-C'est vrai Tsuyoshi, ça fait longtemps.

-Installez-vous et je prendrais vos commandes quand vous serez prêts.

C'est ce qu'on fait. Arro bave presque devant la carte, c'est sa première fois au Japon, Fran regarde autour de lui alors que mon regard reste dehors. J'ai pas mis un pied à Namimori depuis un bail. Peut-être que j'irai faire un tour voir la Mama.

Une fois nos commandes devant nous, et moi qui suis dégoûtée de voir Arro savoir se servir de baguettes aussi rapidement alors qu'il est même pas foutu de faire le grand écart, je me demande comment ça se passe du côté de Kyôya. On est à l'hôtel sachant qu'il n'a voulu d'aucun de nous chez lui, même pas moi. Puis il est allé voir Feng, qui vit chez moi comme dans le futur de Byakuran.

Je m'en fous en fait, du moment que, si j'ai laissé des trucs à moi, qu'elle n'y ait pas pas touché.

-C'est le paradis ! S'extasia Arro en avalant un sushi.

-Pas mal, reconnu Fran en lui prenant un sushi.

-Hey, mange ton assiette ! Donc Lulu, c'est de là que viennent Sawada, Yamamoto et Gokudera ? Hibari aussi ?

-Ouais. Ils se sont tous rencontré là et c'est là que la Famille s'est formée, où la VARIA s'est faite battre, où Reborn a vu sa malédiction se briser.

Il hoche la tête et Fran et moi nous retrouvons à faire les guides, même si j'ai la tête ailleurs.

-Où tu vas ? Me demanda Fran en me voyant sortir de notre suite.

-Je dois parler avec Kyôya, t'inquiète.

Je marque un temps de pause et le regarde, les sourcils froncés.

-Ne me suis pas.

Et je pars. C'est juste...je supporte plus qu'il y ait autant de distance entre Kyôya et moi. Cette discussion avec Clorinda m'a...fait réfléchir. Moi qui fuit toutes les conversations importantes que je peux avoir, je vais la forcer cette fois.

-Tu ne sais pas utiliser les portes ? Grogna Kyô en m'ouvrant sa fenêtre.

-Trop long, répondis-je en fermant la fenêtre derrière moi.

-Qu'est-ce que tu veux ?

Je vais m'appuyer contre son bureau et le fixe, les bras croisés et la tête penchée sur le côté, les sourcils froncés.

-Si quelque chose c'est passé quand j'étais bourrée qui t'as vexée je suis désolé. Mais j'en ai marre que tu sois distant comme si j'étais n'importe qui Ky...wow !

Il se téléporte ou qu...

-Kyôya...soufflai-je en remarquant ses bras m'encerclant et prenant appui sur le bureau.

-Ce qui m'énerve, commença-t-il à voix basse en baissant son visage vers le mien, c'est que tu ne te souviennes pas de ce qui c'est passé.

Son regard...c'est la première fois qu'il me regarde comme ça. Aussi...passionnément. Mais il y autre chose. Quelque chose que j'ai jamais vu chez lui me concernant.

Ou que j'ai refusé de voir.

-Jusqu'où on est allé ? Murmurai-je en m'accrochant à sa chemise.

Je l'embrasse dans le cou et remonte lentement vers ses lèvres pour m'y arrêter à quelques millimètres.

Du désir, ses yeux sont pleins de désir pour moi et ça fait manquer un battement à mon cœur. Sa main se pose sur ma joue qui devient rouge puis il m'enlève mes lunettes et les fait tomber sur le tapis à côté du bureau.

Juste après, je suis allongée sur le bureau, sa main sous ma cuisse pour relever ma jambe, son autre main sur ma nuque et ses lèvres bougeant frénétiquement contre les miennes. Mais je le lui rend bien car je tire sur sa cravate, m'agrippe à ses cheveux et ouvre ma bouche pour laisser sa langue entrer. Une chaleur peu familière du fait de ma vie sexuelle quasi inexistante se propage dans mon bas-ventre. La main qui se trouve sur ma cuisse remonte lentement, passe sous mon chemisier et s'arrête sur mon sein qui commence à être massé. Mes bras vont tout de suite autour du cou de Kyôya pour le rapprocher de moi. Je finis par briser le baiser pour laisser ma tête tomber en arrière avec un soupir de plaisir. Les boutons de mon chemisier sont vite défaits et sa main passe sous mon soutient-gorge, titillant mon téton.

Je le lâche et me redresse, l'entraînant avec moi et écrase mes lèvres sur les siennes, défaisant rapidement sa cravate. Je l'enlève vite ainsi que sa veste et m'attaque aux boutons de sa chemise alors qu'il...me fait des suçons dans le cou. Une fois sa chemise ouverte, il se recule et je fais descendre sa chemise le long de ses bras en le regardant intensément dans les yeux. Tout doucement, je me penche vers lui et laisse de légers baisers sur ses clavicules. Il frissonne et ça me fait sourire. Il pose sa main sur ma mâchoire pour me faire lever la tête et de nouveau m'entraîner dans un baiser langoureux. Où il en profite pour m'enlever mon haut et mon soutif. Mes jambes autour de sa taille et mes mains caressant son dos, il se colle à moi et je sens son érection contre ma cuisse. Alors mes petites mains trouvent la boucle de sa ceinture. J'ai à peine le temps de l'ouvrir que mon dos rencontre de nouveau le bureau, que mes bras sont maintenus vers le haut et qu'une langue s'amuse avec mes seins, tout comme une main. Je me cambre en gémissant et le sens sourire contre ma peau.

-Ky...ô...gémis-je en me tortillant.

J'essaie de libérer mes bras mais il ne fait que resserrer sa prise. Quand il arrête enfin, je jette un coup d'œil à ma poitrine qui est rouge et a des suçons et même des morsures. C'est complètement haletante et rouge comme une pivoine qu'il me lâche les poignets pour poser ses mains de chaque côté de ma tête et me surplombe, un sourire en coin.

-Tu n'aurais pas dû porter de la dentelle violette Luciana, me souffla-t-il en effleurant mes lèvres, d'une voix grave qui me fit frissonner.

-J'aurais dû porter la rouge ? Le provoquai-je en encerclant son cou de mes bras, un sourire joueur en coin.

Son regard s'assombrit alors que je repose mes lèvres sur les siennes. Je sens ses mains déboutonner mon jean et il me relâche le temps de me l'enlever. Je me rassois et l'observe regarder mon boxer en dentelle violette, un sourire carnassier prenant place sur son visage.

-Tu fais que regarder ou on continue ?

-Laisse-moi profiter de quelque chose qui aurait dû être fait il y a des années, me susurra-t-il en levant ses yeux aciers sur mon visage.

-En attendant, vu que tu t'es amusé, c'est mon tour non ? Demandai-je en penchant ma tête sur le côté.

Mon doigt se retrouve sur ses lèvres alors qu'il allait de nouveau m'embrasser. D'une main je déboutonne son pantalon alors qu'il mord mon majeur légèrement pour m'enlever mon gant, dévoilant en même temps la cicatrice de ma brûlure. Je descend son pantalon comme je peux avec mes pieds et il en sort lui-même, me laissant voir plus nettement son érection à travers son boxer noir. Je pose mes mains sur son torse et le pousse pour me mettre debout. Notant l'étincelle de curiosité mêlé à son désir, je lui offre un sourire innocent avant de l'embrasser rapidement sur la bouche avant de descendre dans son cou, puis son torse, donnant un coup de langue sur le téton que je rencontre, le faisant frémir, et je termine ma course sur la fine ligne de poils noirs allant de son nombril à son sous-vêtement. Maintenant à genoux, chacun de mes index passent sous l'élastique de son boxer sur ses hanche. Mes yeux rencontrent les siens, qui me fixent intensément.

-Pressé Kyô ? Le tentai-je en passant ma langue sur mes lèvres pour les humidifier.

Il se penche pour prendre appui sur le bureau sans cesser de me fixer. Qui aurait cru que je pouvais être aussi provocatrice dans ce genre de moment hein ?

Pas moi en tout cas. C'est sur cette pensée que je baisse son boxer, laissant son membre se dresser fièrement. Je finis par enlever ma mitaine gauche et pose cette même main à sa base.

Ainsi commencent les vas-et-viens, et la respiration de plus en plus rapide de Kyôya au fur et à mesure que je le masturbe. Mais je m'arrête vite et souffle dessus avant de poser ma langue sur son gland. Je le lèche un peu avant de le prendre complètement en bouche, mes lèvres couvrant mes dents. Je n'entends rien à part sa respiration. La seule chose qui me dit qu'il aime, c'est sa main droite qui me tire les cheveux.

Sauf qu'au bout d'un moment, j'entends un grognement rauque au-dessus et quelque chose remplit ma bouche, me faisant écarquiller les yeux. Je le lâche donc.

J'avais oublié ce qui résultait en général d'une fellation.

-Crache, m'ordonna Kyôya en mettant un mouchoir sur ma bouche.

Je penche ma tête en avant et fais ce qu'il me dit. Il jette le mouchoir, passe ses bras autour de ma taille et me relève pour me reposer sur le bureau. Mon boxer disparaît vite et encore une fois, je suis allongée sur le bureau.

Ce que je l'aime maintenant ce bureau.

Kyôya est plus rapide cette fois et ne s'attarde pas trop sur ma poitrine. Sa bouche descend sur mon ventre, qui se tord d'excitation, surtout quand sa langue refait les contour de mon tatouage sur mes côtes. Il finit par reprendre son chemin pour se retrouver entre mes jambes et...souffler sur cette partie là.

Je me cambre et fourre mes mains dans ses cheveux. Au premier coup de langue sur mon clitoris je lâche un petit cri, ce qui le fait continuer, tantôt rapidement, tantôt lentement.

-Kyô...gémis-je en tirant ses cheveux, c'est...c'est...AH !

Une chaleur inconnue grandit dans mon ventre, me faisant me tortiller et gémir de plus belle. Bon sang, Kyôya sait utiliser sa langue. Au bout d'un moment où je n'arrive pas à articuler un mot, le plaisir me submerge complètement et je crie son nom en me cambrant. Il arrête ce qu'il fait et se relève, prenant mes bras pour m'attirer à lui alors que je suis encore sur mon petit nuage. Du moins jusqu'à ce que je sente deux doigts en moi s'activer. J'enroule mes bras autour de son torse et mets mon visage dans le creux de son cou en couinant, ma respiration hachée.

-Tu prends la pilule ? Me chuchota-t-il dans l'oreille.

-N...non...Mon Dieu ! Fis-je en basculant ma tête en arrière, les yeux fermés.

Il s'arrête, retire ses doigts et s'éloigne vers son lit pour prendre quelque chose dans sa table de chevet. Pendant ce temps, je le regarde en reprenant ma respiration, le visage rouge et serrant mes jambes.

Le préservatif qu'il a à la main ne m'échappe pas. Mais Kyô n'a pas été au Japon depuis plus d'un an, et les capotes se périment...j'écarquille les yeux. Il avait quand même pas deviné ce qui allait...

-Si, me dît-il normalement en mettant le préservatif.

J'enroule mes jambes autour de sa taille, mes bras vont autour de son cou et les siens, autour de ma taille, me collent à son torse. Je me mords la lèvre inférieure en le sentant me frôler sans jamais...

Un gémissement m'échappe quand il s'immisce en moi sans me prévenir.

Il reste sans bouger pendant quelques secondes et commence ses vas-et-viens lentement, m'arrachant des gémissements à peine audibles. Sauf qu'au fur et à mesure, j'enfouis mon visage dans son cou et le mords pour éviter de faire trop de bruit.

Parce que c'est bon. C'est la première fois de ma vie que je ressens autant de plaisir. J'ai même eu mon premier orgasme tout à l'heure, et je sens le prochain venir.

-Putain, grognai-je en basculant ma tête en arrière, laissant le loisir à Kyôya de me mordre jusqu'au sang dans le cou.

Il me lâche pour prendre appui sur le bureau et accélère brusquement, me faisant crier. Le plaisir augmente petit à petit, comme tout à l'heure.

-Kyôya ! Criai-je en sentant mon orgasme me frapper.

Je me contracte autour lui et lui jette un coup d'œil. Les joues rouges, les cheveux en bataille, il est à croquer. Je l'embrasse sous l'oreille puis souffle dedans. Il s'arrête, son front posé sur mon épaule et je l'entends grogner quand il jouit à son tour. On reste comme ça pendant quelques minutes puis je finis par l'embrasser sur la joue.

Il se retire, enlève le préservatif qu'il jette et me soulève, moi cramponnée à lui. On finit vite sur le lit, côte à côte à reprendre nos respiration. Je tousse un peu et sursaute quand il parle.

-T'as dit quoi ? Demandai-je à voix basse.

-Je pars en Italie demain.

-Tsunayoshi t'a fait demander ? Continuai-je en fronçant les sourcils, me glissant sous ses draps pour me couvrir.

Il fait de même en hochant la tête. Maintenant que je réalise pleinement ce qu'on vient de faire, on a couché ensemble et ça a été pour le moins torride, je...et maintenant ?

-Pendant cette soirée chez les Traditore...reprit-il lentement, où étais-tu passée ?

-Oh, j'étais...en pleine conclusion de la mission...

-Donc cet herbivore de Traditore est le traître, devina-t-il en me fixant.

Comment on peut parler de ça après ce qu'il vient de se passer ?

-Oui et...

-Qu'est-ce qu'il t'a proposé ? M'agressa presque Kyôya. Tu as accepté le poste d'héritière des Vengadores, alors qu'est-ce qu'il te voulait ?

-Me faire un gosse, répondis-je immédiatement.

Ses yeux s'étrécissent et je me retrouve à moitié sur lui, mes yeux plongés dans les siens.

-Ne le laisse pas te toucher, grogna-t-il en serrant son bras autour de ma taille.

-Je sais ce que je fais, je suis agent double, ou triple, laisse-moi faire. Mais autrement Kyô...

-Quoi ?

-On...enfin après ce qu'il vient de se passer...je veux dire c'est pas comme si...

Comme si on pouvait être ensemble. Je baisse la tête et la pose sur son torse.

-Je sais, trancha-t-il froidement.

Il passe son pouce sur le sang séché de la morsure qu'il m'a faite.

-Mais juste une nuit...j'ai besoin de t'avoir entièrement pour moi pour une nuit...souffla-t-il presque douloureusement.

-Et après...on fera comme si de rien n'était...terminai-je en levant la tête pour le regarder dans les yeux.

Je pose ma main sur sa joue pendant qu'on se regarde dans les yeux. J'ai des sentiments impossible à décrire pour lui et je devine à son regard que c'est réciproque. Je lui fais un petit sourire en lui caressant la joue.

De l'amour ? Les autres le penseraient sûrement, mais je sais que ça ne le décrit pas vraiment. Ce sentiment...celui que je peux tout lui dire en sachant qu'il ne fuira pas, qu'il m'accepte complètement et que j'ai besoin de lui dans ma vie...

J'ai aimé Squalo, de tout mon cœur. Je l'aime toujours et je le sais. Mais si avec lui j'avais besoin qu'il me reconnaisse, que je sois le centre de son attention, qu'il me faisait rougir, qu'il faisait battre plus fort mon cœur et que j'étais jalouse de toutes les filles avec qui je pouvais le voir...

Avec Kyôya, je suis jalouse aussi, par exemple Katryna. Mais j'ai ce sentiment de le connaître par cœur et de savoir que personne ne pourra prendre ma place dans son cœur, qu'il ne laissera personne le connaître comme je le connais.

-Une nuit c'est long quand même, déclarai-je en effleurant « accidentellement » son entre-jambe.

Je me retrouve vite sur mon dos, lui au-dessus de moi et mes bras attachés aux barreaux de son lit par...

Des flammes violettes ?

-J'ai toujours su que tes menottes avaient un double sens...avouai-je en pouffant.

-Je vais te mordre à mort, me murmura-t-il en se penchant sur moi.

-Si je te dis que cette fois j'ai hâte, tu me mords encore plus à mort ?

Il me sourit, pour de vrai et bon sang il y a de la tendresse dans son regard alors qu'il me pénètre de nouveau. Je gémis et il couvre mes lèvres des siennes pour étouffer mon gémissement en entamant ses vas-et-viens.

Cette nuit va être une trèèèèèèèès longue nuit.


Memòria


Plume85: Voilà, j'espère que ça vous aura plu et merci d'avoir lu ! Laissez-moi vos avis en reviews et ciao~!

Luciana: ...

Plume85: C'est pas la première fois que je te fais le coup~.