Bonsoir !
Info du soir :
J'ai atteint ma 51ème histoire !
Sans manger de poires (ouais bof… c'était pour la rime mais bon…)
Merci à tous pour vos adorables encouragements et compliments, je ne vais pas m'étaler mais je tiens à ce que vous sachiez que votre présence est importante pour moi !
Merci à tous ceux qui m'ajoutent à leur auteur alert ou story alert ou favorite story, ça me touche.
Silhara : Ahhh ! T'étais chez Mickey, la chaaaance ! Merci pour tes reviews XD Je te souhaite une bonne lecture !
Mxelle Juuw : ça y est ! Je sais à quoi me fait penser ton pseudo ! Au café Maxwell House ! Je ne sais pas pourquoi mais ça fait un bail que je me dis que ton pseudo me rappelle quelque chose et en fait, c'était ça. Bref ! Oui, j'aime bien de temps en temps faire apparaître l'addiction au thé de Jane. Et j'aime bien aussi rendre mes titres intrigants mais ce n'est pas toujours facile. En général, les 'auteurs' des fanfics disent : « désolé pour le titre, j'ai toujours du mal à en trouver' ou des trucs comme ça mais moi, j'avoue que ça m'amuse de chercher des titres à double, triple ou quadruple sens ! Mais ce n'est pas une tâche facile alors des fois, je vais au plus simple. Merci pour tes reviews !
Plume d'Ocre : « Mon palpitant a raté un battement », je n'avais jamais entendu cette expression. Moi, je croyais que personne n'allait y croire à ma connerie XD mais si ! Oui, Jane en preux chevalier, c'était assez fun à écrire ^^ Merci pour ta review !
simon-baker-06 : Ah, y'a des accros aux baisers dans les parages ! Moi, je n'y suis pas du tout. Non non non… pas du tout, du tout… mais alors pas du tout accro aux baisers Jisbonniens… XD Peut-être un peu quand même alors… Merci pour ta review très enthousiaste ! (Next kiss : chapter 37)
lapetiotesouris : Comment Jane savait où était la chambre de Lisbon ? Ben... il avait un GPS ? Ou un plan détaillé de chez Lisbon ? Ou alors… il était déjà venu avant XD Merci pour ta review !
Calypsoh : Hey ! Bonjour et bienvenue dans mon monde ou devrais-je dire, bienvenue dans notre monde : la secte des mini-scènes coupées ! Je suis contente que ça te plaise, ça a du être long de tout lire à la suite ! Mais bon, je ne fais pas de textes trop compliqués, normalement, ça se lit facilement. En tout cas, merci pour ta review ! (J'ai adoré écrire 'vraie fausse déclaration', pour une fois que c'était Jane qui se retrouvait de l'autre côté de la barrière, taquiné par ses amis. Et d'ailleurs, j'en ai refait une autre où il se retrouve dans le même genre de situation mais ce n'est pas pour maintenant.)
Sweetylove30 : Je crois que tu vas te moquer de moi mais… je viens d'avoir une illumination et j'ai compris ce que voulait dire « VLS VLS VLS ». (Vivement La Suite) Certes, j'aurais pu te demander plus tôt mais je n'ai pas osé XD, j'suis nouille… C'est comme parfois c'est écrit « POV Lisbon », j'ai compris hier que ça voulait dire « Point Of View Lisbon » Bref, passons ! Merci pour ta review et bonne lecture pour la suite !
BellaLara : Merci beaucoup ! Tes reviews sont très gentilles ! J'espère que tu vas passer d'autres moments géniaux parmi mes mini-scènes ! Bonne lecture !
Acokanthera : C'est bien la scène de Lie to me qui m'a inspirée ! Bien vu ^^ Moi aussi j'aurais probablement piqué un fard si Jane m'avait dit ça ! Pour « pourboire mérité », je n'avais pas noté à quel point c'était dans la lignée de la série que Jane ait besoin que Lisbon le croit mais tu as raison, c'est un côté très important du personnage ! Merci pour tes reviews ! Et bonne lecture !
Et maintenant, place à cette nouvelle scène sans artifices mais avec beaucoup de signification.
35. Aveu muet
Jane et Lisbon marchaient sur un trottoir bondé de monde, revenant de l'appartement d'un témoin. La difficulté tenait dans la capacité à slalomer entre les gens sans se perdre de vue, et dans le fait de pouvoir tenir une conversation alors qu'ils étaient séparés toutes les cinq secondes par des jeunes lycéens qui se poussaient et riaient en les bousculant.
- Redford pense qu'il a tous les droits et ce genre de personnage m'agace, dit Lisbon.
Jane esquissa un sourire.
- En plus d'être égoïste, il achète l'amour de ses gosses, c'est horripilant. Vous avez vu la taille de la télé de la gamine ? Elle a huit ans, elle n'a vraiment pas besoin de ça…
- Chacun vit comme il l'entend, Lisbon, tenta Jane.
- Vous…
La jeune femme fut interrompue par un flot de jeunes étudiantes toutes habillées plus vulgairement les unes que les autres. Lorsqu'elles furent toutes passées en s'esclaffant, Lisbon rejoignit Jane.
- Vous essayez de m'énerver ou vous pensez vraiment ce que vous dites ? lui demanda-t-elle.
- Je vous embête, avoua Jane.
- Tant mieux, le contraire m'aurait inquiétée. Attention, vous avez fait tomber un bout de papier…
Jane suivit le doigt de Lisbon qui lui indiquait un morceau de papier tombé à un mètre derrière lui. Il fit demi-tour, le récupéra et lu ce qu'il y avait dessus.
- Ah oui…, se souvint-il en lisant ce qui y était inscrit. Ce n'était pas important mais bon…
Il le glissa dans sa poche sous le regard intrigué de Lisbon.
- C'est quoi ? demanda-t-elle curieusement. On aurait dit un numéro de téléphone.
Jane sourit sans répondre et ils reprirent leur marche.
- Vous ne voulez pas répondre ? C'est curieux...
- C'est le numéro de téléphone d'une femme.
Lisbon sentit une gêne dans la voix du consultant. Pour qu'il réagisse ainsi, c'était sûrement un sujet qu'il préférait éviter.
- Oh…, dit-elle simplement.
- C'est la serveuse du restaurant où je suis allé mardi, elle… Je ne sais pas pourquoi elle a tenu à me laisser son numéro…
Lisbon sourit. Il ne savait pas pourquoi…
- Vous voulez que je vous explique ? lui demanda-t-elle.
- Ne me tentez pas !
Ils rirent tous les deux et laissèrent de nouveaux passer une horde de touristes entre eux avant de marcher de nouveau côte à côte.
- C'est une jolie blonde ? Le taquina Lisbon.
Jane hésita à répondre, se demandant pourquoi elle pensait que c'était une femme blonde.
- Oui, dit-il finalement. Pourquoi ? Vous pensez que je n'attire que les femmes blondes ?
- Non, mais…
Lisbon s'en voulu soudain d'avoir parlé de ça. Pourquoi s'était-elle engagée dans cette conversation alors qu'elle savait pertinemment qu'avec Jane, ça se retournerait contre elle ?
- J'ai l'impression que vous avez plus souvent un faible pour les blondes, s'expliqua-t-elle. Votre femme, votre psychiatre, Kristina Frye…
- C'est faux, j'ai eu un petit faible pour la veuve éplorée, rectifia Jane. Vous vous souvenez ?
- Ah… Oui c'est vrai, approuva la jeune femme en souriant.
Ils continuèrent de marcher en gardant le silence quelques minutes. Puis, n'y tenant plus, Jane sortit le papier de sa poche et le jeta dans la poubelle d'un coin de rue. Lisbon lui lança un regard interrogateur.
- Oh, je n'étais pas intéressé…
Elle haussa les épaules puis elle parcourut les derniers mètres qui restaient entre elle et la voiture. Elle ouvrit la portière et s'installa à l'intérieur alors que Jane s'asseyait à côté.
- Votre curiosité est satisfaite ? lui demanda Jane en souriant.
- Non, répondit Lisbon en souriant à son tour. Pourquoi vous ne la rappelez pas ? Peut-être qu'elle est très sympa…
- Si vous voulez, je vais rechercher le numéro de téléphone pour que vous vous fassiez une nouvelle copine, lui proposa Jane en mettant sa ceinture. Ou plutôt, pour que vous vous fassiez une copine, parce que je ne suis pas sûr que vous en ayez déjà une…
- Arrêtez de vous moquer !
Ils se mirent tous les deux à rire devant la réalité des faits que présentait Jane. Lisbon n'avait pas de copine, et elle n'en voulait pour rien au monde.
- Vous ne démarrez pas ?
- Vous n'avez pas répondu à ma question. Pourquoi vous n'avez pas gardé le numéro ?
Jane soupira, sentant que la jeune femme était en train de percer un coin de sa carapace qu'il aurait plutôt voulu solidifier. Il regarda droit devant lui et tenta de choisir les bons mots.
- Je suis sorti un soir avec Kristina Frye et je dois dire que je me suis un peu forcé. Je ne peux m'empêcher de penser que je trahis Angela.
Lisbon tressailli à l'évocation du prénom de sa femme, comme si le sujet était banni, interdit. Jamais il n'avait parlé de sa femme en l'appelant par son prénom, et si elle n'avait pas lu le dossier, elle n'aurait jamais su le prénom de sa petite fille, Charlotte.
- Pourtant, poursuivit Jane, j'aime bien Kristina. Alors vous m'imaginez sortir avec une femme que je ne connais absolument pas ?
Lisbon démarra la voiture, signifiant à Jane qu'ils n'étaient pas obligés de poursuivre la conversation s'il n'en avait pas envie. Cependant, le consultant ne semblait plus aussi gêné qu'au départ par la situation, et il continua.
- Le jour où je sortirai de nouveau avec quelqu'un, ce sera une femme que je connais très bien et en qui j'ai confiance.
Lisbon pensa d'abord à Sophie Miller, la psychiatre de Jane, mais ce dernier avait eu une chance de la conquérir et il ne l'avait pas saisie. Alors elle pensa à elle. Non pas parce qu'elle était intéressée par Jane mais parce qu'elle ne voyait pas quelle autre femme Jane connaissait « très bien ».
- Je comprends, dit-elle simplement.
Jane acquiesça et lui sourit pour détendre l'atmosphère.
- Je ne sais pas si vous avez tout compris parce que… je ne sais pas si j'en ai dit assez pour cela. Mais vous avez compris l'essentiel…
Lisbon se contenta de hausser les épaules et elle ouvrit les fenêtres de la voiture avant de sortir du parking. Ils roulaient en silence vers les bureaux du CBI, chacun réfléchissant à la discussion qui venait d'avoir lieu.
Jane se demandait si Lisbon avait comprit qu'il parlait plus ou moins d'elle dans ses dernières phrases, ou bien si ça ne lui avait même pas effleuré l'esprit. Ou peut-être faisait-elle semblant de ne pas avoir comprit, connaissant le tempérament méfiant de la jeune femme lorsqu'il s'agissait de sa vie sentimentale, c'était ce qui était le plus probable.
Lisbon jeta un œil furtif sur le visage pensif de Jane. Elle avait peur d'avoir comprit le message qu'il avait voulu lui faire passer. Parfois, elle aurait préféré être une simple d'esprit pour ne pas avoir à affronter les difficultés de la vie. La première pensée qui lui venait lorsqu'elle se disait que peut-être Jane avait un faible pour elle était « il ne manquait plus que ça… ». Comme si le fait qu'elle-même ait un faible pour lui ne suffisait pas à rendre les choses parfois plus difficiles, il fallait que ce sentiment soit réciproque. Saleté de vie… Mais ce qu'elle en pensait d'un point de vue général, c'était que cette fois-ci, la chance semblait être de son côté.
Jane aperçut un sourire naître sur les lèvres de Lisbon alors qu'ils se garaient sur le parking du CBI. Finalement, elle semblait avoir comprit le message. Et pour le plus grand bonheur de Jane, l'idée n'avait pas l'air de lui déplaire.
