— XXXV —

France, Paris,

26 septembre

Jour 108

Elle sentait la tension bourgeonner en une bulle étouffante au fur et à mesure des virages qu'elle prenait pour ses amis. Et pourtant, elle ne sentait rien, n'entendait pas un bruit, voyait encore moins. Une épaisse vitre séparait les deux parties du véhicule, la coupant des deux passagers prisonniers de ses bonnes intentions. Elle avait juste la certitude que Gregory ne pouvait rien faire. Daiyu avait pris soin de lui mettre des menottes et lui apposer un patch avant de le jeter dans la camionnette.

J'espère que je n'ai pas fait une énorme connerie!

Elle réfléchissait en français, sa troisième langue maternelle comme elle aimait se le rappeler, reconnaissant les rues qu'elle avait pris pour habitude de parcourir lors de ses années passées à la Sorbonne. L'Alpha-oméga tourna dans le quai des Tuileries, longeant la Seine et ses berges bondées de monde. Le trafic était cauchemardesque en cette après-midi d'un samedi des beaux jours. Ce n'étaient pas les motos, scooter et autres Mini et Smart cabossées qui bloquaient le passage, mais les nombreux bus de touristes, les Vélib' reconvertis en moyen de transport pour touristes apprenti-parisiens le temps d'une semaine et la police encore sur les traces de la fusillade et course-poursuite. Merry regrettait presque le Paris des lundi de rentrée lorsque les véhicules noirs prenaient le dessus sur les bus à touristes.

Sur la console était posé un trousseau de clé et une carte bancaire. Elle les avait piqué des poches de Kalyn juste avant de s'engouffrer dans la camionnette. Elle se dirigeait en ce moment même en direction de la rue du Chemin Vert où son amie possédait un petit appartement acquis il y avait bien longtemps.

Ils seront tranquilles là-bas, c'est un nid douillet.

Elle était bien placée pour le savoir. Le deux-pièces avait hébergé nombre de leurs escapades de jeunesse à Paris, entre sorties culturelles, tournées des bars et découverte des friperies du Marais et bouquinistes du quartier latin. Le XIème arrondissement était plutôt calme et paisible, loin de l'effervescence des beaux quartiers à la mode. C'était la ville des locaux qui s'offrait progressivement à ses yeux tandis qu'elle s'engageait dans le Boulevard Richard-Lenoir, quittant enfin la zone touristique de la Bastille pour les tréfonds du Paris de ses habitants.

Sourire aux lèvres, elle se demanda ce que dirait Mycroft lorsqu'il découvrirait leur destination. A condition qu'il soit encore assez lucide pour penser!

*xXx*

Gregory Lestrade agonisait sous le regard implorant de son compagnon d'infortune. Heureusement qu'il avait encore des patchs sur son bras et torse dénudé. Malheureusement, les senteurs séductrices et envoutantes de Mycroft Holmes ne le laissaient pas tranquille, au contraire. Il mourrait de chaleur, trempé dans le sang, la poussière et à présent la sueur induite par leurs courses et la tension sexuelle. Cette dernière atteignait un degré de non-retour alarmant. Et alors que l'A Alpha se dérobait tant bien que mal des yeux bleus de l'A Oméga, son corps le poussait à se rapprocher de celui qu'il aimait.

— Cela ne sert… à rien… de nous forcer… haleta Mycroft les yeux clos.

La tête penchée en arrière, l'A oméga en chaleur découvrait sa nuque appétissante suintante d'une sueur que Greg désirait lécher à en mourir. Il se racla la gorge et se força à ignorer la voix velouté d'Holmes.

— Ne vous inquiétez pas… dit-il en se retenant de trébucher sur les voyelles, rageant une énième fois de ne pas pouvoir se retenir davantage pour un alpha mature.

— Ce n'est pas… terriblement de votre… faute… haaa… répondit Mycroft en haletant davantage.

Il lâcha un râle écorché avant de soupirer d'une voix suave et dévastatrice. Sa senteur redoubla de puissance, emmenant progressivement Gregory dans un rêve éveillé.

— Mycroft… dieu! soupira l'A Alpha en resserrant ses cuisses dans une vaine tentative de se retenir. Son corps se libérait de ses contraintes, le laissant souffrir dans un sauna de miel, patchouli et opium. Il se rendait addict par tant de parfums délicieusement assassins.

— Dé… solé, gémit l'A oméga en se redressant.

Gregory se retint de respirer et de se retourner. Les parfums se mêlaient lentement aux siennes, tandis que le véhicule les balançait dans des virages plus ou moins violents.

— Argh! sursauta Mycroft avant de gémir de plus belle.

Des bruits de frottements s'ajoutèrent aux soupirs discrets et murmures désolés. Gregory s'obligea à observer d'un oeil évanoui les bâtiments et voitures qui défilaient au travers la fenêtre. Lui-même tombait, tombait, tombait dans une chaleur enivrante.

— Hmmm, continua l'aîné Holmes entre deux soupirs feutrés.

— Haaa, laissa échapper Lestrade en se cognant le crâne contre le dossier. Il plaqua son front sur la fenêtre embuée, laissant une empreinte suggestive sur la vitre.

Il entendait les frottements se faire de plus en plus accélérés, un râle, quelques soupirs et une fournée de senteurs étouffantes mais si… oh si addictives.

— Myc! cria l'A alpha en se cognant une nouvelle fois le crâne contre la vitre.

Puis il se retourna, défait par ses phéromones. Sa vision embrouillée s'attarda sur son entre-jambe révélatrice avant de se diriger vers la silhouette de l'oméga à sa gauche.

Mycroft se masturbait dans l'enceinte du véhicule, palpant son érection au travers de son pantalon cintré. Le cuir de son siège était trempé d'un liquide limpide qui ne laissait rien à l'imagination. L'A Oméga s'abandonnait à la chaleur rampante qui avait pris le dessus sur son esprit redoutable, le réduisant en une exquise gourmandise de débauche. Gregory ne pouvait se détacher de la silhouette débraillée jetée contre le siège, tête rejetée en arrière, découvrant un torse rosé, les cheveux trempés par la sueur. Il entrouvrit sa bouche soupirante et rouvrit ses yeux d'un bleu profond sur l'A Alpha. Mycroft était déjà en transe.

— Dieu… Gregory s'agrippa à la portière, incapable de se soustraire à la dangerosité de la situation.

— D.. désolé, soupira une énième fois la sublime créature en posant une nouvelle fois son regard hypnotique sur l'A alpha.

Lestrade grogna. Il l'aimait, l'aimait à en suffoquer de douleur tant son coeur battait la chamade depuis leurs retrouvailles. Mycroft l'avait réveillé de sa torpeur désolante, le portant sur un nuage de miel et de patchouli, entre bleu océan et blanc laiteux. Juste deux heures, et voilà qu'il était terminé, fichu, mort. Mycroft avait encore une fois réussi à le réduire en un tas de bouilli amoureux et en manque. Dieu comme il voulait, comme il sentait, ressentait, respirait enfin la vie et l'amour à pleins poumons! Et comment Mycroft pouvait-il être désolé? Il n'avait pas à être désolé, toute beauté ravageuse qu'il était. L'homme était synonyme d'amour et de sexe et Greg ne le lui pardonnerait jamais. L'A Oméga l'avait détruit à jamais.

— Gregory… soupira Mycroft, se frottant davantage contre le siège. Il commença à déboutonner sa veste.

— Non… supplia Greg en retour, hypnotisé par les doigts fébriles de l'oméga qui s'empalait, erratique, sur le siège.

Mycroft l'observa une énième fois, toute raison l'ayant quittée. Il poussa un râle déchirant, s'agrippant au cuir du siège et à sa veste délaissée. Il reprit son souffle. Sa senteur avait terminé d'envahir l'espace confiné. Ils baignaient dans le miel et le patchouli et l'odeur cendrée de la pluie londonienne de Greg. Lui-même était en chaleur, son entrejambe gonflée lui torturait les sens.

— Gregory… je pense que… désolé, fit une dernière fois l'oméga avant de se jeter sur l'A alpha.

Dieu, dieu, dieu, dieu, dieu, putain!

Mycroft enfourcha les cuisses d'un Lestrade sous le choc, avant de se coller contre son torse, le caressant de son souffle mielleux.

— Mycro…ft, haleta Greg, se refrénant de donner un coup de rein.

L'oméga répondit en lui baisant le visage avec empressement, caressant ses joues rugueuses d'une langue chatouillante et baveuse. Il se frotta davantage contre l'alpha, déposant une flaque de son liquide oméga aux senteurs envoutantes le long de ses cuisses. Gregory grogna de plus belle avant de perdre le peu de contrôle qui lui restait pour explorer la bouche gourmande de Mycroft. Les baisers s'accordèrent rapidement. Les deux hommes établirent un rythme langoureux dans un jeu de domination rapidement gagné par l'alpha en charge de l'oméga abandonné à sa vague de chaleur enivrante. Ce n'était pas un bêta, ni un oméga. C'était celui qu'il embrassait à pleine bouche, suçant ses lèvres pulpeuses, léchant sa joue rugueuse et humant sa senteur délicieuse. Il s'abandonnait à l'A oméga pour qui il éprouvait tellement…

— Greg, Greg, Gregory, supplia l'A Oméga en s'agrippant à la chemise de l'alpha, cherchant désespérément les quelques boutons qui la maintenaient.

Mycroft finit par obtenir ce qu'il voulait. Il défit fébrilement un bouton. Il caressa la peau bronzée d'un souffle rauque. Gregory tombait dans le piège du miel envoûtant, parcourant la nuque laiteuse de l'oméga. Il s'enivrait de son odeur intime, celle qu'il avait appris à connaître, à déguster, à mémoriser. Il posa un baiser tendre sur la clavicule découverte de Mycroft, se délectant de la sueur sucrée qui s'en échappait.

A moi, il est à moi.

Son instinct prenait progressivement le dessus, le poussant dans un état de transe fébrile. La pâleur de l'oméga ressortait d'autant plus que la fin d'après-midi se découvrait au travers des vitres, baignant les deux amants dans une chaleur doucereuse. Ils se frottaient désespérément l'un à l'autre, l'A Alpha rageant contre les menottes qui l'empêchaient de toucher Mycroft. Un bouton, un soupir, un baiser, une langue qui enculait la bouche de l'oméga. Gregory ne voulait qu'une chose, prendre enfin Mycroft et satisfaire son envie. Envie, putain qu'il est bon!

Et la voiture s'arrêta nette. Les deux amants ignorèrent le brusque arrêt.

L'air frais s'engouffra soudainement. Sentant venir une senteur étrangère, Gregory poussa un Mycroft gémissant sur le côté et se planta devant lui, fort de sa stature. Il grogna.

— Je ne vous veux rien, fit une voix amusée dans un ton calme et posé.

Il cligna des yeux, cacha davantage son oméga, et grogna de plus belle. Pupilles dilatées, bouche rougie par les baisers et morsures, chemise débraillée, l'A Alpha se jeta sur Daiyu qui le contint rapidement en attrapant ses mains menottées. Elle le sortit de la camionnette, referma le véhicule violemment et emmena de force l'A Alpha en chaleur dans l'appartement de Kalyn. C'était petit et avait besoin d'être redécoré et nettoyé, mais elle avait plus pressant à faire. Mycroft était seul dans une camionnette en plein milieu de la ville et sa vague de chaleur attirait tous les alphas aux alentours. Elle jeta rapidement Greg dans le salon avant de refermer la porte à double tours pour récupérer Mycroft.

Lorsqu'elle réussit enfin à les enfermer une dernière fois, elle sortit une clé et défit les menottes de Gregory qui se jeta une nouvelle fois sur elle. Daiyu lui balança un sac de bouteilles d'eau au visage avant de partir pour de bon cette fois-ci, claquant la porte derrière elle.

Les deux amants étaient seuls et enfermés.

Gregory sembla retrouver son calme grâce à la bouffée d'air frais. Il se débarrassa rapidement de sa chemise foutue et scanna rapidement les lieux à la quête de l'origine de la violente senteur mielleuse et épicée qui envahissait l'appartement. Mycroft…

Il était dans la chambre. L'Alpha s'y dirigea lentement, enlevant ses chaussures et ses chaussettes. Il passa une main sur son visage en sueur et inspira profondément. Putain de merde!

Son érection le torturait. Il défit sa ceinture.

Le parfum enivrant s'épaississait à une vitesse folle, déstabilisant les dernières volontés saines de l'alpha. Ses derniers pas vers la porte furent précipités. Il manqua de trébucher sur un table basse en plein milieu du salon. Grognant de douleur et de rage, il se jeta sur la porte et l'ouvrit frénétiquement.

Pour tomber sur la plus exquise créature.

Mycroft était en chaleur. Mycroft était assis sur le lit, en sueur, bouche entrouverte, nuque découverte. Il souriait lascivement, et pencha la tête sur le côté, repliant les jambes écartées vers lui. Son pantalon était trempé, sa veste compressée dévoilait un torse parfait et laiteux. Sorti d'un magazine pour adulte, il se dévoilez dans un rêve de débauche décadent sur un gigantesque lit aux draps violets, en accord avec son écharpe en soie. Sensuel. Il incarnait la séduction sexuelle. L'homme était indubitablement sexy et son sourire provocateur n'aidait en rien. Il écarta davantage les cuisses et se lécha une lèvre mordue.

— Dieu! grogna Greg en se lançant sur l'oméga.

Les deux amants s'unirent dans un enchevêtrement de baisers maladroits, jambes et bras se débattant, caressant ce qu'ils trouvaient de peau et de chair. Et Mycroft poussa violemment Greg sur le côté.

Il le fixa de son regard, pupilles dilatées, le bleu océan devenu noir. Il défit son foulard trempé et le jeta dans un coin de la chambre. Et il caressa le torse musclé de Lestrade, s'arrêtant sur un patch.

Greg acquiesça, connaissant l'implication. Mycroft venait de lui donner son accord.

Lentement, l'oméga enleva le patch et les autres qui suivirent tandis que Gregory continuait de regarder ses gestes timides. Il lui attrapa une main et la lécha langoureusement avant de l'embrasser une nouvelle fois. Ses sens bouillonnaient. Il sentait venir la vague de folie qui caractérisait les périodes de chaleur. Et Mycroft était un A Oméga.

Gregory grogna. Il se jeta sur l'oméga en transe, déchirant sa veste et son t-shirt.

— 'Tain…

Mycroft gémissait.

— G… Gregoryyyyy…

— Dieu… J'ai envie de toi.

Il s'enfonça davantage dans la nuque mielleuse de l'oméga, déposant des baisers frénétiques. Il se frotta contre lui.

— T'es à moi, hein? Hein?

Il se releva et lui défit la ceinture. Mycroft se courba et agrippa les cuisses de Lestrade assis sur ses cuisses. L'A Alpha couvrit le torse de baisers erratiques. Il lui débarrassa le pantalon, le caleçon en soie violet et gueula à la vue du corps dénudé de l'oméga.

— A moi, à moi, hein? débita-t-il en griffant les hanches menues de Mycroft, avant d'enfoncer un doigt dans son orifice dégoulinant.

Mycroft gémissait de plaisir, le visage rougit par le désir et la tension.

— Greg… supplia-t-il en roulant des hanches, s'empalant sur le doigt de son amant.

Ce dernier enfonça un deuxième et rapidement un troisième. Il termina de se déshabiller hâtivement, envoyant valser son pantalon et sous-vêtements dans un coin de la chambre.

Les deux hommes étaient enfin nus. Ils se regardèrent à travers cils humides et vision brouillée par les hormones et la tension addictive.

— Oméga, je vais te remplir la panse de ma semence et tu crieras pour moi, débita Greg en mordant la bouche de l'oméga.

Mycroft gémissait, se tortillait sous les administrations de l'alpha avant d'ouvrir grand sa bouche. On la pénétra violemment, cognant son palais dans un mélange de dents et de langues pressées.

— Hmrph, laissa échapper Mycroft en se frottant contre le corps viril de Greg, retournant le baiser passionné.

Greg lui agrippa la nuque et enfonça davantage sa langue dans un mouvement de va-et-vient brusques. Il tira sur sa chevelure humide, colla son torse contre le sien. Il roula des hanches, imité instantanément par Mycroft qui se perdait dans la chaleur enivrante et les soupirs plaintifs.

— Je veux… prends-moi, souffla l'oméga en se frottant désespérément à Greg.

L'Alpha se détacha de sa bouche gonflée par leurs baisers. Il l'observa longtemps, sachant qu'une fois entré, il ne pourra plus se contrôler. Un A Alpha et un A Oméga qui s'accouplent durant une vague de chaleur devenaient esclaves de leurs pulsions. Plus que tous les autres types de couples.

Gregory, toujours fixant le regard transcendant de son amant, lui écarta brusquement les jambes, et enfonça sa main dans l'orifice lubrifié. Il la retira avec empressement et l'huma longuement avant de la lécher sous les yeux de Mycroft.

— T'aimes ça, hein? Oméga, je vais te baiser et t'enculer tellement que tu ne sauras plus marcher pendant un bon mois, débita l'alpha en le pénétrant de sa main.

Mycroft avait perdu toute raison. Il gémissait en retour, levant ses hanches sous les mouvements de Lestrade.

Et Greg enleva la main pour la remplacer immédiatement par son membre gonflé.

— Haa! cria Mycroft en rejetant la tête en arrière. Il enroula ses jambes autour d'un Greg en transe et jura de toute son âme.

L'Alpha pénétrait enfin l'oméga, son oméga. Il hurla de joie. Il s'enfonça profondément dans l'anus étroit et lubrifié de l'oméga, l'enculant de force.

— Hmmm, couinait l'oméga en griffant les bras de l'alpha qui le pénétrait violemment.

BAM!

Le lit cognait le mur.

Les mouvements continuèrent. Greg pénétrait, entrait, ressortait, continuant ses vas-et-viens incessants. Il agrippa le pénis en érection de l'oméga et le masturba rapidement avant de reprendre les caresses de ses cuisses laiteuses.

Mycroft avait fermé les yeux et se laissait enfin submerger par les sensations. Son corps demandait plus, toujours plus. Il roula des hanches, leva son bassin, suivit les mouvements erratiques de son alpha dans l'espoir de sentir toujours plus, toujours plus fortement.

— Bon sang! criait Greg en rejetant la tête en arrière.

Il retourna l'oméga sur le ventre et l'encula de derrière, traçant ses courbes laiteuses de griffures possessives.

— A moi! T'es à moi, oméga!

Il accéléra, submergé par l'émotion et la violence des hormones qui le coupaient définitivement du monde. Il ne pensait plus. Il devait, il avait besoin, il ne pouvait plus s'arrêter d'empaler l'oméga de toutes ses forces.

Mycroft criait, gémissait, haletait. Ses doigts ne quittaient plus les draps défaits. Il se laissait porter par les phéromones de Greg, Greg, Greg, Greg.

— Pleins de bébés. Tu seras plein de bébés, hein? Et je serais fier, oméga, continuait de débiter Lestrade en attrapant une mèche de l'oméga, retournant son visage vers le sien. Il lui enfonça la langue dans une bouche délicieuse, lécha ses lèvres pulpeuses, et mordit ses joues gourmandes.

Mycroft se sentait enfin plein, mais il lui fallait encore plus. Il gémit de plus belle, levant son postérieur pour se tenir à quatre pattes sur le lit, offrant son postérieur griffé de traces rouges à la vue embuée de l'alpha.

Gregory grogna et attrapa ses hanches pour le pénétrer davantage, toujours plus fort, plus erratique. Il cognait, caressait, poussait la prostate désespérée de l'oméga qui laissait échapper quelques râles entre deux soupirs et un cri d'extase.

— Dieu! interjeta l'Alpha en sentant venir le noeud.

Il redoubla d'effort, accéléra la cadence, poussant l'oméga à l'extrémité du lit. Ce dernier s'agrippait toujours à ce qu'il trouvait, laissant son corps désirer le reste pour lui.

Entrer, entrer, encore entrer… Sortir, non, entrer! Putain comme c'est étroit… Entrer, sortir, entrer…

Et Greg arrêta de penser. Il n'avait plus qu'une chose en tête, pénétrer davantage l'oméga. Et ça poussait, ça grandissait… Il s'enfonça au plus profond, s'aidant de l'épaule marquée de l'oméga en délire. Ce dernier continuait ses cris incessants et si érotiques.

Une déchirure.

Un cri tonitruant.

Un corps qui trembla.

Mycroft éjacula longuement sur le lit avant de s'écrouler, haletant, tremblant d'extase et d'abandon.

Gregory hurla, jura de tous les noms et se sentit pénétrer une membrane vierge. Son noeud écarta ce dernier obstacle avant de se joindre à la paroi, déversant sa semence par vagues incessantes. Son corps vibra, sa vision devint flou puis blanche, et enfin noir. Il s'écroula sur Mycroft.

*xXx*

Il reprit conscience, lentement, délicieusement encastré dans l'étroitesse et la chaleur de son oméga. Mycroft somnolait sur le ventre, indifférent au monde. Il était magnifique.

Se relevant, il se reposa sur un main, accoudé. Il traça avec amour et passion retenue le dos recouvert de tâches de rousseurs de l'oméga, sentant son noeud déverser sa semence en continue.

Mycroft serait déjà en gestation s'il n'était pas sous contraceptif.

— Je suis sous contraceptif, gémit l'oméga en tournant son regard vers le visage hagard de l'alpha.

Greg cligna plusieurs fois des yeux avant de se rendre compte qu'on venait de lui adresser la parole. L'A Alpha rugissait encore de triomphe dans son esprit, se coupant de ses environs. Il se pressa de caresser avec douceur et attention le corps endolori de l'oméga qu'il venait de pénétrer. Le lit semblait avoir bougé d'une bonne dizaine de centimètres. Il grogna.

— Je pense qu'on restera ainsi pendant deux heures, et puis, on reprendra. Mes périodes de chaleur durent environ trois jours sans compagnie. Et avec l'âge, elles augmentent dans la durée. Mère nature fait parfois bien les choses pour les A Omégas matures et célibataires… Dix jours donc… Je suis désolé si vous avez d'autres choses à faire…

Gregory ouvrit la bouche pour la refermer de peur de débiter d'autres idioties. Il ne savait vraiment pas quoi dire devant l'A Oméga avec qui il allait partager le lit non seulement pendant dix jours, mais aussi faire très attention. En effet, il ne devait surtout pas le mordre à la nuque. Les draps et d'autres parties de son corps étaient déjà fichus. Mycroft portait d'adorables marques de leurs activités sur le dos, les bras et le visage. Débauché et rouge, il incarnait la perfection aux yeux de Lestrade amoureux comme jamais.

Mais il se résigna à garder le secret. Pour Mycroft, il ne devait être qu'une affaire de quelques nuits passées ensemble.

C'était la troisième fois. Troisième fois qu'on couche ensemble…

Son noeud déversa une autre vague de semence et Mycroft éjacula sous la pression provoquée contre sa prostate.

— C'est la première fois que je couche avec un A Alpha en période de chaleur, souffla Mycroft en reprenant son souffle.

Lestrade l'encula une nouvelle fois, ses instincts alphas venaient de refaire surface à l'annonce de la virginité à ce niveau-là de l'oméga.

Mycroft se cambra et laissa échapper un cri passionné.


Hm... Héhéhé! ;)

Haaaa l'amour! XP

Désolé pour Julie Winchester, je n'ai malheureusement pas pu la poster plus tôt. Mais considére cela comme un joyeux anniversaire en retard! :) J'espère que tu en seras satisfaite! :D

Bonne lecture et merci pour votre soutien et messages!