Salut tout le monde ! Contents de me retrouver ? Merci pour vos reviews mais envoyez en plus et plus ! Ça fait super plaisir ! x) J'ai l'impression de réclamer beaucoup ! Bon, j'espère que ce chapitre vous a plus et merci encore de toujours lire ma fanfic ! A la semaine prochaine !
Enjoyez ;)
Deux jours plus tard, Hayden allait beaucoup mieux. Mrs Pomefresh lui donna une potion lorsque sa fièvre était redescendu à 39°C, une potion qui la faisait siffler des oreilles, ça l'avait fait rire pendant près de 5 minutes et elle pensait que ça l'agacerait au bout d'un moment, mais au contraire, chaque fois qu'elle y repensait, elle riait. La fièvre la faisait délirer mais elle n'en était pas moins joyeux pour autant.
Lorsque Mrs Pomefresh la laissa enfin s'en aller, elle était directement montée dans sa chambre pour prendre une bonne douche chaude et agréable. Après 3 jours à transpirer avec la tête lourde, elle se sentait comme libérée. Elle n'a pas pu assisté au match de Quidditch, mais d'après les clameurs de Gryffondor, on pouvait comprendre que une des deux équipes avait largement perdu contrairement à l'autre.
Ses suspicions se sont avéré vrai lorsque Harry, Ron, Hermione, Ginny, Fred et George entrèrent en sautillant dans sa chambre, jamais aussi heureux. Ron avait prit les mains de Hayden dans les siennes et s'était mit à tournoyer, faisant tourner Hayden avec elle, mais la petite chambre fit que Ron se prit les pieds dans une pile de livre et il s'étala sur le sol, sans pour autant perdre le sourire.
Hayden avait aussi compris que c'était Serdaigle qui avait largement gagné contre Poufsouffle. Elle se sentait un peu triste pour Cédric, mais la joie de ses amis lui ranimait un peu le cœur.
Et puis la semaine d'après, le trio farceur avait finalement mit au point la plus grande blague jouer sur des personnes.
– C'est décidé, dit Fred en ensorcelant les dernières armures, lors de ma dernière année à Poudlard, je ferais la plus grande sortie de tous les temps !
Il se tourna vers Hayden, les yeux brillants.
– Je vais rendre les professeurs complètement fou.
Hayden explosa de rire tout en lançant la poudre qu'ils avaient créer sur les statuts.
– Je suis pressée de voir ça.
– Et moi donc ! cria Leslie de l'autre côté du couloir. S'il pouvait y avoir un peu de sang, ce serait encore mieux.
– Lex. On ne blessera pas des enfants de dix ans.
– Ils en ont onze.
– C'est pareil !
– Techniquement, ils n'ont que deux ans de moins que nous, dit Leslie en haussant les épaules, ça se vaut largement !
– Lex.
– C'est bon ! On ne va pas leur faire de mal, enfin, pas physiquement.
– Je sais que la seule raison pour laquelle, tu ne t'es toujours pas venger c'est parce que justement, ils étaient trop jeune.
Leslie lâcha un rire sans joie.
– Tu as vraiment une très haute opinion de moi, dit-elle. Je ne suis pas une gentille fille comme toi, Hayden. Jamais.
Hayden souffla du nez en levant les yeux au ciel.
– Tu as vraiment une trop haute opinion de moi, dit-elle à son tour. Je ne suis en aucun cas une gentille fille, Lex. Jamais.
Elles échangèrent un regard, un air malin sur le visage à toutes les deux puis, Fred lança le dernier sort, celui qui fit trembler toutes les armures avant qu'elle ne redevienne immobile.
– Tout est prêt, dit-il.
Alors, Hayden eut un sourire.
– Maintenant, occupons nous de Drago et de ses amis, dit-elle.
– Vous savez qu'ils vont eux aussi se faire attaquer par les armures?
– Évidemment, dit Leslie, mais ça ne suffit pas. Ils doivent souffrir beaucoup plus que cela. Et pour plus longtemps.
Deux semaines, la punition de Malfoy, Crabbe et Goyle a duré deux semaines. Elle était assez incroyable. Leslie avait réussi à mettre dans leur soupe du soir une potion créer par les jumeaux qui les avaient rendu rouge. Littéralement. Il était complètement rouge, de la tête au pieds. Sauf que la potion ayant des effets secondaires indésirables mais pas trop, avait causé aux garçons de se gratter tout le temps, partout. Et ils se grattaient si férocement qu'ils en saignaient.
Les six amis ne pouvaient s'empêcher de rire chaque fois qu'ils les croisaient et tous les autres élèves riaient avec elles, si ce n'était pas les élèves plus jeunes se faisant chasser par les armures et les statues de Poudlard.
– J'adore ces Farceurs, dit Leslie en riant.
Lee passa alors un bras autour de son épaule.
– Tout le plaisir est pour nous, madame.
Cette fois ce fut Hayden qui ria à gorge déployer. Ces deux semaines avaient été parfaite et rien ne lui fera changer d'avis. Même lorsque le week-end au Pré-au-Lard arriva, elle n'en était pas moins enthousiaste.
– Le Pré-au-Lard, dit Fred d'un œil rêveur en regardant deux élèves de Gryffondor se faire botter l'arrière train par une statut.
Ils avaient eu la bonne idée de recharger les potions pour vraiment dissuader les personnes d'énerver Dylan à nouveau.
– Je ne vois pas ce qu'il y a de si génial à ça, dit Hayden.
– Tu plaisante ? s'exclama Leslie. C'est génial ! Entre Honeyduck, Zanko, et la grande poste ! Tout est magique !
– Il faut vraiment que tu y aille un jour, dit George.
– Je suis bien sans, tenta de se convaincre Hayden, et de toute manière, j'aurais Harry avec moi.
Mais son visage s'assombrit.
– Lui, il aimerait vraiment aller aux Pré-au-Lard…
Fred et George échangèrent un regard.
– J'aurais bien aimé qu'il le voit un peu.
– Tu l'as déjà vu donc ?
Hayden eut un petit sourire.
– Oui, dit-elle, mais seulement de nuit. Ça reste un magnifique village. Et j'aimerai bien que le petit Harry le découvre de lui-même.
Fred poussa un soupir en s'appuyant sur la rambarde de l'escalier.
– Il pourra peut-être.
– Pas cette année.
– Tu sais, dit George. On est les anciens de Poudlard, enfin, pas vraiment ancien que ça, mais bon. On connaît tous les passages…
– Toutes les entrés…
– Toutes les sorties et tous les chemins…
– Alors on était en train de réfléchir à… Donner un petit cadeau.
– Qu'est-ce que vous voulez dire ? demanda Hayden.
Fred l'ignora, un petit sourire sur les lèvres, tout en sortant la carte du maraudeur.
– On a en notre possession, une vieille carte ensorcelée… Mais on la connaît par cœur.
– On pensait donc, continua George, donner la carte à quelqu'un qui en aurait beaucoup plus besoin que nous.
Hayden sentit son regard s'illuminer.
– Vous allez…
– La donné à Harry, oui, dit Fred dans un sourire.
Hayden explosa de joie. Tellement, qu'elle fit un high-five aux garçons sans même s'en rendre compte.
– Oh ! Il va être tellement content !
Les deux garçons étaient tout sourire mais une vague d'inquiétude traversa leurs regards.
– Et toi ? Qu'est-ce que tu vas faire pendant ce temps là ?
Hayden leva les yeux aux ciels.
– Je vous en prie, dit-elle. J'ai appris à vivre seule. Je trouverais quoi faire.
Elle arracha le parchemin des mains de Fred et regarda la carte vierge.
– Je me suis toujours demandée comme ça fonctionnait, dit-elle.
George sortit sa baguette magique d'un geste majestueux, il effleura la carte et murmura :
– Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.
Hayden explosa de rire alors que les caractères commencèrent à s'afficher.
– Ça vous ressemble tellement, dit-elle.
Une écriture ronde et verte apparut et Hayden lut alors les premières lettres de la carte
« Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue spécialistes en assistance aux Maniganceurs de Mauvais Coups sont fiers de vous présenter LA CARTE DU MARAUDEUR »
– C'est un blague ?! s'exclama-t-elle toujours en riant. Ces personnes sont les plus folles que je ne le croyais.
– Ce sont des génies ! dirent les jumeaux d'une seule voix en se joignant au rire de Hayden.
Mais quelque chose la calma soudainement. Elle regarda les écritures tout en fronçant les sourcils.
– Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Fred, soudainement inquiet.
Hayden releva les yeux, un sourire sur les lèvres.
– Rien d'important, dit-elle, c'est juste que la personne qui a écrit ça fait exactement les mêmes 'M' majuscule que moi.
George se pencha vers la carte.
– Vraiment ?
– Vraiment, dit Hayden en riant, c'est trop bizarre. Lex, regarde ça !
Mais personne ne répondit.
– Lex ?
– Je crois qu'elle est partie faire un tour avec Lee, dit Fred dans un sourire.
– Sérieusement ? Elle aurait pu nous le dire !
Ils regardèrent la page de garde encore un moment puis Hayden se mordit la lèvre.
– On regarde ce qu'ils font ?
– J'ai cru que tu n'allais jamais le dire ! souffla George.
Ils ouvrirent alors la carte, la déployant et la pliant à d'autres endroits, comme des pros.
– Les voilà, dit Fred en pointant deux pas avec deux noms affichés à côté.
– Ils se dirigent vers la salle d'Astronomie.
– Vous pensez qu'ils sortent ensemble ? demanda George.
– Non, dit Hayden, Leslie a encore un copain.
– Qui c'est ?
– Aucune idée, mais ce n'est pas le même que la dernière fois.
– Et comment sais-tu s'ils sont toujours ensemble ?
– Parce que sinon, Lex serait venu avec son habituel pas aérien, un sourire sur le visage et m'aurait sorti cash 'J'ai rompu avec lui'.
– Elle n'est jamais amoureuse ?
– Jamais.
– C'est dommage.
Hayden poussa un soupir.
– Je me le demande…
Elle déploya un volant et elle trouva leurs pas, celui de Fred, de George… Et les siens, sauf que quelque chose avait changé et même les garçons semblaient s'en être rendu compte.
– Hayden.. Il y a…
– Mes initiales… finit la jeune fille.
En effet. Il y avait un H écrit de la même encre verte et plus loin, il y avait un P… Hayden sentait son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine alors qu'elle regardait ses initiales. Commençait-elle à être considéré comme un personne à part entière ?
Elle n'eut pas le temps de se poser plus de question, il était l'heure de partir au Pré-au-Lard et les jumeaux devaient donné la carte à Harry avant de partir à leur tour. Hayden resta seule, l'esprit embrouillé par cette révélation et pourtant, elle bouillonnait de joie. Ce n'était qu'une carte, mais elle était tellement heureuse !
Le pas léger, la jeune fille se mit à se balader dans les couloirs, elle réussit à éviter Peeves et elle accompagna Rusard pendant un long moment avant d'arriver devant une salle. La salle de classe des Défenses contre les Forces du Mal, Hayden frappa à la porte et comme personne ne répondit, elle entra, le cœur battant dans sa poitrine. Les différentes odeurs de la salle lui imprénièrent le nez et elle regarda la petite bête qui se tenait dans la cage. Elle avait un crête rouge, comme celui des coqs et elle était toute bleu avec des taches noirs et de grands yeux verts. Autant dire qu'elle n'était pas magnifique mais elle avait son charme. Hayden s'apprêtait à passer son doigt à travers les barreaux de la cage pour caresser la créature quand un voix l'arrêta :
– Si j'étais toi, je ne ferais pas ça, dit le professeur Lupin au pan de la porte.
Hayden se retourna vivement les oreilles rouges.
– Ça reste une créature du Mal, dit Lupin, si jamais tu passe un doigt, elle te saignera à vif.
– Qu'est-ce que c'est ? demanda Hayden.
– Tu n'en as jamais vu ?
La jeune fille tourna la tête de droite à gauche avant de s'accroupir pour regarder la bête de plus près.
– C'est un Krininus. Un animal qui se nourrit de sang et de larmes. Autant dire qu'ils ne sont pas très accueillant.
Hayden fronça les sourcils en regardant l'animal qui la dévisageait.
– Les Vampires aussi sont des suceurs de sang, et pourtant, je suis sûre qu'ils peuvent être très sympathiques, dit Hayden d'une voix blanche.
Lupin s'avança pour regarder la bête.
– Ce n'est pas la même chose, ils n'ont pas la conscience des Vampires.
Hayden prit une grande inspiration.
– Et les Loups-Garous ?
Le professeur tressaillit légèrement mais ne détourna pas son regard de la créature, gardant une expression des plus neutres.
– Les soirs de pleine lune, ils perdent consciences de leurs sentiments et deviennent agressifs…
Hayden pouvait sentir le professeur tremblait à côté d'elle.
– Pourtant, dit-elle, ce sont sûrement des personnes qui recherche encore de l'affection. Et je pense que c'est ainsi pour toutes les créatures au monde.
– Je vois… dit Lupin d'une voix blanche.
Hayden tendit le doigt et sans surprise, la bête se jeta sur ce membre et planta ses dents dans la chair de Hayden.
– Il est en train de te mordre.
– Merci de l'information, professeur.
Mais Hayden ne retira pas son doigt. Elle laissa l'animal lui sucer le sang, en le regardant avec pitié.
– Les épouvantards aussi, reprit-elle.
– Qu'est-ce qu'ils ont ?
– Ils prennent la forme de ce qui nous fait le plus peur. Mais n'est-ce pas seulement pour se protéger eux-même qu'ils font cela ?
Lupin tourna enfin son visage vers Hayden.
– Je pense que si on cherche assez, on peut découvrir la part de bonté qu'il y a dans chaque créature. Obscure ou non.
A peine eut-elle fini sa phrase que le Krininus lâcha son doigt et s'assit au fond de sa cage.
– Il n'a même pas bu le sang à sa faim, murmura Hayden. Je pense que tous ces animaux, centaures, vampires, sirènes, loups-garous, ont juste un petit problème.
Elle se releva en même temps que Lupin qui avait un léger sourire sur les lèvres.
– Tu me rappelle énormément quelqu'un, dit le professeur.
– Je l'avais deviné, dit Hayden en riant. Vous m'appelez Haley constamment et ça fait un petit moment que vous me tutoyez sans même vous en rendre compte.
Le professeur se pinça les lèvres.
– Je suis désolé, je-.
– C'est pas grave, dit Hayden, je n'aime pas trop qu'on me vouvoie.
La jeune fille regarda alors pas la fenêtre, l'esprit ailleurs.
– Haley…
Lupin releva la tête vers elle.
– Pardon ?
– Cette fille, dit Hayden un peu plus fort. Celle dont vous inversez le nom avec le mien. Qui est-elle ?
Le professeur eut un sourire calme.
– Je n'inverse pas vos noms, dit-il en retournant à son bureau.
Hayden se tourna vers lui, le sourcil arqué.
– Je vous confonds avec elle, ce n'est pas pareil.
– Ce n'est pas mieux.
Lupin regarda par la fenêtre à son tour.
– C'était une fille incroyable. Elle avait un pouvoir très puissant, elle souriait beaucoup et elle était très intelligente.
Hayden ria.
– Jusque-là, je lui ressemble beaucoup.
– C'est vrai. Elle te ressemblait aussi physiquement, enfin, à l'époque.
– Que lui est-il arrivé ?
Le professeur poussa un soupir, les yeux dans le vague, encore une fois.
– On ne sait pas. Certains disent qu'elle est morte, d'autres disent qu'elle est passé du côté du mage noir et se cache en attendant son retour.
– Et vous ? Que dîtes-vous ?
– J'aime penser qu'elle a juste disparu et qu'elle vit une magnifique et belle aventure aujourd'hui.
Hayden eut un sourire et regarda le ciel s'assombrir devant elle.
– J'étais censé la protéger. Elle était très hyperactif, malgré sa petite taille, elle ne pouvait pas rester en place trop longtemps, mais c'était adorable.
– Vous l'aimiez ?
Le professeur Lupin se tourna vivement vers Hayden, puis, il explosa de rire. La jeune fille fut choqué devant la réaction du professeur. Ce n'était pas une question si débile que ça, quand elle y pensait, mais il semblait qu'elle avait dit la meilleure blague de l'année.
– Si tu parle de l'amour avec un grand 'A', alors non, non, non, je n'étais pas du tout amoureux d'elle.
Hayden fronça les sourcils et regarda son professeur d'habitude si calme et composé complètement hilare.
– Mais quand vous parlez d'elle vous…
– Je n'étais pas amoureux, l'interrompit Lupin, mais je lui portais énormément d'affection. Je l'aimais beaucoup.
Hayden eut un sourire.
– On dirait que vous parlez de votre fille.
– C'est presque le cas.
La jeune fille regarda le ciel, encore plus troublée.
– La nuit va bientôt tombé, Hayden, vous feriez mieux de rentrer.
La jeune fille hocha de la tête et se dirigea à pas de loup vers la porte. Elle fit un petit au revoir à la créature mais avant de sortir, elle se tourna vers Lupin.
– Professeur.
Remus leva la tête de ses feuilles.
– Je suis sûre qu'elle a une vie merveilleuse, peu importe où elle est aujourd'hui.
Lupin hocha la tête d'un air reconnaissant, un grand sourire sur les lèvres.
– Je l'espère.
Sur ces mots, Hayden quitta la salle avec dans la tête une image de femme plus âgée qu'elle mais lui ressemblant goutte pour goutte. Elle avait un mari, elle avait des enfants et un superbe poste on-ne-sait-trop-où, en Amérique, peut-être ? Elle avait une petite maison tranquille et elle était heureuse. C'était même la femme la plus heureuse au monde. Et de temps à autres, elle aussi pensait à Remus et ses amis. Et elle s'appelait Haley.
Hayden continua à marcher jusqu'à se cogner contre quelqu'un, elle tomba à la renverse alors que la personne, elle restait sur ses deux pieds.
- Je suis navré, dit l'homme, attendez que je vous aide.
Il tendit une main vers Hayden, celle-ci la considéra un instant puis s'en saisit, se relevant doucement. C'était un homme âgé d'environ 90 ou 100 ans. Il avait un barbe assez longue aussi, mais contrairement à Dumbledore, son sourire était timide et il regardait constamment le sol. Gêné.
- Ce n'est pas grave, dit Hayden en l'analysant.
L'homme sourit tout en regardant ses pieds, puis, il leva son doigt et montra la main de Hayden.
- Vous saignez, dit-il.
Hayden regarda sa main, en effet. L'endroit où le Krininus l'avait mordu avait continué à saigner et toute sa main maintenant était en sang.
- Je me suis fait mordre, dit-elle d'un ton monotone.
- Oh...
Le vieil homme sortit une fiole et des tissus d'on ne sait trop où, il essuya le sang de Hayden, ainsi que sa plaie.
- Ce n'est pas n'importe quelle morsure, dit-il en levant le doigt de Hayden vers elle. C'est un créature qui a fait ça.
Hayden fronça les sourcils, regarda l'homme en fronçant les sourcils.
- Oui... dit-elle, hésitante. En effet.
- Un Krininus, si je ne m'abuse.
Hayden retira vivement sa main, le caractère introvertit et timide du vieil homme lui avait fait baissé sa défense, mais elle la retrouva rapidement devant ce comportement.
L'homme baissa les yeux et regarda ses pieds devant cette réaction.
- Désolé, dit-il, je ne voulais pas vous offenser.
- Vous ne m'avez pas offensé, dit Hayden d'une traite. Vous m'avez juste rendu plus méfiante. Comment cela se fait-il que vous sachiez de quel animal il s'agit.
Le vieil homme continuait à regarder la plaie qui se remettait à saigner de quelque coup d'oeil hésitant.
- Laissez-moi vous guérir, dit-il en tendant la main pour que Hayden remette sa main dans la sienne.
- Dîtes-moi d'abord comment vous savez ça.
- J'étudie les créatures et les animaux fantastiques, dit-il, je sais tout d'eux.
Hayden hésita encore un peu mais elle lui redonna sa main.
- Je m'appelle Newt Scamander. Je suis un ancien élève de Poudlard. Vous l'avez laissé vous mordre ?
- Oui, dit Hayden, toujours méfiante.
- Ca se voit, il n'y a pas de marque de lutte.
Hayden plongea son regard dans les yeux marrons de l'homme.
- Je peux savoir pourquoi ? dit-il.
- Pourquoi pas ? C'est pas comme si un seul d'entre pouvait me tuer en suçant mon sang. Et il avait l'air d'avoir faim.
Newt eut un sourire derrière sa barbe, sans regarder Hayden dans les yeux.
- Ce genre de bestiole n'aime que le sang chaud.
Hayden continua à l'observer, puis, lorsqu'il eut finit de soigner Hayden, il lâcha sa main et lui tendit un merveilleux sourire mais sans la regarder dans les yeux.
- Je vous souhaite une bonne continuation Hayden Palmer.
Puis, il s'en alla, disparaissant de l'autre bout du couloir. Hayden resta debout, au milieu de celui-ci, les sourcils froncés.
- Je lui ai jamais donné mon nom... réalisa-t-elle.
Elle secoua sa tête de droite à gauche. Chassant la personne de son esprit, après tout, elle ne le croiserait sûrement plus jamais de sa vie.
Hayden s'apprêtait à retourner dans sa chambre lorsque la voix de Hermione lui parvint d'en bas. Elle avait l'air assez paniquée, alors, la jeune fille la rejoignit en courant.
– Hayden ! s'écria la jeune fille dans un soupir de soulagement. Tu ne sais pas où est Harry ?
Hayden fronça les sourcils.
– Je croyais qu'il était avec vous ? dit Hayden en haussant un sourcil. Il était censé allé au Pré-au-Lard.
– Il y était mais…
– Mais quoi ?
Hermione regarda Hayden l'air paniqué. Elle lui expliqua tout d'une seule traite, comment ils buvaient de la bière au beurre aux Trois Ballais, quand les professeurs et le ministre sont arrivés, comment ils avaient découvert que Sirius Black et James Potter étaient presque frères et qu'ils ne voyaient jamais l'un sans l'autre. Comment ils ont appris la trahison de Black et comment il avait causé la mort des parents de Harry alors qu'il était son parrains.
– C'est insensé… murmura Hayden.
– Et pourtant c'est la vérité ! Peter était un membre de leur petit groupe, ils les suivaient tout le temps et il a lui aussi été tué par son meilleur ami.
Hayden sentit le feu lui monté aux oreilles. Ça paraissait… Tellement faux. Tellement surréaliste.
– Harry ne peut pas être bien loin, dit Hayden d'un ton calme, il ne s'est pas fait attrapé par les Détraqueurs ou quoi que ce soit, attendons le dîner et on le verra sûrement apparaître.
Hermione hocha de la tête et Hayden avait eu raison, Harry était là, mais personne n'osait parlé. Lui semblait affreusement affligé par la nouvelle et n'avalait rien et Hayden comprenait un peu sa peine. Elle lança un regard à Ron et Hermione qui répondirent d'un haussement d'épaule. Alors, la jeune fille sortit de la Grande Salle. Elle se dirigea dans la cuisine et demanda à Dobby de lui faire deux sandwichs, ce qu'il fit avec beaucoup d'entrain en voyant que Hayden portait son uniforme un jour de week-end.
Puis, elle se dirigea directement dans les dortoirs de Gryffondor, sachant que Harry n'allait pas tarder. Et c'est ce qu'il fit. En voyant Hayden, il baissa les yeux. Il ne voulait pas parler, ni raconter quoique ce soit.
– Tu n'as pas besoin de m'expliquer ce qu'il s'est passé, dit Hayden, on me l'a déjà dit.
– Alors tu comprendras que je ne veux pas qu'on vienne me déranger pour le moment.
– Harry…
– Hayden laisse moi s'il te plaît.
Il rentra dans son dortoir et se précipita sur son armoire, au chevet de son lit. Il repoussa ses livres et trouva rapidement ce qu'il cherchait : l'album à la couverture de cuir que Hagrid lui avait donné deux ans plus tôt et qui était rempli de photos de ses parents. Il s'assit sur son lit et Hayden le rejoignit, tirant les rideaux du baldaquin et il tourna les pages, à la recherche de... Il s'arrêta sur une photo prise le jour du mariage de ses parents.
– Harry qu'est-ce que tu fais ?
Le garçon retira la photo de l'album et la montra à Hayden. Montrant un homme beau, charmant et rieur. Il devait avoir 19 ans, comme la femme et l'homme, aux cheveux en batailles.
– C'est lui, dit Harry. C'est Sirius Black. Il était peut-être au service de Voldemort lorsque la photo était prise, il avait peut-être même déjà projeté de tuer mes parents.
Hayden regarda l'homme au visage si beau et amusé.
– Il ne se doutait sûrement pas qu'il allait passé 12 ans à Azkaban. Mais lui, les Détraqueurs le laissent indifférent, ce n'est pas lui qui entend ma mère hurler quand ils approchent.
Harry referma l'album d'un coup sec et le rangea dans l'armoire. La photo toujours dans les mains de Hayden.
– Sors s'il te plaît, j'ai envie d'être seul.
Hayden poussa un soupir et tira les rideaux. Elle descendit le dortoir, la photo toujours en main. Il y avait James Potter, Sirius Black, Lily Potter et… Remus Lupin ?! Hayden tourna la photo dans tous les sens, s'arrêtant au milieu des marches. C'était bien le professeur Lupin ! Plus jeune et bien plus rayonnant que maintenant. Elle n'en croyait pas ses yeux. Professeur Lupin était ami avec les parents de Harry et Sirius Black.
Tout sembla s'éclairer. Son attachement pour Harry, ses tentatives de gestes affectueux et cette présence presque paternel pour lui. La réaction de Rogue quand il a apprit que Black avait réussi à entrer dans les locaux de Poudlard. Oui. Évidemment qu'il était ami avec les parents de Harry.
Hayden mit la photo dans sa poche, se promettant de ne jamais dire à qui que ce soit que le professeur Lupin était ami avec James Potter et Sirius Black. Ça pouvait poser autant de problème qu'en résoudre.
La jeune fille s'apprêtait à partir mais avant de pouvoir quitter le dortoir, Fred et George se postèrent devant elle, le regard sérieux.
– Il faut qu'on parle, dirent-ils.
Hayden les regarda avec de grands yeux.
– De quoi ?
– De Noël.
– Et de ce qu'on a l'intention de faire.
Hayden haussa un sourcil.
– Ça ne va pas te plaire…
– Mais tu n'as pas le choix.
– Tu vas de voir venir avec nous.
Les deux garçons prirent Hayden par le bras et ils se dirigèrent d'un pas décidé vers la tour d'Astronomie. Là, elle retrouva Leslie et Cédric dans la salle de classe. Ils n'avaient même pas essayé de se cacher.
– Qu'est-ce que vous avez l'intention de faire ? demanda Hayden en se dégageant des bras des jumeaux.
– Je tiens à dire, fit Leslie, que c'est mon idée et que je suis la seule responsable de ce qui va se passer.
– Qu'est-ce qu'il va se passer ? dit sèchement Hayden.
Leslie poussa un soupir tout en regardant les jumeaux pour savoir si elle avait leur accord pour continuer de parler.
Les jumeaux hochèrent de la tête, hésitants.
– Donc… continua Leslie. J'ai eu l'idée la dernière fois, de t'aider un peu… Tu m'as beaucoup aidé pour punir ceux qui ont embêté mon frère sans même nous attirer des ennuis. Tu as même présenté mon frère à ces fanatiques de Harry Potter, tu sais…
– Colin.
– Exactement. Alors, je voulais te rendre la pareille… mais… mon cadeau est beaucoup moins joyeux que le tien.
Un silence tomba pendant lequel Hayden observa son amie en fronçant les sourcils.
– A vrai dire, il n'est pas du tout joyeux.
– Viens-en aux faits, McKinnon.
Leslie poussa un long soupir pour se donner du courage.
– On va rendre visite à ta mère.
Les yeux de Hayden s'écarquillèrent.
– On va QUOI ?!
