Dernier chapitre. On se retrouve à la fin pour les notes d'auteure/traductrice. Bonne lecture !

Lien de la version originale : www fanfiction s /7696724/ 1 / Sideways


It's been about a year now
Ain't seen or heard from you
Been missing you crazy
How do you, how do you sleep
[Ça doit faire un an maintenant
Je n'ai pas eu de tes nouvelles
Tu me manques follement
Comment, comment arrives-tu à dormir ?]

I found the letter you wrote me
It still smells just like you
Damn those sweet memories
How do you, how do you sleep how do you sleep.
[J'ai trouvé la lettre que tu m'as écrite
Elle sent toujours comme toi
Maudit soient ces doux souvenirs
Comment, comment arrives-tu à dormir ?]

How Do You Sleep - Jesse McCartney


Chapitre 37

- Mon père veut que je vienne à la maison et lui parle. Dit Blaine à Burt après avoir raccroché. Il tremblait toujours un peu, les poings serrés pour s'empêcher de s'écrouler.

- Et bien, dit Burt, c'est une bonne chose ?

- Aucune idée. Dit Blaine en haussant les épaules. Il dit d'attendre jusqu'à ce qu'il ait le temps, donc je ne sais pas quand ça sera.

Burt hocha la tête.

- Au moins c'est une bonne chose, non ?

- Je suppose.

Burt sourit, lui donna une tape sur l'épaule, puis quitta la pièce. Blaine aurait souhaité pouvoir appeler Kurt et lui en parler, mais il tenait sa promesse. Il le ferait seul.


- Tu veux que je vienne avec toi, Blaine ? Demanda Burt en suivant Blaine dans le couloir. Je peux laisser le garage pendant une heure pour deux.

- Non, c'est bon. Dit Blaine avec gratitude. Merci quand même. Ça va aller.

- D'accord. Burt semblait sceptique tandis qu'il ouvrait la porte d'entrée. Appelle-moi si tu as besoin de quoi que ce soit.

- Je le ferai. Merci, Burt. Dit Blaine. A plus tard.

- Bonne chance.

Blaine sortit et ferma la porte derrière lui, puis monta dans sa voiture et se dirigea vers la maison de ses parents. Cela faisait trois semaines depuis que son père l'avait appelé et dit qu'il voulait parler. Il avait appelé la veille en disant qu'il voulait le voir aujourd'hui et Blaine avait répondu qu'il serait là après la fin de son poste au café.

Blaine ne savait pas ce qu'il voulait, mais il était sur le point de le découvrir.


- Ta mère veut te parler. Dit fermement le père de Blaine lorsqu'il ouvrit la porte d'entrée. Il ne regarda même pas vraiment Blaine, il ouvrit simplement la porte, lui lança un regard désapprobateur, puis dit : Elle est dans le salon. Je serai dans la cuisine.

Blaine regarda son père s'éloigner. Il resta là pendant quelques secondes, puis entra et ferma la porte. Il se dirigea vers le salon et trouva sa mère assise sur le canapé, étudiant ses ongles.

- Hum, maman ? Dit doucement Blaine, et elle leva rapidement la tête.

- Oh, Blaine, dit-elle, assieds-toi.

Blaine s'assit en face d'elle. Ils restèrent assis tous les deux à se regarder pendant un moment, puis sa mère dit :

- Es-tu toujours… Elle s'arrêta, mais Blaine savait ce qu'elle demandait.

- Suis-je toujours gay ? Dit-il. Oui, maman, je suis toujours gay. Je l'ai toujours été et je le resterai.

- Oh. Dit-elle en semblant déçue. Blaine était habitué à ce regard à présent, mais cela ne signifiait pas que ce n'était pas douloureux. Quel dommage.

Il se sentait malade, assis là dans la pièce familiale, la pièce où il y avait eu plus de disputes que de bons moments. La pièce dans laquelle son père avait tellement blessé ses côtes quand il avait quatorze ans, qu'il n'avait pas pu s'assoir correctement pendant plus d'une semaine. Il frissonna face au souvenir et tout ce qu'il voulut faire était partir d'ici et ne jamais revenir.

- Voulais-tu quelque chose ? Demanda finalement Blaine.

- Non, lui dit-elle, je pensais que tu aurais maintenant réalisé à quel point ce que tu fais est mal.

Blaine leva les yeux au ciel presque instinctivement.

- Que je sois gay n'est pas mal, maman. Dit Blaine en se levant. Ce qui est mal, par contre, est comment j'ai dû vivre la dernière année. Sympa de te parler- en fait, non. Ça n'a pas été sympa de te parler. Ça a été le contraire. Donc, bonne chance, maman. Merci pour rien.

Blaine partit en la laissant assise là et entra dans la cuisine, son cœur battant vite dans sa poitrine. C'était le moment d'affronter son père à présent. Il le trouva assis à table avec les bras croisés sur la poitrine.

- Assieds-toi, Blaine. Dit-il en ne montrant aucune émotion. J'ai une proposition à te faire.

Blaine s'assit.


- Est-ce que ça-

- Je ne veux pas en parler maintenant. Dit Blaine en se précipitant devant Burt et se dirigeant vers les escaliers. Burt l'observa, le visage concerné, ses yeux écarquillés et remplis d'inquiétude.

- Blaine, tout-

- Je peux t'en parler plus tard ? Demanda Blaine, l'estomac lui faisant mal. S'il te plait ?

Burt le regarda avec curiosité pendant un moment, puis hocha la tête.

- D'accord, dit-il, appelle si tu as besoin de quoi que ce soit.

Blaine lui fit un petit hochement de tête, puis continua à descendre les escaliers. Il ferma la porte derrière lui et s'effondra sur le lit de Kurt et enfonça sa tête dans les oreillers, respirant son odeur, souhaitant plus que tout qu'il soit là pour le soutenir et lui dire que ça irait.

Il le fit presque, il appela presque Kurt. Il prit son téléphone dans sa poche et fit apparaître son nom sur l'écran. Son pouce tremblant passa sur le bouton vert, mais il s'arrêta car il ne voulait pas embêter Kurt avec son histoire larmoyante.

A la place, il prit l'oreiller dans ses bras et le tint près de lui. Il ferma les yeux et pleura jusqu'à s'endormir car les choses étaient devenues cent fois pire.


- Papa ? Répondit Kurt à son portable. Kurt était toujours inquiet quand son père appelait parce qu'il imaginait toujours le pire. Surtout depuis que Burt avait des problèmes de cœur. Tout va bien ?

- Ouais, ouais, bien. Lui assura Burt, et Kurt se rassit en soupirant de soulagement. J'ai pensé que je devrais t'appeler et te parler de Blaine.

Le cœur de Kurt sombra. Il n'avait pas toujours pas de nouvelles de Blaine. Il n'avait pas arrêté d'appeler dans l'espoir qu'il finisse par répondre, même si c'était juste pour lui dire de le laisser tranquille.

- Blaine ? Demanda-t-il en haletant un peu. Il-

- Ce n'est rien de mal, Kurt, calme-toi. Dit Burt, mais Kurt ne pouvait pas s'en empêcher. Il était inquiet. C'est juste que… Tu lui as parlé ?

- Non. Dit Kurt en soupirant. Il ne décroche jamais.

- Et bien, dit Burt en soupirant un peu aussi, son père lui a demandé de le rencontrer il y a quelques jours. (Kurt se redressa). Il n'est pas vraiment sorti de la chambre depuis. J'ai commencé à envoyer ses plats en bas.

Kurt se mordit la lèvre inférieure et secoua la tête.

- Tu ne peux pas lui faire dire ce qui s'est passé ? Demanda-t-il, la voix un peu aigue, même s'il savait que personne ne pouvait forcer Blaine à faire quelque chose. Il ne me parlera pas, donc je ne peux pas demander. Papa-

- Kurt, dit calmement Burt, calme-toi. Je réessayerai de lui parler plus tard. J'ai simplement pensé que tu voudrais savoir.

Kurt se renfonça et ferma les yeux en soufflant, son esprit courant avec toutes les mauvaises pensées, mauvaises choses et spéculations. Il rouvrit les yeux, puis dit :

- Tu crois qu'il me déteste, papa ?

- Te déteste ? S'exclama Burt. Tu es fou ? Le gamin est raide dingue de toi, Kurt. Il est juste dans une mauvaise période. Il reviendra.

- Tu crois ? Demanda doucement Kurt avec espoir.

- J'entends comment il parle de toi, Kurt. Dit doucement Burt. Je sais.


Blaine ferma l'ordinateur quand il entendit un petit coup sur la porte de la chambre de Kurt. Il se leva, s'étira un peu et alla ouvrir la porte. Il trouva Carole Hudson se tenant là, un regard inquiet sur le visage.

- Blaine, chéri. Dit-elle en penchant un peu la tête sur le côté. Je- je me demandais si tu voulais venir en haut au lieu de rester ici tout seul ?

Blaine savait que Burt l'avait appelé et lui avait demandé de venir pour voir si elle pouvait avoir une réponse de sa part. Il sourit.

- Hum, merci. Dit-il. Je- oui.


- Alors c'est tout ? Demanda Burt après que Blaine lui ait raconté ce qui s'était passé avec ses parents. C'est-

- Fini. Acquiesça Blaine. Complètement fini.

Carole et Burt échangèrent un regard vide et Blaine resta assis là en respirant régulièrement.

- Blaine, finit par dire Carole, tu n'as pas l'air… Et bien, contrarié. Tu ne penses pas-

- J'arrête d'être contrarié pour des gens qui se foutent de moi. Blaine secoua la tête. J'ai été coincé dans cette routine et je ne savais pas comment en sortir, mais je le vois maintenant. J'ai tout compris. Ce qui est pourquoi je dois quitter l'Ohio, quitter les mauvaises choses, la haine, les regards accusateurs et les mauvais sentiments qui sont là. Il s'arrêta, essayant de tout garder au clair dans sa tête. Oh ! Dit-il soudainement. Pas vous. Vous avez été géniaux. Sans vous, j'aurai perdu toute foi en le monde et l'humanité.

Carole avait l'air alarmée et Burt fixait Blaine comme s'il venait d'annoncer qu'il allait faire de la corde à sauter en ville en ne portant rien d'autre que son caleçon, en jetant des confettis et récitant des sonnets de Shakespeare.

- Blaine, où vas-tu aller ? Demanda finalement Burt.

- Je ne sais pas encore. Dit Blaine en souriant. J'ai juste besoin de partir.

- Nous… Te reverrons-nous un jour ? Demanda Carole de façon dramatique. Blaine pouvait à présent voir pourquoi Finn et Rachel formait un si bon couple.

La vérité était qu'il ne savait pas. Il supposait qu'il finirait en Ohio à un certain moment, il ne savait simplement pas quand ou quelles seraient les circonstances. Il haussa les épaules en souriant toujours et souffla :

- Je dois le faire. C'est le seul moyen d'échapper au passé.

- Tu ne peux pas échapper au passé. Burt secoua la tête. Et Kurt ?

Blaine fronça alors les sourcils. Kurt était la seule chose à laquelle il savait qu'il ne pouvait pas échapper.

- Je ne sais pas. Marmonna-t-il. Il est mieux sans moi. Je- je l'appellerai. Un jour. Pour qu'il sache que je vais bien. Je- c'est pour le mieux. Je le sais.

- Quand pars-tu ? Demanda Burt.

- Demain.


- Tu n'arrêtes pas de regarder ta montrer. Remarqua Burt après le dîner le lendemain. Tu es si pressé de partir d'ici ?

- Non, dit rapidement Blaine, bien sûr que non. J'attends un appel.

- Un appel. Répéta lentement Blaine.

Blaine acquiesça.

- De mon père. Dit-il. J'ai réfléchi hier soir et je l'ai appelé. Il a dit qu'il rappellerait avant cinq heures pour me tenir au courant.

Burt posa sa fourchette et regarda Blaine droit dans les yeux.

- Te tenir au courant de quoi ?

Blaine prit une grande inspiration, souffla, puis leva la tête pour croiser le regard de Blaine.

- Okay, dit-il prudemment, j'allais te le dire après qu'il m'ait appelé mais je suppose que maintenant est un aussi bon moment.

- Okay.


Kurt était assis dans le coin au fond du cours d'anglais, faisant tournoyer son stylo entre ses doigts et n'écoutant pas le cours. Il devait sortir de la classe pour rappeler son père et demander comment allait Blaine. La dernière fois qu'il avait eu des nouvelles, Blaine n'avait toujours pas raconté toute l'histoire à Burt. Kurt avait essayé d'appeler tous les jours, mais en vain. Blaine était impossible, mais cela ne changeait pas le fait qu'il l'aimait.

Cela n'aidait pas qu'aujourd'hui fut la St Valentin. Il y avait des papiers en forme de cœur, des Cupidons découpé et d'autres objets incroyablement romantiques et ringards partout où il regardait. Il soupira et regarda encore l'horloge, souhaitant que les aiguilles bougent. Il commença à ranger ses affaires deux minutes avant la fin du cours, puis quand la classe fut dispensée, Kurt bondit de son siège en un éclair et se dirigea vers la porte. Lorsqu'il fut presque arrivé au couloir, il entendit une forte voix derrière lui.

- Kurt ! Dit-elle. Kurt ! Attends !

Kurt ralentit, puis se tourna vers la personne qui l'appelait. Il le vit alors, ses yeux et cheveux clairs et un sourire en coin. Kurt attendit qu'il le rejoigne.

- Hey, Léo, ça va ? Dit Kurt en se mettant sur le côté pour ne pas bloquer le passage.

- Je peux te demander quelque chose ? Demanda Léo, repoussant ses cheveux blonds sales de ses yeux. Ça ne prendra qu'une seconde.

Le pouce de Kurt caressa son portable dans sa poche et il soupira silencieusement.

- Ouais, dit-il, bien sûr.


Blaine se tint debout dans l'ascenseur tandis qu'il montait, s'arrêtant à chaque étage, même s'il n'avait sélectionné que l'avant dernier. Il soupira et recula contre le miroir, le cœur battant follement dans sa poitrine. Il regarda le miroir en face de lui. Il avait l'air bien. Du moins il l'espérait. Ses yeux semblaient un peu fatigués, mais il avait l'air en bonne santé mis à part cela.

Il espérait être au bon endroit. Il étudia encore le bout de papier qu'il avait dans sa poche pour vérifier, car cela aurait été extrêmement embarrassant s'il s'était retrouvé dans le mauvais immeuble.

Cela semblait être le bon. Il attendit jusqu'à ce que l'ascenseur s'arrête avec une petite sonnerie, puis sortit dans le couloir étroit couleur crème. Il regarda le bout de papier une fois de plus, haussa les épaules, puis se mit à marcher. Il regarda le numéro de chaque porte en avançant, continuant jusqu'à ce qu'il se rapproche de plus en plus. Il s'arrêta quand il la vit et son cœur accéléra. C'était là.

Il prit une grande inspiration, puis s'apprêta à faire un pas vers la porte, mais s'arrêta car la porte en question était ouverte vers l'intérieur et deux personnes se tenaient là. Une sortit. Il était grand, blond foncé, bronzé, habillé de façon décontractée. L'autre personne resta dans l'embrasure de la pote, ses yeux bleus clairs différents des autres, ses cheveux parfaitement coiffés, sa peau lisse et pale comme le lait. Le souffle de Blaine se coinça dans sa poitrine tandis que son cœur lui faisait un peu mal. Il était cloué sur place.

Puis les yeux brillants furent sur les siens, plus écarquillés que jamais, le cœur de Blaine sauta un battement et il se sentit étourdi. Il pouvait seulement le fixer, son corps incapable de faire autre chose. Il se concentra sur ces yeux, ces yeux cyans brillants si familiers et apaisants et époustouflants, qu'ils le clouaient sur place, l'empêchaient de toucher le sol, de s'effondrer et de libérer les larmes piégées et de laisser s'échapper tous ces mots qu'il avait enfermé.

Il ne détourna pas le regard de ses yeux bleus de bébé quand il prit une grande inspiration, puis avança prudemment dans la lumière. Il retint son souffle jusqu'à ce que son nom soit dit presque dans un murmure.

- Blaine.

Et il respira.


- Blaine. Souffla Kurt, n'en croyant pas ses yeux. Il dut tendre la main et s'accrocher à la poignée de la porte pour se maintenir car cela était la dernière chose à laquelle il s'attendait.

Kurt se rendit compte qu'il retenait toujours sa respiration. Il ne pouvait pas lâcher Blaine du regard, ses yeux dorés brillants plus que jamais, son visage parfait et magnifique, sa façon mignonne de s'habiller toujours intacte. Le cœur de Kurt fit un petit saut dans sa poitrine et il se sentit nerveux. Il trembla un peu lorsqu'il ouvrit la bouche pour parler :

- Q-que fais-t-tu… Il s'arrêta en bégayant. Blaine. Dit-il encore, incapable de dire autre chose car d'autres mots sortiraient en une pagaille incohérente.

Blaine parla alors, sa voix sonnant un peu éraillée.

- Salut. Dit-il doucement. Je… Est-ce que je suis venu pour rien ?

Kurt le regarda d'un air ahuri pendant un long moment, puis les yeux de Blaine passèrent sur Léo, dont il avait oublié la présence. La bouche de Kurt forma un « o », puis il essaya de parler, mais Léo le devança.

- Oh, tu parles de moi ! Dit-il en souriant à Blaine. Non, mec. Nan, je suis hétéro. Ma copine est en bas dans la voiture. J'empruntais juste des notes. Il souleva le cahier que Kurt lui avait donné. J'y allais. Merci, Kurt, à lundi et hey, sourit Léo en passant devant Blaine et en lui donnant une petite tape sur l'épaule, ravi de te rencontrer. A plus.

Kurt l'observa partir, puis regarda Blaine. Son visage était un peu pale et il avait l'air fatigué, mais il était toujours le beau garçon que Kurt avait quitté en Ohio. Il le regardait à présent, son expression illisible.

- Tu veux entrer ? Dit Kurt, parce qu'il ne savait pas quoi dire d'autre.

C'était étrange. Ils s'étaient vus il y avait moins de six mois et ils s'étaient parlé une fois ou deux, mais Kurt était maintenant nerveux avec Blaine se tenant devant lui, ses yeux bloqués sur lui, le brûlant.

- Euh, ouais. Dit Blaine en secouant un peu la tête. Bien sûr.

Kurt recula et laissa Blaine entrer, reconnaissant d'avoir fait du rangement la veille. Blaine jeta un coup d'œil à l'appartement tandis qu'il suivait Kurt dans le petit lieu de vie.

- C'est très toi. Lui dit après Blaine.

- C'est une bonne ou une mauvaise chose ? Plaisanta Kurt.

- Bonne. Répondit Blaine. Définitivement bonne.

Kurt sourit tandis qu'il marchait dans la petite cuisine.

- Tu veux quelque chose ? Demanda-t-il. Enfin… Tu viens juste d'arriver ?

- Euh, il y a environ une heure. Acquiesça Blaine.

- Tu as faim ? Demanda Kurt. Soif ? Les deux ?

- Les deux. Sourit Blaine, et le cœur de Kurt sauta un peu. Mais on peut parler avant ?

Kurt arrêta de bouger et regarda simplement Blaine.

- Ouais. Acquiesça-t-il. On peut faire ce que tu veux.

Blaine lui tendit la main et Kurt la regarda.

- Si tu ne veux pas me toucher, c'est pas grave. Acquiesça Blaine. Je comprendrai.

Kurt ne réfléchit pas deux fois, il attrapa simplement la main et de Blaine et le tira vers lui et jeta ses bras autour de lui. Il entendit Blaine soupirer un peu contre son corps, ses bras entourant Kurt aussi. Kurt respira son odeur, se réconfortant avec, parce que Dieu, elle lui avait vraiment manqué.

- Mon Dieu, tu m'as tellement manqué. Souffla Kurt en resserrant son étreinte.

- Moi aussi. Répondit Blaine.

Ils se lâchèrent enfin, doucement, et lorsque Kurt regarda Blaine, il vit que son visage était tordu, comme s'il essayait de ne pas pleurer.

- Hum. Kurt se racla la gorge. Tu voulais parler.

Blaine fit oui de la tête. Kurt lui fit signe de le suivre sur le canapé. Ils s'assirent l'un à côté de l'autre, mais sans se toucher.

- Okay. Dit Blaine. Avant qu'on dise autre chose, j'ai juste besoin de savoir. Tu m'aimes toujours ?

Kurt répondit immédiatement.

- Evidemment, je t'aime toujours. Dit-il. Je n'arrêterai jamais.

- Okay. Dit Blaine en acquiesçant comme s'il essayait de tout ranger dans sa tête. D'accord, bien. Je t'aime aussi, au fait.

Kurt acquiesça, ignorant les papillons dans son estomac.

- D'accord, donc, continua Blaine, j'ai parlé à mon père il y a un moment et en gros il me veut hors de sa vie. Il m'achète carrément.

- Blaine, c'est horrible.

- Non, tu vois, c'est ce que je pensais au début, mais non. Dit Blaine. Enfin, je suppose que ce soit horrible dans un sens, mais après y avoir pensé, j'ai compris que ce n'est pas si mal. Je veux dire, j'ai le dessus. Si je retourne dans sa vie et agis comme s'il était mon père, ça le détruit- ou il pense que ça le détruit, bref. En gros, il me donne énormément- et quand je dis énormément, je dis énormément- d'argent liquide pour nier le fait que je suis son fils. Ne me regarda pas comme ça ! Kurt le fixa. Enfin, oui, c'est affreux. Vraiment, mais il n'a jamais été un bon père pour moi de toute façon, pas vrai ? Donc ce n'est pas si mal.

- Je suppose. Acquiesça Kurt. Mais ça ne te fait pas souffrir ?

- Au début, si. Admit Blaine. Au début, j'ai pensé que tout avait empiré. J'ai pensé que ma vie était finie et je me suis enfermé pendant quelques jours. Mais après un moment, j'ai réfléchi et réalisé qu'ils ne perdaient pas le sommeil pour moi, donc pourquoi devrais-je ne pas dormir pour eux ? Pourquoi devrais-je me soucier d'eux alors qu'ils ne se soucient pas de moi ? Alors j'avais ce plan. J'allais quitter l'Ohio. Je ne savais pas où j'allais ou ce que je ferai en arrivant, mais je savais que je devais partir. Et j'en ai parlé à ton père et Carole, et ils avaient un avis neutre, mais j'étais déterminé. Mais je suis allé me coucher ce soir là et je n'arrêtais pas de penser à toi. Enfin, tu es toujours dans mes pensées, mais… J'ai eu l'impression que quelque chose me disais de te rejoindre. Donc j'ai appelé mon père et fait un marché avec lui. Je lui aie dit que j'accepterai son petit marché s'il me prenait un billet de dernière minute pour ici. C'est plus cher si tu réserves tard, évidemment, et il a un peu protesté, mais il a fini par céder. Donc je l'ai dit à ton père et il m'a donné ton adresse et il avait l'air content. Il m'a même aidé à faire mes bagages. Je suis venu ici et je t'ai trouvé… J'ai cru que j'avais perdu mon temps quand j'ai vu le gars, mais enfin, c'était juste un manque de confiance en moi et je m'attendais au pire. J'ai besoin de m'expliquer, te faire tout comprendre.

- Okay. Acquiesça Kurt. Mais… C'est vrai ? Tu es ici pour de bon ?

- Si tu veux de moi. Blaine haussa une épaule. Si non, je comprendrai.

- Tu me demandes si je veux de toi ? Demanda Kurt, les yeux écarquillés. Vraiment ? Après t'avoir appelé tous les jours depuis que je suis parti ? Je pensais que tu étais celui qui ne voulait pas de moi.

- Impossible. Dit Blaine. Non, je n'ai jamais cessé de te vouloir. Pas une seconde. Kurt ne dit rien, il laissa Blaine continuer. Je comprends si tu ne peux pas me pardonner, je ne te demande pas de le faire. Je veux juste expliquer ce que je ressentais. J'ai été égoïste et horrible avec toi. Je suis désolé. J'aurai dû répondre à tes appels, j'aurai dû te parler aussi longtemps que tu le souhaitais. J'étais juste… J'avais peur et ne savais pas quoi faire. Je sais que ce n'est pas une excuse, Kurt. J'avais l'impression que tout disparaissais, tu sais ? Et je pensais que si je restais en contact avec toi, tu disparaîtrais aussi et que je me retrouverai sans rien. Enfin, ouais, je n'avais rien d'autre de toute façon, mais te perdre aurait été encore plus douloureux. Je sais que c'est égoïste et ridicule parce que je ne pense pas à ce que tu veux. J'aurai dû savoir que tu voulais toujours de moi et une part de moi le savait, mais j'avais toujours peur que tes sentiments pour moi disparaissent. Je n'aurai pas dû faire ce que j'ai fait, Kurt. Je suis désolé.

- Je te pardonne. Lui dit Kurt. Je sais d'où tu viens et je comprends que tu avais beaucoup de soucis, donc ne t'inquiète pas. Tu es ici maintenant, pas vrai ? Blaine inclina un peu la tête. Où sont tes affaires ?

- Hum, dans un hôtel. Dit Blaine. Je les ai déposées là-bas avant de venir ici.

- Alors on peut aller les chercher ?

- Qu-quoi ? Pourquoi ?

- Hum, pour que tu puisses emménager ? Dit Kurt. Sauf si tu ne veux pas, dans ce cas, je comprends aussi. Je comprends que c'est un gros engagement, mais-

- Tu… Tu voudrais que j'emménage.

- Et bien, ouais. Kurt haussa les épaules. Enfin, je suis ici tout seul. Rachel et Finn sont dans un appartement à l'étage, donc c'est juste moi. Il y a une chambre d'amis que tu peux avoir, mais je suis affreusement seul dans mon lit double.

Il vit la bouche de Blaine s'étirer au coin de ses lèvres et cela lui rappela l'ancien Blaine, le garçon dont il était tombé amoureux.

- Tu me pardonnes vraiment. Demanda Blaine. Juste comme ça ?

- Juste comme ça. Acquiesça Kurt, et il prit la main de Blaine. Je suis heureux que tu sois là. J'étais sur le point de prendre un billet pour la maison juste pour te forcer à me reparler.

- J'aurai probablement quitté la ville. Rit Blaine.

Kurt sourit et serra doucement sa main.

- Donc, on est bon ? Demanda-t-il.

- On est bon. Acquiesça Blaine. Si ça te va.

- Ça me va plus que bien. Viens, dit-il en tirant doucement le bras de Blaine, je vais te faire visiter.

- Ce n'est pas si grand-

- Oh, tu ne veux pas voir la chambre ? Kurt leva un sourcil. Oh, d'accord. Regardons la télé alors-

- En fait, wow, cet endroit est un vrai labyrinthe, peut être qu'un tour ne serait pas si mal.

Kurt sourit et fit se lever Blaine du canapé et le tira vers leur chambre.


La chambre de Kurt était aussi très Kurt. Tout était assorti et coordonné, propre et rangé, riche et élégant, chic et tout ce que était Kurt. Blaine regarda autour en souriant.

- Tu as raison. Dit-il en se dirigeant vers la fenêtre rectangulaire. Tu dois te sentir seul dans ce lit.

- Tu n'as pas idée.

- J'ai des idées. Sourit légèrement Blaine. J'ai dormi seul dans ton lit pendant les six derniers mois.

- Oh, c'est vrai. Acquiesça Kurt. J'avais oublié. Alors, qu'en penses-tu ? Tu penses pouvoir supporter partager une chambre avec moi ?

- Du moment que tu me m'autorise à faire de la place pour mon gel. Taquina Blaine en montrant la commode qui était recouverte de divers produits et laques et autres cosmétiques que Blaine ne pouvait pas définir.

- Je ne suis pas sûr de pouvoir tenir cette promesse. Lui dit Kurt. Alors, quel est le plan ?

- Oh, je ne t'ai parlé de cette partie, n'est-ce pas ?

- Quelle partie ?

- Okay, donc je me suis enfermé dans ta chambre hier et j'ai postulé à des universités, genre, partout dans le coin. Je dois bien pouvoir rentrer dans une, hein ? En attendant, je trouverai un travail ou un truc du genre.

- Vraiment ? Sourit Kurt en se rapprochant. Tu le penses ?

- Evidemment. Sourit Blaine, et il prit la main de Kurt. Je me suis comporté comme le plus gros connard dernièrement et je vais passer l'éternité à me rattraper.

- Tu n'as pas à le faire. Dit Kurt. Mais puisque tu vas finir bourré de fric avec ce « marché » avec ton père et tout, vas-y. Je prendrai ce que je peux.

Blaine l'attira vers lui et posa ses mains sur ses hanches.

- Tu me veux juste pour mon cash.

- Entre autre.

- Mon cash et mon corps. Sourit Blaine, le nez près de celui de Kurt. Premier baiser depuis six moi. Murmura-t-il, puis il avança sa tête jusqu'à ce que ses lèvres touchent celles de Kurt.

Il commença doucement, expérimental, mais Blaine glissa ensuite ses bras autour de Kurt et le souleva jusqu'à ce qu'il soit allongé sur le dos sur le lit. Les mains de Kurt trouvèrent les cheveux de Blaine, et se tenir là, bien comme cela, c'était comme s'ils ne s'étaient jamais quitter. Cela semblait si naturel, si familier, si juste.

Après une longue session de bécotage, ils se séparèrent et restèrent allongés là en respirant, lèvres gonflés, corps chauds, torses se levant et tombant rapidement tandis qu'ils reprenaient leurs souffles. Blaine avait l'impression qu'il n'avait plus de problèmes, ce qui était nouveau pour lui. Il semblait avoir marché toute sa vie avec un poids lourd sur les épaules, son cœur accablé par un genre de gros objet en métal, mais tout était parti à présent. Il sentait qu'il pouvait vraiment respirer pour la première fois depuis très longtemps.

- Tu sais ce qu'on devrait faire ? Dit Kurt après quelques minutes de silence. Il se suréleva sur son coude et regarda Blaine.

- Hmm ?

- On devrait aller chercher tes affaires, rentrer et te familiariser avec mes draps.

- Tentant. Dit Blaine. Mais je pensais qu'on pourrait juste… Traîner jusqu'à ce soir, évidemment.

- Pourquoi ? Demanda doucement Kurt. Il semblait avoir peur d'avoir fait quelque chose de mal.

- Parce que ça fait six mois et t'avoir avec moi m'a manqué. Lui dit Blaine. Pas pour une autre raison. Enfin, tu me rends toujours dingue, mais on a tout le temps pour ça, pas vrai ? Je veux juste m'accrocher à toi pendant un moment.

Kurt hocha la tête et lui sourit.

- Et pour tes affaires ?

- Tu as affreusement envie que j'emménage, n'est-ce pas, bébé ?

Il vit le sourire de Kurt grandir lorsqu'il l'appela bébé. Bébé/babe était une des petites choses dans leur couple qui les rendait unique.

- On va être comme un vieux couple marié, je peux le voir maintenant.

- Hey, un jour, pas vrai ? Sourit Blaine en se déplaçant pour faire face à son petit-ami. Il était agréable de faire référence à Kurt comme son petit-ami.

- Un jour quoi ?

- Un jour, nous serons un vieux couple marié.

- Sérieux ? Demanda Kurt, et Blaine acquiesça. Tu penses qu'on, peut le faire ?

Blaine sourit et pressa un léger baiser sur les lèvres rouges gonflées de Kurt.

- Je pense qu'on est forts, on s'aime et on a déjà fait face à beaucoup de choses pour la durée de toute une vie, mais on toujours gagné. Je pense qu'on peut le faire.

- Comme c'est sage de ta part.

- Tu es parfait. Lui dit Blaine.

- Tu m'as manqué.

- Je suis désolé.

- Je sais. Acquiesça lentement Kurt.

- Je t'aime.

- Moi aussi.

- Hey, Kurt ?

- Hmm ?

- Joyeuse St Valentin.

- Elle est certainement joyeuse.

- Je ne t'ai même pas pris de carte ou quoi. Sourit Blaine.

- Tu es là, dit Kurt, c'est plus qu'assez.

- On devrait faire quelque chose pour aujourd'hui. Dit Blaine. On peut aller chercher mes affaires et dîner, ou un truc parce que je n'ai rien mangé depuis huit heures.

- C'est un plan.


Finalement, Kurt et Blaine sortir dîner, puis récupèrent les affaires de Blaine à son hôtel. Ils passèrent un long moment à ranger ses vêtements et à l'installer dans l'appartement. Burt avait appelé pendant ce temps là et avait demandé si tout s'était bien passé et Kurt lui avait assuré que oui.

- Tu as beaucoup trop de nœud papillons. Dit Kurt en fermant la porte du placard, une fois qu'ils eurent défait tous les bagages de Blaine.

- Tu ne peux jamais avoir trop de nœud papillons. Sourit Blaine en s'effondrant sur le lit.

- Je ne suis pas d'accord. Dit Kurt, puis il alla s'allonger à côté de lui en souriant car il n'avait pas vraiment réalisé que Blaine était là et qu'il resterait pour de bon.

- Oh, chut, tu adores les nœuds papillons. Sourit Blaine.

- Pas autant que je t'aime. Dit-il en se penchant, et il éteignit la lumière et ils furent dans la pénombre.

Blaine alluma la lampe de chevet et la faible lueur remplie la pièce. Il se déplaça et s'approcha de Kurt, puis se pencha jusqu'à ce qu'il soit sur lui.

- Tu m'as manqué. Dit-il en glissant une main pour attraper la ceinture du jean de Kurt.

- Je t'ai manqué ou coucher avec moi t'a manqué ? Sourit Kurt.

- Les deux. Répondit Blaine. Mais plus toi. J'ai merdé.

- On a tous les deux merdé à un moment ou un autre. Lui dit Kurt.

- Ouais, mais moi plus que toi. Dit Blaine, le sourire s'effaçant. Je suis plus que désolé, tu sais.

- Arrête de t'excuser, dit Kurt, et déshabille-moi.


- Mon Dieu, tu m'as tellement- Jésus Christ, Blaine- tellement manqué. Haleta Kurt sous Blaine tandis qu'il glissait en et hors de lui.

Blaine avait l'impression qu'il pouvait sentir le cœur de Kurt battre contre son torse. Ses mains agrippaient les hanches de Blaine, le rapprochant. Blaine ne pouvait pas former de mots cohérents, il gémissait juste un peu.

La tête de Kurt était rejetée en arrière, ses yeux mi-clos, sa bouche entrouverte. Blaine était proche à présent et il devait fermer les yeux, car s'il continuait de regarder Kurt, ce serait la fin, il ne tiendrait pas une seconde de plus. Blaine se baissa et rapprocha Kurt, ne ralentissant jamais les coups de ses hanches. Il passa sa main entre eux et prit l'érection de Kurt, et celui-ci gémit et c'était bon, Blaine atteignit le point de non-retour. Il éjacula vite et fort dans Kurt, ses hanches se déjetant en avant, et Kurt cria et cambra son dos, se poussant dans la main de Blaine, ayant besoin de finir.

Blaine ralentit ses hanches et pompa fort la queue de Kurt avec sa main. Il était magnifique dans la lumière invisible, elle projetait des ombres partout sur sa peau pale et douce. Les mains de Kurt agrippaient le dessus de lit sous eux, déchirant le tissu. Blaine pouvait voir déglutir son cou nu tandis qu'il rejetait encore plus la tête en arrière. Blaine baissa la tête et pressa ses lèvres sur le cou blême de Kurt. Il suça sa peau et sa main continua de pousser de haut en bas sur la longueur dure de Kurt.

- Jouis pour moi. Murmura Blaine contre le cou de Kurt. Allez, joli garçon. Jouis pour moi.

Blaine suça la peau du cou de Kurt, le marquant sur son pouls. Il suffit de quelques autres coups de la main de Blaine et Kurt jouit, un fort gémissement s'échappant de ses lèvres, sonnant suspicieusement comme le nom de Blaine. Blaine arrêta le mouvement de sa main et lâcha Kurt, avant de s'effondrer sur lui. Il se retira doucement de l'entrée de Kurt et resta allongé là, sur lui, la respiration laborieuse.

- Tu es génial. Dit-il à Kurt après avoir repris son souffle. Il se pencha et regarda ces yeux bleus céruléen. Ils étaient toujours aussi incroyables et quand il sourit, il atteignit ses yeux. Tu es génial et je suis fou amoureux de toi et tout ce que je veux faire est te tenir pour l'éternité.

- Je t'aime. Dit Kurt, et sa voix sembla un peu rauque. Je ne peux pas mettre le doigt sur le moment précis où je suis tombé sous ton charme, mais mon Dieu, je suis tellement amoureux de toi. Promets-moi que tu ne vas nulle part cette fois.

- Je ne suis jamais parti. Lui dit Blaine avec un sourire. Je ne l'ai jamais fait et je ne le ferai jamais.


Kurt sortit de la salle de bain et ferma la porte derrière lui. Blaine était déjà dans le lit, dos à Kurt. Il était en face de la fenêtre, fixant simplement la nuit. Kurt sourit et se rapprocha, ses jambes chancelant un peu. Il ignora la légère brûlure quand il marcha (cela faisait longtemps), puis il monta sur le lit à côté de Blaine et s'approcha de lui.

Blaine se retourna lorsque Kurt monta à côté de lui. Il sourit et ses yeux étaient clairs à la faible lueur de la lune passant à travers les stores légèrement entrouverts. Blaine frémit quand Kurt entoura son corps de ses bras. Il se déplaça pout être face à lui et enroula ses propres bras autour de la taille de Kurt.

- C'est peut être la meilleure sensation au monde. Murmura Kurt.

- Carrément. Dit Blaine. Je crois que j'y suis enfin arrivé.

- A quoi ?

- Tout. L'informa Blaine. Tout va bien.

- Ouais, dit Kurt, tout va bien.

Blaine se pencha et prit la main gauche de Kurt dans la sienne. Il la leva et la sortit de sous les couvertures. Kurt l'observa presser leurs bracelets ensemble, le clair de lune argenté contre eux. Kurt lui lança un regard interrogateur. Blaine sourit.

- Ça t'arrive de penser au début ? Demanda-t-il, enlaçant ses doigts avec ceux de Kurt. Genre, au tout début J'y pense parfois. J'y pensais pendant que tu t'hydratais ou peu importe dans la salle de bain. C'est comme si…Ça a très mal commencé. Tu me détestais-

- Ne t'aimais pas. Corrigea Kurt. Jamais détesté.

- D'accord. Sourit Blaine. Tu ne m'aimais pas. J'avais peur d'admettre que je t'appréciais et j'agissais comme le plus gros con en vie. Et puis ça s'est arrangé. Enfin, ouais, ça a encore empiré, mais regarde-nous maintenant. On a réussi.

- Ouais, acquiesça Kurt, je suppose que oui.

- C'est bizarre, n'est-ce pas ? Demanda Blaine. Enfin, c'est comme d'habitude, mais c'est différent aussi. Je veux dire, on est toujours nous, mais on est nous à New York. C'est irréel, bébé ! Il accentua le mot « irréel ».

- Ouais, dit Kurt, c'est un peu irréel mais d'une bonne manière.

- De la meilleure manière. Dit Blaine.

- C'est vrai. Sourit Kurt, puis il prit le poignet de Blaine dans sa main. Il leva le bracelet à la lumière pour qu'ils puissent lire les mots :

I want to take you far from the cynics in this town
and kiss you on the mouth
[Je veux t'emmener loin des menteurs de cette ville
et t'embrasser sur la bouche.]

Kurt bloqua ses yeux bleus sur ceux marrons-dorés de Blaine et lui fit son plus beau sourire.

- Je suppose qu'on a fait ça. Dit-il. On s'est échappé, on a réussi.

Blaine se pencha et pressa ses lèvres sur celles de Kurt.

- Et maintenant on s'est embrassé sur la bouche. Kurt rit et Blaine lui montra son poignet à la lumière. Et chaque fois que je te regarde, commença Blaine, je suis chamboulé, sauf que maintenant, je n'attends pas que le temps se débarrasse de ce que je ressens pour toi. Je veux juste que ça s'améliore encore et encore. Je t'aime plus chaque jour.

Kurt essaya d'ignorer le sentiment de papillonnement dans sa poitrine, mais c'était difficile, surtout avec Blaine si près.

- On doit être le couple le plus ringard de la planète.

- Je préfère le plus mignon.

- D'accord. Le plus mignon alors. Se corrigea Kurt. On devrait dormir. Dit-il en lâchant le poignet de Blaine. Les mains de Blaine l'entourèrent à nouveau et Kurt pressa la paume de sa main sur le torse nu de Blaine.

- Okay. Acquiesça Blaine, et il se rapprocha, se blottissant contre le corps de Kurt. J'ai trois choses à te dire d'abord.

- Mm, d'accord. Sourit Kurt à Blaine, ses yeux excités et clairs à la lumière pale.

- Numéro un, dit Blaine, je t'aime.

Et il leva la main de Kurt et embrassa ses doigts.

- Numéro deux, dit Blaine en lâchant la main de Kurt, je t'aime.

Et il baissa sa bouche et pressa le plus petit baiser papillon sur les lèvres de Kurt. Kurt sourit.

- Et numéro trois, dit enfin Blaine, je t'aime.

Et il écrasa sa bouche sur celle de Kurt et passa sa lange à travers ses dents et l'embrassa comme s'il ne l'avait pas embrassé depuis cent mille ans. Quand il recula, il sourit à Kurt. Kurt sourit aussi et posa sa main sur la joue de Blaine.

- Je t'aime aussi.

Et Blaine prit Kurt dans ses bras et les mit tous les deux sur le côté. Il avança et s'enroula autour de lui, et murmura qu'il l'aimait une fois de plus, avant qu'ils ne s'endorment tous deux en s'accrochant l'un à l'autre, leurs ombres entrelacées, tandis que la lune opalescente tombait du ciel de New York.

Ils ouvrirent les yeux et le soleil se leva, et ils sourirent, car c'était bon. C'était là où était leur place, dans les bras l'un de l'autre.

Ils étaient enfin chez eux.


Note de l'auteure, CrissColferL0ve :

D'abord, un GRAND merci à chacun de vous qui avez lu et commenté cette fiction. Vous n'avez pas idée combien cela compte pour moi. Je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un la lise quand j'ai commencé. J'ai l'impression d'avoir commencé hier, mais en même temps, c'est comme si j'avais écrit ça pendant des annéées. C'est ma première fiction Klaine avec plusieurs chapitres et elle sera toujours spéciale pour moi. J'ai ri, pleuré, souri, froncé les sourcils, jeté des choses au mur, crié et ressenti toutes les émotions au monde en écrivant, mais j'ai adoré l'écrire, vraiment.

[...] Enfin, merci à vous tous pour être resté, peu importe quand vous avez commencé à lire. Merci pour le fanart, les liveblogs, les messages, les reviews et TOUT . Je vous aime tous tellement, vous ne savez même pas ce que ça représente pour moi.

[...] Donc, ça y est. C'est fini.

Merci et je vous aime.

Jaimie x.

oO§o§Oo

Bon, je pense que l'auteure à tout dit, parce que je suis aussi passée par toutes les émotions possibles en traduisant cette fiction haha. J'ai lu dans un livre que le but de la traduction n'est pas de simplement traduire des mots, mais de faire passer un message. Alors j'espère que j'aurai réussi à faire passer le message :) En tout cas, merci à tous d'avoir lu et commenté cette histoire, j'espère que vous l'avez aimée autant que moi. Je vous invite à passer sur le tumblr de l'auteure pour voir tout les beaux fanarts qui ont été fait pour cette fiction, et vous pourrez aussi retrouvez la playlist avec les musiques présentes dans les chapitres : likechildreninafairytale . tumblr . com
Il y a un sequel, qui s'appelle Anywhere But Here, qui suit les avanetures de Kurt et Blaine à New York. On me l'a demandé plusieurs fois par mp, et je le redis ici, oui je traduirai aussi, mais pas tout de suite. Je vais faire une petite pause dans la traduction et me remettre à mes propres histoires avant de m'attaquer à la suite de Sideways. Pour ceux qui ne veulent pas attendre et qui ont un bon niveau d'anglais, voici le lien : www fanfictions/7973265 /1 /Anywhere-but-Here

A bientôt pour de nouvelles aventures ! ;)