Salut à tous, j'espères que vous allez tous bien et que vous n'êtes pas traumatisé avec le chapitre précédent, alors pour vous consoler : un nouveau chapitre !
Avant je voudrais remercier Lightnight66 et Rainkebell pour leur review, vraiment merci de prendre du temps pendant ces vacances pour commenter cette fic, ça m'aide et ça m'encourage vraiment. Et maintenant place au chapitre :
Impossibles confessions
-Anna !
C'était le seul mot qu'elle avait en tête, le seul mot qu'elle avait sur les lèvres et la seule personne qu'elle avait envie de voir. Alors qu'elle courait dans les couloirs, Elsa ne pensait à rien d'autre. A l'extérieur, la pluie frappait les carreaux, comme un écho de sa course. Écartant sans ménagement les malheureux élèves qui se tenait sur sa route, la jeune fille gravit quatre à quatre les marches jusqu'au deuxième étage. Alors qu'elle traversait un groupe de première année qui protestèrent à son passage, Elsa essaya sans succès d'ignorer ses craintes. Tout les élèves avaient entendu le tremblement qui avait secoué tout le château. Elsa quand à elle, n'y avait prêtée aucune attention, bien trop concentré dans sa séance de relaxation. Jusqu'à ce qu'on lui rapporte ce qui était arrivé. C'était confus, il n'y avait pas vraiment de détails et la serdaigle n'en avait compris qu'une chose : Anna avait été blessée.
Tout sentiment de détente avait volé en éclat à l'énonciation de ces quelques mots. Laissant derrière elle toute ses affaires, Elsa était partie en courant vers l'infirmerie en se demandant comment elle avait pu être aussi négligente. Lorsqu'elle avait sentit les secousses elle n'avait pas eut une seule pensée pour sa sœur, elle avait cherché à ignorer cette perturbation qui la gênait, comme elle l'avait si souvent fait. Elle n'aurait probablement rien pu faire, elle ne savait même pas si sa sœur avait réellement été blessé. Mais le fait était là :elle n'avait pas été là.
Ignorant les cris furieux de Mrs Tremaine quand elle passa dans le couloir qu'elle venait de nettoyer, la serdaigle continua de courir sans se préoccuper des conséquences. Son rythme cardiaque, qu'elle voulait tant contrôler, s'intensifia sans qu'elle n'y prête attention, totalement perdu dans ses regrets. Sans ralentir, elle traversa le couloir et enfonça presque la porte de l'infirmerie.
- Anna ! Cria-t-elle en cherchant sa petite sœur des yeux.
La petite fille, son uniforme déchiré et recouvert de poussière, était assise sur un des lits recroquevillée en position fœtale, parcouru de tremblement. Sans réfléchir, Elsa se précipita et la serra dans ses bras. Anna ne réagit presque pas, laissant sa sœur la serrer contre elle. La petite gryffondor était raide, indifférente à sa présence... comme une poupée de glace. Elsa examina rapidement sa petite sœur, et retint un soupir de soulagement en ne voyant aucune blessure grave. Elle sentit juste le petit cœur battre contre sa propre poitrine, a un rythme plus rapide qu'habituellement. En écho, les battements de son propre cœur se firent plus rapide plus désordonné.
-Parles moi, supplia Elsa, dis moi ce qui s'est passé. Dis moi ce qui ne vas pas.
Les tremblements d'Anna s'intensifièrent et elle se blottit contre sa sœur. La petite gryffondor tenta de parler mais les chevrotements de sa voix la rendent incompréhensible. Alors que des larmes commençait à envahir les yeux de sa cadette, Elsa la serra encore plus fort contre sa poitrine et caressa doucement la chevelure rousse.
-Calme, calme toi, chuchota-t-elle à son oreille. Tout est fini maintenant.
Alors qu'elle prononce ces paroles de réconfort, Elsa se rend compte qu'elles lui étaient tout autant destinée. Elle devait se calmer, ignorer la tristesses qui secouait sa sœur, mais elle continuait à la serrer toujours aussi fort. Elle n'avait plus vue sa sœur dans cette état... depuis ce jour. Il n'y avait pas de larmes mais elle sentait son cœur battre douloureusement dans sa poitrine.
- Il... Il m'a ... protéger, bredouilla la petit fille, et après il... il...
Sa voix se brisa mais elle tendit le doigt sur une partie de l'infirmerie dissimulé par un rideau. Elsa continue de serrer Anna contre elle pendant de longues minutes, jusqu'à ce que les larmes de la petite gryffondor se soient tarit et que les battements de son propre cœur se soit calmé. La serdaigle se détacha délicatement de sa sœur et traversa l'infirmerie jusqu'à l'endroit indiqué par le rideau blanc, Elsa hésita pendant une seconde, rien ne l'obligeait à regarder ce que cachait ce drap blanc, ce serait même mieux si elle ne savait pas. En temps normal, elle n'aurait probablement laissé la curiosité la guidé, mais sa sœur sanglotait sur le lit derrière elle et la situation n'avait rien de normal. La jeune fille prit une profonde inspiration avant d'entrouvrir le rideau et d'entrer. Au moment où elle passait le fin morceau de tissu, Elsa comprit qu'il devait être porteur d'un sortilège d'insonorisations car le bruit d'une conversation, inaudible jusqu'ici, la transperça aussitôt.
-On ne peut pas garder ça...
- Et comment va ton...
- Et puis qu'est ce qui...
Les multiples brides de conversations paraissaient incohérent et bien superficielle pour la jeune fille qui venait de voir sa petite sœur en larme. Une dizaine de professeurs s'étaient rassemblé autour d'un lit, dissimulant le patient aux yeux de la serdaigle. Une seule personne se tenait à l'écart, seule et silencieuse. Sa tunique de cuir noir se détachait parfaitement sur les murs et les draps blancs de l'infirmerie, comme une tâche d'encre sur une feuille immaculé. Elsa sursauta en reconnaissant Taka. Sa présence raviva soudainement les doutes de la serdaigle. Le prince des Prideland n'était pas du genre à venir à l'infirmerie sans raison majeur, il avait fallu l'attaque d'un ours surpuissant pour le forcer à s'allonger dans un lit d'hôpital. La présence de Taka était de très mauvaise augure. Son rythme cardiaque qu'elle avait enfin réussie à se calmer s'emballa à nouveau en voyant les larmes sur la joue du serpentard. De fines larmes jaillissaient de son œil droit tandis que son œil gauche, vierge du moindre sanglot, restait plus affûté que jamais. A le voir ainsi, on aurait put le comparer à une sculpture de granit, immobile et froide.
Cette impassibilité bouleversé était presque effrayante pour la jeune fille qui sentit des frissons, toujours plus fort, traverser son dos. Elsa renonça aussitôt à lui demander la moindre explication. Une nouvelle fois, la partie rationnelle de son cerveaux, lui rappela qu'elle ferait mieux de ne pas aller voir, que les risque était bien trop grand, mais cette voix lui paraissait si lointaine qu'elle l'ignora. Comme une automate, la jeune fille s'approcha du lit, tout en redoutant déjà ce qu'elle va y voir. Son esprit lui hurlait à présent de faire demi tour mais elle en est tout simplement incapable. Ignorant les discussions des enseignants, la jeune fille jeta un regard entre les adultes totalement absorbé par leur discussion et découvrit l'occupant du lit. Mufasa était étendu sur le matelas, si calme qu'on aurait pu le croire endormi sans la blessure calcinée au niveau de son sternum. Ses habits ainsi que ses cheveux étaient brûlés à de multiples endroits mais aucune brûlure ne viennait perturber la quiétude de son visage. C'était le visage calme de quelqu'un acceptant la mort. Une mort implacable. Incapable de rester debout devant l'horreur de la scène, la jeune fille trébucha en arrière et manqua de tomber par terre. Taka, aussi rapide qu'un lion, l'a rattrapa avant qu'elle ne touche le sol et l'assit délicatement sur le carrelage glacé de l'infirmerie. Ignorant de la présence de la jeune fille, les professeurs, tous présent à l'exception d'Hagrid, de Binns et des professeurs de divination, continuèrent leur conversation.
-Vous voulez vraiment cacher cela aux élèves ? Dit Flitwick, un air épouvanté. Faire comme si de rien n'était ?
-Exactement, affirma Wensid, si nous rendons ainsi publique un tel événement ce sera la fin de Poudlard. J'espère que vous en êtes conscient.
-Mais le garçon était très populaire, fit remarquer Slughorn, visiblement mal à l'aise. Beaucoup de personnes risque de remarquer sa disparition.
- Et pour ses parents ? Renchérit Mme Bibine, la professeur de vol, comment expliquer un tel désastre à ceux à qui nous avons promit de protéger leurs enfants.
-J'ai déjà demandé à son père, Ahadi, de venir me parler. L'actuel roi des Prideland est un homme raisonnable et j'ai bon espoir de le convaincre que tout ceci était un malheureux accident., continua Yensid. Nous allons expliquer que Mufasa est rentré dans les Prideland pour se préparer plus activement à son rôle de roi. Lorsqu'il sera partit depuis suffisamment longtemps, nous pourrons demander à son père d'annoncer sa mort d'une manière naturelle.
Un profond silence tomba sur l'extension de l'infirmerie, chaque professeur mesurant les implications d'une tel opération. Cette situation les dépassait complètement. Yensid profita de leur hésitation pour exposer son plan plus en détail :
- Pour les élèves, c'est là que j'ai besoin de votre soutiens, continua Yensid. Nous ne pouvons dissimuler le passage des éruptifs, mais nous pouvons expliquer qu'il s'agissait d'une initiative parfaitement contrôlé dans le cadre de recherche sur des animaux magique. Il faudra dissocier ces deux événements afin que nul ne puisse faire le rapprochement entre le passage du troupeau et le départ de Mufasa. Je suis allé dans le parc et je me suis personnellement assuré qu'aucun autre élève n'a été témoin de la scène.
-Et que fait on pour la gamine ? Demanda Philoctète. Vous pensez vraiment qu'elle arrivera à tenir sa langue ?
-Je ne veux prendre aucun risque, répondit le directeur. Seul la famille de Mufasa doit être informé de son décès. Nous allons lui effacer la mémoire, je recommande même d'effacer tout les souvenirs cette douloureuse expérience. Elle n'en conservera que des bon souvenir.
Le coeur d'Elsa battait maintenant si fort qu'elle s'étonnait que tout le monde ne se retourne pas dans sa direction. Les paroles de Yensid lui rappelèrent une autre voix surgit du passé : il faudra également lui effacer la mémoire, elle ne gardera aucun souvenir de ce drame mais ne vous en faites pas, elle se souviendra des bons moment. Tout en essayant de reprendre le contrôle de son rythme cardiaque, Elsa se convainquis que c'était ce qu'il y avait de mieux. Sa petite sœur garderais son innocence et sa joie de vivre, mais elle conserverait les souvenirs de cette journée où elle n'avait pas été là. Ce serait en quelque sorte sa punition pour ne pas avoir veillé sur sa sœur, garder à sa place les souvenir de cette horrible journée. Un nouveau silence tomba sur le groupe de professeur, héistant encore sur la marche à suivre. Aucun n'osa formuler clairement ses doutes, seul Flitwick osa briser le pesant silence:
-Sommes nous toujours digne de diriger Poudlard après une tel tragédie? Le château devait offrir une protection pour tout ces jeunes sorciers. Après la folie de Morson, j'espérais que nous n'aurions plus jamais à affronter une épreuve semblable mais je me suis lamentablement trompé. Maintenant un de nos élèves est mort et c'est la preuve que le château ne remplit plus ses fonctions. Peut être... Peut être devrions nous fermer l'école.
-C'est hors de question, affirma aussitôt Yensid, Poudlard a déjà survécu au meurtre par un basilique de l'une de ses élèves, ainsi que l'assassinat d'un autre de la main d'un mage noir, et même à l'une des plus grande guerre qu'ai connu le monde des sorciers depuis un siècle. Cette accident est certes terrible mais il ne doit pas nous faire oublier ce que nous représentons, nous sommes la plus ancienne et la plus grande école de magie de grande Bretagne, nous sommes soutenu par le ministère de la magie lui même et la majorité des sorciers de notre pays y on fait leurs études. Si Poudlard vient a disparaître, c'est le monde de la magie tout entier qui en serait ébranlé. Notre échec n'en est pas moins grand, mais je doute qu'aucune autre école est pu faire mieux. Si Poudlard devait fermer à cause de ce malheureux incident, cela ne profiterait à personne, sinon à ceux qui jalouse notre école. Cette manipulation ne me fait pas plus plaisir qu'à vous mais elle est nécessaire pour préserver la réputation de l'école mais surtout la stabilité de nos étudiants.
A contrecœur, les différents professeurs hochèrent la tête, même Flitwick finit par céder.
-Alors c'est entendu, conclue Yensid. Cependant, un renforcement de notre sécurité s'impose. Je veux que tout les professeurs réalisent une fouille approfondie du château. Philoctète vous allez retrouver ces éruptifs, n'en laissez aucun s'échapper, je veux pouvoir les étudier, je veux savoir d'où ils viennent. Mr Thatch, dit le directeur en se tournant vers le professeur des runes, j'ai besoin que vous érigiez une barrière runique autour du domaine afin d'en interdire l'accès à toute les créatures magique et à tout les sorciers qui tenteraient de s'y introduire.
-Mais c'est un travail considérable, objecta le jeune homme, je ne suis pas sûr de...
- Je vous dispense de faire cours durant toute la durée de cette tâche. Le coupa le directeur, la sécurité des élèves est une priorité absolue.
-À vos ordre, monsieur, finit par accepter le professeur en remontant ses énormes lunettes sur son nez.
Ce furent les mots de trop pour Elsa qui sentit soudain son cœur chavirer et l'air lui manquer. La chaleur de l'infirmerie devient en quelques secondes insupportable. Elle se sentait comme oppréssée. Sans vraiment réfléchir, la princesse d'Arendel se leva d'un bond et prit la fuite. Elle entendit à peine les cris de sa sœur qui l'a suppliait de revenir, ouvrit l'une des portes de l'infirmerie à la volée et se précipita dans le couloir. Elle tenta de reprendre le contrôle de son cœur, de faire le vide dans son esprit alors que celui ci était assaillit par des centaines de pensées. Alors qu'elle fuyait, des paroles traversait son esprit dans le chaos le plus total. Beaucoup de familles royale se sont intéressé de très près à ton parcours... pourquoi tu travailles autant ?... elle se souviendra des bons moment... Tu ne les retiendras pas éternellement tu sais?... Alors que les battements de son cœur atteignaient un nouveau pic, Elsa parvint à s'enfermer dans un placard et fondit en larme.
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Comme chaque lundi, Merida montait les escalier de la tour Nord et comme chaque lundi, à chaque nouvelle marche, elle se retenait de jurer, certains personnages des tableaux avaient l'oreille sensible et le reproche facile. Lorsqu'elle parvint finalement en haut de la tour, près de la trappe qui donnait accès à la salle de classe de divination, pas trop en retard pour une fois, il n'y avait personne. Seul un petit mot, épinglé contre le murs expliquait cette absence :
Le cours de divination de lundi aura lieu dans la salle 8 de l'aile ouest.
Merida jura sans retenu pendant toute sa redescente, poursuivie par les reproches des moines puritains de l'un des tableaux. Elle se rendit dans l'aile ouest et entra dans la salle 18 sans prendre le temps de frapper à la porte.
-Désolé du retard madame mais il fallait pas changer de sa...
Merida s'interrompit instantanément quand elle remarqua qu'elle marchait dans l'herbe. En fait ils ne se trouvait même pas dans une salle de classe et le professeur qui était devant elle n'était pas Mme Trealawney. Elle venait d'entrer dans une clairière, au cœur d'une immense forêt. Seul la porte, toujours entrouverte derrière elle, témoignait encore de la présence de Poudlard. Tout ses camarades étaient là, assis en cercle autour d'un chaudron fumant et bouillonnant. Tout autour d'eux se dressaient de grands arbres centenaires dont les branches cachait partiellement la lumière du soleil.
-Tu dois sans doute être Merida, devina le professeur, assis-toi, nous t'avons gardé une place.
A plus d'un titre, ce professeur était très différents de Mme Trealawney. D'abord, il n'était même pas humain. Si le haut de son corps était effectivement celui d'un homme, le bas était celui d'un cheval le catégorisant comme un centaure. Les traits de son visage n'était pas troublé par cette connaissance du futur, mais semblait au contraire apaisé. Il marchait d'un pas calme et assuré, sa queue beige se balançant paresseusement derrière lui. Mais le plus surprenant c'était le fait d'être appelée par son prénom et non par les terme ''ma pauvre petite'' lors d'un cours de divination. Merida voulu poser mille questions mais elles se bloquèrent dans sa gorge et elle alla s'asseoir en silence à côté de Raiponce. Sous ses fesses, Merida sentait que l'herbe était légèrement humide, sans doute de l'averse qui avait eut lieu le dimanche soir, et qu'elle rafraîchissait l'atmosphère.
-Comme je vous le disais avant l'arrivé de votre camarade, reprit le centaure, je m'appel Firenze et je remplacerais votre professeur pour cette semaine, car elle a attrapé une mauvaise grippe ce week-ends.
Merida ne pût s'empêcher de penser que ce n'était que justice que Mme Trealawney, qui prédisait sans cesse des malheurs, finisse par voir quelques problèmes lui tomber sur le coin de la figure. Elle devait cependant reconnaître que les professeurs de divination de Poudlard était pour le moins des originaux, étant donner que l'une faisait cours dans le grenier d'une tour et l'autre dans une reproduction magique d'une forêt. Poudlard était réputé pour son ouverture d'esprit et sa tolérance vis-à-vis des ses professeurs et de ses élèves, mais il fallait reconnaître qu'il y avait parfois quelques dérives. Encore un peu et ce serait un chien savant qui leur ferait cours de DCFDM.
-Comme je ne connaît pas bien le programme de ma collègue, je vais me permettre de faire un cours un petit peu spécial et vous parler de la nature profonde. Commença Firenze. Ce que vous devez comprendre c'est que nous avons tous un destin commun et que chacun de nous avons un rôle à y jouer, que ce soit en réalisant une action décisive ou en restant simple spectateur. Nous sommes tous des créateur de destins. Nous, les centaures, avons pris l'habitude d'agir le moins possible afin d'éviter de perturber un destin choisi par notre mère nature. Cependant il arrive que nous agissions et alors le futur peut se modifier. Certains futur sont immuable mais d'autres ne sont que le reflet d'une possibilité. Certains prophéties n'ont que sens que parce que des personnes leur en ont donner un, tandis que d'autre ne se réaliseront jamais. Si je vous explique tout ça, ce n'est absolument pas pour dénigrer les voyants et la divination, connaître des possibilités de futur permet justement de faire de meilleurs choix, mais pour vous faire comprendre que ce destin que l'on prédit passe par vous et vous devez comprendre quel est votre rôle dans ce destin.
Merida avait décrochée au moment où le centaure avait prononcé le mot ''destin''. Mais du peu qu'elle avait réussie à comprendre, ce professeur restait moins assommant que Mme Trealawney. Même si il parlait beaucoup, au moins il ne le faisait pas avec une voix qui se voulait mystique.
-Ce qui m'amène à la leçon d'aujourd'hui, reprit Firenze, pour connaître votre rôle dans ce destin, vous devez commencer par vous connaître vous même. Pour cela, nous allons nous servir de ceci, ajouta-il en montrant la marmite dont le contenu continuait de bouillir. C'est une potion de chamanisme grâce à laquelle vous pourrez voir votre Esprit.
-Vous voulez dire que c'est comme un sortilège de leggilimentie?Demanda Raiponce avec une pointe d'inquiétude dans la voix. Ça va lire notre esprit ?
-Pas du tout, répondit Firenze, il s'agit là d'un abus de langage très fréquent chez les humains. La leggilimentie permet de lire les pensées et les souvenirs mais cette potion permet d'avoir accès à son Esprit. L'Esprit est une projection mental de son âme. C'est un lieu qui est la représentation de votre ''moi intérieur''.
Merida tenta de faire croire qu'elle avait parfaitement compris les explications du professeur mais si elle avait la même tête que ses camarades, il était évident qu'elle n'y arrivait pas. Même Raiponce avait l'air un peu perdu.
-Je vais essayer d'être plus claire, reprit Firenze, Chaque être pensant possède un lieu qu'il a imaginé, un espace qui s'est construit sur la base de ses souvenirs les plus importants. On l'appel parfois mémoire central, ou palais mental, mais plus simplement, il s'agit de l'Esprit. Cette espace est la représentation de la personnalité d'une personne. C'est le lieu qui vous représente si vous préférez.
Merida hocha la tête, a peine moins perdu à la fin de l'explication qu'au début. En gros c'était un lieu qu'imaginait sa tête avec des moments importants de sa vie. C'était super bizarre. Le cerveau devait sérieusement s'ennuyer pour perdre du temps à créer un tel lieu mental. Raiponce, visiblement rassurée, continua en posant une question :
-Et votre esprit, monsieur, à quoi il ressemble ?
-Et bien il ressemble à ce que vous avez autour de vous, répondit Firenze en montrant la forêt qui les entourait. C'est une clairière au milieu d'une forêt sombre, avec un perpétuel ciel étoilé pour observer l'avenir. Le centaure leva sa baguette et les branches s'écartèrent, révélant un ciel parsemé d'étoile. C'est ainsi que je suis. De manière générale, on ressent dans son esprit un sentiment de quiétude qu'on trouve rarement dans la réalité, j'ai donc modifié ma salle de classe à l'effigie de mon propre esprit.
Les adolescents présents jetèrent autour d'eux des regards intrigués, prenant conscience de l'importance de la nature qui les entourait. Merida sentit néanmoins un frissons parcourir sa nuque, ils faisaient presque cours à l'intérieur de la tête de leur professeur. Ça, c'était encore plus bizarre.
-Et maintenant c'est à vous, reprit Firenze, vous allez chacun boire un peu de potion de chamanisme, vous allonger dans l'herbe et essayer de vous détendre. Pénétrer son propre esprit se fait normalement par la méditation, mais la potion vous facilitera la tâche. Pendant votre excursion, restez quand même prudent, vous ne pouvez pas vous blesser physiquement mais la douleur y est bien réel alors ne soyez pas téméraire. Profitez en restant prudent. Ah et après avoir pris la potion, n'ayez pas peur si vous avez l'impression de vous endormir, c'est justement à la frontière de votre subconscient que se trouve votre esprit.
Merida se retint de sourire. C'était bien la première fois qu'un professeur les incitait à dormir en classe. Elle avala, avec beaucoup plus d'enthousiasme que Raiponce, la mixture que leur tendait le centaure. C'était une sorte de soupe, où tant de saveur se mélangeait qu'il était impossible d'en distinguer une précisément. Dès que l'on cherchait à en identifier une, elle était immédiatement remplacée par d'autres. Renonçant à comprendre la composition de la potion, la gryffondor s'étendit dans l'herbe et ferma les yeux. Il ne lui fallut pas longtemps pour que la fatigue ne la rattrape et pour que le sommeil ne l'emporte. Lorsque Merida rouvrit les yeux, elle ne se trouvait plus dans la clairière de Firenze.
-Je rêve, se dit la princesse d'Ecosse en se remettant sur ses jambes.
Elle se trouvant sur un plateau rocheux, entouré par deux cascades, comparable à celui où elle allait pour se cacher de sa mère, mais qui était également fondamentalement différent. La pierre rocailleuse sous ses pieds était recouverte de gravures comme celles qu'elle avait vu sur les rochers autour du château familiale. Le soleil était sûr le point de se coucher et pourtant il restait immobile, jetant une lumière orangée sur la totalité du paysage, figé d ans un ciel crépusculaire. Toujours aussi curieuse, la jeune fille alla jusqu'au rebord du fronton de pierre sous lequel s'étendait une immense forêt d'arbres cyclopéens. Ce tapie végétal au multiples nuances de vert se déroulait jusqu'à une chaîne de montagne, visible à l'horizon et dont les hauts sommets étaient recouvert de neige éternelle. Avec ironie, Merida se dit qu'il ne manquait plus qu'un arc en ciel pour que le paysage soit vraiment cliché avant de remarquer qu'un arc en ciel était en effet présent. Merida resta quelques secondes à admirer le paysage avant de décider de descendre la falaise jusque dans la forêt visible contrebas. Après une descente des plus acrobatique, la rousse arriva sur le sol et pénétra sous le couvert des branches. La jeune fille comprenait pourquoi Firenze considérait l'esprit comme un lieu de quiétude absolue. Les arbres de sa forêt intérieure étaient tous différent, de couleur et de forme varié, et Merida doutait qu'un seul d'entre eux n'existe dans la réalité. Des cris de petits animaux retentissait autour d'elle comme une douce mélodie mais aucun signe de vie n'était visible. Certains arbres arborait des cibles de tir a l'arc dans laquelle était planté des flèches, à tel point que la jeune fille regretta de ne pas avoir son arc sur elle. De splendide fleur de la couleur de sa chevelure se mélangeaient avec les orties que sa mère affectionnait tant pour la préparation de remède. Et le vent soufflait entre les branches lui chantonnant des réconfortantes paroles au creux de son oreille : je m'envole, dans le vent et vers le ciel.
La jeune fille leva les yeux, au dessus d'elle les nuages prenait des formes plus ou moins concrète, souvent des visages, son père, Jack, Raiponce, Harold... le vent caressa la joue de Merida qui se sentit rougir. Elle avait vraiment de la chance.
Merida profita du calme de la forêt pendant longtemps, grimpant aux arbres, se roulant dans l'herbe et éparpillant les feuilles mortes. Elle était en train de slalomer entre les arbre quand elle trébucha violemment sur quelques chose. Jurant sans retenu, Merida se retourna pour ce qui l'avait fait tomber et s'interrompit lorsqu'elle vit de quoi il s'agissait.
-Une chaîne !? S'étonna la jeune fille. Une chaîne en pleine forêt?
C'était bien une chaîne, simple et solide, ornementé de fin motifs tourbillonnant et dont la couleur argenté tranchait avec la verdure avoisinante. Intrigué à présent, la jeune fille prit le maillon sur lequel elle avait buté, l'examina pendant quelques secondes puis choisit aléatoirement un côté et commença à remonter la chaîne. Maintenant qu'elle avait la chaîne dans les mains, Merida pouvait sentir les vibrations qui la secouaient. Des vibrations qui s'intensifiaient au fur et à mesure de sa progression. Rassurer dans le choix de sa direction, la jeune fille continua pendant encore de longues minutes avant de découvrir une autre chaîne parfaitement identique à la première, visiblement attachée à la même extrémité. La forêt était devenu plus sombre, l'ombre des arbres se faisait plus pesante, presque menaçante. Sur les arbres se détachaient de multiples trace de griffure. Merida poursuivie sont chemin, ignorant les chaînes toujours plus nombreuse qu'elle trouvait sur sa route. Plusieurs fois, la jeune se retourna en sursaut persuadée d'avoir entendu un bruit derrière elle mais elle ne put en découvrir l'origine. Parfois elle parvenait presque à distinguer de longue rayure qui disparaissaient aussitôt entre les arbres et les hautes herbes. Le vent avait définitivement cessé de délivrer ses paroles apaisante et soufflait maintenant avec force, arrachant au passage les feuilles des arbres.
Merida finit par déboucher sur une clairière, affreusement familière, avec en son centre un cercle de pierre semblable en tout point à celui où son oncle avait tenté de la sacrifier, près de deux ans plus tôt. Une vingtaine de chaînes sortaient des bordures de clairière, serpentaient autour des menhirs et se rejoignaient au centre du cercle, s'enroulant autour d'une forme énorme et poilue. Merida voulu sortir sa baguette avant de s'apercevoir quelle ne l'avait pas. De toute évidence, l'Esprit ne jugeait pas utile de pouvoir pratiquer la magie. La gryffondor prit une profonde inspiration et pénétra dans la clairière, puis dans l'enceinte du cercle de pierre. Ce n'est que lorsqu'elle se trouva à un mètre de la chose emprisonnée qu'elle comprit ce dont il s'agissait. C'était un ours. Un énorme spécimen dont le pelage, a mi-chemin entre le roux et le noir était taché du sang des blessures qu'avait récolté l'animal en se débattant. Les yeux clôt, il semblait endormit, épuisé d'avoir trop lutté contre ses liens. Sans pouvoir s'en empêcher, Merida tandis la main et caressa la fourrure de la bête qui ouvrit aussitôt les yeux. Avec un cris de colère, l'ours tenta de frapper la jeune fille mais les chaînes le retenait efficacement et limitait ses mouvements. Merida n'eut aucun mal à s'écarter de la trajectoire du coup de griffe. Elle n'eut cependant pas le loisir de se réjouit de sa victoire car l'ours poussa un formidable rugissement qui l'a fit basculer en arrière.
Avant qu'elle ne puisse pousser un cris, une poussée d'adrénaline balaya l'esprit de Merida qui se réveilla en sursauta. Elle était de nouveau dans la forêt artificiel de Firenze. Le centaure était justement assis à côté d'elle, scrutant les expressions de son visage.
-Bon retour, lui dit le professeur, tu étais dans une méditation profonde et j'ai préféré ne pas briser ta transe. Tes camarades sont déjà descendu pour le déjeuner. Tu peux les rejoindre mais si tu préfères, nous pouvons parler de ton excursion spirituelle. Tu as réalisé une des transes les plus longue qu'il m'ait été donné de voir dans ce château. Habituellement les humains sont incapable de rester concentré suffisamment longtemps pour prolonger leur transe au delà d'une heure, encore moins à leur première essais. Tu as sans doute des questions sur ce que tu as pu voir durant cette expérience.
Merida repensa à ce qu'elle avait vu, ce monde si semblable et pourtant si différents de ce qu'elle avait connu. La beauté des falaises, la joie des rivière et le calme des forêts. Mais surtout cet ours enchaîné, sa bête intérieure attachée par des fils d'argents. Une véritable violence enfermée au cœur de son esprit. Une férocité sans laquelle elle serait encore dans sa tête. Alors Merida répondit :
-Non, monsieur.
Firenze n'insista pas et lui ouvrit la porte qui permettait de rejoindre Poudlard. Raiponce qui attendait dans le couloir lui fit un petit signe de main. Merida remercia rapidement le professeur et rejoignit la serdaigle. Alors que les deux amies marchaient côte à côte, Merida se demanda si elle avait bien fait de ne pas se confier à Firenze. Il s'agissait de ses souvenirs et si elle avait bien comprit, c'était même beaucoup plus que ça. Décrire ce qu'elle avait vu c'était révéler son statue secret d'animagus. En parler avec quelqu'un qu'elle ne connaissait que depuis deux heures lui paraissait impossible. Elle en parlerais bien sûr mais avec qui ? Pas avec Raiponce, la jeune fille s'inquiéterait beaucoup trop, et surtout pour rien, ni à Jack, le serpentard prendrait sûrement la confession comme une forme de faiblesse ou de peur de la gryffondor, ni à Harold, le poufsouffle était un peu trop perspicace et risquait de demander des précisions sur le reste de sa vision, ce dont elle n'avait aucune envie. Encore moins à ses parents, sa vision était un peu trop personnel pour qu'elle se confit à eux, surtout par écrit. Ses amis étaient tous géniaux mais en ce moment, Merida voulait parler à un autre animagus, à... un grand frère. C'était stupide, en tant qu'aîné, elle s'était toujours débrouiller seule. Mais son problème était tellement personnel, tellement spécifique qu'elle ne voyait pas à qui se confier. Jusqu'à ce que son esprit lui souffle une idée. Ce n'était pas un grand frère, mais c'était un animagus, quelqu'un qui avait essayé de la conseiller, l'aider quand sa mère lui avait imposé l'option qui l'avait tant perturbé aujourd'hui, un sorcier expérimenté et bienveillant. Elle devait parler à Mufasa.
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Assit tranquillement sur sa chaise, Harold jouait avec le pendentif de sa mère en croc de cauchemar monstrueux en attendant de pouvoir rendre la traduction du texte runique que Mr Thatch leur avait donné, près d'un mois plus tôt. Sous la pression des élèves, leur professeur avait accepté de repousser la date du rendu pour permettre à certain, en fait la majorité des élèves, de finir leur devoir. Harold, loin de contester cette décision, était ravie de disposer d'un délais supplémentaires car entre les ''leçon dragons'' avec Astrid, les moments passés avec le reste des big four et les autres devoirs que leur donnait les professeurs, le petit poufsouffle n'avait pas eut le temps d'achever sa traduction pour la date prévu. Le texte, rédigé dans une variante des runes datant de plus de 800 ans, lui avait posé beaucoup de fil à retorde. De toute évidence, il s'agissait d'un poème, sans doute une ancienne légende. C'était généralement les pires texte à traduire car l'auteur se permettait souvent des écarts de grammaire ou de style pour permettre les rimes, et même une fois traduit, les poèmes étaient souvent trop allégorique ou trop ancien pour être sûr que la traduction était correcte. Le petit viking était assez confiant dans sa traduction mais il y avait toujours le risque qu'il se soit lamentablement trompé. Une nouvelle fois, Harold prit le temps de relire la traduction qu'il allait remettre au professeur lorsque celui ci arriverait :
Jamais trépassé mais pour toujours assoupie
Héritier des glaces et monarque enflammé
La repose le roi éternellement endormi
Là où bâtir ses indignes meurtrier.
Prisonnier dans les mortelles entrailles du plus orgueilleux.
Dort celui qui jadis contrôlait les cieux.
Derrière l'inaltérable tranchant du plus téméraires
Dort celui qui jadis ébranlait la terre
Derrière les coquettes possessions de la plus avisée
Dort celui qui jadis marchait sous l'ondé.
De l'éternité admirez les vestiges
Qui ne seront que poussière pour celui qui dirige.
Harold venait de terminer de parcourir son devoir quand la porte de la salle s'ouvrit enfin mais ce ne fut pas le professeur Thatch l'emprunta. Rusard, le concierge, observa la classe d'un air mauvais avant de prendre la parole :
-On m'a chargé de vous dire que votre professeur ne pourrait pas vous faire cours aujourd'hui.
La moitié des élèves faillit crier de joie, non pas que le professeur de rune n'était pas aimé, mais la perspective d'un peu de liberté était trop réjouissante pour ne pas l'exprimer à pleine voix. Une bonne partie de la classe était déjà en train de ranger leur affaire quand Rusard reprit la parole :
-Mais, dit il en insistant bien sur ce mot, il m'a également demandé de récolter les devoirs que vous deviez faire pour aujourd'hui. Ainsi que vous distribuez un nouvel exercice que vous devrez faire pour la semaine prochaine.
À voir le sourire du concierge, on sentait que rien ne lui faisait plus plaisir que de briser la joie naissante parmi les élèves et de les imaginer pencher sur cette exercice alors que le soleil brillait dehors. Les élèves poussèrent un grognement de désillusions mais prirent néanmoins la feuille que leur tendait le vieux Cracmol avant de sortir de la salle.
-C'est dans ce genre de moment que je regrette d'avoir pris rune, confia Astrid à Harold alors qu'ils sortaient du château. Même quand il est absent, Mr Thatch trouve quand même le moyen de nous surcharger de devoir.
Harold hocha la tête en silence. Intérieurement, il regrettait presque de ne pas avoir eut cours. Contrairement à la rumeur persistante, il n'était pas un mordu de travail, fayot au possible, il suffisait de voir ses résultats en potion ou en défense contre les forces du mal pour en être convaincus. Mais malgré le grand nombre de devoir, il aimait les runes et il aimait les cours de Thatch. Maintenant il allait devoir trouver une occupation jusqu'au déjeuné.
-On va voir Krokmou ? Proposa soudain Astrid. Pas pour une leçon dragon, précisa-t-elle, juste pour lui passer le bonjour.
Harold hésita quelques secondes avant d'acquiescer. Même si il avait déjà vu Krokmou le week-end dernier, il était toujours ravit d'aller voir son reflet d'âme. Les deux adolescents traversèrent le parc en discutant, contournèrent la cabane du garde chasse et pénétrèrent dans la forêt.
-Tu as l'intention de parler de Krokmou à ton père ?
Harold trébucha en entendant la question, pendant un instant il se demanda de comment la conversation avait pu dériver depuis l'horrible manteau de Rusard jusqu'à cette question des plus dérangeante. Le petit poufsouffle resta silencieux, autant pour chercher une réponse qu'en espérant qu'Astrid oublie sa question. Une méthode voué à l'échec vu que la jeune fille avait braqué sur lui son regard de prédatrice, signe qu'elle n'abandonnerait pas sa question. L'esprit complètement perturbé par la soudaineté d'une demande à laquelle il n'était absolument pas préparé, le petit viking n'eut pas le temps d'inventer un mensonge.
- Je ne sais pas, finit il par répondre, je n'y avais pas vraiment réfléchie jusqu'à maintenant, ça dépendra sans doute de ce que je ferais après l'école.
-Moi je n'arrête pas d'y penser, confia Astrid. Ce qu'on a fait, ce qu'on va continuer de faire, je sais pas comment leur dire.
-Est ce qu'on est vraiment obligé de leur dire? Demanda Harold. On pourrait garder ça pour nous. Personne n'en saurait jamais rien. C'est ce qu'il y a de plus simple.
-Je suis pas sûr que tu comprend, dit Astrid, nous sommes des beurkiens. Mes parents vont sans doute me demander de reprendre la ferme familiale une fois que j'aurais finit mes études. Pour toi c'est encore pire, ton père va sans doute vouloir que tu prennes sa place de chef. Impossible d'avoir un dragon dans ces conditions. C'est une île de chasseur de dragons, il se ferait aussitôt débusquer et abattre.
-Astrid, tenta de la rassurer Harold, on est au 21ème siècle. C'est nous qui déciderons de notre avenir.
-Même dans ce cas, tu te rend compte de tout ce que nous devrions cacher. Peut être même couper tout contact avec Beurk.
-Je ne sais pas, répéta Harold, laisses moi encore un peu de temps. On a encore le temps d'y...
Harold fut coupé dans sa phrase quand un carreau d'arbalète se planta dans le sol à ses pieds. Les deux vikings s'aperçurent qu'absorbé par leur conversation, ils en avaient oublié de guetter un éventuel danger.
-Qui que vous soyez, cria une voix bourru depuis le couvert des arbres, jetez vos baguettes et vos armes par terre et levez les bras.
-Hagrid ? Demanda Harold en reconnaissant la voix grave, Hagrid, c'est nous !
Le garde chasse demi-géant ne tarda pas à émerger des arbres mais n'abaissa son arbalète que lorsqu'il fut assez près pour les identifier sans doute.
-Harold ! Astrid ! Gronda le professeur de soins aux créatures magiques. Je peux savoir ce que vous faites dans la forêt ?
-On avait pas cours ce matin, expliqua Astrid alors on a décidé de venir faire un petit tours en forêt. Et vous qu'est ce que vous faîtes? Et pourquoi vous êtes armé?
- Je fais mon boulot de garde chasse, répondit le demi-géant, légèrement mal à l'aise, je sécurise la forêt... des trucs comme ça.
-On va juste voir Krokmou et ensuite on retourne au château, promit Harold, et on fera très attention.
-Non, surtout pas, répondit Hagrid avec une pointe d'inquiétude dans la voix, enfin je veux dire que vous ne pouvez pas y aller. Retournez au château et restez tranquille pour une fois.
-Voyons Hagrid, objecta Harold, on a déjà fait ça plusieurs fois et il n'y a jamais eu le moindre problème.
-Mais vous êtes bouché ma parole. Dit Hagrid qui commençait à perdre patience, rentrez vite au château avant que Thatch ne vous voit...
-Thatch ? Répéta Astrid. Mais on avait cours avec lui ce matin et il était malade...
-J'ai dit Thatch ? S'étonna Hagrid qui parlait très vite à présent, je voulais dire avant que quelqu'un ne vous voit...
-Hagrid, l'interrompit Astrid en le foudroyant du regard et en détachant chacun de ses mots, qu'est ce qui se passe ?
Harold ne put s'empêcher de sourire devant la situation. Cela faisait du bien de voir Astrid diriger son regard de chasseuse contre quelqu'un d'autre que lui. Même si c'était sur un professeur. Maintenant Hagrid n'avait plu d'autre choix que de parler. Harold en aurait presque eut de la peine pour lui.
-Vous êtes vraiment une bande de sale garnement. Jura le garde chasse. Thatch est dans la forêt pour ériger une barrière runique autour de l'école.
-Une barrière runique, répéta Harold, mais pourquoi ?
-Je ne sais pas, avoua Hagrid, mais il le fait à la demande du directeur en personne. Maintenant vous comprenez pourquoi je ne peux pas prendre le risque de vous laissez gambader dans la forêt en ce moment.
-Et Krokmou? Demanda Harold. Qu'est ce qui va se passer pour lui?
Mentalement, le petit viking vérifia la position et la santé de son furie nocturne. Il était actuellement une cinquantaine de mètre vers le Nord et paraissait en bonne santé. Avec un soupir de soulagement, Harold rompit la connexion mentale.
-Krokmou ne risque rien, leur assura Hagrid. Je vérifie constamment que l'air n'est pas trop chaud pour éloigner Thatch du dragon et quand bien même nous le croiserions, cela ne changerait rien. Yensid est parfaitement au courant de sa présence dans la forêt alors que si nous croisons des élèves, ce sera beaucoup plus compliqué à expliquer.
A contrecœur, les deux adolescents acquiescèrent et tournèrent les talons. Leur chemin du retour fut remplit d'hypothèses sur la raisons de l'installation d'une barrière runique autour de l'école.
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Voila un nouveau chapitre, encore une fois assez long, et profondément sentimental. Ne vous inquiétez pas on devrait bientôt repartir sur quelque chose d'un peu plus gai. N'oubliez pas de mettre une petite review, même courte, ça me fait toujours un bien fou de vous lire. Dites moi ce que vous en pensez, si vous n'êtes pas trop perdu, si vous avez des suggestions... Bref ce que vous voulez, je vous dis à très bientôt et vous souhaite de bonnes vacances.
