Chapitre 36 - L'enterrement de Cédric
Bonsoir ! désolé pour le retard =D
HJ'étais complètement ailleurs...Merci à Klayllinn de m'avoir rappelé que c'était aujourd'hui que je devais publier...
Bonne lecture !
Ps: J'adore les scénes théâtrales et dramatiques XD
La porte du carrosse se referma, dans un bruit sourd. Severus sentit son cœur se serrer doucement, il serra ses poings et observa le carrosse d'un regard noir. Cyprien, était livide, il ne voulait pas qu'elle parte. Bien sûr il avait été blessé qu'elle lui cache la vérité mais son histoire ne pouvait se terminer comme cela. Il s'avança et regarda le carrosse qui entamait sa route. Une larme perla au coin de ses yeux…
Soudain, le carrosse stoppa net, et la porte s'ouvrit sur Néa qui souriait doucement. Elle sortit du carrosse en adressant des signes à ses compagnes. Néa se tourna vers le parc, toute l'école était présente. Elle croisa le regard de Cyprien qui se releva les yeux remplis d'espoir. Néa couru se jeter dans ses bras, et l'embrassa comme jamais. Le vent souffla tellement fort que le chapeau de Néa s'envola, comme le carrosse de Beauxbâtons.
-Ne me quitte jamais, souffla Cyprien.
-Jamais … Je te le promets, répondit-elle.
Severus râlait intérieurement du peu de tenue de cette scène, mais il était ravi et soulagé qu'elle ne soit pas partie.
Néa était heureuse, si bien qu'elle ne remarqua pas la personne la regardant avec un regard rempli de haine et murmurant doucement « tu tomberas de haut… ».
Les élèves et professeurs regagnèrent peu à peu le château qui semblait d'un calme triste. Désormais, il fallait penser à un événement dramatique. Malheureusement, bientôt aurait lieu les funérailles de Cédric Diggory…
oOo
Severus se rendit à l'infirmerie accompagné du directeur. Harry n'avait pas pu assister au départ, précipités, des délégations. Il se rappela la veille : Le labyrinthe, Cédric, le faux-Maugrey. Ce fut péniblement, qu'il rapporta sa version des faits au Ministre de la magie, qui bien évidemment ne le crut pas. Puis, Rogue montra sa marque des ténèbres au ministre qui s'en alla en colère. Harry n'en revenait pas, Rogue était bien un mangemort. Celui-ci réagit très mal au fait que Sirius soit venu auprès d'Harry et le directeur les pria d'enterrer leur vieille querelle. Severus n'en revenait pas, il venait de bousiller sa couverture et en plus il devait serrer la main au cabot. C'est avec répugnance qu'il s'exécuta.
-Severus, dit Dumbledore en se tournant vers lui. Vous savez ce que je dois vous demander. Si vous vous y êtes prêt…
Severus sentit son visage perdre de ses couleurs, pourtant cela faisait plusieurs mois qu'il s'y préparait. Il devait bien se l'avouer, il avait peur.
-J'y suis prêt, n'oubliez pas ce que nous avons convenu au cas où…dit-il
-Je n'oublie pas, Severus, bonne chance, répondit Dumbledore.
Severus sortit difficilement de l'infirmerie. Sans un mot, il regagna ses appartements et ressortit une cape qu'il n'avait plus porté depuis de nombreuses années. Il s'éclipsa doucement dans la nuit qui commençait à tomber, il savait qu'il se rendait vers un avenir incertain. Il pensait à sa petite fille, bien évidemment il ne montrerait jamais à quel point il aimait cet enfant. Mais dans sa tête, personne ne pourrait le voir. Il passa le portail et s'avança vers le bord de la colline ou il toucha sa marque d'un geste subtil. Il atterrit brusquement dans un silence de mort. Sa respiration semblait calme, mais il tremblait, intérieurement de peur. Il n'osa pas lever les yeux tout de suite. Devant lui se tenait Lord Voldemort. La tension était à son comble :
-Voilà un événement intéressant, siffla le Lord. Un traître qui ose se présenter devant moi ?
Severus sait ce qu'il doit faire, il se construit des barrières mentales et se met à genoux, puis lève les yeux.
-Maître…
-Maître ? S'étonna froidement le Lord. Mon cher Severus, ne te souviens-tu pas que tu as lâchement retourné ton allégeance pour soutenir Dumbledore…
-Ce n'était qu'une couverture Maître, dit Severus. Je ne serais jamais revenu si je vous avais trahi…
-La question est de savoir si je te veux toujours à mon service… Au fait, j'ai appris vaguement, que tu avais récupéré ta fille.
-En effet, maître, les moldus étant décédés, j'ai obtenu sa garde.
-J'aimerais la rencontrer, une jeune sorcière de sang pur ne doit allégeance qu'à moi.
Severus cacha sa détresse comme il le put, pas sa fille. Non, Antinéa ne connaitrait pas d'enrôlement précoce.
-Maître, supplia Severus, c'est une enfant pleurnicharde et désobéissante, elle ne vous sera…
-Ce n'est pas à toi de me dire ce que je dois faire ! Siffla le Lord. Penses-tu réellement que je veux d'une fillette à mon service ?
La tension redescendit d'un trait. Merlin, heureusement qu'il ne connaissait pas les aptitudes de Néa pour la magie sans baguette et le duel.
-Pardonnez-moi, maître.
-Je t'accorde mon pardon, mais tu vas devoir regagner ma confiance, Severus. Finalement le fait que tu sois à Poudlard et très avantageux. Premièrement pour les potions, mais surtout, tu vas pouvoir espionner Dumbledore, dit le Lord calmé soudainement.
-Il en sera fait comme vous le désirez, maître, répondit doucement Severus sans pour autant baisser sa garde.
-Bien évidemment, je ne peux pas te laisser repartir sans un petit souvenir… Endoloris !
Severus s'écroula par terre, en essayant de garder le peu de dignité qu'il lui restait. Le lord s'amusa ainsi pendant deux heures avant de le laisser repartir. Severus Transplana comme il le put et regagna difficilement le château. Arrivé à ses appartements, il se dépêcha de prendre ses potions habituelles afin d'éviter un contrecoup…
oOo
Néa, après avoir passé un peu de temps avec Cyprien, se rendit aux appartements de son père. Ils étaient vides. Elle chercha longuement dans le château mais il semblait s'être évaporé. Durant ses recherches, elle croisa le professeur McGonagall.
-Bonsoir, Professeur, dit-elle. Auriez-vous vu mon père ? Je le cherche depuis des heures mais il demeure introuvable…
-C'est évident, puisqu'il n'est pas au château, répondit la vieille dame.
-Où est-il ? demanda Néa suspicieusement
-Cela ne vous regarde en aucun cas, Miss, maintenant regagnez votre dortoir, ordonna le professeur.
-Certainement pas, s'emporta Néa. Je veux savoir où est mon père, et vous allez me le dire !
-Changez de ton, Miss et obéissez si vous ne voulez pas une retenue.
-Je n'en ai rien à …
On lui avait lancé un sort de silence. Elle fronça les sourcils rageusement.
-Vous avez gagné, suivez-moi, vous allez copier des lignes, en silence, dans mon bureau.
Néa était furieuse, et elle se sentait frustrée de ne pouvoir parler. Elle copia des lignes durant deux heures avant que le professeur ne lui ôte le sort de silence et la raccompagne jusqu'à son dortoir. Néa pensa quand même à son père, que faisait-il ?
Le lendemain matin, au déjeuner, le directeur fit une annonce :
-Mes chers enfants, je vous annonce que nous nous rendrons dans deux jours aux funérailles de Mr Diggory. Vos directeurs de maisons vous expliqueront les consignes plus tard. Je vous souhaite malgré tout un bon appétit.
Aussitôt des murmures s'élevèrent de partout, Néa était complètement déstabilisée. Cédric était mort, c'était un fait qu'elle ne pouvait concevoir. Il avait été si gentil avec elle, et si humble…elle se trouvait ridicule. Il suffisait d'un moment, seule, pour qu'elle y pense et ne fonde en larmes. Elle se disait qu'elle finirait comme Cho Chang. Au fond d'elle-même, elle fut soulagée qu'Harry n'ait rien eu. Harry était rapidement sorti de l'infirmerie. Beaucoup chuchotaient sur son passage et personne n'osait lui adresser la parole. En même temps, il valait mieux pour lui vu toutes les absurdités que Néa entendait, à son sujet.
oOo
Deux jours plus tard, tout le monde s'apprêtait à se rendre à l'enterrement ayant lieu dans le Devon, au petit village de Loutry-Ste-Chaspoule. Ils avaient reçu pour consignes, de porter des robes noires pour les filles, et des pantalons et chemise noirs pour les garçons. La cape au nom du collège et le chapeau pointu noir s'ajoutaient à la tenue. Il n'y avait plus aucuns signes permettant de distinguer les élèves. Les élèves de sixième et septième année, se rendirent au village en transplanant, avec les professeurs McGonagall et Flitwick. Ils avaient dû pour cela partir plutôt, puisqu'ils devaient sortir du château avant de transplaner. Pour le reste, le ministère avait installé un réseau exclusif de cheminée, que tous les autres élèves empruntaient par trois, à la suite.
Il y avait déjà pas mal de monde au cimetière, les élèves se rendirent aux places leurs étant réservées. Il régnait un silence horrible dans ce cimetière. Néa n'osait pas regarder devant elle, de peur d'observer le cercueil, elle n'était pas la seule. Beaucoup de jeunes filles pleuraient, et même le professeur Chourave avait du mal à contenir ses larmes. Néa avait obtenu la permission que la chorale chante pendant la cérémonie. Elle en avait besoin, au moins elle pensait que son ami partirait en paix, et puis elle ne voulait pas qu'il parte sans qu'elle ait pu faire quoi que ce soit pour lui. Cyprien était à côté d'elle et lui tenait fermement la main. Les professeurs étaient tous habillés de noirs, sauf le professeur qui portait une robe blanche. Il ressemblait à un mage. Le prêtre sorcier commença la cérémonie, puis les parents et certains amis proches de Cédric parlèrent.
Ce fut au tour du Professeur Dumbledore de parler. Il s'avança et se mit devant l'assemblée et entama son discours d'une voix plutôt sombre :
-Un grand ami me disait souvent « On dirait, tant l'enfance a le reflet du temple, Que la lumière, chose étrange, nous contemple ; Toute la profondeur du ciel est dans cet œil. Dans cette pureté sans trouble et sans orgueil Se révèle on ne sait quelle auguste présence ; Et la vertu ne craint qu'un juge : l'innocence *». Cédric Diggory était innocent, mais il était bien plus que cela. C'était un jeune homme de grande qualité. Cédric incarnait de nombreuses qualités qui s'attachent à la maison Poufsouffle, poursuivit Dumbledore. Il était un ami loyal et généreux, il travaillait sans relâche et se montrait toujours fair-play. Aujourd'hui, le collège Poudlard est attristé par ce drame. A la famille de Mr Cédric Diggory, nous vous prions d'accepter nos plus sincères condoléances.
Néa fut frappée d'horreur, il lui avait dit la même chose quand ses parents adoptifs étaient décédés. Cela lui raviva de très mauvais souvenir et elle ne put retenir ses larmes.
-Aussi, à la demande de Miss Antinéa, la chorale va rendre un dernier hommage à cet ami qu'était Cédric, vous êtes bien évidemment tous invité à chanter si vous le désirez. Mesdemoiselles, messieurs ?
Néa se releva avec les autres membres de la chorale, la tête baissée. Severus observait sa fille, il n'était pas bon pour elle de venir dans un cimetière et on voyait clairement qu'elle avait pleuré. Toutes les personnes se relevèrent, élèves ou professeurs, proches ou pas. Les enfants étaient installés très simplement, sans mise en scène quelconque. Néa s'installa derrière le piano le chœur se trouvait derrière celui-ci. Le silence se fit soudainement, Néa entama la mélodie. Les voix de la chorale étaient magiquement amplifiées. On voyait que tout le monde y mettait tout son cœur. Beaucoup de gens pleuraient et Néa faisait son possible, pour ne pas succomber à la tentation de pleurer :
"Nearer my God to Thee, nearer to Thee;
E'en though it be a cross, that raiseth me,
Still all my song shall be,
Nearer, my God, to Thee.
Nearer, my God, to Thee! Nearer to Thee!
La maison Poufsouffle, continua le chant avec la chorale. Elle fut rapidement rejointe par les trois autres maisons. C'était très beau. Vint ensuite la plupart des professeurs. On entendait la voix très grave de Hagrid, celle couinante du professeur Flitwick qui chantait en dirigeant la chorale. Le professeur Chourave, chantait mais elle s'arrêtait souvent pour essuyer ses larmes avec son mouchoir. Le professeur Rogue ne chantait pas, mais il était debout comme les autres et observait le cercueil d'un air sombre. ( A quoi pense-t-il ?)
Though, like the wanderer, the sun gone down,
Darkness be over me, my rest a stone,
Yet in my dream I'd be
Nearer, my God, to Thee.
Nearer, my God, to Thee! Nearer to Thee!
Cette fois, ce fut autour des invités restant de rejoindre la chorale géante. Tous et toutes, d'une voix, chantaient pour Cédric Diggory. Ce fut certainement l'un des plus beaux hommages jamais porté. Lors de la simple mélodie jouée au piano, beaucoup regardait vers le ciel, d'autres observaient le cercueil.
There let the way appear steps unto heaven;
All that Thou sendest me in mercy given;
Angels to beckon me;
Nearer, my God, to Thee.
Nearer, my God, to Thee! Nearer to Thee!
Certains élèves flutistes, se placèrent à côté du piano et entamèrent une autre mélodie. La chorale reprit, Amazing Grace. Un chant symbolique et très beau. Tout le monde écoutait la jeune soliste chanter en y mettant tout son cœur. On percevait son émotion, bien que jamais sa voix ne trembla.
Le silence se fit doucement, et le prêtre mit fin à la cérémonie. Lors de la mise en terre, la chorale chanta un air solennel. Elle n'était plus composée que de filles et de jeunes garçons. L'air faisait résonnait les voix angélique, et Néa en avait les larmes aux yeux. Ce fut le moment le plus pénible de la cérémonie, une chose était sûre : aujourd'hui la tristesse était au rendez-vous…
Ce qui toucha le plus Néa, fut la réaction des parents de Cédric. Ils s'approchèrent d'elle, et Mme Diggory l'enlaça comme une maman enlace son enfant :
-Merci, Miss, de tout cœur. Cédric aurait apprécié ce geste, vous êtes une jeune fille que je n'oublierais jamais, pour sa gentillesse et son bon cœur.
-Je vous en prie, c'est Cédric que nous n'oublierons pas, répondit-elle dans un murmure
Néa allait éclater en sanglot, quand une main se posa sur son épaule.
Elle retourna et vit son père qui la regardait étrangement, elle n'hésita même pas et se réfugia dans ses bras. Légèrement surpris, il ne laissa rien paraître et la serra également pour la réconforter. Il demanda d'un signe de tête à Albus, la permission de transplaner directement près de l'école. Celui l'autorisa, Severus avait déjà présenté ses condoléances aux parents, et donc il transplana avec sa fille dans la seconde suivante. Néa se sentit atterrir et regarda son père :
-On va à l'appartement, dit-il simplement la voix dénuée de toute émotion.
Elle hocha la tête et le suivit, ils traversèrent l'immense parc avant de remonter vers le Cromlech et vers le pont de bois.
-Tout va bien, Antinéa ? demanda-t-il alors qu'ils traversaient le pont de bois.
-Eh bien, j'ai connu des jours plus joyeux, répondit-elle tristement.
-Veux-tu que j'appelle Elise, lorsque nous serons rentrés ? demanda Severus.
-Je… J'aimerais…, bégaya-t-elle en rougissant
-Tu aimerais… continua Severus en haussant un sourcil.
-Euh…non… j'aimerais vous parler, si ça ne vous dérange pas… hésita-t-elle.
Severus était surpris, il était conscient que leurs relations s'étaient améliorées mais de là à ce qu'elle veuille se confier.
-Bien sûr, que ça ne me dérange pas, répondit-il doucement, tu ne dois pas avoir peur ou être gênée de venir me parler. « Tant que ce n'est pas en public, » se dit-il à lui-même. Après tout père ou pas père, il avait une réputation à tenir.
Ils entrèrent dans le château, il y avait peu d'élèves puisque les plus jeunes n'étaient pas encore là. Les sixièmes et septièmes années se dirigeaient sans un mot vers leurs salles communes. Enfin, ils s'arrêtèrent au niveau de la toile du potioniste :
-Ah professeur Rogue ! Et cette cérémonie, était-ce bien ? demanda le potioniste avidement.
-c'était un enterrement, je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de bien là-dedans, répliqua Severus froidement. « Franchement, les tableaux de ce château sont à l'image du directeur, tous aussi fous les uns que les autres », soupira-t-il pour lui-même.
-melltith !, dit-il au tableau qui s'ouvrit immédiatement. Severus s'effaça pour laisser passer Néa devant lui.
-Que signifie votre mot de passe, père ? demanda-t-elle curieusement.
-La curiosité est un vilain défaut, je te l'ai déjà dit, répondit-il, cela signifie malédiction, c'est du gallois.
-Quel mot de passe ! c'est très… vous, dit Néa sans le vouloir
-Parce que, pour toi je suis une malédiction ? demanda-t-il en haussant un sourcil.
-Non…non… pas du tout, s'expliqua-t-elle, je voulais dire que les élèves vous voient comme une terreur des cachots, Neville manque de fondre en larmes à chaque fois qu'on cite votre nom, donc le terme malédiction va parfaitement avec ce que les élèves pensent de vous.
-Hum…je vois, répondit-il ravi intérieurement, il aurait tout donné pour voir Londubat craindre ne serait-ce que son nom. Alors comment te sens-tu ? demanda-t-il.
- Je suis si triste, il ne méritait pas ça, les autres non plus. Je Le déteste de tout mon cœur.
-Tu le déteste ? demanda Severus qui ne comprenait pas vraiment.
-Voldemort ! S'exclama-t-elle.
Severus sursauta brusquement et l'épisode de la veille lui revint en mémoire.
-Ne prononce pas son nom ! Siffla-t-il.
-Je n'en ai pas peur ! Je le hais pour tout le mal qu'il a fait !
-Antinéa, le seigneur des ténèbres est puissant, dit Severus. Ne prononce plus son nom, je te l'interdis. Et garde pour toi tes états d'esprits !
-Le seigneur des Ténèbres ? S'indigna Néa, Pourquoi l'appelez-vous ainsi ? Qu'a-t-il de plus que les autres pour décider du droit à la vie ou pas ? De quel droit il torture des enfants ? Dumbledore aussi est puissant mais jamais il ne torturerait un enfant ! A ce propos, je ne vous ai jamais entendu dire Tu-Sais-Qui ou Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Oncle Lucius l'appelle le « Seigneur des ténèbres » aussi, dit-elle suspicieusement.
-Antinéa, s'il te plait, essaya de dire Severus.
-Non ! Promettez-moi, que vous ne le soutenez pas, dit-elle les yeux remplis de mépris.
-Je te le promets, dit Severus. Il est un puissant sorcier, il ne faut pas prendre cela à la légère, voilà tout. Et contrairement au directeur, il ne prend pas le temps d'aller voir s'il a le droit de faire tel ou telle chose. Il le fait c'est tout.
Néa soupira de soulagement, pendant un instant elle avait cru que… Mais elle savait au fond d'elle-même que c'était impossible.
-Je crois que je vais aller dans ma chambre, puis-je ? demanda-t-elle.
-Oui, je viendrais te chercher pour le repas du soir, répondit Severus mal-à-l'aise.
Quel idiot, il faisait. Pourquoi avait-il été lui promettre une telle chose ? Elle finirait par savoir la vérité, et ce serait pire. Elle lui en voudra pour çà et pour ne pas lui avoir dit plutôt.
Néa se dirigea vers sa chambre mais se ravisa au dernier moment, elle sortit des appartements et se dirigea vers le parc. Arrivée près de l'eau elle resta debout un moment. Le vent s'engouffrait dans ses cheveux, l'écoulement des eaux l'apaisait fortement. Elle laissa ses larmes couler. Elle laissa voguer ses pensées vers l'inconnue.
Elle ne comprit pas tout de suite ce qui arriva, elle entendit une voix magnifique qu'elle connaissait hurler « Antinéa ! ». Et son corps fut projeté dans les eaux noires du Lac. Néa suffoqua en sentant son sang qui se glaçait petit à petit. Elle se débattit tant qu'elle put mais elle perdit doucement conscience et fut emportée vers les profondeurs du lac noir…
*Victor Hugo
Je vais essayer de poster les chansons sur mon blog ^^
Tadam !
Voilà la quatrième année de terminée !
J'espère que ce chapitre vous a plu ^^
Merci à mes lecteurs ( de plus en plus nombreux =D) et à mes laisseurs de REVIEWS.
Et merci à Vivi pour ses corrections
Vivi : Mouahahaha ouii je sais =D
GwenSnape: Rassurée? bisous et merci pour la review
Héléne : Merci pour ta review =D bisous
Klaylinn: Désolée pour le nouvel univers mais SURPRISE! bisous et merci pour la review
Ignie : Bonne idée mais c'est...raté, bisous et merci pour la review
Lanixea : Merci pour la review, je retiens =D bisous
On se retrouve dimanche prochain !
Bisous bisous
justine ^^
Clap...clap...clap...clap...clap !
