- J'ai tellement de chance de vous avoir, murmura le Serpentard en entourant le corps de Pansy de son bras libre.

- Nous aussi, Drago, fit le Gryffondor. Nous aussi.

Contentement. Aucun mot n'aurait mieux pu décrire ce que Drago ressentait en ouvrant les yeux ce matin-là. Rien ne semblait avoir le pouvoir d'assombrir cette journée. Le Serpentard sourit et glissa son nez dans les cheveux de Pansy, s'imprégnant d'une odeur qu'il connaissait maintenant si bien. Il embrassa son cou et la jeune femme émergea de son sommeil à ce moment précis.

- Mmh, j'adore me réveiller comme ça, dit-elle d'une voix éraillée.

- Je pourrais rester dans le lit toute la journée, soupira Drago.

Un grognement masculin fit accentuer le sourire du Mangemort.

- Pouvez pas vous taire ? Il est encore tôt…

- Il y en a qui sont pas du matin, ricana Pansy en se redressant.

Drago se retourna et enveloppa Harry de ses longs bras jusqu'à presser le corps du Gryffondor contre le sien.

- Tu n'es pas content d'être là avec nous, taquina Drago, le sourire en coin.

Harry grogna à nouveau malgré le radieux sourire qui étirait maintenant ses lèvres. Ses grands yeux verts s'ouvrirent et papillonnèrent pour s'habituer à la lumière qui s'infiltrait par la fenêtre de la petite chambre. Les lèvres du Serpentard se posèrent sur les siennes avec douceur et Harry s'empressa d'accentuer leur baiser. Leur érection ne demandèrent pas plus pour se réveiller à leur tour.

Toujours face à face, Drago encercla le bassin du Gryffondor avec ses jambes et tous deux amorcèrent de longs mouvements de va-et-vient. Contrairement à la nuit dernière, ils pouvaient observer les moindres réactions peintes sur leur visage respectif et Drago pensa qu'il n'avait jamais rien vu de plus beau que le Gryffondor rayonnant de plaisir et d'amour…

Ce fut un début de matin calme, rempli de tendresse. Tous trois en profitèrent au maximum, s'interdisant de penser à autre chose qu'à ce qu'ils étaient en train de vivre dans l'instant présent. Une bonne heure s'écoula comme au ralenti avant qu'ils ne rejoignent les autres élèves dans la Grande Salle pour petit-déjeuner. A contrecœur, Harry dut se résoudre à s'asseoir à la table des Gryffondor. Des regards curieux lui furent lancés pendant quelques minutes jusqu'à ce que deux personnes ne s'installent à sa droite.

- Salut Harry, belle journée n'est-ce pas ?

- Splendide, Luna, splendide. Comment vas-tu ? Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas parlé.

- Je vais très bien, merci. Je sors avec Neville, au fait. Tu ne trouves pas ça amusant ?

Harry fit les yeux ronds, échangeant un regard incrédule avec Neville qui était assis à côté de Luna. Ce dernier lui sourit en haussant des épaules, comme si lui non plus n'y comprenait pas grand-chose.

- Hum, je trouve ça surprenant mais ça reste une bonne nouvelle ! Félicitations !

- Merci, dit Luna en posant une main sur celle de Neville. Pour le moment ça se passe bien entre nous.

- Depuis quand vous sortez ensemble ?

- Depuis hier soir, répondit-elle en souriant légèrement. Je me suis dite que ce monde manquait d'amour.

- C'est vrai, se contenta de répondre Harry tout en essayant de ne pas éclater de rire.

Luna était vraiment une sorcière hors du commun et Harry espérait de tout son cœur que cette relation aussi étrange soit-elle puisse aider Neville à penser à autre chose qu'à son désir de vengeance. Aucun des deux sorciers ne semblaient amoureux mais cette liaison arrangée n'avait cependant rien de choquant. Ils s'étaient toujours bien entendus.

Ce moment de bonne humeur fut cependant vite balayé. Tandis que Luna et Neville quittèrent la Grande Salle main dans la main, la Gazette du Sorcier tomba du ciel avec le reste du courrier. La première page fut accueillie d'exclamations paniquées dans toute la salle.

Harry serra les dents et lut ce qu'il savait déjà. Voldemort encourageait la population sorcière à faire entendre raison à leur gouvernement et accepter une collaboration avec le Lord Noir. En échange de sa victoire proclamée, Voldemort promettait de relâcher tous les prisonniers civils et politiques et d'arrêter la guerre. Il invitait pour cela chaque sorcier à se rendre sur les lieux de rendez-vous dont il avait fixé les lieux et l'heure précise (qui était la même pour tous les lieux).

Harry releva la tête et lança un regard chargé de tension en direction de Drago et Pansy. Cette dernière agrippait la main du Serpentard à lui en broyer les phalanges et le Gryffondor détourna son regard. Le professeur McGonagall s'était redressée de toute sa hauteur derrière la table des professeurs. La Salle fit silence et la vieille sorcière commença sans préambule, le teint livide.

- Je crois qu'il est temps de voir les choses en face : la situation n'a jamais été aussi critique. Si certains d'entre vous veulent quitter Poudlard dès aujourd'hui, sachez que cela est possible mais je veux une autorisation écrite de vos parents ou de votre tuteur. Le Poudlard Express partira à 14h précise, ne soyez donc pas en retard. Je regrette que nous soyons obligé d'en arriver à ces extrêmes mais les circonstances actuelles ne nous laissent pas d'autre choix. Les cours seront donc annulés jusqu'à nouvel ordre mais Poudlard restera un lieu de refuge pour ses élèves, et cela conformément au souhait de votre directeur. Dans tous les cas, je vous souhaite bonne chance et bon courage à tous, termina-t-elle d'une voix étouffée par l'émotion.

Pas un applaudissement, pas un bruit. Le professeur McGonagall quitta la Grande Salle le visage marqué par la tristesse et l'inquiétude. Personne ne mangea ce matin, bien trop occupé à écrire des lettres à leur famille pour ceux qui n'avaient pas encore reçu de courrier leur disant de rentrer immédiatement à la maison. D'autres parents par contre avaient préféré laisser leurs enfants à Poudlard, convaincu qu'ils étaient bien plus en sécurité là-bas que dans leur foyer.

Hermione ne trouva pas le courage d'informer ses parents de la gravité de la situation et elle se contenta de leur raconter de petites anecdotes sans importance. A côté d'elle se trouvait Ginny qui répondait à la lettre de son père qui lui disait de ne pas avoir peur et que la situation était sous contrôle. Elle et Ron devaient rester à Poudlard.

Cette nouvelle arrangeait bien le rouquin qui n'avait toujours qu'une idée en tête: se faire pardonner. Hermione n'était toujours pas décidée à excuser son comportement de la veille et sa dispute avec Harry. A peine s'était-il approché d'Hermione que Ginny s'était levée de table, le regard menaçant. Ron n'insista pas plus en voyant qu'Hermione ignorait totalement sa présence. Cette fois-ci, quelques mots n'allaient pas suffire pour arranger les choses.

Ron vit alors Harry qui était toujours assis à la table des Gryffondor, une bonne dizaine d'élèves le séparant d'Hermione. Ce dernier buvait tranquillement son jus de citrouille, comme si rien de grave ne s'était produit la veille. Intrigué par ce qui s'était passé, il surmonta la colère que lui inspirait l'Elu et alla s'installer à côté de lui.

- Comment ça va ? demanda prudemment le rouquin.

Harry tourna la tête vers Ron, les sourcils haussés.

- Euh, bien. Merci de t'en…soucier, enfin, je suppose.

- Tant mieux alors, enchaîna le rouquin en baissant les yeux, les sourcils froncés.

- Je peux savoir ce qui t'amène à me parler ? Je veux dire, après toutes les horreurs qu'on s'est dites, je pensais pas que tu viendrais me voir de si tôt.

Ron soupira et trouva le courage de regarder Harry dans les yeux.

- Je ne vais pas te mentir, une part de moi t'en veut à mort, mais je sais que je regrette aussi certaines choses que je t'ai dites. J'ignore si on arrivera un jour à retrouver la complicité qu'on avait avant tous les trois, mais en tout cas, je ne suis pas prêt à baisser les bras. Hermione est tout pour moi, tu entends ? Et je ne veux pas la perdre, peu importe à qui la faute. Je veux réparer ça. J'ai bien réfléchi et je pense que de rompre avec moi était sa façon de nous forcer à nous réconcilier.

Harry mordilla nerveusement l'ongle de son index, ne sachant pas quoi répondre. Même s'il ne voulait pas se rapprocher à nouveau d'eux, une part de lui se sentait responsable de ce qui s'était produit la nuit dernière. Il ne voulait surtout pas que son attitude vienne s'interposer entre Ron et Hermione, les poussant à la rupture. Ils ne le méritaient pas.

- Oh bon sang, Harry ! Je sais bien que tu n'es pas égoïste et que tu t'es éloigné de nous en pensant bien faire. Tu crois que tu nous rends service mais c'est faux. Hermione et moi avons besoin de toi et surtout maintenant que les choses sont en train basculer. Je t'en prie, entends raison ! Tu sais, il se peut aussi que tu survives à cette guerre…

- Tu n'en sais rien, le coupa Harry sans pouvoir s'en empêcher.

- Et il se peut que ce soit moi qui meure. Ou Hermione…

Les yeux d'Harry devinrent flamboyants d'horreur à cette simple évocation.

- Cela n'arrivera pas, Ron. Je ferai tout pour que cela n'arrive jamais, répondit l'Elu.

- Tu n'es pas Dieu ! Tu n'en sais rien, Harry !

Quelques têtes se tournèrent vers eux, les yeux noyés d'inquiétude.

- Baisse d'un ton, Ron, ordonna le Gryffondor d'une voix ferme.

- Très bien, soupira le rouquin, je te fiche la paix pour le moment, mais je trouve ça quand même ridicule. Qu'on s'en sorte ou pas ne devrait en rien changer nos relations. Tu ne nous sauveras pas tous, Harry. J'espère que tu as ça en tête…

Et Ron quitta la table sur ces paroles. Harry déglutit, mal à l'aise. Ron venait de marquer un point. Il était dans le déni. Il se rassurait en se disant que son sacrifice sauverait tous ceux qu'il aimait, en particulier Hermione et Ron. Mais en réalité, il n'avait aucune garantie. Aucune. Et si Ron avait raison ? Et si c'était lui qui s'en sortait par un quelconque miracle et qu'il se retrouvait seul ? Et tout le monde allait mourir et lui allait survivre ?

Sentant une bouffée de panique monter en lui, Harry se leva de table et se précipita hors de la Grande Salle. Il retourna dans l'appartement des deux Serpentard et s'allongea sur le canapé. Ses yeux fixaient les deux chauves-souris qui faisaient leur toilette du matin tandis que lui essayait de retrouver un souffle normal. Son corps tremblait de la tête au pied et Harry finit par fermer les yeux. La porte d'entrée s'ouvrit en grinçant et claqua violemment en se fermant. Des pas s'approchèrent de lui.

- Harry, pourquoi ça ne va pas ? C'est ce que Weasley t'a dit qui te met dans cet état ? Est-ce que tu as besoin que je te stupéfixe ? demanda Drago d'une seule traite.

- C'est rien, réussit à articuler Harry. Ça va passer.

- Tu es sû r? demanda Pansy, plutôt sceptique.

- Serre-moi, murmura l'Elu tandis que Drago l'aida à se redresser et qu'il s'assit à côté de lui.

En temps normal, Pansy se serait moquée d'une telle demande, mais le Gryffondor n'allait vraiment pas bien et il ne faisait que réclamer du réconfort. Elle quitta le salon sans un mot et alla dans la chambre pour leur laisser un peu d'intimité. Malgré que la porte soit fermée, elle pouvait entendre les murmures réconfortants de Drago et la voix paniquée d'Harry qui s'entrecoupait de grandes goulées d'air. Pansy s'allongea sur le lit, ses yeux fixant le plafond, sentant son cœur battre lentement. Les minutes s'écoulèrent ainsi jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de bruit dans le salon.

De son côté, Ron avait quitté Poudlard. Il avait l'intention de trouver un objet spécial à offrir à Hermione pour se faire pardonner. Peut-être un bijou. Pour cela, il avait pris tout l'argent qu'il possédait et il était allé à Pré-au-Lard. Il connaissait toutes les boutiques par cœur et rien ne semblait pouvoir être à la hauteur de ce qu'il cherchait. Le rouquin passa devant Les Trois Balais la gorge un peu sèche et il se dit qu'une bière au beurre n'aurait pas été de trop avec tout ce qui lui tombait dessus ces derniers jours. Malgré tout, il continua sa route en repensant avec nostalgie à tous les bons moments qu'il avait vécus dans ce village auprès de ses deux meilleurs amis.

A force de rêvasser, il réalisa qu'il avait déjà atteint la fin de la rue principale. Regardant sur sa gauche, il pouvait voir au loin le salon de thé de madame Pieddodu et sur sa droite se trouvait le magasin Derviche et Bang qui vendait et réparait du matériel magique. Il tenta sa chance et entra dans le magasin. L'endroit était plutôt sombre et poussiéreux mais Ron s'y sentait étrangement bien. La salle principale était paisible et Ron jeta un œil aux babioles qui se trouvaient sur les étagères qui se dressaient devant lui. Il y avait des présentoirs partout, donnant la sensation d'être dans un labyrinthe. Le rouquin avança encore jusqu'à trouver un comptoir ressemblant presque à celui d'un bar.

- Hé ! Il y a quelqu'un ?

Une dame âgée aux cheveux blancs attachés en chignon apparut alors de l'arrière-boutique qui se trouvait derrière le comptoir en forme de demi rectangle. La vieille femme sourit gentiment en voyant Ron s'approcher du comptoir.

- Bonjour jeune homme, dit-elle d'une voix grésillante. En quoi puis-je vous être utile ?

- Bonjour madame. Eh bien, je cherche quelque chose de particulier à offrir à quelqu'un. L'ennui, c'est que je ne sais pas vraiment quoi.

- Connaissez-vous les goûts de cette personne ?

- Oui, bien sûr. C'est ma petite-amie, répondit Ron en souriant niaisement.

La vieille dame gloussa doucement, l'œil malicieux.

- Je vois, ce cadeau aura une signification particulière. Laquelle si je puis me permettre ?

- Ce cadeau doit prouver tout l'amour que j'ai pour elle. Il doit également nous réconcilier.

- Oh. Rien de grave j'espère ?

- J'ai été aveuglé par certains problèmes mais maintenant, j'ai compris mon erreur. Je veux qu'elle me revienne. Vous savez, je suis sûr que nous étions destinés à être ensemble.

- Votre amour pour elle est touchant et il me paraît des plus sincères. C'est une chance de vous être trouvés si jeunes. Peu de gens peuvent s'en vanter.

- Pouvez-vous m'aider s'il vous plaît ? Je ne vois vraiment pas ce que je pourrais lui offrir.

- Je ne vois qu'une chose qui puisse vous réunir pour toujours. Encore faut-il que vous soyez sûr de vous. Etes-vous vraiment faits l'un pour l'autre ?

- Oui, j'en suis sûr, madame. Je ne veux qu'elle et je sais qu'il en sera toujours ainsi. Je n'ai jamais eu de doute et tout me paraît encore plus évident avec ce qui se passe dans le monde.

- Très bien. Je vous propose alors un marché. Restez manger ici avec moi, le temps de raconter à la vieille femme que je suis votre belle histoire d'amour et je déciderai ensuite si cet amour en vaut la peine. Si c'est le cas, je vous donnerai ce que vous êtes venu chercher.

Ron sauta sur l'occasion et accepta le marché. Trois heures plus tard, le rouquin n'avait toujours pas fini de détailler leur relation. Sa gorge était en feu mais il n'en avait que faire. Jamais il n'avait pu se lasser lorsqu'il s'agissait de parler d'Hermione. La vieillarde finit par l'interrompre en rigolant gentiment.

- C'est bon, j'en ai assez entendu. Je vous crois. Cet amour est aussi spécial que celui que j'ai vécu avec mon George.

- Oh, alors vous avez aussi connu quelque chose d'aussi fort ?

- Oui, George et moi, cela a duré cinquante-trois ans. Et jamais nous n'avons douté que nous étions destinés à vivre ensemble. Mais voilà, le temps a fait son œuvre et j'ai perdu mon George il y a cinq ans de cela. L'objet que je vais vous donner est un pendentif que j'ai porté pendant très longtemps. Vous avez gagné le droit de l'offrir à votre petite-amie, tout comme George avait dû le faire pour me l'offrir.

La vieille dame glissa ses mains à la peau fripée derrière son cou et détacha délicatement la chaîne qui retenait le fameux pendentif, ce dernier étant caché par le haut col de sa robe. Elle souleva les deux bouts de la chaîne en argent et Ron découvrit enfin l'étrange bijou.

Ron s'était attendu à un magnifique pendentif et non cette vilaine pierre noire au reflet blanc. Le caillou n'était même pas poli et le rouquin se demanda un instant si la vieille dame n'était pas en train de lui raconter des mensonges, histoire de voler son argent.

- Je sais, cela n'a rien d'extraordinaire à première vue. Le pendentif est même plutôt repoussant mais il ne faut pas se fier aux apparences. Ce sont les propriétés magiques de cette pierre qui doivent vous intéresser. En réalité, ce sont deux pierres qui ont été fusionnées ensemble par un puissant sorcier, il y a des millénaires de ça. C'est ce que l'ancien propriétaire de ce pendentif avait raconté à George. La pierre de couleur noire s'appelle du jade néphrite et les traces blanches qui la recouvrent proviennent d'une pierre qui se nomme aigue marine. Ensemble, liées par un sortilège inconnu, elles permettent à deux êtres amoureux une sorte d'union de leur esprit et de leur corps.

La mâchoire du rouquin en tomba d'étonnement.

- C'est incroyable ! Et exactement ce qu'il me faut pour qu'elle comprenne à quel point je l'aime ! Euh, mais juste une question : comment ça fonctionne ?

- Ce qu'il faut que vous sachiez, c'est que cette décision ne doit être prise à la légère. Si vous vous unissez par les pouvoirs de ce pendentif, vous ne devrez jamais retirer ce pendentif pour garder le lien. Si elle le détache de son cou, vous perdrez une partie de vous, de votre corps et de votre esprit, bien qu'elle soit infime. Etes-vous toujours certain de vouloir le lui offrir ?

- Absolument !

- Très bien, alors écoutez attentivement mes instructions car vous avez le devoir de les garder en tête pour les transmettre à un autre couple lorsque vous serez vieux, de la même manière que je vous les ai transmises. Expliquez tout à votre Hermione pour qu'elle puisse également le faire.

- Je vous écoute, fit le rouquin très concentré.

- Mettez vous face à face pour commencer. Votre petite-amie doit attacher le pendentif à son cou et seulement après, mettez la paume de votre main devant la pierre et dites « aperit » pour l'ouvrir. Les traces blanches de l'aigue marine vont alors s'étirer comme des filaments en direction de votre main et vont venir aspirer de petits morceaux de votre corps et de votre esprit. Dès que vous verrez de petites gouttes de sang tomber sur le sol, arrêtez tout de suite le processus en disant « claudere ». La pierre retrouvera son aspect d'avant mais une part de vous sera piégée dedans. Vous sentirez alors un autre cœur battre en vous et vous sentirez les émotions de votre petite-amie. Ce sera la même chose pour elle.

- Waouh, c'est dément ! ne put s'empêcher Ron de glapir.

- Oui, c'est vrai, gloussa la vieille femme. Une dernière chose, faites très attention d'arrêter le processus assez tôt sinon vous risquez d'être aspiré entièrement et il est probable qu'Hermione le soit en partie. Si vous laissez le processus s'emballer, il peut même aspirer d'autres personnes et une fois tous piégés, cela formera un être unique. Théoriquement, si une personne entière a été aspirée, elle peut être libérée sans aucune conséquence. Mais si la procédure a été faite normalement, il n'est jamais possible de récupérer cette part de soi qu'on a donné au pendentif et lorsqu'on meurt, cette part de soi disparaît aussi. Voilà, je crois vous avoir tout dit.

- Juste une dernière question, et si le processus s'emballe et qu'on ne réagit pas assez vite, il vaut mieux se laisser complètement aspirer par la pierre sinon on risque d'être en deux morceaux de corps et on ne pourra jamais récupérer cette autre partie ?

- En effet, et je pense même que vous risquez de mourir s'il vous manque la moitié de votre corps, rigola-t-elle, clairement amusée par les inquiétudes de Ron. N'ayez crainte, tout se passera bien.

La vieille femme déposa la chaîne et le pendentif sur le comptoir et elle griffonna l'essentiel des instructions sur un bout de parchemin.

- Voilà, jeune homme. Tout est là. Je n'ai plus qu'à vous souhaiter bonne chance.

- Merci pour tout, vraiment. Et prenez soin de vous.

Sur ces mots, Ron quitta le magasin et retourna à Poudlard, impatient de retrouver Hermione.


Salut tout le monde !

Eh bien voilà mon dernier chapitre, snif ! Va falloir attendre que mes exams soient finis pour se mettre de nouveaux chapitres sous la dent. J'espère que celui-ci vous aura plu.

En tout cas préparez-vous à ce que Voldemort fasse de vilaines vilaines choses lol !

Bisous et à dans quelques semaines !

(Alice ! Va rédiger ton rapport de stage ! XD)